L’Europe des tricheurs

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Les dernières élections viennent de démontrer encore une fois que les Français ne savent plus à quel saint se vouer tant le manque de choix est manifeste.

Les partis actuels ne semblent-ils pas tous représenter les lobbies financiers ?  François Hollande qui aimait pourtant clamer « que son adversaire était le monde de la finance » :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=W3Y9VNJwJMM#!

Nomme néanmoins comme secrétaires généraux adjoints de la présidence de la République : Emmanuel Macron pour s’occuper des questions économiques. Il a pour parrain Jacques Attali (il fut membre de sa commission sur la croissance) . Membre du PS il a milité dans le Pas-de-Calais dans les années 2000. Mais depuis des mois, M. Macron partageait son temps entre la Banque Rothschild, dont il a été nommé associé-gérant en 2011, et la préparation de l’alternance ! Et Nicolas Revel, fils de la journaliste Claude Sarraute, qui était jusqu’ici directeur de cabinet de Bertrand Delanoë. Il est plus particulièrement chargé des questions régaliennes. Arnaud Montebourg, ministre du redressement,  a fait le choix, pour diriger son cabinet, de la plume de Laurent Fabius, un ancien de la banque Rothschild, Stéphane Israël. Et son « conseiller spécial » est Christophe Bejach, membre du directoire de la compagnie financière Saint Honoré.

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Ces étroits liens avec les financiers expliquent en partie les 44 % d’abstention lors du second tour d’élections législatives : 

Et puis, n’est-il pas démotivant et injuste de voir par exemple qu’un député FN (Le Pen) représente 421 342 Français alors qu’un député Front de gauche (Mélenchon) seulement 24 952 ? Cela dit, un député aujourd’hui ne fait qu’entériner les décisions européennes. Des décisions qui ne sont plus prises indirectement par les peuples. Même la toute puissance présidentielle relève en grande partie de l’illusion. Lui non plus ne peut pas faire grand-chose car l’essentiel des compétences ont été transférées à Bruxelles. Il faut lire Verbatim de Jacques Attali, un précieux témoignage sur la vie politique française de 1981 à 1991. Les grands débats de  politique monétaire, sur la question de la dévaluation du franc, sortir ou rester dans le SME, étaient toujours, in fine arbitrés par le chef de l’Etat. Avec l’euro, la politique monétaire échappe désormais entièrement au niveau national donc au Président.  Il n’est plus question non plus d’appliquer une politique interventionniste pour aider l’industrie,  Bruxelles l’interdirait. Compte tenu des règles européennes et du poids des dépenses publiques, les marges de manœuvre budgétaires du gouvernement sont désormais infimes.  Les autorités nationales gardent, en gros,  la possibilité d’augmenter et de baisser les impôts, mais cela ne suffit pas pour piloter une nation dans la tempête…

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Comment en est-on arrivé là ?

Robert Schuman est considéré comme l’un des pères fondateurs de la construction européenne. Pourtant le 19 septembre 2000, le Daily Telegraph de Londres, par la voix d’Ambrose Evans-Pritchard, annonçait que les archives déclassifiées de l’administration américaine montraient que l’ancien premier ministre belge Paul Henri Spaak, Robert Schuman et bien d’autres étaient employés par les services américains. Les fonds étaient transités pour camoufler leur action, par le biais des fondations Rockefeller et Ford.

http://www.dailymotion.com/video/xeggd5_le-complot-europeen-ou-la-fin-de-la_news?start=430#from=embed

http://www.dailymotion.com/video/xeggk4_le-complot-europeen-ou-la-fin-de-la_news#from=embed

http://www.dailymotion.com/video/xehv39_le-complot-europeen-ou-la-fin-de-la_news#from=embed

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Le passage en force du traité de Lisbonne alors que par référendum le peuple hollandais et français s’y opposait n’est pas surprenant. Car ce traité soulignait dorénavant la primauté du droit européen sur le droit national et donnait une personnalité juridique à l’Europe, au détriment des pays.  La seconde mouture de ce texte entraîna de la même façon  le « non » du peuple irlandais le 12 juin 2008. Il ne fut pas non plus respecté mais on lui demanda de revoter. Pour qu’il change d’avis, les stratèges de la propagande  dépensèrent 10 fois plus que ceux qui défendaient le non. Ils ne bénéficièrent pas non plus du même temps d’antenne. Pendant ce temps, les 499 parlementaires européens ignoraient complètement le non irlandais et continuèrent la ratification du traité de Lisbonne. Ils balayèrent ainsi trois référendums d’un revers de manche. Difficile aujourd’hui de nous faire croire que nous sommes en démocratie !  C’est plutôt un pas en arrière pour l’humanité mais un pas en avant pour la dictature.

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C’est ce que symboliquement représente le rétablissement de la peine de mort dans le traité :

Mais d’une manière discrète, car les conditions sont floues : seulement quand il faut assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ; quand il faut effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ; quand il faut réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. Et pour devenir le bras armé de cette dictature, on créa l’Eurogendfor (European Gendarmerie Force) qui a un droit d’occupation dans n’importe quel pays européen. C’est un conseil de guerre, composé des différents ministères de la Défense des pays européens, qui gère leurs interventions (accord de Velsen), réduisant ainsi le droit et la souveraineté nationale des pays.  Tous les bâtiments ou lieux de l’Eurogendfor jouissent de l’immunité les rendant inaccessibles aux autorités des pays concernés. Mais l’Eurogendfor ne dispose pas que de compétences policières mais aussi de celles des services secrets. Elle peut de même avoir pour mission de faire respecter l’ordre et le calme dans une zone en collaboration avec l’armée.

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Le dernier ouvrage de C. Ferguson a été publié aux Etats-Unis le 21mai : « Predator Nation » (« Une nation de prédateurs », Crown Business Publishing).

Il explique parfaitement l’invraisemblable impunité des coupables de cette récession qui ravage aujourd’hui l’Europe. Depuis les années 80, l’essentiel du secteur financier s’est criminalisé. Une culture industrielle qui tolère, voire encourage la fraude systématique s’y est développée. Ce comportement se trouve à l’origine de la bulle des crédits immobiliers “subprimes” et de la crise financière de 2008. Cette dernière en est même le résultat direct. Elle n’est pas une sorte d’accident économique. Les occidentaux ont encouragé la dérégulation des marchés, ce qui a rendu le système financier encore bien plus puissant. Moins d’obstacles, moins de comptes à rendre, moins de règles à respecter : on se rapproche du pouvoir absolu. Et il devient de plus en plus acceptable de se comporter de façon malhonnête. D’énormes dissimulations volontaires de transactions financières ont certainement favorisé le terrorisme sous opération false flag, le blanchiment, la prolifération nucléaire et l’évasion fiscale à l’échelle du globe. Sans cette motivation criminelle, la crise n’aurait pas eu ce retentissement mondial. En Europe, que penser par exemple des conseils prodigués par la banque Goldman Sachs à la Grèce, pour aider le pays à maquiller ses comptes ? Cette crise économique est particulièrement grave. Même le PIB de la Chine ne progresse pas. Sa consommation d’électricité n’a augmenté que de 0,7%. Ce qui donne une idée de sa réelle croissance. Tous les autres chiffres donnés sont faux et ne servent qu’à encenser ceux qui ont le pouvoir en Chine. Même ses ventes de logements ont baissé de 25% !

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Cependant, si on voulait éviter la récession, il existe des solutions rapides :

Pourquoi donc ne les prend-on pas ? Bien entendu à cause, encore une fois, du poids des lobbies financiers sur le politique. Déjà Sarkozy n’était-il pas conseillé principalement par Michel Pébereau, le patron de BNP Paribas ?  Ce qui ne l’a pas empêché de faire des erreurs incompréhensibles :

http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2011/12/13/Les-erreurs-incroyables-de-M-Michel-Pbereau

C’est ainsi que l’on a assisté sans pouvoir faire quoique ce soit, à ce scandale que fut de prêter 1 000 milliards d’euros aux banques privées au taux de 1% alors qu’à l’Espagne et à l’Italie on leur demandait de payer 10 fois plus cher d’intérêt ? Pourtant, sans changer les traités européens, la banque centrale européenne, si elle n’a pas le droit d’aider directement ces pays, peut par contre prêter à 1%, à la banque européenne d’investissement. Et celle-ci prêter ensuite à 1,1% à l’Espagne et à l’Italie. Ces pays se retrouveraient alors avec un petit excédent budgétaire. La récession serait évitée. N’est-ce pas  l’augmentation de ces frais financiers exorbitants qui leur sont nocifs ?

http://www.dailymotion.com/video/xrg5hb_la-crise-va-vraiment-commencer-juin-2012_news?start=173

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Il y a donc volonté manifeste d’endetter les pays.

On retrouve ce piège avec la fameuse loi du 3 janvier 1973. Cette loi n’interdit pourtant pas à la Banque de France de faire ce que la loi appelle des « avances » à taux nuls à l’état, avances qui sont parfaitement encadrées. Cette loi interdit juste au Trésor d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France, ce qui peut être contourné par le fait que la Banque de France peut agir sur le marché secondaire.  Le fait de ne plus financer l’état français au travers de sa banque centrale n’est donc qu’une décision purement politique qu’on ne peut réduire à cette loi. En d’autre terme, cette loi est une bonne excuse pour exonérer les politiques depuis quarante ans de leurs responsabilités !

Pourquoi donc cet endettement volontaire des pays, si ce n’est pour donner le pouvoir à la haute finance ? En 1789, les banques avaient supprimé le roi pour mettre en place en France ce système des intérêts si lucratif mais interdit par l’église catholique. Aujourd’hui, c’est à l’échelle mondiale qu’ils rêvent d’avoir le pouvoir.

Lire aussi :  le coup d’état européen, un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel.

En attendant, l’oligarchie bancaire engrange des fortunes au dépend des peuples . Et il n’est pas rare de la voir s’amuser sur de magnifiques yachts pendant que coulent les pays qu’elle exploite frauduleusement.

gif en bateau

 

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106 commentaires sur “L’Europe des tricheurs

  1. Chantal dit :

    Le 15 avril, 600 membres de diverses forces de l’ordre, dont certaines militaires, provenant de différents pays de l’UE ont participé à un entraînement en Westphalie, dans le but de préparer l’unité des troupes de la Force de Gendarmerie Européenne. Selon Andrej Huko, porte-parole allemand pour les Affaires européennes, cette force militaire se préparerait à empêcher des meetings politiques et des protestations. Il a déclaré à cette occasion que la militarisation de la police est « extrêmement préoccupante et contraire au principe allemand de séparation de la police et de l’armée ».

    Le groupe de police militarisée provient de sept nations européennes dont l’Espagne, la Roumanie, l’Allemagne et la Pologne, et a pour but de réprimer des « désordres civils » à l’intérieur des Etats membres.

    D’autre part, le colonel Richard Kemp a déclaré qu’en dernière analyse, Bruxelles chercher à placer les armées nationales des 28 Etats-membres sous son commandement unique. Le projet, très critiqué, d’une armée européenne a été ravivé en mars 2015 lorsque le président de la Commission Jean-Claude Juncker a demandé la création d’une force internationale.

    http://reinformation.tv/police-militaire-ue-entrainement-desordres-civils-neuville-54589-2/

  2. Line dit :

    Il n’y a pas de doute, l’Union Européenne était dès le début un projet totalitaire. A la commission européenne il n’y a pas de séparation des pouvoirs, au mépris le plus élémentaire d’une démocratie. De plus les commissaires sont pratiquement intouchables. La discussion sur le clonage des animaux de boucherie par exemple le démontra d’une manière flagrante. Qu’est-ce qu’un clonage sinon comme pour une voiture, la fabrication d’un animal avec des chromosomes d’occasion mais avec une carrosserie neuve. Les Parlementaires avaient donc eu raison de ne pas l’autoriser. Mais la commission y était favorable. Le 17 mars 2011, cette dernière décida de ne pas statuer sur le problème. Ce qui ne pouvait qu’arranger les multinationales américaines puisque sans accord, pas de règle donc pas d’interdiction.

    Autres exemples totalitaires : plusieurs referendums ne furent pas respectés.

    D’abord celui sur le traité de Nice en 2001, qui concerne l’élargissement de l’Europe à d’autres pays. L’Irlande dit non. Ce qui a causé un gros problème puisque l’élargissement avait déjà été effectué. On a donc obligé les Irlandais à revoter un an après, en prenant bien soin d’organiser une campagne de presse dans les médias alignés pro-européenne.

    En 2005, c’est au tour de la France de rejeter le traité constitutionnel. Sarkozy en 2008, le fera tout de même passé lors d’un congrès avec l’accord des socialistes.

    Les Pays-Bas connaitront la même mésaventure en 2005. En 2008, c’est au sénat qu’il sera adopté malgré le désaccord du peuple.

    En Irlande, cette même année, un referendum est à nouveau proposé sur le traité de Lisbonne. Il est rejeté malgré qu’il ait été déjà ratifié. Alors on utilise le même procédé que la fois dernière. On les fait revoter en 2009 après une campagne les poussant à dire oui en utilisant la crise financière.

    En 2011, on demande au Parlement slovaque si il est pour le FESF (c’est à dire à un mécanisme financier européen qui lui donne droit d’utiliser un effet de levier et d’agir en justice contre un pays dans les 7 jours, tout en se réservant l’impunité). Bien entendu il ne pouvait être pour, et pourtant tous les autres pays avaient donné leur accord. L’U.E. força les députés slovaques de se déjuger.

    En 2013, le plan de sauvetage proposé aux Chypriotes est rejeté par leur Parlement. Une semaine après l’U.E. l’oblige à l’accepter.

    En 2014, on fait entrer la Lettonie dans l’U.E. contre l’avis de sa population.

    Avant en 2011, Papandréou avait proposé un référendum aux Grecs sur l’avenir du pays. Il ne fut pas accepté par l’U.E.. Le premier ministre démissionna pour être remplacé par un ancien de Goldman Sachs, Papademos. La banque même qui avait aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour entrer dans la zone euro. En 2015, Tsipras demande aux Grecs s’ils acceptent le plan de sauvetage des financiers. Ils disent non. Comme il avait déjà été ratifié par les autres pays, une semaine après, on obligea les Parlementaires grecs à dire oui.

    Cette année, les députés finlandais doivent débattre sur la sortie de l’euro (à cause d’une pétition citoyenne).

    Et au Pays-Bas, (suite aussi à une pétition), ils doivent se prononcer sur l’accord de libre échange avec l’Ukraine (déjà ratifié par l’U.E.) sachant que le salaire moyen est de 120 € par mois. Malgré que les Hollandais aient été contre, les députés suivirent la décision de Bruxelles.

    Bref, en 16 ans, c’est 6 référendums et 2 votes des Parlementaires qui n’ont pas été respecté pour le plus grand profit non des peuples mais de l’élite mondialiste anglo-sioniste.

    Et que penser du TSCG, de ce traité qui oblige un pays à montrer son budget aux sbires européens avant même ses parlementaires ? Pourquoi Sarkozy, Ayrault ne voulurent pas d’un référendum sur ce sujet, alors qu’il peut couter à la France une amende de 4 milliards d’euros ? Est-ce vraiment à la commission européenne de décider à la place des députés français ? Ainsi la loi Macron (travail le dimanche etc) comme elle vient de directives européennes et non pas de Macron, il a fallu la faire passer par le 49.3. Il en est de même de la loi El Khomri. Prochainement l’Europe veut que la France privatise son parc hydraulique de production d’électricité.

    Ainsi comme le disait Jean Claude Juncker, « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

    L’Union Européenne, un projet totalitaire ?

