Bref aperçu de notre agriculture néo-libérale…

Suicide collectif de 1500 indiens ruinés à cause des OGM

En Inde, les paysans continuent de se suicider.

Le ministère de l’Agriculture l’explique en partie à cause des rendements décroissants du coton Bt, qui constitue 90% des 5,73 millions de tonnes récoltées en 2010-2011 par le second producteur mondial de coton.  Alors même qu’une nouvelle variété vient d’être approuvée, le ministère déplore la grave crise que subissent ces agriculteurs, déçus des résultats déclinants de la semence Monsanto. Le prix payé aux paysans n’a pas progressé aussi vite que celui des insecticides, nécessaires en quantités croissantes, et en définitive, depuis cinq ans, le coton Bt ne rémunère plus suffisamment le producteur. Ce coton génétiquement modifié fut introduit il y a 10 ans dans les États d’Andhra Pradesh, Madhya Pradesh, Karnataka et Maharashtra. Semées sur 12 millions d’hectares, les variétés de Monsanto et de Bayer surent au début répondre aux espoirs d’augmentation des rendements. Mais ensuite, ils suscitèrent  de nombreuses déconvenues. En 2011, selon le gouvernement de l’Andhra Pradesh, la récolte a été divisée par deux par rapport a 2010.  Les variétés génétiquement modifiées ont perdu leur résistance aux prédateurs, qui ont su s’adapter par mutations, et sont incapables de se protéger contre de nouveaux virus. Les OGM se sont enfin révélés plus sensibles aux parasites, que les variétés traditionnelles. Ces semences exigent aussi davantage d’eau et d’engrais. C’est au printemps que c’est le plus dramatique quand les collecteurs de dettes viennent réclamer les intérêts des sommes empruntées pour acheter les graines.  Dans la région productrice de Vidarbha, état de Maharastra, 209 suicides de fermiers ont été recensés en 2011, en lien avec ces problèmes. Doit-on remercier les firmes tels que Monsanto pour avoir fabriqué des graines stériles (pour que personne ne puisse les utiliser), d’avoir menti sur leurs rendements ? Peut-on accepter le brevetable de tout, de même que les graines sélectionnées depuis des générations de paysans ?

http://www.thehindu.com/sci-tech/agriculture/article3248530.ece

Qui pollue le plus, le mouton ou le véhicule à moteur ?

 

En Nouvelle Zélande, les savants étudient le moyen de purifier le pet du mouton,

Un problème qui semble crucial dans un pays où paît, justement, un troupeau de 35 millions de ces bêtes. Ils cherchent à comprendre pourquoi certains individus de la gent ovine polluent davantage que d’autres  et à établir si certains régimes sont moins polluants. Ils espèrent même pouvoir mettre au point  un vaccin qui empêcherait les ruminants de générer du méthane.  En 2003, le gouvernement avait envisagé de taxer les éleveurs pour financer la recherche anti-méthane, mais les  éleveurs s’étaient élevés  vigoureusement contre  ‟l’impôt du pet” alors que, soutiennent certains, 90% du méthane provient de rots.

 

La politique esquissée actuellement amplifie irrémédiablement la dérégulation des marchés agricoles et les morts qu’elle provoque.

Pour nourrir les milliards d’êtres humains, on ne compte pas sur le retour de politiques publiques, mais sur la généralisation de partenariats publics-privés (PPP) connus pour permettre aux derniers d’en prendre les bénéfices et aux premiers d’endosser les dettes. Un suivi satellitaire de l’agriculture mondiale va être lancé pour améliorer l’observation agricole via une utilisation accrue des outils de télédétection pour les prévisions de récolte et les prévisions météorologiques (outil indispensable pour les spéculateurs). Car on n’interdit pas les paris sur les fluctuations de prix… Mais ce qui est plus ahurissant, point de retour aux stocks d’intervention, outils prouvés pourtant de la régulation et garde manger en cas de crise grave.  Seuls des « réserves alimentaires humanitaires d’urgence ciblées et de taille limitée, conformes à l’annexe II de l’accord de l’OMC sur l’agriculture » seront tolérées, afin de ne pas gêner le marché libre et non faussé quand ce dernier conduit le monde à la famine. En accord donc avec la décision prise par la Commission européenne  dernièrement de réduire l’aide alimentaire de 80% aux plus démunis. Bien entendu, les ministres de l’Agriculture à l’échelle européenne, seraient dessaisis de tout ce qui concerne la spéculation. Seuls les ministres des finances du G20 auront le droit d’en parler. Tout est fait pour satisfaire les spéculateurs et non pas les paysans ou les consommateurs. Si les organisations syndicales agricoles le voulaient, elles décideraient démocratiquement de ce qui doit être fait. N’est-ce pas le propre de la démocratie ?  Car actuellement, le pouvoir des députés européens est nul !  C’est l’Amérique qui décide !

https://effondrements.wordpress.com/2012/05/23/le-coup-detat-europeen-un-pouvoir-executif-qui-ne-se-plie-pas-au-suffrage-universel/

 

Ne l’a-t-on pas vu avec la viande clônée ?  :

http://www.youtube.com/watch?v=ZELMhHGv1t4&feature=player_embedded

L’échec des négociations au sein de l’union européenne sur une éventuelle interdiction de la viande clonée signifie, de fait, qu’elle est autorisée. De même, aucun accord sur l’étiquetage de cette viande n’a pu être trouvé alors qu’elle est déjà commercialisée en Europe. L’étiquetage de produits alimentaires issus du clonage a échoué en grande partie à cause de l’opposition du gouvernement allemand sous la pression des États-Unis, principal exportateur de viande clonée (un embargo immédiat des produits européens par les États-Unis signifierait un préjudice économique évalué à 250 millions d’euros par an sur les exportations agricoles européennes !).  Mais si les consommateurs européens ne mangent pas directement de la viande clonée, ils mangent d’ores et déjà sans le savoir des produits issus d’animaux clonés, aux conséquences mal connues.  Et la mortalité est plus élevée et plus précoce chez les animaux clonés. Mais au-delà des maladies liées au clonage, se profile la dépendance aux laboratoires proposant ces techniques, les conduisant à dominer toute la chaîne de production des produits alimentaires animaliers. Ce qui ne va pas dans le sens de l’intérêt public mais dans celui de certaines poches.

 

Pendant ce temps, aux USA, on préfère criminaliser  celui qui nourrit sa famille avec des œufs de poules de son jardin :

http://www.youtube.com/watch?v=spw6dLuspSU&feature=player_embedded

ou celui qui tient une épicerie biologique :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ifvp3Fxi7Uo

 

 Aux USA, l’un des conseillers d’Obama en matière de sciences et de technologies, n’est autre que John P. Holdren qui a été jusqu’à mettre ses idées répugnantes par écrit :

http://www.amazon.com/Ecoscience-Population-Environment-Paul-Ehrlich/dp/0716700298/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1305997093&sr=1-1

Ce sinistre individu pense que la population mondiale optimale devrait être d’un milliard de personnes. Il se propose donc de mettre toute une série de mesures odieuses en application afin de réduire la population mondiale. Holdren dit que l’on pourrait mettre des produits chimiques toxiques dans la nourriture et l’eau, introduire des permis de naissance (les enfants nés sans permis devraient être éliminés), mettre en place des avortements obligatoires, et même pratiquer des infanticides. La stérilisation des êtres humains est, elle aussi, prescrite.

http://www.dailymotion.com/video/xjmmll_le-plan-des-elites-pour-la-depopulation-mondiale_news

 

Ne pas être étonné qu’après çà,  la commission européenne accepte les poulets à l’eau de javel !

http://www.dailymotion.com/video/xf7idt_poulet-a-la-javel_people#from=embed

 

ou que Danone  nous engraisse comme des porcs :

http://www.dailymotion.com/video/xf4vte_danone-vous-engraisse-tels-des-porc_news#from=embed

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2012/07/06/24633042.html

 

Sans parler de Mc Do et de ses nuggets !

http://www.5minutesatuer.com/culture/fabrication-chicken-nuggets.html

 

Oui, on ingurgite des colorants nocifs :

http://www.youtube.com/watch?v=Fs-N0Gjf4C8&feature=player_embedded

 

Même  l’eau du robinet contient de plus en plus de restes de contraceptifs (augmentant sensiblement les problèmes  de stérilité chez les gens  :

http://www.dailymotion.com/video/xbj124_leau-du-robinet-estelle-potabley-po_news

 

Xe ou les hommes en noir !

