Le coup d’état européen : un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel.

On faisait confiance aux politiciens.  Car qui a le temps de faire de la politique ? Puis quand on commence à comprendre ce que sont devenues les institutions européennes,  on tombe de haut. Les hommes au pouvoir sont en train d’écrire eux-mêmes, les limites de leur pouvoir, et qu’elles sont écrites de façon à ce que personne ne comprenne rien.

Dans les institutions européennes, plus aucun acteur n’est responsable de ses actes devant les citoyens ; il y a quelques apparences de responsabilité, mais ce sont des faux semblants, des leurres. Mais surtout, le Parlement ne compte pour rien dans les institutions : il n’a pas l’initiative des lois, il ne participe à l’élaboration de la loi que sous la tutelle (la surveillance ?) du Conseil des ministres qui s’est promu co-législateur au mépris de la plus élémentaire et indispensable séparation des pouvoirs, et encore, pas dans tous les domaines ! En effet, il y a des domaines soumis à ce qu’on appelle les « procédures législatives spéciales », une vingtaine, dont on n’affiche la liste nulle part, et dans lesquels le Conseil des ministres décide seul, sans le Parlement. C’est impressionnant de voir le nombre d’institutions européennes non élues qui ont un pouvoir important et mal contrôlé. Ces institutions ont été écrites plus pour l’intérêt des banques et des multinationales que pour l’intérêt général. On peut se demander pourquoi.

Quand on lit le livre de Jean-Pierre Chevènement, on découvre que Jean Monet, cette icône, ce symbole de l’Europe, était un banquier français qui vivait aux États-Unis et qui s’était imprégné de leurs valeurs. En fait, il avait participé à construire l’Union européenne pour affaiblir l’Europe, pour empêcher les souverainetés populaires de se reconstruire après la guerre. Il l’écrit lui-même ! C’est consternant ! Quand on lit les traités européens, ils ressemblent à cette vision-là de Monet : ces institutions permettent aux multinationales d’écrire le droit et interdisent aux parlements nationaux et aux peuples de s’y opposer. C’est un régime inacceptable ; pourtant, Monet et ses fidèles nous l’ont imposé par voie de traités depuis 50 ans sans que le peuple n’ait jamais vraiment son mot à dire.

Il y a eu un simulacre de débat sur Maastricht ; On n’a absolument pas parlé d’institutions ; on a parlé de monnaie, certes, mais même pas de ce qui compte le plus en matière monétaire : on ne nous a rien dit, notamment, de l’abandon total de la création monétaire aux banques privées (article 104) qui est pourtant un pur scandale, la cause majeure de la dette publique qui asphyxie nos États et une cause importante du chômage endémique qui asphyxie nos économies. En 1992, on ne nous a invités à débattre que de l’indépendance de la Banque centrale et de la nouvelle monnaie unique, qui sont sans doute de bonnes choses. Mais, de la faiblesse du Parlement, de la confusion des pouvoir, de l’indépendance des juges, de l’impuissance des citoyens, de la révision sans référendum, de toutes ces honteuses et dangereuses institutions, on n’a pas du tout parlé. Du vote de Maastricht, on ne peut donc pas dire honnêtement qu’il cautionne les institutions. La seule fois où on nous a demandé vraiment notre avis, en 2005, la première fois où on nous a retiré le bâillon, on a crié « Non ! » Aussitôt, on nous a remis le bâillon et puis le viol a recommencé. Et on nous dit : « Vous n’en voulez pas, mais vous l’aurez quand même, par la voie parlementaire… »

2007 a donc confirmé ce que 2005 avait révélé : la méthode et le contenu du traité de Lisbonne confirment que l’on a une bande de violeurs aux manettes, et ce qui se passe là, c’est un coup d’État. C’est un coup de force. La définition du coup d’État, c’est un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel. Nous y sommes. Le mensonge est partout et les gens honnêtes n’osent pas y croire. On parle d’un mini traité simplifié, qui n’est ni « mini », ni « simplifié ». Il faut lire trois mille pages maintenant pour savoir ce qu’il y a dans le traité de Lisbonne. C’est extrêmement compliqué. Il y a toutes sortes de renvois et tout ce qui était dans le traité de 2005 se retrouve ici. Même ce qu’ils ont dit vouloir retirer.  C’est une constitution, à l’évidence, mais une mauvaise constitution écrite par des gens qui ne devaient pas l’écrire. On a des élus, mais ce n’est pas à eux d’écrire la constitution. Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ; ce n’est pas aux parlementaires, aux ministres, aux juges, d’écrire la constitution ; c’est à d’autres, à des gens désintéressés.Il n’y a pas d’autre moyen, pour nous les simples citoyens, d’être protégés contre les abus de pouvoir, qu’une Assemblée constituante, mais attention : surtout pas élue parmi les candidats des partis, car les partis ont de nombreux membres au pouvoir dont les amis écriraient à nouveau des règles pour eux-mêmes et on n’en sortirait pas. Les citoyens ne comptent pour rien. Ils n’ont aucun moyen de résister contre les abus de pouvoir dans ces institutions. Le seul bon moyen serait le référendum d’initiative populaire et nous ne l’avons pas. Je dirais même qu’on ne l’aura jamais si ce sont des représentants élus qui écrivent les règles. Le droit de pétition (de l’article 11 du traité de Lisbonne consolidé) n’a aucune valeur contraignante. On n’a pas besoin d’un article comme ça pour faire des pétitions : même si on le retirait, les gens pourraient toujours faire pétition.

