Pour les Maliens aussi, la fin des temps est proche !

La porte de la fin des temps !

 

N’est-il pas ahurissant de voir cet occident, qui se veut laïc et démocratique, favoriser l’essor  dans le monde de la charia et de l’intégrisme ?

Même les policiers se mettent à porter la burqa

Son action criminelle en Libye, a permis à de nombreux groupes islamistes de s’accaparer des arsenaux libyens. Face à cette idéologie totalitaire en pleine expansion, au point d’avoir déjà pris pied au cœur de l’Europe et en France singulièrement, le monde libre se comporte avec lâcheté. Une lâcheté dont un jour elle devra en payer le prix. Ce qui arrive au Mali, dont la langue officielle est le français, arrivera aussi à la France.

 

En janvier 2012, de retour de Libye, les Touaregs du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) s’attaquent à l’armée malienne pour proclamer l’indépendance de l’Azawad.

Mais les islamistes d’Al Qaida profitent de cette déstabilisation pour tenter d’installer au Mali leur Califat. Ils sont aidés par un dissident touareg qui fonde le mouvement Ansar ed-Dine constitué au départ par une fraction touareg ifora à laquelle se joignent des combattants islamistes arabes ou sahéliens. Le Qatar, joue ici comme ailleurs, un jeu trouble, par son soutien financier et militaire qu’il apporte à ces islamistes radicaux qui sèment le chaos dans le pays. Des agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire, tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique. Sans oublier bien sûre, les enveloppes distribuées à nos partis corrompus, comme déjà Kadhafi avait l’habitude de le faire. Elles savent pourtant que le Qatar investit aussi, comme l’Arabie Saoudite et les EU, dans le djihadisme en France. Notamment en Seine saint Denis. Pourquoi donc les laisse-t-on faire ? Pourquoi va-t-on jusqu’à leur faire bénéficier d’allègement d’impôts chez nous ?

 

 

Donc ce groupe islamiste armé, lié à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) s’empare avec l’aide des rebelles touareg du MNLA du nord du Mali, profitant du vide du pouvoir à Bamako, consécutif au coup d’Etat militaire du 22 mars 2012 contre le président élu Ahmadou Toumani Touré.

Ensuite ce fut au tour des Touaregs du Mouvement de libération de l’Azawad (territoire du Nord-Mali) d’être vaincus par les islamistes d’Ansar ed-Dine, appuyés par l’Algérie.

Et pour empêcher la population de se déplacer dans ce contexte de guerre et de crise alimentaire, le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’ouest), les Talibans du Mali,  place des mines antipersonnels autour de la cité. Les enfants en seront les premières victimes mais c’est hélas le cadet de leur souci. Déjà certains sont enrôlés de force, d’autres violés, alors amputés par une mine qu’importe.

http://www.marianne2.fr/Au-Mali-le-Qatar-investit-dans-le-djihadisme_a220404.html

 

Depuis le 1er avril, Tombouctou est donc aux mains des combattants d’Ansar ed-Dine :

Ces talibans du désert ont entrepris de détruire plusieurs mausolées de cette ville historique. L’obscurantisme s’installe dans la cité malienne des « 333 saints ». Les fondamentalistes menacent d’y effacer, au nom de la pureté de l’islam,  les traces de ce qui fut un grand centre intellectuel africain.

En le faisant, ne suivent-ils pas l’exemple de Mahomet, quand furent renversés les idoles entourant la Kaaba, la pierre noire de La Mecque ?  L’islam doit tuer l’histoire,  pour imposer la sienne.

C’est ainsi que fut brisée la porte de la fin des temps : «La légende veut que la grande porte de la mosquée de Sidi Yaha reste fermée jusqu’à la fin de notre monde», a expliqué l’imam Alpha Abdoulahi. «Huit hommes d’Ansar ed Dine ont forcé l’entrée de la mosquée avant de m’offrir en dédommagement 50 000 FCFA (environ 95 francs), ce que j’ai refusé en disant que ce qu’ils avaient fait était irréparable», a-t-il dit.

 

Tombouctou, fondée au XIIe siècle et qui connut son apogée au milieu du XVe siècle, est sans doute le plus grand centre du savoir en Afrique :

http://www.youtube.com/watch?v=_vKBcJsqmOA&feature=player_embedded

Dotée de la prestigieuse université coranique de Sankoré et d’autres medersa, elle fut un centre de propagation de l’islam en Afrique. Mais le classement par l’Unesco, le 28 juin, de sept mausolées et de ces trois grandes mosquées (Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia), sur la liste du « patrimoine mondial en péril », eut un effet pervers.

http://whc.unesco.org/fr/list/119/

Tombeau des Akia à Gao :

http://amisdumali.com/diapo%20askia/index.html

Habité depuis 250 av. J.-C., le site de Djenné s’est développé pour devenir un marché et une ville importante pour le commerce transsaharien de l’or :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NdGvO-_Ena8

Il a attiré l’attention des troupes d’Ansar ed-Dine dont le porte-parole Oumar oud Hamaha a déclaré : « La construction de mausolées funéraires est contraire à l’islam et nous les détruirons parce que la religion nous l’ordonne ». La valeur réelle des monuments de Tombouctou sur le plan patrimonial et culturel, ces djihadistes l’ignorent le plus souvent. La plupart d’entre eux sont des mercenaires ignares, formés sur le modèle wahhabite, pratiquant donc un islam différent de celui qui a cours au Mali, à savoir un islam d’inspiration soufie.

La crainte, aujourd’hui, est que les rebelles touaregs s’en prennent aussi aux fameux « Manuscrits de Tombouctou », ces dizaines de milliers de livres qui reposaient depuis des siècles sous les sables du désert et que l’on a commencé d’exhumer, de répertorier, de classer et même de numériser depuis quelques décennies.

 

« Le sel vient du nord, l’or vient du sud et l’argent du pays des Blancs, mais la parole de Dieu et les trésors de la sagesse ne se trouvent qu’à Tombouctou. »

 

Ce véritable trésor est constitué de près de cent mille manuscrits détenus par les grandes familles de la ville :

Certains d’entre eux, datent de l’époque préislamique remontant au XIIe siècle. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en peul, par des savants originaires de l’ancien empire du Mali et contiennent un savoir didactique notamment dans les domaines de l’astronomie, de la musique, de la botanique… Des manuscrits plus récents couvrent les domaines du droit, des sciences, de l’histoire (avec d’inestimables documents comme le Tarikh el-Fettash (Chronique du chercheur) de Mahmoud Kati sur l’histoire du Soudan au XVe siècle et le Tarikh es-Sudan (Chronique du Soudan) d’ Abderrahmane Es Saâdi ( XVIIe siècle), de la religion, du commerce. Les conférences des oulémas y sont alors retranscrites sur des écorces, des omoplates de chameau, de la peau de mouton ou du papier en provenance d’Orient puis d’Italie. Le centre de documentation et de recherches Ahmed-Baba (Cedrab), fondé en 1970 par le gouvernement avec l’aide de l’UNESCO, recueille certains de ces manuscrits pour les restaurer et les numériser. Si déjà plus de 18 000 manuscrits ont été collectés par ce centre, on estime qu’il existerait jusqu’à 300 000 manuscrits dans l’ensemble de la zone touarègue. Environs 60 à 80 bibliothèques privées existent aussi dans la ville, parmi lesquelles la bibliothèque commémorative Mamma Haidara et la bibliothèque Mahmoud-Kati.

Toutefois, si les hommes de troupe sont ignares et inconscients de la portée culturelle de ces ouvrages rarissimes, leurs chefs peuvent, eux, avoir conscience de leur valeur marchande. Ainsi craint-on de voir ces ouvrages rarissimes, écrits en langue arabe ou en fulani (peul) par des érudits, se retrouver sur le marché de l’art officiel ou officieux. Le circuit est connu de ces biens culturels qui, venant d’Afrique, transitent généralement par la Suisse avant d’être proposés, sous le manteau ou en vente publique après avoir été maquillés, à des collectionneurs privés prêts à tout pour les acquérir.

L’Association des chefs religieux du Mali a condamné «le crime de Tombouctou». L’Organisation de coopération islamique (OCI), qui totalise 57 membres, a elle également «déploré» la destruction de mausolées qui «font partie du riche patrimoine islamique du Mali.

 

Encore une fois, l’occident continue à  jouer dans ce pays un mauvais rôle :

Avant ces événements, ce pays n’avait-il pas dû subir un des mécanismes d’étranglement cher au FMI grâce à la spéculation su le coton ? Celui-ci l’avait engagé dans les années 90 dans une production à grande échelle de coton pour l’exportation. Puis le marché mondial ayant réduit fortement son prix, provoqua l’endettement des Maliens. Ils se sont tournés vers le FMI qui leur prêta de l’argent sous la condition de sacrifier tous les investissements publics et de s’ouvrir à l’investissement étranger. Résultat, toutes les richesses et ressources naturelles furent bradées. Le chemin de fer a été vendu à une compagnie canadienne pour 107 millions de Francs CFA, autant dire rien du tout. Ce fut un pillage ! Pour ce qui est des mines, les multinationales achetèrent les terres aux paysans à 54€ les 7 hectares. L’ensemble du territoire a ainsi été privatisé et repartagé comme un gâteau entre les multinationales. Les paysans se retrouvèrent sans rien. L’une d’elle, Morila SA, est une société d’extraction qui appartient à Anglogold issue du consortium Anglo American et à Randgold qui appartient à Oppenheimer-Debeers (monopoliste sud-africain).

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78 commentaires sur “Pour les Maliens aussi, la fin des temps est proche !

  1. Ursule dit :

    De nombreux jeunes et étrangers n’attendent qu’une chose : le signal !

    Quand il sera donné, ils feront comme au Mali, ils imposeront par la force leurs lois. Ce clip n’est que l’aspect soft de ce qui se prépare.

    -http://www.dailymotion.com/video/xrzy8f_nice-polemique-groupe-de-rap-negrescro_news

    Bien entendu le sud de la France est bien placée pour être une des premières régions à se rebeller. Le groupe de rap niçois Negrescro est tout à fait dans cette tendance !

  2. Line dit :

    « Sur la place Sankoré de Tombouctou (centre), un homme et une femme ont reçu cent coups de fouet chacun pour avoir eu un enfant hors mariage », a déclaré Mohamed Ould Baby, un élu de la ville, information confirmée par d’autres témoins. M. Ould Baby a précisé que c’est la première fois qu’un couple est ainsi puni depuis la prise de Tombouctou par les islamistes début avril.

    « C’était comme un spectacle, les gens ont regardé ça. C’est Ansar Dine qui a organisé la séance de coups de fouet », a-t-il ajouté en précisant qu’il était lui-même sur place. « J’ai vu les jeunes descendre d’un véhicule sur la place, puis les coups de fouet. C’est la première fois que je vois ça », a-t-il affirmé. Les deux jeunes sont ensuite allés se faire soigner à l’hôpital de Tombouctou, a indiqué une source hospitalière. Un responsable de la police islamique de Tombouctou a affirmé que six autres femmes ayant eu des enfants hors mariage seront prochainement « sanctionnées » par la charia (loi islamique).

    La semaine dernière, des membres du Mujao avaient brûlé des cartons de cigarettes et fouetté des fumeurs à Bourem, une ville du nord du Mali qu’ils occupent et contrôlent. En mai à Gao, ils avaient empêché des jeunes de jouer au football et de regarder la télévision, ce qui avait provoqué de violentes manifestations anti-islamistes.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iFd_-1HfvAQAp10LFsSy3tgvmbAg?docId=CNG.0bc6a3ce22b50d91cb6d9f31b98b7669.91

  3. Aaron dit :

    Je compare ce genre d’évenement aux autodafés qui se déroulaient outre-Rhin voici plus de 70 ans; finalement seuls les déguisements changent !!
    Mais l’obscurantisme reste.

    • duc dit :

      Les autodafés n’étaient qu’une réaction nationaliste contre des apatrides.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Autodaf%C3%A9s_de_1933_en_Allemagne

      Ne pas oublier que les Allemands en mars 1933 durent supporter un boycott international organisé par la haute finance juive :

      • Aaron dit :

        Un apatride n’a pas, comme cela est induit par ce nom commun, de patrie ou de nationalité; ce qui n’était pas le cas des citoyens israëlites dans la République de Weimar, et antérieurement dans l’empire allemand. D’ailleurs nombre d’entre eux servirent dans l »armée prussienne lors du premier conflit mondial.
        Je suis, comme vous je suppose, nationaliste depuis l’âge de 20 ans; mais ne vous trompez pas d’ennemi s’il vous plaît.

      • Aaron dit :

        Duc, bonsoir,
        Vous ne m »avez pas donné votre sentiment sur un état strictement blanc au sein de l’Afrique du Sud; je sais que je suis hors sujet puisque les articles traitent du Mali…ou alors ouvrons une rubrique spéciale sur ce sujet qui est assez important pour ma part.
        Merci.

      • duc dit :

        Je m’intéresse actuellement aux prophéties du Boer Nicolaas Johannes Pieter van Rensburg; Voilà une occasion d’ouvrir une rubrique sur l’Afrique du sud. car ce pays a son importance sur les événements à venir. L’un des signaux n’est-il pas la mort de Mandela ? Et il a 94 ans aujourd’hui ! Après de sérieux troubles, ce territoire sera un havre de paix pour de nombreux chrétiens d’Europe fuyant les persécutions.

        • Aaron dit :

          IL est fort tard, mais je répondrai brièvement.
          OK pour ouvrir le sujet. je citerai quelques ouvrages.
          Souhaitons être plusieurs à défendre l’Etat blanc.
          Bonsoir.

  4. duc dit :

    La notion de juif errant n’est pas un mythe mais une réalité : Jacques Attali aime comparer la France à un hôtel !

    Et la république de Weimar n’a duré que de 1918 à 1933 !

    Bien entendu, il existe de nombreux juifs sémites qui sont véritablement des nationalistes, refusant même d’avoir un double passeport, (celui de leur patrie et celui d’Israël). Tout le monde n’est pas à mettre dans le même sac ! Car ces juifs n’ont jamais demandé la création de l’état d’Israël car contraire à leur religion.

    Dans l’Apocalypse de St jean (chapitre III, verset 9), il est précisé : « Voici, je te donnerai de ceux qui sont de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont point, mais qui mentent….)

    Les Juifs dont il parle ne sont pas les sémites mais les autres !

    • Aaron dit :

      Vous savez comme moi que les Juifs, ou du moins ceux qui le désiraient, sont revenus en 1947 (plan de partage de l’ONU et fin du mandat britannique) sur la terre de leurs ancêtres.
      C’est leur Etat (comme d’ailleurs j’ai toujours été pour un Etat blanc en Afrique du Sud-et je le suis encore, malgré la trahison des états occidentaux et les dégâts causés par le « suffrage universel »).
      Quant à la Foi, je pense que nous sommes d’accord: la nationalité est une chose, la Foi une autre; ne faisons pas comme « nos amis » islamistes qui confondent volontairement ces deux éléments.

      • duc dit :

        De nombreux Juifs qui se sont installés après la 2nde guerre mondiale en Israël n’ont jamais eu d’ancêtres palestiniens ! Pour la simple raison qu’ils ne sont pas des sémites mais d’origine khazar ! Sans doute devriez-vous relire ces passages :

        https://effondrements.wordpress.com/2012/06/06/lintelligentsia-sioniste-responsable-de-la-seconde-et-troisieme-guerre-mondiale/

        https://effondrements.wordpress.com/2012/05/19/leffarante-histoire-du-sionisme/

        Ainsi que celui-ci qui vous prouvera qu’il n’y a pas pire antisémite qu’un sioniste !

        https://effondrements.wordpress.com/2012/06/26/il-ny-a-pas-de-pires-antisemites-que-les-sionistes/

        Entre les vrais Juifs et les Arabes, il y a peu de différences : Ils sont sémites, pour la circoncision, pour la loi du talion ! Une différence de taille toutefois : les Juifs sont pour l’usure contrairement aux arabes. Le prêt avec intérêt n’est pas toléré par les Musulmans et les Catholiques. Et la loi du talion n’est pas acceptée par les catholiques ! « Si on te frappe à la joue droite, tend la joue gauche » ou encore à une femme prostituée « Que celui qui n’a jamais péché, lui jette la première pierre. »

        La révolution française était fomentée par la finance franc-maçonne. En tuant le roi, on tuait les principes au-dessus de lui. Ceux basés sur le catholicisme qui empêchaient l’usure ! Grâce à la fin de la royauté, les financiers purent faire fortune. Paris se transforma grâce à ces nouveaux riches. Les corporations (syndicats ouvriers de l’époque) furent supprimés en 1789. Pourquoi ? Si ce n’est pour plaire à ces financiers.

      • Atlas dit :

        L’antechrist que tout le monde attend sera juif ! Mais pas sémite ! Et c’est Frère Nathanaël qui est juif mais de religion orthodoxe qui nous le dit !

