L’Europe des tricheurs

.

Les dernières élections viennent de démontrer encore une fois que les Français ne savent plus à quel saint se vouer tant le manque de choix est manifeste.

Les partis actuels ne semblent-ils pas tous représenter les lobbies financiers ?  François Hollande qui clamait pourtant lors du meeting du Bourget le 22 janvier 2012 « que son adversaire était le monde de la finance » :

Stephane-IsraelNomme néanmoins comme secrétaires généraux adjoints de la présidence de la République : Emmanuel Macron pour s’occuper des questions économiques. Il a pour parrain Jacques Attali (il fut membre de sa commission sur la croissance) . Membre du PS il a milité dans le Pas-de-Calais dans les années 2000. Mais depuis des mois, M. Macron partageait son temps entre la Banque Rothschild, dont il a été nommé associé-gérant en 2011, et la préparation de l’alternance ! Et Nicolas Revel, fils de la journaliste Claude Sarraute, qui était jusqu’ici directeur de cabinet de Bertrand Delanoë. Il est plus particulièrement chargé des questions régaliennes. Arnaud Montebourg, ministre du redressement,  a fait le choix, pour diriger son cabinet, de la plume de Laurent Fabius, un ancien de la banque Rothschild, Stéphane Israël. Et son « conseiller spécial » est Christophe Bejach, membre du directoire de la compagnie financière Saint Honoré.

.

Ces étroits liens avec les financiers expliquent en partie les 44 % d’abstention lors du second tour d’élections législatives : 

Et puis, n’est-il pas démotivant et injuste de voir par exemple qu’un député FN (Le Pen) représente 421 342 Français alors qu’un député Front de gauche (Mélenchon) seulement 24 952 ? Cela dit, un député aujourd’hui ne fait qu’entériner les décisions européennes. Des décisions qui ne sont plus prises indirectement par les peuples. Même la toute puissance présidentielle relève en grande partie de l’illusion. Lui non plus ne peut pas faire grand-chose car l’essentiel des compétences ont été transférées à Bruxelles. Il faut lire Verbatim de Jacques Attali, un précieux témoignage sur la vie politique française de 1981 à 1991. Les grands débats de  politique monétaire, sur la question de la dévaluation du franc, sortir ou rester dans le SME, étaient toujours, in fine arbitrés par le chef de l’Etat. Avec l’euro, la politique monétaire échappe désormais entièrement au niveau national donc au Président.  Il n’est plus question non plus d’appliquer une politique interventionniste pour aider l’industrie,  Bruxelles l’interdirait. Compte tenu des règles européennes et du poids des dépenses publiques, les marges de manœuvre budgétaires du gouvernement sont désormais infimes.  Les autorités nationales gardent, en gros,  la possibilité d’augmenter et de baisser les impôts, mais cela ne suffit pas pour piloter une nation dans la tempête…

.

Comment en est-on arrivé là ?

Robert Schuman est considéré comme l’un des pères fondateurs de la construction européenne. Pourtant le 19 septembre 2000, le Daily Telegraph de Londres, par la voix d’Ambrose Evans-Pritchard, annonçait que les archives déclassifiées de l’administration américaine montraient que l’ancien premier ministre belge Paul Henri Spaak, Robert Schuman et bien d’autres étaient employés par les services américains. Les fonds étaient transités pour camoufler leur action, par le biais des fondations Rockefeller et Ford.

.

Le passage en force du traité de Lisbonne alors que par référendum le peuple hollandais et français s’y opposait n’est pas surprenant. Car ce traité soulignait dorénavant la primauté du droit européen sur le droit national et donnait une personnalité juridique à l’Europe, au détriment des pays.  La seconde mouture de ce texte entraîna de la même façon  le « non » du peuple irlandais le 12 juin 2008. Il ne fut pas non plus respecté mais on lui demanda de revoter. Pour qu’il change d’avis, les stratèges de la propagande  dépensèrent 10 fois plus que ceux qui défendaient le non. Ils ne bénéficièrent pas non plus du même temps d’antenne. Pendant ce temps, les 499 parlementaires européens ignoraient complètement le non irlandais et continuèrent la ratification du traité de Lisbonne. Ils balayèrent ainsi trois référendums d’un revers de manche. Difficile aujourd’hui de nous faire croire que nous sommes en démocratie !  C’est plutôt un pas en arrière pour l’humanité mais un pas en avant pour la dictature.

traite

.

C’est ce que symboliquement représente le rétablissement de la peine de mort dans le traité :

Mais d’une manière discrète, car les conditions sont floues : seulement quand il faut assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ; quand il faut effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ; quand il faut réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. Et pour devenir le bras armé de cette dictature, on créa l’Eurogendfor (European Gendarmerie Force) qui a un droit d’occupation dans n’importe quel pays européen. C’est un conseil de guerre, composé des différents ministères de la Défense des pays européens, qui gère leurs interventions (accord de Velsen), réduisant ainsi le droit et la souveraineté nationale des pays.  Tous les bâtiments ou lieux de l’Eurogendfor jouissent de l’immunité les rendant inaccessibles aux autorités des pays concernés. Mais l’Eurogendfor ne dispose pas que de compétences policières mais aussi de celles des services secrets. Elle peut de même avoir pour mission de faire respecter l’ordre et le calme dans une zone en collaboration avec l’armée.

.

Le dernier ouvrage de C. Ferguson a été publié aux Etats-Unis le 21mai : « Predator Nation » (« Une nation de prédateurs », Crown Business Publishing).

Il explique parfaitement l’invraisemblable impunité des coupables de cette récession qui ravage aujourd’hui l’Europe. Depuis les années 80, l’essentiel du secteur financier s’est criminalisé. Une culture industrielle qui tolère, voire encourage la fraude systématique s’y est développée. Ce comportement se trouve à l’origine de la bulle des crédits immobiliers “subprimes” et de la crise financière de 2008. Cette dernière en est même le résultat direct. Elle n’est pas une sorte d’accident économique. Les occidentaux ont encouragé la dérégulation des marchés, ce qui a rendu le système financier encore bien plus puissant. Moins d’obstacles, moins de comptes à rendre, moins de règles à respecter : on se rapproche du pouvoir absolu. Et il devient de plus en plus acceptable de se comporter de façon malhonnête. D’énormes dissimulations volontaires de transactions financières ont certainement favorisé le terrorisme sous opération false flag, le blanchiment, la prolifération nucléaire et l’évasion fiscale à l’échelle du globe. Sans cette motivation criminelle, la crise n’aurait pas eu ce retentissement mondial. En Europe, que penser par exemple des conseils prodigués par la banque Goldman Sachs à la Grèce, pour aider le pays à maquiller ses comptes ? Cette crise économique est particulièrement grave. Même le PIB de la Chine ne progresse pas. Sa consommation d’électricité n’a augmenté que de 0,7%. Ce qui donne une idée de sa réelle croissance. Tous les autres chiffres donnés sont faux et ne servent qu’à encenser ceux qui ont le pouvoir en Chine. Même ses ventes de logements ont baissé de 25% !

.

Cependant, si on voulait éviter la récession, il existe des solutions rapides :

Pourquoi donc ne les prend-on pas ? Bien entendu à cause, encore une fois, du poids des lobbies financiers sur le politique. Déjà Sarkozy n’était-il pas conseillé principalement par Michel Pébereau, le patron de BNP Paribas ?  Ce qui ne l’a pas empêché de faire des erreurs incompréhensibles :

http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2011/12/13/Les-erreurs-incroyables-de-M-Michel-Pbereau

C’est ainsi que l’on a assisté sans pouvoir faire quoique ce soit, à ce scandale que fut de prêter 1 000 milliards d’euros aux banques privées au taux de 1% alors qu’à l’Espagne et à l’Italie on leur demandait de payer 10 fois plus cher d’intérêt ? Pourtant, sans changer les traités européens, la banque centrale européenne, si elle n’a pas le droit d’aider directement ces pays, peut par contre prêter à 1%, à la banque européenne d’investissement. Et celle-ci prêter ensuite à 1,1% à l’Espagne et à l’Italie. Ces pays se retrouveraient alors avec un petit excédent budgétaire. La récession serait évitée. N’est-ce pas  l’augmentation de ces frais financiers exorbitants qui leur sont nocifs ?

.

Il y a donc volonté manifeste d’endetter les pays.

On retrouve ce piège avec la fameuse loi du 3 janvier 1973. Cette loi n’interdit pourtant pas à la Banque de France de faire ce que la loi appelle des « avances » à taux nuls à l’état, avances qui sont parfaitement encadrées. Cette loi interdit juste au Trésor d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France, ce qui peut être contourné par le fait que la Banque de France peut agir sur le marché secondaire.  Le fait de ne plus financer l’état français au travers de sa banque centrale n’est donc qu’une décision purement politique qu’on ne peut réduire à cette loi. En d’autre terme, cette loi est une bonne excuse pour exonérer les politiques depuis quarante ans de leurs responsabilités !

Pourquoi donc cet endettement volontaire des pays, si ce n’est pour donner le pouvoir à la haute finance ? En 1789, les banques avaient supprimé le roi pour mettre en place en France ce système des intérêts si lucratif mais interdit par l’église catholique. Aujourd’hui, c’est à l’échelle mondiale qu’ils rêvent d’avoir le pouvoir.

Lire aussi :  le coup d’état européen, un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel.

En attendant, l’oligarchie bancaire engrange des fortunes au dépend des peuples . Et il n’est pas rare de la voir s’amuser sur de magnifiques yachts pendant que coulent les pays qu’elle exploite frauduleusement.

gif en bateau

 

122 commentaires sur “L’Europe des tricheurs

  1. Nam dit :

    A l’image de l’UE et de l’OTAN, Jean-Claude Juncker titube et trébuche au sommet de l’OTAN :

    Une organisation tenue par les Américains pour tenir les pays de l’U.E. et ainsi garder un pouvoir de décision sur eux :


    En novembre 2018, une assistante remarqua que l’une de ses chaussures était noire mais l’autre marron. Juncker s’éloigna alors maladroitement, quittant le pupitre :

    Ici il ébouriffe les cheveux d’une femme et en embrasse une autre :

    Le 7 avril 2019, comme on peut le voir dans la vidéo, lors de la commémoration du 25e anniversaire du génocide des Tutsis, le Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, le Président rwandais Paul Kagame et son épouse Jeannette Kagame, ainsi que Jean-Claude Juncker, allumèrent une flamme du souvenir au mémorial de Gisozi à Kigali, où plus de 250.000 victimes du génocide ont été enterrées. Juncker faillit, en se retournant avec sa torche, mettre le feu à la Première dame du pays Jeannette Kagame :

    La France symboliquement nous annonçait lors de son 14 juillet 2018 la même chose : deux motards s’entrechoquent

    et les avions sensés représenter le drapeau français se mélangent les couleurs :

    Les pro-Union Européenne ont des soucis à se faire, car depuis que Trump est au pouvoir le plan néo-cons n’est plus à l’ordre du jour. L’ex-conseiller de Trump, Steve Bannon, va créer une fondation populiste de droite en Europe afin de contrecarrer l’Open Society de Soros. Cet ancien patron du site Breitbart était à Londres au moment de la visite de Donald Trump en Europe, recevant des représentants des mouvements de droite en Europe, notamment Nigel Farage ainsi que Louis Aliot. Il a également eu des contacts avec Viktor Orban. Steve Bannon, qui a prédit un «grand avenir» à Marion Maréchal Le Pen, et Raheem Kassam, ex-conseiller de Nigel Farage, l’un des artisans du Brexit, a annoncé que cette organisation était déjà opérationnelle.

