L’Europe des tricheurs


 

Les dernières élections viennent de démontrer encore une fois que les Français ne savent plus à quel saint se vouer tant le manque de choix est manifeste.

Les partis actuels ne semblent-ils pas tous représenter les lobbies financiers ?  François Hollande qui aimait pourtant clamer "que son adversaire était le monde de la finance" :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=W3Y9VNJwJMM#!

Nomme néanmoins comme secrétaires généraux adjoints de la présidence de la République : Emmanuel Macron pour s’occuper des questions économiques. Il a pour parrain Jacques Attali (il fut membre de sa commission sur la croissance) . Membre du PS il a milité dans le Pas-de-Calais dans les années 2000. Mais depuis des mois, M. Macron partageait son temps entre la Banque Rothschild, dont il a été nommé associé-gérant en 2011, et la préparation de l’alternance ! Et Nicolas Revel, fils de la journaliste Claude Sarraute, qui était jusqu’ici directeur de cabinet de Bertrand Delanoë. Il est plus particulièrement chargé des questions régaliennes. Arnaud Montebourg, ministre du redressement,  a fait le choix, pour diriger son cabinet, de la plume de Laurent Fabius, un ancien de la banque Rothschild, Stéphane Israël. Et son "conseiller spécial" est Christophe Bejach, membre du directoire de la compagnie financière Saint Honoré.

 

Ces étroits liens avec les financiers expliquent en partie les 44 % d’abstention lors du second tour d’élections législatives : 

Et puis, n’est-il pas démotivant et injuste de voir par exemple qu’un député FN (Le Pen) représente 421 342 Français alors qu’un député Front de gauche (Mélenchon) seulement 24 952 ? Cela dit, un député aujourd’hui ne fait qu’entériner les décisions européennes. Des décisions qui ne sont plus prises indirectement par les peuples. Même la toute puissance présidentielle relève en grande partie de l’illusion. Lui non plus ne peut pas faire grand-chose car l’essentiel des compétences ont été transférées à Bruxelles. Il faut lire Verbatim de Jacques Attali, un précieux témoignage sur la vie politique française de 1981 à 1991. Les grands débats de  politique monétaire, sur la question de la dévaluation du franc, sortir ou rester dans le SME, étaient toujours, in fine arbitrés par le chef de l’Etat. Avec l’euro, la politique monétaire échappe désormais entièrement au niveau national donc au Président.  Il n’est plus question non plus d’appliquer une politique interventionniste pour aider l’industrie,  Bruxelles l’interdirait. Compte tenu des règles européennes et du poids des dépenses publiques, les marges de manœuvre budgétaires du gouvernement sont désormais infimes.  Les autorités nationales gardent, en gros,  la possibilité d’augmenter et de baisser les impôts, mais cela ne suffit pas pour piloter une nation dans la tempête…

 

Comment en est-on arrivé là ?

Robert Schuman est considéré comme l’un des pères fondateurs de la construction européenne. Pourtant le 19 septembre 2000, le Daily Telegraph de Londres, par la voix d’Ambrose Evans-Pritchard, annonçait que les archives déclassifiées de l’administration américaine montraient que l’ancien premier ministre belge Paul Henri Spaak, Robert Schuman et bien d’autres étaient employés par les services américains. Les fonds étaient transités pour camoufler leur action, par le biais des fondations Rockefeller et Ford.

http://www.dailymotion.com/video/xeggd5_le-complot-europeen-ou-la-fin-de-la_news?start=430#from=embed

http://www.dailymotion.com/video/xeggk4_le-complot-europeen-ou-la-fin-de-la_news#from=embed

http://www.dailymotion.com/video/xehv39_le-complot-europeen-ou-la-fin-de-la_news#from=embed

 

 

