La religion de la laïcité du Nouvel Ordre Mondial…



 

Tout d’abord, la République aurait-elle créé l’école obligatoire, gratuite et laïque comme beaucoup semblent le penser ?

Bien entendu c’est un mythe. La République n’a créé :

Ni l’école obligatoire: Louis XIV l’avait créée bien avant ; sans parler de l’école de Charlemagne. (François Bluche Louis XIV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 2002, p. 494). F. Bluche cite à l’appui de cette assertion l’étude de Jean de Viguerie, L’institution des enfants. L’éducation en France, XVIe-XVIIIe siècles, Paris 1978, in-8°.

http://podcast.bfmbusiness.com/channel182/20120903_jean_marc_daniel_1.mp3

Ni l’école gratuite, les nombreuses œuvres et fondations religieuses s’occupaient déjà d’instruire gratuitement les enfants; ailleurs, là où il n’y avait pas d’œuvres religieuses, "en quelques localités, l’enseignement était gratuit" dispensé par un maître d’école laïque, élu et financé par la localité elle-même… (Frantz Funck-Brentano L’Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 423-424)

Ni même laïque puisque l’enseignement républicain qui se targue d’avoir inventé la laïcité, est un enseignement en réalité religieux car positiviste, maçonnique, indifférentiste, et de droit occulte… L’enseignement catholique a été remplacé par l’enseignement maçonnique

 

Et la mixité fut-elle une invention du XXe siècle ?

Grâce aux archives, on sait que le souci d’instruire les enfants, garçons et filles, est attesté par de nombreuses prescriptions des évêques après le désastre du XIVe siècle. Ainsi, à Soissons, en 1403, l’évêque Simon de Bucy insiste auprès de ses chapelains et curés pour qu’ils veillent à ce que les parents envoient les enfants des deux sexes aux écoles de la ville ; et d’enjoindre d’en ouvrir s’il n’y en avait pas dans la paroisse. Le roman de Jean de Froissart le chroniqueur intitulé "L’Epinette amoureuse" donnerait à entendre que, au moment où lui-même était jeune garçon (vers 1350), il fréquentait avec ses compagnons la même école que l’héroïne de son roman. Il semble donc bien que la mixité dans ce domaine ne soit pas une invention du XXe siècle. (Régine Pernoud, "La femme au temps des cathédrales, Stock, Evreux 1980, p. 73)

Mais à la Renaissance, certains commencent à vouloir faire apprendre aux filles, les tâches ménagères, faire le pain, le beurre, la cuisine, la lessive, filer et tisser. Des cours seront donc donnés séparés aux filles et aux garçons. Les Rockerfeller n’avaient pas encore réussi à mettre les femmes sur le marché du travail, dans le but de taxer cette autre moitié de la population !

 

Y avait-il des établissements scolaires tenus par des laïques dès le Moyen Age ?

D’après les rôles de la taille à la fin du XIIIe siècle, on connaît vingt-deux maîtresses d’école à Paris. Au XIVe, celui qui a la surveillance des écoles dans le diocèse et qu’on nomme l’écolâtre, s’adressant aux enseignants, mentionne "les dames qui tiennent et enseignent aux écoles l’art de la grammaire."

"Souvent instruites, bien des femmes sont également soucieuses de répandre le savoir ; nombreuses sont les fondations (p.74) faites par elles dans ce but : c’est la dame de Montmirail, Héloïse de Dampierre, qui, dès le début du XIIIe, constitue des réserves de vivres pour les écoliers de Saint-Nicolas de Soissons ; ou Jeanne de Châtel, qui dote les petits élèves de Saint Jean des Vignes étudiant à Paris. A Reims le collège des Crevés, qui remonte lui aussi au XIIIe, et qui était le collège le plus important de la ville avec celui des Bons Enfants, doit son nom à sa fondatrice, Flandrine La Crevée" (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, p. 73).