Le traité de Lisbonne  comporte un élément positif  : la possibilité pour un État de sortir de l’Union européenne. Mais cela ne serait pas simple de sortir de l’Union européenne, et cela coûterait très cher . Il faudrait un gouvernement très déterminé. Une  situation de non-retour comme pour l’AGCS (l’Accord Général sur le Commerce des Services) : cet accord (négocié et signé sans nous en parler, dans le plus grand secret) est aussi antidémocratique que l’Union européenne : ce sont les mêmes qui l’ont conçu, ce sont les mêmes intérêts qui sont servis : les multinationales et les banques. À quoi sert l’AGCS ? À faire disparaître toutes les contraintes sur le commerce des services. Aujourd’hui, un État souverain peut encore interdire quantité d’abus pour se protéger contre les investisseurs prédateurs : quand une grande entreprise veut venir s’installer quelque part, le pays a ses propres règles pour défendre son droit social, son droit environnemental, son droit fiscal, ses ressources naturelles, etc. Cela va disparaître : Les États, dans les négociations secrètes de l’AGCS, sont en train de s’interdire d’interdire (aux entreprises), les uns les autres. Les citoyens vont se retrouver nus, sans défense et personne n’en parle ! Tous les services publics sont menacés par ces mécanismes. Et cela est irréversible : les amendes que les États acceptent de devoir payer en cas de retrait ne sont pas payables, tellement elles sont prohibitives. Les accords de l’AGCS sont donc négociés en secret par une personne seule : le commissaire européen au commerce extérieur… Une personne seule pour 480 millions de personnes négocie en secret des accords décisifs qui lèsent tout le monde de façon irréversible. C’est un pur scandale, c’est très grave.

Il y a un aspect très important qui est également peu présent dans le débat : la politique étrangère de l’Union ; la participation de ses principaux membres à des opérations militaires via  l’OTAN. Or, là aussi, alors que les sondages montrent que les citoyens sont très majoritairement opposés à ces guerres illégales, ils sont totalement impuissants à les empêcher. Alors que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak se révéla être des aventures coloniales, M. Sarkozy tentait de resserrer les liens de l’Union européenne et des États-Unis dans la perspective d’un conflit avec l’Iran dans l’intérêt d’Israël. Il faut aussi lire François-Xavier Verschave (« De la Françafrique à la Mafiafrique , pour commencer) pour comprendre que la décolonisation n’a pas eu lieu. Ces sommets, Lisbonne, le G 8, ne sont que des mascarades où des dirigeants, entre festins et embrassades, prennent des décisions sans en référer à leurs mandants comme si on était dans un système dictatorial.

Tout cela a été programmé depuis le début. Cela s’est fait de manière progressive. Le Non les a un peu ralentis mais, deux ans plus tard, les autorités font passer le traité en force. Et les citoyens ne réagissent pas, ce qui confirme sans doute les gouvernants dans l’opinion qu’ils ont tous les droits.  Ce n’est pas encore une dictature car, dans une dictature, il n’y a pas de liberté d’opinion ni d’expression. C’est donc plus soft que cela, c’est poli, c’est joli à voir, c’est en train de devenir totalitaire, mais il y a moins de prise à la critique, c’est plus difficile à condamner. Le discours mensonger, inversant les valeurs, Orwell l’annonçait fort bien dans 1984, consistait à dire « la guerre, c’est la paix », « le travail ; c’est la liberté », et le simple fait de le répéter retire des armes aux résistants potentiels. La manipulation par le langage fonctionne bien. Elle demande, de la part des résistants, une formation, un apprentissage de ces manipulations.

Il existe encore un moyen de se défendre. C’est une requête individuelle auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui ne fait pas partie de l’Union européenne mais dont l’Union a signé la Convention qu’elle doit donc respecter. La Cour peut être saisie par une unique personne contre un État. C’est une cour qui protège les individus isolés. Son argumentation est puissante . La requête consiste à attaquer l’État français pour violation de l’article 3 du protocole 1 de la Convention qui dit que les « hautes parties contractantes s’engagent à garantir à leurs citoyens des élections libres qui permettent un libre choix du corps législatif ». En fait, notre corps législatif est désormais très largement européen. Et au niveau européen, est-ce que le corps législatif est élu ? Pour l’essentiel, non : nous n’avons pas le choix. Le corps législatif en France, ce n’est pas l’Assemblée nationale : 80 % des nouvelles lois qui s’appliquent en France sont des normes européennes automatiquement transposées dans notre droit national, sans vrai débat parlementaire. En Europe, c’est une CIG (Conférence intergouvernementale, non élue) qui écrit et corrige les traités, c’est-à-dire la Constitution européenne (qui cache désormais son nom, hypocritement). Les parlements (les seuls qui soient élus) ne peuvent que ratifier ou pas les traités écrits par des non élus, en bloc : ils n’ont ni droit d’initiative, ni droit d’amendement : ils sont donc réduits à la portion congrue, alors que ce sont eux qui sont élus ! Au niveau constituant, donc, le pouvoir échappe aux élus.

Ensuite, les lois ordinaires européennes sont écrites par la Commission (non élue) qui a l’exclusivité et l’initiative des lois, et ces lois sont ensuite discutées et votées par le Conseil des ministres (non élu) en « codécision » avec le Parlement européen (le seul qui soit élu). Mais il n’y a pas codécision sur tous les sujets : il y a une quantité de sujets où des non élus (Commission et Conseil) décident seuls de la loi européenne. Ces domaines où les exécutifs écrivent des lois sans parlement ( « procédures législatives spéciales ») sont soigneusement cachés, ils n’y a pas de liste. Cette stérilisation progressive du suffrage universel est une raison solide d’attaquer l’État français pour violation de la Convention européenne des droits de l’homme : nos propres représentants sont en train de vider nos votes de toute force : la démocratie agonise dans un décor factice de démocratie simulée. Une seule requête suffit, mais en en envoyant des milliers, on crée une force politique en appui d’une requête juridique. De plus, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a intérêt à montrer quelle sert à quelque chose, et c’est un cas d’école qui pourrait faire jurisprudence. En tout cas, c’est le seul moyen dont nous disposons, nous : simples citoyens. Tous les autres moyens dépendent de nos représentants, parlementaires et ministres, qui ont montré qu’ils sont décidés à nous violer.

