Nikolaas van Rensburg, le plus célèbre voyant d’Afrique du Sud

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Déjà au début du 20ème siècle, il n’y avait pas plus célèbre dans le Transvaal occidental que Nicolaas van Rensburg. Les textes qui vont suivre s’inspirent des notes rédigées par Anna, sa propre fille.

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Qui était-il donc ?

Nikolaas van Rensburg est né en aout 1864 dans la ferme familiale Rietkuil,  situé près de Wolmaranstad en Afrique du Sud, dans le district de Potchefstrom. Il mourut à 62 ans en 1926. Comme de nombreux enfants de son époque, il alla à peine à l’école. Son père avait grandement besoin de lui à la ferme, notamment comme berger bovins. S’il sut lire et écrire, ce fut grâce à sa mère, qui l’instruisit à l’aide d’un seul ouvrage, la Bible. Durant toute sa vie, il ne portera aucun intérêt aux autres livres ou journaux, car disait-il, » ils étaient des choses du monde qui ne pouvaient pas l’améliorer spirituellement. » (A lire dans le même esprit, le conte philosophique « l’argent n’est pas tout »).  Tout jeune, il était perçu comme «différent», timide et réservé.  Il ne prenait jamais part aux espiègleries de ses camarades. Sa mère, Anna Catharina van Rensburg, était une personne calme, sensible, mais ayant la voix douce d’une femme ayant souffert et de mauvaise santé. Nicolaas semblait avoir hérité de sa fragilité. Il garda jusqu’à sa mort, un lien très fort avec elle. Et comme elle, il n’aimait pas la violence. Il ne pouvait même pas supporter qu’un animal soit tué devant lui. On se demande encore comment avait-il pu participer jusqu’à la fin, à la guerre des  Boers contre les  anglais. D’autant plus qu’il en prévoyait une fin désastreuse pour son camp et qu’il ne tenait pas à porter une arme à feu.

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C’est vers l’âge de 7 ans, que sa mère remarqua que son fils avait des dons de voyance.

Son air triste après certaines visions, la titillait de curiosité. Alors il la regardait de ses yeux bleus profonds et pénétrants mais sans ouvrir la bouche, ce qui lui donnait envie de l’embrasser. Il semblait regarder les gens en lisant à travers eux.  À 16 ans, il  participa à une expédition du gouvernement contre le chef de tribu rebelle Mapog. Vers l’âge de 20 ans, portant un intérêt médiocre à l’agriculture, il devint l’un des responsables de son église tout en se mariant avec Anna Sophia Kruger en 1884. A 30 ans, les agriculteurs voisins l’appelaient l’oncle. Un terme de respect largement utilisé à l’époque par les Afrikaners. Puis plus tard « Siener » (le voyant).

Les Boers étaient les descendants des premiers colons d’origine néerlandaise, allemande et française, arrivés en Afrique du Sud aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le terme de Boer (fermier en néerlandais) laissera au XXe la place à celui d’Afrikaner pour désigner l’ensemble de cette communauté blanche d’Afrique du Sud. 

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Il n’était pas toujours capable d’expliquer ses visions.

Certaines d’entre elles restent toujours sujettes à interprétations. Mais il était persuadé qu’elle venait de Dieu. Et il était farouchement contre l’occultisme. Ce don qu’il avait, jamais il ne l’utilisa contre de l’argent ou pour impressionner quelqu’un.  C’était véritablement un fervent chrétien qui était persuadé qu’il fallait vivre sa vie, en l’honneur de Dieu. Ce qui peut expliquer que de nombreux versets de la Bible se trouvent dans ses prophéties. On en dénombre plus de 700  sur son pays ou le monde. Mais beaucoup d’entre elles furent transmises de bouche à oreilles avant d’être rassemblées par sa fille.

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Ces voyances servir dès le 11 octobre 1899 :

Il put ainsi aider les généraux boers à éviter les pièges tendus par les anglais durant la seconde guerre des Boers qui se termina le 31 mai 1902. Malheureusement cela n’empêcha pas l’Etat libre d’Orange et la république sud-africaine du Transvaal de perdre leur indépendance. Ils furent intégrés à l’Empire britannique. La découverte d’or au Transvaal leur fut fatale.

La seconde guerre des Boers aura couté environ 75 000 vies : 22 000 soldats britanniques (7 792 au cours d’affrontements, le reste de maladies comme la typhoïde) et de 4 à 7 000 soldats boers, 20 000 à 28 000 civils boers et sans doute 20 000 Noirs.

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Lors de la 1ère guerre mondiale, une partie de la population boer de  l’Union de l’Afrique du Sud éprouvera bien sûr beaucoup plus de sympathie pour la cause allemande qu’anglaise.

La précédente guerre avait laissé des traces. Particulièrement quand fut confirmé les visions de Nikolaas, sur la manière dont étaient traités les Boers, emprisonnés dans les camps de concentrations britanniques. Ils abritaient essentiellement des personnes âgées, des femmes et des enfants pour un total d’environ 120 000 personnes. 25 630 d’entre eux furent déportés à l’étranger. Les conditions de vie dans ces camps étaient particulièrement insalubres et les rations alimentaires réduites.