    «La classe dirigeante politique a travaillé avec l’aide d’innombrables ONG pendant des décennies, main dans la main. Nous pensons qu’il est temps qu’il y ait une organisation qui soit du côté des gens ordinaires à la place des lobbies défendant les intérêts des grandes entreprises en Europe».

    L’idée est de mobiliser les opposants à l’Union européenne afin que soit élu un groupe de députés suffisamment important pour provoquer une paralysie voire une fermeture du Parlement européen et de la Commission européenne. Mais ce n’est pas gagné quand on voit le nombre de membres du Parlement Européen soutenant les idées de l’Open Society de Soros :

    Cliquer pour accéder à soroskooptbrussel.pdf

    Il faut dire que cette Union Européenne coûte un pognon de dingue !

    Il est vrai qu’il faut arroser les hommes politiques pour qu’ils acceptent d’aller à l’encontre des peuples. Les Macédoniens ont refusé l’adhésion à l’Otan et à l’UE que le gouvernement Zaev leur proposait par référendum, le 30 septembre 2018. Le soir même, les secrétaires généraux de l’Alliance et de l’Union appelaient à contourner la colère populaire et à poursuivre le processus, cette fois par voie parlementaire. Ce qu’avait fait Sarkozy/Fillon après le vote contre la constitution européenne en 2005. Washington a donc débuté un programme d’achat des voix des députés macédoniens au prix de 2,5 millions d’euros par tête. Cette belle opération de manipulation est pilotée par les ambassadeurs US à Skopje, Jess L. Baily (qui a supervisé l’entrée en guerre de la Turquie contre la Libye et la Syrie), et à Athènes, Geoffrey R. Pyatt (qui organisa le coup d’État de 2014 en Ukraine). Ils sont même parvenus à faire inscrire à l’ordre du jour du Parlement le changement de nom du pays ; condition sine qua non pour l’adhésion à l’Otan et à l’UE. . Le vote a été fixé au 16 octobre 2018, comme par hasard le jour même de la décision de Justice concernant une dizaine de députés nationalistes poursuivis pour avoir espionné le parti social-démocrate. Le plan des ambassadeurs prévoit de faire lever l’immunité de ces députés de sorte qu’ils ne puissent pas voter.
    http://www.voltairenet.org/article203399.html

  2. nathalie dit :

    L’ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis a décrit les restrictions imposées par trois programmes de prêts imposés à la Grèce comme étant une « simulation de noyade fiscale ». En aout 2018 il a été jusqu’à déclarer que « le gouvernement devait établir des plans d’urgence pour revenir à la drachme. »
    https://www.thetimes.co.uk/article/prepare-to-ditch-euro-and-bring-back-drachma-yanis-varoufakis-tells-greeks-fjvjvbc5f

    La réalité des économies à l’Est de l’Europe :

    Jean-Luc Schaffhauser, député européen sortant du Rassemblement National, et John Laughland, auteurs d’un livre ‘L’ Europe de Strasbourg contre l’Europe de Bruxelles’ : Cette Europe de Bruxelles a mis le marché et la concurrence au centre de ses institutions. Il en résulte une forfaiture démocratique, une guerre économique et sociale. Pour que l’Europe de la coopération des nations puisse voir le jour, il faut remettre en cause l’Union européenne telle qu’elle est conçue aujourd’hui. Ils développent des solutions pour revenir à une « Europe de Strasbourg » fondée sur les Etats-nations.

  3. Pascal dit :

    La France va t-elle disparaître ? Débat avec Asselineau et Emmanuel Todd :

    Heureusement, l’administration américaine a subrepticement décidé fin 2018 de rétrograder le statut diplomatique de la délégation de l’Union européenne à Washington au rang d’organisation internationale, et non plus d’Etat. Ce qui est comique, elle n’a pas jugé bon d’en informer l’ambassadeur de l’UE aux Etats-Unis, David O’Sullivan. Le pot aux roses a été découvert à l’occasion de différents événements officiels, notamment les funérailles de George Bush senior, auxquelles le diplomate n’a pas été invité.

    La Commission européenne évoque de son côté des changements récents dans la manière dont les directives diplomatiques sont mises en œuvre par le protocole américain. L’UE n’est pas une organisation internationale classique. Elle avait pourtant obtenu ces dernières années de la quasi-totalité de ses partenaires, y compris des Etats-Unis en 2016 sous Barack Obama, d’être traitée comme un État. Bien entendu elle tient à ce que cette pratique continue d’être respectée .
    https://www.lopinion.fr/edition/international/washington-inflige-a-l-union-europeenne-nouvelle-petite-humiliation-173916

  4. Olga dit :

    Tous les Etats membres de l’Union européenne ont aboli la peine de mort. Lors d’émeutes, c’est la prison qui est la pire sanction qui attend les insurgés. Or le Traité de Lisbonne admet de nouveau la peine de mort pour les insurgés au sein de l’Union européenne. Car à la suite de la crise économique, elle s’attend à de graves troubles dans beaucoup d’Etats membres.

    La peine de mort pourra être prononcée dans l’UE pour sanctionner «des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre». Cela a été précisé en petits caractères dans le Bulletin officiel de l’Union européenne du 14 décembre 2007 et dans les commentaires à propos de la Charte des droits fondamentaux qui aurait force de loi si le Traité entrait en vigueur. Il semble que personne n’ait lu ce passage car l’article 2 («droit à la vie») de la nouvelle Charte des droits fondamentaux dispose que «nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté.» Cela paraît incontestable, mais dans un passage en petits caractères on trouve les exceptions :

    «La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :
    a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;
    b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;
    c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»

    Cela dit, en France la peine de mort existe toujours. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a bien condamné Vincent Lambert à ne plus être alimenté et hydraté.

    En Grande Bretagne, Julian Assange est finalement expulsé de l’ambassade équatorienne à Londres le 11 avril 2019. En 2012, il y avait trouvé asile dans le but d’échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché pour viol et agression sexuelle. Bien que ces poursuites aient été abandonnées en 2017, le tribunal de Westminster a maintenu le mandat d’arrêt contre lui, indiquant qu’il avait été délivré après que ce dernier a enfreint les conditions de sa liberté sous caution. Julian Assange craint maintenant d’être extradé vers les États-Unis où il est poursuivi pour la divulgation de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

  5. Michel dit :

    Le Parlement européen a « approuvé » le 17 janvier 2019, sur « proposition » de la Commission européenne, un projet de règlement qui « établit les règles nécessaires à la protection du budget de l’Union en cas de défaillance généralisée de l’état de droit dans un État membre ». Concrètement, cela permettra de couper tous les financements de l’UE aux Etats gouvernés par des élus cherchant encore à gouverner pour leurs peuples en conserver leur souveraineté nationale. Ce règlement devrait être applicable à partir du 1er janvier 2021.
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:52018PC0324&from=FR

    Le 22 janvier 2019 : signature du traité d’Aix la Chapelle entre Macron et Merkel pour resserrer les liens entre les deux pays.
    https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/150119/sur-le-traite-franco-allemand-dit-daix-la-chapelle
    Ils furent accueillis par des huées dont certains en gilet jaune :

    La haute trahison du traité d’Aix-la-Chapelle – Analyse de François Asselineau


    Quand on pense que des générations de Français se sont battus pour ne pas être soumis à l’Allemagne !


    L’essayiste Coralie Delaume, ancienne de sciences-po et de l’armée, très sceptique sur l’U.E., est aussi contre ce traité d’Aix-la-Chapelle :

    Lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2019, la Commission européenne semble avoir volontairement occulté le contenu d’une rencontre entre le milliardaire George Soros, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le commissaire européen Pierre Moscovici au sujet d’un second référendum sur le Brexit.
    https://euobserver.com/brexit/144724


    Bernard-Henri Lévy de son côté parcourt l’Europe entière pour sermonner et menacer les autorités qui ne suivent pas avec assez de zèle le programme mondialiste et cosmopolite.
    https://laregledujeu.org/2019/04/09/34855/bhl-rencontre-orban-afin-de-lui-transmettre-les-doleances-de-l-opposition/
    Après avoir ces dernières semaines fait la leçon à Victor Orban, Premier ministre hongrois, pendant 2h30 dans son bureau, après avoir rencontré le nouveau président ukrainien Zelensky pour le découvrir et le prévenir, il est allé voir le Premier ministre tchèque, pour lui intimer de soutenir l’Union européenne et l’idéologie des « frontières ouvertes » (sauf pour Israël, qui a même le droit de construire des murs à ses frontières).

    Dans le livre de Philippe de Villiers ‘J’ai tiré sur le fil du mensonge’, on apprend que Monnet était un agent de la CIA. Que Hallstein, 1er président de la commission européenne, était un officier instructeur nazi et a participé à mettre en place avec Hitler la Das Neue Europa…


    Dans l’émission d’Ardisson, de Villiers dévoile le but réel de Monnet « Ai-je bien fait comprendre que la communauté européenne que nous construisons n’est pas une fin en soi mais une étape vers les formes nouvelles d’organisation du monde. » (un gouvernement mondial et non une souveraineté européenne).

