Pour les Maliens aussi, la fin des temps est proche !

La porte de la fin des temps !

 

N’est-il pas ahurissant de voir cet occident, qui se veut laïc et démocratique, favoriser l’essor  dans le monde de la charia et de l’intégrisme ?

Même les policiers se mettent à porter la burqa

Son action criminelle en Libye, a permis à de nombreux groupes islamistes de s’accaparer des arsenaux libyens. Face à cette idéologie totalitaire en pleine expansion, au point d’avoir déjà pris pied au cœur de l’Europe et en France singulièrement, le monde libre se comporte avec lâcheté. Une lâcheté dont un jour elle devra en payer le prix. Ce qui arrive au Mali, dont la langue officielle est le français, arrivera aussi à la France.

 

En janvier 2012, de retour de Libye, les Touaregs du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) s’attaquent à l’armée malienne pour proclamer l’indépendance de l’Azawad.

Mais les islamistes d’Al Qaida profitent de cette déstabilisation pour tenter d’installer au Mali leur Califat. Ils sont aidés par un dissident touareg qui fonde le mouvement Ansar ed-Dine constitué au départ par une fraction touareg ifora à laquelle se joignent des combattants islamistes arabes ou sahéliens. Le Qatar, joue ici comme ailleurs, un jeu trouble, par son soutien financier et militaire qu’il apporte à ces islamistes radicaux qui sèment le chaos dans le pays. Des agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire, tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique. Sans oublier bien sûre, les enveloppes distribuées à nos partis corrompus, comme déjà Kadhafi avait l’habitude de le faire. Elles savent pourtant que le Qatar investit aussi, comme l’Arabie Saoudite et les EU, dans le djihadisme en France. Notamment en Seine saint Denis. Pourquoi donc les laisse-t-on faire ? Pourquoi va-t-on jusqu’à leur faire bénéficier d’allègement d’impôts chez nous ?

 

 

Donc ce groupe islamiste armé, lié à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) s’empare avec l’aide des rebelles touareg du MNLA du nord du Mali, profitant du vide du pouvoir à Bamako, consécutif au coup d’Etat militaire du 22 mars 2012 contre le président élu Ahmadou Toumani Touré.

Ensuite ce fut au tour des Touaregs du Mouvement de libération de l’Azawad (territoire du Nord-Mali) d’être vaincus par les islamistes d’Ansar ed-Dine, appuyés par l’Algérie.

Et pour empêcher la population de se déplacer dans ce contexte de guerre et de crise alimentaire, le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’ouest), les Talibans du Mali,  place des mines antipersonnels autour de la cité. Les enfants en seront les premières victimes mais c’est hélas le cadet de leur souci. Déjà certains sont enrôlés de force, d’autres violés, alors amputés par une mine qu’importe.

https://www.marianne.net/monde/au-mali-le-qatar-investit-dans-le-djihadisme

 

Depuis le 1er avril, Tombouctou est donc aux mains des combattants d’Ansar ed-Dine :

Ces talibans du désert ont entrepris de détruire plusieurs mausolées de cette ville historique. L’obscurantisme s’installe dans la cité malienne des « 333 saints ». Les fondamentalistes menacent d’y effacer, au nom de la pureté de l’islam,  les traces de ce qui fut un grand centre intellectuel africain.

En le faisant, ne suivent-ils pas l’exemple de Mahomet, quand furent renversés les idoles entourant la Kaaba, la pierre noire de La Mecque ?  L’islam doit tuer l’histoire,  pour imposer la sienne.

C’est ainsi que fut brisée la porte de la fin des temps : «La légende veut que la grande porte de la mosquée de Sidi Yaha reste fermée jusqu’à la fin de notre monde», a expliqué l’imam Alpha Abdoulahi. «Huit hommes d’Ansar ed Dine ont forcé l’entrée de la mosquée avant de m’offrir en dédommagement 50 000 FCFA (environ 95 francs), ce que j’ai refusé en disant que ce qu’ils avaient fait était irréparable», a-t-il dit.

 

Tombouctou, fondée au XIIe siècle et qui connut son apogée au milieu du XVe siècle, est sans doute le plus grand centre du savoir en Afrique :

Dotée de la prestigieuse université coranique de Sankoré et d’autres medersa, elle fut un centre de propagation de l’islam en Afrique. Mais le classement par l’Unesco, le 28 juin, de sept mausolées et de ces trois grandes mosquées (Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia), sur la liste du « patrimoine mondial en péril », eut un effet pervers.

http://whc.unesco.org/fr/list/119/

Tombeau des Akia à Gao :

http://amisdumali.com/diapo%20askia/index.html

Habité depuis 250 av. J.-C., le site de Djenné s’est développé pour devenir un marché et une ville importante pour le commerce transsaharien de l’or :

Il a attiré l’attention des troupes d’Ansar ed-Dine dont le porte-parole Oumar oud Hamaha a déclaré : « La construction de mausolées funéraires est contraire à l’islam et nous les détruirons parce que la religion nous l’ordonne ». La valeur réelle des monuments de Tombouctou sur le plan patrimonial et culturel, ces djihadistes l’ignorent le plus souvent. La plupart d’entre eux sont des mercenaires ignares, formés sur le modèle wahhabite, pratiquant donc un islam différent de celui qui a cours au Mali, à savoir un islam d’inspiration soufie.

La crainte, aujourd’hui, est que les rebelles touaregs s’en prennent aussi aux fameux « Manuscrits de Tombouctou », ces dizaines de milliers de livres qui reposaient depuis des siècles sous les sables du désert et que l’on a commencé d’exhumer, de répertorier, de classer et même de numériser depuis quelques décennies.

 

« Le sel vient du nord, l’or vient du sud et l’argent du pays des Blancs, mais la parole de Dieu et les trésors de la sagesse ne se trouvent qu’à Tombouctou. »

 

Ce véritable trésor est constitué de près de cent mille manuscrits détenus par les grandes familles de la ville :

Certains d’entre eux, datent de l’époque préislamique remontant au XIIe siècle. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en peul, par des savants originaires de l’ancien empire du Mali et contiennent un savoir didactique notamment dans les domaines de l’astronomie, de la musique, de la botanique… Des manuscrits plus récents couvrent les domaines du droit, des sciences, de l’histoire (avec d’inestimables documents comme le Tarikh el-Fettash (Chronique du chercheur) de Mahmoud Kati sur l’histoire du Soudan au XVe siècle et le Tarikh es-Sudan (Chronique du Soudan) d’ Abderrahmane Es Saâdi ( XVIIe siècle), de la religion, du commerce. Les conférences des oulémas y sont alors retranscrites sur des écorces, des omoplates de chameau, de la peau de mouton ou du papier en provenance d’Orient puis d’Italie. Le centre de documentation et de recherches Ahmed-Baba (Cedrab), fondé en 1970 par le gouvernement avec l’aide de l’UNESCO, recueille certains de ces manuscrits pour les restaurer et les numériser. Si déjà plus de 18 000 manuscrits ont été collectés par ce centre, on estime qu’il existerait jusqu’à 300 000 manuscrits dans l’ensemble de la zone touarègue. Environs 60 à 80 bibliothèques privées existent aussi dans la ville, parmi lesquelles la bibliothèque commémorative Mamma Haidara et la bibliothèque Mahmoud-Kati.