    Une des conséquences : avec le libre-échange, elle ne met pas que des produits en concurrence mais les systèmes sociaux. La production mondiale est alors réorganisée en privilégiant les sociétés sans protection sociale et à bas salaires (délocalisation particulièrement). Du fait d’avoir placé les dettes publiques sous la dépendance des marchés financiers, les États sont désormais menacés de voir leurs finances publiques et leur économie productive déstabilisées s’ils n’exécutent pas docilement les principes cardinaux du néolibéralisme. Les traités internationaux et les institutions multilatérales sont les gardiens de l’ordre néolibéral mondial, tenant ce dernier hors de portée de toute pression démocratique. L’Union européenne et l’euro en sont le chef d’œuvre.


    Autre phrase scandaleuse, le 29 mai 2018 par le Commissaire européen de nationalité allemande, Günther Oettinger : « Les marchés financiers vont apprendre aux Italiens comment voter ».
    https://www.upr.fr/actualite/france/communique-de-presse-halte-a-leurodictature-lupr-demande-a-la-france-dexiger-la-demission-immediate-du-commissaire-europeen-allemand-gunther-oettinger

    • Quentin dit :

      Espérons que les Anglais arriveront à réussir leur Brexit. Le quotidien populaire « The Sun » a pris position pour :

      Selon une nouvelle enquête d’opinion d’ICM publiée le 13 juin par The Guardian, le camp du « Brexit » est en tête de 6 points sur le « Remain » (rester dans l’Union), avec 53 % des intentions de vote. Et la moyenne des six derniers sondages calculée par le site WhatUKThinks le donne également gagnant avec 52 % des intentions de vote contre 48 % pour l’« in ».
      http://whatukthinks.org/eu/opinion-polls/poll-of-polls/

      Et cela malgré la campagne qui fut suspendue, à cause du meurtre de la députée du Labour dans le Yorkshire, Jo Co, par balle l’après-midi du 16 juin 2016 à Birstall, près de Leeds. Elue députée travailliste en 2015 dans la circonscription de Batley et Spen, dans le Yorkshire, Mme Cox avait travaillé pour l’ONG Oxfam avant d’entrer à Westminster. Ces dernières semaines, elle militait pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/06/16/royaume-uni-le-camp-pro-ue-annonce-la-suspension-de-sa-campagne-apres-l-agression-d-une-deputee_4952004_3214.html
      François Asselineau sur Radio Sputnik le 8 juin 2016 avait mis en garde contre le risque qu’il se passe au Royaume-Uni la même chose qu’en Suède, quelques jours avant le référendum du 14 septembre 2003. Mme Ana Lindh, partisane du oui à l’U.E., ministre des affaires étrangères, fut assassinée dans une galerie commerciale de Stockholm.

      Comment l’idée qu’un pays puisse sortir de l’Union Européenne, est toujours présentée dans les médias comme une abomination : le cas Jo Co :






      Pour Éric Filiol, expert français en cryptologie et virologie informatique, lieutenant-colonel de l’armée de terre française, cryptanalyste militaire de 1991 à 1997 au 44e régiment d’infanterie (régiment rassemblant certains militaires affectés à la DGSE), « Nous sommes tous manipulés. »

      Ce que confirme cette journaliste qui dit clairement que les médias alignés sont payés pour être pro-Europe :


      La reine d’Angleterre, selon Asselineau, serait pro-brexit :
      https://www.upr.fr/actualite/europe/la-reine-elisabeth

      Interview très instructive d’un banquier et d’un journaliste : « Les Anglais veulent l’Europe des nations…. pas d’une U.E. qui oblige les pays à la GPA (marchandisation de l’être humain) ou au « Grand Remplacement ».

      Le pont entre l’U.E. et la Grande Bretagne va donc être coupé, mais n’est-ce pas au bénéfice de la City ?

      • Benoit dit :

        Le 24 juin au matin, la Grande Bretagne se trouvait avec un Brexit en tête et une livre qui chutait de plus de 7%. Sans compter le Dow Jones. Ce qui rappelle le crash du 29 septembre 2008 quand il a fait -777,7. Mais si on ajoute 7 ans, 7 mois, 7 semaines et 7 jours au 29 septembre 2008, on tombe sur… le 24 juin 2016 ! Hasard où manque de suivi du cours de Christine Lagarde ?

        Les 400 personnes les plus riches au monde aura perdu 127,4 milliards de dollars, selon Bloomberg. Le déclin le plus important est celui d’Amacio Ortega, l’homme le plus riche d’Europe, fondateur de la marque de vêtements Zara et du groupe textile Inditex, qui a perdu plus de 6 milliards de dollars. Neuf autres milliardaires ont perdu plus d’un milliard de dollars, notamment l’Américain Bill Gates, fondateur de Microsoft, son compatriote Jeff Bezos, fondateur et PDG actuel d’Amazon, ou encore Gerald Cavendish Grosvenor, sixième duc de Westminster, et la personne la plus riche du Royaume-Uni.
        http://www.rts.ch/info/economie/7831484-les-400-plus-riches-au-monde-ont-perdu-127-milliards-avec-le-brexit.html

        Nigel Farage (UKIP), a revendiqué la victoire lors d’un discours célébrant « l’independence day » du Royaume-Uni : « L’aube se lève sur un Royaume-Uni indépendant. C’est la victoire des vraies gens, des gens modestes et dignes. Nous nous sommes battus contre les multinationales, contre les grands partis »

        Puis Nigel Farage est allé faire un discours le 24 aout à Jackson (Mississippi) pour épauler Donald Trump :

        Ce scrutin est le symptôme d’un mal qu’a parfaitement résumé l’ancien ministre des Affaires Etrangères Hubert Védrine sur Europe 1 : « Le vrai problème en Europe, c’est le décrochage des peuples par rapport à la construction européenne. » Car le cas britannique n’est pas isolé.

        Aux Pays-Bas :
        Après le « Brexit », aura-t-on droit au « Nexit » …)? C’est en tout cas ce que promet Geert Wilders, le sulfureux leader du Parti pour la liberté, classé à l’extrême droite, s’il venait à devenir Premier ministre. Et il n’en est pas si loin, puisqu’il caracole en tête de toutes les enquêtes d’opinion. Après l’annonce de la victoire du « oui » au référendum britannique, il a donc pris la parole renforcé dans ses convictions et demandé la tenue d’un référendum sur le maintien des Pays-Bas dans l’UE : « Si je deviens Premier ministre, il y aura un référendum aux Pays-Bas. Nous voulons être en charge de notre propre pays, notre propre monnaie, nos propres frontières, et avec notre propre politique d’immigration. »

        Au Danemark :
        C’est l’autre place forte de l’euroscepticisme dans le nord de l’Europe. Les Danois ont déjà prouvé qu’ils se méfiaient de l’Union européenne en 2015, en votant à 53% contre le renforcement de leur coopération en matière de police et de sécurité. « C’est un non net. Je respecte totalement la décision des Danois » qui « ont eu peur de perdre le contrôle » de leur destinée, avait déclaré le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen à l’époque.

        En Suède :
        La Suède, alliée historique du Royaume-Uni au sein de l’UE, est très sensible aux résultats du Brexit. C’est du moins ce que semble indiquer un sondage, publié le 20 avril dernier, et qui affirme que 36% des Suédois voudraient quitter l’UE en cas de Brexit contre 32% partisans d’un maintien.

        En Finlande :
        Si Helsinki n’a jamais agité directement la menace d’une sortie de l’UE, le gouvernement a déjà envisagé une sortie de la zone euro en pleine crise de la monnaie unique en 2012. A l’époque, la BCE envisageait d’autoriser l’achat d’obligations par le Mécanisme Européen de Stabilité Financière. Une proposition pas vraiment du goût de la ministre des Finances Jutta Urapilainen : « La Finlande ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique. »

        En France :
        Selon un sondage paru en février 2016, 53% des Français souhaiteraient être consultés par référendum sur le maintien du pays dans l’UE. Un chiffre significatif quand on sait que de nombreux partis, à la droite de la droite (FN, Debout la France, UPR) ou à gauche de la gauche (Front de Gauche) prônent a minima une sortie de l’euro.
        https://www.aqmen.ac.uk/sites/default/files/TheViewFromTheContinent_REPORT.pdf

        La réaction de Marine Le Pen « c’est l’événement historique le plus important du continent depuis la chute du mur de Berlin… »
        https://amp.twimg.com/v/298a253b-a505-4528-b225-800528bd4c0d
        Ce qu’en pense François Asselineau

        En Islande :
        Le nouveau président élu le 25 juin, Gudni Johannesson, est opposé à l’entrée de son pays dans l’UE. La procédure d’adhésion de l’Islande à l’Union européenne est une des trois procédures (avec celles de la Norvège et de la Suisse) non rejetées par l’UE qui n’ont pas abouti. L’Islande a présenté sa candidature pour intégrer l’Union européenne le 16 juillet 2009 avec comme objectif d’adhérer en 2013, puisque l’adhésion faisait l’objet d’un référendum en Islande, mais les élections législatives islandaises de 2013 remirent en cause ce calendrier rapide. Le 13 juin 2013, la candidature islandaise fut gelée par le gouvernement avant son retrait le 12 mars 2015.
        http://www.la-croix.com/Monde/Europe/L-Islande-elit-Gudni-Johannesson-un-president-apolitique-2016-06-27-1200771808

        En Hongrie :
        Elle organisera le 2 octobre 2016 un référendum. Cette question sera posée aux habitants : «Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ?». « La Hongrie n’a transféré aucune sorte de sphère de compétence à Bruxelles sur laquelle on se baserait pour rendre possible une réinstallation obligatoire », a déclaré le ministre de la Justice Laszlo Trocsanyi. Une campagne d’affiches est même déjà mise en place avec ce slogan « Envoyons un message à Bruxelles, pour que ce soit clair pour eux aussi. »

        En Serbie :
        Le Premier ministre Aleksandar Vucic rencontra à Bruxelles le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, pour activer l’avancement de son pays dans l’U.E.. Comme quoi les USA sont les véritables « maîtres ».
        http://www.b92.net/eng/news/politics.php?yyyy=2016&mm=07&dd=18&nav_id=98640

      • Yann dit :


        L’ancien Commissaire européen à la concurrence, Peter Sutherland, ancien directeur général de l’OMC, actuel président de l’European Policy Center et actuel président de Goldman Sachs International a diffusé le tweet suivant suite à la victoire du Brexit au référendum britannique : « La jeune génération au Royaume-Uni a été sacrifiée, tout ça à cause d’une déformation des faits et des conséquences. D’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé. »
        https://www.upr.fr/actualite/europe/president-de-goldman-sachs-annonce-qu-il-va-falloir-annuler-brexit
        Il est donc bien un fasciste comme ce Juncker qui de dépit empêche les photographes de tirer le portrait de Nigel Farage :

        Quand Juncker parle de dirigeants d’autres planètes :

        La propagande européiste affirme que la jeunesse serait bénéficiaire de l’UE. Est-ce vrai ? Curieusement, les jeunes Français qui quittent en masse l’Hexagone, faute d’emploi et de perspective, ne vont pas s’installer en Slovaquie, en Allemagne, en Grèce ou en Espagne, où il n’y a pas davantage d’emplois et de perspectives. Ils vont s’installer au Canada, en Australie, au Japon, en Chine, en Asie-du-sud-est.
        https://www.upr.fr/actualite/europe/mensonge-propagande-europeiste-affirmant-jeunesse-serait-beneficiaire-de-lue

        Par contre, les bourses du continent se retrouvent à Basildon dans la banlieue de Londres. Il y a celle de Paris, d’Amsterdam, de Bruxelles, de Lisbonne et du Luxembourg sous contrôle trading-fréquence.

        A noter que George Soros a financé une organisation (Best for Britain) cherchant à mettre un terme à la procédure de Brexit. Selon le quotidien britannique The Guardian, le financier américain y aurait investi une somme de plus de 400.000 livres sterling (environ 500.000 dollars).
        https://fr.sputniknews.com/international/201802081035065597-soros-brexit-abandon-financement/

  3. Tonio dit :

    Mais qui était vraiment Robert Schuman ?

  4. Quentin dit :

    Ce qu’est l’euro : « l’euro est un système de monnaies homonymes liées entre elles par un taux de change fixe de 1 pour 1 (« peg »). S’il est vrai de dire que la marque distinctive par pays que l’on trouve sur les billets en euro et la qualification juridique de la créance ne sont pas corrélées, en revanche, il est faux de dire qu’un euro est une « créance sur la BCE ». Un euro est une « créance sur l’Eurosystème », lequel compte la BCE et 17 banques centrales nationales (BCN).

    L’arnaque de l’Europe expliquée sur Arte :

    Comment la France va subir le même sort que la Grèce: Le journaliste Allemand Harald Schumann a enquêté dans plusieurs pays sur les effets de la TroÏka: Union Européenne, BCE, FMI. Gréce, Portugal, Chypre: même constat. La Troïka a plombé les économies, appauvri ces pays, ruiné les populations. Les services sociaux ont été démantelés, les habitants laissées à l’abandon, avec le chômage, les dettes… On découvre une Troïka au service des banques et grosses entreprises, et ce au total détriment des populations qui ont été spoliées des richesses qui leur revenaient ou appartenaient. Un terrifiant constat où on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la France qui prend exactement le même chemin, car sans nul doute, nous sommes sur cette voie.

    Sortie de l’euro, les énormes foutaises qu’on nous fait gober :

    Pour Jacques Sapir, l’euro est bien à l’origine de la crise que traverse l’Union européenne. Il y aurait donc un avantage certain d’en sortir !écrit-il dans son ouvrage intitulé : ”L’euro contre la France, l’euro contre l’Europe” aux Editions du Cerf.

    Cette monnaie détruit les économies de la plupart des pays qui l’ont choisi, exacerbe les oppositions entre ces derniers, favorise la montée de pouvoirs tyranniques et constitue un danger pour l’état d’esprit européen. Ce constat est partagé par de nombreux économistes comme le prix Nobel Joseph Stiglitz, l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, Lord Mervyn King. Des hommes politiques de gauche comme l’ancien dirigeant du Parti social démocrate allemand Oskar Lafontaine ou le Français Jean-Luc Mélenchon sont également très critiques à l’égard de la monnaie unique. Pour Jacques Sapir, les dirigeants européens ont consciemment construit l’euro de manière incomplète en espérant que les crises qui allaient en découler conduiraient les peuples à consentir, dans la panique, à ce à quoi ils s’étaient refusés de manière raisonnée. Mais aucune n’a engendré ce dépassement fédéral que les pères de l’euro appelaient de leurs vœux.
    http://zebuzzeo.blogspot.com/2017/04/jacques-sapir-leuro-lorigine-de-la.html
    Jacques Sapir : conditions et conséquences d’une sortie de l’euro :

    Jacques Nikonoff – Les raisons de la sortie de l’euro et de l’UE

    Tout homme sensé est obligé de reconnaître qu’avant l’euro, de nombreux pays européens se portaient nettement mieux et n’étaient endettés comme ils le sont aujourd’hui. Pour rappel, un enfant qui nait en France se retrouve endetté de plus de 30 000 euros. Et ce n’est pas fini puisque le gouvernement est obligé d’emprunter pour recevoir les migrants imposés par l’U.E.

    Quand le pathétique Bayrou promettait la prospérité grâce à l’euro (attention discours ridicule)

    L’économiste Charles Gaves, président de l’Institut des libertés, explique que l’Euro est déjà virtuellement mort, et que si les conséquences pour les Européens risquent d’être peu agréables, elles n’en seront pas moins un retour à la liberté, donc un progrès.

    Georges Soros déclarait « avec le Brexit, la désintégration de l’Union Européenne est IRREVERSIBLE ». D’autant plus qu’au même moment, deux puissances nucléaires du sous-continent indien étaient admis dans le Groupe de Shanghai, ce qui veut dire : 110 à 120 ogives nucléaires pour l’Inde, et de 110 à 130 ogives pour le Pakistan. Curieusement, les médias alignés l’évoquèrent très peu.

    • Florian dit :

      Vingt intellectuels eurocritiques lancent un appel pour un nouveau traité s’articulant autour de trois priorités : la souveraineté, la prospérité et l’indépendance stratégique.