Notre désindustrialisation a commencé et elle va à grand pas. On nous oblige à ouvrir nos frontières avec des pays qui ne respectent ni les droits du travail, ni les droits environnementaux, ni aucune des contraintes que nous imposons à nos propres entreprises en vertu du progrès social. Mis en concurrence déloyale avec des pays qui sont si peu comparables, on ne peut que continuer de dégringoler vers la ruine générale. Il faut sortir de cette UE-là pour construire enfin une vraie société européenne, voulue et défendue par les peuples concernés. Jacques Delors et la plupart des leaders socialistes nous ont évidemment trompés, ils nous ont menti mille fois, et cette évidente trahison des chefs de la gauche est une catastrophe pour le pays.  Au dernier jour avant le référendum de Maastricht : Jacques Delors nous avait parlé à la télévision ; il avouait qu’on n’avait encore pas « fait de social » jusque-là en Europe, mais il prenait date avec nous, solennellement,  pour commencer à « faire du social », dès le lendemain de notre vote Oui. Il nous l’a promis pour qu’on vote OUI. Quinze ans après, nous sommes plus que jamais en recul social sur tous les plans…

Mais le moteur de notre impuissance… C’est l’article 104 de Maastricht (qui est devenu l’article 123 du traité de Lisbonne). Il dit ceci : « Les États n’ont plus le droit d’emprunter .auprès de leurs banques centrales ». De quoi s’agit-il ? Depuis des années, les États ont abandonné une partie de leur pouvoir de créer la monnaie aux banques privées : les banques ont obtenu des gouvernants, très certainement par corruption, le droit (fondamental) de créer la monnaie. Mais au moins, jusqu’à une période récente (1974 en France), les États partageaient encore avec les banques privées le droit de créer la monnaie : quand un État avait besoin d’argent pour créer des voies ferrées, des logements ou des hôpitaux, l’État créait lui même sa monnaie, et il ne devait pas payer d’intérêts pendant les remboursements. C’est comme cela que l’État créait la monnaie : l’État empruntait auprès de sa banque centrale (qui créait cette monnaie pour l’occasion) et, au fur et à mesure où l’État remboursait cet emprunt, la Banque centrale détruisait cet argent, mais sans faire payer d’intérêts à l’État ! Depuis 1974 en France, sous Pompidou (ancien de la banque Rothschild) à l’époque du serpent monétaire européen, l’État  s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher. Ainsi depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi. Et depuis 1992, avec l’article 104 du traité de Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit : international et constitutionnel. Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens. On ne l’a pas dit  clairement : Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter », il y aurait eu une révolution. Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an  et nous ruine année après année ; mais on ne peut plus rien faire. Ce sujet devrait être au cœur de toutes nos luttes sociales, le fer de lance de la gauche et de la droite républicaines. Au lieu de cela, personne n’en parle. C’est consternant. Même pas les syndicats.

Il y a des gens qui se battent. Maurice Allais, prix Nobel d’économie, tempêtait contre la création monétaire abandonnée aux banques privées ; il protestait énergiquement et affirmait que c’était une honte, que les banques privées se comportent (parce qu’on les y autorise) comme des faux monnayeurs et que cela nous ruine. Maurice Allais dit aussi que les multinationales qui nous imposent ce grand marché dérégulé sont malfaisantes.  Et bien, ce monsieur qui a voué un grande partie de sa vie à l’étude de la monnaie et qui a probablement reçu tous les honneurs et toutes les médailles du monde, ce grand spécialiste de la monnaie fut interdit de tribune dans les grands médias, il n’arrivait plus à publier ni dans Le Monde, ni dans Le Figaro. Qui ne voit le lien évident entre la persécution d’un citoyen courageux qui appuie là où ça fait mal et le fait que les grands médias aient été achetés, et soient désormais contrôlés, précisément par des multinationales et des banques ?

Pourtant Maurice Allais ne développait-il pas  une idée majeure quand il disait qu’il fallait rendre la création monétaire aux États, à une banque centrale indépendante, qu’il fallait que la banque européenne (BCE) récupère la création monétaire en la reprenant aux banques privées  ?

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16 commentaires sur “Le coup d’état européen : un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel.

  1. tarci dit :

    Michel Collon: “Toutes les guerres de l’OTAN sont des guerres de pillage”. Extraits de “Ce soir ou jamais” du 22-05-2012 de Frédéric Taddeï.

  2. tien dit :

    A partir du moment où un état européen doit emprunter à plus de 4%, ces intérêts qu’il doit rembourser ne peuvent plus l’être puisqu’il n’a pas une croissance équivalente ou supérieure.

    C’est ainsi que pour juger de la situation réelle d’un pays, les seuls indicateurs fiables, sont les taux des bons du trésor ! Il est facile à comprendre pourquoi, on a interdit aux Français d’en acheter de leur pays contrairement aux Japonais !

    -http://www.dailymotion.com/video/xqubls_itw-jovanovic-avril-2012_news?start=891

  3. duc dit :

    L’union européenne est la nouvelle URSS !

    L’URSS était gouvernée par 15 personnes non élues qui se cooptaient mutuellement et n’avaient à répondre de personne. On a la même chose aujourd’hui dans l’U.E. : Des gens qui se réunissent à huit clos et qui ne sont pas limogeables quoiqu’ils fassent !

    Le Parlement a des élus de la même façon que le Soviet Suprême. Ils avalisent sans réelle discussion les décisions du « politburo ». Tous les membres bénéficient de très hauts salaires et de l’immunité à vie.

    L’URSS fut créée par la contrainte. L’UE aussi avec des peuples qui votèrent non au traité, mais on n’en tint pas compte.

    Le but de l’URSS était de créer une nouvelle entité historique, faisant oublier les nationalités, les traditions et les coutumes. L’UE prévoit de faire la même chose.

