Guerre de palais au Vatican ou mainmise de l’élite financière sur son indépendance ?

 

Il n’est un secret pour personne que les institutions européennes sont devenues anticatholiques :

Mais la curie romaine est parfois féroce.  Et les causes de cette crise que les médias nous abreuvent ne sont pas directement imputables à ce pape de 85 ans, Benoît XVI. L’enjeu de toutes ces attaques ne serait-il pas de lui faire perdre toute crédibilité aux yeux de l’opinion publique ?  Comme défense, Benoit XVI joue la transparence. « La vérité vous rendra libre » sont ces mots ! Il y a véritablement une guerre de palais, l’Eglise catholique se trouve une nouvelle fois à la croisée des chemins. Dans ce monde feutré ecclésiastique, les conflits n’existent pas officiellement. Les coups et les répliques pleuvent, mais leurs auteurs et destinataires ne sont pas souvent repérables.

La première salve 2012 :

Elle a été tirée avec la publication dans la presse de documents confidentiels. Rien de gravissime, mais un système de surfacturation pour des travaux effectués par des entreprises extérieures au Saint-Siège. Des surcoûts qui bénéficiaient à des entreprises et sans doute à des intermédiaires peu scrupuleux et non identifiés. La crise a explosé quand le dénonciateur de ce système, Mgr Vigano en charge de la gestion de la cité du Vatican, a été muté comme nonce aux Etats-Unis… sans doute parce qu’il dérangeait trop de monde et trop d’intérêts.

 

Puis le 19 mai, le livre de Nuzzi est paru :

Il est une mise à nu de courriers confidentiels écrits par des membres de la curie, ou par des personnalités extérieures au Saint-Siège, à Benoît XVI. Bien entendu, ces documents ne pouvaient qu’avoir été « volés » sur le bureau du secrétaire particulier du Pape. Ils ne visaient qu’un seul homme, le secrétaire d’Etat, ou numéro deux du Saint-Siège. On mettait en cause  sa capacité à gérer un poste aussi complexe. Mais les auteurs des lettres qui ont vu ainsi violés l’intimité et la confiance de leur propos, dans des textes très personnels et importants écrits au Pape, se sont sentis comme trahis.

 

Il fallait réagir :

Le 23 mai, était arrêté le majordome du pape, pour enquête sur le vol des documents. Et deux enquêtes internes pour mettre à jour le réseau qui avait  nourri le livre de Nuzzi, se mettait en place. L’une, menée par la gendarmerie vaticane. L’autre, par une commission de trois cardinaux, spécialement nommée par Benoît XVI. Le 30 mai, Benoît XVI réaffirmait sa confiance envers son équipe. Le 31 mai, le numéro trois du Saint Siège confirmait le vol caractérisé des lettres. Et le 7 juin, le cardinal Tarcisio Bertone, le secrétaire d’état particulièrement mis en cause dans ces lettres, par son prédécesseur le cardinal Angelo Sodano,  est publiquement soutenu.

 

Puis le 9 juin :

L’ancien président de la banque du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi (se prononce Tedeski) qui avait été limogé, est affublé par un psychiatre proche du Vatican de troubles psychiatriques. Puis d’incompétence le 10 juin par son ancien numéro deux de la banque. C’était pourtant Benoit XVI qui l’avait nommé, pour rendre cet établissement « irréprochable ».  Et c’est le blocage en janvier 2010 d’un transfert de fond (de 23 millions d’euros) dont l’origine fut alors jugée suspecte, par les autorités de contrôles italiennes entre l’IOR et une banque italienne, qui avait inauguré la mise à jour par Gotti Tedeschi, de la  nouvelle réglementation intérieure de la banque du Vatican pour empêcher toute possibilité de blanchiment d’argent sale. Mais le cardinal Bertone, tout en étant pour la transparence, jugea que cette modification allait affaiblir la souveraineté du Vatican. En acceptant de se soumettre à des contrôles extérieurs, en particulier par l’organisme européen Moneyval, pour obtenir le label banque propre, cela ne consistait-il pas à affaiblir la souveraineté du Saint siège ?  On le voit aujourd’hui avec le nucléaire. Israël n’accepte pas les inspections contrairement à l’Iran.  Et c’est pourtant l’Iran qui endosse tous les problèmes. Aux dernières nouvelles, Gotti Tedecschi a été embarqué pour être interrogé sans même pouvoir se faire assister d’un avocat, alors qu’aucune information n’est ouverte contre lui, et des documents saisis ont été immédiatement « fuités » vers les médias. Ces procédés « staliniens » témoignent d’une volonté de mainmise de « l’élite financière internationale » sur l’indépendance de l’Eglise à la faveur d’accusations de corruption qui peuvent être rendues vraisemblables par une certaine façon malveillante d’exploiter et de publier des documents. Avec toute l’hypocrisie que cela suppose, car  la très haute finance internationale n’est, elle, soumise à aucune « transparence » et à aucun  contrôle des gouvernements.

 

Du reste les tentations bassement pécuniaires, il en existe aussi au Vatican :

Notamment avec un évêque sicilien de Trapani, peu scrupuleux et aujourd’hui déposé. Tout comme l’un de ses prêtres, suspendu également, qui aurait imité la signature de son évêque pour cacher de l’argent mafieux, sur un compte de la banque du Vatican sans que son supérieur ne le sache. Mais ce qui est tout de même curieux dans ces affaires, Tedeschi fut limogé sans que le Pape n’ait été consulté. L’auteur du livre, n’en était pas à son coup d’essai. Il avait déjà publié un livre sur les finances du Vatican en utilisant les mêmes méthodes : un monseigneur lui avait communiqué comme par miracle, des caisses et des caisses de documents secrets. Pourquoi donc un seul journaliste concentre sur lui seul, et à deux reprises en quelques années, une telle charge de documentations secrètes ? En politique, le hasard n’existe pas ! Et le responsable de la gendarmerie Vaticane qui conduit l’enquête n’est-il pas un ancien des services secrets italiens ?  Ceci dit, ceux qui se réjouissaient déjà à l’idée que des comptes secrets seraient trouvés au Vatican, en sont pour leurs frais.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/06/10/97001-20120610FILWWW00155-vatican-dementi-sur-les-comptes-secrets.php

 

Ils feraient mieux d’ essayer de corriger les nombreuses fautes de traduction des missels en français :

Certains ne vont-ils pas jusqu’à soupçonner que le changement du sens des mots serait voulu ?

http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/nachetez-pas-le-missel-des-fideles-en-francais-les-traductions-liturgiques-revues-cest-imminent/

http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/la-france-championne-deurope-en-traduction-liturgique/

 

Et ce n’est pas la sulfureuse chanteuse Lady Gaga qui dirait le contraire :

Madonna au visage de Marine le Pen

Même si quelquefois, le destin lui fait des signes. Elle chantait son tube « Judas » au sein de l’arène Vector à Auckland lorsqu’elle reçut sur la tête une barre en métal :

Alors que Madonna en Israël, mixait dans son concert, le diable, la croix gammée et Marine Le Pen. Les concerts  rock ou de musique de masse ne seraient-ils pas devenus des manifestations plus ou moins discrètes de catéchisme satanique, de dressage moral et de destruction civique obligatoire ? Cette société asphyxiante en est arrivée à élever le satanisme à la hauteur d’un art d’industrie : qu’il s’agisse de jeux vidéo pour enfants, de littérature occultistes,  de films ou de festivals tels que le hellfest. Il est loin le temps où Satan venait mettre la pagaille pendant un cours d’éthique ; aujourd’hui il vient nous faire la morale ! C’est le monde à l’enfer.

 

Pendant ce temps, d’autres jeunes, sont peu encore endoctrinés par ces diableries « Nouvel Ordre Mondial » aussi bien chez les chrétiens que les musulmans :

 

 

Certains (autour de 10 000) participaient au traditionnel pèlerinage de Chartres de mai, organisé par l’aumônerie de l’enseignement supérieur.   C’était une autre ambiance. D’autres à celui de La Mecque.

https://gloria.tv/?language=ypC7nuVcYwSj66r2P3eNDSo8U&post=DqEJJWomeuP73p9nLbM6oD4sL

https://gloria.tv/?language=ypC7nuVcYwSj66r2P3eNDSo8U&post=eNQSfwL4YYHU2YZnYoscfa3av

Et les mêmes se prépareront aux JMJ de 2013 sans perdre toutefois leur humour :

 

Alors que leurs ainés, seront de plus en plus mis à l’index :

Car faisant obstacle à la religion des francs-maçons. Celle qui n’accepte aucune loi de Dieu. Quelle soit chrétienne, musulmane ou de n’importe quelle autre religion déiste. L’abbé Pagès qui ne pratique pas la langue de bois et encore moins le « religieusement correct » ne vient-il pas d’en être victime ?  Youtube et Gloria.tv l’ont tout simplement censuré. Tous ces commentaires et vidéos supprimés. Des mois de travail partis en fumée !

 

Peut être n’est-il pas superflu, que les catholiques se préparent dans le futur, à une persécution de grande ampleur comme nous le prédit Pedro Régis ou Marie-July Jahenny :  « Un massacre pire que lors de la Révolution Française »

D’où l’intérêt de la conférence du 15 juin à Lyon.