      Ils demandent la réunion d’une conférence européenne sur le modèle de la conférence de Messine de 1955 qui, après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED), a permis de remettre la construction européenne sur les rails et a préparé efficacement le traité de Rome. Cette conférence se réunirait à vingt-sept, avec un statut spécial d’observateur pour la Grande-Bretagne.

      « D’abord rendre à la souveraineté populaire et à la démocratie leurs droits dans une Europe confédérale qui serait faite de l’entente et de la coopération entre les nations: cela suppose une réorganisation profonde des compétences et, le cas échéant, du mode de désignation des institutions européennes (Conseil, Commission, Parlement, Cour de justice, BCE). Il faudrait notamment outiller le Conseil européen où vit la légitimité démocratique en le dotant des services capables de préparer et exécuter ses décisions. De même le Parlement européen devrait procéder des Parlements nationaux pour que les compétences déléguées puissent être démocratiquement contrôlées.

      Ensuite, rendre à l’économie européenne les clés de la prospérité en revoyant profondément les règles actuelles en matière de politique économique et monétaire. Le paradigme néolibéral – la croyance en l’efficience des marchés – ne peut se substituer à la définition de politiques industrielles et d’un cadrage social. Le modèle mercantiliste allemand (excédent extérieur approchant les 10 % du PIB) est intransposable aux autres pays et notamment à ceux de l’Europe du Sud. Il faut redéfinir un modèle européen de développement acceptable pour tous les Européens.

      Enfin, il faut donner à l’Europe la capacité stratégique qui lui a toujours fait défaut depuis l’origine. Il faudra pour cela renouer un dialogue avec la Russie, pays européen indispensable pour l’établissement d’une sécurité dont toutes nos nations ont besoin et définir des politiques ambitieuses et cohérentes de co-développement vis-à-vis de l’Afrique et au Moyen-Orient.

      Ce sont là les trois clés de l’avenir de l’Europe. Nous avons la conviction qu’il appartient à la France de lancer cette grande initiative qui proposera de remettre l’Union européenne sur ses pieds. Les peuples européens et pas seulement le nôtre, l’attendent.  »

      Liste des signataires : Marie-Françoise Bechtel, Guillaume Bigot, Jean-Pierre Chevènement, Gabriel Colletis, Éric Conan, Franck Dedieu, Alain Dejammet, Éric Delbecque, Jean-Pierre Gérard, Christophe Guilluy, Loïc Hennekinne, Paul Jorion, Jean-Michel Naulot, Michel Onfray, Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint, Emmanuel Lévy, Benjamin Masse-Stamberger, Claude Revel, Henri Sterdyniak, Jacques Sapir, Paul Thibaud.

      http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/06/30/31002-20160630ARTFIG00290-brexit-vingt-intellectuels-eurocritiques-lancent-un-appel-pour-un-nouveau-traite.php

    • Tomasz dit :

      L’étendue de pouvoir des banques centrales n’est pas normale et antidémocratique.

      L’exemple polonais : Pendant l’été 2014, une affaire d’enregistrements audio réalisés à l’insu des intéressés dans des restaurants polonais fréquentés par les membres du gouvernement de l’actuel président du Conseil européen Donald Tusk avait éclaté. L’un de ces enregistrements concernait une conversation tenue un an plus tôt entre le ministre de l’Intérieur Bartłomiej Sienkiewicz et le président de la Banque nationale de Pologne (NBP) Marek Belka. Le ministre de l’Intérieur, qui semblait dans la conversation s’exprimer au nom du premier ministre Donald Tusk, demandait au président de la banque centrale de venir au secours d’un budget à la dérive en faisant tourner la planche à billets au moment opportun avant les prochaines élections, afin d’éviter une victoire du parti conservateur Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński, au prétexte qu’une telle victoire serait une catastrophe pour l’économie du pays puisqu’elle ferait fuir les investisseurs (une catastrophe qui n’a pourtant pas eu lieu en 2005-2007 quand le PiS gouvernait dans un contexte de très forte croissance économique et qui n’a pas non plus eu lieu depuis le retour du PiS au pouvoir en 2015, bien au contraire). Pas de problème, lui a rétorqué Belka, si ce n’est la gêne que pourrait causer ce « putain de Conseil de la politique monétaire » (sic.) mais dont l’ex-communiste Belka déclare faire son affaire, à condition toutefois d’avoir le premier ministre lui-même pour interlocuteur et non pas le ministre des Finances Jacek Rostowski. Une autre condition posée par le président de la NBP, était d’ailleurs que Donald Tusk change de ministre des Finances pour un autre que Belka ne souhaitait pas encore désigner au moment de la conversation. Rostowski fut congédié par Donald Tusk deux mois après la discussion. La troisième condition, c’était que le parlement polonais vote une loi pour accroître les pouvoirs du président de la NBP aux dépens du Conseil de la politique monétaire. Le projet de loi concerné était justement en discussion au parlement au moment de la divulgation de l’enregistrement compromettant. Les amis de Tusk ont perdu les élections en 2015, en grande partie à cause de cette affaire d’enregistrements compromettants dévoilés au public, mais Marek Belka est malgré tout resté à son poste de président de la banque centrale polonaise jusqu’à l’expiration de son mandat en 2016, alors qu’on tenait là la preuve qu’il avait agi en violation de la loi et de la constitution de son pays.
      https://reinformation.tv/reserve-federale-banques-centrales-bce-controle-democratique-bault-86679-2/

  5. Willy dit :

    Le président de la Commission européenne a décidé mercredi 29 juin de passer outre la consultation des représentations nationales pour conclure le traité de libre échange entre l’Union européenne et le Canada, le Comprehensive Economic Trade Agreement.
    http://www.marianne.net/juncker-s-assoit-les-parlements-nationaux-adopter-ceta-cousin-du-tafta-100244052.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1467307436

    Ce « Ceta » est en négociation depuis septembre 2014. Pour que les Etats membres aient leur mot à dire dans sa conclusion, il aurait fallu que ce dernier soit considéré comme « mixte ». La Commission européenne et le Conseil avaient jusqu’au 5 juillet pour se prononcer sur son statut. Jean-Claude Juncker a tranché : « en raison d’une analyse juridique, ce n’est pas un accord mixte. »

    En considérant ainsi que le Ceta est un accord non-mixte, c’est la compétence exclusive de l’Union européenne qui joue. L’institution peut donc se passer de l’avis des parlements nationaux et même de l’unanimité des Etats membres au Conseil. Le 13 mai, les 28 états membres de l’UE avaient pourtant insisté pour que ce traité entre en vigueur seulement après un feu vert des parlements nationaux. Les parlements de Wallonie, du Pays-Bas et du Luxembourg ont chacun voté dans les derniers mois une motion demandant à leur gouvernement de ne pas adopter le Ceta.
    http://www.euractiv.fr/section/innovation-entreprises/news/ceta-runs-into-trouble-with-dutch-walloon-parliaments/

    Face à ce refus de la Wallonie d’autoriser la Belgique à ratifier l’accord sur le CETA, l’ancien Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, leader de l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe au Parlement européen, a annoncé avoir «une autre piste» pour faire aboutir les négociations entre Bruxelles et Toronto.
    https://francais.rt.com/international/28058-ceta–selon-guy-verhofstadt-ue-doit-contourner-veto-wallon

    • Antoine dit :

      Les traités internationaux actuels, demandés par les multinationales américaines, permettent les tribunaux d’arbitrage. C’est véritablement la fin de la démocratie mais l’émergence d’une ploutocratie dictatoriale :

      Il est vraiment temps de sortir de cette Union Européenne ! Malheureusement il n’y a qu’Asselineau qui le demande.

  6. Line dit :

    Une semaine après le vote du Brexit, Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus, dresse des perspectives pour l’Europe de demain, appelant à un sursaut culturel, politique, géopolitique et démographique des nations européennes : un très bon diagnostique…..

    Valérie Bugault, avocate spécialisée en fiscalité internationale, pense que les élites financières avaient anticipé le Brexit, qui faisait partie de leurs plans de réorganisation de la finance mondiale, abandon du dollar et recentrage de la City sur l’Extrême Orient.

    Particulièrement avec la Chine !

    La City pourrait rapidement devenir le centre mondial du yuan et implanter la monnaie chinoise au sein même de l’Union. L’intérêt du Royaume-Uni est de ne plus placer « tous les œufs dans le même panier » ; de conserver les instruments communs qu’il possède avec Washington tout en s’appuyant sur le Commonwealth et en liant de nouvelles relations avec Beijing et Moscou, soit directement, soit via l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). En mars dernier, le London Stock Exchange, qui gère les bourses de la City et de Milan, révéla son projet de fusion avec Deutsche Börse, qui gère la Bourse de Francfort, la chambre de compensation Clearstream et l’Eurex. Il était prévu que les deux sociétés décident de l’opération juste après le référendum sur le Brexit. Cette annonce était d’autant plus surprenante que les règlements européens interdisent formellement cette opération qui équivaudrait à créer une « position dominante ». Elle supposait donc que les deux sociétés anticipent la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. En outre, le London Stock Exchange annonçait un accord avec le China Foreign Exchange Trade System (CFETS) et devenait en juin la première bourse au monde à coter des bons du trésor chinois. Tous les éléments étaient posés pour faire de la City le cheval de Troie chinois en Europe, au détriment de la suprématie états-unienne. Et que l’Inde et le Pakistan entrent dans le Groupe de Shanghai le jour du Brexit, n’est peut être pas du au hasard.
    http://www.voltairenet.org/article192685.html
    Organisation de coopération de Shanghai :

    L’avis de Nikolaï Starikov, essayiste et géopoliticien russe : Pour lui, ce n’est pas par hasard si le referendum britannique a été possible, mais parce que l’oligarchie mondiale, consciente que son système est en chute libre (cf les taux d’intérêt négatifs), a décidé de lâcher l’UE comme on lâche du lest, pour se resserrer sur son cœur anglo-saxon.

    Selon Vincent Brousseau, l’un des meilleurs experts mondiaux de l’euro, il y a effectivement de quoi se poser des questions sur le devenir de lU.E.. La prochaine crise selon lui risque d’être avec l’Italie. Les banques italiennes sont actuellement grevées d’un montant, colossal, de 360 milliards € de créances douteuses ( (en anglais « NPL », pour « non-performing loan »). Les estimations sur l’ordre de grandeur total de la perte qu’elles représentent sont énormes. Elles vont de 40 à 200 milliards d’€. La question qui se pose est donc de savoir où prendre l’argent pour les apurer. Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, dispose en théorie de 4 solutions :
    1. Ponctionner les dépôts bancaires des clients des banques
    2. Se servir chez les actionnaires de ces banques
    3. Se servir chez les contribuables italiens
    4. Émettre un surcroît de dette d’État italienne
    Mais voilà, pour le chef du gouvernement italien, les trois premières solutions équivalent à un suicide électoral, tandis que la quatrième contrevient frontalement aux règles européennes. La saisie du contenu des comptes, par exemple, ressort du vol pur et simple, par l’État, de gens qui n’ont aucune responsabilité dans l’histoire. C’est arrivé lors de la crise de Chypre. Soulignons au passage à quel point de nocivité peut atteindre l’idéologie européiste, à laquelle on doit cette innovation remarquable.
    https://www.upr.fr/actualite/europe/italie-le-prochain-seisme

    L’avis du professeur d’économie Jean-Claude Werrebrouck (Lille2), qui a bien compris que l’U.E. servait à détruire les états. Il est préoccupé par l’Italie et la France.
    https://sansapriori.net/2016/08/03/1022-leuro-ce-talisman-qui-nous-a-deja-detruit/
    Décorticage des reportages diffusés au 20h de France 2 le 20 et 21 Juin 2016 et concernant le Brexit ; ou comment les médias font de la propagande :

    Puis le 3 novembre 2016, la Haute Cour de Londres a décidé que le gouvernement n’a pas le pouvoir de déclencher l’article 50 en vue de quitter l’Union européenne sans passer d’abord par le Parlement. Pour Nigel Farage, figure de proue du parti de l’indépendance britannique, UKIP, on s’achemine vers un déni de la volonté du peuple : « J’ai peur que nous ne soyons au bord d’une trahison. Hier soir, lors des Spectator Parliamentary Awards, j’ai eu le net sentiment que notre classe politique, qui était là en force, n’accepte pas le résultat du référendum du 23 juin. »
    http://www.telegraph.co.uk/news/2016/11/03/high-court-to-rule-on-brexit-legal-battle-and-theresa-mays-decis/

    Pourtant selon Pierre Hillard « Les Anglo-Saxons ont toujours voulu couper l’Europe en deux »

    • Andrée dit :

      Les Français ne veulent plus de cette Europe du chômage, de la misère, de la destruction du droit du travail et des libertés ! Mais qu’en pense Ségolène Royal ?

      Les entreprises françaises sont les plus taxées d’Europe :
      https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/12219496_1137086326319199_1834013155615171140_n.jpg?oh=6284ea9ef38d00c648eb2e14e8cbab88&oe=5814B352


      Nouveau record de France de déficit commercial sur les produits manufacturés avec plus de 40 milliards d’€ en 2017 :

      Évolution du solde commercial par produit de 2004 à 2017 (en milliards d’euros) :

      http://www.insolentiae.com/produit/mes-solutions-pour-vous-en-sortir-malgre-la-crise/
      Compteur de la dette publique française :
      http://www.oxoty.com/


      Lors du référendum du 4 décembre 2016 en Italie, la réforme constitutionnelle proposée par le premier ministre Renzi a été rejetée par 59,61 % des électeurs après le dépouillement de 55 % des bulletins, contre seulement 40,39 % des suffrages pour le « oui ». Celle-ci prévoyait une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, une limitation des prérogatives des régions et la suppression des provinces, l’équivalent des départements français. Une large majorité de la classe politique, de la droite classique aux populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S) ou de la Ligue du Nord, en passant par tous les extrêmes et même des « frondeurs » du Parti démocrate (PD) de M. Renzi, avait appelé à voter « non », en dénonçant une trop forte concentration des pouvoirs dans les mains du chef du gouvernement.
      https://fr.sputniknews.com/international/201612051029010703-italie-renzi-demission/

      Evolution de l’endettement public des pays de l’UE (12 466 640 000 000 euro)s et la valeur cumulée de celui-ci pour la courbe UE Source Eurostat :

      Le volume cumulée d’endettement de l’UE atteint en 2017 le chiffre respectable de 12, 46664 billions d’euros (à ne pas confondre avec le billion américain!).
      La pauvreté de l’Europe vue par nos amis russes : “Plus de 23 % de la population de l’Union européenne étaient menacés de pauvreté en 2016 (plus de 117 millions d’habitants), d’après les données publiées par l’office statistique européen” (Eurostat). C’est un fait avéré, tout ce qu’organise l’Union Européenne ne peut avoir pour conséquence que l’augmentation de la pauvreté. Et les flopées de migrants que les pays n’ont ni les moyens ni la volonté d’intégrer sont condamnées à une forme de misère qui sera la mère de tous les extrémismes dont tout le monde aura à pâtir. Car les accords de libre-échange et la mondialisation ne peuvent que pousser aux délocalisations et aux pertes d’emplois. La Grèce, la Roumanie et la Bulgarie figurent parmi les pays les plus vulnérables : 41,3 % de la population bulgare est menacée de pauvreté, alors qu’en Roumanie et en Grèce, cet indice s’élève respectivement à 38,8 % et 35,6 %. À l’autre extrémité du classement, la République tchèque (13,3 %), la Finlande (16,6 %), le Danemark (16,7 %) et les Pays-Bas (16,8 %) enregistrent les taux les plus faibles. En France, ce taux atteint 19,7 % alors qu’en Allemagne il est de 18,2 %. Sur toute l’Europe cela fait que 7,5 % des gens ne sont pas en mesure de payer leurs factures, chauffer correctement leur logement ou de partir une semaine en vacances.
      https://insolentiae.com/europe-de-la-paix-non-europe-de-la-misere-europe-de-la-guerre/

