Un monde meilleur est possible !

campagne et rizière.

Imaginons un monde meilleur : Où une banque permet aux trois quarts de ses clients de se sortir de l’extrême pauvreté tout en étant parfaitement rentable… Où un hôpital soigne gratuitement deux patients sur trois et fait des bénéfices… Où les agriculteurs se passent de produits chimiques tout en augmentant leurs rendements… Où les emballages sont biodégradables et nourrissent la terre au lieu de la polluer… Où un entrepreneur de textile qui refuse les délocalisations parvient à doubler son chiffre d’affaires tout en payant ses employés deux fois le salaire minimum… Ce monde existe, il n’est plus imaginaire !

Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux l’ont exploré. Pendant quinze mois, ils ont parcouru la Planète à la recherche de ces entrepreneurs exceptionnels. Loin du fatalisme ambiant, ces hommes et ces femmes ont réussi à construire le monde dont ils rêvaient au lieu de subir celui qui existe et qui ne fait que remplir les poches d’une petite oligarchie. Ils relatent dans leur livre « 80 hommes pour changer le Monde » (livre de poche) 80 histoires dont une japonaise, celle de Takao Furuno, fondateur de Duck Rice, pionnier japonais du riz biologique.

http://www.80hommes.com/

La hausse exponentielle de la population mondiale  a constitué un  défi pour l’agriculture moderne. La révolution verte, qui a généralisé l’emploi massif d’engrais et de pesticides et la mécanisation, a permis dans certains pays, de nourrir des populations en croissance. Mais rien ne garantit que les mêmes techniques permettront de nourrir neuf, voire dix milliards d’habitants à l’horizon 2020. Car cette industrialisation de l’agriculture a eu un coût écologique massif. L’utilisation croissante de produits chimiques en monoculture intensive a entraîné l’épuisement des sols. A la hausse initiale des rendements, a succédé un lent appauvrissement des terrains que les produits chimiques ne parviennent en rien à combler. Cette pratique agricole ultra-mécanisée est surtout intimement dépendante d’une ressource: le pétrole, dont la raréfaction est programmée à moyen terme.

L’idée que les rendements élevés impliquent obligatoirement des solutions contre-nature et l’utilisation de produits chimiques est caduque ! On peut transformer les pratiques agricoles pour préserver l’environnement, tout en garantissant des rendements élevés. Comment ? en exploitant sans s’en priver les forces vives de la nature, à commencer par les canards !

Takao Furuno est né en 1950 dans une région rurale du Japon et ses premiers souvenirs sont ceux d’une campagne environnante peuplée de toutes sortes d’oiseaux. Adolescent, il constate que l’agriculture intensive les a fait disparaitre  (voir dans le même esprit le livre de l’Américaine Rachel Carson « Le Printemps silencieux », Plon, 1963). Mais en 1988, au hasard de ses lectures, il découvre dans un vieux livre d’histoire qu’il était auparavant courant de faire patauger des canards dans les rizières. Si la tradition populaire avait décidé de placer des canards dans les rizières, ce n’est pas sans raison. Il tente donc de comprendre pourquoi en essayant, sur ses propres terres, de combiner la culture du riz et l’élevage de canards. Et les résultats le surprennent. Non seulement les canards se nourrissent de mauvaises herbes et des insectes parasites, laissant intacts les plants de riz qu’ils n’apprécient pas. Mais en remuant les fonds, ils oxygènent l’eau et leurs déjections sont évidemment d’excellents engrais qui nourrissent les sols. Takao Furuno décide alors de se passer de produits chimiques. Les rendements vont s’améliorer considérablement. Les bonnes années, ils peuvent atteindre, chez Takao, 6470 kg de riz à l’hectare contre 3830 kg pour les fermes avoisinantes. L’absence des coûts d’achat de produits chimiques lui permet ainsi d’augmenter ses revenus, d’autant que la vente de canards peut, elle aussi, rapporter. Alors qu’en moyenne, il faut pour produire un kg de riz l’équivalent d’une canette de 33 centilitres de pétrole en engrais, pesticide et combustible, cette méthode permet de s’en passer totalement. Son livre « Le Pouvoir du Canard » (The power of Duck – édition Tagari – 2000), est un best-seller en Asie, et il a eu l’occasion d’exposer les conclusions de ses expériences au forum de Davos. Maintenant, au Vietnam, au Cambodge ou au Laos, les fermiers adoptant cette méthode combinée ont doublé leurs revenus. En France, on commence à s’y mettre aussi :