Là est profané tout ce qui chez nous est sacré,
légitimé tout ce que nous tenons pour abominable.

Tacite

36 commentaires sur “Guerre de palais au Vatican ou mainmise de l’élite financière sur son indépendance ?

  1. arjun dit :

    tout nos sois disant religieux ont legitimé (chretiens et musulman surtout) le massacre massif des animaux dans les abbattoirs activitées des plus abominables qui a pour consequences les guerres. action reaction
    comment peut on parler de spiritualité et etre un mangeur de viande c’est un contre sens apsolue

    http://www.retour-a-krishna.com/article-rituels-halal-et-casher-une-barbarie-sanguinaire-100456413.html
    http://www.jesusveg.com/index2.html

    • duc dit :

      Il nous a été dévoilé par différentes prédictions chrétiennes que dans un monde futur, après les tribulations annoncées (voir entre autres par Pedro Régis), les hommes ne mangeront plus d’animaux !

      Arjun, n’êtes-vous pas en avance sur votre temps ?

  2. arjun dit :

    SALUT duc la meilleure facon de lutter contre l’atheisme et le nihilisme qui detruit le monde c’est de suivre les principes de la spiritualité tel qu »enseigné par le sanatan dharma la religion
    eternelle
    http://www.gitamrta.org/religion.html#religion1 à savoir l’austerité la pureté la compassion et la
    veracité
    la conssomation de chair animale detruit la compassion
    http://totalveg.com/49-reasons-why-i-am-a-vegetarian/7213
    la vie sexuelle illicite detruit la pureté
    les jeux de hasard (l’usure etc…) detruisent la veracité
    les intoxicants sous toutes leur forme (alcool drogue café etc…)detruisent l’austerité
    c’est pour cela que la mystique noire representé par la politique juive maconnique sionniste( satanniste) encourage ces 4 activitées qui sont la racine de tous les pechés via les lobbies del »agroalimentaire pour ce qui est de la viande encourage la pornographie la drogue et les jeux de hasard
    pour lutter contre ces influences nefastes rien de plus simple : LA MYSTIQUE BLANCHE LE SANATANA DHARMA qui consiste à devenir vertueux en reduisant sa conssomation de chair animale( l’arreter c’est mieux) et les activitées citées plus haut
    http://totalveg.com/why-be-vegetarian/7277
    etudier les ecritures vediques et glorifier DIEU en chantant son NOM
    la forme humaine a pour but la realisation spirituelle est non vivre comme les porcs et les chiens tant que nous ne l’aurons pas compris nous subirons les guerres les famines et toutes sortes de catastrophes nous sommes responsable de ce qui nous arrive

    • duc dit :

      Le sort de l’homme serait-il dans son assiette ? Tout du moins cela l’aide à passer à l’étape suivante ! Cette hygiène de vie est bien entendue précieuse ! Cela fait penser à ce passage émouvant d’un film où l’on voit un petit garçon, Marcellino, offrir du pain et du vin au Christ :

  3. tien dit :

    Malheureusement, ils ne s’en prennent pas qu’au Vatican ! Mais à tous les pays européens !
    video à écouter avec attention :

    L’annonce que le bateau Europe vient de toucher l’iceberg ! Il est temps de retirer de l’argent de son compte avant qu’il ne soit trop tard !

  4. Patrick dit :

    Les tentatives de mainmise de cette élite financière sur le Vatican sont certaines. D’un autre côté, cela conforte l’idée d’une lutte entre le christianisme et l’islamisme d’un côté qui sont contre l’usure (les intérêts) et les protestantisme et le judaïsme de l’autre qui sont pour l’usure. C’est en quelque sorte l’Ancien Testament contre le Nouveau Testament. A ce propos, c’est la première fois que Pierre Jovanovic l’avoue !

  5. Patrick dit :


    La Haine du Rabbin Friedman contre le Pape Benoit XVI :

    La haine semble être permise dans cette religion juive …..

  6. Lino dit :

    En parlant de persécution, il y avait le 25 mai en la cathédrale Notre Dame de Paris « la Nuit des Témoins » ! 3500 personnes y étaient rassemblées pour rendre hommage aux chrétiens qui ont donné leur vie pour leur foi mais également à tous ceux qui restent fidèles aujourd’hui malgré les dangers encourus :

    Il y avait comme témoins, Paul Bhatti, le conseiller du Premier ministre pour les minorités religieuses au Pakistan qui a clairement affirmé la volonté des chrétiens pakistanais de poursuivre le combat de la liberté religieuse après l’assassinat de son frère Shabbaz. Mgr Kyrillos William, évêque copte-catholique d’Assiout en Egypte, a, quant à lui, qualifié de « bénédiction et de source de fécondité » les nombreux martyrs de son pays. A travers ses écoles et ses œuvres caritatives, l’Eglise copte a un rôle-clé pour faire changer les mentalités et les cœurs, a-t-il conclu. Le cardinal Zen, évêque émérite de Hong Kong, a évoqué les positions ambigües des églises officielle et clandestine. L’une étant sous le contrôle et la pression du gouvernement chinois et l’autre traquée….

  7. Atlas dit :

    Puisqu’on parle du Mexique, les 18 et 19 juin auront lieu un sommet mondial ! Plus de 2 500 éléments de la police locale et fédérale, de l’armée de terre et de la marine sont chargés de la sécurité d’un événement qui doit rassembler au moins 25 chefs d’État et de gouvernement, selon le secrétaire général de la mairie de Los Cabos, Guillermo Marron.

    http://www.lejsl.com/actualite/2012/06/15/los-cabos-se-blinde-pour-le-g20

  8. Carlos dit :

    Dans la forêt Taiga de Sibérie se trouve Vissarion, un gourou qui ressemble à Jésus et prétend être la voix de Dieu. Il est connu comme ‘l’Enseignant’ pour ses 4,000 disciples, qui semblent au départ étonnamment normaux. Pourtant, leur conviction sur les ovnis et sur la disparition imminente de la Terre nous laisse à penser qu’ils forment une sorte de culte bien étrange :



    Des sectes de ce genre, il y en a beaucoup ! La plupart du temps, elles utilisent le Christ pour se faire de l’argent. On va même jusqu’à faire de faux miracles :

  9. Gabi dit :


    Le journaliste italien Gianluigi Nuzzi, à l’origine du scandale « Vatileaks » vient de publier son ouvrage en France.

    « Le majordome du Pape, Paolo Gabriele, m’a aidé. Je peux vous le dire maintenant. Il m’a transmis des photocopies de documents secrets. Mais il n’est pas ma seule source, et je n’en dirai pas plus. Mais je m’interroge : sa détention est-elle indispensable ? Il est un catholique irréprochable. Il l’a fait pour aider Benoît XVI. Il a souffert de voir combien sa foi était loin de la réalité vaticane, de l’exercice du pouvoir. Je pense que c’est par honnêteté qu’il a fait ça, par souci de transparence.

    L’Eglise est une institution millénaire. Je ne crois pas que mon livre va changer quelque chose. Je crois, de toute façon, que les procès de transparence sont inévitables. Et c’est mon travail, en tant que journaliste, de lever les secrets, de déminer le terrain… On m’accuse d’avoir fait du mal à l’Eglise. C’est faux ! Elle s’est fait mal toute seule. Je ne suis pas acteur dans ces histoires, je ne fais que les rapporter. Sans juger. L’argent, la corruption… ce sont des affaires publiques, il faut les faire connaître. Le public connaît le Vatican sous son jour positif. Je n’ai fait que le montrer tel qu’il est : un Etat comme les autres, avec ses crises internes, ses mensonges.

    En tant que chrétien, j’ai été blessé par ces découvertes. La chose qui m’a le plus ébranlée, c’est de voir la solitude et la difficulté du Pape Benoît XVI à faire bouger les choses…Mais je le préfère à Jean-Paul II. Il est très différent. C’est lui qui a essayé de mettre de la transparence dans l’Eglise, qui fut le premier à dire tout haut que les ambitions humaines du pouvoir mettaient en danger la foi vaticane. C’est lui qui a jeté les pédophiles dehors. »

    http://www.metrofrance.com/info/vatileaks-nuzzi-oui-le-majordome-m-a-aide/mlie!fO6kw7Dk2btDo/

  10. Tom dit :

    Le majordome du pape Paolo Gabriele, poursuivi pour le « vol aggravé » de centaines de documents confidentiels, a été condamné à un an et demi de prison par le Tribunal du Vatican

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1512269/2012/10/06/Le-majordome-du-pape-condamne-a-18-mois-de-prison.dhtml

    « Il a commis un acte certes condamnable et illicite mais il avait la volonté d’aider et non de nuire à l’Eglise » précise son avocate !

  11. Luc dit :

    Petite visite du Vatican :

    On y parle de Galilée mais on oublie de dire qu’il fut encouragé par son ami le cardinal Barberini (futur pape Urbain VIII). Mais en 1632, ce qu’on va lui reprocher n’est pas sa thèse en elle-même, mais de ne pas respecter une décision de justice. En 1633, il est condamné à la prison à vie. Bien entendu, ceux qui sont contre l’église ou comme dans ce film, oublient d’ajouter que sa peine fut tout de suite commuée en résidence à vie par Urbain VIII. D’abord assigné à résidence chez l’archevêque Piccolomini à Sienne, il obtient finalement d’être relégué chez lui, à Florence dans sa villa d’Arcetri. Il fallut attendre 1728 pour qu’enfin puisse être prouvé la rotation de la terre par le soleil grâce à James Bradley.