        • duc dit :

          Il cite Elie Wiesel ! Il faut savoir que ce prix Nobel fut un imposteur. Une histoire que d’ailleurs Frère Nathanaël explique très bien par lui-même :

    • Aaron dit :

      A titre personnel, je n’ai jamais apprécié le sieur Attali; à mes yeux, il s’est compromis avec le pouvoir socialo-communiste dès 1981 (ou peut-être avant); il représente « le juif de cour » comme il en a existé et en existe encore (hélas).
      IL compare la France à un hôtel: il explicite cette phrase dans le cadre de mouvements de populations et d’échanges inter-états; j’ai vu la vidéo et la réponse de M.Toubon.
      Donc il ne faut pas sortir cette phrase de son contexte et du débat ci-dessus.
      Quant à la notion de « juif errant », elle n’a pour ma part, pas de connotation péjorative.
      Comme le dit si bien Ron Chaya dans l’extrait de vidéo « qui peut dire que sa famille vit dans tel ou tel pays depuis plus de 50 ans? ».
      Prenez par exemple les Européens nés en Afrique du Nord et qui sont ensuite venus demeurer en France ou pour d’autres, d’origine espagnole, en Espagne. Les évènements qui les y ont contraints ne remontent qu’à une cinquantaine d »années; le cas de figure est le même pour les Alsaciens après 1870.

      • duc dit :

        Le premier Juif Errant, c’est Caïn. Il se met en route après son crime, « vagabond et fugitif sur la terre », et il porte sur le front un signe qui le préserve au moins de la mort violente, s’il ne le soustrait pas à la mort naturelle.
        “Israël, pleure ton erreur et ne t’en prend pas au Seigneur alors que tu vas vers ton exil. Tu parcourras toute la terre, Israël, mais comme un peuple vaincu et maudit, poursuivi par la voix de Dieu et par les mêmes paroles dites à Caïn. Et tu ne pourras ici venir reconstruire un nid solide, sinon quand tu reconnaitras avec les autres peuples que lui est Jésus, le Christ, le Seigneur Fils du Seigneur.
        Le peuple de Dieu souffre parce qu’il a abandonné la Sagesse. Les gens de ce peuple ont vu la lumière, mais ils ne l’ont pas accueilli. Et elle s’en est allé loin d’eux. Pour fonder le vrai Royaume de Dieu, Dieu ne choisira pas ces orgueilleux, il les laissera périr dans leur sottise. Car pour monter au ciel et comprendre les leçons de la sagesse il faut un esprit humble, obéissant et surtout tout amour, parce que la sagesse parle son langage. Oh Israël, qui perd la vraie vie pour conserver une mensongère illusion de puissance. Tu te perds en te vendant au mensonge et au crime, en restant attaché à ton passé brisé. La vie, la gloire, la puissance que sont-elles ? Une goutte malpropre…
        Ce n’est pas à cause de moi que vous aurez peine et malheurs. Mais c’est à cause du crime de tout un peuple que vous aurez tous ce qui a été dit par les prophètes. Ma malheureuse patrie ! Champ de querelles, lieu de torture, rêve de reconstruction toujours détruit par une condamnation inexorable, tentatives de résurrection éteinte à la naissance. Après avoir pendant des siècles végété sans donner de fruits, dispersé, il se rassemblera sur le vieux tronc et aura une apparence de reconstruction. Finalement réuni le Peuple dispersé. Réuni et pardonné. Oui, Dieu attendra cette heure pour arrêter le cours des siècles. Les derniers à dire « Nous croyons que tu es Dieu et Messie » seront les israélites, ce sera alors la fin du monde.”
        Extrait de “Évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta

      • Gabi dit :

        Vous parlez de ceux qui s’étaient installés notamment en Algérie. La France dans cette histoire a été d’un grand cynisme.

        Il faut relire la déclaration du colonel Bastien-Thiry du 2 février 1963 :
        http://www.bastien-thiry.fr/le-proces-du-colonel-bastien-thiry/declaration-du-2-fevrier-1963.htm
        Il fut toutefois condamné à mort par la Cour militaire de justice (fusillé au fort d’Ivry) à la suite de l’attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle le 22 août 1962.

        Témoignage du docteur Petit, médecin-chef des prisons de Fresnes :

        • « J’ai vu beaucoup de choses, mais je n’oublierai jamais le Colonel servant sa dernière messe avec calme et simplicité – et ce qui m’a le plus stupéfié, c’est que cette messe était chantée : non seulement par le célébrant, mais par le servant… C’était d’une très, très grande beauté – et en même temps d’une extrême discrétion : nul accent dramatique. Je ne sus même pas que l’hostie du Colonel fut partagée pour être donnée aussi à sa femme, quelques heures plus tard… »

        Après la messe, alors que les avocats s’agitaient, téléphonaient, voulant arracher la possibilité de surseoir à l’exécution, le docteur Petit converse calmement avec le condamné :

        • « Je le regardai : il rayonnait. Il rayonnait vraiment de bonheur. C’est peut-être fou de dire cela, mais c’est tout à fait l’impression que j’ai eue : il était déjà dans l’Au-delà… alors que nous étions de pauvres garçons déchirés de le voir mourir. »

  5. Carlos dit :

    Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, est interrogé dans Le Parisien à propos de l’actualité au Mali :

    « La France ne devrait pas être seule parce que ce qui se passe au Sahel concerne la sécurité de l’Europe. J’ai le souci de la situation au Sahel qui risque d’apparaître demain comme un sanctuaire du terrorisme, un nouvel Afghanistan miné par l’islamisme au cœur de l’Afrique. On a sous-estimé politiquement la fragilité du Mali et les conséquences de la chute de Kadhafi, dont une partie des milices soutenant le régime sont passées au Mali. »

    http://www.leparisien.fr/politique/jean-yves-ledrian-le-retrait-d-afghanistan-c-est-maintenant-08-07-2012-2081887.php

    Ce réalisme venant d’un franc-maçon est surprenant !

  6. Annes dit :

    Témoignage du maire de Gao, la ville au nord du Mali :

    « Depuis le 30 mars à 8h, dans ma ville de 78 000 habitants, nous ne vivons que des atrocités » comme « des viols tous les jours », « des assassinats », « des flagellations ».

    (Menacé de mort, il a quitté la ville en avril. Il y a quatre jours, un de ses conseillers restés sur place a été assassiné…)

    « La ville est minée tout autour » et ses habitants seraient retenus en otage, révèle-t-il. L’édile demande « une action militaire…forte de l’ONU « .  » C’est un devoir moral pour la France, dont nous sommes la colonie, d’entendre son cri du cœur . Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar, par exemple « , accuse Sadou Diallo.

    « On est musulman depuis le XIIIe siècle, on a connu l’islam avant ces gens », explique-t-il. Le terrorisme serait selon lui « en train de puiser dans les écoles », notamment auprès « des croyants purs et durs ». « Et après deux mois, vous ne pouvez plus rien faire  »

    http://www.ndf.fr/poing-de-vue/04-07-2012/nord-mali-sadou-diallo-accuse-le-qatar-de-soutenir-les-terroristes-et-demande-a-loccident-dintervenir

    -http://www.dailymotion.com/video/xry8on_sadou-diallo-maire-de-gao-au-mali-le-gouvernement-francais-sait-qui-soutient-les-terroristes-il-y-a_news?start=19

  7. Atlas dit :

    Sur RMC, selon Bernard Lugan qui est prof à l’école militaire, les musulmans soufistes rendent un culte aux saints de leur religion. Ce que les musulmans fondamentalistes n’admettent pas. D’où leurs destructions de mausolées.

    -http://www.dailymotion.com/video/xrwrnc_bernard-lugan-sur-rmc_news

  8. Ursule dit :

    « Les habitants de la ville de Gao, dans le nord du Mali, ont empêché le 5 aout les islamistes qui contrôlent la ville d’appliquer la charia, la loi islamique, et de couper la main d’un voleur, ont rapporté des témoins. « Très tôt, des centaines de jeunes ont pris d’assaut la place de l’Indépendance de Gao (située au centre ville), pour empêcher l’application de la sentence « , a déclaré un enseignant contacté par téléphone.

    La veille, dans un communiqué diffusé sur des radios privées de Gao, les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avaient annoncé qu’ils couperaient aujourd’hui sur la place de l’Indépendance la main d’un voleur en application de la charia. « Ils (les islamistes) n’ont pas pu amener le prisonnier sur la place de l’Indépendance pour lui couper la main. Les habitants de Gao ont occupé la place et refusé qu’on coupe la main du voleur », a confirmé le responsable d’une ONG basée à Gao ».

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/08/05/97001-20120805FILWWW00075-mali-ils-se-rebellent-contre-la-charia.php

    • Carlos dit :

      A Tombouctou, la charia est appliquée !

      Senda Ould Bouamama, alias Abou Mohamed, porte-parole et principal chef régional du mouvement Ansar Dine, le nouveau maître de Tombouctou, dit :

      «C’est une obligation divine pour tout musulman. Que cela choque n’est pas notre souci. Nous avons en effet coupé la main d’un voleur, flagellé des buveurs d’alcool, lapidé un couple non marié et détruit les mausolées qui sont une hérésie contraire au vrai Islam. La charia, c’est non négociable. Rien ne nous fera dévier de cette voie. Même si toutes les forces du monde viennent nous en empêcher, elles n’y parviendront jamais»

      «Nous sommes déjà un Emirat islamique. Et l’Afghanistan des talibans est notre modèle. Le seul avis qui nous importe est celui d’Allah. Le reste n’a aucune importance, y compris ce que les médias appellent la communauté internationale».

      http://www.tdg.ch/monde/afrique/L-application-de-la-charia-est-une-obligation-divine-pour-tout-musulman/story/13958369

      • Andrée dit :

        Le Qatar a des parts dans le groupe pétrolier français. D’où le financement des islamistes au Mali par eux. L’occident et le Qatar ne tiennent pas à ce que ce pays ait la possibilité de traiter avec la Chine, la Turquie ou l’Iran.

        Entretien avec M.Youssouf Diagola, spécialiste de l’Afrique, au sujet du Mouvement des Non-alignés :

        http://french.irib.ir/analyses/interview/item/209010-youssouf-diagola,-sp%C3%A9cialiste-de-l-afrique

        • Engel dit :

          Très drôle d’entendre François Hollande déclarer que la France était entrée en guerre au Mali, contre les milices islamistes qui descendent du nord du pays et qui venaient de prendre la ville de Kona.

          Alain Juppé (qui se croit toujours ministre) précisait ensuite qu’il s’agit d’un appui aérien à l’armée malienne. Grâce aux Français, donc, Kona était aussitôt reprise aux islamistes. Mais dès ce premier jour un soldat français a été tué.

          Faut-il tout de même rappeler que si les islamistes se sont emparés du nord du Mali c’est grâce à la France, et plus précisément grâce à un certain Lévy et à son obligé Nicolas Sarkozy, qui ont envoyé l’armée française chasser et tuer Kadhafi, ce qui a permis aux islamistes du Sahel de se servir dans les arsenaux du sud Libyen de toutes sortes d’armements, de matériels, de véhicules. De plus l’Otan n’est-elle pas l’alliée du Qatar ?

  9. Atlas dit :

    Douentza et avec elle la moitié nord du Mali font le douloureux apprentissage de l’ordre islamique. Certes, le Nord survit, comme avant. La catastrophe humanitaire annoncée n’a pas eu lieu, une douzaine d’organisations non gouvernementales (ONG) continuent d’assurer le minimum sanitaire, l’électricité, les salaires des fonctionnaires – ceux d’entre eux qui n’ont pas fui – continuent d’être payés par Bamako au nom de la continuité de l’État, et les marchés sont approvisionnés. Mais c’est sur le plan des libertés que la régression a été brutale, au nom de la charia.

    Des amputations de membres ont eu lieu à Ansongo, Gao et Tombouctou, un couple « illégitime » a été lapidé à mort à Aguelhok, et les flagellations publiques au fouet pour dromadaire sont quasi quotidiennes dans toutes les localités.

    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120910180835/islamisme-charia-gao-amputationnord-mali-a-gao-le-mujao-ampute-le-pied-gauche-et-la-main-droite-d-au-moins-quatre-voleurs-presumes.html

    Fumer une cigarette, écouter de la musique, discuter entre hommes et femmes – et pour ces dernières dévoiler sa chevelure – ou consommer de l’alcool sont punis de dix à cinquante coups de chicote. Le vol et le banditisme valent amputation, les relations sexuelles hors mariage, la lapidation ou, si le cadi fait preuve de mansuétude, cent coups de fouet.

    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120730170126/

    La destruction des mausolées maraboutiques est systématique, la possibilité de s’exprimer et de s’opposer, nulle.

  10. Andrée dit :

    Un prêtre français au Mali témoigne :

    « Il y a quelques mois, tous les chrétiens du nord du pays ont été contraints de fuir. Il n’y a plus aucun prêtre ni chrétien. Les curés de Gao qui m’ont succédé ont fui eux aussi. Ils ont appris par la suite que 20 mn après leur départ, des troupes armées étaient dans leur cour pour les égorger. Ils ont été prévenus par quelques chrétiens qui venaient d’apprendre qu’un des camps militaire de la zone était tombé aux mains des assaillants. On sent une grande inquiétude dans la communauté chrétienne. Les chrétiens savent qu’ils seront les premiers menacés si la guerre arrive jusqu’à Bamako. Ils sont très minoritaires. Ils se demandent si un jour ils n’auront pas à fuir aussi du sud. Ce qui est inquiétant, c’est que l’on sent de grandes tensions dans Bamako. Des coups de feu émanent régulièrement des forces de police. Le grand banditisme est là. On sent une pression de l’islamisme radical. Même si ce n’est pas encore un islamisme armé.

    Nous avons manifestement des nouveaux courants radicaux qui se développent dans la société malienne. Pourtant, historiquement, le Mali a vu se développer un islam maraboutique de tradition soufie, très ancien, qui panache un peu l’islam avec les traditions locales d’animisme et de tolérance. La majorité des Maliens est tolérante. Le fanatisme vient souvent des pays du Golfe. Les musulmans partent en pèlerinage à la Mecque. Ils reviennent avec de l’argent pour construire des mosquées, qui sont obligatoirement d’obédience wahhabite. Au fur et à mesure que les pèlerinages se développent, le wahhabisme prend de l’ampleur au Mali et influence toute la société.

    Les femmes mariées à des wahhabites sont voilées intégralement. On en voit de plus en plus. Mais la proportion oscille entre 5 et 10% dans le sud. Dans le Nord, c’est la charia stricto sensu qui est en place depuis que les islamistes sont venus. Nous avons reçu le témoignage de l’ancien maire de Gao. Il raconte que la police entre chez les gens. Si elle trouve une femme non voilée, elle lui coupe une oreille. Face à cette nouvelle donne, les musulmans aussi ont fui en masse, sauf que maintenant, dans le sud, ils pèsent sur des familles qui sont déjà exsangues. Alors ils remontent en disant qu’ils préfèrent mourir sur leur terre. »

    http://www.aed-france.org/actualite/un-pretre-francais-au-mali-tenir-envers-et-contre-tout/

    • Patrick dit :

      François Hollande a confirmé, en accord avec le président malien Dioncounda Traoré », l’engagement des forces armées françaises au Mali. But officiel : repousser les combattants islamistes qui contrôlent le nord du Mali, assurer la sécurité de la population malienne et celle des 6.000 ressortissants français présents dans le pays.

      Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a ainsi indiqué que cette opération avait notamment pris la forme d’une “intervention aérienne” , sans confirmer la présence de forces africaines.

      http://www.leblogfinance.com/2012/10/lalgerie-point-central-de-la-strategie-militaire-us-au-mali-et-au-sahel.html

      Un responsable de l’armée malienne a par ailleurs indiqué que des troupes nigérianes étaient également engagées. Le président de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a indiqué quant à lui dans un communiqué avoir autorisé vendredi l’envoi immédiat de troupes au Mali.

      L’intervention de la France pourrait être également due comme en Afghanistan à d’importants enjeux économiques et financiers. Ne verrait-on pas là une stratégie du chaos menée par les lobbies pétroliers et militaires américains en échange de soutiens financiers de campagnes électorales US pour éviter une avancée trop importante de majors pétrolières étrangères concurrentes ? Car la carte d’implantation d’Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) au Sahel correspond à tout point à celle du bassin de Taoudeni …large de 1,5 million de kilomètres carrés, partagé entre le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger …. Les récentes découvertes de richesses minières contenues dans cette zone provoquent en effet depuis quelques mois un vif intérêt pour cette région. En février 2011, la presse algérienne indiquait que le groupe français Total et le groupe énergétique national algérien Sonatrach avaient dans leurs besaces plusieurs projets au Sahel. L’essentiel semblant être pour les deux groupes de « rafler » le plus de projets possibles, au Mali et au Niger.
      .

      • Gabi dit :

        François Hollande comme d’habitude a menti concernant l’intervention au Mali. Dans un interview donnée par François Hollande le 11 octobre 2012 à France 24, il explique que la France n’interviendra pas militairement.

        -http://www.dailymotion.com/video/xwygd6_hollande-en-aucun-cas-la-france-n-interviendra-au-mali-octobre-2012_news

        Puis, le 11 janvier 2013, donc trois mois jour pour jour après cette déclaration, c’est l’intervention armée.