Le passage en force du traité de Lisbonne alors que par référendum le peuple hollandais et français s’y opposait n’est pas surprenant. Car ce traité soulignait dorénavant la primauté du droit européen sur le droit national et donnait une personnalité juridique à l’Europe, au détriment des pays.  La seconde mouture de ce texte entraîna de la même façon  le « non » du peuple irlandais le 12 juin 2008. Il ne fut pas non plus respecté mais on lui demanda de revoter. Pour qu’il change d’avis, les stratèges de la propagande  dépensèrent 10 fois plus que ceux qui défendaient le non. Ils ne bénéficièrent pas non plus du même temps d’antenne. Pendant ce temps, les 499 parlementaires européens ignoraient complètement le non irlandais et continuèrent la ratification du traité de Lisbonne. Ils balayèrent ainsi trois référendums d’un revers de manche. Difficile aujourd’hui de nous faire croire que nous sommes en démocratie !  C’est plutôt un pas en arrière pour l’humanité mais un pas en avant pour la dictature.

 

C’est ce que symboliquement représente le rétablissement de la peine de mort dans le traité :

Mais d’une manière discrète, car les conditions sont floues : seulement quand il faut assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ; quand il faut effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ; quand il faut réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. Et pour devenir le bras armé de cette dictature, on créa l’Eurogendfor (European Gendarmerie Force) qui a un droit d’occupation dans n’importe quel pays européen. C’est un conseil de guerre, composé des différents ministères de la Défense des pays européens, qui gère leurs interventions (accord de Velsen), réduisant ainsi le droit et la souveraineté nationale des pays.  Tous les bâtiments ou lieux de l’Eurogendfor jouissent de l’immunité les rendant inaccessibles aux autorités des pays concernés. Mais l’Eurogendfor ne dispose pas que de compétences policières mais aussi de celles des services secrets. Elle peut de même avoir pour mission de faire respecter l’ordre et le calme dans une zone en collaboration avec l’armée.

 

Le dernier ouvrage de C. Ferguson a été publié aux Etats-Unis le 21mai : « Predator Nation » (« Une nation de prédateurs », Crown Business Publishing).

Il explique parfaitement l’invraisemblable impunité des coupables de cette récession qui ravage aujourd’hui l’Europe. Depuis les années 80, l’essentiel du secteur financier s’est criminalisé. Une culture industrielle qui tolère, voire encourage la fraude systématique s’y est développée. Ce comportement se trouve à l’origine de la bulle des crédits immobiliers “subprimes” et de la crise financière de 2008. Cette dernière en est même le résultat direct. Elle n’est pas une sorte d’accident économique. Les occidentaux ont encouragé la dérégulation des marchés, ce qui a rendu le système financier encore bien plus puissant. Moins d’obstacles, moins de comptes à rendre, moins de règles à respecter : on se rapproche du pouvoir absolu. Et il devient de plus en plus acceptable de se comporter de façon malhonnête. D’énormes dissimulations volontaires de transactions financières ont certainement favorisé le terrorisme sous opération false flag, le blanchiment, la prolifération nucléaire et l’évasion fiscale à l’échelle du globe. Sans cette motivation criminelle, la crise n’aurait pas eu ce retentissement mondial. En Europe, que penser par exemple des conseils prodigués par la banque Goldman Sachs à la Grèce, pour aider le pays à maquiller ses comptes ? Cette crise économique est particulièrement grave. Même le PIB de la Chine ne progresse pas. Sa consommation d’électricité n’a augmenté que de 0,7%. Ce qui donne une idée de sa réelle croissance. Tous les autres chiffres donnés sont faux et ne servent qu’à encenser ceux qui ont le pouvoir en Chine. Même ses ventes de logements ont baissé de 25% !

 

Cependant, si on voulait éviter la récession, il existe des solutions rapides :

Pourquoi donc ne les prend-on pas ? Bien entendu à cause, encore une fois, du poids des lobbies financiers sur le politique. Déjà Sarkozy n’était-il pas conseillé principalement par Michel Pébereau, le patron de BNP Paribas ?  Ce qui ne l’a pas empêché de faire des erreurs incompréhensibles :

http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2011/12/13/Les-erreurs-incroyables-de-M-Michel-Pbereau