 

Ce n’est qu’à la Révolution Française, que l’école laïque se transforma en école franc-maçonnique.

L’école de la République, voulue et instituée par Jules Ferry et ses amis francs-maçons, qui a certes eu ses vertus (le travail, la discipline, le respect de certaines valeurs, l’honnêteté et la solidarité) n’était, dans le domaine strictement intellectuel, qu’une vaste entreprise de désinformation, mieux même d’intoxication. Il s’agissait de tout travestir, de tout couvrir d’un voile d’erreurs, pour inculquer le mépris des temps d’avant, pour ne voir de salut que dans le régime républicain… Tout ceci inspiré de cette idée, au demeurant fort curieuse, que le bonheur des hommes, la justice sociale et la justice tout court, plus la prospérité économique, ne pouvaient fleurir que sous une certaine forme de régime politique. Celle qui grâce à l’argent a le pouvoir ! Nous l’avons encore vu lors des dernières élections, des partis tels que l’UPR, sans argent, ne peuvent se faire connaître par le biais des médias vendus au plus offrant. Cette action destructrice s’est nourrie de mille inventions d’une fantaisie débridante, elle a fini par donner une image complètement déformée de ce qu’étaient les structures sociales de notre passé. Nous en gardons encore, dans nos manuels d’éducation et dans le parler ordinaire, des traces qui ne sont pas près de s’effacer. Cependant il est nécessaire de remarquer que ce genre de combat contre les «privilèges» a souvent précédé la Révolution. Le peuple n’admettait de moins en moins que les nobles (les conseillers généraux, députés et sénateurs de l’époque) ne payent l’impôt. Pourtant, sous la République, des fonctionnaires s’en sont exonérés, sans que cela pose problème ?  Les députés européens ou le président du FMI (salaire de 380.939 € en 2011) n’en sont-ils pas exemptés ?

http://www.sudouest.fr/2012/05/28/christine-lagarde-exige-que-les-grecs-paient-leurs-impots-alors-qu-elle-meme-est-exoneree-727558-710.php

Et les députés nationaux, que font-ils des indemnités pour frais professionnels qu’ils n’ont pas dépensés ? Ils les gardent. Pourquoi donc ne sont-ils pas taxés sur cette somme ?

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/598082-indemnites-des-deputes-45-millions-d-euros-qui-echappent-a-la-republique.html

Le régime républicain de ce Nouvel Ordre Mondial exécré par Soljenitsyne et qui va nous mener à une Europe dictatoriale, n’est à vrai dire, plus tourné vers son créateur, mais vers un dieu antique : le veau d’or ! La Révolution Française anti-chrétienne a permis aux financiers d’imposer l’usure à tous les étages. Ils n’auraient pu le faire, sans la complicité de loges « secrètes » dont font partie les francs-maçons. « Nous avons fait la République, il nous reste à faire des républicains » disait Robespierre devant la Convention !  Les écoles normales, école normale supérieure furent  créées pour normaliser les nouveaux citoyens.

 

 

La vague de persécution anti-catholique continua bien entendu après la Révolution :

En 1879, c’est le projet de loi contre les ordres religieux enseignants. En 1880, ce sont les décrets anticléricaux en France et la deuxième dissolution de la Compagnie de Jésus. 261 couvents vont être fermés. Le 28 mars 1882, ce sont les lois anticléricales et l’interdiction de donner un enseignement religieux dans les locaux scolaires. En 1894, ce sont les lois dites “scélérates”…»  Qui n’a en mémoire la scandaleuse photographie de l’expulsion des moines de la Grande Chartreuse, perpétrée au nom de la liberté des consciences ? Puis l’affaire des fiches, qui explique comment le général André, ministre de la guerre subordonna l’avancement des officiers de l’armée à leurs opinions religieuses :

 Les officiers qui vont à la messe sont fichés par des expressions telles que:

  • "Va à la messe",
  • "clérical pratiquant scandaleusement",
  • "assiste aux offices religieux et s’y fait remarquer par sa dévotion",
  • "porte des cierges aux cérémonies religieuses",
  • "avale son hostie tous les dimanches,
  • "a assisté à la messe de première communion de sa fille",
  • "ne manque pas la confession",
  • "reçoit La Croix chez lui",
  • "sa femme s’occupe beaucoup d’œuvres pieuses",
  • "appartient à une famille de prêtres",
  • "fait élever ses enfants chez les frères" etc.,

et stoppés dans leur avancement par des expressions telles que:

  • "à barrer"…

Des fiches en revanche signalent les éléments à promouvoir:

  • "Bon républicain, ne met jamais les pieds dans une église",
  • "libre-penseur convaincu à recommander au ministre",
  • "dévoué au gouvernement" etc. (Source: Jean Sévillia, Quand les catholiques étaient hors la loi, Perrin, 2005, p. 148-150).

Il faut dire que la IIIe république était  aussi appelée  la république des maçons !  On évalue à 30.000 le nombre de francs-maçons dans les instances politiques parmi lesquels 250 députés, 200 sénateurs et un grand nombre d’instituteurs.

L’enseignement public, écrivait Alain Peyrefitte, en 1992, impose aujourd’hui aux enseignants et aux “apprenants” trois chocs : l’indiscipline, le nivellement par le bas, la désorientation. Autant dire qu’avec ce type d’école, ils promettent des lendemains qui chantent aux psychiatres. La France tourne encore mécaniquement en roue libre, jusqu’au moment où elle s’écroulera toute seule. La qualité de ses fils devenant une vertu rare, trop rare, la corruption partout l’achève : les cœurs sont toujours plus secs, les yeux plus morts. C’est la rançon du laïcisme.

Et pour se soustraire à cet enseignement franc-maçonnique ou conforme à sa foi, les familles sont obligées de payer deux fois:

  • l’impôt
  • et l’inscription dans une école privée.

 

Aujourd’hui, le franc-maçon Vincent Peillon est devenu le ministre détenant le Pouvoir spirituel dans notre société.  

Sa présence témoigne de l’emprise des sionistes francs-maçons sur François Hollande.

Il est issu, du côté maternel, d’une famille juive alsacienne. Sa mère, Françoise Blum, fut directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médical (Inserm). Son père, Gilles Peillon (1928-2007), était banquier et communiste. Il est père de quatre enfants, deux filles issues de son premier mariage, et deux fils nés de son union avec sa femme actuelle, la journaliste Nathalie Bensahel. En 2009, il avait célébré la Bar-Mitsva de son fils Elie à la synagogue de la Place des Vosges à Paris.

L’avis de Franck Abed  sur le nouveau ministre :

http://www.dailymotion.com/video/xr4tj1_qui-est-vincent-peillon-par-franck-abed_news?start=119

Pour Peillon, le Christ peut très bien servir d’étalon moral. Les valeurs laïques peuvent s’inspirer des valeurs chrétiennes, mais pas dans la foi de la divinité du Christ ! Pour notre Ministre, Dieu ne s’est pas incarné seulement dans le Christ mais dans tous les citoyens. Chacun devient un petit dieu, avec des droits, qu’il fait respecter. La démocratie française pour Peillon, c’est l’incarnation à 60 millions d’exemplaires ! L’homme refuse l’éventualité d’un jugement divin et d’une condamnation. L’enfer n’existe pas. D’où l’imprudence de l’état républicain envers le satanisme. Bref, l’homme prend la place de Dieu ! C’est la nouvelle religion du Nouvel Ordre Mondial !

L’entretien filmé de Vincent Peillon pour Le Monde des religions, daté du 3 mars 2012 est hallucinant :

D’où vient la religion laïque ?

« …Il faut inventer une religion spécifique…..La République pour s’établir, a besoin de former sa propre religion qui sera appelée la laïcité… »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=AA3dtPLHGWw

La laïcité : une religion ?