Un rapport postérieur à la guerre estima à 27 927 le nombre de Boers morts (desquels 22 074 enfants de moins de 16 ans) et 14 154 noirs, morts de famine, de maladies et d’exposition au soleil.

Nicolaas van Rensburg préféra donc se mettre contre les Anglais. Il fut capturé par eux et interné pendant deux ans. A sa libération, il retourna à sa ferme.

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Ses prédictions ne portaient pas que sur son pays :

N’avait-il pas prédit la 1ère guerre mondiale avec à la fin, la défaite de l’Allemagne et l’arrivée d’une terrible épidémie qui tuerait plus d’humains que la guerre elle-même. (La grippe espagnole) ?

Cette pandémie fit 30 millions de morts selon l’institut Pasteur, et jusqu’à 100 millions selon certaines réévaluations récentes. Son surnom de « grippe espagnole » vient du fait que le roi Alphonse XIII en fut gravement malade (en juin 1918, 70 % de la population madrilène fut contaminée en l’espace de trois jours). En France, elle fit autour de 408.000 morts.

Il avait vu la montée puis la chute du communisme, l’indépendance de l’Irlande, de l’Inde et des pays d’Afrique. Dans sa prévision d’une seconde guerre mondiale, il n’en tenait pas rigueur à l’Allemagne qu’il voyait perdre à nouveau, mais à l’Angleterre. (Lire « l’intelligentsia sioniste, responsable des guerres mondiales »). Il fit allusion aux bombardements destructeurs des villes allemandes et au passage devant un Tribunal spécial, de ses dirigeants (Nuremberg), à la séparation en deux de ce pays pendant plusieurs années, à la constitution de grands organismes tels que l’ONU, l’Europe pour mettre en place un Nouvel Ordre Mondial, à l’immoralité augmentant partout dans le monde (comme l’homosexualité, la pédophilie)  et qui aura pour conséquence le développement d’une maladie qui fera mourir beaucoup plus les Africains que les blancs (sida), à l’église catholique en danger, à l’accident de Tchernobyl (le  26 avril 1986),  à la guerre du Golfe (1990-91),  à la mort de Diana (le 29 Août 1997), et à l’élection d’une chancelière en Allemagne (Angela Merkel en 2005)…

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La plupart d’entre elles ne peuvent malheureusement s’expliquer qu’après coup :

Sur Diana par exemple, il ne parlait que « d’une dame britannique de renom qui mourra peu avant des élections en Afrique du Sud. Elle sera dépouillée de tout après son divorce, et sa mort soudaine, à cause d’un accident de voiture, cachera des choses peu avouables. »  (Effectivement, des rumeurs circulaient selon lesquelles Diana attendait un enfant de son amant arabe. Ce que ne pouvait pas accepter la Maison Royale.)

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Celles sur la fin de l’Apartheid en 1991 et l’arrivée d’un gouvernement noir (Nelson Mandela en 1994) en Afrique du Sud démontraient son inquiétude envers sa patrie.

L’apartheid (mot afrikaans dérivé du français « a part ») était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations  selon des critères raciaux ou ethniques.  Après la 1ère guerre mondiale, les paysans afrikaners chassés par une grave sécheresse, se retrouvèrent confrontés à un double phénomène d’urbanisation et d’acculturation, et entrèrent en compétition avec les ouvriers noirs au moindre coût. Les valeurs et l’ordre traditionnel des Afrikaners s’effondrant, ces derniers se sentirent acculés face à la domination des anglophones, de leurs valeurs liées aux affaires et à l’argent et face au risque de submersion des Noirs qui affluaient alors vers les villes.

 

Ses prévisions ne se sont toutefois pas encore complètement réalisées :

Le futur qui nous reste à découvrir  parle de flux grandissants d’étrangers en Europe, provoquant  de nombreux conflits ; les musulmans sur ce continent, en changeant le profil de la population,  par leur religion et leur culture, auront une incidence sur la politique des pays d’accueil. Particulièrement par ses  protestations contre Israël.  Ce qui entrainera une rébellion au sein même du Parlement européen.  Les USA devront affronter en Europe les islamistes intégristes.  La violence raciale dans le monde entier explosera. Un terrible conflit en Afrique empirera alors que la guerre civile et une misère incroyable apparaitront en Europe après un formidable clash économique. Arrivera alors au printemps, une troisième guerre mondiale avec l’Allemagne, l’Angleterre et l’Amérique se battant côte à côte contre la Russie. . Les armées utiliseront de terribles rayons électriques qui sèmeront la mort et la destruction. 

http://www.theregister.co.uk/2008/12/01/abl_first_full_power_blast/

Mais la Russie annihilera rapidement les troupes anglaises et américaines. Ces dernières se replieront, voyant  ses propres terres attaquées et sur le coup d’un gigantesque écroulement financier, laissant ainsi les Russes atteindre la frontière espagnole et  écraser au passage les troupes françaises. Les Anglais trahiront alors les autres pays européens, en s’alliant aux Russes. Ce qui obligera les Américains à les attaquer au Proche Orient, pendant que les Russes passeront par la Turquie et l’Irak. Israël et la Syrie connaîtront durant cette période de terribles combats où seront employées des armes de destructions massives telles que des bombes nucléaires.