Toutefois, si les hommes de troupe sont ignares et inconscients de la portée culturelle de ces ouvrages rarissimes, leurs chefs peuvent, eux, avoir conscience de leur valeur marchande. Ainsi craint-on de voir ces ouvrages rarissimes, écrits en langue arabe ou en fulani (peul) par des érudits, se retrouver sur le marché de l’art officiel ou officieux. Le circuit est connu de ces biens culturels qui, venant d’Afrique, transitent généralement par la Suisse avant d’être proposés, sous le manteau ou en vente publique après avoir été maquillés, à des collectionneurs privés prêts à tout pour les acquérir.

L’Association des chefs religieux du Mali a condamné «le crime de Tombouctou». L’Organisation de coopération islamique (OCI), qui totalise 57 membres, a elle également «déploré» la destruction de mausolées qui «font partie du riche patrimoine islamique du Mali.

 

Encore une fois, l’occident continue à  jouer dans ce pays un mauvais rôle :

Avant ces événements, ce pays n’avait-il pas dû subir un des mécanismes d’étranglement cher au FMI grâce à la spéculation su le coton ? Celui-ci l’avait engagé dans les années 90 dans une production à grande échelle de coton pour l’exportation. Puis le marché mondial ayant réduit fortement son prix, provoqua l’endettement des Maliens. Ils se sont tournés vers le FMI qui leur prêta de l’argent sous la condition de sacrifier tous les investissements publics et de s’ouvrir à l’investissement étranger. Résultat, toutes les richesses et ressources naturelles furent bradées. Le chemin de fer a été vendu à une compagnie canadienne pour 107 millions de Francs CFA, autant dire rien du tout. Ce fut un pillage ! Pour ce qui est des mines, les multinationales achetèrent les terres aux paysans à 54€ les 7 hectares. L’ensemble du territoire a ainsi été privatisé et repartagé comme un gâteau entre les multinationales. Les paysans se retrouvèrent sans rien. L’une d’elle, Morila SA, est une société d’extraction qui appartient à Anglogold issue du consortium Anglo American et à Randgold qui appartient à Oppenheimer-Debeers (monopoliste sud-africain).

 

87 commentaires sur “Pour les Maliens aussi, la fin des temps est proche !

  1. Eloïse dit :

    Le jihadisme africain par Bernard Lugan

    « Le jihadisme contemporain est l’héritier politique, doctrinal et spirituel, à la fois des Frères musulmans et du wahhabisme. Les premiers sont au pouvoir en Turquie, le second l’est en Arabie saoudite et au Qatar.

    Depuis qu’ils ont été renversés par l’armée égyptienne, les Frères musulmans ne contrôlent plus en Afrique du Nord que la ville libyenne de Misrata d’où ils entretiennent le chaos avec l’appui de la Turquie. Quant aux wahhabites, ils sont à la manœuvre au sud du Sahara. Quatre mouvements jihadistes mènent des actions terroristes sur le continent africain. Il s’agit des Shabaab en Somalie, de Boko Haram dans le nord du Nigeria, de Daesh-Etat islamique (EI) dans une partie de la Libye et d’Al-Qaïda qui fédère plusieurs groupes opérant au Maghreb, au Sahara, au Sahel et jusqu’en Côte d’Ivoire.

    Les Shabaab somaliens et Boko Haram sont ancrés sur des revendications locales ou régionales. Leurs possibilités d’extension sont donc limitées. Il n’en est pas de même d’Al-Qaïda (Aqmi), et de Daesh qui ont montré de remarquables facultés d’adaptation à divers terrains. Daesh qui, il y a quelques mois a semblé menaçant en Libye, n’a guère progressé depuis. Sa puissance en Irak et en Syrie reposait sur une opposition chiites-sunnites qui n’existe pas en Libye où l’organisation se heurte aux profondes identités tribales.

    Pendant que Daesh occupait l’avant-scène, Al-Qaïda-Aqmi refaisait ses forces et redéfinissait sa stratégie en s’efforçant de ne pas trop s’en prendre directement aux membres de la Umma, tout en se greffant avec opportunisme sur des revendications locales. Si le mouvement a un objectif mondial, il tient en effet compte des aspirations des populations qu’il tente de rallier, qu’il s’agisse des Touareg ou de certaines fractions du monde peul.

    Sur le terrain, face à cette entreprise de subversion à grande échelle, la France est militairement seule. Le dispositif Barkhane ayant rendu les espaces nordistes du Mali et du Niger de plus en plus hostiles aux terroristes , ces derniers ont décidé d’opérer plus au sud, à l’abri de la toile wahhabite tissée par l’Arabie saoudite et par le Qatar. La tentation est donc grande chez certains décideurs civils français, de redéployer Barkhane vers le sud.

    L’erreur serait grande car, détourner nos forces en les faisant basculer sur des positions plus sudistes ferait le jeu des jihadistes qui attendent de nous voir relâcher notre étau sur les zones limitrophes de la Libye et de l’Algérie. De plus, cette bascule d’effort ne serait pas suffisamment significative pour interdire des actions terroristes ponctuelles par des groupes jihadistes au sein desquels les Peul semblent jouer un rôle croissant.

    Enfin, comment prétendre lutter contre le jihadisme menaçant les équilibres africains sans dénoncer son support idéologique qui est le wahhabisme, la religion d’Etat de l’Arabie saoudite et du Qatar ? Or, la France socialiste est de plus en plus liée à ces deux monarchies… »

    http://bernardlugan.blogspot.fr/2016/04/lafrique-reelle-n76-avril-2016.html

    • Luc dit :

      « Au Mali comme en RCA, les conflits opposent des populations que tout sépare. Au nom du mythe universaliste du « vivre ensemble », la seule solution proposée par la France est électorale. Or, l’ethno-mathématique confirmant à chaque fois la domination démographique, donc démocratique, des plus nombreux, les ressentiments des peuples minoritaires en sont aggravés. Voilà pourquoi nos interventions militaires successives, pourtant couronnées de succès, sont suivies d’autant d’échecs politiques. Un minimum de culture ethno-historique permet pourtant de bien poser le problème :

      • 1) Dans le Sahel, et notamment au Mali, toutes les populations nomades nordistes, qu’il s’agisse des Touareg, des Maures, des Arabes et des Peul, furent esclavagistes. Durant des siècles, elles puisèrent dans le « vivier humain » sudiste du Bilad al Sudan, le « pays des Noirs », notamment chez les Bambara, les Soninké et les Malinké. Ces derniers n’ont pas oublié leurs souffrances passées dont ils furent délivrés par la colonisation. L’indépendance leur fournit ensuite les moyens d’une vengeance historique. Devenus les maîtres d’un Etat rassemblant artificiellement nomades et sédentaires, razzieurs et razziés, esclavagistes et victimes, ils s’en prirent aux Touareg, lesquels, en réaction, se soulevèrent à maintes reprises. Sur ce terreau propice prospérèrent ensuite les trafiquants de toutes sortes, puis les islamistes.
      • 2) Avant la colonisation, l’actuelle RCA, le Bilad el Kouti ou Dar Kouti, littéralement la « terre des esclaves », fut ravagée par les esclavagistes musulmans venus du Soudan et du Tchad. Comme au Mali, les populations sudistes conservent la mémoire de ces chasses à l’homme dont elles furent, elles aussi, libérées par la colonisation française. Pour elles, l’offensive que la Seleka lança en 2013 était donc une moderne razzia renouant avec les raids musulmans d’avant la période coloniale.

