La religion de la laïcité du Nouvel Ordre Mondial…

 

 

Tout d’abord, la République aurait-elle créé l’école obligatoire, gratuite et laïque comme beaucoup semblent le penser ?

Bien entendu c’est un mythe. La République n’a créé :

Ni l’école obligatoire: Louis XIV l’avait créée bien avant ; sans parler de l’école de Charlemagne. (François Bluche Louis XIV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 2002, p. 494). F. Bluche cite à l’appui de cette assertion l’étude de Jean de Viguerie, L’institution des enfants. L’éducation en France, XVIe-XVIIIe siècles, Paris 1978, in-8°.

https://www.persee.fr/doc/hedu_0221-6280_1979_num_5_1_947

Ni l’école gratuite, les nombreuses œuvres et fondations religieuses s’occupaient déjà d’instruire gratuitement les enfants; ailleurs, là où il n’y avait pas d’œuvres religieuses, « en quelques localités, l’enseignement était gratuit » dispensé par un maître d’école laïque, élu et financé par la localité elle-même… (Frantz Funck-Brentano L’Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 423-424)

Ni même laïque puisque l’enseignement républicain qui se targue d’avoir inventé la laïcité, est un enseignement en réalité religieux car positiviste, maçonnique, indifférentiste, et de droit occulte… L’enseignement catholique a été remplacé par l’enseignement maçonnique

 

Et la mixité fut-elle une invention du XXe siècle ?

Grâce aux archives, on sait que le souci d’instruire les enfants, garçons et filles, est attesté par de nombreuses prescriptions des évêques après le désastre du XIVe siècle. Ainsi, à Soissons, en 1403, l’évêque Simon de Bucy insiste auprès de ses chapelains et curés pour qu’ils veillent à ce que les parents envoient les enfants des deux sexes aux écoles de la ville ; et d’enjoindre d’en ouvrir s’il n’y en avait pas dans la paroisse. Le roman de Jean de Froissart le chroniqueur intitulé « L’Epinette amoureuse » donnerait à entendre que, au moment où lui-même était jeune garçon (vers 1350), il fréquentait avec ses compagnons la même école que l’héroïne de son roman. Il semble donc bien que la mixité dans ce domaine ne soit pas une invention du XXe siècle. (Régine Pernoud, « La femme au temps des cathédrales, Stock, Evreux 1980, p. 73)

Mais à la Renaissance, certains commencent à vouloir faire apprendre aux filles, les tâches ménagères, faire le pain, le beurre, la cuisine, la lessive, filer et tisser. Des cours seront donc donnés séparés aux filles et aux garçons. Les Rockerfeller n’avaient pas encore réussi à mettre les femmes sur le marché du travail, dans le but de taxer cette autre moitié de la population !

 

Y avait-il des établissements scolaires tenus par des laïques dès le Moyen Age ?

D’après les rôles de la taille à la fin du XIIIe siècle, on connaît vingt-deux maîtresses d’école à Paris. Au XIVe, celui qui a la surveillance des écoles dans le diocèse et qu’on nomme l’écolâtre, s’adressant aux enseignants, mentionne « les dames qui tiennent et enseignent aux écoles l’art de la grammaire. »

« Souvent instruites, bien des femmes sont également soucieuses de répandre le savoir ; nombreuses sont les fondations (p.74) faites par elles dans ce but : c’est la dame de Montmirail, Héloïse de Dampierre, qui, dès le début du XIIIe, constitue des réserves de vivres pour les écoliers de Saint-Nicolas de Soissons ; ou Jeanne de Châtel, qui dote les petits élèves de Saint Jean des Vignes étudiant à Paris. A Reims le collège des Crevés, qui remonte lui aussi au XIIIe, et qui était le collège le plus important de la ville avec celui des Bons Enfants, doit son nom à sa fondatrice, Flandrine La Crevée » (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, p. 73).

 

Ce n’est qu’à la Révolution Française, que l’école laïque se transforma en école franc-maçonnique.

L’école de la République, voulue et instituée par Jules Ferry et ses amis francs-maçons, qui a certes eu ses vertus (le travail, la discipline, le respect de certaines valeurs, l’honnêteté et la solidarité) n’était, dans le domaine strictement intellectuel, qu’une vaste entreprise de désinformation, mieux même d’intoxication. Il s’agissait de tout travestir, de tout couvrir d’un voile d’erreurs, pour inculquer le mépris des temps d’avant, pour ne voir de salut que dans le régime républicain… Tout ceci inspiré de cette idée, au demeurant fort curieuse, que le bonheur des hommes, la justice sociale et la justice tout court, plus la prospérité économique, ne pouvaient fleurir que sous une certaine forme de régime politique. Celle qui grâce à l’argent a le pouvoir ! Nous l’avons encore vu lors des dernières élections, des partis tels que l’UPR (pourtant très républicain), sans argent, ne peuvent se faire connaître par le biais des médias vendus au plus offrant. Cette action destructrice s’est nourrie de mille inventions d’une fantaisie débridante, elle a fini par donner une image complètement déformée de ce qu’étaient les structures sociales de notre passé. Nous en gardons encore, dans nos manuels d’éducation et dans le parler ordinaire, des traces qui ne sont pas près de s’effacer. Cependant il est nécessaire de remarquer que ce genre de combat contre les «privilèges» a souvent précédé la Révolution. Le peuple n’admettait de moins en moins que les nobles (les conseillers généraux, députés et sénateurs de l’époque) ne payent l’impôt. Pourtant, sous la République, des fonctionnaires s’en sont exonérés, sans que cela pose problème ?  Les députés européens ou le président du FMI (salaire de 380.939 € en 2011) n’en sont-ils pas exemptés ?

https://www.sudouest.fr/2012/05/28/christine-lagarde-exige-que-les-grecs-paient-leurs-impots-alors-qu-elle-meme-est-exoneree-727558-710.php

Et les députés nationaux, que font-ils des indemnités pour frais professionnels qu’ils n’ont pas dépensés ? Ils les gardent. Pourquoi donc ne sont-ils pas taxés sur cette somme ?