Que Monsanto se soit payé la plus grande armée du monde :

Blackwater (ou la Xe) avec l’aide de Bill Gates  peut se comprendre vu le nombre de gens souffrant sur cette planète de ses effets néfastes. Mais l’alimentation est devenue pour  les banksters une manière d’augmenter considérablement leurs profits et pouvoir Et cela au dépend des agriculteurs et des consommateurs.

http://www.darkgovernment.com/news/monsanto-now-owns-blackwater-xe/

http://www.dailymotion.com/video/xohhvs_les-armees-privees-black-water-ou-la-xe-societes-militaires-privees-smp_news

 

Le Chef de la Tribu des Kayapo,

Raoni, pendant ce temps,  reçut la pire nouvelle de sa vie : Dilma, la présidente du Brésil, a donné son approbation pour la construction d’une énorme centrale hydroélectrique (la 3ème plus grande au monde). Une véritable sentence de mort pour tous les peuples vivant près du fleuve, car le barrage inondera environ 400 000 hectares de forêt. Plus de 40 000 Indiens devront trouver de nouveaux endroits pour vivre. Et on assistera à la destruction de leur habitat naturel, à de la déforestation, à la disparition de plusieurs espèces…

http://www.dailymotion.com/video/xl6snv_aidons-raoni-ensemble_news

http://raoni.fr/signature-petition-1.php

 

 

Il n’y a plus dans notre monde de place pour ceux qui vivent différemment,  tout doit être aplani, chacun, au nom de la mondialisation, doit perdre son identité, sa façon de vivre. Et cela sous la domination de quelques uns.

115 commentaires sur “Bref aperçu de notre agriculture néo-libérale…

  1. John dit :

    Dans cette parodie animée du film « La Guerre des Etoiles » de Georges Lucas, l’agriculture bio organise sa lutte contre l’agriculture intensive… Une rébellion hilarante contre le côté obscur de la ferme.
    -http://www.dailymotion.com/video/x10s7dj_la-guerre-des-etals-fiction_creation#from=embediframe

  2. Line dit :


    Avec l’augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d’oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d’il y a un demi-siècle ?

    Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent,
    http://www.fao.org/docrep/004/y3557f/y3557f06.htm
    la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

    Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !
    http://organic-center.org/reportfiles/YieldsReport.pdf

    Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins. Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.

    Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News.
    http://www.food-supplements-and-aloe-vera.com/support-files/nutrient_changes_in_vegetables_and_fruits_1951-1999.pdf
    Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

    Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans.
    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=18139766
    Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

    Et si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.
    http://www.cncahealth.com/explore/learn/nutrition-food/declining-nutrition-of-fruits-and-vegetables#.VMKErcmIxQ6

    Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.
    http://www.organic-center.org/reportfiles/Trade-offs%20in%20agriculture%20and%20nutrition,%20Davis,%20Food%20Technology%20March%202005.pdf

    A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées.
    http://www.terraeco.net/A-financer-le-sauvetage-de-notre,57845.html

  3. Otho dit :

    Et ce qui est terrible, cette oligarchie financière s’en prend de plus en plus à la nature. Elle achete de la nature sauvage, de la vie animale ou végétale à préserver, pour la revendre sous forme d’actions à des entreprises comme un simple permis de polluer ou de détruire. Les habituels vautours tels que Bank of America-Merrill Lynch, JP Morgan, Citigroup… si on ne les arrête pas, s’en prendront à l’être humain ! Tout est à vendre : un enfant, un poumon, des cellules….
    http://www.arte.tv/guide/fr/050583-000/nature-le-nouvel-eldorado-de-la-finance?autoplay=1

    Quand la nature devient la proie des banques :
    http://www.humanite.fr/quand-la-nature-devient-la-proie-des-banques-564396

    La nature a un prix… Et les financiers comptent bien en profiter :
    http://www.challenges.fr/economie/20150203.CHA2759/la-nature-a-un-prix-et-les-financiers-comptent-bien-en-profiter.html

    Quand les banques achètent des forêts… :
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/quand-les-banques-achetent-des-forets-03-02-2015-4501097.php

  4. Tonio dit :

    Le traité transatlantique va devenir une réalité que nous allons bientôt subir ! Avec celui-ci, les États-Unis vont pouvoir proposer tous les produits jusqu’ici interdits en Europe. Par exemple :
    – L’olestra: une huile chimique dérivée d’une huile végétale et du sucre. Sans calories, sans cholestérol, sans matière grasse sic… Cette substance fut interdite au Royaume-Uni et au Canada à cause de ses nombreux effets secondaires.
    – L’huile végétale bromée: L’huile végétale bromée (E443) est un émulsifiant alimentaire fait à partir d’huile végétale dans laquelle du brome est rajouté. Le brome est un liquide toxique par inhalation, ingestion ou même contact. L’huile végétale bromée peut laisser des résidus dans le corps humain et ses effets sont nombreux sic… Cet émulsifiant a été interdit dans au moins 100 pays, dont l’Union Européenne.
    – Le bromate de potassium ou E924a est une substance cancérigène et toxique. Elle est ajoutée à la farine pour mieux la lever et rendre la cuisson plus rapide. Dans certains cas, si elle n’est pas trop dosée et si la pâte est bien cuite, l’additif devient moins dangereux. Dans le cas contraire, il est extrêmement nuisible ! Il provoque des lésions rénales, des cancers et des dommages dans le système nerveux.
    – BHA et BHT: Le BHA (Butylhydroxyanisol) et le BHT (Butylhydroxytoluène) sont des dérivés du pétrole. Ils sont présents dans les huiles et graisses alimentaires, la viande, les céréales, les chewing-gums, les produits cosmétiques et pharmaceutiques et les biscuits salés. Ils sont utilisés afin d’empêcher les aliments de rancir. On les accuse de perturber la fonction endocrine, d’être la cause d’allergies et d’hyperactivité chez l’enfant. Le BHT a, de plus, des effets mutagènes et augmente le cholestérol. Curieusement ce sont des produits interdits au Japon, en Australie, en Roumanie et en Suède, mais autorisés en France (en dessous d’une certaine dose). Même la Californie a classifié ces substances comme cancérigènes.
    – Les hormones de croissance: Utilisées dans les élevages laitiers, les hormones rBGH (hormone bovine de croissance recombinée) et rBST (somatotropine bovine recombinée), fabriquées synthétiquement, permettent que les vaches laitières aient un rendement de lait plus conséquent que la normale. Fabriquées d’abord par Monsanto, puis ensuite par Elanco, les effets de ces substances seraient néfastes pour l’être humain et l’animal. Ces hormones causent l’infertilité, perturbent la croissance musculaire et provoquent le cancer.
    – L’arsenic: L’arsenic est bien connu pour être un poison, mais il est aussi un oligo-élément présent dans l’organisme à TRÈS faible dose. Aux États-Unis, il est utilisé comme additif dans les volailles pour rendre la viande plus rose et plus belle. A doses non-mortelles et régulières, l’arsenic peut favoriser le cancer.