        -http://www.dailymotion.com/video/xwrrvk_intervention-francaise-au-mali-hollande-a-menti_news#.UPV5mme8BpM

        « Je vais être très clair. On peut donner un appui matériel, on peut former, mais nous, nous n’interviendrons pas. La France n’interviendra pas. »

        • Line dit :

          Oui, François Hollande est un menteur. Les islamistes sont les pantins du Qatar, membre de la France-Afrique….

          http://blogs.mediapart.fr/blog/yanick-toutain/120113/mali-francois-hollande-est-un-menteur-les-islamistes-sont-les-pantin

          • Gabi dit :

            AQMI est très étroitement lié au Groupe Libyen Combattant Islamiste au nom duquel la France est intervenue dans l’invasion de la Libye en 2011, donnant des armes, de l’entrainement, des forces spéciales et un soutien aérien important pour les aider à renverser le gouvernement libyen.

            Maintenant, la Libye est devenue, un sanctuaire de paix pour Al-Qaïda, sponsorisé par l’Occident ! En 2007, le numéro 2 d’Al Qaïda d’alors, Zawahiri , avait annoncé officiellement la fusion entre le groupe libyen islamiste et Al Qaïda dans la mouvance AQMI. Et Belhaj en était leur émir ! La dernière campagne de Belhaj l’a vu bouger en Syrie où il réside de manière admise à la frontière turco-syrienne, demandant plus d’armement, d’argent et de combattants pour la soi-disant “Armée Syrienne Libre” (ASL) et ce toujours sous les bons auspices et le soutien inconditionnel de l’OTAN.

            -http://www.scribd.com/doc/111001074/West-Point-CTC-s-Al-Qa-ida-s-Foreign-Fighters-in-Iraq

            Le “califat mondial” avec lequel les néo-conservateurs aiment faire peur aux occidentaux, est maintenant en train de prendre forme au travers des machinations émanant de l’alliance US-Arabie Saoudite et d’Israël ainsi que du Qatar et non pas bien entendu de “l’Islam”. En fait, les véritables musulmans ont payé un lourd tribut en luttant dans cette guerre contre le terrorisme financé par l’Occident.

            “Nous avons été un des principaux bénéficiaires des révolutions dans le monde arabe”, n’a-t-il pas dit mercredi Mokhtar Belmohktar, un des chefs d’AQMI, à l’agence de presse mauritanienne ANI ?

            Le conflit tirant à sa fin en Libye mais émergeant dans le nord du Mali, fait partie d’un réagencement géopolitique prémédité qui ciblera encore d’autres nations telles que la Syrie puis l’Algérie.

            L’Algérie a été capable de stopper la subversion durant les phases de départ du “Printemps arabe, créé par les Etats-Unis,. mais elle n’a sûrement pas échappé à l’attention de l’Occident qui est en train de complètement transformer la région s’étalant de l’Afrique aux pas de porte de Pékin et de Moscou, mettant en œuvre des terroristes pour à la fois provoquer un casus belli et avoir ainsi un prétexte à l’invasion et également avoir à sa disposition une source de mercenaires quasi inépuisable pour pouvoir le faire.

            Cela ne rappelle-t-il pas l’Afghanistan où on voyait les hélicoptères américains renvoyer dans le nord du Pakistan les Talibans ?

  11. Ursule dit :

    L’intervention du député Laurent Louis en Belgique est excellente ! Il démontre bien l’absurdité et les mensonges des pays européens en ce qui concerne leur lutte contre le terrorisme au Mali mais avant çà en Tunisie, en Egypte, en Libye et en Syrie…. On renverse des pouvoirs modérés pour les remplacer par des pouvoirs islamistes qui s’empressent alors d’installer la charia !

    En fait, au lieu de mentir aux peuples, pourquoi ne pas leurs dire la vérité ? C’est à dire s’accaparer des richesses de ces pays avant que la Chine le fasse.

    • Otho dit :

      En France, il faut reconnaître que Marine Le Pen sur ce sujet voit d’une manière très réaliste la situation !

      • Anne dit :

        En guerre contre le terrorisme, vraiment ? Pourquoi les médias ne parlent-ils pas des ressources naturelles convoitées (or, gaz, pétrole, uranium), des multinationales françaises qui se construisent des fortunes dans cette région (Areva au Niger), de la misère dont elles sont responsables car rien est donné aux populations ? Pourquoi nous cache-t-on les véritables cibles : Mali, Niger, Algérie et l’Afrique en général ? Et le Qatar, allié de Paris, qui arme les islamistes maliens, comme il a armé les rebelles libyens, qu’est-ce que cela cache ?

        Les terroristes comme toujours, ne sont pas l’objectif mais le prétexte ! L’occident ne veut pas de la démocratie en Afrique. Dès qu’un chef d’état veut faire preuve d’indépendance, il est assassiné. L’Europe, prix Nobel de la paix, prévoit une guerre par an !

        • Carlos dit :

          Et malgré les richesses de ces pays, rien est donné à leurs armées pour qu’ils ne puissent pas facilement prendre leur indépendance ! Ici, l’entrainement des militaires maliens

          • Benoit dit :

            Le Niger est à ce sujet très en colère contre AREVA ! Cette multinationale ne lui apporte que 5% de son PIB à cause de son uranium !

            Cela dit, à la suite du drame de Fukushima, en mars 2011, les cours de l’uranium se sont effondrés, perdant près de 35%. Exploiter la mine d’Imouraren est soudainement devenu trop coûteux au vu de l’investissement nécessaire (1,2 milliards d’euros) ! Pourtant les chinois sont derrière prêts à reprendre les gisements .

        • Luc dit :

          Autre intervention remarquable de Michel Collon contre Henri Guaino sur le Mali et la Libye :

  12. Andrée dit :

    Pendant longtemps, la région du Sahel était essentiellement concernée et affectée par le trafic et la contrebande de cannabis, principalement cultivé au Maroc. Cependant, depuis le début du XXIe siècle, la partie nord-ouest de l’Afrique est devenue un carrefour de trafic de drogues de toutes sortes, crime organisé, terrorisme et insurrection. Aussi, la prépondérance et le lien entre le crime organisé et le terrorisme a aujourd’hui des répercussions négatives et inquiétantes sur la santé des populations locales ainsi que sur la stabilité, la sécurité et le développement des pays concernés.

    Le Sahel et l’Afrique de l’ouest sont incontestablement devenus une plaque tournante pour le trafic international de drogues dures telles que l’héroïne et la cocaïne en provenance d’Amérique Latine et d’Afghanistan. La région est moins risquée que les routes plus directes entre les pays producteurs d’Amérique du sud et le continent européen qui s’avère être aussi le premier marché de consommation mondiale.

    La drogue qui sera ensuite écoulée en Europe est acheminée à travers le Tchad, le Mali, le Niger et le Maroc, dont la porosité des frontières facilite les déplacements. En 2009, il était estimé que 21 tonnes de cocaïne d’un montant de 900 millions de dollars et équivalant au PNB de la Guinée et de la Sierra Leone réunies ont transité par l’Afrique de l’ouest.

    Ce trafic de drogue est par ailleurs aggravé par les liens tissés entre les narco-trafiquants et les groupes terroristes présents au Sahel tel qu’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar Dine (Défenseurs de la foi), Boko Haram (l’instruction est illicite) et le Mouvement d’Unité pour le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

    Trafics d’armes, de drogues et blanchiment d’argent sont devenus monnaie courante entre tous ces groupes. En outre, des liens grandissants se tissent aussi entre les narco-terrroristes présents en Afrique de l’ouest et les groupes mafieux européens tels que la Camorra.

    En effet, il est établi que la mafia italienne et Al-Qaïda ont coopéré dans un passé récent afin que ce dernier profite de l’expertise de la Camorra pour, par exemple, le trafic de faux documents. A travers ces coopérations, ce sont tous ces groupes qui s’entraident et bénéficient de leurs expertises respectives qui pourront éventuellement se transformer en groupes hybrides comme le sont actuellement les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Les FARC sont en effet un exemple de groupe basé sur une idéologie politique qui, avec le temps, a muté en groupe crimino-narco-terroriste.

    En sus du trafic de drogue et d’armes, l’importante contrebande de cigarettes à travers le Sahel est aussi très rémunératrice pour les trafiquants de la région. Les cigarettes qui proviennent d’usines de contrefaçon, principalement du Nigeria, sont distribuées dans la région, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Europe. Ce trafic est une source importante de financement pour les groupes terroristes, qui même s’ils ne sont pas toujours et forcément directement impliqués dans ce genre de contrebande, s’enrichissent toutefois en imposant un impôt contre une ‘garde rapprochée’ aux contrebandiers.

    La chute de Qaddafi en Libye et l’instabilité géopolitique régnante qui s’ensuit, ainsi que la perméabilité des frontières qui facilite le passage d’armes d’un pays à un autre a procuré aux terroristes et narco-trafiquants une opportunité supplémentaire de renforcer leur position dans la région, aggravant de ce fait la situation au Sahel. Mais ce trafic en Afrique de l’Ouest est en train de se propager comme une trainée de poudre à travers tout le continent africain.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/19/terrorisme-et-trafic-de-drogues-au-sahel_1735046_3232.html

    • Luc dit :

      Il ne faut pas oublier que la drogue est un outil que les illuminatis utilisent dans leur instauration de leur Nouvel Ordre Mondial dictatorial ! Et il est amusant de voir qu’ils adorent nous le montrer d’une manière à peine perceptible !

      Comme dans Billy ze Kick et les gamins en folie « mangez-moi » :

      Ce n’est pas par hasard qu’on y voit plusieurs fois le triangle avec l’œil, symbole de ces illuminatis ! Et à 050, le doigt cornu de la fille !

  13. Engel dit :

    La guerre au Mali est la confrontation d’une multiplicité d’acteurs selon Aymeric Chauprade :

    – l’État central malien (Bamako)
    – les Touaregs indépendantistes de l’Azawad
    – les groupes jihadistes
    – l’État français et sa compagnie pétrolière Total (qui est certes une multinationale sur le plan capitalistique mais dont l’action politique reste coordonnée à celle de la France),
    – l’État algérien avec d’une part son État profond (le puissant DRS, la sécurité militaire, coeur du régime) d’autre part sa société pétrolière étatique Sonatrach
    – les États-Unis d’Amérique et leur État profond (composé d’éléments de la CIA, du Pentagone, de l’armée)
    – l’État qatarien et ses intérêts pétroliers et gaziers
    – deux États voisins, la Mauritanie et la Libye qui ont toujours joué un rôle crucial dans la question touareg.

    Une partie importante des Arabes (mais pas forcément majoritaire) veut refonder la politique de leur pays sur les bases de l’islam politique tout simplement parce qu’elle refuse le mouvement global d’occidentalisation des valeurs. Mais il faut distinguer l’action terroriste jihadique des partis politiques islamistes (type Frères musulmans).

    Le Mali est formé d’une partie sahélienne et d’une partie saharienne. Cette division géographique est aussi à l’origine de la division géopolitique du pays entre une masse de populations négro-africaines sédentarisées et une minorité de nomades qui vivent au Nord et qui occupent une grande superficie. Ces nomades, Touaregs ou Maures, sont entrés en rébellion dans les années 1990 pour créer l’Azawad. Les différents mouvements en faveur de la libération de l’Azawad bénéficiaient du soutien discret de la Libye ou de la Mauritanie

    Aujourd’hui, revenant de Libye après la chute de Kadhafi (avec lequel ils étaient alliés), les Touaregs du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) défont l’armée malienne et proclament l’indépendance de l’Azawad. Mais la lutte séparatiste ancienne menée par le MNLA est très vite débordée par une autre lutte, celle du jihad (lutte qui, en Afrique occidentale, n’a rien de nouveau). Trois groupes principaux mènent ce jihad dans la région : Ansar Dine fondé par un leader historique du mouvement touareg, passé à la lutte islamiste ; le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest – MUJAO – et enfin Al Qaïda au Maghreb islamique – AQMI groupe historiquement beaucoup plus algérien puisqu’il est l’héritier du GSPC lui-même héritier des GIA de la guerre civile algérienne.

    Début avril 2012, le MNLA et ces groupes islamistes prennent le contrôle des capitales des 3 régions du Nord-Mali : Kidal, Gao et Tombouctou. Le 6 avril, le MNLA proclame l’indépendance de l’Azawad, ce qui était son but historique. Mais voilà que ce qui était prévisible se produit : l’islamisme submerge le nationalisme touareg, d’autant que le premier est susceptible de trouver bien davantage de soutiens extérieurs que le second. Fin juin 2012, le trio AQMI/MUJAO/Ansar Dine écrase le MNLA à Gao puis à Tombouctou. Commence la triste destruction de mausolées de saints musulmans à Tombouctou (représailles à la décision de l’Unesco de classer la ville patrimoine mondial en péril).

    Pour Paris, chasser les groupes islamistes du Nord du Mali ne doit pas pour autant déboucher sur une épuration ethnique anti-Touareg. À mesure que l’armée française va s’approcher de ses objectifs (faire reculer son ennemi) elle va se rendre compte que l’armée malienne qu’elle traîne dans son sillage s’emploiera à se venger sur les populations touaregs et cela risque de devenir un vrai problème à gérer pour Paris.

    Les Touaregs sont 1,5 millions de nomades du Sahara (origine berbère mais métissage avec des Noirs et des Arabes) vivant sur plus de 2 millions de km2 (Niger, Mali, Algérie, Libye, Burkina Faso), souvent en marge de leur État d’appartenance. Au Mali, dans la région de l’Azawad, ils seraient environ 500 000 sur une population de malienne de 6 millions (au Niger les Touaregs sont 850 000 sur une population quasiment identique à celle du Mali soit 16 millions). Ce qui revient à souligner qu’une minorité d’un demi-million est en train d’écraser l’armée représentant la sécurité et les intérêts de 15,5 millions de citoyens maliens noirs ! La France se bat donc bien pour cette majorité de la population malienne, attachée à son islam trempé de traditions africaines et refusant le modèle salafiste importé.

    Hollande dit que la France ne défend pas d’intérêt au Mali, c’est évidemment une plaisanterie. Mais ses intérêts sont ils compatibles avec ceux des Maliens ? Il ne s’agirait pas de tout détruire comme les Américains l’ont fait en Irak en 2003 pour son pétrole ou comme nous essayons de le faire en Syrie avec les Américains, les Anglais et les Qataris.

    En 2009, des accords de paix aboutirent théoriquement à un décentralisation des régions touaregs assortie d’une large autonomie de gestion. Mais comme ces accords ne furent pas appliqués, plusieurs ex-leaders touaregs qui avaient été intégrés dans l’armée maliennes désertèrent.. Puis la chute de Kadhafi, voulue et provoquée, par la présidence de Nicolas Sarkozy en accord avec les Américains et les Anglais, fut directement à l’origine de ce qui se passe aujourd’hui au Nord-Mali. Lorsque les forces kadhafistes s’effondrèrent, des centaines de Touaregs du MNLA qui combattaient à leurs côtés rentrent précipitamment au pays lourdement armés pour rallumer la flamme combattante du séparatisme. Depuis, le MNLA a été dépassé militairement par les trois groupes islamistes (Ansar Dine, Mujao et AQMI) mais il conserve pourtant le gros des effectifs car seule une petite fraction de ses membres a rallié Ansar Dine.

    Aucune sortie durable de la crise n’est en réalité possible sans le MNLA. Une entente doit se faire entre Bamako/Paris d’un côté, le MNLA de l’autre, afin de régler la question islamiste dans la zone. Paris est en position de force car Bamako ne peut plus rien sans les troupes françaises et par conséquent les militaires français doivent s’allier avec le MNLA, composante séparatiste mais non jihadiste des Touaregs, pour chasser les islamistes de la zone. Ensuite, la France doit se placer en position de médiation entre le MNLA et Bamako. L’affaire est cependant plus complexe qu’il n’y paraît. Il n’existe pas un, mais trois Azawad : le Sud (Songhay et Peuls), le long du Niger, le Nord territoire des Touaregs et l’Ouest saharien arabe.

    Du côté des islamistes, on dénombre 3 groupes : Deux groupes qui présentent un caractère identitaire local : Ansar Dine, émanation islamiste radicale du MNLA, le mouvement historique de combat des Touaregs et dont la base originelle est Kidal ; le Mujao (base Gao) ; AQMI qui lui est un ensemble de groupe beaucoup plus algérien et qui s’inscrit dans la filiation GIA/GSPC.

    Les questions à se poser sur ces groupes : Quelle est la part locale et la part globale de ces islamistes ? Quelle est la part authentique (combattants authentiquement islamistes) et la part infiltrée/fabriquée (groupe infiltré par des services étatiques et dont les actions orientées obéissent à une stratégie de la tension de la part d’un ou plusieurs États) ?