http://videos.tf1.fr/jt-20h/des-canards-pour-desherber-les-rizieres-camarguaises-6638562.html

Il existe aussi un réseau international d’entrepreneurs sociaux bon à connaître :

https://www.ashoka.org/fellows

.

printemps chat animé gif

Publicités

10 commentaires sur “Un monde meilleur est possible !

  1. shalk dit :

    L’espoir est donc permis.

    Soyons le changement ! n’attendons pas qu’on nous montre la voie

    • duc dit :


      Tout à fait Shalk ! C’est incroyable le nombre d’idées répertoriées dans le livre de Darnil et Le Roux ! A faire connaître si on veut un monde meilleur !

  2. Merci pour ce billet optimiste et généreux.

  3. Je découvre votre blog et je voulais vous remercier pour ce billet.
    « Soyons le changement que nous voulons dans ce monde » comme disait Ghandi

  4. C’est en cherchant dans le passé qu’on ira vers un meilleur futur.

  5. duc dit :


    Vive le retour à la nature ! Sans elle on devient fou !

    -http://www.dailymotion.com/video/xijz77_ils-vivent-en-simplicite-et-dans-la-joie_lifestyle?start=248

  6. Tom dit :

    Les pianos mis à la disposition du public sont de plus en plus fréquents. A Prague, le temps d’une escale, un pianiste s’est installé derrière l’instrument.
    Maan Hamaded s’est amusé à varier les plaisirs en remixant La Lettre à Élise de Beethoven.
    -http://www.dailymotion.com/video/x23b7hv_la-lettre-a-elise-au-piano-pour-tous-les-gouts_music?start=256

    Valentina Lisitsa est une pianiste Ukrainienne de renommée internationale. Alors qu’elle attend son train à la gare de Saint Pancras, en Angleterre, elle va offrir un petit moment de musique aux passants qui étaient dans la gare…

    En vacances avec sa famille dans les Alpes lorsqu’il avait 4 ans, ce petit garçon plutôt solitaire est tombé sur tout un groupe de marmottes, qui devant lui n’ont pas fui.
    http://positivr.fr/matteo-enfant-marmottes/

  7. Patrick dit :

    Lizzie Vélasquez peut manger tout ce qu’elle veut, elle ne prend pas un gramme. Si cela peut faire rêver plus d’une femme, pour elle c’est une réelle maladie. Un syndrome totalement inconnu du corps médicale et qui touche « seulement » 2 personnes dans le monde.
    A 25 ans et elle n’a jamais dépassé 30 kilos et elle est malvoyante. Bien sûr sa vie a été difficile et elle a subi les pires moqueries à l’école, jusqu’ à être « élue » femme la plus laide du monde par d’autres élèves.

    « La valeur d’un être humain c’est ce qu’il est au profond de lui-même. » Soeur Marie Thérèse nous le démontre de Brazzaville au Congo :

    Elle n’hésite pas à surfer sur l’impossible !

    Ulysse 16 ans discute avec un garçon de 6 ans qui n’est autre que lui même !

  8. Atlas dit :

    Un boulanger atypique à Quily, dans le Morbihan : Daniel produit 1/3 de son pain avec des blés anciens et plante dans son jardin des variétés anciennes de nombreuses céréales et légumes dont il offre les graines à ceux qui sauront en prendre soin.

    http://side-ways.net/episode8/home.html#slide1

    Il y a aussi la construction d’ éolienne :

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s