    Le système de l’URSS a duré 73 ans pour se terminer par plus de conflits ethniques. Pourtant son but fut de détruire les états-nations. L’UE aussi.

    Le système soviétique était corrompu jusqu’à l’os, l’UE aussi.

    Les activités antidémocratiques de l’URSS deviennent monnaie courante en UE. Et les opposants sont dénoncés et perdent l’un après l’autre leur emploi.

    En URSS, il y avait le goulag. En UE, il n’existe pour l’instant que sous forme intellectuelle : « le politiquement correct ».

    En URSS, on pensait, de même que l’UE, qu’un état fédéral éviterait les guerres. On a vu ce que cela a donné. Et maintenant on prévoit une troisième guerre mondiale où toute l’Europe sera obligée d’y participer.

    Comme l’URSS, l’UE s’écroulera un jour laissant derrière elle la misère. Mais pour l’instant, l’UE cache son modèle soviétique sous des habits européens;

    Merci à l’UMPS qui nous conduit tout droit dans cet enfer.

  4. tien dit :

    coup d’etat dans 17 pays avec le MES.

    Les Ministres des Finances des 17 pays de l’euro ont signé un traité pour l’établissement du Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Le but est de faire payer les citoyens pour les centaines de milliards d’euros dépensés pour les « actions de secours » pour sauver l’euro et de tenir les parlements dans une prise d’étranglement.

    Curieusement, la signature de ce nouveau traité européen n’a pas été remarquée du tout par la presse internationale, bien que des dizaines de journalistes étaient présents à la conférence de presse l’annonçant.

    D’ailleurs, beaucoup de journalistes confondent encore ce nouveau traité MES avec ses prédécesseurs (illégaux), le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF) et la Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Ils sont plus connus sous leurs noms anglais European Financial Stabilisation Mechanism (EFSM) et le European Financial Stability Facility (EFSF). La FESF / EFSF a une capacité de prêt de 440 milliards. (1.000 milliards depuis le 27 oct 2011, ça fait 3.300 euros par euro-citoyen!) Le MES est sans limite.

    Quelques parlementaires qui ont entendu parler du MES croient faussement qu’ils y gardent le pouvoir via leur Ministre de Finances. Cependant, comme ce dernier sera promu Gouverneur du MES, il n’aura plus de comptes à rendre au parlement national (ni à qui que ce soit d’autre) pour les décisions qu’il prend dans le cadre du MES. Si le Parlement ratifie le traité, c’est ce traité international qui devient prioritaire aux législations nationales.

    Si par coup d’état nous entendons la prise du pouvoir réel et la limitation du pouvoir du Parlement national démocratiquement élu, alors le traité du MES est un coup d’état dans 17 pays simultanément.

    Il est dit que le MES peut exiger de l’argent des pays membres de façon illimitée. Le traité ne prévoit pas de droit de veto pour les Parlements nationaux.

    Mais le MES est basé sur un amendement de l’article 136 du TFUE du 23 mars 2011, qui, en fait, constitue un accroissement du pouvoir de l’Union Européenne. Et parce que cet amendement est basé sur l’article 48.6 du Traité de l’Union Européenne (TUE), cela est illégal. Mais à Bruxelles ils s’en foutent.

    Le MES aura donc le pouvoir de vider les Caisses des États sans que les Parlements puissent s’y opposer. En outre, cet amendement – strictement selon le texte – rend possible tout un tas d’autres institutions anti-démocratiques, qui, sous prétexte de combattre l’instabilité de la zone euro, pourront limiter les effets de législation nationale et les droits des citoyens.

    Créer une crise et saisir le pouvoir. C’est au moment où le pays est totalement désorganisé, que l’on peut ordonner les affaires à sa guise. C’est un scénario violent que les défenseurs de l’économie du marché libre ont appliqué depuis des décennies dans beaucoup de pays, comme l’Angleterre, la Pologne, la Chine, l’Afrique du Sud, la Russie et les États-Unis. C’est « La Doctrine du Choc » de Naomie Klein.

    De plus, les règles ont été établies de telle sorte que tous ceux qui en font partie ou y travaillent pourront faire ou laisser ce qu’ils voudront, sans qu’ils aient à en répondre devant aucum Parlement, aucune Administration, ni aucun juge. Genial non ?

  5. Atlas dit :

    ” Nous travaillons présentement discrètement de toutes nos forces, pour retirer du fonctionnement des états nations du monde cette mystérieuse force appelée souveraineté.” Arnold Toynbee ( 1889 – 1975 ), historien et philosophe anglais, lors d’un discours à Copenhague en 1931.

    Et bien le dernier clou dans le cercueil des nations européennes est planté en ce moment même au G20. ” Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécessaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyauté aux traditions familiales, leur patriotisme national, et leurs dogmes religieux.” George Chisholm ( 1896 – 1971 ), ex directeur de l’ OMS.

  6. Andrée dit :

    Petite leçon d’Europe par Jean Gabin dans « Le président » :

    Et là avec Daniel Hannan, député britanique au parlement européen : « le sauvetage de l’euro c’est une auto-transfusion sanguine ,on prends dans un bras pour injecter dans l’autre ,cela ne sert à rien il n’y a pas assez de sang….L’euro est le problème ça n’est pas la solution ! »

    L’euro est à l’origine de la récession :

    -http://www.dailymotion.com/video/xqwblw_daniel-hannan-l-euro-est-a-l-origine-de-la-recession_news

  7. Louis dit :

    François Asselineau vs Alain Malégarie : « Quelle Europe aujourd’hui ? »
    http://euroblog-alainmalegarie.eu/

  8. Line dit :

    De Gaulle avait compris avant tout le monde que l’UE était une arnaque.

    L’Europe ne peut-être qu’une Europe des États-Nations et,non Supra nationale !

  9. Quentin dit :

    Le chômage est extrêmement inquiétant ! De nombreux économistes tels que Jacques Sapir pensent que si la France revenait au franc, il pourrait baisser des deux-tiers.