      Aujourd’hui, dans les deux pays, la situation est sans issue. Elle l’est parce que, au lieu de réfléchir à des solutions fondées sur le réel, donc sur la prise en compte du déterminant ethnique, la France, aveuglée par son idéologie universaliste n’a, comme les médecins de Molière, qu’un seul remède à proposer, le « clystère » électoral dont, quasiment partout en Afrique, l’on a pu constater l’inutilité et même la nocivité. Une telle cécité, un tel aveuglement a une explication : les élites dirigeantes françaises sont formatées par l’africanisme devenu une discipline universitaire militante recrutant par endogamie doctrinale. Hier, il fut sous le contrôle de l’école marxiste qui bannissait le fait ethnique car il était jugé trop étranger à la conception matérialiste de l’histoire. Aujourd’hui, l’évidence ethnique est refusée car elle apporte un cruel démenti au diktat universaliste des adversaires de tout enracinement. Il est donc urgent que soient fondées des universités « hors contrat » libérées de la doxa et dans lesquelles l’approche des Afriques pourra enfin se faire à travers le seul réel. »

      http://bernardlugan.blogspot.fr/2016/11/sommaire-de-lafrique-reelle-n84.html

  2. Benoit dit :

    Ce qui est incroyable, l’état malien n’est qu’un actionnaire minoritaire des entreprises qui exploitent l’or du pays (70 tonnes par an). Troisième producteur mondiale d’or, après l’Afrique du Sud et le Ghana, le Mali n’en demeure pas moins l’un des pays les plus pauvres au monde. Pourquoi ?

    Selon le ministère malien des Mines, la valeur totale des exportations d’or a atteint, en 2014, 863 milliards CFA. Soit, plus de 70 % des recettes d’exportation totale du Mali. Mais elle n’a contribué au budget qu’à hauteur de 254,3 milliards CFA. Soit 25 % des recettes budgétaires et 8 % du PIB. La contribution totale des sociétés minières, au développement local, est insignifiante. En 2014, seulement 1 milliard CFA avait été affecté à l’ensemble des villages de Kayes, abritant ces mines.

    A l’origine de ce paradoxe, un plan diabolique, pensé et mis en œuvre par la Banque mondiale, au profit des multinationales. Surendetté, le Mali n’avait d’autre choix que de se soumettre au Programme d’Ajustement Structurel(PAS). Une ordonnance prescrite à notre pays par le « médecin de Bretton-Wood » : la Banque mondiale. C’était dans les années 80. Pour elle, les Etats africains sont inaptes à disposer d’une industrie minière ; c’est-à-dire, trop pauvres pour assumer des investissements liés aux capacités techniques des industries minières. Du coup, son diagnostic tombe comme un couperet : exiger de nos pays qu’ils se dotent d’un code minier attractif ; c’est-à-dire, profitable aux multinationales. C’est ainsi qu’en 1995, près de 35 pays africains reforment leur code minier. Au Mali, la réforme du code minier est intervenue dès 1991. Car la toute puissante Banque mondiale menaçait de fermer le « robinet à sous » à notre pays. Et ce qui devrait arriver, arriva.

    Au Mali, trois multinationales détiennent le monopole de l’or : Anglogold Ashanti, Rangold et Iamgold. En juillet 2000, Rangold cède 40 % de son permis d’exploitation à Anglogold. Ensemble, elles créent Morila Limited qui, avec l’Etat malien, actionnaire à hauteur de 20 %, donnera naissance à une société fantôme, dénommée « Morila- SA ». Mais si Morila- SA ne traite que le minerai extrait, son extraction est confiée à SOMADEX (une filiale du groupe français Bouygues).

    Nommé ministre des Mines, dans le gouvernement Tatam Ly, Dr Boubou Cissé, actuellement ministre de l’Economie et des Finances, avait promis un « inventaire complet de tous les contrats miniers ….S’il y a des contrats qu’il est nécessaire de revoir dans l’intérêt du Mali, nous entamerons des négociations avec les partenaires concernés ». Trois ans après, cette promesse est restée sans lendemain.

    Cela dit, la mine d’or de Morila arrive à épuisement. En quinze ans d’exploitation, elle a produit plus de 6 millions d’onces d’or. Mais elle n’a rapporté, à l’issue de ces 15 ans d’exploitation, que 2 pauvres milliards de dollars.

    http://maliactu.net/mali-la-mafia-fait-main-basse-sur-lor-du-mali/

  3. Chantal dit :

    Plus jeune premier ministre du Mali entre 2014 et 2015, Moussa Mara préside le mouvement Yelema (le changement) et vient de publier un ouvrage : ‘La jeunesse africaine, un grand défi à relever’. Pour lui, l’immigration des Africains est une perte pour l’Afrique. Profitant de son passage en France, celui qui sera candidat en 2018 à la présidence de la République du Mali interpelle la diaspora malienne installée en France en s’écriant : ”Cessez de croire que vous trouverez mieux ailleurs qu’au Mali”.

  4. Antoine dit :

    Qui est l’ennemi de la France ? Qui a transformé la Libye en chaos ? Pour les intérêts de qui ? Le coupable ne représente absolument pas la droite, mais les neo-cons américains, ces anciens trotskistes sionistes.

    Conséquences de cette erreur monumentale, à part les morts, les pays africains se détournent de la France. Ainsi en Centre Afrique, malgré les promesses de campagne du président Touadera sur l’exploitation du pétrole à Total, il a préféré après se tourner vers les Chinois. Il ne faut pas oublier que Sarkozy, en suivant les sionistes, a fait perdre à la Chine des dizaines de milliards de dollars en Libye.
    http://reseauinternational.net/les-soldats-chinois-en-rca-touadera-tourne-le-dos-a-la-france/

    De la colonisation à la décolonisation, à l’immigration-invasion. Responsabilités et conséquences :

  5. Louis dit :

    l’ONG Public Eye dévoile les pratiques peu scrupuleuses de traders pétroliers suisses en Afrique :

    Quatre enquêteurs ont travaillé durant trois ans pour percer les mystères toxiques de l’essence et du diesel distribués sur le continent africain par les géants suisses du négoce de matières premières. Les résultats de cette enquête publiée le 15 septembre 2016 sont sans appel : les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe, mettant gravement en péril la santé de populations exposées aux particules fines et à d’autres substances chimiques cancérigènes.

    Pour augmenter leurs profits, les traders effectuent des mélanges avec des produits toxiques et particulièrement nocifs pour l’environnement et pour la santé. Des opérations souvent risquées qui s’effectuent à quai, notamment à Rotterdam, Amsterdam et Anvers, ou en pleine mer à quelques miles des côtes de Gibraltar ou des ports d’Afrique de l’Ouest. Les traders ont un nom pour qualifier ces produits pétroliers : « qualité africaine ». Ce carburant toxique est écoulé en Afrique de l’Ouest où les négociants en matières premières profitent de réglementations qui permettent encore l’importation de diesel et d’essence contenant un taux de soufre très élevé. Ils en ont fait un marché parallèle et opaque.