  12. Tom dit :

    Tous les paiements électroniques par cartes bancaires ont été suspendus sur le territoire du Vatican à partir du 1er janvier 2013 en absence d’une autorisation officielle de la Banque d’Italie, indique jeudi la presse italienne.

    Le Vatican n’ayant pas encore atteint les normes internationales de lutte contre le recyclage d’argent, les terminaux sur son territoire ne peuvent pas être gérés par une banque de droit italien, comme c’est le cas de la Deutsche Bank Italia.

    http://www.romandie.com/news/n/_Vatican_tous_les_paiements_par_carte_bancaire_suspendus20030120131224.asp

  13. Gabi dit :

    Se sentant trop âgé, le pape Benoit XVI (85 ans) a annoncé qu’il « renonçait à sa charge » le 28 février. Stupeur dans le monde entier, qui consacre ses Unes à l’évènement de l’Egypte à l’Inde en passant par le Liban :

    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15133

    Les raisons doivent-être multiples !

    La première, c’est la solitude du pape actuel, que récemment même, son majordome a trahi, en diffusant des textes photocopiés dans son bureau… Le malaise ecclésiastique est à tous les étages, en particulier chez le premier adjoint du pape. Tout le monde sait que le cardinal Bertone, salésien, spécialiste du football italien, n’est pas à la hauteur de sa tâche de secrétaire d’Etat. Benoît XVI, sans doute par fidélité à un très vieux collaborateur, n’a pas voulu l’écarter quand il était encore temps. Il ne peut pas changer aujourd’hui le pivot de son équipe. Jean Paul II pouvait, lui, compter sur un second vigilant et efficace, un certain cardinal Ratzinger… Il me semble que Benoît XVI, diminué, a eu peur de ne plus pouvoir tout contrôler lui-même. Il est parti avant que le blason de la papauté ne soit entaché.

    Après avoir renoncé à sa charge d’évêque de Rome et donc de pape, Benoît XVI se rendra dans un premier temps dans le calme de la résidence d’été des pontifes à Castel Gandolfo. Après l’élection de son successeur, une fois finis des travaux d’aménagement, il s’installera définitivement dans le monastère Mater Ecclesiae situé sur les hauteurs des jardins du Vatican :

    http://www.imedia-info.org/depeches/a-quoi-ressemble-monastere-ou-benoit-xvi-va-se-retirer,29794.html

    • Adrien dit :


      Son grand ami le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, a du en être très attristé ! Parlant du Saint Père, voilà ce qu’il en disait « Chaque fois que je pense à lui, j’en reçois force et courage. Comme successeur de Pierre, il est le fondement de l’Église catholique. Il est le Rocher sur lequel est bâtie l’Église apostolique. Et comme le poids penche toujours vers le bas selon la loi de la gravitation, cela veut dire que tout le poids de l’Église aboutit sur le bureau du pape, sur ses mains et jusque dans son cœur. C’est déjà un miracle qu’il ne ploie pas sous ce fardeau. »

      Ce qu’il pensait sur les abus sexuels commis dans l’Église catholique : « Cela a provoqué en moi un choc terrible. Mais après tout, j’ai été fortifié dans ma conviction qui est la suivante : là où il s’agit de la sanctification des prêtres, le diable, le diviseur, l’ennemi, essaie de contre-carrer le règne de Dieu, mais finalement le règne de Dieu triomphe même sur le mal. A ce point de vue-là, on peut considérer comme un bien que tous ces méfaits soient venus au grand jour…. Le pape Benoît a expliqué que le vrai danger pour l’Église ne vient pas de ses ennemis mais du péché de ses adhérents…. Étant donné la position de l’Église concernant la protection de la vie, l’homosexualité et la bioéthique, notre situation est bien plus difficile de nos jours qu’autrefois en Allemagne de l’Est. Mais ne dit-on pas que là où le péché abonde la grâce surabonde ? »

  14. Gabi dit :

    Le pape françois vient d’interdire toute fuite d’information depuis le Vatican, en précisant bien que cela concernait aussi les crimes commis contre les enfants.

    http://globalepresse.com/2013/07/18/le-pape-criminalise-les-fuites-dinformations-vaticanes/

    En fait, le Pape François a remanié les lois qui gouvernent la Cité-État du Vatican. Cette législation couvre le clergé et les laïcs qui vivent et travaillent à la Cité du Vatican et diffère de la loi canonique qui couvre l’Église Catholique universelle. C’est une réponse évidente aux fuites de documents papaux l’année dernière qui ont été l’une des infractions sécuritaires les plus graves que le Vatican ait vues ces dernières années. Paolo Gabriele, le valet du Pape précédent Benoît XVI, avait été traduit devant un tribunal du Vatican et condamné pour avoir dérobé les papiers personnels de Benoît et les avoir remis à un journaliste italien, Gianluigi Nuzzi.

    Avec ces changements, les crimes pédophiles sont plus sévèrement punis et sont clairement définis suite à cette révision du code juridique du Vatican, mais le fait de les dénoncer en dehors est devenu un crime, idem pour les fuites touchant à l’organisation financière du Vatican et toutes informations considérées comme ayant trait aux « intérêts fondamentaux » du Vatican, en dépit de toute considération de leur importance pour dévoiler d’éventuelles malversations de la part du Saint-Siège.

  15. Carlos dit :

    Le pape François serait dans le collimateur de la mafia :

    « Le nettoyage que veut faire le pape François au sein des instances financières de l’Église ne serait pas du goût de la mafia calabraise Ndrangheta. »

    C’est Nicola Gratteri, le procureur adjoint de la ville de Reggio de Calabre, une ville du sud de l’Italie, qui l’affirme dans une interview à el Fatto Quotidiano, reprise par plusieurs journaux italiens. Ce grand juge antimafia, coauteur d’un récent ouvrage sur les liens ambigus entre la Mafia et le Vatican (Acqua Santissima), est sous constante protection policière et sait d’habitude se faire très discret, indique le Point, d’où l’importance de sa mise en garde. « Tout ceux qui se nourrissent du pouvoir et de la richesse qui proviennent directement de l’Eglise sont nerveux, agités », estime Nicola Gratteri. « Le pape Bergoglio est en train de démanteler les centres de pouvoir économique du Vatican. Si les patrons (de la Mafia) pouvaient lui faire un croche-patte, ils n’hésiteraient pas…. »

    La Ndrangheta dont parle le procureur adjoint est devenue la plus puissante et la plus dangereuse des mafias italiennes. Elle est aussi l’un des groupes mafieux les plus secrets au monde, grâce à une structure fondée sur des clans familiaux. Spécialisée notamment dans le trafic de drogue, en particulier la cocaïne, l’organisation a des ramifications dans le monde entier, notamment en Allemagne, au Canada, en Suisse et en Australie. Selon une étude de l’institut italien spécialisé Eurispes parue l’an dernier, le chiffre d’affaires de la Ndrangheta atteint environ 44 milliards d’euros. Elle n’aime donc pas la lutte que mène le pape François pour plus de transparence et contre la corruption. De son côté, le Souverain Pontife a lui-même dénoncé en mai dernier les organisations mafieuses italiennes, appelant leurs membres à faire acte de contrition.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/11/13/01003-20131113ARTFIG00554-le-pape-francois-serait-dans-le-collimateur-de-la-mafia.php

  16. Atlas dit :

    La banque du Vatican joue à quoi ?

    Italie: arrestation d’un prélat dans une enquête sur la banque du Vatican 28 juin 2013 http://www.romandie.com/news/n/_Italie_arrestation_d_un_prelat_dans_une_enquete_sur_la_banque_du_Vatican_83280620131043.asp
    Le directeur de la banque du Vatican démissionne 01.07.2013
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/07/01/le-directeur-de-la-banque-du-vatican-demissionne_3440069_3214.html
    La banque du Vatican a pu faciliter le blanchiment d’argent 06.07.2013 http://www.romandie.com/news/n/La_banque_du_Vatican_a_pu_faciliter_le_blanchiment_d_argent16060720131257.asp

    Selon Karen Hudes, les jésuites ont une très forte emprise sur la Chine. Et les impôts des Américains partent par traité au Royaume-Uni, puis ils sont transférés au Vatican, à la banque du Vatican….

    Etrange révélation de cette dame !

    • Zoe dit :

      A noter que Benoît XVI n’a pas viré Ettore Gotti Tedeschi de la direction de la banque du Vatican pour mettre à sa place Ernst von Freyberg.