      38 ans de promesses d’Europe sociale en bref :

      D’autre part, que les gens ne s’attendent pas à avoir leur argent protégé, puisque la couverture en France en cas de faillite n’est que de 2 milliards d’euros alors que le dépôt des Français est de 4.259 milliards… Pour les assurances-vie, en juin une loi est passée pour les bloquer en cas de besoin. Il est donc primordial de mettre ses économies à l’abri du système bancaire. Le groupe Agora s’est lancé dans une campagne d’explication sur ce thème :
      https://pro.publications-agora.fr/p/SSWOF50/ESSWS238/

  7. Quentin dit :

    Même le Smic dans les pays de l’Union européenne en 2016 est très différent suivant les pays. On est à 200 euros par mois en Bulgarie mais à 1 900 au Luxembourg.
    http://www.journaldunet.com/management/salaire-cadres/1126847-smic-en-europe/?ref=yfp

  8. Gabi dit :


    En juillet 2016, l’embauche de Barroso, ancien président de la Commission européenne, par Goldman Sachs avait provoqué un émoi certain. Car de nombreuses personnes pensaient qu’il y avait contradiction entre les valeurs qu’il défendait en tant que président de la Commission européenne, et celles de la grande finance internationale. Elles ont sans doute oublié qui a maquillé les comptes de la Grèce pour ensuite parier contre elle, Mario Draghi un ancien de Goldman Sachs, et la conférence de Sarkozy financée par elle etc… Pas étonnant qu’en février 2018, plusieurs ONG ont accusé Barroso d’avoir effectué du lobbying à Bruxelles pour son nouvel employeur, la banque Goldman Sachs, auprès d’un vice-président de l’exécutif européen.
    https://www.marianne.net/monde/union-europeenne-l-ancien-president-barroso-accuse-de-faire-du-lobbying-pour-la-banque-goldman


    Cette fois c’est Neelie Kroes, qui fut en même temps commissaire européen à la concurrence, de 2004 à 2009 (avant de devenir vice-présidente de la Commission) et directrice dans une société offshore dénommée Mint Holdings. Or c’est évidemment interdit. A cause des conflits d’intérêt. Mint s’occupait d’énergie et Neelie Kroes bataillait pour la libéralisation de ce secteur… La Commission européenne a ouvert une enquête et Neelie Kroes pourrait se voir… privée de sa retraite de commissaire. Neelie Kroes siège aujourd’hui dans les instances dirigeantes d’Uber (dont elle prenait la défense quand elle était commissaire) et de la banque Merryl Lynch…


    On pourrait aussi aborder le cas de l’ancien commissaire Jonathan Hill, qui fut (avant le Brexit) commissaire chargé des services financiers. Il avait été auparavant lobbyiste dans un cabinet londonien chargé de ces dossiers.
    http://eric-verhaeghe.entreprise.news/2014/12/07/le-lobby-bancaire-reprend-la-commission-europeenne-en-main/

    Ces relations incestueuses entre la toute puissante Commission européenne et la haute finance ne montrent que le caractère corrompu du capitalisme de connivence. Certains commissaires européens vont même jusqu’à détourner de l’argent à leur profit.

    Comme par exemple Louis Michel sur une somme de 300 millions d’euros :
    http://tous-pourris.fr/scandale-en-belgique-plus-de-300-millions-deuros-detournes-par-le-commissaire-europeen-louis-michel/
    http://freddymulongoreveilfminternational.20minutes-blogs.fr/archive/2015/02/15/rdc-pour-alleger-sa-conscience-tres-chargee-louis-michel-big-913729.html

    De nombreux membres de cette Commission européenne ne sont donc pas des anges. De plus, plusieurs membres de la famille grand ducale, Monsieur Jean-Claude JUNCKER (Premier Ministre luxembourgeois) ainsi que Monsieur François BILTGEN (Ministre luxembourgeois de la justice à l’époque des faits) sont associés à une affaire criminelle, dans laquelle il y a mort d’homme, tentatives de meurtres, détournements de l’actif important de cette famille via l’intermédiaire de 2 Notaires luxembourgeois successifs (Jacques DELVAUX, Martine WEINADY) et transferts internationaux illégaux de fonds issus de fortunes volées appartenant à des luxembourgeois. Un certain Franck COUSTET, s’est constitué partie civile au Luxembourg avec la recevabilité de sa plainte. Madame le Juge en charge de ce dossier aurait les mains liées puisqu’elle a demandé les réquisitions en vue de l’interpellation de Monsieur JUNCKER Jean-Claude mais le blocage se situe au niveau du Parquet dans lequel le Procureur en charge du dossier n’est autre que le cousin de l’épouse du suspect, l’actuel Président de la Commission européenne…
    (https://www.youtube.com/channel/UCytkc_gc-x1gwMWOxNDwSoA) vidéo censurée par l’U.E.

    Visite de la Commission européenne avec François Asselineau :

    • Hervé dit :

      Les multinationales achètent la politique européenne de différentes manières. Elles peuvent donner un travail à un député européen puisque celui-ci peut avec sa fonction occuper un emploi privé. Il ne faut donc pas s’étonner si un tiers des amendements sont dictés par les firmes à leurs places. Aux commissaires européens, on les achète avec une promesse d’embauche. Comme avec Barroso parti chez Goldman Sachs. Ou Neelie Kroes, le commissaire à la concurrence parti chez UBER, Celle au climat qui a rejoint Volkwagen etc…. Parmi les fonctionnaires européens, la moitié d’entre eux sont d’anciens ou de futurs lobbyistes d’une entreprise. Du côté des experts « indépendants, composés de fonctionnaires, de lobbyistes ou membres d’ONG, ils sont payés directement par les multinationales. Dans le gaz de schiste par exemple, 70% des experts émargent de l’industrie gazière. Les sociétés peuvent aussi financer des lobbies déguisés, comme l’European Hydration Institute. Cette dernière a reçu plus de 6 millions d’euros par Coca Cola pour pondre un rapport concluant que les boissons caféinées pouvaient hydrater. Les scientifiques peuvent aussi être payés pour par exemple démontrer que les boissons sucrées n’étaient pas forcément responsables de l’obésité. Ainsi, quand en 2010 l’European Foud Safety Authority se demandait s’il fallait limiter le sucre, les experts des agences de régulation et de contrôle ont répondu que les preuves n’étaient pas suffisantes. Parmi les 21 membres de cette autorité, 19 étaient payés par l’agro-industrie. C’est ainsi que plus d’un milliard et demi d’euros sont dépensées en lobbying en employant autour de 25 000 personnes à Bruxelles pour essayer de corrompre les plus de 30 000 employés des instances européennes. Les conflits d’intérêts sont donc énormes. On ne peut plus parler de démocratie ni de défense des intérêts des peuples. Ce qui est étrange, il n’y a aucune volonté de la part des politiques de mettre fin à cette manière d’acheter les consciences.

      D’autre part, quand une multinationale s’estime commercialement lésée par la décision d’un Etat, elle peut le poursuivre devant un tribunal privé. « Envoyé spécial » a enquêté sur cette lutte secrète entre des intérêts privés gigantesques et l’intérêt général, une justice parallèle payée par l’argent des contribuables (Multinationale contre Etat : la loi du plus fort – 16 novembre 2017) :

      Le site DC leaks a révélé plus de 2 500 documents du milliardaire George Soros. La plupart des documents sont des rapports montrant comment le milliardaire américain tente aussi d’imposer son influence en Europe et en Russie :

      Ce qu’il y a donc de bien avec l’Europe, c’est la paie et les à côtés possibles vu la corruption qui y règne :
      https://www.upr.fr/conferences/leurope-cest-la-paie

      Seize anciens commissaires européens de la Commission José Manuel Barroso, qui ont quitté leur poste en 2014, perçoivent toujours des versements mensuels de plus de 8000 euros, rapporte l’hebdomadaire allemand Die Zeit. Cela s’appelle l’allocation transitoire. Elle permet d’éviter des conflits d’intérêts et d’empêcher les commissaires d’accepter des postes clés dans les secteurs de l’industrie immédiatement après avoir quitté leur poste à la Commission européenne. Pourtant la plupart de ces commissaires concernés ont depuis belle lurette retrouvé de hauts postes extrêmement bien rémunérés…
      http://www.valeursactuelles.com/monde/danciens-commissaires-europeens-percoivent-encore-leur-remuneration-66277#

      • Lino dit :

        Bruxelles est la capitale de l’Europe mais l’Otan s’y trouve aussi, d’où le véritable nid d’espions qui y existe. Mais ce qu’il y a de plus incroyable, c’est une societé israélienne qui s’est occupée de la sonorisation du bâtiment du Conseil lors de sa construction. 40% de cette societé appelée Comverse appartient au ministère israélien (donc en lien direct avec le Mossad). Pas étonnant qu’on y ait trouvé 5 systèmes d’écoutes dans les murs après une dizaine d’années.

      • Otho dit :

        L’influence de Soros se fait particulièrement sentir en Europe centrale et de l’est. C’est ainsi que deux chefs d’État, les Premiers ministres slovène et slovaque, durent démissionner presque simultanément.


        Le Premier ministre slovaque Robert Fico a été victime du scandale de l’assassinat de Jan Kuciak, un journaliste qui enquêtait sur la corruption au sein du gouvernement. Mais Fico était connu pour son soutien à un renforcement du groupe de Visegrad. Il s’était opposé à Bruxelles sur de nombreux points. Il faut aussi remarquer qu’il prêchait la levée des sanctions et l’amélioration des relations avec Moscou. Son éviction a bien été manigancée par des forces extérieures, dont le milliardaire philanthrope George Soros. Autrement, pourquoi donc le président slovaque Andrej Kiska aurait-il eu une réunion privée avec le milliardaire en septembre 2017 ? Ce fut une conversation en tête-à-tête sans aucun diplomate slovaque présent. Le Premier ministre Viktor Orbán disait de Soros qu’il profitait de toutes les occasions possibles pour renverser les gouvernements résistant à l’immigration.


        Pas étonnant donc que le Premier ministre slovène, Miro Cerar, fut attaqué par Soros pour son opposition à la politique de l’UE en matière d’immigration. « C’est une obligation pour l’Europe d’accueillir des migrants », insistait-il. Miro Cerar quitta son poste après que les résultats d’un référendum sur un projet économique clé furent annulés par le tribunal de première instance et que les attaques des médias contre sa position à l’égard des demandeurs d’asile se furent intensifiées.

        Qui sera le prochain ? Probablement la Hongrie, sachant que Soros a déjà investi plus de 400 millions de dollars dans son pays natal depuis 1989. D’où son intention d’influencer la campagne électorale hongroise en employant 2 000 personnes à cette fin. Le 8 avril 2018, date des élections, on saura si Viktor Orbán a réussi à lui résister.


        En République tchèque, son président Milos Zeman accuse aussi Soros de s’ingérer dans les affaires intérieures de son pays. La Macédoine se trouve dans le même cas. Elle risque elle aussi un changement de régime tant l’influence de ce milliardaire est grande au sein du Parlement européen. La liste des alliés de Soros comprend 226 députés sur 751 ! On comprend pourquoi dès 2015 Moscou n’hésita pas à expulser l’Open Society Institute de George Soros.
        http://www.brujitafr.fr/2018/04/d-etranges-choses-se-passent-dans-les-pays-europeens-qui-resistent-aux-assauts-de-soros.html

  9. Patrick dit :

    Conférence de l’historien suisse Daniele Ganser qui aborde 4 sujets : le pétrole (le monde a besoin de 90 millions de barils par jour, les USA 20 millions mais l’Arabie saoudite en extrait 10 millions), la géostratégie, la terreur et les médias. Comme lien avec ces 4 sujets, le 11 septembre 2001.

  10. Didier dit :


    L’Italien Antonio Tajani, membre du conservateur Parti populaire européen, a été élu à la présidence du Parlement européen par les eurodéputés à Strasbourg. Ce proche de l’ancien président du conseil Silvio Berlusconi a été élu avec 351 voix contre 282 pour le socialiste Gianni Pitella, également italien (et 80 votes blancs ou nuls). Ce résultat était attendu après le désistement mardi matin du Belge Guy Verhofstadt et l’accord dans la foulée entre les conservateurs du PPE et les libéraux de l’ADLE.
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/01/17/l-italien-antonio-tajani-elu-president-du-parlement-europeen_5064330_3214.html

  11. Tonio dit :

    Alors que les eurodéputés ont ratifié le traité de libre échange entre le Canada et l’Union européenne le 15 février, Nigel Farage est monté au créneau pour dire ce qu’il avait sur le cœur à ses confrères, sans se censurer.

    Mais voilà, l »institution s’autorise désormais la possibilité de couper les retransmissions vidéos des séances du Parlement en direct ou en différé dans certains cas précis. L’agence Associated Press (AP) a fait savoir que les «propos ou comportement diffamatoires, racistes ou xénophobes» étaient visés. De plus, les auteurs de tels écarts seront passibles d’une amende d’environ 9 000 euros.
    https://francais.rt.com/international/34560-sautorisant-censure-propos-racistes-parlement-europeen
    Mais cette mesure pose question: d’abord, elle n’a pas été rendue publique mais a été rapportée par le journal espagnol La Vangardia, qui indiquait que les contenus offensants pourront « être supprimés des enregistrements audiovisuels des débats ». Du coup, personne ne sera au courant que de tels propos ont été tenus, à part s’il y a des journalistes dans la pièce.
    http://fr.newsmonkey.be/article/16284
    « A l’heure des fake news et des manipulations qui menacent la crédibilité des médias et des politiciens », cela pose problème à Tom Weingaertner, président de l’Association internationale de la presse basée à Bruxelles, qui n’a d’ailleurs jamais été mise au courant de ce nouveau règlement.
    http://uk.businessinsider.com/ap-eu-lawmakers-in-unusual-move-pull-the-plug-on-racist-talk-2017-2?IR=T
    Comme d’habitude il ne s’agit donc pas de lutter contre un racisme qui n’existe pas mais contre les députés politiquement incorrects, dits populistes ou europhobes, déviants par rapport à la pensée unique obligatoire. Il y a néanmoins des journalistes qui ont compris la manœuvre et la dénoncent. Au moins un, en tout cas, Jacob Furedi, qui n’est pas « d’extrême droite » puisqu’il écrit dans le Telegraph, Huffington Post et The Independant :
    http://www.telegraph.co.uk/news/2017/02/26/censorship-concerns-european-parliament-introduces-kill-switch/
    Sans surprise. L’UE conforte son héritage anti-démocratique en introduisant des règles peu claires sur la censure.

    Quelques jours après la demande officielle du Royaume-Uni de quitter l’Union Européenne par l’article 50 du traité européen, Nigel Farage a dénoncé les méthodes mafieuses des parlementaires qui ont demandé au Royaume-Uni de payer pour partir :

    Le gouvernement britannique a annoncé le 10 novembre 17 que le Brexit aurait lieu le 29 mars 2019 à 23 heures (minuit en France)…
    http://m.leparisien.fr/international/le-royaume-uni-quittera-l-ue-le-29-mars-2019-10-11-2017-7383999.php

  12. Benoit dit :

    Le 29 mai 2005, les Français votaient à 54,86% contre le Traité de Constitution européenne, malgré des médias pour le oui. Même Libération, après les résultats, traita les électeurs de populisme. Puis le 8 février 2008, les parlementaires trahissaient les Français en adoptant le Traité (avec 560 pour et 181 contre). Là encore, les médias ne dénoncèrent pas ce viol de la démocratie. Parmi les nons, on avait Jean Luc Mélenchon, Marie George Buffet, Fabius, Bayrou, Florian Philippot et Chevènement. A droite Dupont-Aignan, Le Pen et Philippe de Villiers. Quand François Hollande prit le pouvoir, il ne renégocia pas le traité alors qu’il l’avait pourtant promis avant d’être élu.