C’est ainsi que l’on a assisté sans pouvoir faire quoique ce soit, à ce scandale que fut de prêter 1 000 milliards d’euros aux banques privées au taux de 1% alors qu’à l’Espagne et à l’Italie on leur demandait de payer 10 fois plus cher d’intérêt ? Pourtant, sans changer les traités européens, la banque centrale européenne, si elle n’a pas le droit d’aider directement ces pays, peut par contre prêter à 1%, à la banque européenne d’investissement. Et celle-ci prêter ensuite à 1,1% à l’Espagne et à l’Italie. Ces pays se retrouveraient alors avec un petit excédent budgétaire. La récession serait évitée. N’est-ce pas  l’augmentation de ces frais financiers exorbitants qui leur sont nocifs ?

http://www.dailymotion.com/video/xrg5hb_la-crise-va-vraiment-commencer-juin-2012_news?start=173

 

Il y a donc volonté manifeste d’endetter les pays.

On retrouve ce piège avec la fameuse loi du 3 janvier 1973. Cette loi n’interdit pourtant pas à la Banque de France de faire ce que la loi appelle des « avances » à taux nuls à l’état, avances qui sont parfaitement encadrées. Cette loi interdit juste au Trésor d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France, ce qui peut être contourné par le fait que la Banque de France peut agir sur le marché secondaire.  Le fait de ne plus financer l’état français au travers de sa banque centrale n’est donc qu’une décision purement politique qu’on ne peut réduire à cette loi. En d’autre terme, cette loi est une bonne excuse pour exonérer les politiques depuis quarante ans de leurs responsabilités !

Pourquoi donc cet endettement volontaire des pays, si ce n’est pour donner le pouvoir à la haute finance ? En 1789, les banques avaient supprimé le roi pour mettre en place en France ce système des intérêts si lucratif mais interdit par l’église catholique. Aujourd’hui, c’est à l’échelle mondiale qu’ils rêvent d’avoir le pouvoir.

Lire aussi :  le coup d’état européen, un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel.

 

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41 comments to L’Europe des tricheurs

  1. Rahan dit :

    mon article concernant "Les oubliés" pour "Effondrements" est prêt. comment puis-je vous l’envoyer ?
    contactez moi en direct sur hammel.roland@gmail.com

  2. Lino dit :

    Par an, combien d’euros les banquiers français ont-ils gagné ?

    1- Le patron de la banque Dexia, Pierre Mariani, a gagné 1 809 411 euros.
    2- Le patron de la banque Société Générale, Frédéric Oudéa, a gagné 4 350 000 euros.
    3- Le patron de la banque Crédit Agricole, Jean-Paul Chifflet, a gagné 1 805 731 euros.
    4- Le patron de la banque BNP Paribas, Baudouin Prot, a gagné 2 713 015 euros.
    5- Le patron de Banque Populaire – Caisse d’Epargne, François Pérol, a gagné 1 606 000 euros.
    6- Le patron de la banque Natixis, Laurent Mignon, a gagné 2 000 000 d’euros.

    http://socioeconomie.wordpress.com/2011/11/10/salaires-et-revenus-des-banquiers-en-france/

    Pourtant, depuis 3 mois, Dexia a encore perdu 55,17% de sa valeur, Credit Agricole 35,14%, SOGE 29,08% et Paribas 24,52%. Sur un an, Dexxia a perdu 94,16%, CA 67,20% SG 54,92% et Paribas 44% … le palmarès sur 5 ans … Dexia 99,46%, CA 89,25% SG 86,25% et Paribas 67,33%.

    Pourquoi donc ces salaires exorbitants ?

  3. [...] “C’est ainsi que l’on a assisté sans pouvoir faire quoique ce soit, à ce scandale que fut de prêter 1 000 milliards d’euros aux banques privées au taux de 1% alors qu’à l’Espagne et à l’Italie on leur demandait de payer 10 fois plus cher d’intérêt ? Pourtant, sans changer les traités européens, la banque centrale européenne, si elle n’a pas le droit d’aider directement ces pays, peut par contre prêter à 1%, à la banque européenne d’investissement, pour que celle-ci leur prête à 1,1% !  On retrouve ce piège avec la fameuse loi du 3 janvier 1973. Cette loi n’interdit pourtant pas à la Banque de France de faire ce que la loi appelle des « avances » à taux nuls à l’état, avances qui sont parfaitement encadrées. Cette loi interdit juste au Trésor d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France, ce qui peut être contourné par le fait que la Banque de France peut agir sur le marché secondaire. » (Extraits de l’article http://effondrements.wordpress.com/2012/06/20/leurope-des-tricheurs/) [...]

