Quand Hollande rend hommage à un raciste, le jour de son investiture !

francois-hollande et Jules FerryFrançois Hollande a prévu de rendre hommage mardi 15 mai, le jour de son investiture, à Jules Ferry (1832-1893), le père de l’école laïque obligatoire et gratuite. Il est vrai que l’électorat du nouveau président des Français est de beaucoup composé d’enseignants. Jules FerryMais aussi d’anciens immigrés ! Sans le vote des immigrés extra-européens naturalisés et de leurs enfants et petits-enfants nés français, le candidat socialiste aurait été difficilement élu président. http://www.liberation.fr/politiques/2012/05/13/une-courte-victoire-demographique_818434

Pourquoi donc prendre comme exemple cet homme, qui osait faire entendre à l’Assemblée Nationale, le 28 juillet 1885, « que les races supérieures avaient un droit sur les races inférieures » ?

http://www.dailymotion.com/video/xqtyty_l-hommage-de-hollande-a-jules-ferry-cree-la-polemique_news

Claude GueantUne situation rappelant les propos de Claude Guéant, qui en février dernier déclarait que toutes les « civilisations ne se valent pas ». François Hollande avait alors répondu que c’était «une provocation de dire qu’il y a une hiérarchie entre les civilisations». Et antérieurement, Jean Marie Le Pen, qui en 1996, citait Jules Ferry pour justifier une «hiérarchie entre les races».

http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAC96047803/entretien-avec-jean-marie-le-pen.fr.html

Souvenons-nous, c’était l’époque où on l’appelait Ferry-Tonkin.  Les fondateurs de la IIIe République, dont il fut l’un des farouches colonialistes,  œuvraient pour la plus grande gloire de la France, en quête, après l’humiliation de 1870, d’un empire en Afrique et en Asie. Ils étaient colonialistes et fiers de l’être comme on est aujourd’hui européen.

Lang-Son

Il avait comme autre certitude, que la science  allait remplacer la religion. Le savoir, la transmission allaient être la panacée. L’instituteur, le hussard noir de la République, allait œuvrer pour l’unité nationale, unifiant sous le même enseignement,  l’écolier breton, basque ou savoyard, mais aussi annamite ou cochinchinois. Il était désormais interdit  de parler  le patois. écoliers bretonsOn allait dorénavant lutter contre l’enseignement religieux, encore dominant à l’époque,  en chassant les Jésuites et les maristes, trop indépendants par rapport au pouvoir ! On ne compte plus le nombre d’écoles se dénommant Jules Ferry ! Heureusement que dans celles-ci,  l’ignorance semble primer sur le savoir, autrement de nombreux élèves français d’origine étrangère demanderaient de les baptiser d’un autre nom. Il est intéressant de remarquer, que Ferry fut aussi celui qui en janvier 1871, imposa famine 1870à Paris assiégé par les Prussiens, des mesures de restriction, qui lui valurent le surnom de « Ferry la famine » ? Hollande n’aurait-il pas l’intention de laisser l’histoire l’affubler du même qualificatif  « Hollande la famine » ? Il est bien parti pour ! Car Hollande commence son mandat par des gourdes, qui ne peuvent être que de mauvais présages pour l’avenir !  Et quand il choisit Jean-Marc Ayrault comme premier ministre, il s’enfonce encore plus !  N’avait-il pas été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et 30 000 F d’amende pour avoir octroyé de décembre 1991 à décembre 1993Jean-Marc Ayrault, sans mise en concurrence, ni avoir recours à des appels d’offres et sans réaliser de contrat, le marché d’impression du journal municipal  « Nantes Passion » dont le budget d’impression s’élevait à 6 millions de francs par an ? Aidons donc Hollande à choisir son équipe, en lui donnant une liste d’élus déjà condamnés par la justice :

http://www.mdamemichu.com/hollande-prepare-son-gouvernement-exclusif/

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9 commentaires sur “Quand Hollande rend hommage à un raciste, le jour de son investiture !