    Public Eye a effectué des prélèvements dans des stations essence de huit pays africains (Angola, Bénin, Congo-Brazzaville, Ghana, Côte d’ivoire, Mali, Sénégal et Zambie) détenues ou alimentées par ces maîtres du négoce pétrolier, comme Trafigura, Vitol ou Oryx. Plus de deux tiers des échantillons contiennent un taux de soufre supérieur à 1 500 parties par million (ppm). Avec une pointe à 3 780 ppm au Mali. La limite est de 10 ppm en Europe, aux Etats-Unis et même en Chine, à partir de 2017.
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#xtor=AL-32280515

  6. Quentin dit :


    Il vient d’être réédité le livre du colonel Jacques Hogard sur le Rwanda (un attentat avait déclenché le génocide de 1994, responsable de 800 000 morts). L’ancien général rwandais Faustin Kayumba Nyamwasa accuse l’actuel président Paul Kagame d’avoir fomenté l’attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 :
    http://www.leparisien.fr/international/rwanda-l-enquete-sur-l-attentat-contre-habyarimana-relancee-en-france-07-10-2016-6184261.php
    L’interview de Jacques Hogard le 12 septembre 2011 :

    « Les larmes de l’honneur » n’a pas été écrit pour justifier le bien-fondé de l’opération Turquoise et réhabiliter l’armée française dans l’affaire rwandaise. C’est l’ouvrage d’un homme révolté contre la propagande médiatique, la désinformation et les contre-vérités.
    http://www.parismatch.com/Actu/International/Jacques-Hogard-rehabilite-l-operation-turquoise-au-Rwanda-1117847

    Il dénonce les groupes de pressions anglo-saxons, belges et français qui accusent la France d’avoir des responsabilités dans le génocide et les exhorte à se poser les bonnes questions. Quelles sont les raisons qui ont poussé l’ONU de se dépouiller de tous ses effectifs quinze jours après le début des massacres ? « Il faudra bien qu’un jour toute la vérité soit faite sur cette période charnière dramatique. »

    En revanche, sur la genèse du génocide, Jacques Hogard ne s’interroge pas : Malgré l’évidence, malgré les témoignages de certains de ses compagnons d’armes, l’actuel Président rwandais Paul Kagamé, niera jusqu’à nos jours avoir été l’instigateur de cet assassinat déclencheur du génocide du siècle. On sait pourtant aujourd’hui que c’est une équipe de quatre hommes du FPR (parti de Paul Kagamé), le « network commando » agissant sur les instructions directes du colonel James Kabarebe, un des adjoints de Paul Kagamé qui a procédé à cette opération.

    Depuis plus de vingt ans, la justice multiplie les volte-faces, selon les pouvoirs en place. Pendant ce temps, les témoins qui furent proches du Président rwandais, qui savaient et auraient été prêts à parler meurent, dans des conditions troublantes, les uns après les autres. Enfin, les juges français en charge de ce dossier s’apprêtent à partir en Afrique du Sud rencontrer l’ancien chef d’état-major de Paul Kagamé qui a réussi à survivre à deux tentatives d’assassinat… Il faudra bien qu’un jour toute la vérité soit faite sur l’attentat déclencheur du génocide.
    https://blogs.mediapart.fr/michel-robardey/blog/171116/rwanda-les-larmes-de-lhonneur-jacques-hogard

    Qui est Jacques Hogard ?

    Jacques Hogard, né le 16 décembre 1955, est un officier parachutiste de la Légion étrangère, de nationalité française. Issu d’une vieille famille lorraine, il est le fils du général Jacques Hogard, officier d’infanterie de marine, combattant de la Seconde Guerre mondiale et des guerres d’Indochine et d’Algérie, et le neveu du général Pierre de Bénouville, héros de la Résistance et Compagnon de la Libération. Il effectue sa formation d’officier à l’École militaire interarmes de Saint Cyr Coëtquidan (Promotion Général Laurier, 1978-79), puis entre en service dans la Légion étrangère, où il est lieutenant, puis capitaine au 2e régiment étranger de parachutistes, et enfin colonel. Il participe à plusieurs missions extérieures dans les années 1980 et 1990, en Afrique notamment. En 1992, il est affecté au bureau opérations de l’état-major des troupes françaises stationnées à Djibouti. Il dirige le « bureau opérations » de l’opération Oryx en Somalie (1992-1993) durant la tentative des Nations unies de stopper la guerre civile somalienne, de l’opération Iskoutir en République de Djibouti, de l’opération Diapason au Yémen. Il est commandant du groupement de Légion Étrangère lors de l’opération Turquoise au Rwanda, en 19941). A ce titre, il est membre fondateur de l’association France-Turquoise, dont l’objet principal est le « rétablissement de la vérité sur l’action de l’armée française et des militaires français au Rwanda » suite aux allégations concernant ceux-ci durant le génocide au Rwanda, entre autres par la Commission Mucyo. Il rejoint ensuite l’état-major de la Légion étrangère, puis celui de l’armée de terre française et enfin le commandement des opérations spéciales (COS). C’est ainsi qu’il commande le groupement interarmées des forces spéciales qui ouvre la voie à la Brigade Leclerc en Macédoine, puis au Kosovo, en 1999 lors de la guerre du Kosovo. Le colonel Hogard prend sa retraite anticipée en 2000. Il fonde et dirige depuis une entreprise de conseil spécialisée en intelligence stratégique et en lobbying à l’international. Jacques Hogard est diplômé du CPA (Centre de Perfectionnement aux Affaires), Exécutive MBA d’HEC.

    Autre livre sur le génocide rwandais, celui de la journaliste anglo-canadienne, Judi Rever, ‘Rwanda, l’éloge du sang’. Considéré par la communauté internationale comme le sauveur qui aurait mis fin au massacre des Tutsis par les Hutus, Kagamé et ses forces rebelles tuaient en fait aussi , mais d’une manière bien plus discrète. Judi Rever, qui suit l’histoire depuis 1997, a rassemblé des preuves irréfutables pour montrer que ce sont les propres troupes de Kagamé qui ont abattu l’avion présidentiel le 6 avril 1994. Et elle prouve, sans l’ombre d’un doute, qu’au fur et à mesure que Kagamé et ses forces avançaient lentement sur la capitale de Kigali, ils nettoyaient ethniquement le pays des hommes, femmes et enfants hutus afin que les colons tutsis de retour, déplacés depuis le début des années 60 , puissent avoir des maisons et des terres. Kagamé était aussi l’homme des multinationales anglo-saxones, intéressées par les richesses minières du pays.

  7. Eloïse dit :

    Extrait de Francois-Xavier Verschave, « De la Françafrique à la Mafiafrique », 2003 :

    « La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’Homme ; et puis, en fait, vous avez 90 % de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains.