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/598082-indemnites-des-deputes-45-millions-d-euros-qui-echappent-a-la-republique.html

Le régime républicain de ce Nouvel Ordre Mondial exécré par Soljenitsyne et qui va nous mener à une Europe dictatoriale, n’est à vrai dire, plus tourné vers son créateur, mais vers un dieu antique : le veau d’or ! La Révolution Française anti-chrétienne a permis aux financiers d’imposer l’usure à tous les étages. Ils n’auraient pu le faire, sans la complicité de loges « secrètes » dont font partie les francs-maçons. « Nous avons fait la République, il nous reste à faire des républicains » disait Robespierre devant la Convention !  Les écoles normales, école normale supérieure furent  créées pour normaliser les nouveaux citoyens.

 

La vague de persécution anti-catholique continua bien entendu après la Révolution :

En 1879, c’est le projet de loi contre les ordres religieux enseignants. En 1880, ce sont les décrets anticléricaux en France et la deuxième dissolution de la Compagnie de Jésus. 261 couvents vont être fermés. Le 28 mars 1882, ce sont les lois anticléricales et l’interdiction de donner un enseignement religieux dans les locaux scolaires. En 1894, ce sont les lois dites “scélérates”…»  Qui n’a en mémoire la scandaleuse photographie de l’expulsion des moines de la Grande Chartreuse, perpétrée au nom de la liberté des consciences ? Puis l’affaire des fiches, qui explique comment le général André, ministre de la guerre subordonna l’avancement des officiers de l’armée à leurs opinions religieuses :

 Les officiers qui vont à la messe sont fichés par des expressions telles que:

  • « Va à la messe »,
  • « clérical pratiquant scandaleusement »,
  • « assiste aux offices religieux et s’y fait remarquer par sa dévotion »,
  • « porte des cierges aux cérémonies religieuses »,
  • « avale son hostie tous les dimanches,
  • « a assisté à la messe de première communion de sa fille »,
  • « ne manque pas la confession »,
  • « reçoit La Croix chez lui »,
  • « sa femme s’occupe beaucoup d’œuvres pieuses »,
  • « appartient à une famille de prêtres »,
  • « fait élever ses enfants chez les frères » etc.,

et stoppés dans leur avancement par des expressions telles que:

  • « à barrer »…

Des fiches en revanche signalent les éléments à promouvoir:

  • « Bon républicain, ne met jamais les pieds dans une église »,
  • « libre-penseur convaincu à recommander au ministre »,
  • « dévoué au gouvernement » etc. (Source: Jean Sévillia, Quand les catholiques étaient hors la loi, Perrin, 2005, p. 148-150).

Il faut dire que la IIIe république était  aussi appelée  la république des maçons !  On évalue à 30.000 le nombre de francs-maçons dans les instances politiques parmi lesquels 250 députés, 200 sénateurs et un grand nombre d’instituteurs.

L’enseignement public, écrivait Alain Peyrefitte, en 1992, impose aujourd’hui aux enseignants et aux “apprenants” trois chocs : l’indiscipline, le nivellement par le bas, la désorientation. Autant dire qu’avec ce type d’école, ils promettent des lendemains qui chantent aux psychiatres. La France tourne encore mécaniquement en roue libre, jusqu’au moment où elle s’écroulera toute seule. La qualité de ses fils devenant une vertu rare, trop rare, la corruption partout l’achève : les cœurs sont toujours plus secs, les yeux plus morts. C’est la rançon du laïcisme.

Et pour se soustraire à cet enseignement franc-maçonnique ou conforme à sa foi, les familles sont obligées de payer deux fois:

  • l’impôt
  • et l’inscription dans une école privée.

 

Aujourd’hui, le franc-maçon Vincent Peillon est devenu le ministre détenant le Pouvoir spirituel dans notre société.  

Sa présence témoigne de l’emprise des sionistes francs-maçons sur François Hollande.

Il est issu, du côté maternel, d’une famille juive alsacienne. Sa mère, Françoise Blum, fut directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médical (Inserm). Son père, Gilles Peillon (1928-2007), était banquier et communiste. Il est père de quatre enfants, deux filles issues de son premier mariage, et deux fils nés de son union avec sa femme actuelle, la journaliste Nathalie Bensahel. En 2009, il avait célébré la Bar-Mitsva de son fils Elie à la synagogue de la Place des Vosges à Paris.