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Ce qui mettra un terme à la suprématie russe :

Cela viendra d’armes secrètes allemandes (des vaisseaux de guerre ronds et plats). La Grande Bretagne  qui est destinée à subir « 7 plaies », se fera ainsi copieusement bombarder. Aucun de ses abris ne leur résistera.  Les Allemands rétabliront peu à peu l’ordre en Europe, devenant, sous l’autorité d’un homme fort et juste, la première puissance mondiale. Malheureusement, de nombreux pays voisins, particulièrement ceux de l’est, resteront longtemps anéantis. D’autres tels que la Russie, la France, Israël et les USA ne joueront plus aucun rôle politique. Les manigances des Juifs et des Anglais durant les 3 guerres mondiales commenceront à être connues. Ils seront chassés et jugés pour ne plus être en sécurité nulle part. La langue anglaise ne sera plus enseignée et pratiquée. Le pays Boer par contre, verra se joindre à lui non seulement de nombreux réfugiés chrétiens d’Europe (l’Afrique du Sud deviendra le seul havre de paix pour les chrétiens durant ces guerres) mais aussi de nombreuses nations africaines. Il redeviendra un état pieux et économiquement fort. Le rôle de la Chine n’est pas oublié et il a la vision d’un formidable tsunami en Asie. Il voit aussi la destruction de New York par une catastrophe naturelle.

Ce ne sera  que lors du passage d’une énorme comète que la terre retrouvera enfin la paix et connaîtra un nouvel âge d’or !

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Signal de départ des principaux événements :

La mort du premier président noir élu en Afrique du Sud (Nelson Mandela a aujourd’hui 94 ans) sonnera le début des bouleversements. . Lui ou Thabo Mbeki mourra de mort violente, provoquant de grandes grèves et des massacres de blancs et de noirs entre eux, qui prendront naissance dans une ville frontalière appelée Prieska.  D’autres signes confirmeront la venue de cette période,  tels que la dégringolade des mœurs, le retour d’un certain communisme (l’institution européenne), la folie des USA contre l’Orient (Irak, Libye, Syrie, Iran)  se terminant par l’utilisation nucléaire, un attentat effrayant en Angleterre, la fin de la couronne anglaise par les Allemands, et cela dans une confrontation entre des pays du Tiers-monde et l’Europe. Celle-ci commencera par un acte terroriste en Allemagne qui sera heureusement déjoué. Ces terroristes islamiques révolutionnaires comprenant des turcs, des indiens  et des anglais, obéissent en fait, mais d’une manière cachée, à des gens de l’ONU.  L’Allemagne et les Américains essayeront de lutter contre leur tentative d’appropriation du monde occidental libre.

http://www.youtube.com/watch?v=HIRNNLZvNyE&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=Ya0KopdROTk&feature=relmfu

http://www.youtube.com/watch?v=KsbTHSPturg&feature=relmfu

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81 commentaires sur “Nikolaas van Rensburg, le plus célèbre voyant d’Afrique du Sud

  1. Eloïse dit :


    L’histoire de la Rhodésie du Sud, ancien « grenier de l’Afrique noire » et champion mondial de l’inflation, comment elle a vaincu le racisme et a repris les terres aux Blancs pour ensuite se transformer en Zimbabwe, est bien connue.


    Mais maintenant c’est l’Afrique du Sud (membre des BRICS et partenaire de la Russie) qui décide d’appliquer cette même méthode d’expropriation des terres « blanches » au profit des Noirs. Le projet de loi la permettant a été adopté à la mi-mai 2016 par le Parlement sud-africain. Une vague de terreur contre la population blanche se propage dans le pays, celle-ci étant particulièrement sensible dans les zones rurales puisque dans les villes, les Blancs ont pu s’isoler de ce monde hostile dans des quartiers bordés par des murs barbelés hauts de 2 mètres. En plus de cela, depuis 6 mois, les désordres parmi les étudiants ne faiblissent pas. Le pic de ces affrontements a eu lieu en février, lorsque des étudiants noirs ont mis le feu au bâtiment de l’Université du Nord-Ouest à Mafeking (Mafikeng), exigeant la fin de l’enseignement en langue afrikaans. À Mafeking l’enseignement est polyglotte, mais l’anglais est très moyennement connu, d’où l’idée de traduire l’enseignement en langue tswana et zoulou. Il est vrai qu’enseigner par exemple les sciences physiques ou la littérature anglaise dans ces deux langues serait difficilement possible, mais cela permettrait de fait d’exclure immédiatement les étudiants blancs, Boers (ou Afrikaners) du système éducatif. En plus de cela, les « rebelles pour la justice » ont également détruit la célèbre galerie des œuvres d’art et des monuments du « temps de l’apartheid », situé sur le même campus. un peu partout, les étudiants noirs détruisent et vandalisent les monuments des personnages historiques fondateurs ou anciens curateurs d’universités, à commencer par l’imposante statue de Cecil Rhodes située à l’Université du Cap. Pendant plusieurs jours un autre monument, la statue de Jan Marais, a été aspergé de peinture rouge à l’Université de Stellenbosch. Jan Marais fut longtemps le mécène de cette université ainsi qu’un politicien renommé qui a commencé en tant que simple résistant pendant la guerre anglo-boers, et qui à la fin de sa vie a demandé au Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair, de s’excuser pour les atrocités commises par les anglais au cours de ces guerres. À mesure que les étudiants noirs aspergeaient sa statue de peinture rouge, une autre étudiante Boer l’effaçait méthodiquement. L’incident dégénéra en carnage au sein du campus, et la fille blanche Boer fut littéralement traquée par les militants de « la lutte pour les droits civils ». Les professeurs d’universités qui dispensaient des cours en langue afrikaans sont expulsés, et la provocation de conflits avec les étudiants Boers est encouragée.