  4. Tarci dit :

    Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) nous confirme que l’Union Européenne n’arrive pas à prendre de décision à 27, laissant ainsi les États-Unis décider à leur place. Jusque là, rien d’illogique puisque l’U.E est une création américaine…

    http://www.dailymotion.com/video/xrfu1a_l-union-europeenne-dirigee-par-les-usa_news

  5. Atlas dit :

    Combien a coûté le sauvetage des banques ?

    Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur nous a fait le calcul. Le sauvetage des banques européennes a coûté 37% du PIB européen, soit 4 500 milliards d’euros, permettant ainsi aux banques de transférer leur dette vers celle des États, aux frais des contribuables.

    Entre octobre 2008 et octobre 2011, ce sont bien 4 500 milliards d’euros d’aides d’État qui ont été réinjectés dans les banques européennes.

    http://www.impots-economie.com/combien-a-coute-le-sauvetage-des-banques/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Impots-Utiles-com-Actualites-Des-Impots-Fiscalite-pression-fiscale+%28impots-economie.com%2C+actualit%C3%A9+des+imp%C3%B4ts%2C+argent+public+%29

  6. Andrée dit :

    Heureusement François Hollande a décidé de réduire le train de vie de l’état, en faisant des économies d’essence dans les transports :

  7. Andrée dit :

    NIGEL FARAGE demande aux parlementaires de ne pas passer des vacances trop longues sur un yacht de milliardaires, parce que les marchés nous obligeront d’être tous de retour en aout.

    Il cite Barroso au G20, expliquer que l’Europe n’avait pas besoin de recevoir de leçons de démocratie ! Alors que tout le monde sait que ni Herman von Rampuy, ni Barroso n’ont été élus par le peuple ! Très drôle !

  8. Atlas dit :

    Lors d’une conférence à Dublin le 19 janvier 2012, Vincent Brown interpelle Klaus Masuch de la BCE sur la légitimité du plan de sauvetage :

    "5 min suffisent à un vrai journaliste pour mettre KO un Oligarque "

  9. tarci dit :

    Pierre de Villemarest fut un des premiers à dévoiler au grand public ce qui se tramait au niveau occidental. Il parlait d’un pacte synarchique en 1922 qui voilait organiser le monde en 5 grands ensembles économiques. Bien entendu la soi-disante guerre froide était un leurre. En 1973, lors de la première réunion officielle de la Trilatérale, y assistaient des soviétiques. Et déjà ne voulait-on pas plus de 2 à 300 multinationales dans le monde. Toutes les autres entreprises seraient dépendantes de celles-là. Bref, le Nouvel Ordre Mondial n’est pas d’aujourd’hui !

  10. Benoit dit :

    Jean Lombard et la face cachée de l’histoire moderne :

    Diplômé de l’École des Chartes en 1927, Jean Lombard s’est orienté vers une carrière diplomatique en intégrant l’École des Sciences Politiques d’où il sortit lauréat du concours des Ambassades. Peu avant la deuxième guerre mondiale, on lui confia le poste d’ administrateur de la Bibliothèque de la ville d’Alger…

    "J’en vins à découvrir le visage voilé des « forces occultes » et à pressentir que ce sont elles qui ont fomenté les guerres et les révolutions"

    "Il y a un lien fondamental entre le capitalisme et le marxisme !  Pour comprendre cette alliance, qui semble contre nature, étant donné l’affrontement idéologique existant en apparence, il faut expliquer, à partir de la genèse du capitalisme et du collectivisme, quels sont les antécédents historiques de la démocratie libérale, selon l’israélite polonais Brzezinsky, mentor de Carter."