  1. Alain dit :

    Il faut d’abord se replacer dans l’époque.
    Effectivement le désastre de 1870 devait être « digéré » , d’une part et d’autre part il n’y avait pas encore de lois liberticides de la parole.
    Cela dit , l’intention de Monsieur Ferry était louable lorsqu’il estimait qu’il y avait « un devoir de civilisation envers d’autres races; il pensait probablement à la race noire, donc à l’Afrique où à l’époque le cannibalisme avait cours.
    Cela dit, et c’est un point de vue personnel, J’ai abondé dans le sens de Monsieur Guéant. Comment, en effet, mettre sur le même pied d’égalité le papou de nouvelle guinée et l’académicien français ?

    • duc dit :

      Ce qu’il faut retenir de Jules Ferry, c’est son côté très anti-catholique; A-t-il fait en sorte que les petits Français puissent aller à l’école ?

      Bien, entendu, les enfants allaient à l’école avant qu’elle ne devînt obligatoire. Et, en masse, puisque plus de 80% des jeunes Français étaient scolarisés de façon régulière avant 1882. Il faut noter, par ailleurs, qu’ils n’y sont pas forcément allés davantage juste après l’adoption de la loi. Et cela pour diverses raisons. Parce que, par exemple, la loi qui interdit le travail des enfants de moins de treize ans dans les manufactures est postérieure de dix ans à la loi de 1882 sur l’obligation scolaire, et que l’obligation scolaire de six à treize ans s’accompagne d’une disposition selon laquelle on peut quitter l’école dès l’obtention du certificat d’études même si on a seulement onze ou douze ans.

      Mais alors la gratuité, instaurée par la loi du 16 juin 1881, reste-t-elle au moins un élément fondateur de cette école de la République ?

      Non, disent les historiens : à partir du moment où on a besoin du travail des enfants et qu’il n’y a pas de compensation à la perte de revenus qu’occasionne la scolarisation durable de l’enfant par rapport au travail qu’il peut accomplir aux champs et en usine, cela suscite l’absentéisme chez les plus démunis. Donc, la gratuité ne représente pas grand chose. Et d’autant moins que, en 1880 déjà, les deux tiers des enfants ne payaient pas de contribution scolaire, celle-ci étant réservée aux riches et aux gens aisés.

      L’école n’est-il pas devenu un lieu dans lequel on laisse au vestiaire ses convictions religieuses, culturelles, idéologiques, philosophiques pour entrer dans un espace de neutralité, de tolérance, de liberté ?

      L’historien, lui, nous dit que la laïcité, au temps de Jules Ferry, fut un combat. Elle n’était pas un concept neutre. Il n’y a pas de neutralité idéologique, politique et culturelle à l’école, en tout cas pas dans l’école de Jules Ferry. Parce que cette laïcité scolaire, c’est d’abord et avant tout, un combat de la République contre la monarchie et le cléricalisme. C’est aussi un combat de la République contre les menaces socialistes et révolutionnaires.

      Jules Ferry, c’est aussi les droits de l’homme avec son article 4 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Si on respecte ce principe on fait le bien. Sinon c’est le mal. Le bien et le mal sont donc déterminés par la volonté générale. La loi devient l’expression de cette volonté à laquelle concourt le peuple souverain, soit personnellement, soit par ses représentants. Ainsi l’avortement était avant était un acte criminel. Maintenant il est remboursé par tous les contribuables.

      Autre exemple ! La sexualité d’un couple peut être considéré comme normale quand son comportement sexuel le satisfait. Cela induit que l’on peut être un couple hetero, homo, maso, sado, zoophile, pedo etc….