      Riccardo Cascioli revient sur l’affaire, en citant d’abord Mgr Gänswein, le témoin clef. Il ajoute : « Comme on le voit, la reconstruction de Gänswein est bien différente de celle fournie aujourd’hui par le Pape émérite : Benoît XVI a été cueilli par surprise, il n’approuva pas, mais plutôt que d’intervenir directement, délégitimant ceux qui avaient la compétence dans l’affaire, il chercha ensuite d’une certaine façon à « rattraper » Gotti Tedeschi. En réalité, explications et promesses de réhabilitation se sont discrètement succédé dans les mois suivants, jusqu’au début de 2013, quand Gotti Tedeschi est convoqué par le Cardinal Bertone pour une communication importante. La rencontre a effectivement lieu le 7 février 2013, à la résidence privée d’un autre cardinal, où Bertone dit à Gotti Tedeschi la décision du pape de sa réhabilitation immédiate. Question de quelques jours, et il serait appelé à Rome pour l’annonce officielle. Mais à la place, le 11 février, tombe à l’improviste l’annonce de la démission du pape et tout explose. En revanche, le processus pour changer la direction de l’IOR (Institut pour les œuvres religieuses) s’accélère : après neuf mois d’impasse, après l’annonce du pape Ratzinger, ceux qui, dans la Commission des cardinaux s’opposaient à la ratification de la défiance à Gotti Tedeschi sont remplacés (le cardinal Nicora a été remplacé par Mgr Calcagno), et le nouveau président de l’IOR, le baron von Freyberg, est nommé. Un timing qui suscite pas mal de polémiques (pourquoi ne pas attendre le nouveau pape qui aurait eu de toute façon le pouvoir de tout changer ?) Et de nombreux soupçons sur les manœuvres du cardinal Bertone. »
      http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/ior—gotti-tedeschi-le-mystere-sepaissit.html

      Une chose est sûre, la démission « providentielle » de Benoît XVI permet de dénouer un problème qui se trouve comme par hasard à la banque du Vatican.

  17. Tom dit :

    « Le Sanctuaire des martyrs du Christ, en construction dans la ville mexicaine de Guadalajara, sera un sanctuaire national pour honorer la mémoire des martyrs mexicains, en particulier ceux qui sont morts au cours de la persécution religieuse de 1926 à 1929 (« Guerre des Cristeros »)».

    Egalement connue sous le nom de Cristiada, cette guerre (qui n’est pas sans analogie avec la révolte des Vendéens sous la Révolution française) a vu ce dresser ces Cristeros mexicains, dont le cri de guerre était Viva Cristo Rey ! (« Vive le Christ Roi ! »). Ces partisans du Christ (d’où leur nom de Cristeros) souhaitaient défendre l’Église catholique romaine face à l’État mexicain, alors fortement anticatholique, et qui voulait imposer au pays ses lois anticléricales. (…)

    Le Sanctuaire des martyrs du Christ s’étend sur 16 hectares dans le Cerro del Tesoro, un site situé au sommet d’une colline surplombant la ville de Guadalajara. La construction, qui a débuté officiellement en février 2007, est déjà très avancée. (…) L’ensemble du projet du Sanctuaire des martyrs porte sur 185,000 m2 (160,000 m2 pour les toitures). Le Sanctuaire lui-même abritera environ douze mille personnes, mais le grand atrium et l’esplanade pourront accueillir pour des célébrations cinquante mille personnes, ce qui en fera l’un des plus grands sanctuaires du monde. »

    http://www.santuariodelosmartiresdecristo.org/wp/

    • Otho dit :



      Le film « Cristeros » doit sortir sur les écrans le 14 mai prochain ! Il démontre que dans certains cas le recours à la force est légitime, même s’il n’est pas souhaitable. En droit cela s’appelle la légitime défense. Lorsqu’une société est attaquée dans ses fondements, comme cela était le cas dans le Mexique des années 1920 ou dans la Vendée de 1789, le recours à la force peut être juste. Saint Augustin et Saint Thomas ont écrit tout ce qui peut être dit sur le sujet.

      Cela dit, le film montre clairement qu’avant d’arriver à un combat armé, les mexicains ont épuisés toutes les voies de contestation pacifique. Ils ont même réussi à réunir plus d’un million de signatures pour demander l’abrogation des lois Calles, ce qui était un exploit à l’époque dans un pays rural qui n’avait que 15 millions d’habitants ! La pétition a été envoyée directement aux archives du Congrès national sans même être examinée !


      A la suite de l’audience accordée le 21 janvier 2016 au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs au miracle attribué au bienheureux José Sánchez del Río (1913 – 1928), jeune laïc mexicain, martyr.

      Lorsque la guerre civile éclata en 1926, ses frères joignirent les forces en rébellion contre le gouvernement issu de la Révolution de 1910 et la Constitution de 1917, mais sa mère refusa qu’il s’engage avec eux. Le général cristero Gorostieta lui aussi refusa de l’enrôler. en raison de son âge. Le jeune garçon insistait car il voulait donner sa vie au Christ. Le général accepta finalement José Luis comme porte drapeau. Les Cristeros le surnommèrent Tarcisius, saint martyr qui protégea l’Eucharistie de la profanation. Au cours d’une bataille contre les troupes gouvernementales,, le 25 janvier 1928, le cheval du général fut tué et José Luis donna le sien afin que le général puisse s’échapper et continuer la lutte. Il se défendit avec courage mais il fut capturé et emprisonné dans la sacristie de l’église locale. Le récit de son martyre nous a été transmis par un de ses amis d’enfance Marcial Maciel Degollado, fondateur de la Légion du Christ, qui raconte que les forces gouvernementales l’obligèrent à renoncer à sa foi, mais lui refusa l’apostasie. En prison, José Luis priait le chapelet tous les jours et écrivit une lettre à sa mère, disant qu’il était prêt à mourir pour Dieu. Son père était prêt à payer une rançon pour lui, mais les troupes gouvernementales refusèrent. Le 10 février 1928, les troupes l’obligèrent à se diriger vers le cimetière après lui avoir coupé la plante des pieds et à marcher dans du sel. On le contraint à cheminer longuement pieds nus autour du cimetière. Sur ce sentier pierreux maculé du sang des pieds du pauvre José, son bourreau lui promit que s’il disait « mort au Christ Roi », il aurait la vie sauve, José Luis répondit alors « Longue vie au Christ Roi » (cri de ralliement des Cristeros). José dut creuser sa propre tombe. Exaspéré par son admirable résistance, et voyant qu’il n’arriverait pas à le faire renier sa foi en Jésus Christ, son bourreau lui déchargea son pistolet dans la tête. Il avait 14 ans. Son histoire est racontée dans le célèbre film Cristeros de 2012 :

      L’épopée des Cristeros ou « la gigantesque Vendée mexicaine » racontée en image pour petits et grands à travers la vie de José Luis, un héros de 14 ans :

      Le 16 octobre 2016, José Luis Sánchez del Río doit être canonisé par le pape. Ne le mérite-t-il pas puisqu’il est en quelque sorte un St Pierre enfant ! Sa béatification eut lieu le 20 novembre 2005 par Benoit XVI.

      Les enfants étaient ceux que le Christ aimait le plus !

      Quand il reviendra, il les accueillera à nouveau avec joie !


      (peintures de l’Américain Harry Anderson 1906 – 1996)

      • Haï dit :

        Juan Daniel Macias Villegas, connu comme le dernier soldat survivant de la guerre Cristero à Jalisco (Mexique), est décédé d’un arrêt respiratoire le 18 février dernier, à l’âge de 103 ans, dans sa ville natale de San Julian. Les funérailles de Juan Daniel Macías Villegas ont eu lieu à Saint-Joseph. Une procession sur environ trois kilomètres s’est faite jusqu’au cimetière, aux côtés de la « Garde nationale Cristero », organisation catholique qui défend la mémoire des martyrs morts pendant la persécution religieuse au Mexique, au début du XXe siècle. C’est à l’âge de 13 ans qu’il a commencé à se battre avec les « Cristeros » après s’être engagé avec le général Victoriano Ramirez et fait partie de son escadron « Les Dragons du 14 ». Il a participé à plusieurs campagnes dans la région des hautes terres de Jalisco et de Guanajuato, et lors de la seconde campagne Cristeros (1935- 1937), il se placera sous le commandement de Lauro Rocha.

        https://www.medias-presse.info/mexique-mort-du-dernier-cristero/50843

        • Anna dit :





          Au début du XIII° siècle il serait partie avec la croisade des enfants ! Comme dans cette peinture de l’Anglaise Joanna Boyce (1831-1861) :

          ou la gravure du Français Gustave Doré (1832-1883) :

          Jacques HIGELIN – la Croisade des Enfants :

  18. Ursule dit :

    A compter de ce samedi 30 novembre 2013, l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la « banque du Vatican », a un nouveau directeur général : Rolando Marranci. Ce banquier italien de 60 ans était depuis le 1er juillet dernier le vice-directeur général de l’IOR. Il remplace désormais à ce poste l’industriel allemand Ernst von Freyberg (membre de l’Ordre de Malte), qui assumait cette fonction à titre provisoire et qui demeure président du conseil de surveillance de l’établissement bancaire du Vatican. Le baron von Freyberg avait été nommé par Benoît XVI juste avant son départ en remplacement d’Ettore Gotti Tedeschi, poussé à démissionner en mai 2012.