    On voit ici l’application d’un monde sans lois, d’un monde sans règles, plein de détournements financiers, de criminalité politique, de polices tortionnaires ou de soutiens à des guerres civiles. Autrement dit des fonctionnements de solidarité entre un certain nombre de Français et d’Africains qui se sont organisés en réseaux pour tenir ces pays politiquement (par la dictature), militairement (avec les mercenaires), et à travers un certain nombre de circuits financiers pompant l’argent des matières premières, l’argent de la dette, l’argent de l’aide publique au développement. Des réseaux faisant en sorte que ces peuples d’Afrique aient encore pire qu’un dictateur, un dictateur “légitimé démocratiquement”. En effet ces réseaux ont passé leur temps à faire “valider” par les urnes l’inverse de la volonté du peuple, quitte à dégoûter les gens de la démocratie.

    Enumérons rapidement certains de ces réseaux :

    Il y a ce qu’on appelle les réseaux politico-affairistes ; le plus important d’entre eux, c’était le réseau Foccart, créé sous De Gaulle ; disons que c’était le réseau gaulliste. Et puis il y eut les réseaux néogaullistes – principalement le réseau Pasqua –, le réseau Giscard, le réseau Mitterrand, le réseau Madelin, le réseau Rocard, etc.

    Ensuite, il y a quelques très grandes entreprises qui jouent un rôle dominant là où elles se trouvent. Il y a Elf, bien entendu, qui faisait la politique de la France au Gabon, au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Nigéria, en Angola, etc. Il y a Bouygues, qui contrôle les services publics en Côte-d’Ivoire, qui a hérité d’une grande partie des subventions d’investissements de l’aide publique au développement. Il y a Bolloré, qui a le monopole des transports et de la logistique sur la bonne partie de l’Afrique. Il y a Castel, qui contrôle les boissons, etc.

    Et puis il y a les militaires. La plupart des hauts dignitaires de l’armée française ont fait leurs classes en Afrique où ils ont eu des carrières accélérées, deux ou trois fois plus rapides, avec des soldes faramineux. L’armée française tient beaucoup à l’Afrique ; elle fait encore la politique de la France au Tchad ou à Djibouti. La plupart des généraux africains francophones, y compris les généraux-présidents, sont ses “frères d’armes”.

    Vous avez encore les différents services secrets, qui se disputent entre eux et qui ont chacun un rôle dans la Françafrique. Vous avez la DGSE, le principal service secret vers l’étranger, qui contrôlait de près chacun des “gouverneurs à la peau noire”. Vous en avez un autre, qu’il est beaucoup plus surprenant de rencontrer en Afrique, la DST (Direction de la sécurité du territoire). En principe, elle ne devrait que s’occuper de l’intérieur de la France. Mais elle s’occupe aussi de l’extérieur pour diverses raisons ; d’abord parce qu’il s’agirait de protéger la France, des dangers de l’immigration. Ensuite la DST, qui est une police politique, fait de la coopération avec l’ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde. Donc, elle devient copine avec toutes les “sécurités intérieures” des pires dictatures. Et du coup, la DST se retrouve impliquée dans beaucoup de pays, comme le Gabon, le Burkina, l’Algérie, l’Angola, etc.

    J’ai oublié de dire que, bien entendu, les réseaux françafricains sont devenus les mêmes au Maghreb qu’en Afrique noire, avec exactement les mêmes mécanismes en Algérie, en Tunisie et au Maroc que ceux que je vous ai décrits jusqu’à présent.

    Après la DGSE et la DST, il y a la Direction du renseignement militaire, poisson-pilote de l’armée, qui fait la propagande de la France lors des conflits en Afrique, et puis l’ancienne Sécurité militaire, qu’on appelle maintenant DPSD, qui, entre autres, contrôle les mercenaires et les trafics d’armes.

    Il faut rajouter un certain nombre de réseaux d’initiés : une obédience franc-maçonne dévoyée, la Grande Loge nationale française (GLNF), fort à droite, à laquelle appartiennent tous les dictateurs franco-africains, une forte proportion des responsables des services secrets, des généraux français et africains, les dirigeants de grands médias comme TF1, une partie du lobby nucléaire et pétrolier, etc. Vous avez des sectes très présentes en Afrique et liées à la Françafrique, comme les Rose-Croix ou même le Mandarom…

    Il y a encore le Trésor, du ministère des Finances, l’administration française la plus puissante : elle applique à l’Afrique les politiques de la Banque mondiale.

    Mais tout ça va encore plus loin… Pour comprendre, prenons l’exemple de l’Angola : Dans ce pays il y a d’énormes gisements pétroliers, et là il faut se partager le gâteau. On fait ce qu’on appelle des consortiums, c’est à dire des camemberts. Dans un gisement classique, vous avez 42,5 % pour Total-Elf, et 42,5 % pour une firme américaine ou britannique. Là, vous vous apercevez que le discours anti-américain de la Françafrique c’est vraiment du pipeau, parce que dès qu’il s’agit de choses sérieuses, on se réconcilie. Mais le plus intéressant, ce sont les 15 % restants. Dans ces 15 %, vous avez par exemple 10 % pour une firme qui s’appelle Falcon Oil. Falcon Oil, c’est monsieur Falcone. Ce vendeur d’armes, qui n’est pas plus pétrolier que vous et moi, a fondé une firme pétrolière. Où ça ? Aux États-Unis. Et ce proche de Pasqua, le pourfendeur des Américains, a aussi été le premier contributeur de la campagne de Bush, à égalité avec le PDG d’Enron. Donc, 10 % du gisement pour un vendeur d’armes. Et 5 % pour une firme de mercenaires… Vous voyez ainsi que dans l’exploitation des plus grands gisements de la planète sont inscrits, quasi génétiquement, la fourniture de 15 % de biens et service de guerre : des armes et des mercenaires. Et vous vous étonnez après ça que la quasi-totalité des pays pétroliers africains soient plus ou moins constamment en guerre civile ? Il n’y a pourtant pas de quoi s’étonner : les armes et le pétrole, ça va en permanence ensemble.

    Alors là, on va passer à la mondialisation. Pourquoi les armes et le pétrole sont-ils pratiquement le même commerce ? Pourquoi les principaux acteurs de l’affaire Elf – les Sirven, Marchiani, Tarallo, Lethier – sont-ils autant dans les armes que dans le pétrole ? Pourquoi l’affaire Elf a d’abord été une affaire de ventes d’armes à Taiwan ? Tout simplement parce que le pétrole et les armes sont les secteurs de la plus grande corruption, avec des pourcentages de commissions allant de 20 à 30 ou 50 %, et que cette corruption, forcément, doit passer par les paradis fiscaux. Dès lors forcément, commercer des armes et du pétrole, cela revient à maîtriser les flux financiers et les circuits bancaires dans les paradis fiscaux… »

  8. Haï dit :


    Bernard Lugan vient de sortir « Algérie : l’histoire à l’endroit » un autre point de vue (très éloigné du politiquement correct) sur l’Algérie et la colonisation de celle-ci par la France :

    En février 2017, Bernard Lugan avait envoyé une lettre ouverte à Emmanuel Macron, suite aux propos que ce dernier avait tenu, concernant la colonisation française en Algérie. Oser parler de « crime contre l’humanité », maladroitement rectifié en « crime contre l’humain », au sujet de la colonisation revient en réalité à classer cette dernière au niveau des génocides du XXe siècle. Etait-ce le cas ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions. En créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.