Mais qui est Vincent Peillon ? :

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Coup-de-projecteur/Qui-est-Vincent-Peillon

Pour Peillon, le Christ peut très bien servir d’étalon moral. Les valeurs laïques peuvent s’inspirer des valeurs chrétiennes, mais pas dans la foi de la divinité du Christ ! Pour notre Ministre, Dieu ne s’est pas incarné seulement dans le Christ mais dans tous les citoyens. Chacun devient un petit dieu, avec des droits, qu’il fait respecter. La démocratie française pour Peillon, c’est l’incarnation à 60 millions d’exemplaires ! L’homme refuse l’éventualité d’un jugement divin et d’une condamnation. L’enfer n’existe pas. D’où l’imprudence de l’état républicain envers le satanisme. Bref, l’homme prend la place de Dieu ! C’est la nouvelle religion du Nouvel Ordre Mondial !

L’entretien filmé de Vincent Peillon pour Le Monde des religions, daté du 3 mars 2012 est hallucinant :

D’où vient la religion laïque ?

« …Il faut inventer une religion spécifique…..La République pour s’établir, a besoin de former sa propre religion qui sera appelée la laïcité… »

La laïcité : une religion ?

« Une religion qui s’appuie sur la Kabbale (tradition ésotérique du judaïsme), sur l’illuminisme …L’homme continue la création divine…  »

 

Quelle est la foi laïque du “Christ Républicain” ?

« La laïcité est une religion contre toutes les autres…..Très éloignée de l’orthodoxie catholique….Même si Jésus Christ reste la figure de l’idéal moral…. Mais on le dédivinise… »

Quelle laïcité pour aujourd’hui ?

« La laïcité n’est ni neutralité ni indifférence…..Nous ne pouvons pas posséder l’infini….On ne peut pas dire, le beau, le bien, c’est çà !….Elle ne renonce pas à quelque chose qui la dépasse mais elle ne la possèdera jamais…. »

 

Culture de mort

 

La famille est donc maintenant dans la dépendance de l’Etat !

Les parents n’ont plus la liberté d’élever leurs enfants comme leur conscience et leurs traditions de famille leurs disent de le faire. L’Etat s’en empare, avec la volonté légalement proclamée de faire de ces enfants des sans-Dieu et conséquemment des sans-moeurs  puisque dieux eux-mêmes ! Et les pères de famille ont tellement perdu le sentiment de ce qu’ils sont, qu’ils laissent faire ! C’est que nous n’avons plus en France, de la famille, l’idée qu’on en a eue autrefois, l’idée qu’en ont tous les peuples qui vivent et qui prospèrent. Nous ne la voyons plus que dans la génération présente. Celle-ci ne forme plus dans notre pensée et même dans la réalité, avec les générations précédentes, ce tout homogène et solidaire qui traversait les âges dans sa vivante unité.

Bref, la liberté de l’enseignement n’existe plus pour la majorité des gens. Les Français ont de moins en moins les moyens de se la payer. Ce qui a pour conséquence, la disparition des écoles  luttant contre cette religion de la laïcité ! Cette liberté totale prêchées par ces Illuministes est bien entendu un leurre. Les peuples seront enchaînés par l’argent et l’or qu’eux seuls possèdent…Il n’est évidemment pas question que le commun des mortels devienne un jour leur égal !

 

Ce qui est malheureux, peu de gens aujourd’hui semblent conscients du piège qui se referme contre eux.

On n’en est plus comme en 1984, où le peuple eut un sursaut de dignité quand le gouvernement voulut supprimer la liberté de l’enseignement. Le 4 mars à Versailles, 600 000 personnes manifestèrent selon le Monde.

https://www.ina.fr/video/DVC8408038701/manifestation-versailles-video.html

Et le 24 juin à Paris,  on parlait de presque 2 millions de personnes dans la rue.

https://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/10/29/10001-20121029ARTFIG00588-le-24juin-1984-le-jour-o-la-droite-a-pris-la-bastille.php

Et cela une semaine après un autre piège, celui des élections européennes. Le maire de Bordeaux Jacques Chaban-Delmas  évoquait déjà « une société totalitaire dont les manifestants ne veulent pas ». Le 14 juillet 1984, Mitterrand retirait cette cynique loi Savary franc-maçonne.

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déesse pyramide

72 commentaires sur “La religion de la laïcité du Nouvel Ordre Mondial…

  1. Benoit dit :


    Mgr Minnerath, archevêque de Dijon, dénonce la laïcité, devenue religion de la République :

    « Des interprétations outrancières de la notion de laïcité visent à restreindre progressivement l’espace couvert par la liberté de religion. On tend à étendre la laïcité à la société entière, en faisant croire que la laïcité consiste à effacer tout signe religieux et toute conviction religieuse de l’espace public et à confiner la religion dans l’espace privé. En fait, on s’achemine vers un retour à la situation antérieure à l’invention de la liberté de religion où le pouvoir politique régentait tout l’humain, y compris la sphère que le christianisme lui a arrachée au profit de la liberté humaine. En France, depuis la Révolution il existe un courant visant à éradiquer le christianisme en lui substituant une religion séculière : culte de la Raison, de la République, etc. Ces tendances se manifestent encore de nos jours où des ministres déclarent ouvertement vouloir introduire la laïcité comme « une religion pour la République » avec l’esprit républicain pour credo, les enseignants comme clergé. La religion redeviendrait ce qu’elle était avant le christianisme : une religion civile et un moyen pour le pouvoir de dominer entièrement les hommes. Il ne suffit pas de déclarer la liberté de conscience et la liberté individuelle d’avoir des opinions religieuses, si l’Etat tout-puissant ne reconnaît pas d’interlocuteurs qui prennent en charge la liberté de conscience et de religion. En ne reconnaissant pas d’interlocuteur chargé de cette dimension spirituelle, l’Etat a naturellement tendance à réinvestir le champ de la liberté intérieure pour formater des citoyens manipulables à l’envie.