    8 produits consommés aux Etats-Unis et interdits ailleurs :
    http://www.consoglobe.com/additifs-alimentaire-interdit-cg

    Ces produits, comme d’autres, sont interdits car dangereux ou suspectés de l’être. Le problème vient des accords de libre-échange, un méga-accord commercial unilatéral qui profitera aux Etats-Unis sans réellement profiter à l’Europe, et qui devrait rendre caduque l’ensemble des protections si celles-ci empêche le profit, quel qu’il soit. On devra commencer à oublier les normes, appellations, labels, si ceux-ci représentent une entrave pour les financiers américains. Et si un pays ou un état interdit un produit américain sur son sol, même si les motifs sont tout à fait légitimes, le fabricant pourra alors trainer le pays devant un tribunal « privé », pour obliger le-dit pays à accepter le produit interdit, quelles qu’en soient les conséquences.

    • Gabi dit :

      Sans oublier les OGM ! Une étude sur 2 ans démontre d’une manière flagrante que même sans pesticide de type roundup, des rats qui mangent du maïs transgénique vont connaitre une surmortalité ou au mieux des tumeurs !

      Si jusqu’à maintenant les firmes officiellement ne s’en étaient pas aperçu, c’est tout simplement parce que les tests qu’ils faisaient eux-mêmes ne duraient que 3 mois. Curieusement, c’est à partir du 4ème mois que l’on commençait à voir un changement ! Bref, voilà la preuve comme quoi les OGM sont véritablement facteurs de maladies ! Il est criminel de la part du ministre de l’Agriculture de les autoriser et de surtout ne pas l’indiquer sur les étiquettes !

      Les docteurs de l’hôpital Carlos III ont confirmé, dans une conférence de presse, le premier cas de décès humain causé par l’ingestion de nourriture génétiquement modifiée :
      http://www.brujitafr.fr/2015/03/des-medecins-confirment-le-premier-cas-de-deces-lie-a-l-ingestion-d-ogm.html
      Cela contredit la plupart des études sur les OGM qui ont conclu que les cultures génétiquement modifiées actuellement sur le marché étaient comestibles et sans dangers.

    • John dit :

      Jeffrey Smith, expert des questions OGM, Directeur de l’Institute for Responsible Technology aux États-Unis, met en lumière les dangers des produits transgéniques sur les hommes et la nature.

      Un organisme génétiquement modifié (OGM) est le résultat d’un processus qui consiste à prendre des gènes d’une espèce et à les insérer dans une autre dans une tentative d’obtenir un trait ou une caractéristique souhaitée. Ils sont également connus comme des organismes transgéniques. Ce processus peut être appelé génie génétique (GE) ou modification génétique (GM). Le génie génétique est complètement différent du greffage traditionnel. Il comporte des risques uniques. Dans l’élevage traditionnel, il est possible d’accoupler un cochon avec un autre cochon pour obtenir une nouvelle variété, mais il est impossible d’accoupler un cochon avec une pomme de terre ou une souris. Même lorsque les espèces qui semblent étroitement liées réussissent leur croisement, leur progéniture est généralement stérile. Un cheval par exemple peut s’accoupler avec un âne, mais la progéniture (une mule) est stérile. Avec le génie génétique, les scientifiques peuvent enfreindre la barrière des espèces mises en place par la nature. Par exemple, ils ont introduit des gènes de poisson dans les tomates. Les résultats sont des plantes (ou des animaux) avec des traits qu’il serait pratiquement impossible d’obtenir avec les processus naturels tels que le croisement ou la greffe. Parce que les organismes vivants ont des barrières naturelles pour se protéger contre l’. oduction de l’ADN provenant d’une espèce différente, les ingénieurs génétiques ont trouvé des moyens pour forcer l’introduction de l’ADN d’un organisme dans un autre. Ces procédés comprennent: – L’utilisation de virus ou de bactéries pour «contaminer» les cellules animales ou végétales avec le nouvel ADN. – Le revêtement de l’ADN dans de petites boulettes de métal et leur injection avec un pistolet spécial dans les cellules. – L’injection du nouvel ADN dans des oeufs fertilisés avec une aiguille très fine. – L’utilisation des chocs électriques pour créer des trous dans la membrane couvrant le sperme, puis introduire par force le nouvel ADN dans le sperme à travers ces trous. Mais la technologie du génie génétique est encore à l’état brut. Il est impossible d’insérer un nouveau gène avec précision, et le transfert de nouveaux gènes peut perturber le réseau raffiné de l’ADN dans un organisme. La compréhension actuelle de la manière dont fonctionne l’ADN est extrêmement limitée et toute modification de l’ADN d’un organisme à un point quelconque peut avoir des effets secondaires qui sont impossibles à prévoir ou à contrôler. Le nouveau gène pourrait par exemple modifier les réactions chimiques dans la cellule ou perturber les fonctions cellulaires. Cela pourrait conduire à l’instabilité, à la création de nouvelles toxines ou d’allergènes et des changements de la valeur nutritionnelle.

      La biotechnologie n’est pas une bonne chose pour l’humanité. Le rapport de l’IAASTD parrainé par les Nations Unies et la Banque mondiale dont le Cameroun est signataire, a déterminé que la génération actuelle d’OGM ne contribue pas à nourrir un monde affamé, ni à éradiquer la pauvreté, ni à créer un système alimentaire durable. Le rapport « Failure to Yield » de « Concerned Scientists« , une organisation basée aux États-Unis montre que les OGM n’augmentent pas non plus le rendement. Des analyses indépendantes démontrent également que les OGM n’augmentent pas le revenu moyen des agriculteurs, au contraire ils leur réduisent l’accès aux marchés étrangers. En réalité, les OGM favorisent plutôt la concentration du droit de propriété des semences dans les mains de quelques multinationales et prive les agriculteurs de leur tradition séculaire d’économie et de commerce des semences. Pourtant presque toutes les grandes et petites cultures vivrières ont été génétiquement modifiées dans les laboratoires. L’objectif déclaré de Monsanto était de concevoir génétiquement 100% de toutes les semences commerciales dans le monde et de les breveter. Les neuf cultures vivrières génétiquement modifiées actuellement commercialisées sont le soja, le maïs, le coton, le colza, la betterave à sucre, la luzerne, la courgette, la courge jaune et la papaye. Les pommes de terre génétiquement modifiées et le saumon ont toutes été approuvés cette année aux États-Unis, mais aucun n’a encore pénétré le marché.

