Pourquoi était-il préférable que les tricheries sur le Libor ne soient pas dévoilées !

 

Le Libor est une série de taux de référence, pouvant être utilisé dans le cadre d’un contrat :  

Il y a donc le Libor (London Interbank Offered Rate), comme il y a l’Euribor (Euro interbank offered  rate), ou encore d’autres références telles que l’indice des prix à la consommation ou l’indice du taux de construction. Ces taux de référence doivent normalement  être indépendants et ne pas pouvoir être influencé par les acteurs du marché monétaire, c’est à dire  le marché informel où les institutions financières telles que les Trésors nationaux, banques centrales, banques commerciales, gestionnaires de fonds, assureurs, etc.

Ce taux de référence du Libor est publié chaque jour ouvré à 11h (heure de Londres), pour une devise et pour une échéance donnée (échéance de 3 mois, 6 mois, 1 an, etc.),  par la British Bankers’Association (BBA). Le taux Libor est donc une moyenne  calculée par rapport à un échantillon de 16 grandes banques établies à Londres. On leur demande à quel taux elles ont emprunté le jour boursier précédent, aux établissements financiers. Pour éviter que le chiffre ne soit influencé par des tricheurs, la BBA classe les chiffres cités du plus faible au plus élevé, ignore les quatre valeurs les plus élevées et les quatre les plus faibles et fait la moyenne des huit du milieu.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7779872.stm

Les devises pour lesquelles il existe un taux LIBOR sont les suivantes :

 

En 2011, révélation de la banque UBS :

Celle-ci fait savoir aux autorités américaines de régulation qu’elle et de nombreuses autres institutions bancaires se sont concertées pendant 3 ans, de 2006 à 2009, pour orienter le taux Libor, en violation des dispositions anticoncurrentielles, afin de diminuer les risques de vulnérabilité (en cas de taux Libor trop haut) et possiblement de manipuler les cours dans l’objectif d’obtenir des plus-values. À la suite de ces révélations, les autorités de régulation du secteur bancaire, le FSA britannique, mais aussi le FBI et le département américain de la Justice, ont diligenté des enquêtes, tandis que le Financial Times révèle en février 2012 que plusieurs traders et responsables ont été limogés par de nombreuses banques à la suite de l’éclatement du scandale.

 

Mais ces manipulations de cours sur le Libor,  étaient connues du « milieu » depuis plusieurs années :

Pourquoi donc tout à coup, des journalistes se réveillent-ils maintenant, après que le sommet européen vient juste de s’achever ? N’est-on pas sur un marché de 350 trillions de dollars, tout de même ?

http://www.zerohedge.com/news/manipulation-and-abuse-confirmed-350-trillion-market

Et ce taux largement bidouillé, auquel les banques se prêtent de l’argent, définit aussi d’une manière indirecte celui des crédits aux ménages et aux entreprises. En effet, le Libor sert de référence pour les 350 000 milliards de dollars de produits financiers à terme, comme les swaps ou les crédits hypothécaires, qui s’échangent chaque jour.

Pour le moment, Royal Bank of Scotland (qui fut l’une des banques sauvée en 2008 de la faillite grâce aux contribuables britanniques) et Barclays sont directement impliquées dans ce scandale.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE86004020120701

Un scandale qui a toutefois la particularité de n’être pas vraiment cachée ! On découvre facilement les échanges (d’e-mail, essentiellement) entre différents traders qui s’arrangent pour obtenir des taux spécifiques du LIBOR en fonction de leurs besoins. Connaissant la variation et l’ampleur de celle-ci avant que le taux ne soit officialisé, on imagine sans mal que les traders concernés ont alors toute latitude pour faire fructifier cette information.

Alors que l’opposition travailliste demande que cette magouille (Barclays) fasse l’objet d’une enquête indépendante, sous l’égide d’un juge, le Premier ministre Cameron  privilégie une enquête parlementaire : « L’important selon moi est qu’il s’agisse d’une enquête rapide et concluante ».  Il s’offusque de ce scandale bien sûr :

http://www.romandie.com/news/n/_Barclays_David_Cameron_fustige_un_scandale_revoltant_RP_040720121432-10-206910.asp

 

Mais  qu’apprend-on après la chute du directeur général de la Barclays Bank Bob Diamond ?