    Pour ce qui est des dettes, on sait aussi que la dette souveraine de nombreux pays, dont la France à 97%, est émise dans le droit de ce pays. Or, la règle, établie par la cour d’arbitrage internationale depuis la fin des années 1920, est que tout titre émis dans le droit du pays doit être payé dans la monnaie du pays. C’est ce que l’on appelle la lex monetae. Cela veut dire que si la France décide de quitter l’euro et de revenir au franc, 97% de notre dette publique sera immédiatement et sans contestation possible, re-dénomminée en franc.

    De ce point de vue, le seul pays qui serait obligé de faire défaut sur sa dette souveraine serait la Grèce car plus des deux-tiers de sa dette sont émis en droit étranger. Parler soit d’une multiplication importante pour la dette française comme le font Nicolas Sarkozy et les dirigeants des « Ripoux bling bling », ou au contraire parler d’un possible défaut, comme le fait J-L Mélenchon, n’a aucun sens. Pour les uns, cela relève du mensonge pur et simple…

    En ce qui concerne les dettes privées, une grande part de ces dernières est placée auprès d’acteurs français. Il n’y aura aucun problème en cas de sortie de l’euro. Pour les entreprises multinationales françaises, une large part de leur endettement est souscrite par des non-résidents. Mais, ces entreprises font aussi une large part de leur chiffre d’affaires hors de France. Dès lors, en cas de sortie de l’euro accompagnée d’une dépréciation du « nouveau » Franc, les dettes seraient réévaluées mais le chiffre d’affaires (et les profits) aussi! Les calculs qui ont été fait par diverses banques indiquent que les deux mécanismes s’équilibrent.

    Il reste le problème des flux financiers entre pays, qu’ils soient dans la zone euro ou hors de la zone euro. Techniquement, les grandes banques internationales se sont déjà préparées à la perspective d’une dissolution de l’euro. Il conviendrait de suspendre les transactions financières pour une durée de 24 à 72 heures, puis de limiter les mouvements à très court terme (qui relèvent essentiellement de la spéculation) pour une période d’environ six mois. L’image d’une sortie de l’euro provoquant un « désastre » relève donc de la fiction.

    Les avantages d’une sortie de l’euro sont nombreux. Jacques Sapir s’en tient aux avantages économiques et financiers d’un rétablissement du Franc. Ce constat ne tient donc pas compte du retour à la fierté nationale que serait cette libération de la France. D’un point-de-vue politique, cela décupleraient les résultats, parce qu’il restituerait à la France son indépendance, le libre-choix de ses alliances, le retour au contrôle de ses frontières, en un mot la France retrouverait sa souveraineté, vis-à-vis de l’Union européenne, vassale de l’ordre unipolaire apatride sous égide US.

    Il suffit de constater l’explosion de la place prise par la Russie dans le monde depuis qu’elle a secoué le joug de sa vassalité vis-à-vis de l’ordre mondial unipolaire américain. Et ceci en dépit du blocus économique que les banksters lui ont opposé. C’est une question de volonté politique, comme la Russie le démontre chaque jour.

    http://www.medias-presse.info/jacques-sapir-si-la-france-revenait-au-franc-une-baisse-du-chomage-des-23-constitue-une-prevision-robuste-et-credible/41450

  10. nicole dit :

    Depuis plusieurs jours la population du Monténégro se soulève pour exiger la démission de Milo Djukanovic et de son gouvernement ainsi que des élections anticipées.

    Cette mobilisation massive et soudaine des citoyens du Monténégro contre la politique de leur gouvernement s’oppose principalement aux préparatifs en cours pour faire entrer leur pays dans l’OTAN.

  11. John dit :

    Les dangers que l’euro fait courir à la France mais aussi à l’Europe sont désormais évidents. Ils sont reconnus par des dizaines d’économistes, tant français qu’étrangers, dont un certain nombre de titulaires du Prix Nobel. La liste ne fait d’ailleurs que s’allonger avec les mois qui passent, et elle compterait désormais plus de 175 noms. Ces dangers font de l’objectif de mettre fin à la monnaie unique, que ce soit dans la cadre d’une dissolution concertée ou que ce soit par une sortie unilatérale, l’un des objectifs prioritaires que toute force politique défendant ET les intérêts des français ET se donnant pour objectif la santé économique et politique de l’Europe devrait se fixer. De la même manière que la sortie de la crise des années 1929-1932 impliqua la fin de l’étalon-or, la sortie de la crise qui dure maintenant depuis près de dix ans en Europe implique que l’on mette fin à l’euro.

    Pourquoi la fin de la monnaie unique est-elle un impératif ?

    Après tout, une dépréciation de l’euro ne pourrait-elle remplacer la dissolution de la zone euro ? Cette thèse a été régulièrement avancée, en particulier de 2010 à 2014 quand le taux de change de l’euro face aux autres monnaies était très élevé. En réalité, les tenants de cette thèse ont tendance à oublier :

    • A/ Le fait que dans un processus de dépréciation de l’euro, la parité implicite de chaque pays vis-à-vis de l’euro n’est pas modifiée. Or, le problème réside dans les différences de situation à l’intérieur de la zone euro. On ne peut, en réalité, trouver un taux de change unique qui satisfasse des pays qui ont des économies structurellement très différentes. Un euro déprécié avantage l’Allemagne bien d’avantage que les autres pays, si les taux des changes intérieurs à la zone euro restent constants, à leur niveau fixé en 1999. C’est le rapport entre les monnaies au sein de la zone qu’il faudrait pouvoir modifier pour pouvoir tenir compte des différences entre les gains de productivité et les taux d’inflation entre chaque pays. Mais, cela, techniquement, exige en réalité que l’on mette fin à l’euro.
    • B/ Le fait que tous les pays n’ont pas le même degré d’intégration dans la zone euro. La France est aujourd’hui l’un des moins intégrés, alors que le taux d’intégration de l’Espagne ou de l’Italie est nettement plus élevé. Dans une dépréciation de l’euro, la France gagnerait ainsi nettement plus que ses deux voisins du Sud. Soutenir l’idée de la dépréciation de l’euro par rapport au dollar, c’est en un sens vouloir la mort des pays du « Sud » de la zone.