      Cela n’est par contre, pas du tout l’opinion des non laïcs, essentiellement chrétiens. Pour eux le mariage a une finalité supérieure aux désirs de chacun : l’amour mais aussi la procréation et l’éducation des enfants. Et si cette finalité supérieure existe, c’est qu’il y a un créateur dont le but manifeste est qu’il y ait une multitude de naissances. La liberté est (dans leur concept) l’aptitude à se comporter selon la volonté du créateur. C’est le bien. La liberté ne peut exister quand on est enchaîné à la drogue ou n’importe quel autre vice contraire à la nature humaine. C’est l’ordre naturel des choses. un ordre que l’on observe dans toute la création. Et cette nature se rééquilibre impitoyablement quand elle est transgressée. Bref, le bien commun doit être supérieur aux intérêts particuliers de chaque citoyen.

      Avec les droits de l’homme, la normalité se résume en la satisfaction des désirs égoïstes. L’homme ne décide du bien et du mal que sous cet angle. Et c’est bien de cette façon que Jules ferry voit les choses.

      On peut ajouter qu’il n’a jamais été le créateur de l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire. Le créateur fut en réalité François Guizot, ministre de l’instruction publique dans le gouvernement Soult, par la loi Guizot du 28 juin 1833. Ses successeurs ont développé sa mise en application, sous Napoléon III, dont Victor Duruy, autre ministre de l’instruction publique de 1863 à 1869 ! Jules Ferry n’a donc été qu’un continuateur et non le créateur !

      • duc dit :

        De plus, Jules Ferry n’a jamais été le créateur de l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire. Le créateur fut en réalité François Guizot, ministre de l’instruction publique dans le gouvernement Soult, par la loi Guizot du 28 juin 1833. Ses successeurs ont développé sa mise en application, sous Napoléon III, dont Victor Duruy, autre ministre de l’instruction publique de 1863 à 1869 ! Jules Ferry n’a donc été qu’un continuateur et non le créateur !

  2. […] Quand Hollande rend hommage à un raciste, le jour de son investiture ! « Effondrements de civilisa… Autarcie […]

  3. […] premier discours, n’a-t-il pas été de mettre en valeur un raciste notoire, Jules Ferry : « Il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles […]

  4. Gabi dit :

    Si le 21 mars1841 on a été obligé de réglementer sur le travail des enfants, c’est tout simplement parce qu’après la Révolution, le système d’enseignement qui dotait la France avant elle, fut détruit car catholique. Taine, dans Le régime moderne (livre III chap. 1), reconnait qu’avant la révolution la France compte 22000 petites écoles pour 37000 paroisses. Si l’on compte les collèges secondaires et les universités c’est 60 000 écoles qui existent. La moitié de la population sait lire et écrire
    http://classiques.uqac.ca/classiques/taine_hippolyte/origine_France_t5/origine_France_t5.html
    Declareuil dans son Histoire générale du Droit français (p 580) parle de 32000 écoles religieuses gratuites et 8000 écoles laïques gratuites.

    Ainsi a-t-on du interdire dans l’industrie nouvelle le travail des enfants avant huit ans. La loi limite à huit heures le travail des enfants de huit à douze ans, à douze heures avant seize ans.

    • Engel dit :

      C’est le 29 mars 1880 que Jules Ferry institue en France l’enseignement laïc, gratuit et obligatoire, il en profite pour faire passer deux décrets contre les congrégations : le premier contraint, dans un délai de trois mois, les Jésuites à quitter leurs établissements, alors que le second oblige les congrégations non autorisées à faire une demande d’autorisation. Le XIXe siècle est celui de l’essor des congrégations et du renouveau de la foi en France, il marque également le début d’une « persécution » de la part des gouvernements successifs aboutissant à la sécularisation forcée ou à la dispersion des congréganistes.

      Républicain athée et franc-maçon, issu d’une riche famille de libres penseurs de Saint-Dié, Jules Ferry donne aux enseignants des congrégations catholiques le même délai pour se mettre en règle avec la loi nouvelle sous peine de quitter aussi l’enseignement. Cela aboutit à l’expulsion de 38 congrégations masculines soit plus de 5000 religieux.