Que c’est le gouvernement travailliste qui lui aurait demandé de manipuler les cours. Et lors de son départ, Bob Diamond, qui toucha 15 millions de livres (18,6 millions d’euros) de rémunération en 2011, affirme qu’il renoncera en raison des événements à son bonus de 2012.

Malgré ces dires et sacrifice financier,  cela n’ empêche pas la Barclays, l’une des quatre grandes banques du Royaume Uni, d’écoper d’une amende record des deux côtés de l’Atlantique (362 millions d’euros au total) pour avoir  tenté de manipuler  le Libor et l’Euribor.  La banque a reconnu avoir  menti en déclarant un taux faible pour cacher le prix – en réalité élevé – auquel elle acquérait des liquidités, et ce, afin de donner l’impression que sa santé financière était florissante. Deutsche Bank, Citigroup, royal Bank of Scotland, UBS, Lloyds Banking Group, Citigroup et JP Morgan Chase seraient également concernés par l’enquête, ainsi que des hedge funds et des courtiers. La réputation et la confiance sur le marché étant déterminantes en ces temps d’inquiétude, les banques se seraient donc mentis entre elles. Devant la gravité des faits, le président du conseil d’administration de Barclays, Marcus Agius, annonce lui aussi  sa démission :

http://trends.levif.be/economie/actualite/banque-et-finance/bob-diamond-ceo-de-la-banque-barclays-demissionne-et-admet-des-erreurs/article-4000130063608.htm#

Il est aussi convoqué devant une commission parlementaire britannique pour s’expliquer. Ensuite, une étude indépendante va être menée pour examiner le fonctionnement actuel du Libor.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/02/tentative-de-manipulation-du-libor-que-s-est-il-passe_1727744_3234.html#xtor=AL-32280515

 

Le vrai dilemme :

On exige des banques de dévoiler  à quel taux  les autres établissements financiers leur prêtent. Mais dans le taux qui est exigé, est comprise la prime de risque que le prêteur juge nécessaire d’inclure pour se protéger en cas de non-remboursement. En répondant honnêtement, une banque révèle la mauvaise opinion que peuvent avoir d’elle ses consœurs.  Si elle est en  difficulté, elle a intérêt à le cacher, parce qu’aussitôt su, ses rivales  parieront sur sa perte. Dans la finance, tous les coups sont permis. Dans une situation de crise, chaque banque a donc intérêt à donner un chiffre plus faible que le chiffre réel : chacune prétend donc que les autres lui prêtent à un taux réduit. Il n’est pas nécessaire que les banques s’entendent pour cacher les vrais chiffres car elles ont toutes un intérêt à le faire.

Mais le paradoxe de cette tricherie tient à ce qu’elle ne nuit à personne. Bien au contraire. En minimisant le montant du taux exigé d’elle pour qu’on lui prête, chaque banque contribue à offrir une image positive du marché des capitaux dans son ensemble. Comme un nombre considérable de prêts sont indexés sur le LIBOR, les emprunteurs peuvent ainsi bénéficier d’un taux bas. Les effets de la crise sont amoindris.  Les banques « menteuses » participent au sauvetage du système.  Les particuliers et les entreprises profitent eux aussi de ce taux bas.

Maintenant que le pot aux roses est dévoilé publiquement,  quel effet aura-t-il sur la situation actuelle ? Elle va être vraisemblablement plus tendue.  Les banques les plus faibles vont être bien plus facilement la proie des spéculateurs. Les particuliers verront leurs prêts augmenter. Qui avait donc intérêt à aggraver la situation, en déterrant cette magouille ?