      Les deux principaux traits qui ont été ajoutés à ce jour sont la tolérance aux herbicides et la capacité de la plante à produire son propre pesticide. Ces résultats ne présentent aucun avantage pour la santé. Leur seul avantage est économique. Des plantes comme le coton Bt produisent des pesticides à l’intérieur de la plante. Cela tue ou éloigne les insectes, épargnant à l’agriculteur d’avoir à pulvériser des pesticides. Les plantes deviennent elles mêmes toxiques et pas seulement pour les insectes. Les agriculteurs en Inde qui ont laissé leurs moutons paître sur les plantes de coton Bt après la récolte ont vu des milliers de moutons mourir ! Les ingénieurs génétiques rencontrent constamment des effets secondaires inattendus. Les plantes génétiquement modifiées créent des toxines, réagissent différemment aux intempéries. Lorsque des gènes étrangers sont insérés, les gènes inactifs peuvent être activés ou le fonctionnement des gènes modifiés, créant des protéines nouvelles ou inconnues, augmentant ou diminuant la production de protéines existant à l’intérieur de la plante. Les effets de la consommation de ces nouvelles combinaisons de protéines sont inconnus. Mais à manger des aliments génétiquement modifiés, on risque certain nombre de problèmes qui tombent globalement dans les catégories de toxines potentielles, d’allergènes, de cancérigènes, de nouvelles maladies, des maladies résistantes aux antibiotiques et des problèmes nutritionnels. Les techniques utilisées pour transférer des gènes ont un taux de réussite très faible, de sorte que les ingénieurs génétiques attachent des « gènes marqueurs » résistants aux antibiotiques pour les aider à savoir quelles cellules ont accepté le nouvel ADN. Ces gènes marqueurs sont résistants aux antibiotiques qui sont couramment utilisés en médecine humaine et vétérinaire. Certains scientifiques croient que manger des aliments GM contenant ces gènes marqueurs pourrait encourager les bactéries de l’intestin à développer une résistance aux antibiotiques.

      La recherche sur les aliments génétiquement modifiés n’a pas démontré qu’ils sont sans danger. Diverses études alimentaires faites sur les animaux ont abouti à la croissance des cellules potentiellement précancéreuses, l’endommagement du système immunitaire du cerveau, du foie et des testicules, une atrophie partielle ou une augmentation de la densité du foie, des noyaux de cellules de forme irrégulière et d’autres anomalies inexpliquées, fausses grossesses et taux de mortalité élevé. Les rapports de témoins oculaires partout en Amérique du Nord décrivent comment plusieurs types d’animaux camer.be, y compris les vaches, les cochons, les oies, les wapitis, les cerfs, les écureuils et les rats, lorsqu’ils ont le choix, évitent de manger des aliments génétiquement modifiés. La seule étude alimentaire faite avec les humains a montré que les OGM ont survécu à l’intérieur de l’estomac des gens qui mangent des aliments GM. Aucune étude de suivi n’a été effectuée. Peu de temps après que le soja GM ait été introduit au Royaume-Uni, les allergies au soja ont augmenté de 50%. En Mars 2001, le Center for Disease Control aux États-Unis a rapporté que l’alimentation avait augmenté de deux fois le nombre de maladies aux États- Unis par rapport aux estimations faites seulement six ans plus tôt. Cette augmentation correspond à peu près à l’époque où les Américains ont commencé à consommer des aliments GM en 1996 ; ce que nie l’industrie de la biotechnologie, sous prétexte qu’il n’y a pas eu de tests de suivi. Le lait des vaches traitées au rBGH (recombinant Bovine Growth Hormone) contient une quantité accrue de l’hormone IGF-1, qui est l’un des facteurs les plus élevés de risque associés au cancer du sein et de la prostate.

      Il y a aussi les effets des cultures GM sur l’environnement. Quand les mauvaises herbes s’adaptent aux herbicides, elles développent une résistance et évoluent en ce qu’on appelle les « super mauvaises herbes ». Des études ont montré en outre que les cultures produisant des pesticides contaminent les cours d’eau à proximité et affectent la vie aquatique. Ils peuvent aussi nuire aux insectes bénéfiques. Et le pollen des cultures GM peut contaminer les cultures voisines du même type. Des rapports en Inde décrivent des fermes incapables de produire des cultures après deux saisons consécutives de culture du coton Bt. Par ailleurs, l’herbicide Roundup tue les bactéries bénéfiques au sol, diminue la teneur en minéraux disponibles pour la plante et favorise la croissance d’agents pathogènes fongiques. Le Roundup favorise également la croissance de « super mauvaises herbes », réduit la teneur en éléments nutritifs des aliments, diminue la biodiversité et favorise la croissance des maladies des plantes dans le sol. Les experts estiment que plus de 40 maladies de plantes sont à la hausse dans le système agricole des États-Unis en raison de la sur-utilisation de l’herbicide Roundup. L’ingrédient actif de l’herbicide Roundup, le glyphosate peut persister dans le sol pendant des périodes prolongées. Une étude a montré que dans certaines conditions du sol, il est dégradé à seulement 50% après 22 ans. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de classer l’ingrédient actif du Roundup, le glyphosate R, potentiellement cancérigène pour l’homme. De nombreuses fermes aux États-Unis ont signalé que des saisons après que le Roundup ait été pulvérisé, les rendements des autres cultures sont réduits. Une étude de l’Andhra Pradesh en Inde a démontré que les agriculteurs de coton non-Bt ont gagné plus de 60% de plus que les cultivateurs de coton Bt. Divers rapports à travers l’Inde ont montré que le coton Bt est associé à des infestations de cochenilles, la pourriture des racines, l’enroulement des feuilles, la croissance de petits bols, l’échec de la germination, la baisse de la qualité du coton. Un des résultats les plus révélateurs de l’introduction du coton Bt est le grand nombre de suicides d’agriculteurs en Inde. Plus de 250.000 cultivateurs de coton Bt se sont suicidés parce qu’ils étaient incapables de gagner suffisamment d’argent pour rembourser les prêts d’intérêt élevés nécessaires à l’achat des semences. Le coton Bt a été aussi un échec en Indonésie où il a été attaqué par des parasites. En conséquence, Monsanto ne pouvait pas gagner du terrain là-bas, même si ses dirigeants ont été reconnus coupables de corruption et de distribution de pots-de-vin à plus de 140 responsables indonésiens. Le coton BT a été salué comme un grand succès par l’industrie de la biotechnologie en Afrique du Sud, jusqu’à ce que des rapports récents démontrent qu’il avait effectivement un impact négatif sur les économies paysannes.

      En 2009, l’Allemagne a rejoint la France, la Hongrie, l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Pologne et la Roumanie dans l’interdiction du maïs GM Mon 810 de Monsanto en raison des risques documentés sur la biodiversité et la santé humaine. En 2007, plus de trois millions d’Italiens ont signé une pétition déclarant leur opposition aux cultures GM dans leur pays. En Europe, plus de 175 régions et plus de 4500 municipalités se sont déclarées zones sans OGM. L’Espagne seule comprend plus de 50 municipalités qui n’en veulent pas. L’Europe a un plus grand rejet des OGM en raison d’une information plus équilibrée des médias sur la santé et les dangers environnementaux. Plus de la moitié de l’alimentation animale en Europe, cependant provient de cultures GM. Mais des producteurs de bétail ont rapporté que quand ils passent à l’alimentation non-OGM, la santé des animaux s’améliore de façon spectaculaire. Selon un sondage réalisé par le groupe Hartman, repris la semaine dernière dans le New York Times, 58% des Américains sont à la recherche d’aliments non-OGM. Cela fait partie d’une tendance mondiale de rejet des consommateurs, à cause du fait que les dangers liés à la santé sont de plus en plus largement compris. Très peu d’OGM sont cultivés en Europe. Mais si vous importez le lait et la viande d’Europe, il serait préférable de rejeter les produits fabriqués à partir d’animaux nourris avec des OGM, pour le bien de vos citoyens. De plus en plus de marchés se ferment aux OGM. Cela va s’accélérer maintenant que les OGM deviennent plus impopulaires. Sur des preuves scientifiques considérables, nous savons maintenant que la génération actuelle d’organismes génétiquement modifiés n’est pas sans danger. Et donc, les OGM ne doivent pas être utilisés dans l’approvisionnement alimentaire. Des milliers de médecins américains prescrivent maintenant des régimes non-OGM à tous leurs patients. Les mêmes types de problèmes disparaissent chez le bétail auquel on supprime une alimentation faite de produits GM alors que les animaux de laboratoire nourris aux produits OGM en sont affligés.

      http://fr.sott.net/article/27250-OGM-l-humanite-menacee

      • Carlos dit :

        L’huître triploïde représente plus de 50% du marché français. Dans cette vidéo, hécatombe dans les parcs ostréicoles depuis 2008. Aperçu du rôle trouble de l’Ifremer, censé contrôler la production ostréicole, et qui détient pourtant le monopole de la vente des huîtres génétiquement trafiquées en France. Enfin, grand angle sur des ostréiculteurs qui se battent pour commercialiser (et le signaler aux clients) des huitres « naturelles ».