    En pratique, les politiciens qui arrivent à devenir députés européens peuvent faire fortune. On a constaté que 25% d’entre eux se laissaient acheter moyennant de l’argent :

    Ils ont compris comme l’explique bien Attali, qu’un président de la République n’a plus le pouvoir. Mais le marché ! Un marché qui va jusqu’à rendre le corps humain monnayable comme tout le reste.

    On sait que la France est endettée à hauteur de 100 % de son PIB (2.200 milliards d’euros). Quels sont les revenus de l’Etat ? 292 milliards d’euros en 2016.
    http://comptespublics.fr/budget-de-letat/recettes-de-letat/
    Elle doit donc 7,5 fois son revenu annuel ou dit autrement, elle est endetté à hauteur de 753 % de ses revenus. On pourrait rembourser la dette en 25 ans en donnant 30 % tous les ans de ce revenu, si on bénéficie d’un taux d’intérêt fixe et bas (1,85 %). Mais voilà, l’État n’en rembourse que 10 %. Il dépense plus qu’il ne gagne. Il doit donc emprunter encore plus pour payer ses remboursements.

    La solution proposée par l’économiste Thomas Piketty est de mutualiser les dettes publiques au-delà de 60 % du PIB en échange d’un impôt sur les sociétés allant directement dans les caisses de l’U.E. :
    https://www.upr.fr/actualite/france/penser-projet-de-budget-de-zone-euro-de-leconomiste-thomas-piketty

  13. Eric dit :

    Václav Klaus a été Président de la République Tchèque de 2003 à 2013. Connu pour son positionnement eurosceptique et d’opposition au centralisme bruxellois, il explique ici pourquoi : Le groupe de Visegrad (d’Europe Centrale comprenant la Slovaquie, la Hongrie mais aussi la république Tchèque….) est sujet à des pressions de la part de l’Union Européenne. Malheureusement, les Tchèques sont le maillon faible de ce groupe. Pourtant, au sujet par exemple de l’immigration imposée par Bruxelles, ils reçoivent déjà pas mal d’immigrés venant d’Ukraine ou des pays de l’ex-Yougoslavie. Autre point de friction, l’Université d’Europe Centrale (CEU) qui a été crée et financée par George Soros. Pour Václav Klaus cette institution n’est pas libérale mais à bien des aspects plutôt totalitaire. L’un des problèmes de l’U.E., fut d’avoir changé avec le traité de Lisbonne la procédure de décision. Avant il fallait qu’il y ait l’unanimité. Aujourd’hui de nombreuses décisions sont prises à la majorité.
    http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/02/01003-20090102ARTFIG00001-vaclav-klaus-trouble-fete-de-l-europe-.php

    Chose étonnante, de nombreux dirigeants européens se trouvent être sans enfant. Cela expliquerait-il leur engouement pour les clandestins ?
    Emmanuel Macron, le nouveau président français, n’a pas d’enfants
    La chancelière allemande Angela Merkel n’a pas d’enfants
    Le Premier ministre britannique Theresa May n’a pas d’enfants
    Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni n’a pas d’enfants
    Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte n’a pas d’enfants
    Le Premier ministre suédois Stefan Löfven n’a pas d’enfants
    Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel n’a pas d’enfants
    Le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon n’a pas d’enfants
    Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas d’enfants….

  14. fanny dit :

    Le journal anglais le Telegraph du 10 août 2017 dénonce les dépenses scandaleuses des Commissaires européens qui se permettent de voler en jets privés… aux frais des contribuables des États européens, qu’ils pressurent par ailleurs, en exigeant d’eux toujours plus de sacrifices et de rigueur.
    http://www.courrierinternational.com/article/union-europeenne-notes-de-frais-revelations-sur-les-jets-prives-de-la-commission

    Et comme toute organisation maffieuse, la Commission européenne organise l’omerta : elle en est à 195 refus de communication sur les frais de déplacement !
    https://fr.express.live/2017/08/09/frais-de-deplacement-commissaires-europeens/


    De son côté, le Time s’indigne d’un programme financé par la Commission pour « contrer l’euroscepticisme » !
    https://www.upr.fr/actualite/tresor-de-guerre-de-3-me-financer-propagande-de-bruxelles-times-partisans-brexit-sindignent-de-lutilisation-ouvertement-politique-fonds-verses-cont

  15. Quentin dit :

    Le dimanche 24 septembre 2017 avait lieu les élections législatives en Allemagne. Angela Merkel les remporta avec 33% des voix (246 sièges). Il s’agit toutefois du score le plus bas pour la CDU (Union chrétienne démocrate) depuis 1949. L’AfD, parti de la droite nationaliste allemande, enregistra un score historique avec 12,6% des voix (+7,9% par rapport au précédent scrutin de 2013. Il obtient 94 sièges) , arrivant ainsi en troisième position. Les sociaux-démocrates sont deuxièmes avec 20,5% (-5,2. Obtenant 153 sièges). La gauche radicale Die Linke enregistre 9,2% des voix (+0,6. 69 sièges). Les autres formations à entrer au Bundestag sont les Libéraux du FDP (10,7%. 80 sièges) et les Verts (8,9%. 67 sièges).
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/24/resultats-des-elections-en-allemagne-la-victoire-sans-surprise-de-merkel_a_23221098/


    ll n’est pas surprenant de voir que la partie gauche de Berlin vit la CDU arriver en tête (en noir), alors que la partie droite c’est la die Linke (en mauve).


    Mais qui est Angela Merkel ? Elle est née à Hambourg en 1954 sous le nom d’Angela Dorothea Kasner. Elle est le premier enfant de Horst Kasner, né Kazmierczak en 1926 à Berlin-Pankow et décédé en 2011 à Templin, et de Herlind Kasner, juive polonaise née Jentzsch en 1928 à Elbing, au nord de la Pologne dans la voïvodie de Varmie-Mazurie, à l’époque en Prusse-Occidentale. Pour Polskaweb News sa mère, Herlind Jentzsch, est une Américaine d’origine germano-russe, ce qui expliquerait que sa fille ait maîtrisé dès l’âge préscolaire l’anglais et le russe. Le père, la mère et les enfants porteraient des prénoms d’emprunt. Le vrai prénom de la chancelière serait Victoria et elle serait née, non à Hambourg, mais aux Etats-Unis. Tous trois seraient donc détenteurs d’un passeport américain. La famille Kasner a quitté Hambourg pour s’établir en RDA en 1954, quatre mois après la naissance de leur fille (le mur n’était pas encore complètement verrouillé). C’est assez étrange puisque c’était plutôt l’inverse qui se produisait : durant les cinq premiers mois de 1954, 180 000 Allemands s’échappèrent de la dictature communisme ; entre 1949 et la construction du mur en 1961 ce chiffre atteignit 2,5 millions ! Son père devint pasteur dans le petit village de Quitzow, dépendant de la localité de Perleberg dans le Brandebourg, au service de l’Église luthérienne de Berlin-Brandebourg. En 1957, la famille déménagea à nouveau pour Templin. Là, Horst Kasner se chargea, à la demande du surintendant général de l’époque, Albrecht Schönherr, de la construction et de la direction d’un séminaire pour les services religieux pendant plusieurs années, le Collège pastoral de Templin. Chose étonnante, Il ne s’était jamais opposé au gouvernement de la RDA du SED (parti communiste de RDA) qui le considérait comme faisant partie des « forces progressistes », alors qu’il planifiait la déchristianisation. Les Kasner bénéficiaient en outre de certains privilèges, comme la permission de voyager dans les pays occidentaux et la mise à disposition de deux voitures particulières : une voiture de service et un véhicule privé procuré grâce à la société Genex (américaine). Le père était donc un apparatchik dans le système communiste, contrairement à la version officielle selon laquelle il aurait été envoyé à l’Est par l’évêque de Hambourg Hans Otto Wölber pour remédier au manque de pasteurs existant alors en RDA. Horst Kasner fut, en 1958, cofondateur avec Albrecht Schönherr et Hanfried Müller du Cercle de travail de Weißensee (« Weißenseer Arbeitskreis » / WAK). Ce Cercle se présentait officiellement comme la « fraternité ecclésiastique libre » de Berlin. Le père d’Angela Merkel put donc jouer un rôle déterminant pour l’avenir de sa fille grâce aux réseaux de pouvoir au sein de la RDA. Il n’était pas simple pasteur de paroisse, mais, en tant que cofondateur de ce cercle, très probablement un collaborateur officieux de la Stasi. Car le WAK était constitué de socialistes et de théologiens de gauche de la RDA promus par le ministère de la Sécurité d’Etat (Stasi). Ses réseaux furent particulièrement actifs au moment de la réunification des deux Alllemagnes, en 1990. Ils vont endosser le costume de la CDU, d’autres du SPD (parti social-démocrate), du PDS (qui deviendra Die Linke / La Gauche), ou encore des Verts, ces deux derniers comptant beaucoup de Juifs sionistes dans leurs rangs, tels Wolfgang Schnur, Klaus Gysi et son fils Gregor. Angela Merkel est une ancienne membre des pionniers « Ernst Thälmann » et secrétaire de la Fédération de la jeunesse allemande (FDJ, Freie Deutsche Jugend, Jeunesse libre d’Allemagne) chargée de l’agitation et de la propagande. Ce sont les réseaux sionistes de son père qui l’ont propulsée dans la politique, notamment Wolfgang Schnur, agent important de la Stasi. Quelque temps avant la chute du mur, elle endossa le costume de la CDU de RDA. Elle eut également le soutien d’Helmut Josef Michael Kohl, qui l’appelait « ma fille ». Ce qui ne l’empêcha pas de le trahir., car elle était prête à tout pour se hisser au sommet du pouvoir. En 1998, Merkel épousa son compagnon de vie, le chimiste Joachim Sauer (chrétien-démocrate), qui travaillait pour la firme américaine Biosym-Technologie. Au sein de cette dernière, il occupa un poste à San Diego (Californie), dans un laboratoire de recherche sur les projets d’armement du Pentagone. Dès lors, sa candidature à la Chancellerie fut soutenue officiellement par le cartel de la presse sioniste en Allemagne. Citons le plus grand groupe de presse, Springer, dont les journalistes ne peuvent se faire recruter qu’à la condition expresse de signer une clause de leur contrat
    https://de.metapedia.org/wiki/L%C3%BCgenpresse
    stipulant qu’ils doivent s’investir personnellement pour un bon développement des relations avec les Etats-Unis et la défense d’Israël. Soutien également du groupe sioniste Bertelsmann. Son amie Liz Mohn, née Beckmann (en 1941 à Wiedenbrück), directrice du groupe Bertelsmann AG, numéro un des médias en Europe (groupe RTL, groupe Prisma, groupe Random House, etc.), et présidente de la Fondation Bertelsmann, pilier intellectuel de l’atlantisme européen, l’a fortement soutenue « afin que ne soit pas bousculée la clé de voûte des relations euro-américaines. » En 2003, Schröder s’était opposé avec Chirac à l’invasion de l’Irak. Et en septembre 2005, deux mois avant l’élection de Merkel, il signait avec Poutine, le contrat pour la construction du gazoduc North Stream, qui visait à assurer à l’Allemagne un approvisionnement direct en gaz russe et échappait ainsi aux conflits gaziers russo-ukrainiens. Dans l’entourage de Merkel on a Jeffrey Gedmin, envoyé spécial du clan Bush à Berlin. Personnalité qui avait travaillé auparavant sous la direction du conseiller juif de l’Administration Bush, Richard Perle, ainsi qu’avec la femme de Dick Cheney au think-tank American Enterprise Institute for Public Policy Research (AEI). Gedmin encouragea vivement la création de l’euro à parité avec le dollar. Au sein de l’AEI, il a dirigé la Nouvelle initiative atlantique (NAI), lieu de rencontre de tout ce qui compte de généraux et de politiciens américanophiles en Europe. Puis il a participé au Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) et a rédigé le chapitre sur l’Europe dans le programme des néoconservateurs. Il indique que toute l’Europe devait rester sous l’autorité de l’Otan, et que cela ne saurait se faire qu’en « décourageant les appels européens à l’émancipation ». il est devenu administrateur du Conseil de la Communauté des démocraties (CCD), qui prône une ONU à deux vitesses, et prit la direction de l’Institut Aspen de Berlin. Depuis 2003, il est cogestionnaire d’un programme au service de la propagande américaine, incluant le subventionnement secret de journalistes et relais d’opinion en Europe occidentale. Le 26 novembre 2014, devant le Parlement allemand, le député Sahra Wagenknecht (vice-présidente de La Gauche/Die Linke, germano-iranienne, ancienne communiste du PDS et contributrice au Weißenseer Blättern, mariée à Oscar Lafontaine) accusa Angela Merkel de servir les intérêts étasuniens en soutenant le plan de Zbigniew Brzezinski pour une suprématie mondiale d’USrael, au détriment du bien-être des citoyens allemands et de l’Union européenne. Elle l’accusa d’attiser la guerre en Ukraine et de promouvoir les sanctions économiques contre la Russie. Dans son discours du 18 mars 2008 devant la Knesset, Merkel déclara en hébreu : « Mesdames, Messieurs, Madame la Présidente, je remercie tous les députés de me permettre de m’exprimer dans ma langue maternelle.» Elle avait déjà notamment offert trois sous-marins nucléaires Delphin à Israël. Son plus proche conseiller est actuellement Alexander Dibelius (né en 1959 à Munich), PDG de Goldman, Sachs & Co Allemagne de 2004 à 2014. Pour le baron Norbert van Handel, Procurateur de l’Ordre de Saint-Georges, Angela Merkel poursuit une politique de destruction de l’Europe et de l‘Allemagne sur tous les plans, en dilapidant les économies des épargnants et en favorisant l’invasion migratoire. Sur le plan économique, elle vend jour après jour des pans entiers de la fonction publique au capital international, tels la privatisation de l’eau, des transports publics, des autoroutes. Depuis ses législatures, l’Allemagne s’est endettée d’une façon considérable. Elle a violé la Constitution allemande et les accords de Schengen par sa politique des frontières grandes ouvertes à de prétendus réfugiés. En politique étrangère, la néoconservatrice se fait l’ennemie de la Russie, et soutient l’Ukraine de Kiev.

    • Alain dit :

      Le 27 janvier 18, le président tchèque sortant Milos Zeman a été réélu devant l’européiste Jiri Drahos. Il est connu pour ses opinions en faveur de la Russie et de la Chine et hostiles à l’immigration, A 73 ans, il a bénéficié du soutien des milieux ruraux et des travailleurs manuels, tandis que M. Drahos, ex-patron de l’Académie des sciences, était le candidat des milieux intellectuels, des grandes villes et de Bruxelles. Sans doute aussi a-t-il compris pourquoi l’économie russe est maintenant en plein essor grâce à l’interdiction d’opérer des banques Rothschild par Vladimir Poutine. Ce pays a réduit sa dette extérieure de 75 %, ce qui fait d’elle la sixième économie mondiale en termes de parité des pouvoirs d’achat (PPA), avec un PIB de 4 billions de dollars. Les taux d’inflation sont passés de 36,5 % à 2,5 % à la fin d’année de 2017. La valeur totale des actifs du système bancaire russe a été multipliée par 24 pour atteindre 1,43 billion de dollars. La capitalisation du marché boursier russe a été multipliée par plus de 15 pour atteindre 621 milliards de dollars.
      http://yournewswire.com/russian-economy-putin-ban-rothschild/

      Bien évidemment, c’est le contraire qui se passe en France où les intérêts Rothschild sont bien placés. Pierre Jovanovic: « Macron est en train de détruire les français, il va vider leurs poches ! » : augmentation de la CSG, augmentation massive de l’essence, augmentation du contrôle technique… A votre avis pourquoi il baisse la vitesse à 80 km/h ?