    En fait, la zone euro fonctionne comme un système de parités rigides, comme l’équivalent d’un étalon-or, et ce sans la possibilité de dévaluer cette parité, ce qui était le cas dans l’étalon-or. Les économistes connaissent bien les inconvénients d’un tel système. Il empêche les ajustements naturels qu’il faut faire car les pays ont des trajectoires de gains de productivité et d’inflation qui sont très différentes. Ce système rigide fut l’une des causes de la grande dépression qui suivit la crise de 1929, et ce jusqu’à ce que les pays, les uns après les autres, se mettent à déprécier leurs monnaies. Ces pays, l’Allemagne et le Royaume-Uni en particulier, avaient initialement tenté de mettre en place des politiques que l’on qualifie de «dévaluations internes» pour maintenir la parité-or de leurs monnaies. Mais la «dévaluation interne» n’est autre que ce que l’on appelait dans les années 1930 une politique de déflation, comme celle qui fut pratiquée par Ramsay MacDonald en Grande-Bretagne, Pierre Laval en France ou le chancelier Heinrich Brünning en Allemagne. Les résultats en furent dramatiques. Compte tenu de la présence de rigidités nominales différentes suivant les prix, et du fait que les coûts financiers sont constants en valeur nominale, ces politiques se sont toutes traduites par des désastres sociaux ET économiques. Cette politique est aujourd’hui largement responsable de la hausse du taux de chômage dans les différentes économies du «Sud» de la zone euro. En fait, il n’y a pas d’alternative à ces politiques d’austérité tant que l’on restera dans la zone euro.

    Une sortie de la zone Euro entraînera-t-elle une catastrophe ?

    L’un des arguments est qu’une disparition de la monnaie unique entraînant une dépréciation de la monnaie provoquerait une explosion de l’endettement de la France avec des conséquences désastreuses. L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, s’est illustré dans la défense de cet argument. Mais, il s’agit d’un des arguments les plus usés et, en réalité, les plus mensongers. Car en droit international ce qui compte n’est pas la nationalité du prêteur mais la nationalité des contrats. Quand une dette, publique ou privée, a été émise en droit français, sa monnaie de règlement est la monnaie ayant cours légal en France, quel que soit cette monnaie (euro ou franc). Ce principe porte un nom, la Lex Monetae. Pour la dette publique, les contrats émis en droit français sont passés de 85% du montant de la dette à 97% en 2013. Donc, seuls les 3% résiduels seraient affectés par une dépréciation de la monnaie. La dette des ménages, elle, est massivement (à plus de 98,5%) en contrats en droit français. Cela veut dire qu’il y aurait une conversion instantanée des dettes et des avoirs détenus en Euro en Franc, au taux de 1 pour 1. L’endettement des ménages resterait inchangé. Pour les entreprises non-financières, le problème de la nature du droit ne se pose que pour celles, en général les grands groupes du CAC-40, qui ont emprunté en dollars, en livres ou en yens (voire en yuans). Mais, ces grands groupes réalisent une large partie de leur chiffre d’affaires hors de France et dans ces monnaies. L’impact de la hausse de leur endettement serait couvert par la hausse de leur chiffre d’affaires en monnaie autre que le Franc. Pour les sociétés financières (banques et assurances) une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI) de Bâle montre que le système bancaire français peut parfaitement digérer ce choc, dont le montant agrégé ne dépasserait pas les 5 milliards d’euros (soit le montant de la fraude attribuée à Jérôme Kerviel). Pour les assurances, elles ont massivement réorienté leurs actifs vers la France. Si une aide de l’Etat est nécessaire, elle devrait être limitée et serait largement digérable dans le cadre d’une forte croissance engendrée par la dépréciation.

    D’autre part, une sortie de l’euro impliquerait un changement global de la politique monétaire et financière de la France, mais aussi de TOUS les états concernés. L’une des caractéristiques les plus importantes de ce changement serait le retour à une situation de contrôles et de réglementations de la finance, ce que l’on appelle la «répression monétaire». Or, cette dernière a eu un impact très positif, que ce soit sur la production ou sur l’investissement, quand elle fut pratiquée après la Seconde Guerre mondiale.

    Les avantages d’une dissolution de l’Euro :

    Cette dissolution, ou une sortie unilatérale provoquant rapidement l’explosion définitive de la zone Euro, rendrait aux différentes monnaies la possibilité de s’ajuster, que ce soit à la baisse ou à la hausse. La compétitivité prix reste largement dominante dans le cas des produits fabriqués en France. La France retrouverait donc la compétitivité qu’elle a perdue depuis l’engagement dans la logique de l’euro, c’est à dire depuis en réalité le début des années 1990. Un retour au franc accompagné d’une dépréciation sensible par rapport au dollar et au deutschemark, entraînerait une forte croissance pendant une période de 3 à 5 ans qui se traduirait par des créations d’emplois importantes. Cette croissance dégagerait les ressources budgétaires et fiscales qui sont nécessaires à la réalisation de véritables réformes structurelles. Si l’on procède à une dépréciation forte de la monnaie, on obtient au bout de 3 ans à une forte baisse du chômage (de 1,5 million à 2,5 millions suivant les hypothèses sur le marché de l’emploi). Ceci entraînerait un équilibre (voire un solde positif) de l’assurance-chômage. En fait, la meilleure des réformes structurelles, que ce soit sur la question de l’assurance-chômage ou sur celle des retraites, c’est bien le retour rapide à une forte croissance et une forte baisse du chômage.