    Les courants laïcistes entretenus par des sociétés secrètes et des réseaux bien connus semblent d’ailleurs en décalage avec la postmodernité relativiste et antiautoritaire. Il est absurde aujourd’hui de considérer les chrétiens comme des menaces à la République, à la liberté et aux droits de l’homme. Ils sont ceux qui s’engagent le plus dans les associations en défense des plus défavorisés et qui paient de leur personne pour plus de justice. De même il n’y a aucune contradiction entre la foi chrétienne et la recherche scientifique. La connaissance par la foi ne s’oppose nullement à la connaissance scientifique. C’est sur le terreau du christianisme que la méthode scientifique est née, tout comme la distinction entre la sphère religieuse et la sphère politique.

    Ces courants n’ont pas compris que le lien social ne s’impose pas par l’idéologie, mais qu’il nait de la liberté. On admet généralement que les sociétés démocratiques vivent sur des principes qu’elles sont incapables de fournir et qui ont leurs racines dans des visions du monde et de l’homme irriguées par les religions. Le laïcisme antireligieux n’a rien appris des dérives totalitaires du XXe siècle. C’est déplorable. Nous affirmons que la doctrine sociale de l’Eglise offre un espace de liberté et de respect mutuel autrement consistant que les rêves d’enfermement des hommes dans des idéologies sans ouverture vers le haut. La laïcité ne doit pas devenir une religion séculière. La liberté de religion, comprise comme possibilité de chercher Dieu et la vérité, est garante du lien social. »

    Cliquer pour accéder à Lettre-pastorale-Avent-2013.pdf

    • Andree dit :

      Vincent Peillon, juif alsacien, franc-maçon, déclare la guerre à la religion catholique et se permet de là rendre responsable de tous les maux de notre société.

      Et on est reparti comme en 14 ! Ou plutôt comme le 9 décembre 1905 ! Après 9 mois de débat houleux, la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est votée par le Sénat à 179 voix contre 103, sous l’impulsion d’Aristide Briand, député socialiste adepte de la laïcité. Le président de la République, Emile Loubet, proclame la nouvelle loi et le Journal Officiel la publiera dès le lendemain. Les biens d’Eglise seront confisqués, répertoriés et distribués à des associations cultuelles.

      Cette loi constitue une véritable révolution en mettant fin à un siècle de concordat napoléonien. Le pape Pie X la condamne formellement. Le gouvernement Clémenceau aura ainsi à gérer la crise des inventaires des biens mobiliers de l’Église, ce qui donnera lieu à des manifestations de violence.

      Rappel de la doctrine catholique qui comprend deux points : les principes et l’application des principes.

      A. Les Principes

      1. L’Église et l’État sont tous les deux des pouvoirs distincts, indépendants, chacun dans son domaine. « Dieu, dit LÉON XIII dans son Encyclique Immortale Dei, a divisé le gouvernement du genre humain entre deux puissances, la puissance ecclésiastique et la puissance civile : celle-là préposée aux choses divines, celle-ci aux choses humaines. Chacune d’elles en son genre est souveraine, chacune est renfermée dans des limites parfaitement déterminées, et tracées en conformité de sa nature et de son but spécial ». Il n’est donc pas vrai de prétendre, avec le césarisme et le libéralisme absolu, que l’État est le pouvoir souverain d’où découlent tous les droits, ceux de l’Église aussi bien que ceux des autres sociétés. Sans doute, l’Église est dans l’État, mais elle y est, comme société parfaite, et non comme une partie qui doit être subordonnée au tout. Chaque puissance est souveraine dans sa sphère, et cette sphère est tracée par la nature et la fin des deux sociétés. A l’Église donc les affaires spirituelles, c’est-à-dire tout ce qui se rapporte au salut des âmes : prédication de l’Évangile, administration des sacrements, célébration du culte divin, jugement sur la moralité des actes humains, etc. A l’État, les affaires temporelles, c’est-à-dire tout ce qui concerne les intérêts matériels de ses sujets et ce qui est requis pour le bien et la protection de la société, comme le pouvoir de déterminer les droits politiques des citoyens, les effets civils des contrats, d’établir des impôts, de lever des armées, de promouvoir les sciences et les arts, de punir les transgresseurs des lois civiles, etc.
      Les deux puissances étant souveraines, chacune dans leur sphère, il s’ensuit que l’une est subordonnée à l’autre pour tout ce qui n’est pas de son ressort. Donc l’Église est dépendante et subordonnée à l’État dans les questions temporelles : elle est indépendante et souveraine dans les questions spirituelles, et c’est du reste la condition de son existence. Car si l’Église était assujettie au pouvoir civil sur le terrain religieux, elle serait fractionnée en autant de parties qu’il y aurait d’États ; elle ne serait plus ni une, ni universelle, ni indéfectible : en un mot elle ne serait plus l’Église catholique.