    Le terrorisme islamiste est la combinaison de jihadistes luttant contre un occident corrompu et d’une manipulation d’états. AQMI (Al Qaïda du Maghreb islamique) travaille main dans la main avec les cartels colombien et vénézuélien pour faciliter l’acheminement par voie aérienne de cargaisons de drogue vers le désert saharien, pour repartir ensuite vers l’Europe. Ne parle-t-on pas de « Mister Marlboro » à propos du terroriste Mokhtar Ben Mokhtar ? Ceci afin de bien souligner son implication dans des trafics de cigarettes. Mais trafics de drogue, cigarettes, prises d’otages sont les diverses facettes d’une économie du crime que contrôlent ces groupes sahariens. Mais cet ’argent mafieux sert-il à financer le jihad ou bien le jihad n’est-il qu’un alibi pour couvrir le trafic ? Car Al Qaïda est un instrument de l’État américain et AQMI est le faux-nez maghrébin de cet instrument occulte. Sans doute est-il contrôlé directement d’abord par le DRS algérien, la sécurité militaire algérienne !

    Il faut se souvenir que les GIA ont été créés durant la guerre civile algérienne, en tant qu’organisation contre-insurrectionnelle, dans le but premier de discréditer, par des crimes atroces perpétrés contre la population, le combat armé d’un Front Islamique du Salut qui avait gagné les élections. Ces GIA se sont transformés en GSPC après la guerre civile et sont montés en puissance après le 11 septembre 2001, lorsque l’État algérien a compris, que l’État américain était derrière Al-Qaïda ! Le GSPC a pu ainsi offrir aux Américains l’ennemi qu’ils attendaient (jusqu’à prendre en 2007 le nom d’Al Qaïda du Maghreb islamique) pour justifier leur implantation géostratégique dans le Sahara ( au service d’ intérêts pétroliers ou gaziers).

    Les Abdelrrazak El Para et autres Mokhtar Ben Mokhtar, ces personnages qui ont dirigé actions terroristes et prises d’otages occidentaux, sans jamais se faire prendre et en laissant leurs acolytes se faire tuer à leur place, présentent le même profil qu’Oussama Ben Laden. Ce dernier fut membre de la CIÀ et quasiment tous les chefs des katibas islamistes du GSPC puis d’AQMI sont d’anciens officiers de l’armée algérienne. Bien formés, ces officiers, après avoir infiltré les cellules combattantes, ont pu en prendre aisément le commandement.

    AQMI/Polisario, DRS algérien, le trafic de drogue saharien, sont une seule et même organisation du crime dont le but est double : l’enrichissement personnel des généraux algériens bien sûr lesquels supervisent le trafic de drogue réalisé par les chefs terroristes ; mais aussi la survie du régime en faisant de celui-ci l’incontournable rempart contre le fondamentalisme.

    Pourtant ce régime est une calamité pour la jeunesse algérienne, privée d’avenir, au chômage à 40%, volée par son « élite » de ses richesses fabuleuses (rente gazière et pétrolière), et par voie de conséquence une calamité pour la rive nord de la Méditerranée (Europe) qui, inéluctablement, verra fondre sur elle des candidats à l’immigration de plus en plus nombreux.

    Mais après les révolutions arabes qui ont emporté les uns après les autres (Tunisie, Egypte, Yémen) tous les régimes autoritaires « laïcisants » avant que l’Occident ne s’en prenne ensuite directement à ceux qui ne tombaient pas d’eux-mêmes (Libye, Syrie), l’Algérie s’est demandée si elle n’allait pas être elle aussi sur la liste !

    Ainsi parmi les 3 groupes islamistes agissant au Mali, c’est le DRS qui contrôle AQMI alors que c’est le Qatar qui finance et a de l’influence sur les deux autres mouvements (MUJAO et Ansar Dine) avec des buts radicalement différents de l’Algérie. le MUJAO et sans doute l’AQMI ont des contacts forts avec le POLISARIO, mouvement séparatiste sahraouï basé dans les camps de Tindouf (territoire algérien). Et le groupe de terroristes qui s’est emparé du site gazier d’In Amenas en Algérie venait des camps de Tindouf. Le glissement progressif (comparable à celui du MNLA) du mouvement Polisario non seulement vers la criminalité (trafics en tous genres) mais aussi vers le fondamentalisme religieux devrait être une source de préoccupation pour les pays occidentaux.

    Seule une solution équilibrée consistant à défendre la souveraineté des États (Mali, Maroc, Niger…) mais en aménageant des autonomies réelles pour les minorités nomades pourra permettre de ramener la stabilité dans la région. Mais certains acteurs ont des intérêts tout autre ! Les États-Unis, la France, le Qatar ou l’Algérie ont des visées pétrolières, gazières ou sur l’uranium importantes dans le Sahara.

    • Tarci dit :

      Si le groupe de terroristes qui s’est emparé du site gazier d’In Amenas en Algérie venait des camps de Tindouf, il était aussi anti-chrétien :

      « Car ce sont bien les Français et de manière plus générale les Occidentaux qui étaient visés. Un Algérien employé sur le site a raconté le sort cruel d’un Britannique menacé par les preneurs d’otages. Une arme pointée sur lui, il sera contraint d’appeler ses collègues anglais. « Sortez, sortez, ils ne vont pas vous tuer. Ils cherchent des Américains », lui aurait-on fait dire avant de l’abattre « quelques minutes plus tard ». D’après plusieurs témoignages de ce type, les expatriés étaient particulièrement ciblés. « Les terroristes nous ont dit : ‘vous n’avez rien à faire dans cette histoire, vous êtes algériens et musulmans. On va vous relâcher' », a déclaré à l’AFP un chauffeur algérien.

      Un autre Algérien a expliqué au journal anglais Mail on Sunday que les terroristes ont « rassemblé les expatriés, les ont fait mettre en cercle et ils leur ont tous mis des explosifs autour du cou »avant de laisser les locaux en paix. « Nous autres Algériens, nous étions regroupés à part et nous étions traités avec bienveillance. Ils nous ont dit que nous ne serions pas tués car nous étions musulmans et qu’ils ne cherchaient que les chrétiens », a-t-il ajouté ».

      http://www.linternaute.com/actualite/monde/algerie-ils-ne-cherchaient-que-les-chretiens-0113.shtml

      Se souvenir que c’est 37 étrangers qui furent tués !

    • Atlas dit :

      Ce qui est certain, Hollande ne cherche pas à combattre les islamistes subventionnés par le Qatar, mais à garder au pouvoir la marionnette Dioncounda Traoré. Il fallait empêcher le peuple malien de le dégager !

      Il faut se souvenir de la Côte d’Ivoire ! On a cassé le pays en deux, pour ensuite jouer au sauveur ! On truque ensuite les élections, on attaque le Palais Présidentiel pour pouvoir remplacer le président Gbagbo par un fantoche du FMI : Ouattara.

      Au Mali, les mercenaires du Qatar partitionnent le pays. On bloque les armes par la CEDEAO pour empêcher l’armée de se défendre. On organise une propagande contre ceux qui se révoltent (étudiants).

      La tactique est la même et aussi bien Sarkozy qu’Hollande sont dans ces affaires des pourris, eux mêmes marionnettes de la haute finance !

      • Tom dit :

        Avec un endettement de plus de 1900 milliards d’euros, un déficit de la balance commerciale de plus de 70 milliards pour 2012, alors que, dans le même temps, l’Allemagne a réalisé un bénéfice de plus de 160 milliards…..

        Bref, une situation économique proche de la faillite et un taux de chômage record, la France n’avait-elle pas d’autres priorités que de se lancer dans ce genre d’arnaques ?

        Ne sommes nous pas esclaves d’une politique faite dans des cénacles anglo-américains et israéliens ? Ces milieux sont prêts à nous sacrifier, peu importe la situation économique désastreuse de la France. Malheureusement, le mal est trop engagé pour pouvoir faire demi-tour et nos laquais politiciens trop vils pour se reprendre.

  14. Line dit :

    Le 11 janvier 2013, la France déclenche une intervention militaire au Mali. Les raisons que Paris invoque pour la justifier reprennent en fait la rhétorique de la « guerre au terrorisme », chère à l’administration de Bush Jr. Pourtant la France a soutenu en Libye et en Syrie, les djihadistes que Paris affirme vouloir combattre aujourd’hui au Mali.

    Un peu partout dans le monde, les interventions militaires et les déstabilisations de régimes deviennent de plus en plus fréquentes. La guerre préventive est devenue la règle et aujourd’hui, au nom de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme, nos Etats s’octroient le droit de violer la souveraineté des pays indépendants et de renverser des dirigeants légitimes.

    Il y a eu l’Irak et l’Afghanistan….Puis la Tunisie, l’Egypte, la Libye….pour renverser, à chaque fois, des régimes progressistes et modérés et pour les remplacer par des régimes islamistes. Alors partir en guerre au Mali contre le terrorisme ne peut être une raison valable.

    Faire la guerre pour libérer des peuples d’un agresseur extérieur, c’est noble. Mais faire la guerre pour défendre les intérêts des Etats-Unis, faire la guerre pour défendre les intérêts de grosses sociétés comme Areva, faire la guerre pour mettre la main sur des mines d’or, ça n’a rien de noble et cela fait de nos pays des pays agresseurs et voyous. On bafoue les droits de l’homme au nom d’ intérêts financiers et géostratégiques et néocolonialistes.

    On nous dit qu’au Mali, la France ne fait que répondre à l’appel au secours de son président. On en oublierait presque que ce président n’a aucune légitimité ! et qu’il a été mis en place pour assurer la transition, suite au coup d’Etat de mars 2012. Qui a soutenu ce coup d’Etat ? Qui en est à la base ? Pour qui travaille ce « président de transition » ?

    Non, l’objectif ’est de lutter contre l’influence de la Chine et permettre aux Américains de maintenir leur présence en Afrique et au Moyen-Orient. Les premiers bénéficiaires de cette opération militaire ce seront les patrons et les actionnaires du géant Areva, qui tente depuis des années d’obtenir l’exploitation d’une mine d’uranium a Faléa, une commune de 17 000 habitants située à 350 kilomètres de Bamako.

    ’Il est grand temps que la France mette un terme à sa participation à l’ONU ou à l’OTAN et qu’elle sorte de l’Union Européenne puisque cette Europe, au lieu d’être un gage de paix, devient une arme d’attaque et de déstabilisation de pays souverains aux mains d’intérêts financiers et non plus humanistes.

  15. Atlas dit :

    Comment échapper aux drones selon la partie islamiste :

    http://www.courrierinternational.com/article/2013/02/22/22-astuces-pour-echapper-aux-drones

    Astuce numéro un : il est possible de connaître les intentions et la mission des drones, grâce au logiciel russe ‘Sky Grabber’, disponible sur le marché pour la modique somme de 2 595 dollars [1 961 euros].
    Astuce numéro deux : utiliser du matériel de brouillage radio pour désorienter les drones.
    Astuce numéro trois : disposer des bouts de verre sur le toit des voitures ou des immeubles pour réfléchir la lumière.
    Astuce numéro quatre : disséminer des snipers expérimentés pour abattre les drones, en particulier les drones de reconnaissance.
    S’ensuivent un certain nombre de directives de dissimulation plus classiques : éviter de rester longtemps à découvert en particulier de nuit, s’abriter sous des arbres feuillus, utiliser des abris naturels (grottes, forêts), se servir de la fumée pour se protéger en faisant par exemple des feux de vieux pneus… Et enfin, que les chefs de groupe ou les personnes recherchées n’utilisent sous aucun prétexte du matériel de communication car l’ennemi peut toujours vous identifier puis vous localiser.

  16. Ursule dit :

    Les islamistes sont actuellement cernés dans un dernier réduit du massif des Iforas à cause de l’opération Serval française. Ce conflit n’a rien de religieux mais il est ethnique et met le nord contre le sud. Pourtant pour François Hollande, ce qui importe est la restauration de l’intégrité du Mali. Que va-t-il donc dire aux Touaregs qui ont combattu avec lui et qui ne tiennent pas à voir une armée malienne chez eux ?

    http://bernardlugan.blogspot.fr/2013/03/lafrique-reelle-n39-mars-2013.html

  17. Luc dit :

    Suite aux événements qui ont secoué les pays arabes depuis 2011, nous assistons à une extension de ces troubles. Malheureusement, la France de François Hollande continue le travail délétère de Nicolas Sarkozy. Rappelons que notre président de la République est « Young Leader » de la Fondation franco-américaine dont une des têtes pensantes et agissantes s’appelle Frank Carlucci, ancien patron du groupe Carlyle très impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001. Ajoutons aussi que Carlucci était, entre autres, l’ancien directeur-adjoint de la CIA. L’intervention française au Mali, en n’oubliant pas l’arrière-fond économique (or, pétrole, uranium…), est la continuation logique du processus de déstabilisation des pays arabes. Il est vrai que des mouvements islamistes fanatiques progressaient vers le Sud du Mali. Mais nous ne devons pas oublier que l’intervention franco-anglaise contre la Libye de Kadhafi a permis d’armer ces rebelles qui, maintenant, se retournent contre nous. Nous avons été pyromane et nous devenons pompier.

    Ce n’est pas l’effet du hasard si le lieutenant-colonel Ralph Peters a publié dans la revue militaire américaine AFJ, en juin 2006, une carte du Proche-Orient balkanisée en fonction des critères ethniques et religieux. Ralph Peters dans le New York Post du 22 juillet 2006 n’hésitait pas à se déclarer pro-israélien. Déjà Oded Yinon appelait à une balkanisation des pays arabes en 1982, en particulier en prônant l’éclatement de l’Irak en trois zones (kurdes, sunnites et chiites). Il annonçait dès 1982 cette politique de déstabilisation des pays arabes. Ainsi la France, s’engage dans une politique folle en attisant le « Choc des civilisations ». Cela ne peut aboutir qu’à un chaos généralisé. Mais dans la mystique maçonnique, le chaos est nécessaire pour passer à un niveau supérieur (« Ordo ab chao » selon la formule). La France en fera les frais. N’oublions pas que le mondialisme est un messianisme. La France se range du côté des défenseurs d’Israël et du sionisme. Alors que Youssef al-Qardoui, président de l’Union Internationale des Savants Musulmans (Oulémas), ainsi que du Conseil Européen pour la Recherche et la Fatwa, de même que le président égyptien Mohammed Morsi, ont condamné l’intervention française au Mali. En tant que patriote français, des dirigeants dignes de ce nom n’ont pas à être pro ou anti-arabe comme à être pro ou anti-israélien. Il s’agit de défendre avant tout les intérêts économiques et militaires français et de maintenir intact sa civilisation romaine et catholique. La vraie politique doit se faire en fonction de ces critères. Nous en sommes loin.

    La force d’un pays réside dans son unité culturelle. La présence de populations issues de civilisations différentes de la France n’aide pas à l’apaisement. Quand on est acquis à la civilisation de son pays, on opte automatiquement pour un comportement qui sert ses intérêts. Le problème est que cet état d’esprit n’est pas celui de millions de personnes en France comme en Europe. La colère de populations extra-européennes peut être attisée par une minorité pour accélérer le processus conduisant à un affrontement entre l’Occident et le monde arabo-musulman. Il va de soi que la crise économique et financière est un merveilleux outil pour déchaîner les haines conduisant à la guerre civile puis à la guerre tout court. Car avec un endettement de plus de 1900 milliards d’euros, un déficit de la balance commerciale de plus de 70 milliards pour 2012 – alors que, dans le même temps, l’Allemagne a réalisé un bénéfice de plus de 160 milliards -, une situation économique proche de la faillite et un taux de chômage record, la France devrait arrêter de suivre la politique faite dans des cénacles anglo-américains et israéliens.

  18. Engel dit :

    Le premier tour de l’’élection présidentielle a donc eu lieu au Mali à la date fixée par François Hollande : le 28 juillet 2013. Alors qu’un tiers des bulletins de vote ont été dépouillé, les autorités annoncent, avec 53,5%, un taux de participation exceptionnel, et l’avance du candidat Ibrahim Boubacar Keita, devant Soumaïla Cissé. Les Maliens devaient choisir entre 27 candidats pour le premier tour de l’élection présidentielle. Sans surprise, c’est le candidat choisi par la France et le pouvoir en place qui se trouve en tête.

    Le ministre malien de l’Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, parle d’une « large avance », et annonce que « les écarts sont importants » entre les candidats. « Si ces écarts sont confirmés, a poursuivi le colonel, il n’y aura pas de deuxième tour » le 11 août. Moussa Sinko Coulibaly a par ailleurs dévoilé le taux de participation, « exceptionnel », de 53,5%, alors qu’il se situe habituellement autour de 40%.

    Pourtant curieusement, on note dans ce scrutin, de fortes disparités dans les taux de participation : très forte mobilisation dans la région de Bamako, la capitale, qui est « sous contrôle », et participation quasi inexistante à Kidal, au nord-est du pays, de l’ordre de 12 %. Mais dans ce bastion touareg sans doute craignait-on les représailles des partisans du régime. De plus, le 28 juillet, il restait au moins 200 000 réfugiés maliens dans les pays limitrophes ! Et près de 400 000 Maliens « déplacés » à l’intérieur du pays, qui n’ont pas pu voter non plus. Tiéman Coulibaly, ministre malien des Affaires étrangères, n’utilisa pas la langue de bois quand il souligna que « les élections seraient crédibles et transparentes dans les conditions qui sont les nôtres ». En France, où résident 200 000 Maliens, ceux qui ont pu voter ont eu beaucoup de chance. Les cartes d’électeurs n’étaient pas arrivées, au Mali non plus, les listes d’inscrits confondaient nom et prénom et n’étaient pas classées par ordre alphabétique, les urnes avaient été oubliées, le bureau de vote avait changé de place, etc.