    La journaliste Aude Favre doit se sentir mal à l’aise après le livre de de Villiers
    https://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/aude-favre-mon-entretien-en-80824
    qui fut aussi vivement critiqué dans une tribune au « Monde » rédigée par un collectif d’universitaires européens !
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/27/philippe-de-villiers-n-a-pas-le-droit-de-falsifier-l-histoire-de-l-union-europeenne-au-nom-d-une-ideologie_5441688_3232.html?xtmc=philippe_de_villiers&xtcr=1
    Il leur répond : « On m’invente d’abord des propos. Je n’ai ainsi jamais écrit que la construction européenne serait d’inspiration nazie. Je dis que le choix de faire l’Europe par l’intégration plutôt que par la coopération était celui exigé par le Département d’État américain. Il fut porté avec conviction par trois personnalités – Monnet, Schuman et Hallstein – qui avaient pour points communs de haïr de Gaulle, vouloir une Europe postnationale et atlantiste, et de s’être diversement compromis avant 1945. De même, je n’ai jamais dit que Hallstein avait eu sa carte au parti nazi. J’affirme en revanche qu’il a bien volontairement et précocement adhéré à la Ligue nazie des enseignants et à la Fédération des juristes nazis. Il a collaboré avec le ministre Hans Frank à la nazification juridique, au rapprochement avec le droit fasciste et aux bases d’un Reich européen. Enfin et contrairement à la plupart de ses collègues, il fût choisi comme Officier instructeur en national-socialisme, sorte de commissaire politique dans la Wehrmacht… Les cosignataires expliquent ensuite que mon livre n’apporte, à leurs yeux, rien de nouveau. Pour ma part, j’ignorais que certains articles des traités de Paris et de Rome avaient été rédigés à l’ambassade des États-Unis à Paris. J’ignorais que le choix des présidents de la CECA, d’Euratom et de la CEE était validé à Washington. J’ignorais que c’est une agence américaine qui servit de modèle à la Haute Autorité devenue la Commission, ou que la méthode Monnet des « petits pas » avait été inventée par l’école fonctionnaliste américaine. J’ignorais qu’un autre récit des origines de l’intégration européenne se nichait dans une vingtaine de boites d’archives conservées en Californie, dans le Missouri et en Suisse. J’ignorais que la « Fondation Ford » faisait autre chose que de la philanthropie et qu’il existât un American Committee for United Europe ouvertement dirigé par les patrons de la CIA, finançant diverses opérations en Europe jusqu’en 1960. J’ignorais que les Mémoires de Monnet n’étaient pas de Monnet et résultaient d’une commande d’outre-Atlantique. J’ignorais que Monsieur Schuman, contrairement à de très nombreux Lorrains dont ceux de ma propre famille, s’était toujours trompé de camp, en 1914 comme en 1940. J’ignorais que Jean Monnet avait été d’abord un banquier d’affaires sauvé de plusieurs faillites par ses amis de Wall Street ou qu’il s’était marié à Moscou au moment des purges staliniennes. J’ignorais qu’il avait tenté d’empêcher l’appel du 18 juin à la BBC et recommandé, dans une note au conseiller de Roosevelt en 1943, de « détruire de Gaulle ». J’ignorais que deux de ses collaborateurs avaient trouvé la panoplie sémantique de la supranationalité à Uriage, sous Vichy… Enfin, on me dit que le contexte de la guerre froide justifierait tout. Non, la lutte anti-communiste n’impliquait nullement de se soumettre à une puissance étrangère quelle qu’elle fût. De Gaulle était anti-communiste et œuvra toute sa vie pour une Europe européenne, et non pas américaine, selon la devise « amis, alliés et non-alignés ». Pourquoi Monnet et Schuman recevaient-ils, eux, des versements américains tenus secrets si la cause était noble ? Pourquoi y a-t-il eu des contreparties, des rapports d’activité ? Il s’agissait d’effacer toute trace de souveraineté en Europe, pour en faire un pur marché ouvert à la surproduction américaine, non plus gouverné mais administré par une Commission supranationale. Les tentatives d’Europe européenne furent torpillées, du Plan Fouchet en 1962 à la confédération européenne de Mitterrand en 1991. Objectif atteint : l’Europe est un nain politique, économique et stratégique, une simple escale vers Globalia… Le mythe d’une « Europe européenne » soi-disant bâtie contre le retour du Mal, que l’on a vendu à chaque génération depuis soixante ans pour saborder les frontières et les souverainetés relève, lui, du conspirationnisme. Je comprends que beaucoup voient l’idéal et la certitude de toute une vie universitaire ou militante s’effriter devant les faits et documents que je publie. Ce livre ferme un cycle d’enseignement idéologique. Il est la réponse aux gardiens d’un Temple qui se fissure de toutes parts. A ce Moloch sans corps, sans âme, sans racines et sans postérité, j’oppose l’urgence de l’Europe véritable, celle des nations et de la civilisation européennes. L’Europe véritable exige la vérité. »


    Curieusement, le livre ‘Cet étrange Monsieur Monnet’ de Bruno Riondel en 2017 est resté peu connu. Il donne pourtant un aperçu de l’introduction rapide de Jean Monnet au sein des milieux intellectuels britanniques tel le fameux groupe Milner et des socialistes universalistes de la très influente Fabian Society. On le voit se dévouer corps et âme à sa nouvelle patrie d’élection et devient un protégé de la banque Lazard (qui lui permettra, après la Grande Guerre, de faire racheter par la modeste entreprise familiale la célèbre société allemande des champagnes Mumm). Il ira jusqu’à la Maison Blanche sous la protection de l’omnipotent (faux) colonel Mandell House qui avait porté Woodrow Wilson à la présidence et au tout-puissant Council of Foreign Relations créé et dirigé par le clan Rockefeller dont le but, selon le représentant américain Lawrence Patton McDonald (cousin du général Patton et disparu comme ce dernier dans un étrange « accident », de jeep pour l’un, d’avion pour l’autre), était de créer un gouvernement mondial unique combinant le communisme et le supercapitalisme sous la même bannière et sous leur contrôle. David Rockefeller ne disait-il pas « Peu importe le prix de la révolution chinoise… L’expérience menée en Chine sous la direction du président Mao est l’une des plus importantes et des plus réussies de l’histoire humaine. » Monnet n’était pas non plus hostile à l’Union soviétique, que tous ses amis banquiers et financiers, en commençant par les Warburg et les Hammer, avaient puissamment aidée de leurs subsides. Pour lui, comme pour eux, le but ultime était de mettre en place une haute administration, mi-technocratique, mi-capitalistique, tirant les ficelles sans qu’élus ni populations n’aient leur mot à dire et sans, pour l’hypercaste dirigeante, d’autre ambition que d’engranger les profits maximum quel que soit le nombre des martyrs engendrés. Riondel évoque aussi (page 523) l’abdication de Benoît XVI, sans doute provoqée par l’étrange déconnexion arbitraire du Vatican du système de paiement par cartes bancaires Swift par le système bancaire international… mais rétablie dès l’élection du pape François (sans doute plus mondialiste que lui).

    Selon une étude du Centre de Politique Européenne, la monnaie unique européenne, sur 20 ans, a surtout bénéficié aux Allemands (23 000 € par habitant) et énormément coûté aux Français et aux Italiens. Chaque Français aurait déboursé 56 000 € pour avoir le plaisir d’abandonner le franc, une somme bien supérieure à l’endettement public par tête.

    Pour le Centre de Politique Européenne, ce ne serait pas un argument pour en finir avec l’euro. Tout au contraire, il s’agit d’une démonstration que c’est bien à son modèle social trop généreux que la France doit renoncer, pour tirer profit de la devise européenne. Ce qui est un raisonnement parfaitement cohérent d’un point de vue libéral.
    https://www.causeur.fr/euro-france-italie-allemagne-159437
    Les illusions économiques de l’UE :

    En 2016, la France donnait à l’U.E. 20,5 milliards d’euros mais on lui en restituait 11,3 à condition de suivre leurs directives pour les dépenser. En 2019 il faut donner 3 milliards de plus et en 2020 4 milliards de plus. Le coût d’application des normes pour les entreprises (30), l’état et les collectivités locales (9) est de 39 milliards alors que 97% des entreprises françaises n’exportent pas. Avec les cofinancements (genre aide à la Turquie pour contenir les migrants), les amendes et les déficits que ces dépenses entraînent, l’U.E. coûte 53 milliards c’est à dire 145 millions par jour aux Français. Cela rapporte par contre au député européen 154 000 € par an et au commissaire européen 320 000 €. Le président de la BCE (Draghi) 400 000 €. A comparer avec le président de la République française : 182.000 €.
    -https://www.youtube.com/watch?v=okkyAc99ZTs
    Y a-t-il une convergence sociale en U.E. ? En Bulgarie le salaire minimum est de 261 € alors qu’au Luxembourg de 1999 €. Et comme il y a déjà des accords de libre échange avec l’Ukraine (salaire minimum 116 €) leurs travailleurs sont déjà en concurrence avec ceux des autres pays. En coût horaire moyen de travail pour l’entreprise, la Bulgarie est à 4,9 €/h alors que le Danemark à 42,5 €/h (la France : 36 €). Du point de vue des cotisations sociales Malte est à 15 € alors que la Belgique à 49,5 € (la France à 45,5 €). On comprend pourquoi 516 000 travailleurs détachés viennent en France puisque les entrepreneurs ne payent que les cotisations sociales du pays d’origine. Pour les impôts sur les sociétés, on ne paye que 9% en Hongrie mais 35% à Malte (France 33,33%). Grâce à la libre circulation des capitaux, les entreprises s’installent là où c’est le moins cher, créant ainsi beaucoup de chômage à certains endroits. Le but de l’U.E. est de proposer des salariés bons marchés. Ainsi au niveau du transport routier, on voit de plus en plus de camions des pays de l’est car faisant plus d’heures et moins chers. En 1999 la France représentait 50% des transports routiers en Europe. Aujourd’hui moins de 10%.

    Les articles européens qui fâchent :
    – Les articles 168 et 169 du TFUE qui donnent la priorité au profit sur la santé.
    – Les articles 32 et 33 qui organisent la libre circulation des capitaux, des marchandises et des services.
    – L’article 106 qui prévoit l’ouverture à la concurrence de tous les services publics.
    – L’article 21 qui impose la diminution de la protection sociale et le démantèlement du droit du travail.
    – Les articles 38 et 39 qui placent les agriculteurs dans une concurrence sans merci avec des pays à très bas coûts de salaire, et les entraînent dans une course éperdue à la productivité.

    La fraude du libre-échange ou comment ce dernier va tuer l’Union Européenne :

    Il est aussi prévu d’avoir un salaire minimum européen. Comment peut-il être créé sachant qu’en Bulgarie il est de 286 €, 1521 € en France et 2071 € au Luxembourg ? Cela nous ferait une moyenne de 800 € !