« Une religion qui s’appuie sur la Kabbale (tradition ésotérique du judaïsme), sur l’illuminisme …L’homme continue la création divine…  »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3WNuugFF7Gg

 

Quelle est la foi laïque du “Christ Républicain” ?

« La laïcité est une religion contre toutes les autres…..Très éloignée de l’orthodoxie catholique….Même si Jésus Christ reste la figure de l’idéal moral…. Mais on le dédivinise… »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NMBLr3YJxKs

Quelle laïcité pour aujourd’hui ?

« La laïcité n’est ni neutralité ni indifférence…..Nous ne pouvons pas posséder l’infini….On ne peut pas dire, le beau, le bien, c’est çà !….Elle ne renonce pas à quelque chose qui la dépasse mais elle ne la possèdera jamais…. »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=HWH6dtWZcrg


 

La famille est donc maintenant dans la dépendance de l’Etat !

Les parents n’ont plus la liberté d’élever leurs enfants comme leur conscience et leurs traditions de famille leurs disent de le faire. L’Etat s’en empare, avec la volonté légalement proclamée de faire de ces enfants des sans-Dieu et conséquemment des sans-moeurs  puisque dieux eux-mêmes ! Et les pères de famille ont tellement perdu le sentiment de ce qu’ils sont, qu’ils laissent faire ! C’est que nous n’avons plus en France, de la famille, l’idée qu’on en a eue autrefois, l’idée qu’en ont tous les peuples qui vivent et qui prospèrent. Nous ne la voyons plus que dans la génération présente. Celle-ci ne forme plus dans notre pensée et même dans la réalité, avec les générations précédentes, ce tout homogène et solidaire qui traversait les âges dans sa vivante unité.

Bref, la liberté de l’enseignement n’existe plus pour la majorité des gens. Les Français ont de moins en moins les moyens de se la payer. Ce qui a pour conséquence, la disparition des écoles  luttant contre cette religion de la laïcité ! Cette liberté totale prêchées par ces Illuministes est bien entendu un leurre. Les peuples seront enchaînés par l’argent et l’or qu’eux seuls possèdent…Il n’est évidemment pas question que le commun des mortels devienne un jour leur égal !

 

Ce qui est malheureux, peu de gens aujourd’hui semblent conscients du piège qui se referme contre eux.

On n’en est plus comme en 1984, où le peuple eut un sursaut de dignité quand le gouvernement voulut supprimer la liberté de l’enseignement. Le 4 mars à Versailles, 600 000 personnes manifestèrent selon le Monde.

http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/DVC8408038701/manifestation-versailles.fr.html

Et le 24 juin à Paris,  on parlait de presque 2 millions de personnes dans la rue.

http://www.live2times.com/1984-manifestation-pour-la-defense-de-l-ecole-privee-e–10514/

Et cela une semaine après un autre piège, celui des élections européennes. Le maire de Bordeaux Jacques Chaban-Delmas  évoquait déjà « une société totalitaire dont les manifestants ne veulent pas ». Le 14 juillet 1984, Mitterrand retirait cette cynique loi Savary franc-maçonne.

Comment les profs se donnent de l’assurance…


 

Les enseignants ne possèdent plus cette autorité naturelle qu’avaient leurs aînés.

Les valeurs d’une société ne sont plus inculquées (les droits sont biens connus mais qu’en est-il des devoirs?) Aujourd’hui, l’heure est aux compromis et aux négociations avec l’élève. Il ne suffit plus de dire « C’est moi le maître ici ! » pour que ce dernier s’exécute. Entre la discipline et la pédagogie, le prof moderne doit choisir, composer, marier… ou souffrir.

A l’approche de cette rentrée scolaire (mardi 4 septembre), la Maif révèle que 55% des enseignants et la moitié du personnel de direction, soit près de 500 000 personnes, ont choisi de souscrire une assurance spéciale qui les couvre des accidents et des agressions, aussi bien moralement que physiquement.