  16. Patrick dit :


    Le chef du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, dans un bureau de vote de Sant Julia de Ramis en Catalogne…

    Le référendum sur l’indépendance, qui s’est tenu le 1er octobre 2017 en Catalogne sous haute tension, a été scruté de près par d’autres régions européennes. Selon Barcelone, le oui a gagné avec 90 % des voix. Quelque 2,26 millions de personnes ont participé au scrutin et 2,02 millions se sont exprimées en faveur de l’indépendance, a assuré le porte-parole du gouvernement catalan, Jordi Turull, dans la soirée. Ces chiffres représentent une participation de près de 42,3 %, la Catalogne comptant 5,34 millions d’électeurs.
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/01/catalogne-des-centaines-de-personnes-se-massent-pacifiquement-devant-les-bureaux-de-vote_5194225_3214.html

    Puis le 27 octobre 17, le parlement catalan a déclaré l’indépendance de la région, par 70 votes pour, 10 contre et 2 votes blanc, peu avant que le Sénat espagnol n’approuve la suspension de l’autonomie de la Catalogne et la destitution du gouvernement catalan. « Nous constituons la République catalane, comme État indépendant et souverain, de droit, démocratique et social »
    https://francais.rt.com/international/45006-face-menace-article-155-parlement-catalan-independance

    Mais voilà, à peine l’indépendance proclamée, voilà le faux-jeton Puigdemont qui prend ses cliques et ses claques pour quasi-officiellement s’exiler à Bruxelles alors qu’il ne voulait plus d’une Catalogne soumise !
    http://reseauinternational.net/euro-regions-et-independantisme-neo-mondialiste-la-farce-catalane-sexile-a-bruxelles/

    L’escroquerie européenne de la fausse indépendance de la Catalogne :

    Jan Peumans, dont le parti rêve d’une Flandre indépendante, a accueilli sa consœur du Parlement catalan, Carme Forcadell i Lluis, en visite en Belgique le 27 septembre, en ces termes : « Aujourd’hui, nous sommes tous des Catalans »
    http://www.lesoir.be/116475/article/2017-09-27/jan-peumans-n-va-aujourdhui-nous-sommes-tous-des-catalans

    En Ecosse, la première ministre, Nicola Sturgeon, a, elle, clairement souligné « le droit à l’autodétermination », des peuples, espérant que ce droit serait respecté « en Catalogne et ailleurs »
    http://www.bbc.com/news/uk-scotland-scotland-politics-41453955

    En Italie, une consultation sur l’indépendance se tiendra en Lombardie et en Vénétie, le 22 octobre.
    http://www.veronasera.it/politica/pontida-lega-nord-salvini-bossi-zaia-referendum-autonomia-17-settembre-2017-.html

    Quant à l’archipel autonome des îles Féroé, rattaché au Danemark, il doit, lui aussi, organiser un référendum sur une nouvelle Constitution en avril 2018
    https://www.letemps.ch/monde/2017/02/11/iles-feroe-voteront-independance-lannee-prochaine

    Dans un avenir plus lointain, on peut penser à la Bretagne et bien d’autres régions qu’Hollande à modifiées aux ordres de Bruxelles.

    Avec le Grand Remplacement, la régionalisation de l’Europe fait partie des moyens utilisés pour casser les souverainetés. Et les peuples semblent accepter cette mise à mort. Reste qu’officiellement, si l’U.E. a reconnu en 2008 la déclaration d’indépendance du Kosovo alors qu’il n’y avait pas eu de referendum,
    https://fr.sputniknews.com/international/201710031033312219-catalogne-kosovo-serbie-ue-referendum-independance/
    il n’en est pas de même avec la Catalogne. Aujourd’hui, le vote ne doit comporter aucun risque ou être interdit.
    http://www.voltairenet.org/article198129.html

    Marc Luyckx Ghisi, un des pères fondateurs de l’Union Européenne, confirme sans sourciller sur Thinkerview que le projet des euro-régions est bien réel et qu’il suffit de modifier une ligne pour le mettre en place et d’écrire U.E. composée de 28 états ou de 384 régions (à 8 mn 50). Jacques Delors avait d’ailleurs créé un comité des régions. Il explique aussi comment l’article 123 voulu par les banques américaines (dont JP Morgan et cie) a asservi les peuples européens. Il interdit aux banques centrales de faire de l’argent. Les obligeant ainsi à demander aux banques d’en faire pour eux pour leur en prêter avec intérêt. Ce qui a donné la crise de la dette. Pour lui par contre, on aurait dû donner à la Grèce l’argent qui lui manquait et non l’endetter encore plus. Et cela sous certaines conditions, comme taxer l’Eglise orthodoxe. Sur l’énergie, il a une approche révolutionnaire. Il est persuadé que Tesla avait inventé le moteur quantique (qui permet une énergie gratuite). Mais qu’il fut boycotté car il chamboulait les intérêts politiques des grandes puissances (que la trilatérale gère de la même façon que les media occidentaux).


    EJP = L’european jewish parliament
    Et quelle banque devrait choisir la Catalogne ? Israël :
    http://reseauinternational.net/israel-sera-notre-banque/

    • Nicole dit :


      L’Europe des ethnies dessinée par les waffen SS pendant la deuxième guerre mondiale préfigure l’Europe fédérale des Länder d’aujourd’hui, l’actuelle zone euro qui est en réalité une zone mark. Mais le principe de régionalisation en Europe va bien au-delà d’une simple réorganisation du vieux continent. En fait, il s’agit d’octroyer des pouvoirs politiques, économiques et financiers aux régions, ces dernières traitant directement avec les instances bruxelloises. Ce phénomène est dû aux volontés politiques allemandes qui ont su insuffler ces mesures dans le cadre de la construction européenne. Comme le rapporte le professeur en sciences politiques, Rudolf Hrbek dans la revue « Documents, revue des questions allemandes » : « Le point de départ de cette nouvelle série d’initiatives fut la résolution de la conférence des ministres-présidents d’octobre 1987 à Munich, où fut fixé comme objectif une Europe aux structures fédérales. Deux ans plus tard, les ministres-présidents des Länder créèrent un groupe de travail de leurs chancelleries d’État en lui commandant un rapport sur la position des Länder et des régions face aux développements futurs de l’Union européenne ».

      Tous ces travaux ont trouvé leur impulsion grâce à l’action du gouvernement du Land de Basse-Saxe en 1996. A l’époque, dirigé par le ministre-président Gerhard Schröder, le député socialiste du Land de Basse-Saxe, Peter Rabe, est à l’origine de l’élaboration de la recommandation 34 (1997) du CPLRE (Congrès des Pouvoirs locaux et régionaux d’Europe). C’est ce document qui autorise une recomposition politique de l’Europe. Le principe en lui-même est simple. Il s’agit d’octroyer le maximum de pouvoirs aux régions, celles-ci traitant de plus en plus avec l’Union européenne (UE) aux dépens des Etats. Dans cette construction, l’élément intermédiaire, en l’occurrence l’autorité nationale, est complètement court-circuité. Ce principe poursuit l’objectif de démanteler les Etats au profit d’une Europe des régions, plus exactement d’une Europe des eurorégions. La création de ces dernières consiste à mettre sur pied des entités territoriales rassemblant plusieurs régions de différents pays. C’est le cas de l’eurorégion Alsace/Pays de Bade ou encore Pyrénées/Méditerranée.

      Cette politique conduit à déstructurer les Etats européens afin de les broyer. Il va de soi que des pays n’appartenant pas encore à l’UE comme la Suisse doivent tôt ou tard entrer dans la danse. Comme le rapporte René Schwok, titulaire de la Chaire Jean Monnet à l’institut européen de l’université de Genève, la Suisse subit déjà l’attraction de Bruxelles. Il souligne avec satisfaction que les lois suisses sont à près de 50% issues des directives européennes. Cette évolution est logique. En effet, compte tenu de la volonté de créer un bloc européen unifié selon un modèle unique, il s’avère nécessaire de faire rentrer tous les Etats dans le même moule dans tous les domaines. Les attaques du ministre allemand des finances, Peer Steinbruck, à l’égard de la Suisse entrent dans cette volonté de casser le particularisme bancaire suisse afin de mieux l’absorber dans un cadre régi par les mêmes lois. L’objectif officiel qui consiste à faire la guerre aux paradis fiscaux est le prétexte pour essayer d’abattre un modèle qui échappe aux eurolâtres de Bruxelles. Dans cette volonté d’assujettir le modèle helvétique, Peer Steinbrück se garde bien de condamner la maison mère contrôlant la plupart des paradis fiscaux … la city de Londres. Comme c’est étonnant. Cette caractéristique est à relier à la volonté d’intégrer toute l’Europe à un vaste bloc euro-atlantique.

      Dans cette immense restructuration politique, économique et financière, il est nécessaire d’uniformiser l’ensemble. N’oublions pas que des échéances importantes se présentent devant nous : l’effondrement du dollar qui doit être suivi de la création d’une nouvelle monnaie dont le nom n’est pas encore officialisé (amero ou dollar nord-américain). La création d’un bloc nord-américain politique, économique et militaire(North American Union) réunissant Etats-Unis, Canada et Mexique dans le cadre du Partenariat pour la Sécurité et la Prospérité (PSP). Ce bloc devant s’associer à l’Union européenne afin de constituer une « Union atlantique » pour reprendre l’expression du fondateur de la Paneurope, Richard de Coudenhove-Kalergi, doit impérativement contrôler les dernières niches fiscales et bancaires.

      Le décollage véritable de la régionalisation s’appuie sur la recommandation 34 (1997) du rapporteur allemand Peter Rabe, député du Land de Basse-Saxe, à l’époque dirigé par Gerhard Schröder. C’est ce document qui propulse le principe régionaliste dont la finalité est de donner aux collectivités régionales un poids économique, fiscal, administratif, etc. complet en contournant l’autorité nationale au profit d’un dialogue direct avec Bruxelles et ses lobbies. Si le processus va à son terme, c’est la mort de la France comme de tous les États européens. Dans cette affaire, François Hollande et ses ministres n’ont fait que suivre une feuille de route élaborée depuis longtemps. C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe. La Commission européenne jouera des rivalités entre régions pour abaisser les protections sociales. C’est la région dite « la plus compétitive » qui sera la mieux vue. N’évoque-t-on pas déjà des smics régionaux ? Il va de soi aussi que les remboursements médicaux ou soins dentaires seront tirés vers le bas dans le cadre d’un mondialisme œuvrant en faveur d’une gouvernance mondiale. Le processus de régionalisation va de pair avec l’instauration d’un marché transatlantique. C’est lié. Il faut détruire les Etats pour laisser la place à une multitude de régions qui n’offriront aucune résistance aux produits et aux normes venant d’outre-Atlantique. Si le président Bill Clinton a reçu en 2000 la plus haute distinction euro-fédéraliste, le Prix Charlemagne, en prônant la régionalisation de l’Europe, ce n’est sûrement pas l’effet du hasard.

      La carte de la France révolutionnaire franc-maçonne en damiers de 1789 :

  17. Lino dit :


    L’analyste politique Lorenzo Valloreja explique dans son livre pourquoi l’Italie doit « renoncer à l’euro, se retirer de l’OTAN, quitter l’Union européenne et devenir une alliée de la Russie de Poutine. ».

    « J’ai 42 ans, et je vis toujours en Italie. Comme tous les jeunes dans les années 1970 et 1980, je caressais le « rêve européen ». On nous avait persuadés que l’Europe unie allait nous épargner tous les maux. Pourtant, à partir des années 1990, on a bien compris que l’Europe était devenue le contraire de tout ce qui nous avait été promis… En tant qu’historien, j’étudie la naissance de l’Union européenne et de l’euro, ainsi que l’adhésion à l’OTAN, et je vois les problèmes de notre pays… Nous avons renoncé à notre souveraineté au nom de l’UE qui n’avait d’ailleurs été créée que pour le confort de la France et de l’Allemagne… La Russie pourrait devenir notre partenaire aux niveaux les plus élevés. »
    https://fr.sputniknews.com/international/201711071033778123-italie-sortie-ue-otan-zone-euro-russie/

    La responsabilité de l’ancien gouverneur de la Banque d’Italie, Mario Draghi, mis ensuite à la tête de la Banque Centrale Européenne est écrasante. Voir notamment le reportage d’Arte « Mort d’un banquier italien » qui enquête sur le meurtre de David Rossi, directeur de la communication de la Banque Monte Paschi :

    http://www.jovanovic.com/blog-reportage-montepaschisienne2016.htm

    Le journaliste Allemand Harald Schumann a de son côté enquêté dans plusieurs pays sur les effets de la TroÏka (Union Européenne, BCE, FMI) : Gréce, Portugal, Chypre: même constat. La Troïka a plombé les économies, appauvri ces pays, ruiné les populations. Les services sociaux ont été démantelés, les habitants laissées à l’abandon, avec le chômage, les dettes… On découvre une Troïka au service des banques et grosses entreprises, et ce au total détriment des populations qui ont été spoliées des richesses qui leur revenaient ou appartenaient.

    Dans les années 90, le FMI appliquait les mêmes politiques d’austérité que Macron dans les pays « en développement » d’Amérique latine (l’Argentine fut un exemple remarquable), d’Asie du sud-est, avant de s’attaquer à l’Afrique dans les années 2000. A chaque fois, l’endettement des Etats a été tel qu’une crise économique importante a eu lieu.

    Privatiser les services publics, hôpitaux et transports compris
    Réduire les prestations sociales (développement de la notion de « charges sociales » pour remplacer celle de « cotisations sociales »)
    Réduire la protection des travailleurs
    Libéraliser le commerce et l’économie
    Réduire voire faire disparaître les protections douanières (appelées « barrières douanières »)

    Exemple de privatisation, celle de la SNCF :

    « Ce que les médias ne disent pas sur la SNCF :

    Bref, s’attendre à ce que la France connaisse le même destin que par exemple l’Argentine. La pauvreté augmente d’une année sur l’autre depuis qu’elle est entrée dans l’Union Européenne. Des gens maintenant meurent sans soins dans les couloirs des hôpitaux français, après avoir attendu des heures, même après un AVC.
    https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/urgences-le-dispositif-hopital-sous-tension-en-vigueur-dans-pres-de-100-etablissements_2664256.html
    Curieusement, c’est dans le pays le plus « riche » que ceux qui perdent leur emploi ont le plus de chance de devenir très pauvres :

    Le discours des institutions européennes, en particulier de la commission européenne qui a l’initiative des lois dans les principaux domaines, mais aussi des fonctionnaires européens moulés dans les théories économiques orthodoxes, va toujours dans le même sens. Ce discours est souvent un copier-coller de celui des lobbys internationaux, et pour cause: ceux-ci sont considérés comme des interlocuteurs avisés par les élus du Parlement, et par les technocrates européens.

    Avec les traités commerciaux transatlantiques : TAFTA, CETA et compagnie… le Français devra se mesurer au 40% des employés roumains payés 318 euros par mois et à ceux chinois.

    Pour les Pinçon Charlot, Macron est « un porte-parole absolument extraordinaire » de la pensée unique, financé par des banquiers US notamment. « Quand on analyse ses discours, on se rend compte que c’est un vide absolument abyssal », disent-ils. Ils vont même plus loin, expliquant que « Nous sommes passés à une étape de plus vers un totalitarisme qui ne dit pas son nom ».

    Brillante critique du discours de l’employé du système à Davos : Ce qui est drôle, Macron dit bien que les résultats sont globalement mauvais, mais qu’il faut malgré cela continuer à expliquer à la classe laborieuse et moyenne les bienfaits de la mondialisation. On retrouve là le langage inversé du livre 1984. Bien entendu il est conscient que le système des 1% privilégiés est de plus en plus menacé et qu’il faut combattre ceux qui veulent en sortir (exemple les nationalistes qui feraient perdre à la haute finance et aux multinationales leur total pouvoir).