    Un changement qui espérons-le, interdira aux mondialistes, de se servir de la banque du Vatican comme cachette !

    http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Un-nouveau-directeur-general-a-la-banque-du-Vatican-2013-11-30-1069159

  19. Patrick dit :

    Un Néerlandais et un Américain ont été interpellés à l’entrée du Vatican avec une mallette contenant des faux certificats d’émissions d’obligations d’une valeur de 3000 milliards d’euros. “La mallette contenait des faux documents en dollars américains, en dollars de Hong Kong et en euros”, a précisé Davide Cardia, un représentant de la police des taxes italiennes, au quotidien britannique “Daily Telegraph”, dimanche 30 mars.
    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/vaticancityandholysee/10732804/Con-men-stopped-entering-Vatican-bank-with-3-trillion-of-fake-bonds.html

    Les deux suspects souhaitaient déposer cet argent fictif sur un compte qu’ils voulaient ouvrir à l’OIR et ainsi obtenir, en retour, une confortable ligne de crédit. Ces fonds auraient, d’après les autorités italiennes, ensuite été réinvestis sur les marchés financiers.

    Les deux hommes ont prétexté un rendez-vous à la banque avec un responsable de l’IOR pour passer les gardes suisses de la Cité pontificale. Comme leurs noms n’apparaissaient nulle part, ils ont ensuite affirmé qu’un cardinal les attendait pour discuter de l’ouverture d’un compte. De quoi éveiller la suspicion du personnel de la banque : seuls les membres du clergé, et les civils travaillant directement pour le Vatican – comme les diplomates – peuvent y détenir un compte.

    Une enquête un peu plus approfondie a menée les autorités jusqu’à la chambre d’hôtel des deux hommes. Ils y ont trouvé tout le matériel qui a permis à ces faussaires présumés de créer la liasse de certificats contrefaits. Comme la fraude n’a pas été menée à son terme, la loi italienne n’impose pas une arrestation.

    Ils ont mal choisi leur moment, le pape François a lancé un vaste audit des opérations de l’IOR. Le souverain pontife veut réformer une institution qui traîne depuis longtemps la réputation d’être perméable à la corruption et aux opérations financières douteuses. La semaine dernière, deux hauts responsables de la banque, Paolo Cipriani et Massimo Tulli, n’ont-ils pas été accusés de blanchiment d’argent ?

    http://www.france24.com/fr/20140331-banque-vatican-ior-arnaque-milliard-pape-argent-contrefacon/?f24_member_id=1001864466874&ns_campaign=nl_quot_fr&ns_fee=0&ns_linkname=20140331_banque_vatican_ior_arnaque_milliard_pape&ns_mchannel=email_marketing&ns_source=NLQ_20140331

  20. Otho dit :

    On a beaucoup parlé de la banque du Vatican ces derniers temps. De son véritable nom, « Institut pour les œuvres de religion » (IOR), la banque du Vatican avait été au centre de quelques-unes des attaques contre Benoît XVI, accusé de mal gérer autant que de cacher la réalité financière du Saint-Siège. Avec l’élection du Pape François, les jours de l’IOR étaient comptés. Finalement, le Pape a tranché. Selon un communiqué du Saint-Siège, l’Institut pour les œuvres de religion « va continuer à servir avec prudence et à fournir les services nécessaires à l’Église catholique dans le monde ».

    Un autre évènement a concerné récemment l’actualité de l’IOR. Bizarrement, on n’en a peu fait écho en France. Ce n’est pas le cas en Italie où les pratiques journalistiques ne sont certes pas des modèles (que l’on pense à la publication des lettres volées à Benoît XVI ou des lettres couvertes normalement par le secret de l’instruction), mais où le journalisme catholique est plus ouvert au débat et à l’interrogation.

    Toujours est-il que le parquet de Rome a conclu, voici quelques jours, à un non-lieu en faveur de l’ancien président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi. En 2009, Ettore Gotti Tedeschi était nommé à la tête de la banque du Vatican par le pape Benoît XVI avec, comme mission principale, de la mettre aux normes internationales anti-recyclage. En septembre 2010, le banquier faisait l’objet d’une enquête du parquet de Rome dans le cadre d’une violation présumée de la loi anti-blanchiment. Le 24 mai 2012, il était brusquement limogé, son affaire s’insérant dans le cadre de Vatileaks.

    Aujourd’hui, non seulement Ettore Gotti Tedeschi est mis hors de cause par la justice italienne, mais dans le même temps l’ancien directeur de l’IOR Paolo Cipriani et le vice-directeur Massimo Tulli, qui s’étaient ligués contre lui, sont à leur tour poursuivis. Quant au conseil d’administration de l’IOR, qui avait accusé Tedeschi et, semble-t-il couvert les agissements de Cipriani et de Tulli, il est toujours en place.

    • Tonio dit :

      Les membres italiens de l’Autorité d’information financière (AIF) du Vatican ont été remerciés le 5 juin et remplacés par « des experts internationaux », ayant parfois servi à des postes clefs de l’administration Bush…

      Le 5 juin dernier, dans un communiqué de presse émis par le Vatican, le Pape a remercié l’entièreté de la direction sortante de l’AIF composée des italiens Claudio Bianchi, Marcello Condemi, Giuseppe Dalla Torre, Francesco De Pasquale et Cesare Testa. Le mot d’ordre de leur remplacement ? « Professionnaliser, internationaliser, coordonner. » C’est ainsi que le pape François a nommé pour cinq ans quatre nouveaux membres à la direction de l’AIF. Ils seront chargés de superviser son agence de lutte contre le blanchiment d’argent et la fraude.

      Créée le 30 décembres 2010 par Benoît XVI dans le but d’aligner le Vatican sur les normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, l’AIF est un des leviers essentiels du Saint-Siège dans le cadre d’une politique de transparence et d’assainissement des finances. Deux tendances s’affrontent au Vatican : les tenants de la transparence absolue voulant apparaître comme de bons élèves aux yeux des organisations internationales d’un côté, et de l’autre les tenants de la souveraineté financière de l’État pontifical, soucieux de l’autonomie du Vatican et partisans d’une certaine discrétion. Le 5 juin a vu la victoire des premiers et notamment d’une personnalité qui sera désormais l’homme fort de l’AIF, René Brülhart (photo).

      Originaire de Fribourg (Suisse), cet avocat de profession a notamment participé au transfert des actifs de Saddam Hussein vers le nouveau gouvernement irakien dans l’après-2003 et fut directeur de la Financial Intelligence Unit (cellule de renseignement financier) du Liechtenstein pendant huit ans. En 2010, il a été nommé vice-président du Groupe Egmont, un réseau d’agences nationales de renseignement financier, auquel il fera adhérer le Vatican en 2013. Car entre temps, ce « James Bond du monde financier » (The Economist du 20 octobre 2012), quarante ans à peine, a été nommé conseiller financier du Vatican en septembre 2012 avant d’être rapidement nommé à la tête de l’AIF, le 7 novembre 2012. Selon l’agence Associated Press, des affrontements récurrents se déroulaient au sein de l’AIF, où René Brülhart tenait son conseil composé d’Italiens à l’écart de ses initiatives. Ces mésententes auraient conduit, en janvier dernier, à la démission du président de l’AIF, le cardinal Attilio Nicora (aujourd’hui remplacé par Mgr Giorgio Corbellini). Le pape François s’est rangé de son côté pour opérer un changement de « culture ». C’est ainsi que la Curie s’internationalise avec l’arrivée de laïcs, de femmes et de non-Européens. Tous font leur entrée dans les commissions et les nouvelles instances du Vatican.

      Le 5 juin, quatre nouveaux administrateurs internationaux ont donc été nommés à l’AIF, des administrateurs à l’image de ce nouveau Vatican. Tout d’abord, l’emblématique Juan Carlos Zarate : professeur invité à Harvard, Zarate a été sous-conseiller à la sécurité nationale des États-Unis (2005-2009), chargé de superviser la mise en œuvre effective de la stratégie de lutte contre le terrorisme dans l’administration de George W. Bush. Avant cela, Zarate avait été fonctionnaire du département du Trésor des États-Unis chargé de la lutte contre le financement du terrorisme et les crimes financiers. Il est également senior adviser d’un célèbre think tank néoconservateur, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), au conseil d’administration duquel siègent, entre autres, Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger ou encore James Woolsey.

      Également nommé à l’AIF, le Suisse Marc Odendall. Aujourd’hui administrateur de plusieurs fondations, ce consultant financier dans le secteur philanthropique, né en 1957, diplômé de Sciences Po Paris (1979) et de l’ESSEC (1983) a fait carrière au sein des plus grandes banques d’investissement à Paris et à Londres. Il a en effet travaillé pour JPMorgan (1984-1989), CSFB (1990-1993) ou encore Merrill Lynch (1994-1996).