    C’est donc dans ce climat que le président Zuma a choisi de faire passer la loi sur la confiscation des terres « blanches » et ceci avec l’aide d’un parlement sous contrôle de l’ANC. Au sens strict du terme, il ne s’agit pas véritablement d’une nouvelle loi mais d’avantage d’une prorogation appliquée à une loi déjà existante : « Loi sur la restitution des droits sur la terre », adopté dans le courant des années 90 et qui limitait le dépôt des demandes jusqu’à 1998. Le sujet a disparu de l’actualité pendant 18 ans, mais le dernier amendement étend cette période jusqu’à l’été 2019. Dans les faits, un héritier formel devra se présenter devant le juge et prouver de façon convaincante que ses ancêtres possédaient des terres avant que de méchants Blancs n’arrivent pour tout confisquer. Toutefois le demandeur peut refuser le droit de possession de la terre et se contenter d’une compensation financière que les agriculteurs blancs seront tenus de lui verser. Jusqu’à 1998, près de 80 000 demandes de restitution avaient été déposées et la plupart d’entre elles exigeaient justement une compensation financière et non la propriété foncière. Aujourd’hui on prévoit cinq fois plus de procédures, mais la demande la plus explosive et qui risque de mettre le pays sens dessus-dessous est celle de l’extravagant roi des Zoulous, Goodwill Zvelitini. Sa demande porte non seulement sur la province historique du Kwazulu-Natal, mais également ses alentours – le Cap oriental, le Karoo, l’État libre d’Orange et le Mpumalanga (dont la capitale Mbombela, anciennement Nelsprite). Le roi est prêt à se montrer magnanime et à ne pas expulser les fermiers de leurs terres, à la condition bien sûr que les agriculteurs s’acquittent d’une juste compensation.


    L’Afrique du Sud est un pays avec un climat difficile et des sols salins. Seuls 15 % des terres sont adaptés à une activité agricole. Mais ces 15 % ont été utilisés efficacement et à bon escient. Les sols du continent africain ont une tendance à l’érosion et les Afrikaners ont su perfectionner la protection des sols ainsi que mettre en place les méthodes agricoles adaptés. Le résultat est que l’Afrique du Sud couvre non seulement la totalité de ses besoins alimentaires avec une population toujours croissante du fait des migrations, mais elle exporte aussi 140 types de fruits et légumes vers l’Europe, la Chine et l’Amérique. Et tout cela au moyen de fermes traditionnelles Boers dont l’installation est très ancienne et dont les tailles peuvent parfois surprendre.


    La présentation de l’histoire de ce pays se réduit-elle à l’idée suivante ? Les méchants Européens motivés par des visées lucratives et capitalistiques ont débarqué au sud du continent africain. Par la force et les armes, ils ont subordonné les peuples autochtones noirs pacifiques et ont saisi les terres sur lesquelles ces derniers vivaient en paix depuis l’Antiquité, en travaillant et jouissant de ses richesses. Ce n’est pas tout à fait vrai. Là où sont arrivés les premiers Blancs (la plupart étant des hollandais et des huguenots français, qui ont par la suite composé le peuple des Afrikaners (Boers), soit les provinces du Cap et du Karoo actuels), il n’y avait absolument personne. La progression vers l’intérieur du continent se déroulait au même moment que la colonisation de l’Amérique du Nord, mais dans les conditions beaucoup plus difficiles des savanes et des zones semi-désertiques. Les Boers partaient de manière organisée (qu’on appelait « treks »), sur leur célèbres chariots couverts, tirés par des bœufs, et surtout de manière contrainte ! Les Anglais, une fois obtenu le contrôle de la côte sud du continent suite aux guerres napoléoniennes, repoussaient les Boers vers l’intérieur des terres, le plateau de Veld, où ils rencontrèrent pour la première fois le peuple noir zoulou qui se déplaçait également. Poussé par la sécheresse, ce peuple noir se déplaçait vers le nord et à l’ouest des lieux où ils étaient historiquement établis en exécutant sur leur chemin tout autre clan, même les plus proches. Lorsqu’ils envahissaient les villages, les Zoulous tuaient les hommes et les garçons, mais leur arrivée étant connue par avance, les autres peuples avaient le temps d’abandonner leurs territoires. Il y eut un véritable « effet domino » et les actuels territoires du Kwazulu-Natal, du Gauteng, du Limpopo et du Zimambwe furent successivement envahis par les impitoyables Zoulous. Les survivants se cachèrent dans les montagnes impénétrables du Lesotho ou fuirent vers le nord en direction d’un climat incertain. Les Zoulous ne travaillaient jamais la terre, car cela était considéré comme une activité honteuse digne des esclaves. Tous les hommes sans exception apprenaient l’art de la guerre, et toutes les tribus des caïds Chuck, Dingiswayo et Mzilikazi formaient un grand ensemble militaire. C’est donc cette tribu qui va rencontrer les Boers avec leurs chariots, leurs buffles, leurs fusils, leurs barbes et leur Bible. La première chose que firent les Zoulous fut de tuer et manger les parlementaires afrikaners. Une série de conflits frontaliers débuta, aboutissant à une certaine délimitation entre l’empire zoulou et les deux républiques Boers, le Transvaal et l’État Libre de l’Orange. Bien entendu, le racisme s’y développa, mais pour la plupart des tribus locales, il était tout de même préférable de travailler sur la ferme d’un Boer que de finir sous la hache d’un Zoulou.