    Quelques extraits historiques que tout le monde devraient connaître et qui en disent long sur le système que Macron défend pourtant bec et ongle, à la manière d’un Jean Monnet payé par la CIA.

    Conférence de presse de Charles de Gaulle le 15 mai 1962 à l’Elysée.
    Déclaration de Jacques Chirac aux assises du RPR le 31 mars 1979.
    Émission « l’Europe et nous » sur Antenne 2 le 04 mai 1979.
    Émission « Polémiques » sur France 2 le 05 mai 1996. # Emission « Ce soir ou jamais » sur France 2 le 10 mai 2013.
    Festival des films du monde de Montréal 1996.

    Un seul candidat est pour le frexit et pourquoi une autre Europe sans un frexit n’est pas possible :

    Pour l’instant, le déficit commercial de la France s’est encore creusé de 29 % entre 2016 et 2017.
    https://www.latribune.fr/economie/france/le-deficit-commercial-plonge-a-nouveau-en-2017-767566.html


    Et le chômage est resté très élevé avec par contre des travailleurs détachés qui ont augmenté de plus de 46% en 2017. La barre du demi-million est maintenant dépassée dans l’hexagone. Très présents dans le secteur du BTP, mais pas uniquement, les travailleurs détachés venaient pour la plupart du Portugal (74 000), de Pologne (61 000), d’Allemagne (45 000) ou encore de Roumanie (44 000). Ce dispositif qui permet au travailleur de cotiser dans son pays d’origine tout en travaillant dans un autre pays de l’Union européenne, fait pourtant l’objet de nombreuses critiques, mais les politiciens continuent à préférer trahir leur peuple plutôt que d’abandonner les privilèges bruxellois.
    https://francais.rt.com/economie/47896-travailleurs-detaches-barre-demi-million

    • Engel dit :


      Héléna Perroud a raison d’insister ici sur le fait que Poutine, contrairement à bien des dirigeants européens maintenant, est un nationaliste. Il défend les intérêts de la Russie. On se souvient notamment de ce milliardaire qui a voulu vendre sa societé pétrolifère à des Américains. Il s’était vite retrouvé en prison.

      En France, Macron a laissé vendre aux Américains Alstom, comme Villepin l’avait fait avec les autoroutes :
      https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141218trib637d7d9d0/autoroutes-l-etat-paie-l-erreur-de-dominique-de-villepin.html

      Actuellement il veut se débarrasser de tout ce qui rapporte beaucoup d’argent à l’état : Française des Jeux, Aéroports de Paris…A qui ? A des multinationales comme Vinci dont les actions appartiennent pour plus de la moitié à des étrangers. Ce pillage des richesses de la France devrait par la suite continuer avec la SNCF. On aura donc les mêmes problèmes qu’ont connu les Anglais avec leurs trains.

      Ce qui est particulièrement stupide quand on sait que l’état emprunte tous les mois de l’argent, alors que ces sociétés rapportent du 4%.

      Cela dit, les Français ont voté pour ce pillage mis en place par l’Union Européenne. Contrairement aux Anglais, à peine 1% d’entre eux voulaient un frexit. C’est donc d’une manière très démocratique que la France se fait déposséder de ses richesses en suivant l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services, ou en anglais GATS) élaboré par l’OMC depuis 1995 sous l’impulsion des États-Unis, et qui concerne les « services » au sens très large du terme. Elles avaient commencé en Janvier 2000 et devaient durer jusqu’en Janvier 2005. Les négociations étaient conduites par Robert Zoellick pour les États-Unis et par Pascal Lamy pour l’Union Européenne. L’AGCS prévoit la privatisation totale de L’ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS : la distribution d’électricité, la poste, les transports publics, mais aussi la santé et l’éducation dont l’accès sera ainsi réservé aux plus favorisés. A terme, cela signifie une baisse de l’espérance de vie, un retour massif de l’illettrisme, des populations de moins en moins intelligentes et de plus en plus manipulables…

      Au total, l’AGCS prévoit la libéralisation totale de 160 secteurs d’activité, dont certains représentent de fabuleux marchés mondiaux qui excitent depuis longtemps la convoitise du secteur privé (2000 milliards de dollars pour l’éducation, 3500 milliards de dollars pour la santé). Tout cela s’est fait avec aussi bien des gouvernements de droite et de gauche d’une manière discrète et dans le dos des citoyens, avec le silence complice des médias, mais aussi des organisations syndicales « collaborationnistes » du nouvel ordre économique (les dirigeants du premier syndicat français, la CFDT, sont des participants assidus du Forum de Davos). Curieusement, les négociations de l’AGCS se déroulent dans la plus grande opacité. Malgré les demandes répétées de certains parlementaires européens, l’accès aux documents de négociation leur est systématiquement refusé. En fait l’AGCS vise à accorder toujours plus de liberté et de droits aux multinationales, pour réduire le pouvoir économique des états, et démanteler méthodiquement l’ensemble des réglementations sociales et environnementales. Grâce à l’apathie du public et des contre-pouvoirs syndicaux, cette guerre des entreprises contre les citoyens est sur le point d’atteindre ses objectifs : l’annulation de l’ensemble des droits sociaux acquis depuis un siècle, la suppression de toute entrave à la « liberté » d’entreprendre (liberté de polluer, liberté d’exploiter sans limites, liberté de détruire des vies par la misère et le chômage…), et l’anéantissement définitif du pouvoir des institutions élues (les états) et donc, de la démocratie.

      Pour obtenir facilement le consentement de l’opinion pour la privatisation des services publics, la stratégie la plus souvent utilisée consiste à organiser préalablement le sabotage des services publics, afin que leur inefficience puisse servir de prétexte à leur privatisation. Cette stratégie a été massivement appliquée dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Voici par exemple ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE : «  »Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population. » (Cahier de politique économique » n°13 de l’OCDE)

  18. manu dit :

    Pierre Douat nous explique dans son livre « Tout ce que vous auriez voulu savoir sur la France et qu’on vous a toujours caché » ce que le monde doit au protectionnisme français, comment De Gaulle déstabilisa définitivement le règne du dollar, et comment Maastricht ne fut rien d’autre qu’un gigantesque coup d’état sur la souveraineté des nations européennes…. Avant ce traité, on avait une Europe des nations par le biais du Conseil Européen, composé des présidents et premiers ministres ayant un droit de veto. Les pays gardaient donc leur souveraineté. Mais en 1986, le groupe « Kissinger associates » créé en 1982, dirigé par Henry Kissinger et Brent Scowcroft et financé par des banques dont Goldman Sachs pour promouvoir les relations et la négociation de contrats entre multinationales et gouvernements, fit tout pour mettre en place cette Commission Européenne de gens non élus, destructrice de souveraineté avec la monnaie unique (lobby de la U.M.E.), et cela avec l’appui du lobby industriel de la Round Table. Cela dit, déjà à l’origine, Jean Monnet et Robert Schumann recevaient des aides de la fondation Ford, Rockefeller et de la CIA.

    Le coup d’état de Bonaparte avec l’aide des Anglais qui voulait un traité de Libre Echange….. qu’ il refusa après coup.

    Les causes cachées de la Révolution Française : ou le sponsor du journaliste Mirabeau, le banquier genevois Etienne Claviere (1762-1817), un espion anglais (deux fois ministres). Il fut coupable de détournement de fonds au profit de l’Angleterre et connu pour être à l’origine des assignats qu’il chercha à couler par la suite. Il y a aussi le journaliste Jacques Pierre Brissot, l’un des fondateurs de la Société des amis des Noirs avec Etienne Clavière.

  19. Luc dit :

    Le 4 mars 18 les Italiens étaient appelés à élire pour cinq ans les 630 membres de la Chambre des députés et les 315 membres du Sénat. Lors de ces élections législatives, les partis « populistes » eurosceptiques et « contestataires » l’ont emporté. Mais aucun d’entre eux n’a remporté la majorité absolue. La coalition « de droite » est arrivée en tête avec 37 % des voix. En son sein, c’est la « Ligue » (eurosceptique et anti-immigration de masse de Matteo Salvini, proche du Front national français), qui a largement devancé le parti de Silvio Berlusconi (centre-droit affairiste) avec 17,4 % contre 14 %, et revendique désormais la direction du gouvernement. Troisième parti de cette coalition, « Frères d’Italie » (droite nationale) qui a obtenu 4,26 %. Le grand vainqueur, au niveau des partis pris individuellement, est le mouvement populiste et eurosceptique de gauche « Mouvement 5 étoiles », qui obtient 32,22 %, mais, seul, il ne peut gouverner. Par contre, le Parti démocrate (PD), dirigé par l’ancien premier ministre Matteo Renzi , a subi un sérieux revers, ne rassemblant que 19 % des voix, son pire score historique.
    http://www.rainews.it/dl/rainews/elezioniPolitiche-2018.html

    Dans la nouvelle Assemblée nationale italienne, la droite et l’extrême droite ont 270 députés, les 5* ont 229 députés, et la gauche et extrême gauche 131. Mais pour avoir la majorité absolue il faut 315 voix. Idem pour le Sénat italien : la droite et l’extrême droite ont 137 sénateurs, les 5* ont 114 sénateurs, et la gauche et extrême gauche 64. Mais pour avoir la majorité absolue il faut 158 voix.

    Restait à choisir le Premier Ministre. Dans les favoris, Luigi di Maio (31 ans), le 5*, et Mateo Salvini (44 ans) le chef de la Ligue Italienne (similaire au FN), qui, avec son ami Berlusconi de Forza Italia, représente grosso-modo le même nombre de voix que les 5*, presque 70% à eux trois. Mais n’ont-ils pas en projet un référendum sur l’Europe et l’Euro ? C’est Giuseppe Conte qui est choisi en final. Mais 4 jours plus tard, le « président » italien Sergio Mattarella le destitue, refusant que l’eurosceptique Paolo Savona devienne ministre des Finances. Le message ne peut être plus clair : Le président italien n’est nullement le garant de la démocratie mais un valet de Bruxelles, le garde chiourme de la dictature eurocratique, et par elle de la finance mondiale. D’où son choix de proposer comme Premier ministre, Carlo Cottarelli, un ancien haut responsable du FMI devenu par la suite directeur des affaires fiscales entre 2008 et 2013, c’est à dire le « Monsieur Austérité » italien. Pour Mateo Salvini « L’Italie n’est pas une colonie, nous ne sommes pas les esclaves des Allemands ou des Français, du spread ou de la finance. J’en appelle à une autre élection. » De son côté, Luigi Di Maio fit savoir « qu’il y a un grand problème en Italie : la démocratie. C’est une crise institutionnelle sans précédent… Nous étions prêts à gouverner et on nous a dit non, parce que les agences de notation dans toute l’Europe étaient inquiètes à cause d’un homme qui allait devenir ministre de l’Economie. Alors disons-le clairement qu’il est inutile d’aller voter, puisque les gouvernements ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui les font. » Et il a demandé à ce que le président soit destitué pour avoir « trahi la Constitution ».

    Mais voilà, quelques jours lus tard le président italien accepta le nouveau gouvernement présenté par le Premier ministre qu’il avait destitué. Le très eurosceptique Paolo Savona, qui était la pierre d’achoppement, n’est plus ministre des Finances mais ministre des Affaires européennes, coiffé par un ancien eurocrate, Enzo Moavero Milanesi, comme ministre des Affaires étrangères, le portefeuille des Finances revenant à un proche de la Ligue. Matteo Salvini et Luigi Di Maio, chefs de la Ligue et du M5S, sont tous deux vices-Premiers ministres, le premier étant ministre de l’Intérieur, le second ministre du Travail, du Développement économique et des Politiques sociales. Enzo Moavero Milanesi avait été brièvement ministre des Affaires européennes, et surtout le bras droit de Mario Monti quand celui-ci était commissaire européen (1995-2000), puis vice-secrétaire général de la Commission européenne (2002-2005).

    Tout cela n’empêchera pas la réunion Bilderberg d’avoir lieu !

  20. Antoine dit :


    Le 8 avril 2018 se tenait des élections en Hongrie pour renouveler les parlementaires ! Le Premier ministre Viktor Orban en progressant de 44 à 49% des voix a évoqué une « victoire historique ». Cela lui ouvre la voie à un troisième mandat d’affilée. De plus le scrutin a été marqué par une participation en hausse à 68,80 %.
    https://www.ouest-france.fr/europe/hongrie/elections-en-hongrie-le-parti-d-orban-obtiendrait-la-majorite-qualifiee-5682188

    Etonnant de voir qu’en France, une journaliste comme Laure Mandeville au Figaro s’ attendait à une sanction électorale contre Viktor Orban ! Il est vrai qu’il est un peu comme Tsipras en Grèce. Il a fait sa campagne contre l’immigration tout en acceptant les 1300 réfugiés exigés par l’U.E. !
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/04/08/hongrie-des-elections-a-risque-pour-viktor-orban_5282378_3214.html

    Pour rappel, la politique migratoire est du ressort de l’UE et non des États membres, en vertu des articles 67, 77 et 79 du TFUE.
    https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_le_fonctionnement_de_l%E2%80%99Union_europ%C3%A9enne#Article_77
    Et l’Otan lui est imposée par l’article 42 du TUE.
    https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_l%E2%80%99Union_europ%C3%A9enne
    Ce qui explique que la Commission européenne ait proposé aux États membres de l’UE d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de la Macédoine !

    Toujours garder à l’esprit, ce que disait déjà Edmond de Rothschild dans la revue Entreprise, page 64, le 18 juillet 1970 :
    « Le verrou qui doit sauter à présent, c’est la nation ! »

  21. Jens dit :

    Le groupe d’influents économistes allemands, auquel appartiennent Hans-Werner Sinn ainsi que Karl Konrad du Planck-Institut et rien de moins que Christoph Schmidt, le Président du Conseil des Sages (un conseil d’économistes appelé le Sachverständigenrat), envisage une voie de sortie de l’euro. Car pour le moment, la seule façon légale de sortir de l’euro passe par l’activation de l’article 50, et requiert donc la sortie de l’Union européenne et du marché unique. Un choix qui impliquerait des coûts pour l’économie manufacturière allemande, tant elle est intégrée avec celles de ses pays satellites.

    L’intelligentsia teutonique est surtout en colère à cause de l’accumulation de ce que l’on appelle les soldes Target 2, qui montrent un déséquilibre croissant entre les banques centrales créditrices des pays du cœur de la zone et les débitrices des pays périphériques. Le solde créditeur de la Bundesbank s’établissait fin février 2018 à un pic monstrueux de 913 milliards d’ €. Du fait du fonctionnement particulier du système Target 2, les banques centrales nationales qui servent d’intermédiaires pour les opérations transfrontalières, ne règlent pas entre elles les transactions, mais se contentent de les inscrire sur leurs propres bilans. Les soldes Target2 sont en somme des débits et crédits notionnels entre banques centrales, non exigibles et sans maturité définie, rémunérées en fait à un taux monétaire minimal, quasi symbolique. Ainsi une firme italienne qui importe de l’Allemagne et paye via sa propre banque nationale va automatiquement engendrer une “dette” Target2 pour la Banca d’Italia, parce que l’argent en partance de la banque italienne sera en fait transféré à la banque allemande directement par la Bundesbank [et non par la Banca d’Italia]. Mais ces fonds en partance de la banque [commerciale] italienne sont “stoppés” comptablement à la Banca d’Italia, laquelle ne paye rien à la Bundesbank, mais inscrit simplement dans son bilan une dette envers la banque centrale allemande [la Bundesbank]. La même chose se passe si une banque italienne achète un BTP à une banque allemande.