Si on prend la France, la Cour des comptes ne vient-elle pas de lancer une alerte ? Que sa dette publique devrait dépasser 90% du PIB fin 2012 (alors qu’elle n’était que de 64 % fin 2007).  De plus, la dette publique imputable aux programmes d’aide aux pays en difficulté (prêts bilatéraux ou par l’intermédiaire du FESF) devrait s’élever à 50,2 milliards fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011 – soit une hausse de 1,8 point de PIB.

http://www.lefigaro.fr/conjocture/2012/07/02/20002-20120702ARTFIG00615-la-dette-depassera-90-du-pib-fin-2012.php

Quand la France va devoir aider l’Espagne et l’Italie, combien de centaines de milliards d’euros cela lui coûtera-t-il ?  Il semble que l’Allemagne n’ait pas l’intention de rentrer dans ce piège. Elle a compris que les premiers dominos qui viennent de tomber vont faire tomber tous les autres.  Y compris la France !

15 commentaires sur “Pourquoi était-il préférable que les tricheries sur le Libor ne soient pas dévoilées !

  1. Patrick dit :

    De toute façon les carottes ne sont elles pas déjà cuites ?

    “L’Europe ressemble à Tchernobyl avant l’explosion”, a déclaré mardi Henri de Castries, président-directeur général de l’assureur Axa et Président du comité de direction du groupe
    Bilderberg .

    http://www.zonebourse.com/AXA-4615/actualite/AXA-L-Europe-ressemble-a-Tchernobyl-avant-l-explosion-PDG-14397663/

  2. Gabi dit :

    Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement français, d’origine juive marocaine, a confirmé que le gouvernement allait proposer au Parlement la ratification du traité budgétaire européen. Le traité budgétaire européen, signé par vingt-cinq pays de l’UE et ratifié par plus de la moitié d’entre eux, introduit des « règles d’or » et prévoit des sanctions en cas de dérapage des finances publiques.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/07/04/97002-20120704FILWWW00524-traite-budget-europeen-bientot-signe.php

    Plusieurs pays ne l’ont donc pas encore ratifié, et notamment l’Allemagne, où Horst Seehofer, président de la CSU et ministre-président de Bavière, menace de quitter la coalition d’Angela Merkel (et donc de la mettre en minorité) si de nouvelles concessions sont faites aux pays de la zone euro en difficulté.

    http://euobserver.com/843/116860

    http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2012/07/04/la-baviere-rue-dans-les-brancards.html

    Comme les gouvernements finlandais et néerlandais, il n’accepte pas l’accord obtenu au dernier sommet, pour aider l’Italie et l’Espagne :

    Par ailleurs, la Slovaquie est également sceptique.

  3. Carlos dit :

    Le mercredi 4 juillet 2012, Jean-Marc Ayrault déclare :

    “Depuis 2007, la dette a augmenté de 600 milliards d’euros, et cette dette atteint aujourd’hui près de 1800 milliards d’euros, soit 90 % de la richesse produite par la France chaque année. Le poids de la dette est devenu écrasant : l’Etat verse ainsi près de 50 milliards d’euros par an à ses créanciers. Cette somme représente la première dépense juste devant le budget de l’Education nationale, elle est supérieure aux budgets de la recherche, de la justice et de la sécurité réunis.”

    http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/discours-de-politique-generale-de-jean-marc-ayrault-premier-ministre-a-l-assemblee-

  4. Andrée dit :

    Le combat pour une séparation totale et étanche entre banques de dépôts/crédits et banques d’investissements fait de plus en plus d’émules partout dans le monde, comme le montrent les quelques exemples ici :

    http://www.solidariteetprogres.org/Russie-Ukraine-Royaume-Uni-le-principe-Glass-Steagall-au-centre-de-tous_08893

  5. Atlas dit :

    Les crises financières (faillite des caisses d’épargne américaine, bulle immobilière) sont de dimension criminelle. Et actuellement les causes frauduleuses sont les fruits de la dérégulation. Jean François Gayraud l’explique dans son livre « La grande fraude ».