      • Monique dit :

        Dans un monde où la corruption des scientifiques par l’industrie est devenue quasi banale, l’existence d’un groupe scientifique consciencieux est devenu unique !

        Pour cette raison, le verdict en faveur du professeur Gilles-Eric Séralini et de sa remarquable équipe de scientifiques du CRIIGEN, (le Comité français de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), dans un procès en diffamation que la Haute Cour de Paris vient de prononcer est doublement une bonne nouvelle. Le 6 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé le professeur Marc Fellous, ancien président de la Commission du génie biomoléculaire française, pour « faux » et « usage de faux », dans un procès en diffamation qu’il a perdu contre le professeur Séralini. L’amende sera fixée courant 2016.
        http://www.gmwatch.org/news/latest-news/16557-seralini-s-team-and-criigen-win-two-court-cases-about-their-research-on-toxicity-of-gmos-and-pesticides

        Créée au sein du ministère de l’Agriculture, la Commission du génie biomoléculaire française est bien connue pour sa défense des OGM. Cet organisme est chargé en France d’homologuer en tant que sûres un certain nombre de variétés de plantes génétiquement modifiées. Fellous, membre de l’Institut Pasteur, est Président de l’Association Française des Biotechnologies Végétales, responsable de l’évaluation des risques des OGM au ministère français de l’Agriculture, ainsi que professeur de génétique humaine à l’université de Paris. Le procès a été intenté par Séralini en janvier 2011.

        La réévaluation de Séralini rendait compte de la découverte de signes de toxicité dans les données brutes des propres études de Monsanto sur le rat nourri de MON 863, le maïs génétiquement modifié (GM) de Monsanto.
        http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs00244-006-0149-5

        Avec la publication accablante de son étude explosive sur le rat, qui étudiait les effets sur les deux ans couvrant sa vie entière, la même équipe de scientifiques dirigée par Séralini a été au centre de la dénonciation de l’un des cas récents de faute professionnelle les plus flagrants. Étonnant à croire, dans les vingt années entières de l’histoire du commerce des OGM, c’était la tout première étude de longue durée chez le rat. Montrant en détail les effets d’un régime à base d’OGM, les conclusions faisaient froid dans le dos.

        Dans les quelques heures ayant suivi la publication de l’étude (en septembre 2012, dans la fameuse revue scientifique spécialisée Food and Chemical Toxicology) une campagne médiatique mondiale coordonnée, visant à mettre en doute ses conclusions a été lancée. Aucun fait n’a été présenté, juste les allégations typiques disant que l’étude était « non scientifique » ou que de mauvais rats avaient été utilisés. La couverture médiatique mondiale a forcé à se couvrir la Commission de l’Union Européenne corrompue, favorable aux OGM. L’organisme consultatif officiel d’experts « indépendants » sur la sécurité alimentaire de l’UE, l’EFSA, a dénoncé l’étude de Séralini avant même de faire une étude indépendante de longue durée comparable, afin de la vérifier ou de la réfuter. Inconnu de la plupart des citoyens de l’UE, des organismes d’enquête ont révélé que les membres du conseil scientifique de l’EFSA, chargés de surveiller Monsanto et ses sociétés écrans, avaient des liens directs ou indirects avec cette même industrie des OGM.
        http://www.theecologist.org/News/news_round_up/654446/eu_food_safety_chief_forced_to_quit_gm_lobby_role.html

        En janvier 2014, à plus d’un an de la première publication, la revue Food and Chemical Toxicology a pris la décision sans précédent de rétracter officiellement l’article de Séralini, en avançant la justification incroyable que son étude était « non concluante ». Juste avant la rétractation, le journal avait embauché Richard E. Goodman en tant que nouveau « rédacteur en chef adjoint pour la biotechnologie ». C’était le nouveau point de vue, apparemment instauré spécialement par Goodman à la suite de l’« affaire Séralini ». Goodman était un ancien employé de Monsanto et un membre actif de l’International Life Sciences Institute (ILSI). Financé par des compagnies multinationales des OGM et de l’agrochimie, dont Monsanto, l’ILSI développe des méthodes d’évaluation des risques « favorables à l’industrie » pour les aliments GM et les contaminants alimentaires chimiques, et les introduit dans les réglementations gouvernementales. L’une des premières décisions de Goodman à la revue a été de rétracter le document de l’étude de Séralini en tant que « non concluante ». Si ce critère était appliqué à toutes les études scientifiques, il ne resterait aucune revue scientifique.

        Le 30 mars 2015, plus d’un an plus tard, les éditeurs de la revue Food and Chemical Toxicology ont annoncé que Richard Goodman, l’ancien employé de Monsanto, avait été « renvoyé » du comité de rédaction, et que le rédacteur en chef, A. Wallace Hayes, favorable aux OGM, avait été catapulté au stupide poste de « directeur de la Stratégie et de la Vision ».

        En attendant, le professeur Séralini et son groupe font d’autres études sur le rat et découvrent d’autres preuves montrant que TOUT OGM est toxique pour l’homme et l’animal.

        La discipline entière de la soi-disant biotechnologie est donc bien corrompue et pourrie jusqu’au cœur ! Cela ne devrait guère surprendre, puisque créée à dessein par les principales familles eugénistes de l’Amérique, elle fut financée par leur fondation Rockefeller pour faire progresser leur programme eugénique démentiel à l’époque où cette même fondation finançait les recherches eugénistes nazies à l’Institut Kaiser Wilhelm de Berlin. James Rockefeller, ancien président de First National City Bank, Citigroup plus tard, siégea au conseil de Monsanto jusqu’à sa mort à 102 ans, en 2004.

        Les OGM et leurs « herbicides » assortis n’ont-ils pas été imaginés par leurs inventeurs pour nous éliminer en tant que « mauvaises herbes » ? D’ailleurs Bill Gates disait que ses vaccins avaient permis de diminuer la population !

  5. Line dit :

    Glutamate, aspartame : ces poisons qui nous nourrissent : « Une bonne alimentation ralentit les cancers ! Mais la nourriture industrielle rend malade » constate Gilles Lartigot ! Les 3 millions d’animaux abattus en France chaque jour, sont nourris avec des produits toxiques. Au lieu du fourrage traditionnel on leur donne des produits tels que le maïs OGM ou du tourteau de soja à forte teneur en omega 6 (acide gras inflammatoire). Sans compter des antibiotiques qui les aident à grossir plus vite mais qui fontt perdre à l’être humain sa résistance contre par exemple le staphylocoque doré ! Le problème, les agences de santé souffrent de conflits d’intérêt avec les industriels. Autrement ils dénonceraient un peu plus les perturbateurs endocriniens que l’on retrouve dans les pesticides (ces dérivés des gaz de combat). Ceux-ci se stockent dans les cellules graisseuses. Et que penser des pilules contraceptives que l’on retrouve après dans la nature ? L’eau en en contenant, rend stérile les buveurs ! Le problème, il n’existe pas de filtre pour les éliminer.