    Considérant que la Banca d’Italia et la Bundesbank ne sont que des succursales de la BCE, où est le problème ? Tant que l’union monétaire reste intacte, il n’y en a pas. Les soldes Target restent sur le papier et peuvent croître sans limite. Ils demeurent des traces comptables témoignant d’un déséquilibre persistant dans les flux commerciaux et financiers internes à la zone euro. Les prêts LTRO (Long Term Refinancing Operation, opération de refinancement à long terme) octroyés par Francfort entre 2011 et 2012 ont été utilisés par les banques commerciales des pays périphériques pour solder leurs emprunts commerciaux envers les banques françaises et allemandes, ainsi que pour leur racheter les « govies » (emprunts d’État) du sud de l’Europe dont elles se débarrassaient. Si ces prêts avaient été directement octroyés aux entreprises et aux ménages, les soldes Target2 n’auraient pas bougé. De même si, par son quantitative easing, la BCE avait acheté directement les emprunts d’État sans impliquer les banques centrales nationales.

    Mais si un pays forme le projet de quitter l’euro, les risques virtuels qui sont stockés dans les soldes Target2 se matérialisent. Ainsi si l’Italie décide d’en sortir, mettons via l’art.50 du Traité de Lisbonne, la Banca d’Italia se scinde de la BCE et réacquière l’autonomie de son bilan. Dans ce cas, les soldesTarget2 deviendraient des dettes et créances exigibles entre autorités monétaires bien distinctes. Dans ce scénario, qui s’accompagnerait probablement d’un fort stress économique et financier, du fait de l’abandon de l’UE, la Banca d’Italia, qui très vraisemblablement repasserait sous le contrôle du gouvernement, ne ferait certes pas sa priorité du paiement de cette dette se montant à 440 milliards d’ € aux autres banques centrales de la zone euro. Dans cette perspective, l’on comprend les préoccupations allemandes. Leur créance “potentielle” sur la zone euro qui dépasse les 900 milliards pourrait devenir impossible à recouvrer si elle était confrontée à la sortie unilatérale d’un pays périphérique tel que l’Italie ou l’Espagne, ou, aussi bien, si c’était le gouvernement allemand qui optait pour un retour au mark.

    Selon le Président Mario Draghi, dans le cas d’une sortie unilatérale de la monnaie unique, les soldes [Target] devraient être réglés immédiatement, et en euros. Selon la triade Sinn- Konrad- Schmidt, la clause de sortie devrait être partie intégrante d’un nouveau paquet de réformes qui s’insérerait dans le projet plus ample qu’a lancé la Commission européenne le 6 décembre dernier, et qui comprend entre autres l’institution d’un Fonds Monétaire Européen et d’un ministre unique pour la zone euro. Pour ce que l’on comprend du matériel disponible, l’activation de la clause de sortie se ferait sur une base volontaire, mais serait fortement procéduralisée pour ce qui est des étapes et des modalités de négociations. Un point clé semble être que le règlement des soldes Target 2 ne serait peut-être pas à faire dans l’immédiat, mais serait consécutif à une négociation laborieuse, sur le modèle de celles qui ont lieu pour le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
    https://www.upr.fr/actualite/france/lallemagne-propose-une-voie-de-sortie-de-leuro-pour-se-proteger-elle-meme-un-article-de-leconomiste-italien-marcello-minenna-traduit-par-vincent-brousseau

    • Jens dit :

      Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a évoqué le cri d’alarme des 154 économistes allemands sur la poursuite du développement de l’union monétaire et bancaire européenne en une union de responsabilité. Ils sont contre le MES (Mécanisme de stabilité européen) et toutes les garanties de dépôts et autres joyeusetés comme le rachat des dettes via le rachat de 2.550 milliards d’euros d’obligations par la BCE (le quantitative easing européens). En plus simple ils sont contre toute socialisation des pertes. Ils appellent donc à prévoir dès maintenant une sortie de l’euro et une procédure de faillite d’insolvabilité ordonnée pour les États.
      http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/eurokrise/oekonomen-aufruf-euro-darf-nicht-in-haftungsunion-fuehren-15600325.html
      La fin des Targets, donc de l’euro à terme, est désormais exigée par le Comité économique de la CDU au pouvoir à Berlin !
      https://www.upr.fr/actualite/france/regarde-cest-deja-laube-un-article-de-vincent-brousseau
      La journaliste Natacha Polony décryptait en avril 18 le fiasco de Macron et ses erreurs stratégiques majeures :

      Le déclin de l’euro se dessine décrypte Vincent Brousseau :
      00:07 Doit-on craindre une sortie de l’Italie de l’euro ?
      01:55 Pourquoi les Allemands devraient sortir de l’euro, cette monnaie ne convient-elle pas à leur économie ?
      04:54 Le déclin de l’euro n’est-il pas en train de se dessiner ?
      13:08 Certains laissent entendre que la dette Target de l’Italie n’en serait pas une ?
      20:44 Pourquoi l’euro est-il comme il est ?

      Et pour le nouveau ministre italien des affaires européennes, le seul moyen de sauver l’Euro serait d’exclure l’Allemagne de la zone Euro :
      https://www.express.co.uk/news/world/968067/italy-news-populist-government-giovanni-tria-paolo-savona-giuseppe-conte-lega-five-star

  22. atlas dit :

    La taille du bilan de la BCE vient d’atteindre un nouveau sommet historique à 4577,2 milliards €. L’impression monétaire crée en général une forte inflation et, éventuellement, de l’hyperinflation. La seule raison pour laquelle nous ne voyons pas d’inflation dans l’Union européenne est que toute cette monnaie imprimée, comme aux États-Unis, est restée dans les banques. Par contre on a assisté à des hausses massives des cours des actions, des obligations et de l’immobilier, mais pas des prix à la consommation. Ce qui explique que l’Union européenne soit aux prises avec de sérieux problèmes économique et politique. En Italie, le ratio dette/PIB est déjà de 140%. Lorsque les taux d’intérêt grimperont, le seul paiement des intérêts absorbera tous les revenus fiscaux.

    D’ici 2050, la population italienne active déclinera d’un tiers, de 36 millions à 24 millions. Il y aura beaucoup moins de travailleurs pour payer une dette beaucoup plus élevée.

    Tout cela aura pour conséquence un PIB beaucoup plus faible :

    D’où les plans italiens pour sortir de l’euro :

    Mais l’Italie n’est qu’un seul des nombreux pays à pouvoir s’effondrer dans les années à venir. D’où cette tentation de vouloir quitter l’U.E. ailleurs :

    L’objectif principal de la BCE, à savoir la stabilité des prix, n’a pas été atteint. Le changement à partir des monnaies locales – marks, francs, lires, pesetas etc. – a masqué la réalité. Plusieurs pays, comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce, étaient très abordables lorsqu’ils avaient leurs propres monnaies. La monnaie unique a donc bien été un désastre pour les pays plus faibles de la zone euro. L’Allemagne, par contre, bénéficient de la faiblesse de l’euro qui génère de fortes exportations et des excédents budgétaires. Le revers de la médaille, c’est que la BCE, c’est-à-dire principalement l’Allemagne, doit financer les déficits des pays plus faibles.

    La dépréciation monétaire va être la maladie contagieuse mortelle qui frappera le monde dans les prochaines années. Ainsi déjà, la lire turque a perdu 97% par rapport à l’or depuis janvier 2000, et la chute s’accélère. Pour ceux qui se sont protégés avec de l’or, son prix a été multiplié par 38 par rapport à la lire au cours des 18 dernières années. Le peso argentin a perdu 99% par rapport à l’or depuis 2000. Le bolivar vénézuélien a perdu 99,999% par rapport à l’or depuis janvier 2000. L’or a été multiplié par 550 000 par rapport au bolivar au cours de ce siècle.

    Ces trois pays, qui ont connu en moins de 20 ans une chute de presque 100% de leur devise, souffrent maintenant d’une dégradation très importante de leur qualité de vie. Car les gouvernements n’ont surtout pas prévénu les habitants qu’ils allaient imprimer des quantités illimitées de monnaie. Autrement, certains se seraient mis à acheter de l’or. Il en est de même dans les pays occidentaux. L’euro a décliné de 75%, le dollar de 78%, et le yen de 75% par rapport à l’or, depuis 2000.

    Deux pays se distinguent de par leurs achats d’or : la Chine et l’Inde ont acheté presque 25 000 tonnes d’or depuis 2008.

    Mais ce qui met en faillite un pays, c’est quand son taux de croissance est inférieur aux intérêts qu’il paie. C’est le cas en ce moment de l’Italie !

    Et que penser de l’Espagne qui est très exposé par rapport aux pays émergents actuellement en difficulté :

  23. Ian dit :

    La loi sur le retrait du Royaume-Uni de l’UE a été promulguée par un « Royal Assent » (Assentiment royal) de la reine Elizabeth II le mardi 26 juin 2018, faisant faisant du projet une loi définitive. Une annonce historique qui a déclenché les acclamations des députés favorables au Brexit :

    Par contre deux jours après que Theresa May eut présenté le 6 juillet son nouveau plan pour un Brexit, son « ministre du Brexit », David Davis, décida de démissionner. Pour lui, un vrai Brexit doit permettre rapidement au Royaume-Uni de recouvrer sa souveraineté, de voter lui-même toutes ses lois et de passer les accords commerciaux qu’il voudra avec n’importe quel autre pays. Avec le plan de May, pour préserver la liberté des échanges et l’absence de frontière physique en Irlande, le Royaume-Uni adopterait toutes les règles de l’UE. Ce qui voudrait aussi dire que Londres allait devoir se conformer aux jugements de la Cour de Justice de l’UE, chose que les partisans du Brexit veulent éviter à tout prix. A la suite du ministre du Brexit, deux secrétaires d’Etat démissionnèrent, suivis le 9 juillet par le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, qui avait, comme David Davis et contrairement à Theresa May, fait campagne pour le Brexit avant le référendum de 2016. Selon Johnson, avec le plan de May le Royaume-Uni se dirige « vers un statut de colonie ». Au Parlement, c’est le député conservateur Jacob Rees-Mogg qui mène la fronde à la tête d’une soixantaine de partisans d’un vrai Brexit.

    Lors de la conférence de presse à l’issue de son entretien avec Theresa May, Donald Trump avait déclaré à propos de l’immigration : « Je pense qu’elle est en train de changer la culture, c’est une chose très négative pour l’Europe. Je sais que, politiquement, ce n’est pas forcément correct de dire cela mais je le clame haut et fort…. Les pays européens feraient mieux de « prendre garde à eux ». Vous changez de culture, la sécurité aussi est en train de changer, voyez ce qui se passe dans des pays qui n’avaient jamais eu aucune difficulté, aucun problème. C’est très triste, c’est vraiment dommage, et je ne pense pas que ce soit bon pour l’Europe, ni que ce soit bon pour notre pays. »

  24. Andrej dit :

    Le 1er janvier 2018, l’Union européenne comptait 512,6 millions d’habitants, soit 1,1 million de plus qu’un an auparavant du à l’immigration. Car il y a eu en moyenne davantage de décès (5,3 millions) que de naissances (5,1 millions) l’an dernier.

    L’Europe est entrée dans l’ «hiver démographique» au milieu des années 1970, lorsque la fécondité est descendue nettement et durablement au-dessous du seuil de remplacement des générations qui est de 2,1 enfants par femme. Depuis 2015, l’Union européenne est entrée dans une nouvelle étape au sein de laquelle la croissance démographique de l’Europe n’est plus assurée que par l’immigration. Toutefois cette situation n’est pas homogène: on compte encore 15 pays dont le taux de natalité est supérieur au taux de mortalité, dont la France et le Royaume-Uni, contre treize dans la situation inverse, dont l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. On observe une corrélation forte entre les budgets alloués à la politique familiale et l’indice de fécondité. Et dans les sociétés où le mariage reste un prérequis avant d’avoir des enfants, il y a généralement moins de naissances.

    Cette baisse de la fécondité est d’abord à l’origine d’un moindre nombre de consommateurs au sein de l’UE et d’une moindre stimulation économique. Or, si la croissance économique européenne est si faible aujourd’hui, c’est entre autres parce qu’elle n’est pas stimulée par la consommation. Cette situation est économiquement défavorable à tous. La pérennité des systèmes de retraites dépend d’abord de la population active qui le finance et donc de la situation démographique.

  25. Nam dit :

    A l’image de l’UE et de l’OTAN, Jean-Claude Juncker titube et trébuche au sommet de l’OTAN :

    Mais ce n’est pas nouveau :

    La France symboliquement nous annonce lors de son 14 juillet 2018 la même chose : deux motards s’entrechoquent

    et les avions sensés représenter le drapeau français se mélangent les couleurs :

    Les pro-Union Européenne ont des soucis à se faire, car depuis que Trump est au pouvoir le plan néo-cons n’est plus à l’ordre du jour. L’ex-conseiller de Trump, Steve Bannon, va créer une fondation populiste de droite en Europe afin de contrecarrer l’Open Society de Soros. Cet ancien patron du site Breitbart était à Londres au moment de la visite de Donald Trump en Europe, recevant des représentants des mouvements de droite en Europe, notamment Nigel Farage ainsi que Louis Aliot. Il a également eu des contacts avec Viktor Orban. Steve Bannon, qui a prédit un «grand avenir» à Marion Maréchal Le Pen, et Raheem Kassam, ex-conseiller de Nigel Farage, l’un des artisans du Brexit, a annoncé que cette organisation était déjà opérationnelle.

    «La classe dirigeante politique a travaillé avec l’aide d’innombrables ONG pendant des décennies, main dans la main. Nous pensons qu’il est temps qu’il y ait une organisation qui soit du côté des gens ordinaires à la place des lobbies défendant les intérêts des grandes entreprises en Europe».

    L’idée est de mobiliser les opposants à l’Union européenne afin que soit élu un groupe de députés suffisamment important pour provoquer une paralysie voire une fermeture du Parlement européen et de la Commission européenne. Mais ce n’est pas gagné quand on voit le nombre de membres du Parlement Européen soutenant les idées de l’Open Society de Soros :
    https://legacy.gscdn.nl/archives/images/soroskooptbrussel.pdf

    Il faut dire que cette Union Européenne coûte un pognon de dingue !

    Il est vrai qu’il faut arroser les hommes politiques pour qu’ils acceptent d’aller à l’encontre des peuples. Les Macédoniens ont refusé l’adhésion à l’Otan et à l’UE que le gouvernement Zaev leur proposait par référendum, le 30 septembre 2018. Le soir même, les secrétaires généraux de l’Alliance et de l’Union appelaient à contourner la colère populaire et à poursuivre le processus, cette fois par voie parlementaire. Ce qu’avait fait Sarkozy/Fillon après le vote contre la constitution européenne en 2005. Washington a donc débuté un programme d’achat des voix des députés macédoniens au prix de 2,5 millions d’euros par tête. Cette belle opération de manipulation est pilotée par les ambassadeurs US à Skopje, Jess L. Baily (qui a supervisé l’entrée en guerre de la Turquie contre la Libye et la Syrie), et à Athènes, Geoffrey R. Pyatt (qui organisa le coup d’État de 2014 en Ukraine). Ils sont même parvenus à faire inscrire à l’ordre du jour du Parlement le changement de nom du pays ; condition sine qua non pour l’adhésion à l’Otan et à l’UE. . Le vote a été fixé au 16 octobre 2018, comme par hasard le jour même de la décision de Justice concernant une dizaine de députés nationalistes poursuivis pour avoir espionné le parti social-démocrate. Le plan des ambassadeurs prévoit de faire lever l’immunité de ces députés de sorte qu’ils ne puissent pas voter.
    http://www.voltairenet.org/article203399.html

  26. nathalie dit :

    L’ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis a décrit les restrictions imposées par trois programmes de prêts imposés à la Grèce comme étant une « simulation de noyade fiscale ». En aout 2018 il a été jusqu’à déclarer que le gouvernement devait établir des plans d’urgence pour revenir à la drachme.
    https://www.thetimes.co.uk/article/prepare-to-ditch-euro-and-bring-back-drachma-yanis-varoufakis-tells-greeks-fjvjvbc5f

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