    Cette période de paix fut relativement courte et s’acheva lorsque les Anglais découvrirent les mines de diamants. Après cela, leur appétit n’eut plus de limites. En 1879, les Anglais envahirent alors l’empire zoulou et le soumirent en moins d’une année. Le pouvoir de la reine Victoria s’imposa à toute l’Afrique du Sud, à l’exception des républiques Boers. Mais même celles-ci furent conquises à la suite des deux guerres anglo-boers dans lesquelles les Anglais affichèrent une violence et une cruauté sans égales. C’est à cette époque qu’apparurent les camps de concentration, les répressions et les exécutions par balle, qui devinrent une pratique normale, tout comme la destruction totale des propriétés et l’endommagement des infrastructures civiles. Dans certaines régions les anglais essayèrent tout de même de négocier et conclure des accords particuliers avec certains caïds des tribus zoulou. Cecil Rhodes racheta officiellement à Lobengula, le caïd de Ndebele (une tribu d’origine zoulou établie sur les actuels territoires de Zimbabwe et de Zambie), le droit de maîtrise et de développement de sa terre. L’équité de cet accord peut être discutée du point de vue des hautes valeurs morales, mais le fait que celui-ci ait été reconnu légitime par les deux parties ne souffre d’aucune contestation. De surcroît, en 1884 le caïd Dinuzoulou, en découvrant qu’un complot était ourdi contre lui, fit appel à ses voisins, les Boers de Transvaal, pour mater les rebelles. En échange de leur aide il promit aux Boers de leur céder quelques 10 400 km² de terres, soit un tiers de tout le Zoulouland. Suite à la défaite des « rebelles opposants » face aux mercenaires Boers, le caïd tint sa parole et transféra les terres au Transvaal.


    En tenant compte de ces faits historiques, on peut légitimement s’interroger quant à la méthode qu’entend adopter l’actuel roi pour convaincre le juge de restituer les terres… Au Zimbabwe voisin, où la fin de la « restauration de la justice » fut déplorable et où le peuple blanc fut chassé de ses territoires et du pays même, (ceux qui refusaient de fuir furent tués). Le président Mugabe donna la permission, de manière non officielle, d’envahir les terres agricoles en négligeant le droit de la propriété, de manière purement arbitraire, sans aucune compensation pour le bétail ou les terres volées. Priorité fut octroyée aux vétérans de la guerre de libération, d’anciens partisans qui considéraient ses terres comme une récompense pour leurs états de service. Or, ils ne savaient pas cultiver la terre ni comment travailler avec le bétail. Des centaines de chèvres furent libérées dans les champs. Et, face à la voracité des caprins, en l’espace de deux saisons les herbages se sont transformés en déserts. Les vaches et les bœufs importés d’Afrique du Sud disparurent. La famine n’a pas tardé. Au bout du compte, le directeur de la Banque Centrale du Zimbabwe s’adressa au président Mugabe afin qu’il permette aux Blancs de revenir pour rétablir la situation qui était devenue catastrophique. Or, la réaction arriva non pas du Président ni du ministère de l’Économie mais du chef du service de sécurité Didimus Mutata, qui expliqua au banquier que « notre terre est uniquement pour les Noirs, elle l’a été depuis toujours, et ne sera cédée à personne ».


    Actuellement en Afrique du sud, près d’un million de Blancs ont d’ores et déjà émigré du pays tandis qu’en sens inverse, quelques 10 millions de migrants sont arrivés tout en étant considérablement plus pauvres, quel que soit leur pays d’origine. Des sociétés secrètes ont repris leurs activités et notamment le Broederbond. Un Boer anglo-saxon et lauréat du prix Nobel de littérature, John Coetzee, a écrit « Le Déshonneur », qui évoque l’histoire de la mort d’une ferme familiale, des viols et du sentiment pesant de la destruction d’un monde qui jusqu’à présent semblait devoir prospérer. De jeunes leaders sont aujourd’hui à la tête de la nouvelle résistance blanche sud-africaine, incluant des musiciens de groupes de rock populaires chantant en afrikaans (tels que Bok Van Blerk et Steven Hoffmeyr).