  19. Engel dit :

    Assassinat de deux journalistes au Mali, un signal violent envoyé à la France :

    L’intervention sans équivoque du général Pinard-Legry sur Boulevard Voltaire :
    http://www.bvoltaire.fr/generalpinardlegry/mali-la-mort-des-deux-journalistes-est-un-signal-sans-ambiguite-envoye-la-france,40261

    On y apprend que 70 % du transport aérien entre la France et le Mali a été assuré par nos alliés…Qu’il y a 3000 soldats français au Mali…Que les effectifs de l’armée vont continuer à décroître. Entre 2008 et 2019, les armées auront perdu 80.000 personnes. Le Livre blanc de 2013 a ramené le contrat opérationnel de l’armée de terre de 30.000 hommes à 15.000 hommes et celui de l’armée de l’air de 70 à 45 avions de combat par rapport au contrat que fixait le précédent Livre blanc…

    • Tom dit :

      Si la France intervient au Mali, ce n’est aucunement pour la solidarité ou pour une quelconque autre raison bienveillante. Il parait que c’est à la demande du président Dioncounda Traoré, désigné en avril mais par intérim, dans un pays où le pouvoir a perdu après coup d’Etat, toute légitimité démocratique !

      Cela dit, comment justifier une attaque militaire pour répondre à la demande d’un chef d’Etat quand on a attaqué la Lybie pour évincer Khadafi qui en était le chef légitime et qu’on réclamait de faire la même chose en Syrie contre Assad ? On ne peut pas attaquer un pays en état de guerre civile un jour parce que les rebelles appellent à l’aide et l’autre parce que c’est le chef officiel (sinon légitime du moins légal).

      Serait-ce pour lutter contre Al Qaeda ? Là encore le prétexte apparaît curieux puisque les combattants d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) qu’on attaque en force sont ceux-là même qui soutenaient ouvertement la rébellion lybienne. Mieux, comme Khadafi ne cessait de le clamer, des djihadistes d’Al Quaeda ont bel et bien combattu avec les opposants du colonel. Et ces islamistes-là participent maintenant au pouvoir en Libye.

      Pour combattre un ordre islamique tyrannique au Mali ? Certes la loi que font régner les troupes d’AQMI au Mali révolte nos principes occidentaux et peut être considérée comme inacceptable à notre époque. Mais ce n’est pas en plaçant les tenants de cette loi comme les talibans en Afghanistan en position de défenseurs uniques du pays contre l’invasion d’une armée occidentale qu’on agira efficacement contre les abus des islamistes d’AQMI. De plus, l’Europe, avec son encouragement aux déviances sexuelles ferait mieux de se taire !

      Pour protéger les ressortissants français ? Evidemment on a du mal à le montrer pour ce qui s’agit des sept otages d’ores et déjà sacrifiés. Mais on n’hésite pas à mettre cette raison en avant pour les 7000 ressortissants français résidents au Mali. Or, sauf à transformer l’attaque en guerre d’extermination contre tout ce qui ressemble là-bas à un djihadiste, on voit bien comment la guerre ne peut que fragiliser la sécurité des français présents. Pour l’immédiat et surtout pour le futur. Les attaques lourdement meurtrières de l’armée française (ce qu’on sait mais ne dit pas) ne peuvent que développer un esprit de vengeance chez les combattants islamistes. Pour ce qui est enfin de la sécurité des Français de métropole, la réponse se trouve directement dans le renforcement du plan Vigipirate. Si la guerre est là pour accroître la sécurité contre les menaces terroristes, pourquoi renforcer la prévention ici ?

      Non, la vraie raison est la défense des intérêts économiques de la France et de l’Europe en crise. Il y a bel et bien un désir de renforcer la sécurité mais pas la sécurité de chaque français, la sécurité d’entreprises et de projets actuellement menés. Comme celui d’installer des panneaux solaires géants (projet DESERTEC). Ou depuis qu’AREVA a investi 1,5 milliards d’euros dans la mine d’uranium d’Imouraren récemment créée au Niger et qui s’accompagne de la venue de centaines de Français et d’Européens pour fonder une véritable ville minière. La sécurité de ce projet impose bien entendu que le Mali reste étroitement sous contrôle occidental.

      L’histoire du Mali ressemble au destin de nombreux pays ! Quand le Mali a accédé à l’indépendance en 1960, c’est Modibo Keïta, instituteur et panafricaniste, qui en deviendra le premier président élu. A peine aura-t-il le temps d’entamer une profonde réforme agraire qu’il sera renversé en 1968 lors d’un coup d’état mené par Moussa Traoré, soutenu par la France. Son règne sanglant représente la Françafrique dans toute sa laideur ! Avec FMI et banque mondiale pour endetter le pays afin qu’il soit tenu de privatiser ses richesses pour qu’elles soient vendues à bas prix aux multinationales. Mais Moussa Traoré ne se contente pas d’appauvrir et d’affamer son peuple, il mène aussi une forte répression contre la minorité Touareg du Mali. Les nomades touaregs (2% au Mali) sont également présents au Niger, au Burkina-Faso, en Mauritanie, en Libye et en Algérie. Ils revendiquent le Nord Mali, l’Azawad, comme territoire indépendant. Les principales organisations armées touarègues sont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Ansar Dine et un tout récent groupe issu de la scission de ce dernier, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), dont le leader se revendique « malien et contre toute forme de terrorisme ». Peu de temps après le déclenchement de la deuxième rébellion touarègue de 1990, le dictateur Moussa Traoré se fait renverser par un autre militaire, Amadou Toumani Touré, dit ATT. Il met fin à la dictature ainsi qu’à la guerre contre la rébellion touarègue en signant les accords de Tamanrasset de 1992, qui prévoient la démilitarisation du nord, une décentralisation de l’État et des investissements pour aider au développement de la région. Mais cette jeune démocratie malienne, menée après par Alpha Oumar Konaré, reste empêtrée dans le remboursement d’une dette de près de 3 milliards d’euros, équivalente au PIB annuel du pays. Près de 60 % des recettes fiscales du Mali servent à payer le service de la dette (l’emprunt et les taux d’intérêt) au FMI, empêchant le paiement des salaires, aggravant les inégalités territoriales et la pauvreté. Il faut attendre 2005, pour que le G8 décide d’annuler la moitié de la dette du Mali. Mais n’était-ce pas trop tard ? Le Mali avait perdu sa souveraineté alimentaire, important les trois quarts des céréales qu’il consomme. Cela provoqua un exode vers les villes et vers d’autres pays étrangers. Puis aux indépendantistes touaregs « laïcs », s’ajoutent des groupes « salafistes » et « djihadistes ». Le plus connu se fait appeler Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Essentiellement composé d’Algériens et de Mauritaniens, AQMI est né sur ce qui reste du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Un mouvement initialement algérien, né pendant la guerre civile, encore plus radical que le Groupe islamique armé (GIA), et dont les liens avec les services secrets de ce pays ont toujours été troubles. AQMI et ses satellites se déplacent avec de l’essence qui ne peut venir que d’Algérie. Les mêmes routes voient transiter armes et matériel. Dont des missiles issus des arsenaux libyens après la chute du régime de Kadhafi en 2011.

      D’autre part, le régime des généraux algériens considère le Sahel comme l’un de ses prés carrés stratégiques. Il n’a jamais stoppé son influence, directe ou indirecte, sur les 1 400 kilomètres de frontière que l’Algérie partage avec le Mali. Certains analystes comparent le double jeu des services secrets algériens dans le Sahel à l’attitude des services secrets pakistanais, vis-à-vis des talibans afghans. Mais l’’Algérie n’est pas seule au Sahel. Elle est confrontée à l’influence de la Libye de Kadhafi. Pendant des années, le défunt colonel a poussé ses pions dans la région. Recevant par vagues successives une partie des combattants touaregs qu’il a soit intégrés à des unités spéciales libyennes, soit structurés autour de groupes touaregs spécifiques. En 1981, Kadhafi est à l’origine du mouvement fantoche « Front populaire pour la libération du Sahara ». « Pour manipuler les Touaregs, dont le MNLA, il suffisait à Kadhafi d’héberger dans ses hôtels quelques leaders touaregs pendant quelques jours, de boire un thé et du lait et puis de leur remettre des enveloppes pleines de dollars », La Libye de Kadhafi a signé des accords avec l’Union européenne en vue de contenir les dizaines de milliers de migrants africains qui transitaient par la Libye pour tenter d’accéder aux côtes européennes. Avec l’aide de Frontex, l’agence quasi-militaire européenne de gestion des migrants, Kadhafi a non seulement créé des camps de rétention, mais il a généralisé les expulsions des migrants africains vers le désert. Du pain béni pour les filières de trafic humain, majoritairement contrôlées par les groupes armés et djihadistes sévissant dans le Sahel. Ce trafic demeure une source majeure de leur financement. Ces groupes ont ainsi pu continuer de s’armer au su et au vu des services de sécurité français présents en Libye.

      Mais Kadhafi et son régime, ne se sont pas contentés de distribuer des dollars à quelques chefs touaregs. Ils ont également investi dans de nombreux projets au Mali. Investissements qui ont créé de profonds déséquilibres au sein de l’économie malienne : du fait de la dépendance qu’ils instituent, et des dégâts sociaux et environnementaux qu’ils causent. En 2008, Kadhafi utilise un fonds d’investissement libyen « dédié » à l’Afrique pour créer la société Malibya Agriculture. Celle-ci achète secrètement plus de 40 000 hectares le long du fleuve Niger, dans la région de Ségou, entre Bamako et Mopti. Objectif : y cultiver du riz et des agrocarburants. Avec l’aide de contractants chinois, des canaux d’irrigation de dizaines de kilomètres sont construits, mettant en danger la biodiversité et la survie des paysans locaux, à la fois privés de leurs terres et de leur eau. En plus de ces investissements lourds, Kadhafi multiplie les financements à petite échelle : écoles, dispensaires ou routes dans l’ensemble du Mali. Lorsque Kadhafi et son régime disparaissent, ce sont d’un côté de très nombreuses armes et des centaines d’hommes aguerris qui s’exilent dans le Sahel ; et de l’autre, des flux de plusieurs centaines de milliers d’euros qui se tarissent. Pour un pays dont plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, c’est une importante manne qui s’envole. Après avoir appuyé militairement le renversement du régime libyen, les puissances de l’Otan auraient dû prévoir ce vide causé par la chute du colonel et le combler. Une partie des mouvements opérant au Sahel compensent cette perte de ressources en accroissant leur implication dans les trafics. Aux filières clandestines de migration, se substitue le kidnapping. Toujours en 2008, près de cinq millions d’euros sont versés à AQMI en échange de la libération de deux touristes autrichiens. La même année, deux diplomates canadiens sont kidnappés et libérés dans les mêmes conditions. Un chantage que n’accepteront plus la France, après avoir négocié la libération de Pierre Camatte en 2010, encore moins l’Algérie comme on l’a vu lors de la prise d’otage du site gazier d’In Amenas. « Les procédures algériennes et françaises s’unifient de plus en plus dans le refus de sauver les otages et d’accepter de les sacrifier en refusant le chantage des djihadistes »

      Au kidnapping s’ajoute un important trafic de drogue, d’une envergure phénoménale. En 2008, les forces maliennes ont réussi à saisir 750 kilos de cocaïne, dont la revente équivaut à plus d’un tiers du budget de l’armée malienne ! En novembre 2009 c’est carrément un Boeing 727 plein de cocaïne qui se crashe en tentant de re-décoller du désert malien. Avec un équipage composé de nigérians, l’avion, enregistré en Guinée-Bissau, a effectué de fréquents vols entre l’Afrique de l’Ouest, le Mexique, la Colombie et le Venezuela. Les narcotrafiquants latino-américains ont fait de l’Afrique de l’Ouest la plaque tournante du trafic de stupéfiants vers l’Europe. Selon certains experts, près de 60 % de la cocaïne consommée en Europe occidentale – d’une valeur marchande de près de 18 milliards de dollars – transiterait par l’Afrique de l’Ouest. Une dernière source de financement des acteurs de la région, est l’argent qui vient du Golfe persique. Des intérêts saoudiens et qataris soutiennent financièrement des djihadistes salafistes du Sahel. N’est-il pas curieux de voir que l’Arabie Saoudite et le Qatar soient présentés par les États-Unis et la France comme des alliés stratégiques, notamment dans la lutte contre le régime tyrannique syrien, ainsi que dans le maintien du système financier international, alimenté par les milliards des fonds souverains des puissances pétrolières, alors que des membres de ces deux pays financent sans scrupules des groupes « salafistes djihadistes surarmés » ? Des groupes qui déstabilisent, notamment, le Mali, le Niger, le Nigeria, voire la Tunisie. Leur objectif, de l’Indonésie au Nigeria, une vision wahhabite de l’Islam. Elle s’oppose ainsi à la vision de l’Islam majoritairement syncrétique des Maliens. Les fortunes saoudiennes et qataries qui financent ces groupes salafistes ont aussi été profondément perturbées par les révolutions arabes. Elles ont eu des effets jusque dans le golfe persique. Où, comme à Bahreïn, les soulèvements ont été réprimés dans le sang et une quasi-indifférence médiatique. Ils sont résolus à tout mettre en œuvre pour empêcher qu’émerge un modèle démocratique et musulman qui marquerait la fin des régimes dictatoriaux et monarchiques. Avec, de fait, l’aval implicite des États-Unis et de la France.

      Au Mali, ni le président Konaré, ni le président Touré n’ont lutté contre la corruption généralisée du pays. Pire, il semble qu’ils aient entretenu la corruption au sein de l’armée comme de l’Etat. En 2011, dans le rapport de l’ONG Transparency International sur l’état de la corruption dans le monde, le Mali se retrouve à la 118ème place, sur 184 pays analysés, pour l’indice de perception de la corruption. C’est d’abord face à cette corruption généralisée que le capitaine Bakary Sanogo a justifié le putsch du 22 mars 2012 qui a renversé le président malien, sous l’œil plutôt compatissant de la société civile et des partis politiques maliens, et alors que les soldats maliens étaient mis en déroute au nord du pays.

      Pourtant, France et États-Unis ont sensiblement investi dans l’armée malienne. Elle bénéficie de programmes spécifiques pour se moderniser. Depuis 1998, la France, suivi par l’Union européenne, a mis en œuvre l’initiative Recamp (« Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix ») en Afrique en général et au Mali en particulier. Recamp était censé « soutenir des actions de formation de cadres et d’unités en vue d’opérations de maintien de la paix, organiser des exercices au profit de ces unités africaines formées et entraînées, et enfin fournir équipements et matériels aux forces africaines qui seraient réellement engagées pour une opération de maintien de la paix sur le continent africain », explique le général de division Michel Klein, de la Fondation pour la recherche stratégique. En dépit des millions d’euros, et alors que Recamp a longtemps été vanté comme un modèle de stabilisation, les capacités de l’armée malienne ne se sont pas renforcées. es États-Unis ne sont pas en reste. Le 11 septembre 2001 et l’émergence de la Chine accélèrent l’implication états-unienne en Afrique de l’Ouest. L’administration Bush lance l’initiative pan-sahélienne (Pan Sahel Initiative), qui devient en 2005 la « Trans-Sahel Counterterrorism Initiative ». lle intègre les Etats sahéliens plus le Nigeria et le Ghana, pour une dépense globale de plus de 500 millions de dollars. La majeure partie de cette aide est constituée d’ouverture de crédits en vue d’acheter du matériel militaire américain. Les opérations états-uniennes en Afrique, des drones décollant de Djibouti aux avions cargos atterrissant en Mauritanie, sont coordonnées depuis l’African Command, créé en 2007 et situé en Allemagne. Mais à l’ instar de l’exemple français, le modèle américain de sécurité pour le Mali est un échec. Pire, il est peut-être à l’origine de l’accélération du conflit. Car, dans la poursuite de la « War On Terror » (Guerre au terrorisme) de Bush, Washington concentre son attention sur les aspects militaires, ignorant la réalité politique et même sociale des pays concernés, dont les questions de la corruption et de la pauvreté. Anecdote révélatrice : les forces spéciales US ont formé des combattants qui se sont retrouvés dans les deux camps. A Bamako, le putschiste Sanogo est un pur produit de l’armée états-unienne : il a été formé au Defense Language Institute entre 2005 et 2007, avant de suivre une formation en renseignement militaire (US Army Intelligence Program) en 2008, et une formation plus conventionnelle d’officier courant 2010. Plusieurs combattants ayant bénéficié de l’entraînement des forces spéciales ont quitté l’armée malienne pour rejoindre les groupes armés du nord et leur offrir leur savoir-faire…

      Bref, le Mali est un des terrains de prédilection d’un nouveau « grand jeu » en matière de lutte d’influences. La France depuis l’époque coloniale, l’Algérie, la Libye du temps de Kadhafi, les États-Unis et la Chine s’intéressent aux richesses maliennes ou à celles auxquelles le contrôle de son territoire donne accès : en particulier les gisements présumés d’uranium et de diamants situés dans les sous-sols de Kidal au Nord, les terres arables du Sud, les importantes ressources en fer mauritaniennes, ou l’uranium nigérien, exploité par Areva et désormais protégé par les forces spéciales françaises. Et plus loin le pétrole nigérian et tchadien ou le gaz algérien. Si la France n’était pas intervenue, que ce serait-il passé ? Nombre de Maliens reconnaissent que les rebelles djihadistes auraient marché sur Bamako et se seraient emparés du pouvoir. Mais la France intervient pour éteindre un feu qu’elle a en partie contribué à allumer et alimenter. Maintenant qu’une partie du Nord est sous contrôle malien et français, que va-t-il se passer ? « Cette opération devrait être accompagnée d’une proposition de mutation dans l’aide proposée au Mali. Le discours purement militaire ne saurait suffire. Si Hollande veut réellement rompre avec la Françafrique, il va devoir démontrer qu’il va, au-delà du discours de lutte contre le terrorisme, se donner les moyens pour lutter contre les narcotrafics et le financement international des djihadistes.