Pour 40 euros par an, les enseignants victimes ou mis en cause dans des accidents ou des agressions bénéficient d’un soutien moral et psychologique, d’une prise en charge des frais d’hospitalisation, des pertes de revenus subies s’ils ne peuvent pas reprendre le travail, ou encore de remboursement des préjudices esthétiques.

http://www.lefigaro.fr/assurance/2012/08/31/05005-20120831ARTFIG00439-les-enseignants-se-protegent-massivement-de-la-violence.php

A chaque grandes vacances disparaissent des écoles ayant formé la France, signe de déchéance d’un pays.


 

Le 6 juillet, sonne le début des vacances pour les écoliers français :

Les établissements scolaires vont pour la plupart se mettre en veille, prêts à reprendre pour la rentrée, le 4 septembre. Mais certains collèges fermeront définitivement. Ceux qui sont sous contrat, comme Notre-Dame de Bon Accueil dans l’Isère, qui vient de fêter son 175ème anniversaire, ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

http://rhone-alpes.france3.fr/info/l-institution-notre-dame-de-bon-accueil-ferme–74698992.html

On assiste ainsi à la fin de ce que fut la France et par quoi elle influença le monde. Cet idéal chrétien, que de nombreux touristes ont de la peine de nos jours à deviner, à travers notre art : nos cathédrales, nos peintures et sculptures, nos grands hommes religieux….faisait partie de l’enseignement de ces écoles.

En abandonnant ce qui fit sa richesse, son guide, la France s’est soumis à la dictature franc-maçonnique de la fausse liberté, celle liée au veau d’or, au matérialisme le plus inhumain qu’il soit.  Les écoles jésuites par exemples furent de véritables pépinières de gens qui ne se seraient pas pliés à l’esprit moutonnier de l’idéologie actuel. Quelques uns de leurs derniers élèves ne nous le prouvent-ils pas ?  Thierry Meyssan ? Ardisson ?

Autre institution remarquable, celle des oratoriens. Là aussi, on assiste à un désastre. La fermeture d’un des fleurons français : Juilly.

Fondé en 1638 par l’Oratoire de France, le prestigieux collège de Juilly (Seine-et-Marne) ferme ses portes. L’organisme de gestion (Ogec), incapable de rembourser une dette de 1,3 M €, a été liquidé par le tribunal de grande instance de Meaux. L’établissement sous contrat, accueillait 650 élèves, répartis entre une école maternelle et primaire, un collège et un lycée, en internat, demi-pension et externat.

http://www.college-de-juilly.fr/

 

 

Pourtant l’histoire de Juilly est liée à  l’histoire de la France :

En 470, Ste Geneviève, accompagnée de Ste Céline s’arrêta dans le village de Juilly. Selon la légende, elle s’y agenouilla pour prier, faisant ainsi apparaître une source dont l’eau devint rapidement un lieu de pèlerinage. (Elle se trouve aujourd’hui au centre de ce Collège). Autour de la source, les comtes de Dammartin créèrent un prieuré. En 1251, Blanche de Castille, mère de St Louis décida d’y installer un orphelinat pour les enfants, des chevaliers morts en croisade.  En 1429, Jeanne D’Arc y séjourna. En 1555, Nicolas Dangu, abbé de Juilly fut nommé chancelier du roi de Navarre Antoine de Bourbon (père d’Henri IV).  Grâce à la munificence du grand-père d’Henri IV, Henri II d’Albret (dont le cœur est aujourd’hui encore conservé dans la chapelle du Collège), Dangu put restaurer l’abbaye. (Une statue de Dangu agenouillé, érigée en 1561, se trouve aussi dans cette chapelle.) Puis en 1638, l’abbaye fut transformée en collège par les Oratoriens avec pour devise  Orior en latin, « je m’élève ». Jean de la Fontaine y passa. Bossuet y séjourna plusieurs fois de 1689 à 1697.  Mais la loi du 18 août 1792  supprima l’Oratoire. Quinze jours après la distribution des prix d’août 1792, une foule pénétra dans le Collège sous les ordres d’un commissaire du Directoire de Meaux, brisa les portes de la chapelle, mutila sa croix, ses vases, ses flambeaux, entassa ses ornements, ses tableaux et les bois sculptés de ses stalles anciennes dans la grande cour et en fit un feu de joie, autour duquel les élèves durent chanter la  Carmagnole. Le Collège fut mis en vente comme bien national. Mais heureusement, Fouché, qui avait été brièvement professeur de Mathématiques à Juilly (1787-1788), l’empêcha. Les élèves y revinrent dès 1796. La bienveillance du Premier consul, dont le frère, Jérôme  Bonaparte s’y trouvait à y étudier, aida à son prompt rétablissement jusqu’en 1814 où on vit les Cosaques tout saccager à nouveau. Lamennay s’installa à Juilly pour y remettre de l’ordre.