  2. Xavier dit :

    En Afrique du Sud, les fins de mandat des présidents se ressemblent : par un coup d’Etat interne à l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa a évincé le président Jacob Zuma, lequel avait fait de même avec Thabo Mbeki en 2008. En dehors du fait qu’un Venda va remplacer un Zulu, cette révolution de palais ne changera pas grand-chose dans le pays. A un Jacob Zuma lié au gang indien Gupta, va en effet succéder l’ex avocat-syndicaliste Cyril Ramaphosa. Ce dernier a bâti sa colossale fortune dans les conseils d’administration des sociétés minières blanches au sein desquels il fut coopté en échange de son « expertise » syndicale. En réalité, il fut adoubé par le patronat pour contrer les revendications des mineurs noirs dont il fut le représentant avant 1994 !

    Le leader révolutionnaire Julius Malema a donc raison de dire qu’: « En Afrique du Sud, la situation est pire que sous l’apartheid (et que) la seule chose qui a changé, c’est qu’un gouvernement blanc a été remplacé par un gouvernement de Noirs ». Avec une différence cependant : avant 1994 les Noirs ne mouraient pas de faim, ils étaient gratuitement soignés et éduqués, l’électricité fonctionnait, les pénuries d’eau étaient inconnues et la police faisait son travail…

    La présidence de Jacob Zuma s’est donc achevée dans le désastre. Englué dans plusieurs affaires de corruption, le président sud-africain a été pris la main dans le sac d’une gigantesque entreprise de favoritisme d’Etat au profit de la famille Gupta. Une commission judiciaire fut même désignée pour enquêter sur la gravissime accusation de « State Capture » car ces gangsters affairistes avaient réussi à imposer leur droit de regard sur les nominations officielles, ce qui leur avait permis de placer leurs agents à tous les rouages de décision de l’Etat et des entreprises publiques.

    C’est la faillite de l’ANC qui est mise en évidence ici car, entre 1994 et 2018, le mouvement de Nelson Mandela a conduit le pays vers un naufrage qui se mesure en quelques chiffres :

    • Bien que réalisant ¼ du PIB de tout le continent, l’Afrique du Sud est aujourd’hui devenue un des 5 pays « les moins performants » d’Afrique, juste devant les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland.
    • Au mois de mai 2017, l’Afrique du Sud est entrée en récession. Or, en 2000, il fut acté par l’ONU que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont le principal était le recul de la pauvreté, ne pourraient être atteints sans un minimum de croissance annuelle de 7% durant plusieurs années.
    • Le chômage touche plus de 40% des actifs quand les chiffres officiels sont de 25%
    • Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994.
    • Un habitant sur trois survit grâce aux aides sociales, le Social Grant.
    • A l’exception de l’agriculture, branche encore contrôlée par les Blancs – mais pour combien de temps? -, tous les secteurs économiques sud-africains sont en recul, à commencer par les industries de main d’œuvre (textile, vêtement, chaussures), qui n’ont pu résister aux importations chinoises. Quant aux secteurs de la mécanique dans lesquels, avant 1994, l’Afrique du Sud produisait la majeure partie des pièces dont ses industries avaient besoin, ils sont moribonds.
    • Même les mines ont sombré. Pertes de production et de revenus, plus coûts d’exploitation en hausse constants, ont eu pour conséquence la fermeture des puits secondaires et la mise à pied de dizaines de milliers de mineurs. Pour maintenir la production, il aurait fallu investir des sommes colossales, mais le climat social, la corruption et l’insécurité ont découragé les investisseurs qui ont préféré faire glisser leurs activités vers des pays moins incertains. L’industrie minière est également pénalisée par les coupures de courant à répétition car la compagnie publique Eskom, littéralement pillée par ses nouveaux dirigeants nommés par l’ANC a, de plus, vécu sur l’héritage laissé par le régime blanc et sans procéder aux investissements indispensables. Résultat : les mines qui représentent aujourd’hui 10% du PIB sud-africain, qui emploient 8% de la population active et qui sont le premier employeur du pays avec 500.000 emplois directs, ont perdu plus de 300.000 emplois depuis 1994.

    La leçon sud-africaine est donc limpide : en 24 ans de pouvoir sans partage, l’ANC a ruiné un pays prospère, le transformant en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences.
    http://bernardlugan.blogspot.fr/2018/02/jacob-zuma-ou-le-nouvel-echec-de_14.html

    • Line dit :

      Cela n’a pas empéché le Parlement sud-africain a donné le 27 février 2018 le coup d’envoi d’une réforme de la Constitution pour autoriser l’expropriation sans compensation des terres agricoles au profit de la majorité noire.

      Seul petit problème, la redistribution se solde souvent par un échec. Les nouveaux propriétaires sont contraints de jeter l’éponge, incapables d’assurer la rentabilité de leur exploitation par manque de formation, de moyens ou d’accès aux marchés….