    38 ans de promesses d’Europe sociale en bref :

    En fait l’U.E. c’est çà :

    Dans toute l’Europe, des centaines d’ONG « indépendantes » travaillent avec l’Open Society de Soros. Mais également des institutions, comme l’Union européenne. L’un des projets de la fondation est clairement affiché : « faire accepter aux Européens l’installation de migrants, et la disparition progressive des frontières ». Des milliers de fichiers internes de la Fondation Open Society, appartenant au milliardaire Georges Soros, ont pu être rendus publics sur la toile après un piratage le prouvant :
    https://www.breizh-info.com/2016/08/16/48051/sorosleaks-milliers-de-fichiers-de-fondation-open-society-soros-devoiles
    Le 29 janvier 2020, la Commission européenne a annoncé la préparation d’un nouveau pacte européen pour l’asile et l’immigration, qui devrait être ratifié courant 2020. Plusieurs ONG ont publié des recommandations à ce sujet, en vue d’élargir les droits fondamentaux des migrants et protéger les bateaux de toute poursuites juridiques en cas de débarquement. L’objectif est d’augmenter les quotas d’immigration au sein de chaque pays de l’Union Européen et faciliter l’installation des étrangers :

    Bien évidemment, l’U.E. n’est pas pour l’écologie. Le remplacement de François de Rugy pour des histoires de homards par Elisabeth Borne (celle qui a livré à la concurrence le train, le mettant en faillite pour le faire remplacer par des camions), a permis de cacher la signature du CETA avec le Canada. Celui-ci abaisse les normes et augmente les transports de marchandise alors qu’au niveau climatique, il faudrait inciter à produire près des consommateurs. Et pourquoi ces tribunaux d’arbitrage qui pourront juger un état contre une multinationale ? Ce que souligne Adrien Quatennens : « Ceux qui soutiennent le CETA ne devraient plus pouvoir parler d’écologie. »

    A la lecture des rapports financiers annuels du Conseil de l’Europe, il apparaît que l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates sont les deux plus gros donateurs privés de l’organisation. Ces deux organisations ont donné respectivement au Conseil de l’Europe près de 1 400 000 euros entre 2004 et 2013 et près de 690 000 euros entre 2006 et 2014. L’Open Society soutient par ailleurs des initiatives du Conseil de l’Europe, notamment l’Institut européen des arts et de la culture roms. Depuis 2015, il n’y a plus trace de ces financements directs, en revanche, le Conseil de l’Europe a institué un fond spécial pour recevoir de telles contributions volontaires extra-budgétaires. Ces versements n’ont pas manqué de questionner, car il est étonnant qu’une organisation politique intergouvernementale soit ainsi perméable aux financements privés. Il est vrai que le problème ne se pose pas seulement pour le Conseil de l’Europe, mais aussi pour la Cour pénale internationale qui a reçu 115.000$ de l’Open Society en 2017, et plus encore pour l’OMS et même pour l’ONU. La Fondation Gates est le deuxième financeur de l’OMS après les Etats-Unis, avec un versement de 530 millions de dollars en 2019. Ce qui est grave, cette influence politique de ces ONG peut s’exercer, sans aucun recours aux mécanismes et aux contrôles démocratiques. L’Open society a été dotée de 32 milliards de dollars qu’elle a reversés et investis dans le secteur des droits de l’homme, des médias et de la politique depuis 1984. Le problème concerne aussi d’autres grandes fondations privées, telles que Gates, Ford ou Oak. Cela a été précisément et brillamment montré dans le récent livre de Gaétan Cliquennois sur la privatisation des droits de l’homme (Cambridge, 2020). L’ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, parlait de George Soros comme de son « bon ami », tandis que le Commissaire aux droits de l’homme, Nils Muižnieks, fut directeur des programmes de l’Open Society jusqu’à sa prise de fonction au Conseil de l’Europe en 2012. En 2009, il expliquait que l’Open Society souhaitait créer un homme nouveau – l’homo sorosensus [en référence à Soros] – l’homme de la société ouverte.
    https://www.dedefensa.org/article/balade-avec-homo-sorosensus

  6. Anatole dit :


    La dite catholique Mary McAleese, présidente de l’Irlande de 1997 à 2011, est pourtant pour l’avortement et pour les parodies de mariage. Dernièrement elle s’est mise à calomnier sur Jean Paul II. Lors d’une rencontre du « Partenariat irlando-américain », elle a raconté qu’elle a souffert du sexisme des prélats et notamment de ce pape. Lorsqu’elle a rencontré le pape le 13 février 1999, raconta-t-elle, il a refusé de lui serrer la main, mais il a serré la main de son mari, et lui a dit : « Vous n’auriez pas préféré être président de l’Irlande plutôt que votre femme ? ». Ce à quoi Mary McAleese avait répondu selon elle : « Vous ne vous comporteriez pas ainsi avec un président homme. Je suis la présidente élue de l’Irlande que vous le vouliez ou non. » Pourtant les journaux décrivaient tout autre chose :  » Le pape avait l’air fragile et marchait avec une canne, mais il était manifestement en bonne forme quand il tendit la main pour saluer la présidente. Mme McAleese, la tête couverte d’un beau châle de dentelle, a serré fermement la main tendue et a demandé au pontife s’il se sentait mieux depuis sa grippe. Il a assuré qu’il se sentait bien, et tous deux ont disparu dans la salle pour une audience privée en face à face qui a duré 10 minutes de plus que les 15 prévues. »


    L’ancienne Haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et deux anciens présidents du gouvernement libanais, Saad Hariri et Najib Mikati, sont en ce début d’année 2020 accusés d’avoir détourné plus d’une centaine de millions de dollars d’aide européenne pour gérer la crise des déchets libanais de 2015.
    https://reseauinternational.net/des-fonds-europeens-detournes-par-mogherini-hariri-et-mikati/

    La moralité des parlementaires européennes est plus que douteuse ! Le 27 novembre 2020, au 1er étage d’un immeuble en plein centre de Bruxelles, la police dut intervenir lors d’une soirée pour non-respect des mesures sanitaires. Il s’agissait d’une partouze réunissant 25 hommes dont certains dénudés, à laquelle participaient notamment des diplomates et un député européen.
    https://www.rtl.be/info/regions/bruxelles/la-police-intervient-sur-une-partouze-a-bruxelles-un-depute-europeen-s-enfuit-par-la-corniche-1262597.aspx

  7. Haim dit :

    La République en Marche a annoncé le 26 mars 2019 sa liste pour les Européennes, mais tout ne s’est pas passé comme prévu :

    Cela dit, les élections du 26 mai n’ont pas une grande importance. Pourquoi ? Tout simplement parce que « le parlement européen ne fait que vérifier si les textes proposés par la commission sont conformes au traité. » explique Giscard d’Estaing :

  8. Thomas dit :

    La soirée du 29 mars 2019 à Londres organisée par l’UPR :

    Si le brexit n’a pas eu lieu mais reporté le 31 octobre, le 18 août 2019 fut par contre historique puisque Londres a mis fin à toute loi européenne au Royaume-Uni.
    https://www.upr.fr/actualite/un-18-aout-2019-historique-londres-vient-de-mettre-fin-a-toute-loi-europeenne-au-royaume-uni-et-lance-concretement-le-brexit-et-la-liberation-du-peuple-britannique/

    Et pour avoir les mains libres pour organiser le Brexit, Boris Johnson a décidé de suspendre le Parlement (« prorogue », en anglais) jusqu’au 14 octobre 2019. Une décision formellement approuvée par la reine à son « privy Council » tenu en sa résidence écossaise de Balmoral. Le « privy Council » (de 700 membres) était représenté par son « lord président » (et leader de la Chambre des communes) Jacob Rees-Mogg (nommé par Boris Johnson), la baronne Natalie Evans de Bowes-Park, leader de la Chambre des Lords, et Mark Spencer, « chief whip » du parti conservateur aux Communes.

    Mais voilà, depuis, le gouvernement Johnson est devenu largement minoritaire à la suite de l’expulsion d’une vingtaine de députés des rangs du Parti conservateur et du départ de plusieurs autres. De plus, l’opposition a refusé à deux reprises les élections anticipées demandées par un Premier ministre qu’elle accuse pourtant de se comporter en dictateur. Depuis une loi de 2011, le Premier ministre ne peut plus décider librement de la date des élections et il faut une majorité des deux tiers de la Chambre des communes pour des élections anticipées. En l’occurrence, il aurait fallu 434 députés sur 650 pour soutenir la demande de Boris Johnson et il n’a obtenu que 293 voix. L’opposition a fait aussi passé une loi censée le contraindre à demander contre son gré un report aux 27 pays de l’U.E. si aucun accord n’a été trouvé d’ici au sommet européen prévu pour le 17 octobre.

    Report du Brexit au 31 janvier 2020 : La réaction de François Asselineau :

  9. Miroslava dit :

    L’imposture Glucksmann qui se présente aux élections européennes, après s’être personnellement impliqué dans la révolution colorée du Maïdan en Ukraine après celle en Georgie à l’appel de son mentor BHL. R Glucksmann servit de conseiller politique auprès du président georgien Mikheil Saakachvili jusqu’à ce que ce dernier soit évincé du pouvoir après une cuisante défaite électorale. Saakachvili dut s’exiler aux USA pour s’échapper de poursuites pénales concernant de la corruption, de l’abus de pouvoir, de la disparition d’opposants. et des sévices infligés par sa police aux ordres de la vice-ministre de l’Intérieur, Ekaterina Zgouladze, qui œuvrait avec Bruxelles pour l’intégration de la Georgie à l’Otan. Cette personnalité politique devint Madame Glucksmann, malgré les tortures dont elle était responsable. Après la chute de Saakachvili, mme Glucksmann devint vice-ministre de l’Intérieur du 2nd gouvernement Latsenouk (2014-2016) sous la présidence de Petro Porochenko. Son mari en tant que conseiller, fréquenta comme BHL, les miliciens du parti neo-nazi ukrainien Svoboda. Et se mirent contre le président élu démocratiquement, Lanoukovytch. Pourquoi donc leurs craintes envers les gilets jaunes qui demandaient la démission de Macron ?