Et ce fut dans ce collège, qu’il fonda en 1830, l’Agence générale pour la défense de la liberté religieuse. Le premier acte de cette agence fut de présenter aux Chambres une pétition en faveur de la liberté d’enseignement et la séparation de l’Eglise et de l’Etat. En 1903, sous le ministère d’Emile Combes, les congrégations religieuses chargées de l’enseignement catholique furent dissoutes en France. L’école continua sous la direction de prêtres de Meaux. Pendant la Première guerre mondiale fut ouverte dans la salle des Bustes une vaste chambre d’hôpital, tandis que le réfectoire des maîtres, blanchi au ripolin, devint une salle d’opérations,  le Collège devenant ainsi un petit hôpital de la Croix-Rouge américaine. Le Président de la République, Raymond Poincaré  ne manqua pas d’y passer le 23 mars 1915.

 

 

Ce qui reste de ces époques, c’est la bibliothèque :

Elle comprend notamment une reproduction de la déclaration d’indépendance des États-Unis, qui fut offerte à la Fayette, ainsi que l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert dans son édition originale. Il y a aussi les anciens élèves tels que Montesquieu, Colbert et bien d’autres. De l’époque contemporaine on peut citer : Claude Brasseur, Philippe Noiret, Jean-Jacques Debout, Jean Paul Goude, Jacques Mesrine, Jean Louis Swiners, Michel Hidalgo, Michel Polnareff, Jean Pierre Castaldi etc..

 

De la génération actuelle :

On n’est pas surpris d’y voir des BouyguesLaurent de Gourcuffqui est à la tête de Noctis Event, bien connu des étudiants parisiens. Antoine du Jeu, ici dans « Monsieur Malaussene » . Antoine Marette : Journaliste sur France Culture.  ou encore Guillaume Da, chercheur à l’Université de Paris-Est (UPEC) :

Projet d’Appui à l’Organisation de la Production Agricole (PAOPA)Systèmes agraires de montagnesVolet "Systèmes de culture"

Ils font partie des derniers élèves d’une institution qui a marqué la France. La fermeture de Juilly, n’est qu’un exemple de plus de la dégénérescence manifeste de notre pays. Ne préfère-t-on pas aujourd’hui subventionner des hellfests faisant l’apologie du diable plutôt que ces écoles ?

Conte philosophique : L’argent n’est pas tout !