    René Sédillot écrivait dans « L’histoire n’a pas de sens », Paris, 1965 (page 71) :

    « La colonisation française a poussé l’ingénuité (ou pour certains la maladresse) jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. »


    Et Pierre Goinard (1903-1991) dans « Algérie : l’œuvre française » Paris, 1986 :

    « En 132 années de présence, la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse. Comme je ne cesse de l’écrire depuis des années, en donnant l’indépendance à l’Algérie, la France y laissa 70.000 km de routes, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’Etat français ; 31 centrales hydroélectriques ou thermiques ; une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités. Dès l’année 1848, et alors que la conquête de l’Algérie était loin d’être achevée, 16 000 enfants en majorité musulmans étaient scolarisés. En 1937 ils étaient 104 748, en 1952 400 000 et en 1960 800 000 avec presque 17 000 classes, soit autant d’instituteurs dont les 2/3 étaient Français. »

    En 1962, il y avait en Algérie, un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Tous ces équipements, toutes ces infrastructures, tous ces établissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient été payés par la France et avec l’argent des Français.
    http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/lettre-ouverte-monsieur-emmanuel-macron.html

    Il ne faut pas perdre de vue que l’identité algérienne n’existait pas avant 1830. Jusqu’au VIIIe siècle, les populations qui y vivaient étaient d’origine phénicienne, berbère, romaine et de religion majoritairement chrétienne. Ce sont les Arabes, peuple nomade venant du Moyen-Orient, qui ont envahi toute l’Afrique du Nord et converti de force toutes ces populations. Ainsi, et après quelques siècles de domination arabo-islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico-romaine. Plus tard, au XVIe siècle, en profitant du chaos répandu par les Espagnols, mais aussi en soufflant habilement sur les nombreuses divisions existant entre les différentes tribus de la région, les Ottomans en prirent le contrôle avec Alger pour capitale. C’est alors que se développa, pendant près de 300 ans, la piraterie barbaresque, arraisonnant tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Ainsi, dans l’Alger des corsaires du XVIe siècle, il y avait plus de 30 000 esclaves enchaînés. Plusieurs tentatives de destruction de ces bases furent alors entreprises. D’abord par Charles Quint, à l’action duquel succédèrent les bombardements anglais, puis ceux des Néerlandais et même ceux de la jeune nation américaine également victime de ces perfidies… Toutefois, seul le débarquement des troupes françaises en 1830 mit fin définitivement à trois siècles d’atrocités.

    Comment expliquer la chasse à l’homme dans la ville d’Oran, déclenchée mystérieusement toute la journée du 5 juillet 1962, sous le regard passif de 18 000 soldats de l’armée française sur ordre du général Katz, qui obéissait lui-même aux instructions du président de Gaulle ? Le film de Benamou/ Deniau cherche à la comprendre :

    « Bien que la manière brutale avec laquelle les soldats comme Bugeaud ont mené la guerre soit très blâmable, la conquête de l’Algérie est un fait important et positif pour le progrès de la civilisation. » Friedrich Engels, 1848

    « L’Algérie a beaucoup plus reçu de la France qu’elle ne lui a rendu, et les habitants du pays, quoique non traités en égaux, ont à maints égards gagné en liberté depuis l’époque ou commandait le Turc. » Élisée Reclus, 1886

    Le capitalisme algérien est en état de mort clinique et les mensonges foireux de la libération nationale de 1962 sont définitivement devenus grabataires. :

    Cliquer pour accéder à francis-cousin_le_capitalisme_algerien_en_etat_de_mort_clinique.pdf

    • Houari dit :

      Actuellement en Algérie, le lobby sioniste est très actif, notamment dans les organismes d’«exportation» de la démocratie.

      Ainsi, Carl Gershman, avant d’accéder à la présidence de la NED, avait travaillé dans le département de recherche de l’Anti-Defamation League du B’nai B’rith et a été membre du Conseil d’administration du Congrès juif américain. Gershman est un grand défenseur de la politique raciste et belliqueuse d’Israël. Dans un récent discours au Forum juif de Kiev (6-8 mai 2019), Karl Gershman a défendu l’état hébreu, tout en comparant ses crimes à la situation de l’Algérie d’avant le hirak. Il reprit d’abord les déclarations du rabbin Lord Jonathan Sacks lors d’un débat sur l’antisémitisme à la Chambre des Lords britannique «C’est pourquoi Israël – la seule démocratie au Moyen-Orient pleinement opérationnelle avec une presse libre et un pouvoir judiciaire indépendant – est régulièrement accusé des cinq péchés capitaux contre les droits de l’Homme : racisme, apartheid, crimes contre l’humanité, purification ethnique et tentative de génocide». Il ajouta ensuite : « Un exemple de cette évolution effroyable est que le 18 mars 2019, au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Israël a été agressé dans sept rapports biaisés et cinq résolutions hostiles ». En 2004, Gershman avait participé à une conférence qui s’était tenue à Rome et qui avait pour thème «L’antisémitisme, une menace pour la démocratie». Il y révéla des motivations pro-israéliennes quant à la promotion de la démocratie au Moyen-Orient : « Quelles que soient leurs différences, les baâthistes et les islamistes partagent une haine viscérale des valeurs libérales qui trouve sa plus grande expression dans la diffamation d’Israël et du peuple juif. » De manière plus insidieuse, le lobby sioniste a réussi à infiltrer le réseau des activistes et cyberactivistes arabes à travers le forum «Fikra». Ce forum, qui prétend «soutenir les démocrates arabes dans leur lutte contre l’autoritarisme et les extrémistes», est une création du lobby américain pro-israélien, géré et financé par ses soins.

      Loin d’être spontanées, les révoltes non violentes se préparent longtemps à l’avance. Certes, les révoltes qui ont balayé la rue arabe sont une conséquence de l’absence de démocratie, de justice sociale et de confiance entre les dirigeants et leur peuple. Richesses mal distribuées, manque de libertés, régimes autocratiques, hogra, corruption, etc. Tout ceci constitue donc un «terreau fertile» à la déstabilisation. Mais cela n’est pas suffisant : une «étincelle» qui fédère le peuple est nécessaire.

      Dans le cas de la Tunisie, c’était la mort de Mohamed Bouazizi, alors que celui de l’Algérie, c’était le cinquième mandat. Et c’est à ce moment que la formation des cyberactivistes est importante. Dans le cas de l’Algérie, Facebook et les autres médias sociaux ont eu un rôle très important. Mais cela n’est pas nouveau.

      Rappelons-nous qu’en Egypte la révolte de la Place Tahrir avait été surnommée «Révolution Facebook» ou «Révolution 2.0» et qu’Israa Abdel Fattah, la cofondatrice du Mouvement du 6 Avril (financé par des organismes américains), fer de lance de la contestation égyptienne, était connue sous le nom de «Facebook Girl». Les organismes d’«exportation» de la démocratie fonctionnent de façon similaire, quel que soit le pays. Ils s’occupent du financement des ONG locales, de la formation des activistes et, pour plus de synergie, s’occupent de leur réseautage. Le financement ne provient pas uniquement de la bourse de l’Oncle Sam. Des organismes européens, comme les Stiftungs allemands et d’autres moins évidents à identifier, sont mis à contribution. La structure de la NED (créée en 1983 par le président R. Reagan) s’est inspirée de celle des Stiftungs allemands et, comme la CIA collaborait avec ces organismes allemands pour financer des mouvements à travers le monde bien avant la création de la NED, les relations sont restées solides jusqu’à nos jours. Ainsi, à titre d’exemple, le mouvement pro-européen Euromaïdan, qui a secoué l’Ukraine fin 2013 début 2014, a aussi bien été aidé et soutenu par l’IRI et le NDI (deux des quatre satellites de la NED) que par le Konrad Adenauer Stiftung (lié au CDU allemand). Dans le volet formation, nous savons que des jeunes Algériens ont été formés à la «résistance individuelle non violente» par les Serbes de Canvas.