  20. Engel dit :

    Amusant cette histoire d’Apple !

    Le smartphone d’Apple délivre un message grâce à l’application Siri. Quand vous lui demandez que va-t-il se passer le dimanche 27 juillet 2014 ? Il répond « Ouverture des portes de l’enfer ». Et à la question que va-t-il se passer le mercredi 3 septembre 2014 ? Il répond « Fermeture des portes de l’enfer ».

    27 juillet 2014 = 29 Ramadan 1435 (yawm al-‘ahad)
    3 septembre 2014 = 8 Dhu l-Qada 1435 (yawm al-'arba’)
    http://www.vercalendario.info/fr/calendriers/calendrier-islamique/comparer-1435.html

    Cela a-t-il un rapport avec Rimouski, une ville du Québec ? Un de ses attraits touristiques s’appelle « Les portes de l.enfer ». Cette attraction ne s’ouvre que pendant l’été et ferme ses portes à la rentrée scolaire donc autour du 3 septembre.

    Vers le 27 juillet, on devrait avoir la fin du ramadan. Donc les portes de l’enfer se rouvrent. Mais que penser du 3 septembre ? Y aurait-il un rapport avec le règne du Dajjal pendant 40 jours ? Non puisqu’il n’y a que 38 jours entre ces deux dates.

    (Selon un hadith « A l’arrivée du Ramadan, les portes du paradis sont ouvertes, celles de l’enfer fermées et les démons enchaînés. »)

    Donc le ramadan commence le 30 juin 2014 et le 27éme jour, soit la nuit du destin, on tombe sur le 27 juillet….Lors de cette nuit les démons sont relachés et les portes de l’enfer réouvertes…comme chaque année. Pourquoi donc y a t il cette fermeture des portes de l’enfer le 3 septembre ?

    On retrouve la même chose en 2013 !
    7 aout 2013 : dernière ouverture des portes de l’enfer
    8 aout 2013 : fin du ramadan
    3 septembre 2013 : dernière fermeture des portes de l’enfer

    Y aurait-il des connexions entre Lucifer, Allah et le croissant de lune ?
    http://prophetie-biblique.com/fr/lucifer-hilal-croissant-lune.html

  21. Luc dit :

    Les dessous de l’Afrique :

    Dominique Nouvian (Ouattara), d’origine sépharade, nait le 16 décembre 1953 à Constantine (Algérie), elle est de nationalité française et épouse, en 1973, un professeur au lycée technique d’Abidjan, très âgé, le Pr Folleroux.

    Il est l’ami du ministre de l’enseignement professionnel et technique, Bamba Vamoussa (il a été ensuite ministre de l’éducation nationale de 1990 à 1993), avec lequel elle commence une relation forte, elle est son 2e bureau. Elle rentre alors en contact avec le gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Fadiga, dont elle est également le 2e bureau. Elle se partage simultanément entre les trois lits. Son ascension dans les circuits de pouvoir en est facilité et, dès 1979, elle crée AICI (société immobilière), structure qui gère le patrimoine présidentiel ivoirien, qu’elle détourne à son profit au fil des ans.

    Par Fadiga, elle connaît ADO (Alassane Dramane Ouattara), dont elle devient la maîtresse. Il est à cette époque vice-gouverneur de la BCEAO à Dakar, pour le compte de la Haute Volta (Burkina Faso), poste qu’il occupe de janvier 1983 à octobre 1984. De novembre 1984 à octobre 1988 il est directeur Afrique du FMI à Washington. Après la mort de Fadiga (le 11 octobre 1988), il rentre en Côte d’Ivoire où, sur la pression insistante de Dominique, il est nommé gouverneur de l’institution bancaire pour la Côte d’Ivoire (octobre 1988 à décembre 1993).

    Pendant ce temps, notre Dominique nationale part à la conquête de l’Europe en créant une agence AICI à Paris, dans le 16ème arrondissement. Cette agence, située avenue Victor Hugo, devient rapidement la vitrine de ce qui est devenu le Groupe AICI en Europe. La même année, elle est élue présidente d’honneur de la Chambre Syndicale des Agents Immobiliers de Côte d’Ivoire (CSDAIM). Suivent, en 1991, la création d’une agence à Cannes, et en 1993, un cabinet de gestion de Syndic de copropriétés à Paris qui gère plus de 200 immeubles parisiens.

    Entretemps, le président Houphouët-Boigny, tombe sous l’influence de Dominique Ouattara (ses adversaires, déjà nombreux la surnomment « la putain dangereuse »). Il nomme ADO président du Comité interministériel de relance de l’économie ivoirienne (avril à novembre 1990). C’est alors, en octobre 1990, qu’elle épouse ADO, le président Houphouët-Boigny en aurait pleuré de chagrin. Ensuite la « femme fatale » pousse le président Houphouët-Boigny, qui ne dispose déjà plus de toutes ses facultés, à nommer ADO premier ministre, fonction qu’il occupe du 7 novembre 1990 au 9 décembre 1993 . Elle obtient, du président Houphouët-Boigny, à l’arrivée d’ADO à la Primature, qu’il soit chargé de lancer le processus de privatisation des structures étatiques de l’économie ivoirienne.

    ADO et son épouse lancent alors une gigantesque opération de prédation du patrimoine de la Côte d’Ivoire. Après la mort du président Houphouët-Boigny, ADO devient directeur général adjoint du FMI (1er juillet 1994 au 31 juillet 1999). Il en profite pour fonder à Washington,, le 10 Juin 1999, l’Institut International pour l’Afrique (IIA) à Washington. Puis, le 1er août 1999, le RDR (Rassemblement Des Républicains), dont il prend la présidence.

    Dominique profite des fonctions internationales de son époux pour faire prospérer ses affaires. En 2001, une nouvelle agence AICI voit le jour au Gabon, à Libreville. En février 2006, AICI International s’installe à Ouagadougou, au Burkina Faso,

    Parallèlement à la poursuite de ses activités dans le domaine immobilier, Dominique Ouattara devient, en 1996, la patronne d’EJD Inc., société qui gère l’Institut Jacques Dessange basé à Washington. Celui-ci est aujourd’hui un des endroits les plus fréquentés de la capitale américaine. Dominique Ouattara acquiert, en 1998, les franchises Jacques Dessange aux Etats-Unis. Elle devient alors la présidente de la compagnie French Beauty Services à Washington, regroupant toutes les franchises Jacques Dessange du pays : salons de coiffure, instituts de beauté, école de coiffure, distribution des produits Jacques Dessange. Le Groupe se développe et représente aujourd’hui un des actifs les plus prometteurs du groupe Jacques Dessange.

    Le cumul des activités très rémunératrice d’ADO et l’empilement de « pompes à fric » de Dominique supposent des moyens de réintégration « légale » sur des comptes en banques des fortunes ainsi dégagées. Il faut donc couvrir cela sous une apparence inattaquable. C’est donc l’humanitaire qui devient la priorité. Tout d’abord, à partir 1980, elle effectue des missions « humanitaires » en Côte d`Ivoire. Les flux financiers prenant de l’ampleur, elle décide, en 1998, de créer la fondation Children of Africa. Quoi de plus imparable ? Qui croirait que les enfants d’Afrique sont la couverture d’un gigantesque système de prédation et de transferts de fonds. Cosa Nostra en a rêvé, Domnique Ouattara l’a fait !

    http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/1476-dominique-oauttara-femme-fatale-.html

  22. Atlas dit :

    Comprendre la situation au Mali, en Centrafrique et au Nigeria avec Bernard Lugan :
    http://nemesistv.info/video/RKS381DW717R/bernard-lugan-sur-l-actualite-africaine-juin-2014

    Il y a le Mali qui a connu le soulèvement des Touaregs coiffé par les islamistes. Au Nigeria, il existe le conflit traditionnel entre le nord islamisé et le sud christianisé. Le problème vient du groupe Boco Haram islamiste qui essaye de redonner le pouvoir à ceux du nord tout en débordant au Niger, au Cameroun et au Tchad.

    • Patrick dit :


      L’opération Sangaris en Centrafrique s’est achevée le 31 octobre, dans l’indifférence générale qui l’a accompagnée pendant ses trois ans d’existence. Un déficit de notoriété qui tranche avec les dommages dévastateurs générés dans les rangs par cette Opex (opération extérieure). « Au retour, la moitié de ma section a quitté l’armée », confie un gradé lorrain sous couvert d’anonymat. « Les syndromes post-traumatiques sont plus profonds et importants qu’en Afghanistan », reconnaît le colonel Leurs, qui a vécu les deux théâtres.

      De juin à octobre 2014, en plein pic génocidaire, le colonel Leurs a dirigé à Bangui la capitale, un groupement tactique interarmes. La mission la plus complète qu’il ait jamais connue sur le plan stratégique : « Il y avait tous les jours des défis logistiques à relever et des choix à opérer, compte tenu du peu de forces dont nous disposions vis-à-vis des besoins. Mais je n’ai eu que des héros. Jamais personne n’a reculé. » Les chiffres qu’il égrène sonnent pourtant comme autant de rafales de balles : « En quatre mois, on a eu 34 engagements armés, 20 opérations de fouilles durant 9 à 10 heures chacune, sous tension extrême, quatre blessés et 27 évacués, dont certains pour des syndromes post-traumatiques. C’était éprouvant… Chaleur humide, matériel de 40 kilos à porter quotidiennement, conditions ultrarustiques en début de mandat, les organismes ont morflé : « Même si l’on est entraîné pour ça, on est allé au-delà de nos limites. Notre seule journée de repos a coïncidé avec notre engagement le plus dur ! »

      Mais c’est surtout le psychisme, dans cette mission de maintien de la paix sans ennemi identifié, qui a été mis à rude épreuve : « Passer quatre mois non-stop en zone urbaine, au cœur de la population, est inédit. » « Le soldat est en permanence sous l’emprise de cette pression. Ne jamais disproportionner la réponse requiert un effort de chaque seconde pour éviter toute catastrophe stratégique. » Et ce alors que les tensions entre seleka musulmans et anti-balaka chrétiens donnent lieu à des exactions d’une rare sauvagerie, pouvant aller jusqu’au cannibalisme : « On a eu affaire à l’horreur tous les jours et ça, on ne s’y habitue jamais. »

      Un cumul de difficultés difficile à absorber pour les troupes. S’y ajoute le manque de reconnaissance : « Les soldats ont mis quotidiennement leur vie en jeu là-bas. Quand ils rentrent, personne ne sait ce qu’ils y ont fait, même pas la nation. Et les médias n’évoquent ce théâtre que pour parler d’abus sexuels encore en cours d’instruction. » Le décalage interpelle le colonel Leurs, fier du bilan français : « Quand on est arrivé, c’était la loi du plus fort et le chaos. On laisse à l’Onu un pays en voie de normalisation. »

  23. Lino dit :

    Les mondialistes semblent manier les religions comme des outils pour semer le chaos ! Au Bénin, on a été jusqu’à créer un pape !
    http://dieu-esprit-saint-au-benin.blogspot.ca/2012/12/nomination-du-pape-christophe-xviii.html

    • Tom dit :

      Mais que se passe-t-il au Cameroun ?

      Le 2 juin 2017 on retrouvait le corps de l’évêque de Bafia, Monseigneur Jean Marie Benoit Mballa, porté disparu dans la matinée du 31 mai 17, sa voiture laissée sur le pont de l’Enfance avec à l’intérieur un message : « Je suis dans l’eau ». Les sept médecins légistes chargés de l’autopsie ont relevé qu’un bras et une jambe de l’évêque ont été cassés, et ses organes génitaux mutilés comme durant un acte de torture. Parmi les autres indices qui viennent appuyer la thèse de l’assassinat, il est révélé que le corps de l’évêque aurait été sorti de l’eau, avec des sandales portées à l’envers, et que ses poumons ne contenaient « aucune goutte d’eau. Depuis une trentaine d’années, plusieurs prélats, des prêtres et des consacrés ont été assassinés dans des circonstances encore imprécises. Les évêques du Cameroun évoquent notamment le souvenir de Mgr Yves Plumey, archevêque émérite de Garoua, assassiné à Ngaoundéré en 1991, du père Joseph Mbassi, directeur du célèbre quotidien catholique « L’Effort camerounais », connu pour ses enquêtes sur les trafiquants d’armes, assassiné et mutilé à Yaoundé en 1988, du père Antony Fontegh, assassiné à Kumbo en 1990, en 1992 de deux religieuses françaises, Germaine Marie Husband et Marie Léone Bordy, après avoir été violées., ou encore du père Engelbert Mveng, l’un des plus grands intellectuels camerounais et premier jésuite camerounais, trouvé étranglé dans son lit, le 21 avril 1995 à Yaoundé. Le clergé du Cameroun ne serait-il pas persécuté par des forces obscures et diaboliques ?
      https://fr.aleteia.org/2017/06/07/cameroun-mgr-benoit-balla-eveque-de-bafia-a-t-il-ete-assassine/

  24. Andrée dit :

    Grâce au regard franco-malien des réalisateurs Ladj Ly, Said Belktibia et Benkoro Sangaré, nous allons pénétrer au cœur du Nord-Mali pendant 365 jours, pour un témoignage inédit et authentique. 365 jours dans une région en pleine ébullition où Aqmi, milices et Touaregs se préparent à la guerre :

  25. robert dit :

    Étonnant de voir qu’en France la censure vient de toucher une nouvelle fois Bernard Lugan, qui a le tort de dire la vérité sur l’Afrique, ce qui ne plaît pas à tout le monde. Invité par Michel Field sur LCI et par TV5 Monde pour présenter son nouveau livre « Osons dire la vérité à l’Afrique », il a été déprogrammé par les deux chaînes : « L’actualité ne peut être invoquée car, à la fois le message laissé sur mon portable par LCI et le mail envoyé par TV5 Monde, précisent que ces deux entretiens ne sont pas reportés mais purement et simplement annulés. Il s’agit donc clairement d’une nouvelle censure. »
    http://www.bernardlugan.blogspot.fr/

  26. Anne dit :

    En 2013, le député (LR) de l’Aube Nicolas Dhuicq, spécialiste des questions de défense, avait posé une question écrite au gouvernement concernant le coût de l’opération Serval au Mali. Le ministère de la Défense mit 20 mois à répondre au député, après six renouvellements de ce dernier : 650 millions d’euros en 2013 !
    http://www.contribuables.org/2015/10/cout-de-lintervention-militaire-au-mali-650-millions-deuros-en-2013/
    Mais cela continue puisque des centaines de soldats français sont toujours stationnés au Mali.

  27. Engel dit :

    En ce 20 novembre 2015, au moins 170 otages sont retenus par des assaillants à l’hôtel Radisson de Bamako, au Mali. Il y aurait de nombreux européens dont des militaires français de l’opération Barkhane. Il y a quelques jours, le chef du groupe jihadiste Ansar Dine (lié à AQMI), avait appelé à attaquer la France.
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/20/97001-20151120FILWWW00077-fusillade-au-radisson-de-bamako-170-otages-retenus-par-deux-assaillants.php
    Certains otages ont été libérés par leurs ravisseurs, particulièrement ceux capables de réciter des versets du Coran.

    Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à 5 personnes, dont un Français et un Belge. Il s’agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali.

    • Florian dit :

      Le site Afrique News Info, citant un homme politique camerounais, Banda Kani d’Africa Media, révèle que l’armée camerounaise a intercepté un hélicoptère français au Nord Cameroun, déposant des armes, des munitions et des dollars destinés à Boko Haram, groupe terroriste nigérian, affilié à Daech et opérant au Nigeria et au Cameroun essentiellement, mais aussi dans d’autres pays africains comme le Niger, le Tchad et même le Mali.