Un jour un homme s’entendit appeler par un vieil homme sage qui était adossé à sa fenêtre et qui était un très important responsable de sa région : « J’ai appris que tu mérites une récompense car tu honores ta ville par ton travail et ta science. Je ne sais pas ce qui te ferait plaisir. Alors je vais t’amener  dans la salle où j’ai accumulé tout ce qu’un homme fortuné peut se payer. Tu choisiras ce que tu voudras et je te le donnerai. »

Pendant qu’il le disait, passait à côté de lui un enfant orphelin, pauvrement vêtu, cherchant un petit travail pour manger. Celui-ci ne mangeant pas à sa faim s’affala par terre. Il demanda à son secrétaire de le lui amener ! Il le lui présenta donc, après lui avoir expliqué qu’il devait s’incliner devant ce haut responsable  et lui dire « Grand honneur à vous Monsieur ».

Malgré ses recommandations,  le petit ne s’inclina pas, ni ne prononça les paroles demandées.  Alors le secrétaire le secoua rudement et dit à son responsable « Cet enfant est grossier et crasseux, il ne fait que déshonorer ta demeure. Rejette-le dans la rue ! Si tu désires avoir un enfant, on va t’en trouver un propre, poli, bien habillé. »


Mais le vieil homme insista « Non, je veux cet enfant ! Je veux lui aussi le conduire dans ma salle aux trésors. Je veux le voir sourire au moins une fois ! Qu’il puisse lui aussi choisir ce qu’il désire, je le lui donnerais. » Et il prit la main de l’enfant pour l’accompagner dans une immense chambre coffre-fort.
 

Il y était stocké toutes les richesses qu’un homme fortuné pouvait avoir sur terre. L’homme qu’il voulait honorer au début, se dirigea vers des lingots d’or, des bijoux magnifiques, des objets d’art d’une extrême valeur. Il eut un mal fou à choisir et ses poches n’étaient pas asses grandes pour pouvoir emporter tout ce qu’il désirait.

Pendant ce temps, l’enfant était resté aux côtés du vieil homme qui commençait à s’inquiéter : « Mais alors petit, pourquoi ne vas-tu pas choisir par exemple ses pierres précieuses ou encore ses magnifiques livres ? » L’enfant pauvre fit non de la tête et répondit « Pourquoi prendrais-je les livres, je ne sais pas lire ! Et les pierres, pour moi ce sont des cailloux et rien de plus. »  « Mais elles te rendraient riche ! » « Je n’ai pas de père ni de mère, ni de frère. A quoi cela me servirait d’aller dans mon refuge avec ce trésor ? » « Mais tu pourrais t’acheter une maison ! » « Pour y habiter seul ? » « Alors des vêtements ! » « J’aurais toujours froid car il me manque l’amour de parents. » « De la nourriture ! » « Je ne pourrais me rassasier des baisers de maman, ni les acheter à aucun prix ! » « Des maîtres qui t’apprendront à lire ! » « Cela me plairait davantage, mais ensuite que lire ? » « Et bien les œuvres des poètes, des philosophes, l’histoire des peuples, les sciences, les mathématiques… » « Choses inutiles, vaines ou passées… Cela ne vaut pas la peine ! »

« Quel sot enfant » dit le premier homme ! Faisant ricaner les autres témoins de la scène. Mais le vieil homme prit patience et demanda encore une fois  ce que l’enfant aimerait pardessus tout ! « Je ne crois pas que vous, homme très puissant et fortuné  puissiez me le donner. Ce n’est pas une chose d’ici bas !»  « Ah ! Tu veux des œuvres qui ne sont pas de la terre, et bien j’en ai de dicté par Dieu. » Et il se mit à en lire à haute voix devant lui. « C’est beau mais pour comprendre il faut connaître le langage de Dieu. » Là, le vieil homme eut un mouvement de stupeur et serra l’enfant contre son cœur. Alors que notre premier homme eut un rire moqueur en clamant « Même les plus savants ne savent pas ce qu’est Dieu et toi, enfant ignorant, tu veux le savoir ? Cela ne t’apportera pas la richesse ni la connaissance des sciences humaines ! » « Je ne cherche pas la richesse, ni être savant des choses périssables, je cherche l’amour, et il m’a été dit un jour que Dieu est Amour ! »