      On trouve aussi Joseph Yuvaraj Pillay. Ce singapourien qui a suivi ses études au Royaume-Uni est le président du Conseil des consulteurs du président de Singapour. Il est président non-exécutif du conseil de surveillance de Tiger Airways Holdings Ltd. Il a fait la plus grande partie de sa carrière dans la fonction publique du gouvernement de Singapour de 1961 à 1995. Il a servi dans les ministères des Finances, de la Défense et le développement national, ainsi qu’au sein de l’Autorité monétaire de Singapour et dans la Government of Singapore Investment Corporation, dont il fut directeur général. Il a également présidé Singapore Exchange Limited, Development Bank of Singapore, Singapore Airlines Limited, Temasek Holdings…

      L’Italie ne sera pas complètement absente de l’administration de l’AIF avec la nomination d’une femme, Maria Bianca Farina, qui a dirigé INA Assitalia, le géant italien de l’assurance qu’elle a contribué à privatiser. Elle a ensuite été l’administratrice de la branche assurance de la poste italienne. Elle siège également au conseil d’administration de Generali Asset Management Spa, et de Generali Multimanager Sicav. Pour ce qui est de la charité, elle est membre du conseil d’administration de l’ONG « Save the Children ». Côté italien, le Vatican a également annoncé le 5 juin la nomination de Tommaso di Ruzza au nouveau poste de vice-directeur de l’AIF. Ce fonctionnaire italien travaillera sous les ordres directs de René Brülhart.

      Ces nominations interviennent dans le cadre d’une large restructuration des finances au sein du Vatican. Le 8 mars dernier, François avait nommé les nouveaux membres du conseil pour l’économie du Vatican, soit huit cardinaux et sept laïcs parmi lesquels Jean-Baptiste de Franssu, un français consultant en fusions-acquisitions et expert en gestion.

      Le 24 février dernier, le pape François avait annoncé la création d’un secrétariat à l’Économie du pape, visant à accentuer la transparence et la discipline budgétaire à tous les ministères du Vatican. Au nouveau secrétariat de l’Économie dirigé par le cardinal australien George Pell, le pape a annoncé le 5 juin dernier la nomination de Danny Casey, ex-business manager du richissime Archidiocèse de Sydney. Ce laïc, expert en finance, se retrouve à la tête de la section « project management » de ce nouveau secrétariat pour l’Économie. Il sera chargé à la fois d’assister le cardinal George Pell, ancien archevêque de Sydney et préfet du nouveau secrétariat, dans la réforme des structures économiques et financières du Saint-Siège, mais également de coordonner le travail du dicastère. La transformation du Vatican en multinationale du XXIème siècle ne verra même pas l’éradication des sempiternels reproches faits au Saint-Siège, puisque ces deux derniers personnages furent impliqués dans des scandales de pédophilie au sein de l’Église catholique australienne, notamment dans l’affaire John Ellis.

  21. Engel dit :

    Jean-Baptiste de Franssu à la tête de l’Institut pour les œuvres de religion !

    Ce Français spécialiste de la finance a été nommé à la tête de l’ IOR, qui gère le patrimoine du Saint-Siège.
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/09/01016-20140709ARTFIG00229-un-francais-nomme-a-la-tete-de-la-banque-du-vatican.php
    Il devra assurer la mise en oeuvre de la réforme de ses statuts. Membre bénévole du nouveau conseil économique, il avait été repéré par Mgr Vallejo Balda, numéro deux de la préfecture pour les affaires économiques et membre de l’Opus Dei.
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140709trib000839231/jean-baptiste-de-franssu-le-francais-qui-dirigera-la-banque-du-vatican.html
    Agé de 51 ans, ce catholique pratiquant est un spécialiste de la finance. Père de 4 enfants, il est membre du Conseil d’administration de la World Youth Alliance, une organisation internationale basée aux États-Unis qui défend la dignité de la personne humaine au sein d’instances internationales comme l’ONU ou le Parlement européen.
    http://www.wya.net/
    Attaché à la spiritualité de Charles de Foucauld, Jean-Baptiste de Franssu est un amoureux de l’Afrique, où il a passé son enfance : Sénégal, Gabon, Côte d’Ivoire, Soudan, Somalie, Tanzanie et Zambie. Diplômé de l’école de commerce de Reims, complété dans une université anglaise et une spécialisation en actuariat à Paris, il est entré à la Caisse des dépôts, puis dans le groupe américain Invesco de placements financiers à long terme où il reste plus de vingt ans. Il lance cette entreprise en France, puis est chargé de son management en Europe pour terminer dans le comité de direction mondiale. Il a fondé un cabinet de conseil en fusions-acquisitions, Incipit, basé à Bruxelles.
    http://www.invesco.fr/portal/site/frretail
    Il est également président de l’Association européenne des sociétés de gestion, qui regroupe les gestionnaires d’actifs de l’Europe entière.

    Par un Motu Proprio, le Pape François dispose le transfert de la Section ordinaire de l’APSA au Secrétariat pour l’économie : « Confirmant une tradition qui remonte à plusieurs siècles, le Concile Vatican II a réaffirmé la nécessité de conformer l’organisation du Saint-Siège aux nécessités du moment et aux besoins constants de l’Eglise, notamment par une adaptation de la structure des dicastères de la Curie Romaine, leur nombre, leur désignation et leurs compétences, leurs procédures et leur coordination. En application de ces principes, le Motu Proprio Fidelis et Dispensator Prudens du 24 février dernier a institué le Secrétariat pour l’économie comme dicastère de la Curie. Lequel, tenant compte des dispositions du Conseil, dispose des pouvoirs de contrôle économique et de surveillance sur les dicastères et les administrations du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican. En considération de cela et des avis des chefs des organismes concernés, il est apparu opportun que le Conseil pour l’économie assume désormais, selon les modalités et délais fixés par le Cardinal Préfet, les compétences jusqu’ici attribuées à la Section ordinaire de l’Administration du patrimoine du siège apostolique. Par conséquent, cette décision implique le transfert des compétences que la Constitution apostolique Pastor Bonus du 28 Juin 1988 avait conféré à cette section administrative de l’APSA. L’Administration du patrimoine, qui ne sera plus divisé en sections, effectuera désormais uniquement les tâches qui étaient auparavant la responsabilité de la Section spéciale. »

    Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l’économie, a annoncé d’importantes initiatives visant à améliorer la gestion économique et administrative du Saint-Siège et l’Etat de la Cité du Vatican. Les changements concernent la Section ordinaire de l’APSA, le Fonds de pension, les media vaticans et l’IOR.
    http://visnews-fr.blogspot.fr/2014/07/presentation-du-nouveau-cadre-economique.html
    Le Conseil pour l’Economie a nommé un comité technique pour étudier la situation du fonds de pension et lui faire des propositions d’ici la fin de l’année. Les retraites en cours comme celles de la prochaine génération sont en sécurité, mais il convient de s’assurer d’une disponibilité suffisante pour les générations à venir. Beaucoup de pays occidentaux sont confrontés à des difficultés de leur système de retraite. De nouveaux statuts seront préparés afin d’adapter l’organisation de ce fonds à la nouvelle structure économique et administrative du Saint-Siège et de l’Etat du Vatican. Quatre experts laïcs y apporteront leur expérience dont le français Antoine de Salins.

    Un comité ad hoc a été désigné pour proposer une réforme des media du Vatican. Il s’agit d’adapter les media du Saint-Siège aux nouvelles tendances de la consommation, d’améliorer leur coordination et d’assurer de manière progressive et significative une économie financière. Sur la base des récentes expériences positives comme le compte Twitter du Saint-Père, les applications et les réseaux numériques seront renforcés afin de s’assurer que le message du Saint-Père atteigne un plus grand nombre de fidèles à travers le monde, en particulier de jeunes. Parmi les membres du comité on trouve le dominicain français Eric Salobir.
    http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/vatican/le-pere-eric-salobir-consulteur-du-conseil-pontifical-des-communications-sociales

  22. Willy dit :

    Rappel historique sur les accords de Latran du 11 février 1929 :

    Mussolini, chef du gouvernement italien, et le cardinal Pietro Gasparri signent au palais du Latran à Rome un traité qui fixe définitivement le cadre des relations entre la papauté et le royaume italien. Depuis 1870, le pape se considérait comme prisonnier au Vatican. La Cité du Vatican est créée et le pape Pie XI en est le souverain. Le Vatican est indemnisé de 750 millions de lires pour la perte des Etats de l’église entre 1860 et 1870.
    http://mjp.univ-perp.fr/traites/1929latran.htm

    Il est doublé d’un concordat qui instaure le catholicisme comme la « seule religion de l’Etat Italien ». L’enseignement religieux devient obligatoire et le divorce civil est interdit. De son côté, le pape reconnaît la souveraineté de Victor Emmanuel III sur l’Italie, et Rome comme capitale du pays.

  23. Luc dit :

    Le procès « Vatileaks 2 » pour le vol et la diffusion de documents confidentiels concernant les finances du Saint-Siège a connu sa 18e audience le 4 juillet. Le promoteur de justice du Tribunal du Vatican a formulé son réquisitoire, demandant des peines de prison allant d’un an à plus de trois ans pour quatre accusés.