      Banda Kani a également signalé le cas de «deux terroristes français qui ont été arrêtés avec des explosifs», ainsi qu’un container d’armes intercepté au port de Douala avec les armes de guerre. Il dénonce la complicité d’officiels camerounais dans cette affaire. Aucune indication précise n’a été fournie sur ces deux Français, mais le site Afrique News Info a publié, à l’appui, deux photos montrant leur arrestation. L’exemple de la Syrie a démontré que le mercenariat européen s’oriente de plus en plus vers les mouvements terroristes affiliés à Al-Qaïda et Daech sur fond de couverture politique accordée aux groupes terroristes par les pays d’où sont originaires ces mercenaires !
      http://www.algeriepatriotique.com/article/selon-un-media-camerounais-des-francais-livrent-des-armes-au-groupe-terroriste-boko-haram

      Lors de la capture d’un des émirs de Boko Haram, on s’est aperçu qu’il ne connaissait même pas le Coran.

  28. Tonio dit :

    Analyse de Bernard Lugan sur les derniers événements dans la région :

    « Au moment où, paniqués par la progression de Daesh en Libye, certains en sont quasiment arrivés à croire qu’il était possible de soutenir une partie des jihadistes contre les autres, le massacre commis à Ouagadougou venant après celui de l’hôtel Radisson de Bamako le 20 novembre 2015, rappelle que nous sommes en présence d’un même phénomène. Comme en Syrie, où le président Poutine ne cesse de dire qu’il n’y a pas plus de jihadistes « modérés » qu’au Sahel.

    Au-delà de la description événementielle et journalistique, l’analyse du massacre qui vient de se produire à Ouagadougou peut se faire autour de quatre points :

    1/ Aqmi et Daesh sont actuellement engagés dans une surenchère. Cette dernière explique en partie, mais en partie seulement, la multiplication des actions terroristes dans la région, notamment au Burkina Faso où, depuis plusieurs mois, des unités de la gendarmerie sont régulièrement la cible d’attaques.

    2/ Comme il n’existe pas de cloisonnement hermétique entre les jihadistes qui peuvent prendre des étiquettes différentes au gré des circonstances, l’erreur serait de tenter une classification « géométrique », à l’européenne, avec des étiquettes collées sur des individus ou sur des mouvements. Nous sommes en effet face à une nébuleuse à la fois poreuse et en perpétuelle recomposition, mais d’abord dynamique.

    3/ Le Burkina Faso est devenu une cible idéale car le pays est frontalier du Mali, de la Côte d’ivoire, du Ghana, du Togo, du Benin et du Niger. Quelques centaines de kilomètres le séparent du nord du Nigeria où opère Boko Haram. Or, le Burkina Faso qui était le pivot de la stabilité régionale avec Blaise Compaoré, a lui aussi été déstabilisé au nom de la démocratie. Une fois de plus…En renversant son président, le pays est donc entré dans une zone de turbulences dont cherchent à profiter les islamistes. Comme toujours en pareil cas.

    4/ Le plus important est cependant l’émergence d’un phénomène nouveau. Ce dernier n’a pas été vu par les « spécialistes » auto-proclamés, mais ils vont naturellement le reprendre à leur compte après avoir lu les lignes qui suivent :

    Depuis plusieurs mois, j’écris dans l’Afrique Réelle que se produit un glissement du jihadisme depuis la zone saharo-sahélienne au nord, vers la zone sahélo-guinéenne au sud. La raison en est simple : et de plus en plus difficiles aux trafiquants. Gênés dans leurs activités par la présence française, ces derniers ont donc commencé à se détacher des jihadistes.

    Un phénomène important s’est produit il y a quelques semaines quand les chefs des tribus et ceux de leurs membres qui contrôlent les trafics transsahariens se sont réunis afin d’en revenir au partage des axes de circulation traditionnels afin de ne plus devoir dépendre des options choisies par les jihadistes. Ce phénomène a concerné à la fois Maures, « Arabes » et Touareg. Un accord tribalo-commercial a même été conclu au terme duquel les marchandises que les uns et les autres s’étaient mutuellement volées, seraient rendues ou indemnisées.

    Risquant de perdre leurs relais, les jihadistes ont certes menacé, mais ils ont compris que la région n’était plus totalement sûre pour eux. Comme il leur fallait trouver une autre zone d’action, voilà pourquoi ils opèrent désormais de plus en plus vers le sud où ils bénéficient de solidarités dans la toile wahhabite patiemment tissée depuis plusieurs décennies par les monarchies pétrolières arabes. Cela ne veut évidemment pas dire que le jihadisme nordiste est moribond, bien au contraire, car il va chercher à reconquérir ses positions. Néanmoins, les lignes bougent et il est essentiel de bien le voir afin de ne pas demeurer cramponné à des analyses obsolètes. »

    • Engel dit :

      Décryptage du journaliste Passim Nasr au sujet de l’attentat qui a coûté la vie à trois Français : Ouagadougou était le lieu de rassemblement des services spéciaux français et américains pour leurs actions dans les pays avoisinants. Dorénavant, cette ville ne sera plus sûre pour eux.

  29. Tom dit :

    La propension à manipuler, c’est-à-dire à tromper leurs téléspectateurs semble inscrite dans l’ADN des grands médias qui arrosent la planète.

    Petit exemple avec France3, le mercredi 13 janvier 2016. On y annonçait « preuves d’exactions au Burundi ». Brimades, tortures, cris, larmes, sang et mort sont au menu ! Le journaliste de France3 commente la vidéo en ces termes : « L’horreur absolue. Trois jeunes opposants [au président Pierre Nkurunziza] assassinés, égorgés et émasculés par des bourreaux enthousiastes ». Le journaliste, lui aussi très enthousiaste dans son commentaire, précise que cette vidéo a été filmée à Karuzi « sur un terrain appartenant au parti du Président burundais ».

    Ici, plusieurs questions se posent : dans un pays certes en proie à l’insécurité, mais où il n’existe pas un cantonnement des citoyens selon leur appartenance politique, comment savoir que ce « terrain » présenté comme théâtre d’exactions appartient « au parti du Président burundais » ? S’agit-il d’un lopin de terre acheté par le CNDD-FDD pour pratiquer la torture et assassiner tous ceux qui s’opposent au pouvoir de Pierre Nkurunziza, Président contesté depuis sa réélection l’an dernier ? Mystère ! Toujours est-il que, face à l’extrême violence de la vidéo, on peut imaginer les larmes dégouliner des yeux de plusieurs téléspectateurs qui ne s’empêchent de crier : « Pierre Nkurunziza est un criminel », ou encore « avec ces exactions atroces commises par ses hommes, Nkurunziza doit être poursuivi pour crime contre l’humanité »…

    La vidéo, est mensongèrement présentée comme « une preuve d’exactions » commises par les autorités burundaises :
    http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/burundi/le-burundi-en-proie-a-des-violences-extremes_1268499.html

    Seulement, le « reportage » de France 3 n’en est pas un. Les images qui sont servies aux téléspectateurs ne viennent pas du Burundi. Il s’agit d’une grossière manipulation de masses. Un reportage fictif. Car la langue usitée dans la vidéo diffusée par France3 est le Haoussa. Cette langue est parlée en Afrique de l’Ouest et non au Burundi où on parle plutôt le Kirundi. Il est donc évident que ni Luc Lagun-Bouchet, le journaliste de France 3 qui a porté ce sujet à l’antenne ni ses supérieurs hiérarchiques et collègues ne connaissent le Burundi. Sur Internet et particulièrement sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre après cette bourde de France3. Une petite recherche sur le Net permet de constater que le « reportage » diffusé par France3 était extrait d’une vidéo disponible sur le réseau social You Tube. Le journaliste de France 3 avait indiqué dans son commentaire, le 14 janvier, que la vidéo avait été filmée « 48 heures auparavant ». Soit le 11 janvier. Or la vidéo de You Tube dans laquelle France 3 a extrait les séquences diffusées le 14 janvier a été postée le…22 décembre 2015.

    http://www.investigaction.net/France3-en-flagrant-delit-de.html?lang=fr

  30. Lino dit :

    L’avis de Kemi Seba sur Gbagbo, Ouattara, Kadhafi :

    Et sur la CPI : chasse des présidents insoumis ou cour pénale internationale ?

  31. Eloïse dit :

    Le jihadisme africain par Bernard Lugan

    « Le jihadisme contemporain est l’héritier politique, doctrinal et spirituel, à la fois des Frères musulmans et du wahhabisme. Les premiers sont au pouvoir en Turquie, le second l’est en Arabie saoudite et au Qatar.

    Depuis qu’ils ont été renversés par l’armée égyptienne, les Frères musulmans ne contrôlent plus en Afrique du Nord que la ville libyenne de Misrata d’où ils entretiennent le chaos avec l’appui de la Turquie. Quant aux wahhabites, ils sont à la manœuvre au sud du Sahara. Quatre mouvements jihadistes mènent des actions terroristes sur le continent africain. Il s’agit des Shabaab en Somalie, de Boko Haram dans le nord du Nigeria, de Daesh-Etat islamique (EI) dans une partie de la Libye et d’Al-Qaïda qui fédère plusieurs groupes opérant au Maghreb, au Sahara, au Sahel et jusqu’en Côte d’Ivoire.

    Les Shabaab somaliens et Boko Haram sont ancrés sur des revendications locales ou régionales. Leurs possibilités d’extension sont donc limitées. Il n’en est pas de même d’Al-Qaïda (Aqmi), et de Daesh qui ont montré de remarquables facultés d’adaptation à divers terrains. Daesh qui, il y a quelques mois a semblé menaçant en Libye, n’a guère progressé depuis. Sa puissance en Irak et en Syrie reposait sur une opposition chiites-sunnites qui n’existe pas en Libye où l’organisation se heurte aux profondes identités tribales.

    Pendant que Daesh occupait l’avant-scène, Al-Qaïda-Aqmi refaisait ses forces et redéfinissait sa stratégie en s’efforçant de ne pas trop s’en prendre directement aux membres de la Umma, tout en se greffant avec opportunisme sur des revendications locales. Si le mouvement a un objectif mondial, il tient en effet compte des aspirations des populations qu’il tente de rallier, qu’il s’agisse des Touareg ou de certaines fractions du monde peul.

    Sur le terrain, face à cette entreprise de subversion à grande échelle, la France est militairement seule. Le dispositif Barkhane ayant rendu les espaces nordistes du Mali et du Niger de plus en plus hostiles aux terroristes , ces derniers ont décidé d’opérer plus au sud, à l’abri de la toile wahhabite tissée par l’Arabie saoudite et par le Qatar. La tentation est donc grande chez certains décideurs civils français, de redéployer Barkhane vers le sud.

    L’erreur serait grande car, détourner nos forces en les faisant basculer sur des positions plus sudistes ferait le jeu des jihadistes qui attendent de nous voir relâcher notre étau sur les zones limitrophes de la Libye et de l’Algérie. De plus, cette bascule d’effort ne serait pas suffisamment significative pour interdire des actions terroristes ponctuelles par des groupes jihadistes au sein desquels les Peul semblent jouer un rôle croissant.

    Enfin, comment prétendre lutter contre le jihadisme menaçant les équilibres africains sans dénoncer son support idéologique qui est le wahhabisme, la religion d’Etat de l’Arabie saoudite et du Qatar ? Or, la France socialiste est de plus en plus liée à ces deux monarchies… »

    http://bernardlugan.blogspot.fr/2016/04/lafrique-reelle-n76-avril-2016.html

    • Luc dit :

      « Au Mali comme en RCA, les conflits opposent des populations que tout sépare. Au nom du mythe universaliste du « vivre ensemble », la seule solution proposée par la France est électorale. Or, l’ethno-mathématique confirmant à chaque fois la domination démographique, donc démocratique, des plus nombreux, les ressentiments des peuples minoritaires en sont aggravés. Voilà pourquoi nos interventions militaires successives, pourtant couronnées de succès, sont suivies d’autant d’échecs politiques. Un minimum de culture ethno-historique permet pourtant de bien poser le problème :

      • 1) Dans le Sahel, et notamment au Mali, toutes les populations nomades nordistes, qu’il s’agisse des Touareg, des Maures, des Arabes et des Peul, furent esclavagistes. Durant des siècles, elles puisèrent dans le « vivier humain » sudiste du Bilad al Sudan, le « pays des Noirs », notamment chez les Bambara, les Soninké et les Malinké. Ces derniers n’ont pas oublié leurs souffrances passées dont ils furent délivrés par la colonisation. L’indépendance leur fournit ensuite les moyens d’une vengeance historique. Devenus les maîtres d’un Etat rassemblant artificiellement nomades et sédentaires, razzieurs et razziés, esclavagistes et victimes, ils s’en prirent aux Touareg, lesquels, en réaction, se soulevèrent à maintes reprises. Sur ce terreau propice prospérèrent ensuite les trafiquants de toutes sortes, puis les islamistes.
      • 2) Avant la colonisation, l’actuelle RCA, le Bilad el Kouti ou Dar Kouti, littéralement la « terre des esclaves », fut ravagée par les esclavagistes musulmans venus du Soudan et du Tchad. Comme au Mali, les populations sudistes conservent la mémoire de ces chasses à l’homme dont elles furent, elles aussi, libérées par la colonisation française. Pour elles, l’offensive que la Seleka lança en 2013 était donc une moderne razzia renouant avec les raids musulmans d’avant la période coloniale.

      Aujourd’hui, dans les deux pays, la situation est sans issue. Elle l’est parce que, au lieu de réfléchir à des solutions fondées sur le réel, donc sur la prise en compte du déterminant ethnique, la France, aveuglée par son idéologie universaliste n’a, comme les médecins de Molière, qu’un seul remède à proposer, le « clystère » électoral dont, quasiment partout en Afrique, l’on a pu constater l’inutilité et même la nocivité. Une telle cécité, un tel aveuglement a une explication : les élites dirigeantes françaises sont formatées par l’africanisme devenu une discipline universitaire militante recrutant par endogamie doctrinale. Hier, il fut sous le contrôle de l’école marxiste qui bannissait le fait ethnique car il était jugé trop étranger à la conception matérialiste de l’histoire. Aujourd’hui, l’évidence ethnique est refusée car elle apporte un cruel démenti au diktat universaliste des adversaires de tout enracinement. Il est donc urgent que soient fondées des universités « hors contrat » libérées de la doxa et dans lesquelles l’approche des Afriques pourra enfin se faire à travers le seul réel. »

      http://bernardlugan.blogspot.fr/2016/11/sommaire-de-lafrique-reelle-n84.html

  32. Benoit dit :

    Ce qui est incroyable, l’état malien n’est qu’un actionnaire minoritaire des entreprises qui exploitent l’or du pays (70 tonnes par an). Troisième producteur mondiale d’or, après l’Afrique du Sud et le Ghana, le Mali n’en demeure pas moins l’un des pays les plus pauvres au monde. Pourquoi ?

    Selon le ministère malien des Mines, la valeur totale des exportations d’or a atteint, en 2014, 863 milliards CFA. Soit, plus de 70 % des recettes d’exportation totale du Mali. Mais elle n’a contribué au budget qu’à hauteur de 254,3 milliards CFA. Soit 25 % des recettes budgétaires et 8 % du PIB. La contribution totale des sociétés minières, au développement local, est insignifiante. En 2014, seulement 1 milliard CFA avait été affecté à l’ensemble des villages de Kayes, abritant ces mines.

    A l’origine de ce paradoxe, un plan diabolique, pensé et mis en œuvre par la Banque mondiale, au profit des multinationales. Surendetté, le Mali n’avait d’autre choix que de se soumettre au Programme d’Ajustement Structurel(PAS). Une ordonnance prescrite à notre pays par le « médecin de Bretton-Wood » : la Banque mondiale. C’était dans les années 80. Pour elle, les Etats africains sont inaptes à disposer d’une industrie minière ; c’est-à-dire, trop pauvres pour assumer des investissements liés aux capacités techniques des industries minières. Du coup, son diagnostic tombe comme un couperet : exiger de nos pays qu’ils se dotent d’un code minier attractif ; c’est-à-dire, profitable aux multinationales. C’est ainsi qu’en 1995, près de 35 pays africains reforment leur code minier. Au Mali, la réforme du code minier est intervenue dès 1991. Car la toute puissante Banque mondiale menaçait de fermer le « robinet à sous » à notre pays. Et ce qui devrait arriver, arriva.

    Au Mali, trois multinationales détiennent le monopole de l’or : Anglogold Ashanti, Rangold et Iamgold. En juillet 2000, Rangold cède 40 % de son permis d’exploitation à Anglogold. Ensemble, elles créent Morila Limited qui, avec l’Etat malien, actionnaire à hauteur de 20 %, donnera naissance à une société fantôme, dénommée « Morila- SA ». Mais si Morila- SA ne traite que le minerai extrait, son extraction est confiée à SOMADEX (une filiale du groupe français Bouygues).

    Nommé ministre des Mines, dans le gouvernement Tatam Ly, Dr Boubou Cissé, actuellement ministre de l’Economie et des Finances, avait promis un « inventaire complet de tous les contrats miniers ….S’il y a des contrats qu’il est nécessaire de revoir dans l’intérêt du Mali, nous entamerons des négociations avec les partenaires concernés ». Trois ans après, cette promesse est restée sans lendemain.