      Exemple au Zimbabwe voisin, l’ex-président Robert Mugabe avait lancé dans les années 2000 une réforme agraire fondée sur l’expropriation brutale des fermiers blancs. Elle a plongé le pays dans une crise économique dont il ne s’est toujours pas relevé.
      http://information.tv5monde.com/en-continu/afrique-du-sud-revision-de-la-constitution-pour-exproprier-les-terres-sans-compensation

      FARMLANDS : les blancs d’Afrique du Sud, accusés de tous les maux par les noirs, sont pourchassés, expropriés, tués, dans l’indifférence mondiale généralisée…

  3. Thierry dit :


    Le 2 avril 2018 décédait Winnie Mandela, l’ex-femme de Nelson Mandela, à l’âge de 81 ans. Cela fut l’occasion pour les médias de reparler de l’Afrique du Sud.

    Pourtant, depuis 1994, fin officielle du régime d’apartheid, la pauvreté n’a cessé de progresser et le chômage d’augmenter. Les infrastructures s’écroulent, les taux d’alphabétisation s’effondrent… En proie à la violence et à une corruption endémique, l’Afrique du Sud se tiers-mondise à vitesse grand V. A croire que les sociétés multiculturelles ne sont pas la panacée. Le Black Empowerment et l’Affirmative Action ont conduit à ce que certains appellent avec justesse un Reverse Apartheid. À la différence près que, sous ce régime d’apartheid à rebours, la situation des noirs et blancs pauvres a considérablement empiré.

    Dépeinte comme une icône de la lutte contre l’apartheid, Winnie Mandela a incarné l’aile dure de l’ANC allant jusqu’à accuser son propre mari de trahir la cause noire lorsqu’il négociait avec le président Frederik de Klerk. Elle fit sien le slogan « un Boer, une balle ». En 1976, lors des émeutes de Soweto, elle jeta de l’huile sur le feu en appelant les étudiants à « se battre jusqu’au bout ». Pire, dans un discours qu’elle prononça le 13 avril 1985 à Munsieville, elle justifia le supplice du pneu enflammé autour du cou des « traîtres » suspectés de complicité avec les autorités sud-africaines. « Avec nos boîtes d’allumettes et nos pneus enflammés, nous libérerons ce pays » avait-t-elle lancé. Sa garde rapprochée, le Mandela United Football Club, s’est distinguée par ses méthodes d’une brutalité inouïe.

    En 1991, elle fut d’ailleurs reconnue coupable de complicité dans l’enlèvement et l’assassinat d’un adolescent de 14 ans, Stompie Seipei (1974-89). Il aurait été torturé devant elle.

    Puis tué pour inconduite sexuelle avec un révérend méthodiste, Paul Verryn, déjà accusé par des camarades d’avoir eu des relations homosexuelles avec de jeunes garçons.

    Ceux qui portent aux nues Winnie Mandela ne la connaissaient manifestement pas, ni son héritier spirituel, le virulent Julius Malema, chef du parti d’extrême gauche des Combattants de la liberté économique (EFF), qui, en 2010, avait remis au goût du jour la chanson Kill the boer, kill the farmer. Ce dernier a fait adopter par le Parlement sud-africain, ce 27 février, à une large majorité, une motion ouvrant la voie à une réforme constitutionnelle qui supprimera le principe d’inviolabilité de la propriété privée dans l’objectif de rendre légale l’expropriation sans versement de compensation des fermiers blancs au profit de la majorité noire, en violation de l’accord post-apartheid. L’Alliance démocratique n’ayant pas soutenu la motion de Julius Malema, ce dernier a déclaré dans un meeting public à Soweto : « Nous allons trancher la gorge du DA, nous allons donner au DA une leçon, nous allons chasser le maire de Port Elizabeth [Athol Trollip, un Blanc] parce que nous voulons apprendre à ces Blancs ce que nous entendons lorsque nous disons expropriation des terres sans compensation ».

    La réforme agraire qui se profile ne manquera pas de plonger plus profondément encore l’Afrique du Sud dans le cycle de violences raciales, de crise économique et de corruption qui la secoue depuis l’accession au pouvoir de l’ANC. La « restitution des terres », même à l’amiable, est un échec. Le peu de fermes redistribuées ne sont plus rentables et périclitent.

    Manifestement, la faillite du Zimbabwe ne sert pas de leçon lorsque le dictateur marxiste Mugabe, surnommé Comrade Bob, avait brutalement expulsé au début des années 2000 quelque 4 500 fermiers blancs, faisant de ce pays prospère l’un des plus misérables d’Afrique. Hier grenier à céréales du continent africain et grand exportateur de tabac, l’ex-Rhodésie est aujourd’hui exsangue, ruinée, au bord de la famine à tel point que le nouveau gouvernement cherche désespérément à faire revenir les Blancs exilés. L’Afrique du Sud suit allègrement le chemin de son voisin. À défaut d’être envoyés au goulag comme l’ont été les paysans russes spoliés par les criminels bolcheviques, ceux-ci auront donc le choix entre quitter leur terre d’origine ou aller rejoindre les bidonvilles qui s’étendent autour de Pretoria ou Johannesburg… où survivent dans la misère près de 42 000 Blancs. Sur les 65 000 fermiers blancs qui vivaient en Afrique du Sud en 1994, il n’en reste plus que 35 000 aujourd’hui. Les attaques de fermes ont explosé après 1994 et plus d’un millier de fermiers blancs ont été assassinés, parfois avec toute leur famille, dans des conditions souvent atroces. Plus généralement, depuis la fin de l’apartheid, près d’un million de Blancs, aux compétences variées, ont quitté le pays.