      2. Bien qu’ils soient deux pouvoirs distincts et indépendants, l’Église et l’État ne doivent pas vivre séparés mais s’unir dans un mutuel accord. Et de cette union, Léon XIII donne les raisons dans son Encyclique Immortale Dei : « Leur autorité, dit-il en parlant des deux pouvoirs, s’exerçant sur les mêmes sujets, il peut arriver qu’une seule et même chose, quoique à des titres différents, ressortisse à la juridiction de l’une et l’autre puissance… Il est donc nécessaire qu’il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui dans l’homme constitue l’union de l’âme et du corps. » Ainsi, d’après la doctrine catholique, si l’Église et l’État ont des domaines distincts, ils ont aussi des frontières communes. Et comment en serait-il autrement, alors que les deux sociétés détiennent leurs pouvoirs de Dieu et s’adressent aux mêmes sujets ? Il est vrai que leurs fins sont différentes, mais celles-ci ne doivent jamais s’opposer entre elles, plus que cela, la fin temporelle, que poursuit l’État, manquerait son but si, en définitive, il n’était pas tenu compte de la fin éternelle et de la destinée future. Il peut donc arriver que les mêmes objets (ex. les écoles, le mariage, à la fois contrat civil et religieux), « quoique à des titres différents, ressortissent à la juridiction de l’une et de l’autre puissance », comme dit Léon XIII. Il peut arriver encore que certaines choses, temporelles de leur nature, rentrent dans l’ordre spirituel par leur destination et tombent de ce fait sous la juridiction de l’Église. Tel est le cas des lieux et des objets sacrés : églises, mobilier, servant au culte, biens destinés à l’entretien des ministres, etc. Sur ces différents points qui forment ce qu’on appelle les questions mixtes, on ne saurait contester la juridiction de l’Église. Il est. même permis d’aller plus loin et de dire que, à un certain point de vue, l’Église a un pouvoir indirect sur toutes les choses temporelles, non pas en tant qu’elles sont temporelles, mais parce qu’elles doivent toujours être des moyens d’atteindre la fin surnaturelle. C’est en vertu de ce pouvoir que les Papes du moyen âge se sont parfois élevés contre les princes qui abusaient de leur puissance, qu’ils sont allés jusqu’à les déposer comme indignes de la souveraineté et ont délié leurs peuples du serment de fidélité. Il suit de là que, en principe, s’il surgit des conflits, l’État doit céder, puisque son pouvoir est inférieur à celui de l’Église par sa nature et sa fin. En pratique, il convient qu’il y ait union entre les pouvoirs ; il faut que l’Église et l’État, loin de s’ignorer réciproquement, se parlent, fassent des conventions ou concordats et que ces derniers soient loyalement observés par tous les deux.

      B. Application des principes dans le cas d’un État catholique

      Dans l’hypothèse d’un État catholique, c’est-à-dire, là où les principes peuvent recevoir leur application, quels seront donc les devoirs réciproques de l’Église et de l’État ? L’on peut dire, d’une manière générale, que la concorde qui doit régner entre eux requiert :
      – 1) du côté négatif : que chaque puissance veille à ne pas violer les droits de l’autre et à ne pas entraver son action.
      – 2) du côté positif, que chacune mette au service de l’autre l’influence dont elle dispose pour le bien des deux sociétés.

      1. DEVOIRS DE L’ÉGLISE.
      L’Église doit prêter à l’État l’appui de son autorité et de ses œuvres. Qui ne voit du reste combien par sa doctrine elle peut travailler au bonheur des peuples puisque, d’une part, elle « fait remonter jusqu’à Dieu même l’origine du pouvoir, qu’elle impose avec une très grande autorité aux princes l’obligation de ne point oublier leurs devoirs, de ne point commander avec injustice ou dureté », et d’autre part, qu’elle « commande aux citoyens à l’égard de la puissance légitime, la soumission comme aux représentants de Dieu, et les unit aux chefs de l’État par les liens, non seulement de l’obéissance, mais du respect et de l’amour, leur interdisant la révolte et toutes les entreprises qui peuvent troubler l’ordre et la tranquillité de l’État » ? (Enc. Libertas). Ainsi, de l’influence de l’Église, l’État retirera un double profit. L’autorité des chefs, considérée, non pas uniquement comme l’expression de la volonté du peuple, mais comme venant de Dieu, revêtira un caractère sacré et se conformera mieux aux règles de la justice. Le peuple, à son tour, acceptera l’obéissance comme une soumission à la volonté de Dieu, qui, loin de l’humilier, ne peut que l’ennoblir.