    Si la France sortait de l’euro et dépréciait sa monnaie, bien des pays l’imiteraient. D’aucuns affirment alors que cela reviendrait à annuler le bénéfice de l’opération. En réalité, cet argument ne tient pas compte des réalités de l’économie. Il est en effet très difficile pour un pays qui a une balance commerciale massivement excédentaire et une balance des paiements équilibrée de voir sa monnaie se déprécier. Si nous prenons en compte le cas de l’Allemagne, il est certain que sa monnaie (le DM) s’apprécierait fortement, ce qui provoquerait un écart avec le Franc d’environ 40%. Une dépréciation de la Lire italienne et de la Peseta espagnole est par contre certaine. Elle devrait être légèrement plus importante que celle du franc français, la lire se dépréciant d’environ 10% de plus que le Franc et la Peseta d’environ 15%. Cette situation se révèle pourtant favorable tant pour la France que pour les divers pays du «Sud» de la zone euro. Que se passerait-il alors ? L’excédent commercial «monstrueux» de l’Allemagne, excédent qui détruit les économies européennes, disparaitrait du fait de l’écart entre les taux de change du Franc, de la Lire et de la Pesetas avec le deutschemark. Cet excédent serait pour partie recyclé dans un excédent français qui, à son tour, disparaîtrait au profit de l’Italie, de l’Espagne et de la Grèce et du Portugal. En fait, les produits français gagneraient fortement en compétitivité par rapport aux produits allemands mais, en contrepartie, ils perdraient en compétitivité par rapport aux produits italiens et espagnols.

    La fin de l’euro est-elle la fin de l’Union européenne ?

    Il faut rappeler qu’il y a des pays importants qui font partie de l’UE et pas de la zone euro : la Grande-Bretagne, la Pologne, la Suède. Par ailleurs, l’UE a existé bien avant que ne soit créé l’Euro. En fait, c’est l’existence de l’euro qui compromet aujourd’hui la stabilité de l’UE et qui la rend, dans tous les pays, massivement impopulaire. C’est au nom de l’euro que l’on a imposé des politiques d’austérité qui sont meurtrières (suicides etc…). C’est l’euro qui, par ses effets négatifs sur la croissance, fait qu’aujourd’hui l’UE apparaît comme une zone de stagnation économique. C’est l’euro, du fait de la crise qu’il provoque à l’intérieur de certains pays, qui menace la stabilité politique et l’intégrité de ces derniers.

    Ainsi, les économistes du European Solidarity Manifesto, appellent à mettre fin à l’euro avant que ce dernier n’ait tué tant la France qu’une bonne partie de l’Europe.
    http://www.european-solidarity.eu/

  12. Isabelle dit :

    Privatisation : la tactique Atlantiste pour attaquer la Russie :

    En privatisant la création monétaire par le crédit, l’Europe a fait passer la planification économique des mains des gouvernements démocratiquement élus vers celles du secteur bancaire. La Russie n’a pas besoin d’accepter cette philosophie économique pro-rentière qui saigne un pays de ses revenus publics. Les néolibéraux l’ont promu non pas pour aider la Russie, mais pour mettre la Russie à genoux.

    Malgré quelques succès dans la réduction du pouvoir des oligarques résultant des privatisations d’Eltsine, le gouvernement russe a besoin de conserver les entreprises nationales comme pouvoir économique compensateur. La raison pour laquelle les gouvernements gèrent les réseaux de chemins de fer et les autres infrastructures fondamentales est de baisser le coût de la vie et celui de faire des affaires. Le but poursuivi par les propriétaires privés, au contraire, est d’augmenter les prix aussi haut qu’ils le peuvent. Cela est appelé “appropriation de la rente”. Les propriétaires privés dressent des postes de péage pour élever les coûts des services d’infrastructure qui ont été privatisés. Ceci est l’opposé de ce que les économistes classiques entendent par “libre marché”.

    Il est question d’un marché qui a été conclu avec les oligarques. Les oligarques deviendront actionnaires dans des sociétés publiques avec l’argent des précédentes privatisations qu’ils ont caché à l’étranger, et obtiendront une autre “affaire du siècle” lorsque l’économie russe aura suffisamment récupéré pour permettre que d’autres gains excessifs soient faits. Le problème est que plus le pouvoir économique passe du gouvernement au contrôle du secteur privé, moins le gouvernement a de pouvoir compensateur face aux intérêts privés. Sous cet angle, aucune privatisation ne devrait être permise à l’heure actuelle.

    Des étrangers devraient encore moins être autorisés à acquérir des biens nationaux russes. Afin de recevoir un unique paiement en monnaie étrangère, le gouvernement russe remettra aux étrangers des sources de revenus futurs qui peuvent, et qui vont, être extraites de Russie et envoyées à l’étranger. Ce “rapatriement” des dividendes se produira même si la gestion et le contrôle restent géographiquement en Russie.

    Vendre des biens publics en échange d’un paiement unique est ce que le gouvernement de la ville de Chicago a fait lorsqu’il a vendu contre un paiement unique les 75 ans de source de revenus de ses parcmètres. Le gouvernement de Chicago a obtenu de l’argent pour l’équivalent d’une année en abandonnant 75 ans de revenus. En sacrifiant les revenus publics, le gouvernement de Chicago empêchait les biens immobiliers et le patrimoine privé d’être taxés et permettait par la même occasion aux banques d’investissement de Wall Street de se faire une fortune.

    Cela suscitât également un tollé public contre ce cadeau. Les nouveaux acheteurs augmentèrent brusquement les tarifs des stationnements de rue et poursuivirent le gouvernement de Chicago en dommages et intérêts lorsque la ville ferma les rues lors de parades publiques et pendant les vacances, en ce que cela “interférait” avec la rente d’exploitation des parcmètres. Au lieu d’aider Chicago, cela aida à pousser la ville vers la banqueroute. Il ne faut pas s’étonner que les atlantistes aimeraient voir la Russie subir le même sort.