    Autre témoignage, celui d’un cadre dans l’agroalimentaire pendant 20 ans, Christophe Brusset, qui dénonce les pratiques les plus courantes du secteur dans son livre « Vous êtes fous d’avaler ça ! »

  6. Patrick dit :

    Depuis 2008, de nouvelles variétés de tournesol et de colza sont apparues en France. Leur particularité : elles ont été rendues tolérantes aux herbicides par la technique de mutation génétique ou mutagénèse. Lors de l’épandage, l’herbicide spécialement conçu pour la plante peut pénétrer dans ses cellules sans la détruire, alors qu’il tuera tous les végétaux alentour.

    Les semences des plantes mutées arrivent sur le marché sans aucune mention des manipulations génétiques qu’elles ont subies. Pas d’étiquetage : agriculteurs, consommateurs, personne n’a accès à l’information. Interrogé par l’association Infogm, le ministère de l’agriculture a déclaré que 17000 ha de colza et 10000 ha de tournesol obtenus par mutagénèse ont été plantés en France en 2014.

    Elles ne sont pas des OGM, même si la différence entre la transgénèse et la mutagénèse est parfois mince. Dans les deux cas, il s’agit de modifier la plante pour lui donner de nouvelles propriétés. Pour faire court, disons que dans le cas des OGM transgéniques, le génome est modifié par introduction du gène d’un autre organisme : plante, ou animal. Alors qu’avec une plante mutée, la modification du génome est intrinsèque. Les techniques les plus anciennes ont une trentaine d’années. Elles opéraient par exposition à des agents chimiques ou des rayons. L’évolution actuelle de la technique (par oligonucléotide) prévoit d’introduire des séquences d’ADN synthétisées en laboratoire dans le génome de la plante.

    Cela dit, pour la transgénèse comme pour la mutagénèse, il s’agit bien de « modifier le matériel génétique de la plante d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Ce sont les termes de la directive européenne 2001-18 qui classifie donc les deux techniques dans la catégorie OGM. Mais, et c’est là que le bas blesse, les plantes mutées sont exclues du champ d’application de la directive ! Pas d’évaluation, pas de demande d’autorisation, pas d’étiquetage obligatoire. Un vide juridique total qui permet aux semenciers Pioneer et BASF notamment de s’imposer dans les cultures sans que quiconque ne soit informé.

    S’alarmant de cette réalité, un réseau d’associations soutenu par les signataires de l’appel de Poitiers est passé à l’action. Après plusieurs rendez-vous avec les ministères de l’agriculture et de l’écologie, les associations ont envoyé en décembre 2014 un courrier au premier ministre Manuel Valls. Sans réponse de ce dernier, en mars dernier neuf d’entre elles ont déposé un recours juridique en Conseil d’État. Leur demande à l’état français : installer un moratoire sur les variétés rendues tolérantes aux herbicides et interpeller l’Europe pour leur intégration dans la réglementation des OGM.

    http://fr.sott.net/article/25633-Ces-OGM-bien-planques

  7. Antoine dit :

    De quoi faire une bonne tarte aux pommes « maison » ?

    Les producteurs de lait perdent 40 euros par 1.000 litres de lait. Ils s’apprêtent à en perdre 60. Les producteurs de porc en sont eux à plus de 20 euros de perte par animal. Les cours se sont effondrés passant de 1,40 euro à 1,08 euro. Et les prévisions sont plus que pessimistes. Les éleveurs de volailles sont dans le rouge, eux aussi. Depuis deux semaines, les paysans bretons manifestent leur colère mais surtout leur désespoir face à la situation récurrente dont ils sont victimes. Les agriculteurs n’en finissent pas de subir une concurrence déloyale, résultat d’une politique européenne et mondialiste suicidaire. L’ouverture des frontières à tout-va, la volonté de mise en concurrence avec des pays dont les législations sont opposées, ruinent leurs efforts et leurs exploitations. C’est la Bretagne qui une nouvelle fois a tiré la sonnette d’alarme. Les actions des paysans bretons se sont rapidement étendues à une partie du pays : Normandie (Guilberville Autoroute A84), Charente Maritime notamment. Les agriculteurs, à grands renforts de remorques et de déchets ont bloqué les grands routiers de l’Ouest de la France durant plusieurs jours : Quimper, Brest, Saint Brieuc, Lamballe, Dinan, Saint Malo, Rennes. Pour tenter de calmer leur colère, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué vouloir débloquer une aide d’urgence de 290 millions, toutes productions confondues. Il a annoncé par ailleurs une « année blanche » sur le front des emprunts. Mais ces annonces ne changeront rien à la concurrence mondialiste subie par les paysans. En fait l’U.E. ne veut plus de la paysannerie française.

  8. Benoit dit :

    Un constat édifiant : la suppression des poussins mâles :

    A Alès, voir les conditions d’abattage des animaux : les cochons sont les seuls animaux à être gazés avant exécution. Les autres sont abattues sans étourdissement préalable. Difficile de ne pas y voir là, l’influence du halal !

    Ce qu’en pense le Dr Alain de Peretti, vétérinaire, Président de Vigilance Halal, Protection et Respect de l’Animal et du Consommateur : « L’aspect invasif de la viande halal, lié à la conjonction du mercantilisme et de l’obscurantisme, pose de nombreux problèmes : souffrance animale, insalubrité des viandes, paiement d’une dîme religieuse. Le refus d’étiquetage spécifique par les autorités, au motif que cela serait stigmatisant est proprement scandaleux. La dégradation dramatique des pratiques dans les abattoirs, illustrée par les scandales à répétition comme à Alès et au Vigan, est liée à l’introduction massive de l’abattage halal. Cela a beaucoup nuit à l’image des professionnels de la viande. Vigilance Halal s’inscrit dans une démarche pragmatique et non idéologique en soutenant les bouchers qui s’engagent à ne commercialiser que de la viande d’animaux abattus selon les normes « laïques ». Plus de 300 bouchers ont répondu à notre appel et vont recevoir l’affichette ci-dessous.
    http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b8d1bcbf61970c-800wi
    Germes tueurs : le fléau de l’élevage intensif :

  9. Lino dit :

    A la ferme usine des « 1000 vaches » :

    Lundi 18 janvier 2016, le tribunal administratif d’Amiens autorisait la ferme-usine des Mille vaches, située à Drucat (Somme), à passer de 500 à 800 vaches, donnant ainsi raison à l’exploitant, M. Walter, et au propriétaire, M. Ramery, contre l’État. Ecoeuré, Maître Grégoire Frison, l’avocat de l’association d’opposants Novassent, laissa exploser sa colère : « Il s’agit d’une décision inique, prise par un magistrat partial, au profit d’un industriel et aux dépens des petits éleveurs, qui se font rouler dans la farine ! »

    L’exploitant contestait les arrêtés pris par la préfecture de la Somme à son encontre. En juillet 2015, les services vétérinaires constataient que la ferme-usine comptait près de 800 vaches, alors que l’autorisation préfectorale est limitée à 500. M. Ramery a donc été sommé de se mettre en conformité, au risque de devoir s’acquitter de lourdes sanctions financières. Mais M. Ramery a refusé de payer et demandé la suspension des arrêtés. Le 22 décembre dernier, il plaidait en ce sens devant le tribunal administratif d’Amiens… Mais voilà, d’après la Cour, le requérant a bien déposé une demande auprès de la préfecture afin d’agrandir son cheptel via un regroupement de troupeaux en mars 2015, mais n’a pas reçu de réponse. Selon la règle administrative du « silence vaut accord », l’autorisation serait donc tacite…. Et l’arrivée de 270 vaches supplémentaires sur la ferme à l’été 2015 serait tout à fait légale.