      Cela a été confirmé par un des dirigeants du Mouvement du 6 Avril, l’Egyptien Mohamed Adel, qui a reconnu s’être rendu en Serbie avec quatorze autres militants algériens et égyptiens. En matière de maîtrise du cyberespace et de réseautage, les noms de cyberactivistes algériens figurent dans les listes de participants aux formations dispensées à la «Ligue arabe du Net» par les organismes d’«exportation» de la démocratie. Cela dit, il ne faut pas classer Canvas avec la NED. Canvas n’est qu’une école serbe de «révolutionnaires en herbe» utilisée par les organismes d’«exportation» de la démocratie comme la NED, Freedom House et autres, pour former des activistes.

      Selon le journaliste américain William Blum : «Les programmes de la NED incarnent généralement la philosophie de base selon laquelle les travailleurs et les autres citoyens sont mieux servis dans un système de libre entreprise…, d’intervention minimale du gouvernement dans l’économie et d’opposition au socialisme sous toutes ses formes. Une économie de marché est synonyme de démocratie, de réforme et de croissance et l’accent est mis sur les avantages des investissements étrangers dans leur économie…. En bref, les programmes de la NED sont en harmonie avec les besoins et objectifs de base de la mondialisation économique du Nouvel Ordre mondial, tout comme les programmes sont sur la même longueur d’onde que la politique étrangère des Etats-Unis.» Ainsi, les Etats-Unis, à travers des organismes spécialement conçus, utilisent la démocratie et le droit-de-l’hommisme pour exporter des politiques néolibérales à travers le monde. Cette politique est encore plus claire avec le milliardaire et spéculateur américain George Soros dont la fondation Open Society travaille de concert avec la NED et les autres organismes d’«exportation» de la démocratie. Selon Leandra Bernstein, «l’action et l’argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d’organisations ‘’philanthropiques’’ ou ‘’droit-de-l’hommistes’’». Pour Soros, si une nation voulait contrôler ses propres ressources naturelles ou développer son économie et sa force de travail à l’aide de tarifs douaniers et de régulations, elle était considérée comme société fermée. En fait, toute nation qui rejette la mondialisation (c’est-à-dire l’impérialisme du libre-échange) est condamnée à ce titre et fera l’objet d’attaques de la part des organisations de Soros. Dans les conflits armés, des personnes autochtones sont choisies pour préserver les intérêts de la puissance victorieuse.

      Souvenons-nous des cas Ahmed Chalabi en Irak

      ou Hamid Karzai en Afghanistan. Il en est de même dans les révoltes non violentes qui s’accompagnent de l’apparition de certaines figures qu’on cherche à imposer en les drapant d’une «bénédiction» populaire.

      Mikheil Saakachvili, après la révolution des Roses en Géorgie (2003) ;

      Viktor Iouchtchenko, après la révolution Orange en Ukraine (2004) ou la tentative avortée de placer Mohamed El-Baradei après la révolution du Lotus en Egypte (2011) sont des exemples de candidats pro-américains. En Algérie, le hirak a aussi très rapidement produit les noms de personnes susceptibles de diriger le sort du pays après l’éviction du président Bouteflika. Et le battage médiatique n’a pas encore cessé pour certains.

      http://www.afrique-asie.fr/le-lobby-sioniste-est-tres-actif-en-algerie/

  9. Bernard dit :


    Les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible le 14 avril 2018 d’une attaque «sans précédent» qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés. L’assaut s’est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l’opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une «dizaine de tirs de roquettes», des hommes portant des Casques bleus ont tenté de «s’infiltrer» dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés. L’un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l’autre le sigle «UN» des Nations unies. Le premier «a explosé», tandis que le second «a pu être immobilisé». Selon la Minusma, un de ses Casque bleus a été tué lors d’«échanges de tirs». Une dizaine d’autres ont été blessés. Le ministère malien a indiqué que l’attaque avait également fait une «dizaine» de blessés «côté Barkhane». Les combats ont pris fin vers 18H30, plus de quatre heures après leur début.
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/15/01003-20180415ARTFIG00083-mali-des-soldats-francais-blesses-dans-une-attaque-a-tombouctou.php

  10. Fahim dit :

    Mansa Moussa, l’empereur du Mali en 1312, hérite de toute une série de titres mais surtout du titre de «  »Seigneur des mines » ». Une enquête a classé Mansa Moussa comme l’homme le plus riche de tous les temps.

  11. Didier dit :

    Mamoudou Gassama est originaire du Mali. Il quitte son pays natal pour l’Europe en 2013. Il rejoint Paris le 16 septembre 2017, et retrouve son frère qui l’héberge dans le foyer pour migrants où il réside à Montreuil, en proche banlieue parisienne, il gagne sa vie en travaillant au noir dans le bâtiment.

    Le 26 mai 2018 aux alentours de 20 h, un attroupement se forme autour du 51 rue Marx-Dormoy dans le 18e arrondissement de Paris. Des badauds aperçoivent un enfant agrippé à l’extérieur du garde-corps d’un balcon d’un appartement du 4e étage de l’immeuble, à 20 m du sol, après avoir chuté du sixième au cinquième en se rattrapant à l’étage du dessous. Mamadou Gassama va alors réussir à escalader l’immeuble pour sauver le garçonnet, à l’aide d’un voisin, positionné sur un balcon mitoyen pour sécuriser le bras de l’enfant.

    Le 28 mai 2018, le président français Emmanuel Macron lui remet la légion d’honneur et annonce sa naturalisation prochaine tout en lui faisant part de la volonté de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris de l’accueillir en son sein. Le 16 juin, le jeune Malien fait un retour triomphal à Bamako, il est accueilli par une foule en liesse à l’aéroport international Modibo Keïta puis reçu par le président Ibrahim Boubacar Keïta au palais de Koulouba.

    Cette histoire d’enfant de 3 ans et demi qui tombe d’un étage de 3 m, en subissant donc pour stopper sa chute, 6 fois son poids, est du domaine de l’impossible. « Un enfant qui chute d’un étage pèse 120Kgs selon les lois de Newton » souligne la scientifique Valéry Rousseau, professeur à l’Université de Loyola aux USA. Un avis que partage Florence Vivès, docteur en physique, inspecteur nucléaire à l’ONU : « Une chute d’un étage… ses mains auraient été pulvérisées. » Pourquoi donc et par qui la mise en place de ce scénario qui ne tient pas la route ?

  12. Djibril dit :

    Dans son ouvrage ‘Le dragon et l’aigle’, Clément Nguyen a étudié la lutte d’influence qui se joue en Afrique subsaharienne entre les Etats-Unis et la Chine. A l’ère post-coloniale, les deux puissances réclament trois choses de l’Afrique : un accès privilégié à ses ressources naturelles, des débouchés pour leurs marchandises et un soutien diplomatique.