      2. DEVOIRS DE L’ÉTAT.
      – Le premier devoir de l’État vis­-à-vis de la religion en général, c’est de rendre lui-même un culte social à Dieu. La raison seule démontre à l’évidence la nécessité de ce culte. Dieu n’est-il pas le maître des sociétés comme des individus ? Or, dit Léon XIII (Enc. Immortale Dei),« si la nature et la raison imposent à chacun de nous le devoir d’honorer Dieu d’un culte religieux, parce que nous sommes sous sa puissance, et parce que, sortis de lui, nous devons retourner à lui, la même loi oblige la communauté politique ». Le chef de l’État doit donc rendre hommage à Dieu au nom du peuple qu’il représente, en s’associant aux actes de religion qui s’accomplissent au sein de l’Église catholique. Nous disons « de l’Église catholique » car, bien que le culte de Dieu s’impose, antérieurement à toute religion révélée, il va de soi que, si Dieu a dit comment il voulait être adoré et servi, il y a obligation, non seulement pour les individus, mais pour le corps social, de se soumettre à ses ordres.
      – Le second devoir de l’État est de reconnaître tous les droits de l’Église, tels qu’ils découlent de sa constitution divine et que nous les avons décrits dans l’article précédent. L’État doit donc disposer la législation civile de manière à seconder et à développer la religion catholique. Il ne lui appartient pas de connaître lui-même des doctrines. « Il laissera, l’Église juger les novateurs et, s’ils s’obstinent dans leur révolte, les punir selon les lois canoniques, et les exclure de son sein. Mais il pourra prêter à l’autorité religieuse le pouvoir coercitif dont il dispose, pour arrêter une contagion dont les progrès seraient nuisibles à la société civile elle-­même. »
      http://www.salve-regina.com/salve/Les_relations_Eglise-Etat

      • Line dit :


        Le 7 juillet 1904 : les congrégations religieuses sont interdites d’enseigner, celles dont c’est la vocation sont interdites d’exister.

        Le Président du Conseil, Emile Combes, fait adopter une loi interdisant à toutes les congrégations religieuses d’enseigner. Cette loi fait fermer 2500 écoles ; mais avec l’ensemble des mesures prises par Ferry et Combes se sont 15874 écoles catholiques qui sont contraintes de fermer. Cette année est celle de la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. C’est l’année de l’affaire des Fiches dans l’armée. Plus de 40 000 religieux sont ainsi mis à la rue. En octobre 1904, Saint Pie X écrit dans Supremi Apostolatus :

        « Actuellement une guerre impie a été soulevée et qui va se poursuivre presque partout contre Dieu. De nos jours, il n’est que trop vrai, les nations ont frémi et les peuples ont médité des projets insensés contre leur Créateur, et presque commun est devenu ce cri de ses ennemis : Retirez-vous de nous.… Qui pèse ces choses a le droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des Temps, et leur prise de contact avec la terre, et que finalement le fils de perdition dont parle l’apôtre n’ait déjà fait son apparition parmi nous. »

  2. Lino dit :

    A Angers, on avait planté un arbre de la Liberté, cher à la franc-maçonnerie ! Il avait été une première fois coupé la nuit du 5 au 6 novembre. Mais le 9 décembre voilà que l’on en replante un autre en présence bien entendu d’un grand maitre du Grand Orient de France (les francs-macs adorent les superlatifs) La nuit du 9 au 10 décembre celui-là même est de nouveau abattu. Au pied de l’arbre sectionné il est écrit en rouge « A quand la séparation entre la FM et l’Etat ? »
    http://www.angersmag.info/Angers-le-nouvel-arbre-de-la-laicite-decapite_a8271.html

    Sans cette séparation, voilà ce que vont devenir les dix commandements :
    http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e2019b036963c1970d-pi

  3. Tom dit :


    Le roman d’anticipation d’Hugh Benson, « le Maître de la terre », écrit en 1903, imagine ce que sera la période antichristique. Ce pasteur anglican s’est converti au catholicisme en 1903. Dès 1906, il avait vu la place que prendraient l’électricité et les transports, y compris l’aéronautique, dans le siècle à venir. Il décrit la progression d’une société repoussant le surnaturel pour embrasser le matérialisme, préparant ainsi le terrain à l’avènement de l’Antéchrist, qu’il fixe au début du XXIème siècle.

    « L’humanitarisme est en train de devenir lui-même une religion organisée, malgré sa négation du surnaturel. Il s’est associé au panthéisme ; sous la direction de la franc-maçonnerie, il s’est créé des rites qu’il ne cesse point de développer ; et il possède lui aussi un Credo : l’homme est dieu, etc. Il a donc désormais un aliment effectif et réel pouvant être offert aux aspirations des âmes religieuses : il comporte lui aussi une part d’idéal, tout en ne demandant rien aux facultés spirituelles….. Autrefois, nous n’avions contre nous que le matérialisme pur et simple; et bien des hommes le trouvaient trop cru, trop grossier. Maintenant voilà la psychologie qui remplace l’ancien matérialisme et qui, au lieu de nier le surnaturel, se pique de l’admettre en l’expliquant à sa façon !…Le Nouvel Evangile apprenait à la population qu’il n’y avait d’autre dieu que l’homme, d’autres prêtres que les chefs d’Etats, ni d’autres prophètes que les maîtres d’école. »

    Dans son livre il parle d’un hymne universel.

    « Les vers étaient composés avec un heureux mélange de zèle et d’adresse pour l’exaltation de l’idée humanitaire. L’hymne entier avait une allure religieuse ; un chrétien même, à la condition de ne pas trop réfléchir, aurait pu le chanter sans scrupule. Et pourtant sa signification était assez claire : c’était la substitution de l’homme à Dieu comme objet du culte. L’auteur y avait introduit jusqu’à des paroles du Christ, disant, par exemple, que le Royaume de Dieu résidait dans le cœur de l’homme, et que la plus grande de toutes les grâces était la charité. »

    L’hymne maçonnique glorifie la liberté, l’égalité, la fraternité au lieu des vertus théologales de foi, espérance et charité. Il avait très bien compris que la vie selon la loi naturelle et la proximité avec la nature poussent l’âme à la contemplation divine, c’est pourquoi notre monde démoniaque nous en sépare et nous habitue aujourd’hui à agir et à penser à l’inverse de ces lois naturelles.