    "Les élections sont tolérées mais les candidats présentés par les Directoires Secrets, et ce n’est lever aucun voile que de préciser que bien des politiciens des démocraties occidentales, qu’il s’agisse des États-Unis, de la France, de l’Italie ou de l’Angleterre, appartiennent à ces Directoires, bien qu’ils se disent libéraux ou socialistes, selon les partis auxquels ils appartiennent."

    "Les marchands cherchaient à se délivrer des entraves sociales et politiques, telles que les restrictions imposées par les Corporations et les condamnations de l’usure par l’Église, boulevard jadis défendus par les gouvernements légitimes. L’intervention de la Banque et des établissements de finance a été d’importance primordiale dans l’origine et la consolidation des révolutions anglaise, américaine du nord et française."

    "Le Congrès de Vienne confirma l’hégémonie de la Haute Finance sur l’Europe. Dès lors les cinq frères Rothschild répandus dans les capitales du vieux continent et leurs associés du monde entier devinrent les banquiers des rois comme les rois des banquiers… Jusqu’en 1848 ils maintinrent leur suprématie absolue."

    http://www.histoireebook.com/index.php

  11. Ursule dit :

    La disparition des nations européennes semble s’accélerer. Comment tout cela va t-il se décider? Les peuples seront-ils concertés… et leur choix respecté ? NON !

    Michel Barnier, commissaire européen aux Services financiers, s’est dit favorable à la transformation de l’Union européenne à une fédération européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_Maintenant_ll_s_agit_d_aller_vers_une_federation_europeenne_57030820120614.asp?

  12. Engel dit :

    Au cours de son exposé réalisé le 23 octobre 2012 à Bruxelles, Eric Toussaint passe en revue un peu plus de 4500 années d’histoire de l’humanité sous l’angle de la dette et des luttes pour l’annulation des dettes illégitimes, illégales et / ou odieuses. Il aborde dans un ordre chronologique la Mésopotamie de l’âge du bronze, les temps bibliques, la Grèce et la Rome antiques, la révolution française, l’histoire des Etats-Unis d’Amérique, l’élaboration des doctrines Drago, Calvo et Sack, les annulations de dettes odieuses au 19 et au 20 e siècles, la dette imposée à Haïti en 1826, le Traité de Versailles, les suspensions de remboursement de la dette dans les années 1930 (ce que cela a donné en Amérique latine), l’après seconde guerre mondiale, le plan Marshall, l’accord de Londres sur la dette allemande en 1953, la crise de la dette des années 1980, la crise actuelle qui a commencé en 2007-2008, les développements récents en Grèce et les défis pour le mouvement social en Europe aujourd’hui.

    http://www.dailymotion.com/video/xuwlhg_homo-debitor-chronique-de-l-homme-endette-1-2_news

    http://www.dailymotion.com/video/xuwnca_homo-debitor-chronique-de-l-homme-endette-2-2_news

  13. Tom dit :

    Il existe tout de même des associations qui essayent de lutter contre la corruption et pour l’éthique en politique :

    http://www.anticor.org/

    http://www.contribuables.org/#

  14. Atlas dit :

    Petit exemple de démocratie au niveau européen :

    Profitant du fait que tout le monde ne parle que du problème du budget, le Conseil européen a discrètement nommé Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne. (Le Parlement européen avait voté contre :

    http://euobserver.com/news/118006

    parce qu’il voulait une femme, et l’Espagne avait empêché la nomination par la « procédure de silence » (procédure d’approbation tacite) après avoir proposé son candidat (qui était un mâle blanc chrétien, la catégorie honnie de Jean Quatremer), mais cette nomination était voulue par le président du Conseil Herman Van Rompuy, le président de la BCE Mario Draghi, et surtout Angela Merkel.)…

  15. Ursule dit :

    Le premier ministre hollandais, Mark Rutte qui a récemment donné une entrevue au quotidien allemand Süddeutschen Zeitung, (ainsi qu’à 3 autres journaux européens que je n’ai pas réussi à identifier), évoque plusieurs aspects de la dette et de l’euro.

    Il souhaite notamment changer les règles relatives à l’euro, afin de permettre à un pays qui le désire, de quitter la zone euro sans être obligé d’avoir recours à l’Article 50 du traité de Lisbonne, impliquant également sa sortie de l’UE.