    L’hypocrisie LR :

    Très bonne critique des partis :

    Il y a les sondages : 22% pour LREM, 23% pour RN, 13% LR, UPR et PA chacun 1,5%.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sondages_sur_les_%C3%A9lections_europ%C3%A9ennes_de_2019
    mais aussi les tireuses de cartes :

    Le taux de participation des élections européennes du 26 mai 2019 fut de 50,12% (42,43% en 2014). En enlevant les nuls (2,22%) et blancs (2,32%) : 47,85%.

    https://elections.interieur.gouv.fr/europeennes-2019/index.html

    La chaîne RT France expulsée sans ménagement du QG LREM :

    Il faut dire que l’U.E. soumise aux USA fait tout pour ne pas avoir de liens avec la Russie. D’ailleurs une fuite n’a-t-elle pas démontré comment George Soros avait prévu de renverser Vladimir Poutine et de déstabiliser la Russie ?
    https://theduran.com/leaked-memo-shows-how-george-soros-planned-to-overthrow-vladimir-putin-and-destabilise-russia/

    Le parti de Macron a très bien résisté en Bretagne et à Paris. 37% des électeurs catholiques « pratiquants » ont voté LREM contre 14% pour le RN. C’est assez terrifiant lorsque l’on connait le projet de société que porte LReM (mariage homo, PMA, GPA, affaire Vincent Lambert…).

    Il est vrai que plusieurs évêques s’étaient prononcés pour En Marche et l’U.E.. D’autres prêtres pensent à juste titre que depuis la 2nde guerre mondiale, le vote catholique n’a plus de sens. Car voter pour le système républicain français c’est voter pour un système non basé sur les lois naturelles comme du temps de la royauté.

    Même du côté des agriculteurs, on a voté largement pour l’U.E. alors que depuis 2018 le solde des échanges agroalimentaires de la France avec le reste de l’Union européenne est devenu négatif. La France a exporté pour 38,1 milliards d’euros en Europe (21,7 milliards hors UE) mais elle a importé pour 38,4 milliards d’euros ! Une augmentation des trajets qui ne troublent pas non plus les écolos, pro-luttes contre le réchauffement climatique. La plupart des grands postes ont vu leur solde se dégrader : les céréales, les produits laitiers, les bovins vivants, le sucre… On ne va donc pas pleurer pour les paysans même s’ils fabriquent de la qualité que l’on arrive plus à vendre puisqu’on importe des denrées à bas coût de pays dont la main d’œuvre est bon marché et qui n’ont pas la même législation sanitaire…

    Et que penser des ouvriers qui ont eux aussi voté pour l’U.E. alors que depuis 40 ans, la France a perdu 2,5 millions d’emplois industriels, soit 150 emplois par jour ? Sa production industrielle ne représente aujourd’hui plus que la moitié de celle de l’Allemagne ! Devenu le pays le plus tertiarisé d’Europe, l’ouverture à la concurrence internationale et l’absence de toute politique protectionniste, l’empêche de rivaliser avec les pays d’Asie du sud-Est dans tous les domaines.


    Avec tout çà, de Marine Le Pen va se retrouver avec 23 députés au lieu de 24 en 2014. Que les Républicains chutent de 60%, Benoit Hamon de 50%, Dupont-Aignan passe de 4,9% à 3,51%, Philippot annoncé à 1,5% dans les sondages obtient 0,65%. Par contre Asselineau qui n’avait que 0,67% aux législatives de juin 2017, 0,92% aux présidentielles d’avril 2017, arrive à 1,17% (27% de plus qu’aux présidentielles). A l’étranger il fait des scores bien plus honorables (Mexico et Martinique 2,9%, Japon 4,3%, Indonésie 6,09%, Taïwan 8,9%).
    Les résultats à Paris en cartes :
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/28/les-resultats-des-europeennes-2019-a-paris-en-dix-cartes_5468692_4355770.html
    Ville par ville en France :
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/26/elections-europeennes-les-resultats-en-france_5467599_4355770.html
    Qui sont les 79 eurodéputés français élus au Parlement ? Mais 5 eurodéputés sont « gelés » dans l’attente du Brexit : cela signifie qu’ils ne pourront siéger dans l’hémicycle de Strasbourg que le jour où le Royaume-Uni quittera officiellement l’Union européenne.
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/29/qui-sont-les-79-eurodeputes-francais-elus-le-26-mai_5469265_4355770.html

    Les résultats dans les pays du Groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie), démontrent qu’ils souhaitent redonner un rôle accru aux parlements nationaux, en défendant les valeurs européennes comprises comme étant les valeurs chrétiennes et en promouvant des politiques favorisant la natalité plutôt que l’immigration de masse voulue par Bruxelles. En Hongrie, 52,30% des suffrages allèrent au Fidesz, le parti national-conservateur de Viktor Orbán. La Slovaquie, dans la logique de la récente élection présidentielle qui a porté à la tête de l’État la juriste libérale de 45 ans Zuzana Čaputová, a vu la victoire de la coalition entre Slovaquie progressiste (Progresívne Slovensko) et Ensemble-Démocratie civique (SPOLU – občianska demokracia) avec à peine plus de 20% des voix. En Tchéquie, le parti du Premier ministre Andrej Babiš a réussit à gagner également cette élection. Le parti théoriquement membre de l’ALDE (comme LaREM), est toutefois sur une ligne farouchement opposée à l’immigration massive ainsi qu’à l’euro ou encore au renforcement de l’axe Paris-Berlin. En Pologne, le PiS fête sa première victoire à une élection européenne (43%). Son opposant européiste, une coalition hétéroclite de centre et de gauche montée par Donald Tusk, fait 38,4%.

    Au Royaume-Uni, le « Parti du Brexit » de Nigel Farage, à 32%, est loin devant les libéraux qui font une étrange percée à 20%. Le deuxième est le parti démocratique, à 23%. En Belgique, la Vlaams Belang passe de 7,7 à 12%. En Italie, la Ligue triomphe avec 34,5% des voix. Ce qui va l’aider à mettre en place une monnaie «parallèle» à l’euro. Si l’Italie y arrive, les banques européennes et particulièrement françaises, très implantées en Italie, vont vaciller.
    https://insolentiae.com/litalie-et-sa-monnaie-alternative-le-premier-pas-vers-la-sortie-de-leuro-ledito-de-charles-sannat/

    On constate sur l’ensemble, que le groupe euro-critique et euro-réaliste a bien progressé au cours de ces élections au Parlement européen. Des partis souverainistes, essentiellement d’extrême droite, ont réalisé des scores historiques en Hongrie, Pologne, Italie et Belgique. Les trois grands groupes eurosceptiques de l’hémicycle – l’Europe des nations et des libertés (ENL, de Marine Le Pen et Matteo Salvini), les Conservateurs et réformistes européens (ECR, dominé notamment par les Polonais) et Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD, de Nigel Farage et du Mouvement 5 Etoiles) – occupent désormais 172 sièges, contre 155 en 2014. Par contre le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL, qui compte La France insoumise parmi ses membres) a vu ses effectifs fondre de 52 à 39 sièges.
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/28/carte-la-progression-dispersee-des-partis-souverainistes-au-sein-de-l-union-europeenne_5468624_4355770.html

    Cela n’empêchera pas les États-Unis de confier la présidence de la Commission à Manfred Weber avec la mission de saboter l’approvisionnement de l’Union européenne en hydrocarbures russes en faisant stopper les travaux de construction du pipe-line Nord Stream 2, malgré les milliards d’euros déjà engagés et malgré les milliards qu’il permettrait d’économiser. Pour que le Parlement élise démocratiquement Weber, il n’est pas nécessaire qu’il soit soutenu par une majorité de parlementaires. Il suffit que son groupe, le PPE, arrive en tête car le traité stipule uniquement que le Conseil européen doit « tenir compte du résultat des élections ». Washington a donc préparé une assemblée dominée par le Parti populaire européen (PPE) puis, en seconde position, par l’Europe des nations et des libertés (ENL). Il n’y a évidemment aucune opposition sur le fond entre le PPE et l’ENL, tous les deux pro-Otan. Steve Banon a été envoyé pour conseiller Matteo Salvini et créer une poussée des partis identitaires (mais pas des indépendantistes). Donald Trump a reçu, le 13 mai 2019, le Hongrois Viktor Orbán à la Maison-Blanche et lui a enjoint de maintenir son parti au PPE en échange d’armes et de gaz naturel. Puis on a fait fuiter une vidéo vers la presse allemande montrant Heinz-Christian Strache, le chef du Parti de la liberté autrichien (FPÖ) se faire corrompre. Cette vidéo est ancienne, elle a été mise en scène et filmée par une femme se présentant comme une agente russe, mais qui selon toute vraisemblance est une agente de la CIA. Alors, depuis 2008, l’U.E. prospère-t-elle ? Si la Chine a connu une croissance de +139 %, l’Inde de +96 %, les États-Unis de +34 %, l’Union européenne par contre a décru de -2 %.

    Des nommés ayant des problèmes avec la justice : Sylvie Goulard, Von der Leyden, Didier Reynders, Rovana Plumb… Par contre le Hongrois Laszlo Trocsanhyi, qui avait demandé il y a quelques temps que les ONG rendent public leur financement pour plus de transparence (ce qui ne plut pas à Soros) ne fut pas accepté au Parlement Européen (à partir de 2 mn 10)

    Heureusement, Sylvie Goulard n’héritera pas du portefeuille du marché intérieur, de l’industrie et de la défense à la Commission européenne. Elle a eu 89 voix contre elle, et seulement 29 pour ! On lui a ressorti les accusations sur les emplois fictifs du MoDem et sur sa rémunération de consultante de plus de 10 000 €  mensuels par l’institut Berggruen, entre octobre 2013 et janvier 2016, alors même qu’elle était eurodéputé.