    Les cinq inculpés étaient présents à cette audience qui se rapproche du verdict final après sept mois de procès. Il s’agit de Mgr Angel Lucio Vallejo Balda, ancien membre de la Commission préparatoire à la réforme économique et financière de la curie romaine (COSEA), deux laïcs parmi ses anciens collaborateurs, Francesca Immacolata Chaouqui et Nicola Maio, ainsi que deux journalistes italiens ayant publié des livres utilisant ces documents, Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi. Nuzzi dénonçait dans ‘Péché originel’ un «bloc de pouvoir», qui freinerait certaines des réformes de gestion financière portées par les papes successifs, en particulier concernant l’IOR, la banque du Vatican. Ce bloc serait actif depuis Paul VI au moins, et ne pouvait être que favorable à la mort de Jean-Paul Ier. Ainsi par exemple, Ettore Giotti Tedeschi, nommé président de l’IOR en 2009, aurait reçu de sévères menaces, lui intimant de ne pas chercher à connaître le nom des titulaires de certains comptes de la banque vaticane. Finalement, cet ami personnel de Benoît XVI a été contraint à la démission en 2012. Après une campagne de calomnies, selon Nuzzi. Libero Milone, contrôleur des finances du Vatican de 2015 à 2017, aurait également été poussé à démissionner par ces mêmes forces opposées à une clarification financière. C’est en partie pour contrer ce bloc de pouvoir, affirme encore Nuzzi, que Benoît XVI aurait renoncé au pontificat en février 2013, une décision longuement mûrie : afin de «mettre au pied du mur les coalitions au pouvoir», notamment un «lobby gay».
    https://www.cath.ch/newsf/vatican-journaliste-gianluigi-nuzzi-accuse/


    Le procureur a demandé la condamnation de Mgr Vallejo Balda et de ses deux collaborateurs pour « délit d’association criminelle » dans le but de divulguer « des documents concernant les intérêts fondamentaux de l’Etat ».

    Trois ans et neuf mois de réclusion, la peine la plus lourde, ont été requis à l’encontre de Francesca Chaouqui, en tant qu’« inspiratrice et responsable des conduites contestées ». Elle est devenue favorable aux mariages gays avec adoption d’enfants. D’autre part, elle fit plusieurs fois allusion à un événement « très grave » survenu au printemps 2014 mais dont elle ne pouvait parler en raison du secret pontifical. Le pape François, informé de cet « événement d’une gravité absolue », aurait demandé à Mgr Vallejo Balda et à elle de travailler discrètement sur la question.

    Mais, selon elle, une semaine plus tard, le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’économie, aurait demandé et obtenu la saisie immédiate des archives de la COSEA. Curieusement, il sera accusé d’avoir eu des mains baladeuses dans une piscine dans les années 90
    http://www.theinquiry.ca/wordpress/rc-scandal/other-countries/australia-and-new-zealand/george-pell-the-swimming-pool-allegations/
    et d’avoir sexuellement abusé de deux enfants de chœurs dans les mêmes années en Australie.
    https://www.theguardian.com/australia-news/2017/may/13/cardinal-george-pell-accused-of-sexually-abusing-two-choirboys-book-claims
    Le problème, une plainte semblable avait déjà eu lieu dans les années 60 :
    https://web.archive.org/web/20180403051324/http:/brokenrites.org.au/drupal/node/36

    Trois ans et un mois de réclusion ont été requis pour Mgr Vallejo Balda, et un an et neuf mois pour Nicola Maio, pour son collaborateur qui est un ancien secrétaire exécutif de la Commission pontificale d’étude sur l’organisation des structures économico-administratives du Saint-Siège (COSEA).

    Les journalistes sont quant à eux accusés de « concours » dans la divulgation de ces documents à travers la publication de leurs ouvrages.

    Le procureur a requis un an avec sursis pour Gianluigi Nuzzi

    et « l’absolution » d’Emiliano Fittipaldi pour « insuffisance de preuves ».

    Les prochaines audiences, des 5 et 6 juillet, seront consacrées au plaidoyer des avocats de la défense.
    https://fr.zenit.org/articles/vatileaks-2-des-peines-de-prison-requises-pour-quatre-accuses/

  24. Nicole dit :

    Le majordome de Benoît XVI arrêté et condamné pour avoir volé au pape une quantité énorme de documents confidentiels qui étaient ensuite transmis à la presse, n’était pas le seul, à la curie, à avoir agi de cette manière, d’autres, comme lui et après lui, étaient encore en activité, parmi lesquels une femme. Justement, la fille d’un père marocain et d’une mère calabraise se vantait d’être l’informatrice qui fournissait la matière des articles de « La Repubblica ». Elle avait été chargée, de 2007 à 2009, des relations extérieures du cabinet international d’avocats Pavia & Ansaldo, puis, à partir de 2010, du cabinet Orrick Herrington & Sutcliffe et enfin, à partir de 2013, du cabinet Ernst & Young. Sur sa page Twitter, on y apprenait que cette Francesca Chaouqui avait un lien direct avec Gianluigi Nuzzi, le journaliste qui avait reçu et publié les documents volés à Benoît XVI par son majordome infidèle et qu’elle était une informatrice assidue du site dagospia.com, le réceptacle de médisances et poisons vaticanesques le plus lu d’Italie.
    http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350582?fr=y


    La manipulatrice Francesca Chaouqui avait malgré cela, postulé au comité d’enquête sur les dicastères du Vatican créé par le pape François (Cosea) en 2013…. La commission composée de sept experts laïques et d’un monseigneur, Lucio Valledo Balda. « C’est le pape qui m’a choisie », raconte la jeune femme. « C’est Mgr Balda qui me l’a indiquée », rétorque le pape François lorsque Francesca devient encombrante. Mgr Balda, âgé de 52 ans, est espagnol et membre de la Fraternité de la Sainte-Croix, la branche sacerdotale de l’Opus Dei. Elle avait dit que le pape Benoît XVI souffrait d’une leucémie, et que son numéro deux, Tarcisio Bertone, était corrompu. Le 2 novembre 2014 elle est arrêtée avec Mgr Balda. Elle sera relâchée le lendemain au prétexte qu’elle a collaboré avec la justice pontificale et qu’elle était enceinte.

    L’enquête reposait sur trois faits essentiels. En mars dernier, le coffre-fort de la Cosea qui se trouvait dans le bureau de Mgr Balda fut cambriolé et des documents disparurent. Au printemps dernier, le Vatican fut averti que deux journalistes italiens allaient publier deux ouvrages sur les finances du Saint-Siège, en s’appuyant sur des documents confidentiels dérobés. Drôle de coïncidence. En octobre enfin, l’ordinateur du réviseur des comptes du Saint-Siège fut piraté.

    Quelques jours avant la première audience du procès fixée au 1er décembre, le cardinal Balda rédigea une confession façon mémoire qu’il remit à ses avocats. Il avouait avoir dérobé les documents et donné les mots de passe des documents cryptés aux deux journalistes. Tout cela, c’était pour plaire à Francesca, qui l’avait séduit à Florence. La nuit d’amour aurait été consommée le 28 décembre 2014 dans une chambre d’hôtel. « J’avais très peur d’elle, elle me disait que j’étais un ver de terre, qu’elle travaillait pour les services secrets, que son mari n’était pas son mari mais une couverture, elle était muy méchante, muy violente. Elle m’a dit qu’elle était au Vatican grâce à Matteo Renzi » avoua-t-il.

    http://www.marianne.net/papesse-francesca-manipulait-tous-les-caves-du-vatican-100239495.html
    Francesca Immacolata Chaouqui sera en 2016 condamnée par le Tribunal du Saint-Siège à dix mois de prison ferme (au lieu des trois ans et neuf mois requis par le parquet).

  25. […] au Vatican, quand on s’est aperçu que même son majordome le trahissait ? Ou bien alors aux attaques incessantes de l’élite financière qui cherche à supprimer l’indépendance économique du Vatican ? Une haute finance […]

  26. Robert dit :

    Scandales financiers, assassinats et autres affaires de moeurs au Vatican avec Pierre Stadere, Maurice Gendre et Monsieur K : Contrairement aux autres principales religions, celle catholique n’a jamais cherché à empieter sur le pouvoir temporel. Par contre, elle fut bien embêtée quand on l’a privée de ses états pontificaux puisque cela lui faisait perdre d’importants moyens financiers. Il est traité ici de l’infiltration franc-maçonnique de l’Eglise avec notamment le cardinal Rampolla (1843-1913), Secrétaire d’Etat de Léon XIII, qui faillit devenir pape à la place de Pie X alors qu’il était Haut Initié Luciférien de l’O.T.O. (Ordo Templi Orientalis), loge illuministe Luciférienne Rose-Croix, établie en Bavière et en Suisse allemande, toujours active actuellement.

  27. John dit :


    Anthony Raimondi, neveu du parrain légendaire Lucky Luciano

    et gangster de longue date de la famille Colombo,

    raconte dans son livre ‘When the bullet hits the bones’ qu’en 1978, il était allé en Italie avec une équipe de tueurs pour assassiner Jean Paul I.