Le vieil homme l’amena près d’un vieux livre poussiéreux, l’ouvrit pour en lire quelques mots « Que celui qui est petit vienne à moi, Dieu. Je lui enseignerai la science de l’amour dans ce livre ! » « Oh, c’est ce que je veux et j’aurai tout en le possédant ! » Il le lui donna donc et dit à l’autre homme « Cet enfant est le plus sage du pays. Alors que vous, votre orgueil et votre avidité vous ont rendu ivre des œuvres mortels. Cet enfant restera près de moi s’il le désire. Et ensemble nous nous efforcerons de lire le livre qui est amour, c’est-à-dire Dieu. »

L’enfant pour la première fois, fit un large sourire et prit la main de celui qui deviendra comme un père pour lui. Puis il courut à son lieu favori, où il pouvait seul admirer la nature, pour remercier ce Dieu créateur qu’il allait commencer à connaître.

Le néo-libéralisme ne fait plus recette chez les étudiants canadiens


Cela va faire  plus de trois mois que  les étudiants du Québec, sont  en grève, contre le projet gouvernemental  d’augmenter de 75%  les droits d’inscription à l’université. Des manifestations considérables ont déstabilisé ce gouvernement libéral, entraînant la démission de la ministre de l’éducation, Line Beauchamp.

http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/14/01-4525176-line-beauchamp-demissionne.php

Le premier ministre Jean Charest ne trouve rien de mieux à faire en ce 17 mai que de faire passer une « loi spéciale » visant à rendre illégale la grève et à criminaliser les étudiants en lutte.  Pourtant cette loi ne contrevient-elle pas à la charte des droits et libertés ?

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/05/17/004-projet-loi-reaction.shtml

Les organisateurs d’une manifestation de plus de 10 personnes devront communiquer leur parcours 8 heures avant. Et les personnes qui y participeront devront s’assurer que l’événement correspond aux renseignements fournis à la police et ne devront pas être à moins de 50 m des établissements d’enseignement. De très lourdes amendes sont prévues qui vont de 1000 à 5000 $ pour un individu. Pour les organisateurs ou un employé, l’amende est plus importante de 7000$ à 35000 $ par jour. Et pour les associations de 25000$ à 125000 $ par jour.  Et en cas de récidive, on double l’ amende. Pourtant, selon un sondage Harris-Decima, les Québécois seraient à 60% contre la hausse des frais de scolarité !

http://www.cfs-fcee.ca/html/french/media/mediapage.php?release_id=1353

Le néolibéralisme mondial en matière d’enseignement supérieur, entraînant l’augmentation de la part du financement privé des dépenses universitaires n’est donc pas démocratique. Car il n’y a pas qu’au Canada que cette pensée dominante fait des ravages. On l’a vu en hiver 2010 avec la grève des étudiants anglais ! Ou encore avec celle des étudiants chiliens l’année dernière.

Le mouvement des Indignés et d’Occupy Wall Street  s’inscrit aussi explicitement contre ce modèle. Le cas des États-Unis commence à être mieux connu. Dans un article , intitulé « Endettement étudiant : une bombe à retardement aux États-Unis »,   le quotidien Le devoir faisait le point sur la dette des étudiants américains. Elle a quintuplé en douze ans pour atteindre mille milliards de dollars, soit une dette moyenne par étudiants de 25 000 $. Plus du tiers des dettes d’étudiants sont « titrisées », c’est-à-dire regroupées puis cédées à des investisseurs sous forme de produits dérivés.

http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/350033/endettement-etudiant-une-bombe-a-retardement-aux-etats-unis

Non seulement les étudiants américains sortent lourdement endettés de leurs études, mais leurs perspectives d’emploi sont à leur plus bas niveau. A l’heure actuelle, pécuniairement parlant,  il leur est donc préférable de ne pas se lancer dans des études.  C’est l’appauvrissement  intellectuel organisé pour toute une classe d’âge !