  10. Jördis dit :


    Le 2 juillet 2019, on apprenait qu’Ursula von der Leyen devenait la nouvelle présidente de la Commission européenne. Elle s’empare ainsi impunément de la place promise à Manfred Weber, son compatriote membre de la CSU qui avait été choisi par le PPE (groupe majoritaire au parlement européen). Cette féministe qui fut ministre de la Défense allemande pendant près de six ans et qui a obtenu que ce soit un général allemand, le Général Jürgen Weigt, qui soit promu Commandant en chef de l’Eurocorps, est évidemment une européiste très atlantiste favorable à des Etats-Unis d’Europe et très clairement soumise au lobby LGBT ! Proche d’Angela Merkel, cette mère de sept enfants, qui fut aussi ministre de la famille de 2005 à 2009, fait partie des 75 députés conservateurs (sur 225) à avoir voté en faveur de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, en juin 2017. N’ayant pourtant jamais été élue au parlement européen, elle est néanmoins choisie pour diriger la Commission contre la volonté même des parlementaires européens. Mais sa nomination ne serait-ce pas liée à sa participation récente à la Conférence Bilderberg ?
    Une chose est sûre, elle est pour une Union européenne de la Défense avec un commandement aussi bien civil que militaire à Bruxelles. Elle est d’ailleurs pour que l’UE poursuive une politique interventionniste en Afrique, un continent où l’OTAN n’a aucun intérêt réel et une dissuasion nucléaire conjointe anglo-française.
    https://www.ukcolumn.org/article/hero-brexit-lord-james-blackheath-threatened-over-eu-defence-union

    A la tête de la BCE, on a la franco-américaine Christine Lagarde, celle qui quand elle était ministre de l’Économie de 2007 à 2011 sous Sarkozy avait augmenté la dette de la France de 630 milliards d’euros. Elle a débuté sa carrière comme assistante parlementaire au Congrès US et est devenue lobbyiste de l’industrie de Défense US contre son équivalent français. C’est elle qui a convaincu la Pologne d’acheter l’armement Boeing et Lockheed-Martin plutôt qu’Airbus et Dassault. Lors de la crise des subprimes qui a commencé en été 2007 et connu son apogée en automne 2008, voilà ce qu’elle affirmait le 5 novembre 2007 sur Europe 1 : « La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine. Il n’y a pas de raisons de penser qu’on aura un effet sur l’économie réelle française ». Le 18 décembre 2007, sur France-Inter : « Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. Il est largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d’une grande crise économique ». Pourtant cette grande crise économique est arrivée ! Le 3 novembre 2008, Le Figaro titrait que les actionnaires avaient perdu 20 000 milliards de dollars entre la fin 2007 et le 29 octobre 2008 soit l’équivalent de la moitié des richesses produites en un an sur la planète ou dix fois le produit intérieur brut de la France. En 2008, le CAC 40 avait baissé de 43,11 % ! Le Dow Jones de 36,83 % !

    Charles Michel, Premier ministre de la Belgique depuis octobre 2014 et à la tête d’un gouvernement démissionnaire depuis six mois, a été choisi pour succéder à Donald Tusk à la tête du Conseil européen.

    Pour devenir le Haut représentant pour les affaires étrangères de l’UE, les chefs d’Etat et de gouvernement ont choisi l’Espagnol Josep Borrell. C’est un ancien du kibboutz de Gal On (désert du Negev) qui a été président du Parlement européen où il a ardemment défendu le principe de la vassalité européenne à l’Alliance atlantique.

    Et c’est l’Italien David Sassoli qui a été élu nouveau président du Parlement européen.

    A noter qu’ils sont des habitués du groupe Bilderberg. Lagarde a participé à au moins 4 réunions: 2013, 2014, 2016 et 2017. Von der Leyen y était en 2015, 2016, 2017 et 2018. Michel a participé à la réunion de 2015, 2016 et 2018.

    Lors de l’ouverture de la session, alors que les députés devaient se lever pour entendre l’hymne de l’UE, les 29 députés du Brexit ont osé tourner le dos :

    Table ronde : Où en est le Brexit, 26 jours avant la date fatidique ?

    L’Europe a accepté un report du Brexit au plus tard au 31 janvier 2020, les députés britanniques plébiscitant la tenue de législatives anticipées le 12 décembre 2019.
    https://www.lefigaro.fr/international/brexit-en-un-graphique-decouvrez-ce-qui-pourrait-se-passer-20191023
    Les législatives anglaises qui eurent donc lieu le 12 décembre 2019 pour renouveler pour cinq ans les 650 membres de la Chambre des communes du Royaume-Uni, donnent le parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson grand vainqueur puisqu’il remporte cette fois la majorité absolue des sièges (c’est à dire au moins 326 sièges). Il en obtient 364. Le parti travailliste de Jeremy Corbyn 203, les libéraux-démocrates de Jo Swinson 11 et le parti national écossais 48. Boris Johnson va pouvoir mettre en œuvre le Brexit ! La stratégie de Niger Farage, qui avait décidé que son parti pro-Brexit ne présenterait pas de candidat dans les circonscriptions détenues par un conservateur, a été payante et a montré qu’il était capable de placer les intérêts du pays avant ceux de son parti ! En France, il est intéressant de voir qui sont les désinformateurs, manipulateurs de l’opinion, invités à chaque fois dans les médias mainstreeam : Jean Michel Aphatie, Alain Duhamel, Bernard-Henri Levy, Luc de Barochez, D. de Montvalon, Mourad Boudjellal, et bien entendu BFMTV., FranceInfo, Europe 1…
    https://www.lesalonbeige.fr/brexit-faut-il-attendre-un-mea-culpa-de-nos-journalistes-militants/
    Mais aussi Christine Lagarde, récemment nommé à la tête de la Banque centrale européenne, qui lors d’une conférence en 2018 à Washington, affirmait qu’« il semble qu’il y ait davantage de Britanniques qui préféreraient rester plutôt que sortir de l’Union européenne. »
    https://fr.sputniknews.com/analyse/201912131042596396-legislatives-camouflet-britanniques-medias/
    Reste que pour l’instant, l’accord pour le brexit reste préjudiciable à la population. comme Nigel Farage le demande, pourquoi les anglais ne quittent-ils pas l’U.E. sans accord ?
    https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

    Le 29 janvier 2020, le Parlement européen a ratifié à une large majorité le traité du Brexit fixant les modalités de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les eurodéputés ont donné leur accord avec 621 voix pour, 49 ont voté contre, et 13 se sont abstenus. Le Royaume-Uni deviendra le premier pays membre à quitter l’UE, le 31 janvier à minuit en France. Nigel Farage : « J’espère vraiment que le Brexit transformera complètement le projet européen, que nous pourrons changer l’Union européenne, en nous éloignant du modèle centralisé, de la Commission européenne, vers une structure compétitive en Europe. Et vous savez quoi ? J’aimerais que le Royaume-Uni y participe pleinement.“

    Douze milliards d’euros par an à partir de 2021, c’est le trou béant laissé par le départ du Royaume-Uni qui complique encore les négociations entre les 27 sur le prochain budget à long terme de l’Union européenne :
    https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/avec-le-brexit-un-manque-a-gagner-de-12-milliards-d-euros-pour-l-union-europeenne-838367.html
    La grande soirée du Brexit à Paris le 31 janvier 2020 :

  11. Michalis dit :

    La menace de CETA pourtant voté par l’Union Européenne :

    « Le libre échange préconisé par l’U.E., conduit à l’uniformité mais aussi aux conflits et à la guerre. Cette course au moins disant social, environnemental et fiscal que permet ce libre échange, se fait au détriment de la démocratie, des souverainetés en permettant toutes ingérences dans les affaires intérieures des états. » rappelle Hervé Juvin :

    Les Hauts-de-France sont la région la plus pauvre de France. Le président du groupe RN au Conseil régional, Philippe Eymery, évoque le cas des entreprises Ascoval et Whirlpool Amiens pour dénoncer l’idéologie des marchands mondialistes :

    Bernard Monot prévoit un prochain krach financier d’ici 2021 et prêche pour une Europe des Patries indépendantes :

    Le nouveau contrat précaire de 1 à 6 ans pour les agents de la Fonction Publique :
    http://embedftv-a.akamaihd.net/71a29d576c07bb7c3cb50134c2c601fd

    Le racket organisé par la SNCF pour les mineurs ou personnes sans carte bancaire ou encore ceux qui n’ont pas internet. Car il n’y a plus personne pour vendre des billets à la gare.

    https://www.rue89strasbourg.com/controleur-sncf-les-gens-ont-limpression-quon-les-rackette-158585

    Les délocalisations organisées par l’U.E. sont à l’origine de la pénurie de médicaments en France ! 80% des principes actifs sont dorénavant fabriqués hors d’Europe, contre 20% il y a trente ans. En juin 2019, 2318 médicaments étaient «en tension» dans les 21.000 officines de l’Hexagone. Parmi eux, vaccins, antibiotiques, antiparkisoniens et anticancéreux. De 2008 à 2018, le nombre de ruptures a été multiplié par vingt. Près d’un Français sur quatre y a été confronté.
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/les-delocalisations-a-l-origine-de-la-penurie-de-medicaments-en-france-20190811

    Ce qui est terrible, déjà en 2006 François Asselineau avait prévenu les Français de ce qui allait arriver ! Et que la France n’était plus souveraine mais devait appliquer petit à petit les Gopés de l’U.E. :

    Face à la crise, le souverainisme est bien la solution pour Pierre-Yves Rougeyron :

    Philippe Murer est du même avis. Il faut sortir de l’Union Européenne. Quel en sera le coût ? Cela rapporterait 3% de croissance, 800 000 emplois en plus et 30 milliards de recettes fiscales. De plus, cela permettrait de libérer le pays de l’emprise de la haute finance en lui donnant la possibilité d’emprunter auprès de sa banque centrale. Par contre le nouveau franc, qui vaudra un euro, devra baisser de 20% par rapport au mark allemand. Aujourd’hui c’est la finance qui dirige le monde, en sortant de l’Union Européenne, cela leur ferait perdre leur pouvoir, d’où leur pression contre toute sortie de cette union monétaire, même si historiquement ces unions ont toutes échouées. Murer est aussi une personne qui s’inquiète du réchauffement climatique. Si le Groenland fondait, selon le CNRS, il ferait monter le niveau de la mer de 7 m. Si l’Antarctique suivait, de 60 m.

    L’euro n’a pas été créé pour le bien des peuples, mais pour servir à la mise en place d’un état supra-nationale ! D’où la fronde d’un groupe d’anciens membres de la Banque centrale européenne ou de banques centrales nationales sur l’action menée par Mario Draghi. On lui reproche des taux très bas favorisant l’Italie et une base monétaire devenue très élevée. Ce qui aura pour effet de multiplier les bulles obligataires, des actions et de l’immobilier. En fin de compte, l’Allemagne avec le système des Target, ne profite pas de l’euro puisque ses bénéfices avec les pays de la zone euro sont en réalité fictif. Christine Lagarde étant une amie personnelle de Draghi ne risque pas de changer sa politique. Un point positif tout de même, les banquiers centraux de l’U.E. feront de la résistance contre les mastodontes que sont Visa et Mastercard. Ces derniers visent à supprimer le cash (billets), mais ils oublient que ce sont les banques centrales qui tiennent à garder jalousement ce monopole (les pièces sont fournies par le Trésor).