    Utiliser la privatisation pour couvrir à court terme un problème de budget crée un plus grand problème à long terme. Les profits des sociétés russes s’écouleraient en dehors du pays, réduisant le taux de change du rouble. Si les profits sont payés en rouble, les roubles pourraient être dopés par le marché de change étranger et échangés contre des dollars. Cela déprécierait le taux de change du rouble et augmenterait la valeur d’échange du dollar. En effet, autoriser les étrangers à acquérir les biens nationaux russes aide les étrangers à spéculer contre le rouble russe.

    Bien sûr, les nouveaux propriétaires russes des biens privatisés pourraient aussi envoyer leurs profits à l’étranger. Mais au moins le gouvernement russe réalise que les propriétaires soumis à la juridiction russe sont plus facilement réglementés que ne le sont les propriétaires qui sont capables de contrôler les sociétés depuis l’étranger et de garder leurs fonds de roulement à Londres ou dans d’autres centres bancaires étrangers (tous soumis au levier diplomatique américain et aux sanctions de la nouvelle guerre froide).

    A la racine de la discussion sur la privatisation devrait se trouver la question de ce qu’est l’argent et de la raison pour laquelle il devrait être créé par des banques privées plutôt que par des banques centrales. Le gouvernement russe devrait financer le déficit de son budget grâce à la banque centrale qui créerait l’argent nécessaire, tout comme les USA et le Royaume-Uni le font. Il n’est pas nécessaire au gouvernement russe d’abandonner pour toujours des sources de revenus futures simplement pour couvrir le déficit d’une année. Ceci est le chemin qui conduit à l’appauvrissement et à la perte d’indépendance économique et politique.

    La globalisation a été inventée comme un outil de l’empire américain. La Russie devrait se protéger contre la globalisation, et non s’y ouvrir. La privatisation est le moyen pour diminuer la souveraineté économique et maximiser les profits en augmentant les prix. Tout comme les ONG financées par l’Occident qui officient en Russie sont la cinquième colonne qui opère contre les intérêts nationaux russes, les économistes néolibéraux de Russie font de même, qu’ils le réalisent ou non. La Russie n’échappera pas aux manipulations de l’Occident tant que son économie ne sera pas hermétique aux tentatives occidentales de reformatage de l’économie russe dans l’intérêt de Washington et non dans celui de la Russie.

    http://www.counterpunch.org/2016/02/08/privatization-the-atlanticist-tactic-to-attack-russia/

  13. Patrick dit :

    Les USA et L’UE continuent les négociations sur le TTIP malgré la France et l’Allemagne qui sont contre !

    Deux jours seulement après que le vice – chancelier Allemand a annoncé que traité sur le commerce transatlantique d’Obama, le TTIP, est mort , en disant que les négociations ont échoué parce que « nous , Européens , ne voulons pas nous soumettre aux exigences américaines « ,
    http://www.zerohedge.com/news/2016-08-28/german-economy-minister-ttip-talks-have-failed
    la France a exprimé son soutien à la position allemande lorsque le ministre du commerce français , a appelé mardi à la fin des négociations commerciales entre l’Union européenne et les États – Unis, le signe le plus ferme de l’opposition en Europe sur ce qui était le plus ambitieux accord commercial depuis des décennies.

    Matthias Fekl, cité par le WSJ ,
    http://www.wsj.com/articles/france-seeks-to-end-u-s-eu-trade-talks-1472555411
    a déclaré à la radio française que » la France ne soutient plus politiquement ces négociations » , ajoutant que » Les Américains ne nous donnent rien . Cela n’est pas comment des alliés devraient négocier. « Fekl a dit qu’il allait demander à la Commission européenne, organe exécutif de l’UE, lors d’ une réunion des ministres du commerce fin Septembre, la fin des négociations sur le Partenariat pour le commerce et l’ investissement transatlantique, généralement connu sous le nom TTIP . La Commission mène des pourparlers avec les Etats – Unis pour l’UE. « Il devrait y avoir une fin claire absolue afin que nous puissions redémarrer sur une bonne base, » a t-il dit sur RMC Radio .

    Mais voilà, après que Sigmar Gabriel a déclaré que les négociations avec les États-Unis avaient échoué, la Commission européenne a maintenu le 29 août qu’elle était toujours déterminée à conclure le TTIP avant la fin de l’année. « Le match est en cours, si j’ose dire, et la Commission continue d’engranger des progrès », a déclaré Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne, en réponse aux questions sur les commentaires du vice-chancelier et ministre de l’économie allemand, Sigmar Gabriel, qui a estimé que les discussions avaient « échoué ». « Les discussions abordent une phase cruciale…la Commission est disposée à clore un certain nombre de chapitres d’ici la fin de cette année », a ajouté le porte-parole européen. Les États-Unis insistent également pour que l’accord soit conclu avant 2017, conscients que les élections à venir pourraient mettre en danger l’accord. Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a souligné que « la Commission ne va pas sacrifier la sécurité et d’autres aspects encore sur l’autel d’un accord commercial », a cité Margaritis Schinas. Invité à estimer la possibilité de conclure l’accord sans le soutien de l’Allemagne, trésorier et économie majeure de l’UE, le porte-parole a répondu que le président de la Commission avait reçu le renouvellement du soutien de l’ensemble des dirigeants des États membre, au sommet de juillet dernier. « Lors du dernier [sommet], et justement parce que nous approchons une phase critique, complexe, des négociations, le président [Jean-Claude] Juncker a interrogé chaque chef d’État et de gouvernement individuellement, afin de s’assurer qu’il avait bien un appui politique lui permettant de conclure l’accord d’ici la fin de l’année », a-t-il ajouté. « Nous n’avons pas constaté qu’il y avait manque d’appui. »
    http://www.euractiv.fr/section/innovation-entreprises/video/ttip-deal-alive-and-well-insists-commission/

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