    Dans le même interview, il précise également, et de façon claire, qu’il est partisan d’une limitation des pouvoirs de l’UE, précisant, « Je veux la garantie que l’UE ne puisse pas s’immiscer dans des sujets trop nombreux », et poursuit disant : « que pour cela, il doit y avoir un débat entre les 27 Etats Membres ».

    Il continue par : « J’aimerais qu’on définisse les champs d’action dans lesquels il doit y avoir une coopération plus rapprochée entre Etats, tels la monnaie, le marché, les droits humains… Et cette coopération ne pourra avoir du succès que si chacun fait dans son pays respectif, ce qui lui semble être le plus adéquat ».

    Il faut, insiste-t-il, « que nous identifions ce qui se fait de mieux au niveau national, et ce qui doit être décidé à Bruxelles ».

    Mark Rutte ne cache pas son scepticisme quant à l’idée d’une Europe fédérale, se déclarant au contraire plutôt favorable à une organisation entre États qui se joindraient uniquement pour travailler (ponctuellement ?) sur des sujets susceptibles d’induire des bénéfices mutuels pour les nations concernées par le sujet.

    L’actuel dirigeant des Pays Bas ne clame ni plus ni moins que la cessation du fonctionnement de l’actuelle UE, avec ses traités.

    Cette déclaration me semble d’une réelle importance, car c’est probablement une des premières fois où un dirigeant des 27 pays Membres en activité, et pas le moins important, déclare publiquement que le rôle de Bruxelles doit être limité, et que la souveraineté des nations concernées doit être préservée, à l’encontre du traité actuel.

    http://www.rtp.pt/noticias/index.php?article=607757&tm=7&layout=121&visual=49

  16. Luc dit :

    Incroyable déni de démocratie. Au nom du droit à l’information, grâce auquel « tout citoyen de l’Union a un droit d’accès aux documents de la Banque centrale européenne », l’agence de presse financière Bloomberg avait demandé, en 2010, à obtenir copie de deux documents importants internes de la banque centrale (relatifs à la manière dont les hauts fonctionnaires de la BCE avaient couvert les manipulations et montages des « mauvais génies » Goldman Sachs – dont Mario Draghi – quant au déficit réel de la Grèce vers 2000 afin de lui permettre d’intégrer scandaleusement la zone euro) dont une étude intitulée L’Incidence des échanges hors marché sur le déficit et la dette publics : le cas de la Grèce.

    La BCE a d’abord refusé de les fournir indiquant que ces rapports étaient « dépassés ». Bloomberg a donc saisi la justice. Lors du procès, les représentants de la BCE ont expliqué que si ces documents étaient divulgués, cela aggraverait la crise de la dette souveraine grecque et mettrait l’avenir de l’euro en danger. La demande de Bloomberg vient donc d’être rejetée par le tribunal de première instance de la Cour européenne de justice au motif que « la divulgation de ces documents aurait porté atteinte à la protection de l’intérêt public, puisqu’ils concernaient les politiques économiques de l’Union européenne et de la Grèce ». On constate donc que les liens incestueux entre banquiers centraux et finance internationale priment sur la crise économique, la BCE paraissant désormais dégagée de ses obligations légales alors que son pouvoir ne cesse de croître.

  17. J’aimerais bien savoir quand et en quelle qualité Stéphane Israel est censé avoir travaillé au sein du groupe Rothschild.

    • Benoit dit :

      Les deux secrétaires généraux adjoints de la présidence de la République nommés par François Hollande : Emmanuel Macron (Depuis des mois, Macron partageait son temps entre la Banque Rothschild, dont il a été nommé associé-gérant en 2011 et l’alternance). Et Nicolas Revel, fils de la journaliste Claude Sarraute, était jusqu’ici directeur de cabinet de Bertrand Delanoë.

      Arnaud Montebourg a fait le choix, pour diriger son cabinet, de la plume de Laurent Fabius, ancien de la banque Rothschild : Stéphane Israël (si on en croit cette vidéo)

      Et le "conseiller spécial" de M. Montebourg, Christophe Bejach, membre du directoire de la compagnie financière Saint Honoré, holding de tête du groupe Edmond de Rothschild.