    Les illusions économiques de l’U.E. expliquées par Charles Henri Gallois :
    https://www.tvlibertes.com/politique-eco-n-239-les-illusions-economiques-de-lunion-europeenne
    Heureusement, grâce au Brexit, la nécrose de l’UE s’accélère :

  12. Bernard dit :


    L’Europe de la tricherie, ce sont aussi des hommes. Jacques Chirac (1932-2019) fut l’un d’eux. Il fut Premier ministre de la France (1974-1976 et 1986-1988), longtemps maire de Paris et président de la République de 1995 à 2007. La dette publique de la France passa de 600 à 1200 milliards d’euros de 1995 à 2007. Avant d’approuver le désastreux traité de Maastricht en 1992, Jacques Chirac, président du RPR, avait été fidèle à la tradition gaullienne de souveraineté et d’indépendance nationales. En 1979, pour les premières élections au parlement européen, il avait ainsi dénoncé haut et fort la construction européenne pour ce qu’elle est, à savoir une entreprise de vassalisation germano-américaine. En tant que président il avait dit « Non » à la guerre en Irak de 2003, et avait soumis la Constitution européenne au référendum des Français en 2005.

    Mais après, il fut l’instigateur de quasiment tous les traités qui ont détruit pan après pan tous les attributs de souveraineté de notre pays : Acte unique, Amsterdam, Nice, Constitution européenne. Et c’est son engagement militant en faveur de Maastricht, à la fin de la campagne référendaire, qui permit in fine au oui de l’emporter le 20 septembre 1992, ce qui entérina la fin de notre monnaie nationale et réduisit donc considérablement nos marges de manœuvre budgétaires. Son refus de lutter contre la globalisation des marchés, laissera le champ libre aux multinationales, aux trans-nationales, aux entreprises ayant leur siège social dans les paradis fiscaux des îles caraïbes. Commencera alors la fermeture de la presque totalité des industries de fabrications textiles et bientôt métallurgiques françaises. Mais pour lui, cela permettait « des prix plus bas ».

    D’autre part, on lui doit en 1975 la loi Veil qui permet de supprimer ad eternam, le plus légalement du monde, plus de 200.000 futurs français par an dans le ventre de leur mère. Toujours en 1975, la création de la taxe professionnelle fut un boulet pour les entreprises et donc pour l’emploi. En 1976, le regroupement familial a transformé une immigration temporaire de travail en une immigration de peuplement et d’ayants-droit sociaux mettant ainsi en œuvre le début d’une politique de Grand Remplacement. En 1979, il s’était prononcé pour le vote des immigrés aux élections municipales (donc indirectement aux sénatoriales). En 1995, la condamnation de la France en tant que telle pour les déportations des juifs fut scandaleuse, car le pays était sous l’occupation (80% des juifs français ne partirent pas dans les camps). Cela dit, déjà en 1986, il tenait à respecter l’engagement pris avant les législatives de 1986 par Alain Madelin auprès du B’nai B’rith, au nom du RPR et de l’UDF de ne jamais s’allier au Front national. Chirac s’est aussi opposé à la reconnaissance des racines chrétiennes de la France et de l’Europe, déclarant en 1995 qu’il était opposé à une loi morale s’imposant à la loi civile. «Les racines de l’Europe sont aussi musulmanes que chrétiennes» (disait-il le 28 oct. 2003). En 1996, la fin du service militaire obligatoire a coupé le lien entre l’armée et la nation et la fin des essais nucléaires mit en danger l’indépendance de la France. Par contre en 1999, l’agression et le bombardement de la Serbie pour lui arracher le Kosovo et le livrer aux islamistes. Il est vrai que les affaires des HLM de Paris, des emplois fictifs de la Mairie de Paris, de la cassette Méry (financement du RPR), Clearstream… démontraient en lui une certaine immoralité.

    Ce qu’en pensait Jean Mauriac :
    https://www.dedefensa.org/article/faux-vrai-gaulliste-ou-vrai-faux-gaulliste


    [20ans de l’€] -1- Une chance pour la France ?

    [20ans de l’€] -2- Le fonctionnement de l’euro et de Target2 :

    [20ans de l’€] -3- L’origine des « fausses » dettes Target2 :

    [20ans de l’€] -4- La mort clinique de l’Euro (1/2) :

    [20ans de l’€] -6- L’euro va-t-il tuer l’Allemagne ?

    [20ans de l’€] -7- L’Italexit, le faux problème Target et les vrais coupables de l’Euro.

    [20ans de l’€] -8- Comment l’Euro ruine la France de 8 façons

    Pour le gouverneur de la banque centrale hongroise, Gyorgy Matolcsy, l’euro était une erreur (à noter que la Hongrie n’a pas adopté l’euro) :
    https://www.businessbourse.com/2019/11/05/nous-devons-admettre-que-leuro-etait-une-erreur-la-declaration-fracassante-du-gouverneur-de-la-banque-centrale-hongroise-ledito-de-charles-sannat/

    Olivier Piacentini | L’euro, ce poison qui tue la France et vos finances :

    En hommage à Patrick d’Hondt (1971-2019), alias Tepa, ancien rappeur franco-gabonais, décédé le 14 novembre 2019 d’un cancer à l’âge de 48 ans. Il fut l’un de ces résistants au Nouvel Ordre Mondial inhumain qu’une élite veut mettre en place dans le monde. Il commença le militantisme politique en 2009 au sein de l’UPR pour en partir en 2012.
    metatv.org, créé en 2013 mais dont le nom de domaine fut piqué par Nicolas Dreyfus. https://meta.tv/ en 2016, puis https://www.patriote.info/ en 2017.

    Personnalités de la sphère politico-médiatique qui ne sont pas toutes pour le Frexit mais qui n’y vont pas de main morte pour dénoncer et expliquer le caractère destructeur de l’Union européenne :

    Celui qui a participé à la destruction de la Libye, le juif mondialiste Nicolas Sarkozy, est par contre furieux du Brexit. Pour l’ancien président de la République, un Royaume-Uni se sortant bien du divorce avec l’Union européenne ne serait rien de moins qu’une incitation pour d’autres pays à faire de même. Il souhaite donc que cela se passe très mal pour la Grande-Bretagne, et qu’elle soit économiquement « saignée ». En fait il ne fait qu’exprimer tout haut ce que bien d’autres traitres pensent tout bas.
    https://www.nouvelobs.com/politique/20200218.OBS25014/quand-nicolas-sarkozy-veut-saigner-les-britanniques-pour-le-brexit.html

  13. Antoinette dit :



    Les Français ont voté à plus de 98% pour l’U.E. fin 2017 ! Pourquoi donc manifester après contre les directives européennes ?

    « Quel avenir pour l’UE ? » François Asselineau à l’Université Jean Moulin de Lyon :

    Petite arithmétique européenne :
    https://lesakerfrancophone.fr/petite-arithmetique-europeenne

    A cause de la libre circulation des capitaux exigée par l’U.E., la part de l’industrie dans la richesse nationale est passée de 17% fin des années 90 à 11% actuellement. Résultat : 30% d’emplois industriels perdus en 30 ans (4.550.000 en 1989 mais plus que 3.180.000 en 2019).

    D’où l’explosion de la pauvreté dans l’UE qu’on n’hésite plus à exploiter. Même le bâtiment construit pour le Conseil Européen l’a été avec l’aide de « sans-papiers ». A Paris, de la Porte d’Aubervilliers à la Porte de la Chapelle s’entassent plusieurs milliers de migrants, dans des bidonvilles où règnent la loi de la jungle.


    Ici les agriculteurs le 27 novembre 2019 :

    Ils ont bien appris la leçon des médias mainstream sur le côté positif du « Grand Remplacement » mais pas pour aider un migrant à loger chez soi :

    Ylva Johansson, ‘Commissaire européen à la Migration, aux Affaires intérieures et à la Citoyenneté’ porte à son cou un curieux pendentif qui arbore une croix renversée surmontée d’un poing rageur :

    Le 5 décembre 2019, manifestation contre la réforme des retraites demandée par l’U.E. par des députés européens qui touchent leur retraite après seulement 16 ans : la police à la benalla s’est défoulée…

    Et comme leur fonds de pension va être au rouge, on va demander aux contribuables de boucher les trous :
    https://fr.express.live/fonds-de-pension-eurodeputes/
    La manifestation à Paris :

    Curieusement, certains défilaient contre le racisme mais contre les blancs !

    On pouvait lire sur les pancartes :
    – « A bas les Blancs »
    – « On est les enfants des indigènes que vous n’avez pas tués »
    – « La France est le pays des droits de l’homme blanc »
    – « A bas l’État les flics et les fachos »
    – « La police assassine (…) »
    – « La grève sera antiraciste ou ne sera pas »

    Pendant ce temps, au lieu de nous protéger contre les USA et la Chine, l’U.E. nous laisse sans défense contre la vente de toutes ses richesses :

    Elle finance même de la Recherche pour des pays ne faisant pas partie de l’U.E. !

    Le Parlement européen a adopté aussi une résolution de propagande LGBT, condamnant les pays où l’on ose mettre en doute l’excellence particulière des pratiques sexuelles inverties en demandant des sanctions financières contre les récalcitrants, y compris contre ceux qui n’acceptent pas la propagande LGBT à l’école. Plusieurs pays sont ciblés, notamment la Lituanie pour sa loi de protection des mineurs, la Lettonie pour sa loi sur l’éducation et la Pologne, pour ses « zones sans LGBT ».

    Ne pas oublier aussi que les militaires français sont en Irak sous l’égide de la prétendue « coalition internationale » conduite par Washington, qui viole le droit international et dont le Parlement irakien vient de demander le renvoi.
    https://www.courrierinternational.com/article/moyen-orient-en-irak-le-parlement-demande-le-renvoi-des-troupes-americaines
    Ils sont encore en Syrie, où elles agissent de façon illégale puisqu’elles y interviennent sans l’accord du gouvernement légitime de ce pays, ni mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Manif Adama Traoré : oui ! Manif patriote : non !

  14. Helena dit :



    Depuis décembre 2019, le Monténégro est le théâtre des plus importantes mobilisations populaires en Europe. Ils marchent depuis des semaines, tous les jours, par tous les temps, en famille au son des chants liturgiques. Ils ne se battent pas, mais ne craignent pas d’affronter les coups de la police. Un de leurs évêques a été arrêté et passé à tabac. Pourquoi marchent-ils ? Pour défendre leurs églises, confisquées par une loi irréfléchie du gouvernement monténégrin. Leurs autorités religieuses marchent en tête de colonne, du curé de paroisse au métropolite. Par moments, la masse humaine sur les places et les routes a dépassé les 150’000 personnes, soit plus du quart de la population de ce pays grand comme un département français. Les nuits du 26 janvier ou du 16 février, ils étaient 50 000 rassemblés autour de l’église de la Résurrection sur la place centrale de Podgorica, la capitale (150 000 habitants).