    Pour les opposants en revanche, cette interprétation ne colle pas. « La Préfecture de la Somme nous a assuré que la concertation avec Ramery avait été permanente », dit Me Frison, qui n’admet pas la thèse du « silence de l’administration ». Par ailleurs, d’après l’avocat de Novassent, « la demande d’autorisation adressée en mars 2015 ne porte pas sur le même cheptel que celui arrivé en juillet ».

    http://www.reporterre.net/Le-tribunal-administratif-absout-les-illegalites-de-la-ferme-usine-des-Mille

  10. Quentin dit :

    Une race d’animal d’élevage sur cinq est menacée d’extinction. L’alerte a été lancée dès 2008 par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
    http://multinationales.org/IMG/pdf/a1260f00.pdf
    Sur les 6 300 races d’animaux domestiques, 1 350 sont menacées d’extinction ou ont déjà disparu. Leur remplacement se fait au profit d’un nombre restreint de races d’élevage sélectionnées, la plupart du temps, pour leur productivité. Une douzaine d’espèces animales fourniraient à elles seules 90 % des protéines d’origine animales consommées dans le monde.
    http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/?pid=decouv_chapC_p4_d1&zoom_id=zoom_d1_1
    En creux se profile une course au contrôle de la génétique animale par une poignée d’acteurs économiques, sur fond d’agriculture industrielle.

    Les critères de cette sélection génétique ? Grandir et grossir vite, produire beaucoup de lait, de viande ou d’œufs. « Les entreprises d’élevage se sont concentrées sur la maximisation de la production et les aspects commerciaux utiles, comme la croissance rapide, l’efficacité de la conversion alimentaire et des rendements élevés,souligne l’Atlas de la viande publié en 2014 par la fondation Heinrich-Böll-Stiftung Berlin, les Amis de la Terre Europe et Arc 2020.
    http://eu.boell.org/sites/default/files/latlasdelavivande2014_web_final.pdf
    Il en résulte des races génétiquement uniformes à haut rendement qui, pour survivre, nécessitent des aliments riches en protéines, des produits pharmaceutiques coûteux et des bâtiments à température contrôlée. » Bien loin du profil des races d’animaux autochtones, présentes depuis des siècles en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou en Europe et plus aptes à résister aux conditions et à la géographie locales.

    L’élevage mondial se trouve aujourd’hui dominé par cinq races, toutes venues d’Europe et d’Amérique du Nord. La vache laitière Prim’Holstein d’abord : d’origine néerlando-germano-américaine, elle est présente dans 128 pays et fournit les deux tiers de la production de lait dans le monde. « Ce sont des vaches qui ont été soigneusement sélectionnées d’après quelques critères très clairs : maximiser la quantité de lait qu’elles produisent et sa teneur en matières grasses, et faire en sorte que l’assimilation de leur alimentation soit le plus efficace possible », explique Susanne Gura, spécialiste de la biodiversité agricole.
    https://www.grain.org/article/entries/730-le-monde-de-l-elevage-aux-mains-des-multinationales
    Le porc Large White ensuite : présent dans 117 pays et d’origine anglaise, il pèse un tiers de l’approvisionnement mondial en porcs dans le monde. Dans ce top cinq figurent également les chèvres suisses Saanen (81 pays), les moutons espagnols Mérinos (60 pays) et les poules pondeuses Leghorn blanche, d’origine italienne, élevées partout dans le monde.

    Parallèlement à cette réduction drastique de la diversité animale, une poignée de géants industriels influencent la génétique, comme le rappelle l’organisation indépendante britannique Econexus, qui regroupe des scientifiques et des citoyens.
    http://www.econexus.info/sites/econexus/files/Agropoly_Econexus_BerneDeclaration_wide-format.pdf
    Le leader du secteur, le britannique Genus, s’est constitué en 2005 à partir des deux plus importantes entreprises de sélection porcine et bovine du monde. Le groupe allemand Eric Wesjohann (EW Gruppe) est le leader mondial de la génétique dans le domaine des poules pondeuses, des poulets et des dindes avec le néerlandais Hendrix Genetics (dont la société Sofipotréol, dirigée par Xavier Beulin, également président de la FNSEA, est actionnaire).
    http://www.sofiproteol.com/nos-secteurs-dintervention/amont-animal/
    Un groupe français, Grimaud, s’est engouffré dans le secteur : il est aujourd’hui le deuxième sélectionneur de volailles et détient des filiales dans la sélection de lapins et de crevettes. L’autre grand décideur de ce que nous mangeons est la société américaine Tyson Foods Inc., le plus grand transformateur de viande qui, via sa filiale Cobb-Vantress, contrôle la génétique des poulets de chair.

    Après vingt ans de rachats et de fusions des entreprises du secteur, la concentration est sans précédent, en particulier dans la volaille. « Deux firmes contrôlent la production d’œufs, les deux autres, le marché de chair », alertent l’eurodéputé José Bové et le journaliste Gilles Luneau dans leur livre L’alimentation en otage. Cette mainmise des multinationales tient à une innovation clé : l’introduction du poulet hybride, dans les années 40 par Henry Wallace, alors vice-président des États-Unis. Le croisement de deux lignées sélectionnées de poules augmentent leur productivité. Problème : cette amélioration génétique ne survit que pendant une seule génération. « L’éleveur est obligé de racheter des poussins à chaque fin de cycle de production, expliquent Gilles Luneau et José Bové. Ce cycle s’accélère parce que les poulets “de chair” arrivent à maturité plus vite, et parce que les pondeuses, usées par la cadence, ne vivent pas aussi longtemps que leurs ancêtres rustiques. » Une innovation qui s’est étendue aux dindes, canards, porcs, saumons, crevettes, etc.

    Mais cette course au rendement a un prix. Dans un système qui cloisonne la production d’œufs et de poulets de chair, les poussins mâles des pondeuses sont de trop. Environ 50 millions de poussins mâles sont tués chaque année en France, à leur naissance. Cette sélection intensive affecte le bien-être animal sur d’autres plans. C’est ce qu’a pu constater Christian Drouin, éleveur en Vendée. Sous pression financière, il s’est lancé, à la fin des années 90, dans l’élevage de volailles industrielles. « Je n’imaginais pas les problèmes sanitaires que cela allait engendrer, avec des animaux qui ne tiennent pas sur leurs pattes du fait d’une croissance trop rapide », confie-t-il. Comme la chair se développe beaucoup plus vite que le squelette, les poulets d’engraissement ploient sous le poids de leur propre corps… Au bout de un an, la souffrance morale combinée à l’absence de résultat amèneront cet éleveur à abandonner ce système industriel et à se tourner vers les volailles certifiées.