    Cela dit, la mine d’or de Morila arrive à épuisement. En quinze ans d’exploitation, elle a produit plus de 6 millions d’onces d’or. Mais elle n’a rapporté, à l’issue de ces 15 ans d’exploitation, que 2 pauvres milliards de dollars.

    http://maliactu.net/mali-la-mafia-fait-main-basse-sur-lor-du-mali/

  33. Chantal dit :

    Plus jeune premier ministre du Mali entre 2014 et 2015, Moussa Mara préside le mouvement Yelema (le changement) et vient de publier un ouvrage :”La jeunesse africaine, un grand défi à relever”. Pour lui, l’immigration des Africains est une perte pour l’Afrique. Profitant de son passage en France, celui qui sera candidat en 2018 à la présidence de la République du Mali interpelle la diaspora malienne installée en France en s’écriant :”Cessez de croire que vous trouverez mieux ailleurs qu’au Mali”.

  34. Antoine dit :

    Qui est l’ennemi de la France ? Qui a transformé la Libye en chaos ? Pour les intérêts de qui ? Le coupable ne représente absolument pas la droite, mais les neo-cons américains, ces anciens trotskistes sionistes.

    Conséquences de cette erreur monumentale, à part les morts, les pays africains se détournent de la France. Ainsi en Centre Afrique, malgré les promesses de campagne du président Touadera sur l’exploitation du pétrole à Total, il a préféré après se tourner vers les Chinois. Il ne faut pas oublier que Sarkozy, en suivant les sionistes, a fait perdre à la Chine des dizaines de milliards de dollars en Libye.
    http://reseauinternational.net/les-soldats-chinois-en-rca-touadera-tourne-le-dos-a-la-france/

  35. Louis dit :

    l’ONG Public Eye dévoile les pratiques peu scrupuleuses de traders pétroliers suisses en Afrique :

    Quatre enquêteurs ont travaillé durant trois ans pour percer les mystères toxiques de l’essence et du diesel distribués sur le continent africain par les géants suisses du négoce de matières premières. Les résultats de cette enquête publiée le 15 septembre 2016 sont sans appel : les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe, mettant gravement en péril la santé de populations exposées aux particules fines et à d’autres substances chimiques cancérigènes.

    Pour augmenter leurs profits, les traders effectuent des mélanges avec des produits toxiques et particulièrement nocifs pour l’environnement et pour la santé. Des opérations souvent risquées qui s’effectuent à quai, notamment à Rotterdam, Amsterdam et Anvers, ou en pleine mer à quelques miles des côtes de Gibraltar ou des ports d’Afrique de l’Ouest. Les traders ont un nom pour qualifier ces produits pétroliers : « qualité africaine ». Ce carburant toxique est écoulé en Afrique de l’Ouest où les négociants en matières premières profitent de réglementations qui permettent encore l’importation de diesel et d’essence contenant un taux de soufre très élevé. Ils en ont fait un marché parallèle et opaque.

    Public Eye a effectué des prélèvements dans des stations essence de huit pays africains (Angola, Bénin, Congo-Brazzaville, Ghana, Côte d’ivoire, Mali, Sénégal et Zambie) détenues ou alimentées par ces maîtres du négoce pétrolier, comme Trafigura, Vitol ou Oryx. Plus de deux tiers des échantillons contiennent un taux de soufre supérieur à 1 500 parties par million (ppm). Avec une pointe à 3 780 ppm au Mali. La limite est de 10 ppm en Europe, aux Etats-Unis et même en Chine, à partir de 2017.
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#xtor=AL-32280515

  36. Quentin dit :


    Il vient d’être réédité le livre du colonel Jacques Hogard sur le Rwanda (un attentat avait déclenché le génocide de 1994, responsable de 800 000 morts). L’ancien général rwandais Faustin Kayumba Nyamwasa accuse l’actuel président Paul Kagame d’avoir fomenté l’attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 :
    http://www.leparisien.fr/international/rwanda-l-enquete-sur-l-attentat-contre-habyarimana-relancee-en-france-07-10-2016-6184261.php
    L’interview de Jacques Hogard le 12 septembre 2011 :

    « Les larmes de l’honneur » n’a pas été écrit pour justifier le bien-fondé de l’opération Turquoise et réhabiliter l’armée française dans l’affaire rwandaise. C’est l’ouvrage d’un homme révolté contre la propagande médiatique, la désinformation et les contre-vérités.
    http://www.parismatch.com/Actu/International/Jacques-Hogard-rehabilite-l-operation-turquoise-au-Rwanda-1117847

    Il dénonce les groupes de pressions anglo-saxons, belges et français qui accusent la France d’avoir des responsabilités dans le génocide et les exhorte à se poser les bonnes questions. Quelles sont les raisons qui ont poussé l’ONU de se dépouiller de tous ses effectifs quinze jours après le début des massacres ? « Il faudra bien qu’un jour toute la vérité soit faite sur cette période charnière dramatique. »

    En revanche, sur la genèse du génocide, Jacques Hogard ne s’interroge pas : Malgré l’évidence, malgré les témoignages de certains de ses compagnons d’armes, l’actuel Président rwandais Paul Kagamé, niera jusqu’à nos jours avoir été l’instigateur de cet assassinat déclencheur du génocide du siècle. On sait pourtant aujourd’hui que c’est une équipe de quatre hommes du FPR (parti de Paul Kagamé), le « network commando » agissant sur les instructions directes du colonel James Kabarebe, un des adjoints de Paul Kagamé qui a procédé à cette opération.

    Depuis plus de vingt ans, la justice multiplie les volte-faces, selon les pouvoirs en place. Pendant ce temps, les témoins qui furent proches du Président rwandais, qui savaient et auraient été prêts à parler meurent, dans des conditions troublantes, les uns après les autres. Enfin, les juges français en charge de ce dossier s’apprêtent à partir en Afrique du Sud rencontrer l’ancien chef d’état-major de Paul Kagamé qui a réussi à survivre à deux tentatives d’assassinat… Il faudra bien qu’un jour toute la vérité soit faite sur l’attentat déclencheur du génocide.
    https://blogs.mediapart.fr/michel-robardey/blog/171116/rwanda-les-larmes-de-lhonneur-jacques-hogard

    Qui est Jacques Hogard ?

    Jacques Hogard, né le 16 décembre 1955, est un officier parachutiste de la Légion étrangère, de nationalité française. Issu d’une vieille famille lorraine, il est le fils du général Jacques Hogard, officier d’infanterie de marine, combattant de la Seconde Guerre mondiale et des guerres d’Indochine et d’Algérie, et le neveu du général Pierre de Bénouville, héros de la Résistance et Compagnon de la Libération. Il effectue sa formation d’officier à l’École militaire interarmes de Saint Cyr Coëtquidan (Promotion Général Laurier, 1978-79), puis entre en service dans la Légion étrangère, où il est lieutenant, puis capitaine au 2e régiment étranger de parachutistes, et enfin colonel. Il participe à plusieurs missions extérieures dans les années 1980 et 1990, en Afrique notamment. En 1992, il est affecté au bureau opérations de l’état-major des troupes françaises stationnées à Djibouti. Il dirige le « bureau opérations » de l’opération Oryx en Somalie (1992-1993) durant la tentative des Nations unies de stopper la guerre civile somalienne, de l’opération Iskoutir en République de Djibouti, de l’opération Diapason au Yémen. Il est commandant du groupement de Légion Étrangère lors de l’opération Turquoise au Rwanda, en 19941). A ce titre, il est membre fondateur de l’association France-Turquoise, dont l’objet principal est le « rétablissement de la vérité sur l’action de l’armée française et des militaires français au Rwanda » suite aux allégations concernant ceux-ci durant le génocide au Rwanda, entre autres par la Commission Mucyo. Il rejoint ensuite l’état-major de la Légion étrangère, puis celui de l’armée de terre française et enfin le commandement des opérations spéciales (COS). C’est ainsi qu’il commande le groupement interarmées des forces spéciales qui ouvre la voie à la Brigade Leclerc en Macédoine, puis au Kosovo, en 1999 lors de la guerre du Kosovo. Le colonel Hogard prend sa retraite anticipée en 2000. Il fonde et dirige depuis une entreprise de conseil spécialisée en intelligence stratégique et en lobbying à l’international. Jacques Hogard est diplômé du CPA (Centre de Perfectionnement aux Affaires), Exécutive MBA d’HEC.

  37. Eloïse dit :

    Extrait de Francois-Xavier Verschave, « De la Françafrique à la Mafiafrique », 2003 :

    « La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’Homme ; et puis, en fait, vous avez 90 % de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains.

    On voit ici l’application d’un monde sans lois, d’un monde sans règles, plein de détournements financiers, de criminalité politique, de polices tortionnaires ou de soutiens à des guerres civiles. Autrement dit des fonctionnements de solidarité entre un certain nombre de Français et d’Africains qui se sont organisés en réseaux pour tenir ces pays politiquement (par la dictature), militairement (avec les mercenaires), et à travers un certain nombre de circuits financiers pompant l’argent des matières premières, l’argent de la dette, l’argent de l’aide publique au développement. Des réseaux faisant en sorte que ces peuples d’Afrique aient encore pire qu’un dictateur, un dictateur “légitimé démocratiquement”. En effet ces réseaux ont passé leur temps à faire “valider” par les urnes l’inverse de la volonté du peuple, quitte à dégoûter les gens de la démocratie.

    Enumérons rapidement certains de ces réseaux :

    Il y a ce qu’on appelle les réseaux politico-affairistes ; le plus important d’entre eux, c’était le réseau Foccart, créé sous De Gaulle ; disons que c’était le réseau gaulliste. Et puis il y eut les réseaux néogaullistes – principalement le réseau Pasqua –, le réseau Giscard, le réseau Mitterrand, le réseau Madelin, le réseau Rocard, etc.

    Ensuite, il y a quelques très grandes entreprises qui jouent un rôle dominant là où elles se trouvent. Il y a Elf, bien entendu, qui faisait la politique de la France au Gabon, au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Nigéria, en Angola, etc. Il y a Bouygues, qui contrôle les services publics en Côte-d’Ivoire, qui a hérité d’une grande partie des subventions d’investissements de l’aide publique au développement. Il y a Bolloré, qui a le monopole des transports et de la logistique sur la bonne partie de l’Afrique. Il y a Castel, qui contrôle les boissons, etc.

    Et puis il y a les militaires. La plupart des hauts dignitaires de l’armée française ont fait leurs classes en Afrique où ils ont eu des carrières accélérées, deux ou trois fois plus rapides, avec des soldes faramineux. L’armée française tient beaucoup à l’Afrique ; elle fait encore la politique de la France au Tchad ou à Djibouti. La plupart des généraux africains francophones, y compris les généraux-présidents, sont ses “frères d’armes”.

    Vous avez encore les différents services secrets, qui se disputent entre eux et qui ont chacun un rôle dans la Françafrique. Vous avez la DGSE, le principal service secret vers l’étranger, qui contrôlait de près chacun des “gouverneurs à la peau noire”. Vous en avez un autre, qu’il est beaucoup plus surprenant de rencontrer en Afrique, la DST (Direction de la sécurité du territoire). En principe, elle ne devrait que s’occuper de l’intérieur de la France. Mais elle s’occupe aussi de l’extérieur pour diverses raisons ; d’abord parce qu’il s’agirait de protéger la France, des dangers de l’immigration. Ensuite la DST, qui est une police politique, fait de la coopération avec l’ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde. Donc, elle devient copine avec toutes les “sécurités intérieures” des pires dictatures. Et du coup, la DST se retrouve impliquée dans beaucoup de pays, comme le Gabon, le Burkina, l’Algérie, l’Angola, etc.

    J’ai oublié de dire que, bien entendu, les réseaux françafricains sont devenus les mêmes au Maghreb qu’en Afrique noire, avec exactement les mêmes mécanismes en Algérie, en Tunisie et au Maroc que ceux que je vous ai décrits jusqu’à présent.

    Après la DGSE et la DST, il y a la Direction du renseignement militaire, poisson-pilote de l’armée, qui fait la propagande de la France lors des conflits en Afrique, et puis l’ancienne Sécurité militaire, qu’on appelle maintenant DPSD, qui, entre autres, contrôle les mercenaires et les trafics d’armes.

    Il faut rajouter un certain nombre de réseaux d’initiés : une obédience franc-maçonne dévoyée, la Grande Loge nationale française (GLNF), fort à droite, à laquelle appartiennent tous les dictateurs franco-africains, une forte proportion des responsables des services secrets, des généraux français et africains, les dirigeants de grands médias comme TF1, une partie du lobby nucléaire et pétrolier, etc. Vous avez des sectes très présentes en Afrique et liées à la Françafrique, comme les Rose-Croix ou même le Mandarom…

    Il y a encore le Trésor, du ministère des Finances, l’administration française la plus puissante : elle applique à l’Afrique les politiques de la Banque mondiale.

    Mais tout ça va encore plus loin… Pour comprendre, prenons l’exemple de l’Angola : Dans ce pays il y a d’énormes gisements pétroliers, et là il faut se partager le gâteau. On fait ce qu’on appelle des consortiums, c’est à dire des camemberts. Dans un gisement classique, vous avez 42,5 % pour Total-Elf, et 42,5 % pour une firme américaine ou britannique. Là, vous vous apercevez que le discours anti-américain de la Françafrique c’est vraiment du pipeau, parce que dès qu’il s’agit de choses sérieuses, on se réconcilie. Mais le plus intéressant, ce sont les 15 % restants. Dans ces 15 %, vous avez par exemple 10 % pour une firme qui s’appelle Falcon Oil. Falcon Oil, c’est monsieur Falcone. Ce vendeur d’armes, qui n’est pas plus pétrolier que vous et moi, a fondé une firme pétrolière. Où ça ? Aux États-Unis. Et ce proche de Pasqua, le pourfendeur des Américains, a aussi été le premier contributeur de la campagne de Bush, à égalité avec le PDG d’Enron. Donc, 10 % du gisement pour un vendeur d’armes. Et 5 % pour une firme de mercenaires… Vous voyez ainsi que dans l’exploitation des plus grands gisements de la planète sont inscrits, quasi génétiquement, la fourniture de 15 % de biens et service de guerre : des armes et des mercenaires. Et vous vous étonnez après ça que la quasi-totalité des pays pétroliers africains soient plus ou moins constamment en guerre civile ? Il n’y a pourtant pas de quoi s’étonner : les armes et le pétrole, ça va en permanence ensemble.

    Alors là, on va passer à la mondialisation. Pourquoi les armes et le pétrole sont-ils pratiquement le même commerce ? Pourquoi les principaux acteurs de l’affaire Elf – les Sirven, Marchiani, Tarallo, Lethier – sont-ils autant dans les armes que dans le pétrole ? Pourquoi l’affaire Elf a d’abord été une affaire de ventes d’armes à Taiwan ? Tout simplement parce que le pétrole et les armes sont les secteurs de la plus grande corruption, avec des pourcentages de commissions allant de 20 à 30 ou 50 %, et que cette corruption, forcément, doit passer par les paradis fiscaux. Dès lors forcément, commercer des armes et du pétrole, cela revient à maîtriser les flux financiers et les circuits bancaires dans les paradis fiscaux… »

  38. Haï dit :


    Bernard Lugan vient de sortir « Algérie : l’histoire à l’endroit » un autre point de vue (très éloigné du politiquement correct) sur l’Algérie et la colonisation de celle-ci par la France :

    En février 2017, Bernard Lugan avait envoyé une lettre ouverte à Emmanuel Macron, suite aux propos que ce dernier avait tenu, concernant la colonisation française en Algérie. Oser parler de « crime contre l’humanité », maladroitement rectifié en « crime contre l’humain », au sujet de la colonisation revient en réalité à classer cette dernière au niveau des génocides du XXe siècle. Etait-ce le cas ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions. En créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.


    René Sédillot écrivait dans « L’histoire n’a pas de sens », Paris, 1965 (page 71) :

    • « La colonisation française a poussé l’ingénuité (ou pour certains la maladresse) jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. »


    Et Pierre Goinard dans « Algérie : l’œuvre française » Paris, 1986 :

    • « En 132 années de présence, la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse. Comme je ne cesse de l’écrire depuis des années, en donnant l’indépendance à l’Algérie, la France y laissa 70.000 km de routes, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’Etat français ; 31 centrales hydroélectriques ou thermiques ; une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités. Dès l’année 1848, et alors que la conquête de l’Algérie était loin d’être achevée, 16 000 enfants en majorité musulmans étaient scolarisés. En 1937 ils étaient 104 748, en 1952 400 000 et en 1960 800 000 avec presque 17 000 classes, soit autant d’instituteurs dont les 2/3 étaient Français. »

    En 1962, il y avait en Algérie, un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Tous ces équipements, toutes ces infrastructures, tous ces établissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient été payés par la France et avec l’argent des Français.

    http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/lettre-ouverte-monsieur-emmanuel-macron.html

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