    En Serbie, si le gouvernement ligoté par le chantage permanent lié au Kosovo fait mine de regarder ailleurs, l’opinion se réveille et se découvre plus orthodoxe que jamais. Des manifestations de soutien se multiplient dans les villes. Le groupe de rap Beogradski Sindikat (Syndicat belgradois) a mis en ligne un clip séditieux intitulé «L’aube se lève» («Sviće zora») car les autorités monténégrines interdirent aux rappeurs l’entrée de leur territoire :

    Sur un rythme de rap et un air ancestral…
    Voyez les témoignages de cœur et de bravoure
    La preuve que nous ne sommes pas venus au monde en vain.
    De nouveau l’on défend les Portes, pour sauvegarder les siens.
    Nous souffrirons jusqu’au bout. Chez nous, ici, c’est Sparte!

    Allons braves et sans peur, la justice est avec nous.
    Les royaumes terrestres sont toujours éphémères.
    Elle marche avec les jeunes, l’armée des grands-pères,
    Et elle nous impose que nos actes soient honorables.

    Et pourtant l’on nous dit, enfants des temps nouveaux,
    Qu’il n’y a plus aucune valeur qui soit encore sacrée,
    Que nous avons des besoins et craignons la misère,
    Qu’à l’écart de leur voie, il n’y a pas d’autre voie.
    Mais le Testament en nous, éternel malgré tout. Au milieu de cette démence, a réveillé l’humain…


    Le 29 février 2020, la manifestation à Podgorica (estimée par les organisateurs à 100’000 personnes) était présidée par le métropolite de Kiev Onuphre (fidèle à l’église orthodoxe russe), lui-même en proie à un schisme attisé de l’extérieur. L’éclatement de cette contre-révolution de couleur, identitaire et conservatrice, en un lieu où l’empire global croyait avoir partie gagnée, constitue un spectaculaire retournement de situation. Les enjeux de cette flashmob religieuse sont au cœur du «grand jeu» entre l’empire atlantique et le bloc eurasiatique, dont la frontière passe aujourd’hui, très précisément, entre la Serbie et le Monténégro.

    https://antipresse.net/montenegro-lechec-dune-identite-fabriquee-orthodox-flashmob-2/

  15. Bruno dit :

    La Commission européenne vient d’engager BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs du monde, pour l’aider à appliquer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans l’activité des banques. Une décision qui a fait bondir l’ONG Finance Watch, qui estime que BlackRock est juge et partie dans l’opération :

    Mais actuellement c’est la BCE qui avec ses « quantatitative easing » pose problème car le Tribunal de Karlsruhe avait précisément été saisi par des particuliers, qui lui avaient demandé de se prononcer sur la conformité, vis-à-vis de la Constitution allemande, du programme de rachats de dettes souveraines par la Banque centrale européenne. Son jugement du 5 mai 2020 met en péril l’euro. La Cour de Karlsruhe estime anticonstitutionnel un rachat “disproportionné” des dettes des États par la BCE, au point d’interdire à la Bundesbank d’y participer si la proportionnalité n’est pas démontrée. L’attitude du Tribunal de Karlsruhe confirme son jugement du 30 juin 2009 au sujet du projet de Constitution européenne, puis du traité de Lisbonne. Il acceptait le traité de Lisbonne mais en l’assortissant de considérations :
    1) La Loi fondamentale interdit à l’Allemagne de s’affranchir de sa souveraineté en intégrant une Europe fédérale. La Constitution allemande autorise l’Allemagne à adhérer à une association d’États souverains mais pas à un État fédéral.
    2) L’Union européenne ne peut pas être considérée comme un État à ce stade, car elle comporte des aspects hybrides, à la fois fédéraux et intergouvernementaux.
    3) L’Europe n’étant pas un État fédéral, le Conseil européen n’est pas une deuxième chambre, le Parlement européen ne représente pas un peuple unique, et la Commission européenne n’est qu’un organe supranational (§ 271 de l’Arrêt)
    4) L’éventuelle évolution vers un État fédéral européen constituerait un transfert irrévocable de souveraineté, un bouleversement constitutionnel que seul pourrait décider le peuple lui même : une telle étape demeure entre les mains du peuple allemand et lui seul. (§ 228 de l’Arrêt)
    5) Le passage à un État fédéral européen exigerait donc un référendum (§ 263 de l’Arrêt)
    6) En l’état actuel de l’Union, un renforcement du pouvoir supranational créerait un « déficit démocratique structurel inacceptable » et, à défaut de référendum où le peuple acquiescerait à cette évolution, L’ALLEMAGNE DEVRAIT QUITTER L’UNION EUROPÉENNE. C’est ici un passage capital de l’Arrêt du 30 juin 2009, qu’il faut citer in extenso (c’est le § 264) :« Un déficit démocratique structurel inacceptable au regard des articles 23 et 79.3 de la Loi fondamentale existerait si l’étendue des compétences, la liberté d’action politique et le degré d’indépendance dans la prise de décision par les organes de l’Union atteignait un niveau de type fédéral dans un État fédéral, c’est à dire un niveau analogue à celui d’un État, si les compétences législatives par exemple, essentielles à l’auto-détermination démocratique, étaient exercées principalement au niveau de l’Union. Si dans la marche à l’intégration européenne apparaît une disproportion entre le type et l’étendue des compétences de souveraineté exercées d’une part et le degré de légitimation démocratique d’autre part, il est de la responsabilité de la République fédérale d’Allemagne, d’œuvrer à un changement, et même si la situation empire, de refuser de participer davantage à l’Union européenne. »
    7)- Le Traité de Lisbonne ne comble pas le déficit démocratique inhérent aux aspects fédéraux existants. Même avec Lisbonne, l’Union souffre d’un déficit démocratique et le Parlement européen ne représente aucun peuple européen souverain (§§ 280, 289, 290, 293).
    8)- La Commission n’est pas légitime à se muer en gouvernement supranational (§ 297).
    9)- Le Tribunal a jugé qu’il doit subsister un périmètre de souveraineté au sein duquel les États doivent conserver une “latitude suffisante”. Ce périmètre comprend la sécurité, la défense, le droit et la procédure pénale, LES RECETTES ET DÉPENSES BUDGÉTAIRES, la famille, la culture, l’éducation, le domaine social et certaines libertés fondamentales. (C’est ici un autre passage capital de l’Arrêt du 30 juin 2009 : l’article 249 décrit in extenso ici)
    10)- Les États doivent rester les seuls “maîtres des Traités”, les clauses passerelles (clause de flexibilité et clauses de révision sans ratification) sont inconstitutionnelles. (§§ 231, 233)
    11) L’Union européenne n’a d’autre légitimité démocratique que celle conférée par ses États membres, lesquels lui attribuent des compétences délimitées et révocables (principe d’attribution) (§§ 234, 262, 279).
    12) La primauté du droit européen s’arrête devant l’”identité constitutionnelle” des États, dont le juge constitutionnel national reste l’ultime gardien (§§ 331, 332, 336).
    13) La Cour constitutionnelle de Karlsruhe peut dans certains cas s’opposer à la Cour de Justice européenne qui n’est pas, et qui n’a pas, à se comporter comme une juridiction suprême (§§ 337, 340, 343).
    https://www.upr.fr/actualite/la-decision-historique-du-tribunal-constitutionnel-allemand-du-5-mai-2020/
    https://www.liberation.fr/planete/2020/05/05/la-cour-constitutionnelle-allemande-s-erige-en-juge-de-la-bce_1787462
    La réponse de la Cour de justice de l’UE (CJUE) a répondu à l’arrêt rendu par de la Cour constitutionnelle allemande en expliquant qu’elle est la seule compétente pour constater qu’un acte d’une institution est contraire ou non au droit européen.
    https://fr.euronews.com/2020/05/08/la-justice-europeenne-contre-attaque
    https://www.marianne.net/debattons/billets/conflit-entre-la-bce-et-la-cour-de-karlsruhe-le-debut-de-la-fin-de-l-euro

    Entre dette perpétuelle et repentance éternelle : détruisons la Banque centrale européenne ! :
    https://www.geopolitique-profonde.com/articles/entre-dette-perpetuelle-et-repentance-eternelle-detruisons-la-banque-centrale-europeenne-12
    https://www.geopolitique-profonde.com/articles/entre-dette-perpetuelle-et-repentance-eternelle-detruisons-la-banque-centrale-europeenne-22

  16. Line dit :


    Le sénateur Gianluigi Paragone, ex-journaliste de télévision, qui souhaite faire sortir l’Italie de l’Union Européenne, a créé en juillet 2020 le parti « Italexit »
    https://www.20minutes.fr/monde/2827687-20200723-union-europeenne-inspirant-brexit-senateur-italien-lance-parti-italexit


    En France, le 14 juillet 2020, Charles-Henri Gallois, contrôleur financier dans une grande entreprise française, fondait « Génération Frexit ».
    https://generationfrexit.fr/

  17. Isabelle dit :

    A cause du confinement dû au coronavirus, l’accord européen de relance de 750 milliards d’euros auquel sont parvenus le 21 juillet 2020 les Vingt-Sept serait «historique» selon Emmanuel Macron, qui a annoncé que la France serait le troisième bénéficiaire de ce plan de relance, après l’Italie et l’Espagne, recevant ainsi 40 milliards. Et « ce n’est pas le contribuable français qui remboursera ce plan, mais bien la création de nouvelles taxes européennes. »

    François Asselineau n’y croit guère, rappelant la règle de l’unanimité pour la mise en place de taxes à l’échelle européenne. « En fait la France va payer beaucoup plus qu’elle ne va recevoir ! Macron va endetter les Français d’au moins 90 à 100 milliards d’euros pour obtenir 40 milliards d’euros de subventions au maximum »

    .

  18. Tony dit :

    Jerome Riviere, Député européen, Président de la délégation française du Groupe Identité et Démocratie, Coordinateur de la commission Sécurité Défense.Jerome Riviere sur « L’UE et sa politique massivement immigrationniste :

    Quand le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France, une association française créée en 2003), est subventionné par l’U.E. :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s