      Jean Guiraud rejoint les écrits de Renée Casin dans son livre Les Catholiques et la révolution française. En effet, avec le tome 3 de son livre Histoire partiale – Histoire vraie, au chapitre XIII, il rétablie la vérité sur l’état de l’enseignement en France avant la révolution :

      La légende révolutionnaire s’évanouit devant les constatations de la science historique. Les nombreux érudits qui, dans toutes les régions de la France, ont interrogé les archives locales, sont unanimes à proclamer qu’avant 1789, et en général pendant les deux siècles qui ont précédé la Révolution, les écoles populaires ont été multipliées dans les villes et les campagnes dispensant l’instruction aux ouvriers et aux paysans, le plus souvent gratuitement. »

      Son chapitre s’appuie sur de nombreuses sources officielles entre autres les rapports alarmistes des préfets pour Napoléon Bonaparte. Beaucoup comparent la situation de l’enseignement d’avant la révolution pour la louer en comparaison du désert intellectuel d’alors. Surtout, l’enseignement, très souvent gratuit, n’était pas assumé par l’Etat mais par l’Eglise sans aucune contrepartie financière.

      Et Jean GUIRAUD de conclure sur une citation du fondateur de l’école positiviste, Auguste Comte : « Le catholicisme fut le promoteur le plus efficace du développement populaire de l’intelligence humaine. […] C’était d’ailleurs ce que lui reprochaient les philosophes du XVIIIe siècle. Dans une lettre à son ami Damilaville datée du 1er avril 1766 et se terminant par son cri habituel de guerre contre le christianisme « Ecrasons l’infâme ! », Voltaire déplore le développement de l’instruction populaire de son temps : « Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple que vous croyez digne d’être instruit. J’entends par peuple la populace qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire… Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir, comme moi, une terre et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes ; cette entreprise est assez forte et assez grande. ». […] Un autre philosophe, le procureur général La Chalotais, reprochait aux Frères de la Doctrine chrétienne l’enseignement qu’ils donnaient au peuple : « Les Frères de la Doctrine chrétienne qu’on appelle ignorantins sont survenus pour achever de tout perdre. Ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n’eussent dû apprendre qu’à dessiner et à manier le rabot. Le bien de la Société demande que les connaissances du peuple ne s’étendent pas plus loin que ses occupations. Parmi les gens du peuple il n’est presque nécessaire de savoir lire et écrire qu’à « ceux qui vivent par ces arts ou que ces arts font vivre ». Et Voltaire écrivait à La Chalotais pour le féliciter de penser ainsi. »

  5. Patrick dit :

    Le 25 avril 1879, Jules Ferry, ce libre penseur et franc maçon s’installe au ministère de l’Instruction publique et des Beaux-arts. Immédiatement il s’attaque à la Compagnie de Jésus. « Oui, c’est à elle [la Compagnie de Jésus], messieurs que nous voulons arracher l’âme de la jeunesse française. »

    Et ce sera la fermeture de 261 couvents et l’expulsion de 5643 religieux. Note François Marie Algoud dans son livre Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs. (Edition de Chiré, pages 126 et 127).

    Un an avant, le 20 avril 1878, le Vénérable Frère de Hérédia à la loge L’étoile polaire du Grand Orient de France, déclarait : « Ce qu’il faut conquérir avant tout, c’est la femme, parce qu’elle est la dernière forteresse que l’esprit d’obscurantisme, la religion, oppose au progrès humain. »

    Le 23 septembre 1898 : vœu émis par le Grand Orient lors de son convent annuel : la maçonnerie et l’enseignement. « Ce n’est pas l’enseignement libre, à proprement parler que nous combattons. C’est l’enseignement, la doctrine cléricale. En un mot, c’est que nous combattons c’est l’éternel ennemi… Il nous faut […] restituer à l’Etat, au nom de la vraie liberté, le monopole de l’éducation. »

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