  13. Oumar dit :

    Le 25 novembre 2019, treize militaires français sont morts lors du crash de deux hélicoptères de combat au sein d’une opération militaire au Mali. Dont le fils de Jean-Marie Bockel, sénateur centriste du Haut-Rhin. C’est le plus lourd bilan militaire depuis plus de 35 ans et l’attentat du Drakkar au Liban en 1983. Cela risque de remettre en question l’opération Barkhane, dans laquelle la France est engagée depuis 2014. Alors que l’intervention française au Sahel a déjà fait 38 morts au sein de ses rangs, Barkhane est-elle dans une impasse ? Barkhane devait lutter contre l’expansion terroriste et assurer la sécurité du territoire. Malgré son action, la menace reste extrêmement présente. Surtout, et c’est ça la difficulté, elle est de plus en plus diffuse et diverse. On voit des groupes terroristes très variés avec des revendications et des modes d’opérations différents, qui ont tendance à se multiplier plus qu’à disparaître. Plusieurs acteurs en Afrique s’inquiètent que l’influence terroriste s’étende même prochainement aux pays côtiers environnants la région. D’autre part, toute armée restant trop longtemps dans un pays finit par être vue comme étant une force d’occupation. Même si celle-ci est mandatée par l’Onu comme c’est le cas ici.
    https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/deces-de-13-militaires-au-mali

    C’est un échec total de la présence des occidentaux en Afrique puisque le terrorisme au lieu de diminuer s’étend un peu partout. Les populations commencent à en avoir assez et ne pensent plus qu’ils sont là pour la liberté des Africains. Autrement pourquoi donc avoir attaqué ce garde-fou qu’était la Libye ? Ce pays stabilisait toute la région du temps de Kadhafi. Depuis que les Américains ont sous-traité aux Français la guerre contre lui, c’est un désastre. Au Niger, où on vient de découvrir une énorme nappe phréatique, les Américains se sont installés, laissant le Mali aux Français, malgré déjà des contrats que le gouvernement malien passe avec la Russie. Actuellement on assiste avec Trump à une redistribution des cartes dans une zone où les djihadistes de Daesh et d’al Qaida sont main dans la main. Aminata Traoré, écrivaine et ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, nous explique pourquoi l’offensive militaire française dans son pays, connue sous le nom de « opération Serval », est un échec :

    22 euros pour une bombe artisanale: l’IED, « l’arme du pauvre » :
    https://information.tv5monde.com/afrique/22-euros-pour-une-bombe-artisanale-l-ied-l-arme-du-pauvre-au-burkina-335454
    Mali : Uranium – pétrole – eau minérale : Les ressources minières du nord pillées ?
    https://maliactu.net/mali-uranium-petrole-eau-minerale-les-ressources-minieres-du-nord-pillees/
    Environ 4.000 soldats français et plus de 800 soldats allemands étaient stationnés au Mali fin 2019 :
    https://www.wsws.org/fr/articles/2019/09/12/mali-s12.html

    En Syrie, la guerre contre le terrorisme n’est pas encore terminée. Il existe toujours dans les régions du nord car soutenu par l’Otan (Turquie, États-Unis, Royaume-Uni et France).
    https://sana.sy/fr/?p=170122

  14. Labib dit :


    Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, l’homme le plus recherché d’Algérie depuis deux décennies, a quitté son sanctuaire de Kabylie avec son état-major pour rejoindre le nord du Mali où l’armée française l’a abattu le 3 juin 2020 dans la région de Tessalit, en territoire touareg, ce qui a son importance.

    Depuis plusieurs semaines, des groupes jihadistes aux obédiences diverses et mouvantes se combattent dans la BSS (Bande sahélo-saharienne). Un conflit ouvert y a même éclaté entre l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech, et les groupes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, l’EIGS accusant ces derniers de trahison. De fait, les deux principaux chefs ethno-régionaux de la nébuleuse Al-Qaïda, à savoir le Touareg ifora Iyad Ag Ghali

    et le Peul Ahmadou Koufa, chef de la Katiba Macina,

    négocient actuellement avec Bamako.

    L’Algérie est inquiète de voir que Daech se rapproche dangereusement de ses frontières. Or, comme elle considère le nord de la BSS comme son arrière-cour, elle y a donc toujours « parrainé » les accords de paix. Son homme sur zone est Iyad ag Ghali dont la famille vit en Algérie où il a une maison. Politiquement il présente quatre avantages :
    – Il est touareg ifora.
    – Il est musulman « fondamentaliste ».
    – En plus du soutien touareg, il dispose d’une base de popularité à Bamako avec les fidèles de l’imam Mahmoud Dicko.

    – Et surtout, il est contre l’éclatement du Mali, priorité pour l’Algérie qui ne veut pas d’un Azawad indépendant qui serait un phare pour ses propres Touareg.

    La négociation qui se déroule actuellement discrètement a pour but de régler deux conflits différents et qui, contrairement à ce qui est trop souvent écrit, ne sont pas à racine islamiste. Il s’agit en effet de conflits inscrits dans la nuit des temps, des résurgences ethno-historico-politiques aujourd’hui abritées derrière le paravent islamique. Ces deux conflits qui ont chacun leur propre dynamique sont :
    – Celui du Soum-Macina-Liptako, qui est porté par les Peul, d’où l’importance d’Ahmadou Koufa.
    – Celui du nord Mali, qui est l’actualisation de la traditionnelle contestation touareg, d’où l’importance d’Iyad ag Ghali.

    Or, Abdelmalek Droukdal qui était opposé à ces négociations, avait décidé ou bien avait été « persuadé » de se rendre sur zone, peut-être pour rétablir un modus vivendi avec Daech. Mais, surtout, pour reprendre en main et imposer son autorité, à la fois à Ahmadou Koufa et à Iyad ag Ghali. Il était donc l’obstacle au plan de paix régional visant à isoler les groupes de Daech afin de régler à la fois le problème touareg malien et le problème peul couvrant le sud du Mali ainsi que le nord du Burkina Faso. Voilà pourquoi il est mort.

    Si la stratégie actuelle était couronnée de succès, le retour dans le jeu politique des Touareg ralliés au leadership d’Iyad ag Ghali, et de ceux des Peul suivant Ahmadou Koufa, permettrait de concentrer tous les moyens sur l’EIGS, avec un glissement des opérations vers l’est de la boucle du Niger et de la BSS. Le problème va désormais être de savoir si le Fezzan Libyen échappe au général Haftar. Si tel était le cas, la Turquie, membre de l’OTAN, aurait donc un couloir direct permettant à ses services d’aider les combattants de l’EIGS. Il serait alors impératif de reprendre le contrôle physique de la région de Madama afin d’éviter un réensemencement du terrorisme via la Libye.

    https://bernardlugan.blogspot.com/2020/06/les-veritables-raisons-de-la-mort.html

  15. Nathalie dit :

    Maurin Picard, journaliste, auteur de « Ils ont tué Monsieur H. », enquête sur la mort du secrétaire général de l’ONU Dag Hammarskjöld dans un crash en 1961 au dessus de la future Zambie. Accident ou Attentat ?

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