      C’est amusant ils sont tous Juifs !

  18. Andrée dit :

    Entretien avec Pierre Lévy, rédacteur en chef de Bastille-République-Nations et auteur du roman d’anticipation intitulé L’Insurrection : http://www.linsurrection.fr sur l’Europe :

    Les résultats désastreux pour les peuples de la politique impériale de l’Europe, commence de plus en plus à les exacerber !

    Cette perspective fédérale non souhaité par la majorité des gens, n’a que des conséquences néfastes : plus on applique l’austérité, plus la dette publique augmente ! Les conquêtes sociales disparaissent, le niveau de vie baisse, le chômage augmente grandement, l’euro est maintenu artificiellement, les peuples ne conservent plus la liberté de choisir leur politique….C’est la Commission européenne, le FMI et la BCE qui effacent cette démocratie au profit d’une ploutocratie.

    Pourtant on nous avait vendu tout le contraire avec cette Europe !

  19. Line dit :

    L’Allemagne est-il un modèle ? Non nous dit Jean-Pierre Brard et il nous le prouve :

    http://www.dailymotion.com/video/xp5lpd_j-p-brard-demonte-le-modele-allemand_news#.UOx9c4Xx_oA

  20. Lino dit :

    Mercredi 23 janvier 2013 : les chiffres de la dette publique des états est devenue hors de contrôle en Europe !

    1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d’euros, soit 152,6 % du PIB. Tous les soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce ont échoué. Le premier défaut de paiement avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

    2- Médaille d’argent : l’Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d’euros, soit 127,3 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d’euros, soit 120,3 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter. Le gouvernement portugais a annoncé que le Portugal était incapable de rembourser comme prévu les 78 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

    4- Dette publique de l’Irlande : 190,954 milliards d’euros, soit 117 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter. Le gouvernement irlandais a annoncé que l’Irlande était incapable de rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

    5- Dette publique de la Belgique : 380,923 milliards d’euros, soit 101,6 % du PIB.

    L’Irlande bénéficie depuis novembre 2010 d’un plan de sauvetage sur trois ans de l’Union européenne et du FMI. Le Portugal a quant à lui dû solliciter un plan de sauvetage sur trois ans en mai 2011.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0ARB6520130122?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

  21. Tom dit :

    UPR – Débat « La France doit-elle quitter l’Union européenne ? »

    avec François Asselineau et "Histoire de la dette de la France, de l’euro et de l’UE :

  22. Lino dit :

    Dans la zone euro, les états doivent emprunter de l’argent à d’autres états pour sauver les banques privées. Mais quelles sont-elles ?

    Car les gens ont tendance à penser que l’Allemagne sauve des pays tels que la Grèce ou l’Irlande. Alors que l’argent prêté sauve les banques pas les pays. Et cela au frais des habitants ! On comprend pourquoi on ne dévoile pas la liste de tous les créanciers.

    L’état irlandais par exemple, a dépensé plus de 70 milliards d’euros pour sauver ces banques de la faillite ! Mais est-ce réellement démocratique ? Non, puisque les contribuables ne peuvent même pas connaître ces créanciers ! Pourquoi d’ailleurs sont-ils dégagés de toute responsabilité ?

    On sait pourquoi ! Parce que la banque centrale européenne a exigé que tous les créanciers soient remboursés. Sinon, elle arrêtait toute aide aux pays. C’est un véritable chantage qu’elle a exercé. Certainement illégal ! Elle appelait çà "socialiser la dette".

    En fait, dans l’exemple donné, c’est l’Irlande qui a sauvé le système bancaire européen. Chaque irlandais (enfant compris) donne 300 € pour l’étranger (surtout des banques allemandes). On sait pourtant qu’elle ne pourra jamais payer cette dette ! Alors pourquoi ne pas l’effacer ? …

    http://videos.arte.tv/fr/videos/quand-l-europe-sauve-ses-banques-qui-paye–7340782.html

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