    « Les vertus naturelles s’étaient soudainement épanouies, tandis que les vertus surnaturelles avaient été méprisées. La philanthropie avait pris la place de la charité, le contentement celui de l’espérance, et la science s’était substituée à la foi. »

    Curieusement, son grand cérémoniaire de cette nouvelle religion de l’Antéchrist, porte le même nom que le pape actuel : Francis !

    Selon lui,

    « Jadis, dans les premiers temps du christianisme, l’attaque de Satan s’était produite sur le corps, avec des fouets, avec du feu, et des bêtes féroces ; au seizième siècle, elle s’était produite sur l’intelligence ; au vingtième siècle, elle avait eu pour objet les ressorts les plus intimes de la vie morale et spirituelle. Maintenant, il semblait que l’assaut allait être dirigé des trois côtés à la fois. Cependant, ce qui méritait surtout d’être craint, c’était l’influence positive de l’humanitarisme. Celui-ci arrivait entouré de puissance ; il saisissait vivement l’imagination ; affirmant sa vérité au lieu de chercher à la prouver, il pénétrait dans les âmes bien plus profondément qu’au moyen de discussions et de controverses ; il semblait se frayer un chemin, presque directement et sans résistance, jusqu’au plus secret des replis du cœur. Des personnes qui avaient à peine entendu son nom se déclaraient prêtes à y adhérer ; des prêtres avaient la sensation de l’absorber, comme naguère ils absorbaient Dieu dans la communion. L’âme naturellement chrétienne paraissait en train de devenir l’âme naturellement infidèle. On s’attendait à voir, d’un jour à l’autre, l’humanitarisme revêtir le déguisement de la liturgie et du Saint Sacrifice ; quand il aura réussi à obtenir l’adhésion des peuples pour ce déguisement sacrilège, c’en serait fait de la cause de l’Église, si Dieu ne consentait pas à intervenir. »

    Avec l’Antéchrist,

    « la Vie était l’unique source et l’unique principe de la religion naissante, la Vie revêtue des robes splendides du culte ancien. C’était un catholicisme sans christianisme, une divinisation admirable de l’humanité. ’objet de l’adoration n’était point l’homme, mais l’idée de l’homme, privée simplement de son élément surnaturel. Le sacrifice lui-même était reconnu, l’offre volontaire de soi répondant à l’un des instincts fonciers de notre nature ; mais sans aucun caractère de contrainte, sans l’ombre d’une expiation imposée, par un pouvoir transcendant, à la culpabilité originelle de l’homme. »

    Le pape de cette époque pensait

    « que la religion de l’humanité ne pouvait apparaître vraie que si l’on négligeait, au moins, une moitié de la nature de l’homme, de ses aspirations et de ses misères ; tandis que le christianisme avait en tout cas le mérite d’admettre tout ce que contenait cette nature, si même il ne parvenait pas à tout expliquer. »

    Son histoire se termine par la persécution des derniers catholiques, obligés d’abjurer ou de mourir, lorsque l’Antéchrist, ayant repéré l’endroit où se cache le dernier pape, s’apprête à l’anéantir, lui et les derniers cardinaux. C’est alors la fin du monde, en un éclair et en un instant, au matin de la Pentecôte, à 9h. L’heure à laquelle le Saint-Esprit descendit sur les apôtres et la Sainte Vierge. es seuls signes avant-coureurs imaginés par Benson, outre la persécution (sanglante en l’occurrence) des chrétiens, sont de nombreuses catastrophes naturelles dans les mois et les jours qui précèdent (terribles tremblements de terre, typhons, tempêtes, réveil de volcans…) et une chaleur accablante sévissant sur toute la terre.

    http://www.bouquineux.com/index.php?telecharger=1493&Benson-Le_Maitre_de_la_Terre