  6. Tonio dit :

    Les taux du libor qui ont été maintenus artificiellement bas pendant 5 ans ont été bénéfiques pour les emprunteurs qui ont opté pour un prêt à taux fixe mais par forcément pour ceux qui ont choisi un taux variable (l’avenir nous le dira). Par contre, les prêteurs en sont les véritables victimes puisqu’ils auraient pu gagner plus d’argent sans cette manipulation.

    Emission de Bfm Business du 11 Juillet 2011, avec Christophe Nijdam, analyste d’AlphaValue :

    Ce qui, est sûr, on va vers la ruine des classes moyennes. L’épargne ne rapportant plus, les gens vont le dépenser. Il va y avoir une diminution de l’épargne et de ce fait, une diminution de la base imposable. Jean Michel Quatrepoint (conseiller auprès du président de Xerfi) nous le confirme.

  7. Engel dit :

    UNE ÉTUDE SCIENTIFIQUE DU CNRS ET DE L’UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LILLE DU 4 DÉCEMBRE 2009 AVAIT REPÉRÉ QUE LE LIBOR ET L’EURIBOR ÉTAIENT MANIPULÉS : DEPUIS 2 ANS ET DEMI, CELA N’AVAIT BIEN ENTENDU INTÉRESSÉ PERSONNE :

    http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/scandale-libor-et-euribord

    A lire aussi « Péripéties financières (Libor et taux d’intérêt négatifs) » :

    http://blog.mondediplo.net/2012-07-23-Peripeties-financieres-Libor-et-taux-d-interet

  8. Carlos dit :

    Après le scandale du Libor, le site d’information Bloomberg révèle que le marché des changes aurait constitué la cible des spéculations bancaires.

    http://www.bloomberg.com/news/2013-06-11/traders-said-to-rig-currency-rates-to-profit-off-clients.html

    Depuis maintenant près de douze mois, des gestionnaires de porte-feuille européens n’ont cessé d’alerter l’Autorité régulatrice des marchés britannique, la FCA, sur la possible manipulation de l’indicateur de référence de la valeur des devises, le taux WM/Reuters. Calculée de façon automatique en fonction du volume moyen des échanges impliquant chacune des monnaies, cette valeur de référence est renouvelée toutes les soixante secondes. Lorsque les échanges sont insuffisants, le taux WM/Reuters est déterminé à partir de la moyenne des offres de ventes et d’achats de devises. Ce court intervalle de temps serait alors consacré à un intense jeu de spéculation auquel se livrent les traders. Objectif : augmenter ou de baisser le taux en fonction des ordres qu’ils reçoivent, tout en tenant compte de leurs propres intérêts lorsqu’ils agissent en tant que dealer.

    « Ce marché est un véritable Far West », avoue James McGeehan, cofondateur de FX Transparency LLC. Considéré comme le moins régulé, il constitue également le plus important où près de 4,7 trillions de dollars sont brassés chaque jour. Quatre banques dominent le marché des changes : DBK, Citigroup Fnc, Barclays Plc et UBS AG. Ayant refusé tout commentaire, leur implication n’est pas encore totalement prouvée. Pourtant certains traders, sous couvert de l’anonymat, ont commencé à confirmer l’existence de ces pratiques qui seraient en place depuis une dizaine d’années et qui « sont préjudiciables pour la société » selon Tom Kirchmaier de la London School of Economics.

    La FCA envisage d’ouvrir une enquête pour manipulation potentielle du taux directeur sur le marché des changes.

  9. John dit :

    Le 11 décembre 2008, Bernard Madoff est arrêté par le FBI devant les caméras. Le monde découvre alors Bernie Madoff, comme l’appellent ses amis, 70 ans, ancien patron du Nasdaq. Jusqu’alors, Madoff est essentiellement connu des spécialistes qui le considèrent comme un génie. Bernard Madoff s’avère être en fait le plus gros délinquant que Wall Street ait jamais connu. Le montant de son escroquerie s’élève à 65 milliards de dollars. C’est à peu près le PIB annuel de la Croatie.
    http://rutube.ru/video/432a4fc387466452ee91968965130c71/

  10. Patrick dit :

    L’affaire de la modification, par des responsables de banques, des taux de référence sur lesquels se fondent de nombreux prêts comme de nombreux autres produits financiers ou hypothèques, a éclaté au grand jour en 2012. Mais trois économistes l’avaient établie dans une étude datant de 2009. Vincent Brousseau, Alexandre Chailloux (au FMI depuis 2005) et Alain Durré, avaient publié un document sur les taux interbancaires, en affirmant explicitement la présence de distorsions et de manipulations des taux Libor !