    Pendant ce temps, les institutions européennes discourent sur la nécessité d’accueillir les réfugiés climatiques, les migrants économiques et désormais les « exilés ». Au Parlement européen, où les députés invoquent régulièrement les droits de l’homme, le sort des Sud-Africains descendants d’Européens n’intéresse pas. L’institution reste étrangement muette. Cette assemblée qui ne cesse de prendre la défense des minorités a perdu son extraordinaire capacité d’indignation quand cette minorité est blanche. Seul le ministre de l’Intérieur australien a eu le courage de protester, assurant les fermiers blancs persécutés qu’ils pourront bénéficier de la protection humanitaire de l’Australie. Malheureusement, s’attirant les foudres de la nouvelle inquisition politiquement correcte, le gouvernement australien n’a pas osé soutenir officiellement son ministre. Le silence de l’Europe sur le tragique destin des Afrikaners participe du rejet de notre histoire, de notre culture, de notre civilisation, tout ce qui est blanc et chrétien étant par définition fondamentalement mauvais et à bannir. L’idéologie antiraciste, véhiculée par des associations militantes telles que la LICRA, le MRAP ou SOS Racisme, et encadrée par des lois qui brident la liberté d’expression, est un terrible déni de réalité.

    • Sam dit :

      L’exemple du Zimbabwe n’a pas empéché, lors de sa 54e Conférence Nationale des 16-21 décembre 2017, l’ANC de décider d’opérer une réforme agraire radicale par la procédure de l’Expropriation Sans Compensation (Expropriation Without Compensation- EWC) des fermiers blancs.


      Cyril Ramaphosa, élu Président de l’ANC est devenu depuis Président de la République le 15 février 2018 par seulement 179 voix d’écart sur 4701 votants, sur son opposant Nkosazana Dlamini-Zuma. Il n’avait eu le soutien que de la moitié des 80 membres du National Executive Committee (NEC) et de 3 des 6 membres du Top Six, la direction de l’ANC. Sa position étant fragile, il lui fallait donc donner des gages à son aile la plus révolutionnaire. Voilà pourquoi le « modéré » Ramaphosa a repris la proposition de l’EWC chère aux extrémistes de l’Economic Freedom Fighters (EFF) de Julius Maléma et de l’aile gauche de l’ANC.

      Parmi les raisons invoquées par l’ANC pour justifier cette politique, on retrouve la sempiternelle référence aux injustices historiques, avec pour point de départ 1913 et le Land Act qui effectivement spolia les Noirs d’une partie de leurs terres. Depuis 1994 existe en effet une procédure de restitution des terres, or dans 92% des cas, les plaignants ont préféré une compensation financière plutôt que la restitution de la terre. Cette somme leur permettait en effet de s’installer en ville, d’avoir une maison et d’être présent dans les territoires où l’on peut trouver du travail, au contraire des campagnes. Cette politique de redistribution fut donc un échec dont la responsabilité incombe à l’ANC qui ne s’est pas donné les moyens de l’implanter à grande échelle et qui n’a pas soutenu financièrement et techniquement les nouveaux fermiers noirs, ce qui a eu pour résultat que 90% des fermes redistribuées sont maintenant en faillite, en friche ou réduites à une activité d’autosubsistance.

      En Afrique du Sud, la classification raciale et le poids démographique de son groupe d’appartenance, et non le mérite ou la compétence, permettent des perspectives professionnelles, sociales, économiques. Cela a conduit dans les administrations publiques et dans le domaine économique, par les pressions politiques permanentes de l’appareil d’Etat pour réduire par tous les moyens le rôle et la présence des Blancs, à un effondrement du niveau de compétence.

      Pourtant l’économie sud-africaine est en crise avec un chômage massif qui touche la moitié de la population, des municipalités en faillite qui n’assument plus leurs missions de service public, des entreprises publiques surendettées, des systèmes de santé et d’éducation qui s’effondrent, une dette nationale qui s’envole tandis que la crédibilité internationale du pays est au plus bas avec la chute du rand et la dégradation des agences de notation. C’est dans ce contexte que le président Cyril Ramaphosa lance sa réforme agraire par expropriation sans compensation, tout en invitant les investisseurs étrangers à venir en Afrique du Sud !

      Il y a eu 74 meurtres de fermiers et 638 attaques en Afrique du Sud, principalement contre des fermiers blancs, entre 2016 et 2017, selon les données du groupe de défense des droits des minorités AfriForum. Conséquence de cela, une délégation de 30 familles de fermiers sud-africaines est arrivée dans la région de Stavropol en Russie pour envisager d’y émigrer. Au moins 15 000 Boers, descendants de colons hollandais en Afrique du Sud, envisagent de s’y installer.

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