    En mars dernier, la société ABS® Global Inc., filiale de Genus et leader de la génétique bovine, a carrément publié une nécrologie de son taureau vedette, baptisé « 29HO12209 Picston SHOTTLE »
    http://www.absglobal.com/millionaire-and-world-famous-abs-sire-shottle-passes-away
    Derrière ce nom, un taureau reproducteur dont la semence a engendré plus de 1,17 million de descendants ! ABS® salue ce géniteur dont « les 100 000 filles ont produit plus de 2 milliards de litres de lait »… et qui a surtout largement contribué à la bonne santé financière de la firme. Mais l’insémination artificielle a son revers : l’homogénéité génétique. « Les gènes de millions de bovins et de porcins correspondent désormais à moins de cent animaux. Pour les volailles, ce ne sont plus qu’une vingtaine. Génétiquement, les animaux se ressemblent de plus en plus », pointe le rapport Agropoly. Ingénieure agronome, Julie Bessin s’est aussi penchée sur la diminution de la variabilité génétique au sein d’une même race. Chez la vache montbéliarde, il est très rare qu’une génisse n’ait pas le même grand-père, illustre-t-elle.

    Cette industrialisation et cette homogénéisation a considérablement augmenté le risque de maladies animales infectieuses. Ce qui bénéficie directement au secteur pharmaceutique. La lutte contre les épizooties représente environ 17 % du chiffre d’affaires de l’industrie de l’élevage, selon le rapport Agropoly. En Allemagne, deux tiers des antibiotiques vendus sont utilisés pour l’élevage. Aux États-Unis, les antibiotiques sont autorisés pour stimuler la croissance : les animaux en consomment huit fois plus que les hôpitaux ! En retour, on assiste à une recrudescence de bactéries résistantes, avec leur lot d’infections indifférentes aux médicaments. C’est d’ailleurs la France qui détient le record de résistance aux antibiotiques en Europe.
    http://www.bastamag.net/Overdose-d-antibiotiques-dans-l

    « Cette “révolution génétique” carbure au rêve de modification génétique animale sur toutes les espèces prometteuses du marché »,alertent Gilles Luneau et José Bové. Qui citent, dans la galerie des animaux à l’ADN bricolé, un poulet israélien sans plumes pour résister à la chaleur ou un cochon japonais avec un gène d’épinard pour faire moins de lard… En novembre 2015, en dépit des contestations de deux millions d’Américains, un premier animal génétiquement modifié a été autorisé à la consommation humaine : le saumon AquAdvantage, modifié avec un gène d’un autre saumon pour grandir deux fois plus vite.
    http://www.bastamag.net/Le-saumon-OGM-autorise-pour-la-consommation-humaine

    Ces droits de propriété intellectuelle déposés sur les animaux ou leurs gènes renforcent le contrôle de la reproduction du cheptel. Et menacent la survie de millions de petits exploitants agricoles, de pêcheurs et d’éleveurs. La vache Prim’Holstein est par exemple sur le point de détrôner le Watusi en Ouganda, un bovin à longues cornes, beaucoup plus résistant aux sécheresses. « Dans un monde qui fait face au changement climatique, des races résistantes à la sécheresse, à l’extrême chaleur ou aux maladies tropicales sont, en tant que ressources de matériel génétique unique pour les programmes de reproduction, d’une importance potentielle majeure », rappellent les auteurs de l’Atlas de la viande. En 2007, 109 pays ont signé la Déclaration d’Interlaken sur les ressources zoogénétiques. Cette déclaration confirme leur engagement à utiliser la biodiversité du monde animal pour promouvoir la sécurité alimentaire mondiale, et la rendre disponible aux générations futures.

    « La diversité des races, issue du travail de générations de paysans, est une condition essentielle à l’adaptabilité de nos systèmes d’élevage face aux enjeux des générations futures », rappelle la chercheuse Julie Bessin. En France, des chercheurs ont pris conscience assez tôt de l’enjeu que constituait cette diversité. Des actions de conservation des races animales ont très vite été mises en place. Dans le même temps, des éleveurs, installés en zone de montagne ou dans des climats rudes, se sont rendu compte que le schéma de sélection dominant proposé par les multinationales du secteur n’était pas compatible avec leurs pratiques.
    http://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/mots_cles/documents/Livret_biodiversit%C3%A9%20animale_V3.pdf?PHPSESSID=2uuna8j4pc16vipnog94m1lif0

    C’est le cas de Florent Mercier, un éleveur du Maine-et-Loire, qui a opté pour la Brune Originale, une race de vache issue d’une sélection menée par des paysans en Suisse. « Ici, régulièrement, il y a des sécheresses d’été, un long hivernage au foin, sans ensilage. Par chance, en Suisse, cinq cents éleveurs ont refusé, dès le départ, l’importation de génétique américaine et ont su garder le système d’échange de taureaux et les nombreux concours locaux », explique-t-il. Cette race de vache se révèle capable de s’adapter à différents milieux, allant des alpages à l’herbe pauvre jusqu’aux élevages de plaines très fertiles. L’enjeu pour ces éleveurs : regagner leur autonomie vis à vis du système d’élevage industriel. Près de 70 initiatives pour la conservation de la biodiversité animale domestique sont recensées en France.
    http://multinationales.org/IMG/pdf/carte_france_initiatives_conservation_biodiversite_animale.pdf
    Autant de graines de résistance à l’homogénéité promue par les géants de la sélection animale et à l’appauvrissement général.

  11. Luc dit :

    François Hollande, arrivé le samedi 27 février 2016, vers 6 heures 45 au Salon de l’Agriculture s’est fait copieusement hué et sifflé. Vêtus de t-shirts noirs marqués de l’inscription «Je suis éleveur je meurs», certains ont scandé : «Démission !».

    Le stand du ministère fut saccagé.


    Pendant ce temps à Paris, des manifestants agriculteurs se sont rassemblés devant un bâtiment administratif à Montreuil, pour protester contre les «normes agricoles», en aspergeant ce dernier à l’aide d’une broyeuse :

    Depuis la disparition de la PAC (la politique agricole commune), les prix ne sont plus garantis, et ils peuvent atteindre des planchers mortels pour les élevages et les éleveurs. D’où les nombreux suicides :
    http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculture-la-profession-de-plus-en-plus-touchee-par-les-suicides_1331611.html#xtor=CS1-747

    • Anne dit :

      Se souvenir qu’avec Hollande, on a affaire à une police politique digne des pays communistes : comme ici lors du 14 juillet :

      A noter les promesses faites par lui et par le FN, d’aider au maximum les agriculteurs en mettant une préférence sur les producteurs français. C’est évidemment démagogique puisque tan que la France ne quittera pas l’U.E., cela sera impossible.

      Exemple type : la Commission européenne a ouvert une enquête sur Intermarché, car elle estime que le choix de l’enseigne d’acheter la viande plus cher aux éleveurs français est une entrave à la concurrence étrangère.

      « Sur le porc, l’été passé, Intermarché s’était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo (de porc) 1,40 euro. Mais ça n’a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête » , a déclaré le patron d’Intermarché, dans un entretien au quotidien Libération mis en ligne le 26 au soir. L’Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Mais ce qui ne semble pas discriminant c’est de permettre une concurrence avec des gens de l’est qui ont un salaire de 300 € par mois.
      http://www.sudouest.fr/2016/02/27/crise-de-l-elevage-intermarche-accepte-d-acheter-plus-cher-l-europe-refuse-2285874-4720.php
      Et cela va aller en empirant à cause de l’immigration. Car le PS allemand paye des marginaux violents pour empêcher les manifestations d’opposants à l’immigration de masse !
      http://journalistenwatch.com/cms/demo-sold-fuer-antifa/

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