    Son cousin cardinal, Paul Marcinkus (1922-2006), qui dirigeait la banque du Vatican, était, 33 jours après le début de son règne, derrière l’empoisonnement au cyanure du pape JP1. Le rôle de Raimondi consistait à noter les habitudes du pape afin de pouvoir l’endormir avec une tasse de thé au Valium. « Je me tenais dans le couloir à l’extérieur du quartier du pape quand le thé a été servi… La drogue avait si bien fait son travail que la victime n’aurait même pas réagi s’il y avait eu un tremblement de terre », précise-t-il. « Mon cousin a alors préparé une dose de cyanure, la mesurant avec un compte-gouttes, pour la mettre dans la bouche du pape. Quand cela a été fait, il a fermé la porte derrière lui et s’est éloigné. Puis quand un assistant pontifical est allé voir le pape, il s’est écrié qu’il était en train de mourir. Marcinkus et deux autres cardinaux du complot sont alors précipités dans la chambre en simulant leur surprise. Un médecin du Vatican convoqué déclara que Jean-Paul Ier avait subi une crise cardiaque fatale. »

    Selon Raimondi, il fut tué parce qu’il avait menacé de révéler une fraude boursière massive, portant sur un milliard de dollars, dirigée par des initiés et dont était au courant la moitié des cardinaux et des évêques du Vatican. Un expert en falsification avait menti sur les avoirs réels de l’Eglise dans des sociétés américaines de premier ordre telles qu’IBM, Sunoco et Coca-Cola. Des gangsters avaient ensuite vendu des certificats d’actions factices à des acheteurs peu méfiants. A peine élu, le nouveau pape Jean Paul II fut lui aussi l’objet d’un meurtre. Mais se sachant visé, il décida de ne plus chercher à enquêter sur les falsifications.

    Autre révélation du livre, celle sur le vol de la Lufthansa en 1978., sublimé par le film ‘Les Affranchis’.


    Le véritable cerveau était un gangster juif, Meyer Lansky, chef du Kasher Nostra et conseiller de celui de Raimondi. C’est Raimondi qui l’a convaincu de venir à New York pour orchestrer ce coup spectaculaire. « Meyer avait tout très bien réglé. Cela rapporta environ 45 millions de dollars, y compris de l’argent, des bijoux et 35 millions de dollars d’obligations au porteur que Lansky avait volés avant d’être expédiés à New York. Les bons furent cachés chez le père de Raimondi avant d’être dispercés à « 85 cents le dollar ». Le butin fut partagé entre les cinq familles du crime organisé, dans un club social à Brooklyn sur Cortelyou Road. Tout le monde avait été averti alors, de faire profil bas et de ne pas faire d’achats extravagants. Ceux qui ne respectèrent pas la règle furent éliminés. »
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/01/15/casse-de-la-lufthansa-affaire-non-elucidee_4847747_4497186.html

    Mais si Raimondi ne fut pas inquiété par la Justice, c’est aussi parce que le maire Ed Koch recevait des pots de vin venant de casinos illégaux. Il n’y a qu’adolescent qu’il faillit faire de la prison pour un meurtre commis à Brooklyn. L’armée le sauva en le recrutant pour devenir un tireur d’élite pendant la guerre du Vietnam. Son travail consistait à passer derrière les lignes ennemies au Cambodge et à assassiner des combattants nord-vietnamiens. Aujourd’hui, Raimondi vit à Brooklyn, rongé par un cancer. D’où son livre avant de mourir.

  28. Arnold dit :

    Mais dans l’Eglise il y a une majorité de religieux qui ne font pas de bruit mais qui sont exemplaires. Ils sont touchés comme tout être humain par les aléas de la vie. L’abbé Pierre Amar est un de ceux-là. En plein cœur de l’été 2018, il est hospitalisé en urgence pour une tumeur envahissante. De ces longs mois de souffrance et de combat contre la maladie, l’abbé Amar va faire un livre intime rempli de pudeur : ‘Hors service’.

    Il y a aussi des laïcs qui cherchent à défendre par tous les moyens cette Eglise qui prend l’eau de toute part, comme Louis Hubert Rémy :

    Il conseille plusieurs livres :
    En couverture (de gauche à droite) sur fond de la Chapelle Paolina : Les Cardinaux félons Rampolla et Pignedoli, Les félons Montini et Roncalli. Les principes révolutionnaires et libéraux sont arrivés, en l’espace de deux siècles, à paralyser toutes les résistances, ou presque. Ces principes ont été imposés de façon méthodique par les agents de la Secte Maçonnique infiltrés dans l’Église. Il s’agit de la Franc-Maçonnerie Ecclésiastique du Réseau Rampolla, sujet peu connu des catholiques en général et des traditionalistes en particulier. Le Cardinal Rampolla, affilié aux Sectes de la Contre-Église, avait failli être élu pape en 1903 mais le veto de la catholique Autriche avait permis d’écarter le félon et d’élire un saint pontife : le pape Pie X qui sera canonisé sous Pie XII. Les fidèles du Cardinal félon, associés en réseau, n’en continuèrent pas moins leurs intrigues, jusqu’au plein succès de leur plan infernal à Vatican II. L’Église gît depuis lors sous le joug de la Maçonnerie Ecclésiastique, associée de la Contre-Église Mondialiste.

    Roger Gougenot des Mousseaux (1805-1876), né et mort à Coulommiers est un journaliste et écrivain français. Orphelin alors qu’il est encore mineur, il succède à son père comme gentilhomme à la chambre du roi Charles X. Catholique, ultramontain et antilibéral, après les journées de juillet 1830, il refuse de se rallier à la dynastie des Orléans et se range du côté des légitimistes restés fidèles à la branche aînée des Bourbons. Son livre ‘Le Juif, le judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens’, publié en 1869, explique comment les Juifs ont trahi leur propre religion. Car le Talmud, qui est « le code religieux des Juifs modernes, bien différent de celui des anciens Juifs » a fait du judaïsant d’aujourd’hui « le fils spirituel des Pharisiens du temps de Jésus ». Actuellement ils appellent de tous leurs vœux cette ère messianique qui leur donnera la domination de la terre, l’oppression de l’Église du Christ, la suppression du nom chrétien et le prochain et universel assujettissement des peuples. Ainsi, du protestantisme à la franc-maçonnerie, des révolutions à la promotion de l’union universelle, on voit se réaliser le projet du judaïsme talmudique, celui d’un monde qui, « sapant les institutions chrétiennes, appelle les peuples à fonder en commun une religion humanitaire, où l’homme, débarrassé d’un Dieu qu’il ne peut comprendre et auquel il refuse d’obéir, devient à lui-même son propre Messie ».

    Monseigneur Henri Delassus (1836-1921) est un prêtre catholique, docteur en théologie. En 1904, il est nommé prélat de la maison du Pape puis pronotaire apostolique en 1911. Antilibéral et contre-révolutionnaire, il fut l’un des premiers à percevoir que sous les dessous de la destruction programmée du catholicisme se trouvait un projet de domination mondiale. Il n’eut alors de cesse de le dénoncer dans différents ouvrages et de le combattre, ce qui fait de lui le premier des antimondialistes. Dans La Conjuration antichrétienne ou le temple maçonnique voulant s’élever sur les ruines de l’Église catholique, Henri Delassus nous propose une exploration historique, philosophique et religieuse à travers les étapes de la destruction de l’Église catholique par ceux qui, de la Renaissance à la Réforme, puis par les différentes Révolutions, ont programmé l’avènement d’une République universelle judaïque et maçonnique. Nées dans les loges, elles-mêmes instruments d’une petite élite aux visées oligarchiques, les idées humanistes et naturalistes, puis le protestantisme et enfin le libéralisme des Lumières n’ont été que les manifestations d’un long combat pour imposer une vision unifiée de l’homme menant à un mondialisme qui n’est que l’avènement d’un messianisme matérialiste. Pour y arriver, il a fallu et il faut encore écraser le catholicisme, universalisme dont la réalisation concerne un autre plan, le plan céleste, et qui pourtant est un obstacle absolu au projet terrestre de la franc-maçonnerie, car ce sont là deux idées de l’homme qui ne peuvent coexister. « Si l’on veut indiquer la place que l’homme prend dans la pensée moderne, il n’y a pas d’autre mot à employer que celui d’homothéisme… »

    A lire sur Benoit XVI, de Don Villa, dans la revue Chiesa Viva, les n° 475 (octobre 2014) et 505 (juin 2017).
    http://www.chiesaviva.com/475%20mensile.pdf
    http://www.chiesaviva.com/505%20mensile.pdf
    Don Luigi Villa, le « fils spirituel » de Padre Pio, est décédé le 18 novembre 2012, à l’âge de 94 ans. Ce prêtre originaire du Nord de l’Italie, docteur en théologie, rencontra Padre Pio en 1956, à San Giovanni Rotondo. Le « prêtre aux stigmates du Christ » lui demanda de se consacrer à la défense de l’Église contre l’ordre satanique de la franc-maçonnerie, qui était déjà, selon ses termes, « aux pantoufles du pape ». Le pape Pie XII approuva la mission. L’abbé Villa fut placé sous la direction des cardinaux Alfredo Ottaviani, préfet du Saint-Office, Pietro Parente et Pietro Palazzini. Ces hommes d’Église de grande intégrité morale devaient communiquer de nombreux secrets à l’abbé Villa, qui remplissait la fonction d’agent de renseignement contre les loges, et qui fera l’objet de six tentatives d’attentat pendant le mandat de Paul VI, qui commença le 21 juin 1963.
    http://wordpress.catholicapedia.net/chiesa-viva-rituels-sataniques-limplication-de-benoit-xvi/
    Les écrits de Don Luigi VILLA :
    https://blogdelamesange.wordpress.com/2014/08/19/les-ecrits-de-don-luigi-villa/

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