    Officiellement, cependant, tout éclate trois ans plus tard, en juin, lorsque la deuxième banque britannique, Barclays, reconnaît la faute de ses dirigeants et accepte de payer 453 millions de dollars aux autorités britanniques et américaines pour clore une affaire civile dans laquelle la Barclays était accusée d’avoir manipulé le Libor (London Interbank Offered Rate), Rapidement, cependant, s’ensuit l’une des plus grandes enquêtes ayant jamais eu lieu dans le domaine financier. Le Libor. est le point de référence pour quelque 800.000 milliards de dollars en produits dérivés, produits structurés et prêts à taux variable. Le mécanisme de détermination de ce taux. Il prévoit qu’un groupe de banques (leur nombre pouvant varier d’un minimum de 6 à un maximum de 18) communique à Reuters – intervenant en tant qu’agent de la BBA, l’Association des banquiers britanniques – les taux d’intérêt auxquels ils sont prêts à emprunter [à prêter en fait,] des fonds sur le marché interbancaire. Si les valeurs de ces taux doivent être déterminées par le jeu de l’offre et de la demande, elles peuvent néanmoins résulter de simples estimations. Or, les retoucher d’un seul point de base (0,01% p.a.) peut envoyer d’une poche à une autre des milliards et ce, en seulement quelques secondes. La Commission européenne en est venue à accuser un cartel de six groupes, comprenant RBS, le Crédit Agricole, HSBC, la Deutsche Bank et JP Morgan. Leurs amendes cumulées se sont élevées à 1,7 milliards d’euros. Ces institutions se sont empressées de condamner et de blâmer ces comportements de manipulation, prétendant naturellement tomber des nues.

    Sur cette affaire, il est impossible de ne pas se demander pourquoi il a fallu trois ans pour faire, du débat de départ, une enquête des autorités. Et qu’a donc fait le FMI, à l’époque dirigé par Dominique Strauss-Kahn, durant ce long laps de temps ?

    http://www.nouvelordremondial.cc/2014/01/21/libor-la-manipulation-des-taux-interbancaires-etait-connue-3-ans-avant-que-neclate-le-scandale/

  11. Lino dit :

    Après la manipulation du cours de l’or, de l’argent, du cuivre, du Libor, de l’Euribor et même des CDS, l’information a réussi à percer le crâne des policiers financiers du SFO anglais (le Serious Fraud Office, LoL). Ils ont finalement décidé de mettre 6 traders de la Deutsche Bank (Christian Bittar, Achim Kraemer, Andreas Hauschild, Jörg Vogt, Ardalan Gharagozlou, Kai-Uwe Kappauf) et 4 de la Barclays Bank (Colin Bermingham, Carlo Palombo, Philippe Moryoussef et Sisse Bohart) au tribunal pénal de Londres pour bidonnage du cours de l’Euribor !
    https://www.sfo.gov.uk/press-room/latest-press-releases/press-releases-2015/sfo-charges-first-individuals-with-euribor-manipulation.aspx

  12. Louis dit :

    Enfin, l’UE a tout de même infligé une amende de 485 millions d’euros au Crédit Agricole, à HSBC et JP Morgan pour le truandage sur l’Euribor. Pour le Libor, une vingtaine de banques écopèrent de plus de 10 milliards de dollars d’amendes. Aussi bien des Anglais ou Américains, qu’en Asie des Japonais et des Chinois de Singapour. Sans oublier la Société Générale en France.

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