    Intéressant aussi l’antihumanisme vu par Marion Sigaut : pour les gens tels que Melenchon ou du Front de gauche, les « lumières » représentent l’invention de la tolérance, le recul de la superstition et le combat contre l’ignorance. Ils apparaissent de 1749 à 1770, c’est à dire sous le règne de Louis XV et de la marquise de Pompadour, qui étaient très entourés de grands bourgeois devenus les philosophes. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’humanisme est au début un mouvement en Europe occidentale qui se propagea après la découverte de l’Amérique. Des religieux s’indignèrent du traitement infligé par les colonisateurs aux Amérindiens. On devait selon eux les traiter en tant qu’êtres humains même s’ils ne connaissaient pas Dieu. En 1517, un Dominicain objectait qu’aucun roi n’avait le droit de faire la guerre aux païens. L’humanisme était donc initialement une idée née grâce des religieux. Puis il y eut par la suite une séparation dans l’église. D’un côté les protestants croyaient que Dieu ne donnait sa grâce (ou son amour) qu’à ceux qu’il voulait ; il y avait donc un peuple élu et les autres. L’homme n’était pas libre mais prédestiné au bien ou au mal. Alors que chez les catholiques, la grâce est donnée à tous les hommes. Ils peuvent même jusqu’à la mort se rattraper de leurs mauvais actes. L’idée que nous étions tous frères, libres et égaux est catholique. Le Concile de Trente (1545-1563) définira ce qui deviendra en fait l’humanisme et qui sera propagé par les Jésuites à travers le monde et en Europe à travers leurs écoles secondaires. N’est-il pas amusant de voir que c’est le Jésuite de Mariana qui serait à l’origine de la Marianne ? Il stipulait dans ses écrits qu’il était légitime pour le peuple de renverser un tyran ! Ce qui attira pas mal d’ennuis aux Jésuites. Le principe de laïcité existait déjà et ne permettait pas à une autorité civile de s’occuper de religion. Quand les Jansénistes apparurent, grandement influencés par les Protestants, un antihumanisme se développera chez les Catholiques. Louis XIV saura combattre ces Jansénistes qui arriveront plus tard à faire partir les Jésuites en 1764. Louis XV sera entouré de ces gens très présents dans la magistrature. Il le sera aussi par les premiers francs-maçons qui se développèrent en France à partir de 1720. L’Encyclopédie Diderot, née avec leurs essors, s’en prendra à l’église. Si le bien et le mal étaient avant décidés par elle, dorénavant, cela le sera de moins en moins.


    En 1855, Victor Hugo est à Jersey. Il y pratique les tables tournantes. Il dialogue avec Satan à longueur de journée. On possède encore les procès verbaux de ce que disent ces tables. Le 8 mars, un esprit anonyme proclame le nouvel évangile : « La vraie religion, c’est un immense approvisionnement de bêtes fauves et non un immense bûcher. C’est une immense tendresse pour les féroces, pour les infâmes, pour les bandits. »

  4. Engel dit :

    Dans le Rapport annuel de l’Observatoire de la laïcité 2013-2014 (pdf 281 pages),

    Cliquer pour accéder à laicite_rapport_annuel_2013-2014.pdf



    Mgr Georges Pontier est interrogé, au même titre que les représentants des diverses religions et des loges maçonniques. Le président des évêques de France distingue deux types de laïcité :

    « La première option de la laïcité, c’est celle prévue par la loi du 9 décembre 1905 qui consistait en une séparation et non pas à l’ignorance. Mais ce concept a évolué d’une toute autre manière au cours du XXIe siècle.

    Dans la conception première de la laïcité, il s’agit du comportement de l’Etat envers les Églises, à savoir la stricte neutralité, mais dans le respect de tous les citoyens et une acceptation de la manifestation religieuse dans le respect de l’ordre public. Il y a eu cependant un second courant de la laïcité qui s’est développé, celui d’une ‘laïcisation de la société’. Mais nous ne pensons pas juste d’aller vers une laïcisation de la société et le maintien de la manifestation des convictions religieuses uniquement dans la sphère privée, intime.

    Existent des courants de pensée qui s’expriment pour une ‘laïcité de combat’ : pour eux la religion relève de l’obscurantisme. Ils sont favorables à des retours en arrière et aimeraient notamment revenir sur la loi Debré avec le slogan ‘argent public école publique’ pour instaurer des coupures radicales et ramener la République dans quelque chose de beaucoup plus strict. La laïcité ne serait plus un mode de fonctionnement, mais une doctrine. On a ensuite un autre sous-courant, qui s’exprime à travers une laïcité qui serait comme la fille de la sécularisation : Il s’agit de supprimer ce qui fait référence au monde chrétien pour organiser sa vie sociale. Dans les édifices religieux, c’est la dimension culturelle qui sera la plus mise en avant, et on ne se demandera pas toujours si les spectacles qui sont donnés dans les églises sont en accord avec les conceptions des croyants.

    Le troisième courant considère lui que l’espace public n’est plus un espace public où chacun pourrait vivre sans freiner sa conscience. Pour ce courant l’espace public serait une extension du domaine de l’Etat. On peut le remarquer, par exemple, dans le fait que des personnes ont eu du mal à comprendre que l’Eglise se positionne sur des questions de société. Mais on peut aussi le trouver dans des exemples de tous les jours avec les histoires de Père Noël qui ne devraient pas venir à l’école. Il y a aussi la question des changements de jours fériés, avec une proposition de supprimer des fêtes chrétiennes du calendrier.

    Il serait dangereux de penser que les religions ne sont qu’une affaire personnelle, individuelle, alors qu’elles jouent un rôle social, en accompagnant les jeunes, en participant aux loisirs, en donnant des repères, en participant à l’enseignement, la formation. Elles jouent aussi un rôle dans l’aide aux plus pauvres et d’une manière générale, les élus sur le terrain se réjouissent de ce rôle. Elles jouent également un rôle dans l’accompagnement aux personnes éprouvées par la maladie, et celles en fin de vie. Elles offrent encore un cadre institutionnel au dialogue avec l’Etat et permettent de donner des repères et de lutter contre les fondamentalismes toujours possibles en leur sein. Il arrive que lorsque nous organisons une activité avec des jeunes, les caisses d’allocations familiales ne veulent pas nous subventionner parce qu’un temps est prévu pour une messe. La laïcité deviendrait une culture, voire une ‘religion laïque’ à promouvoir ou même à imposer. On peut comprendre la volonté de transmettre aux jeunes certaines valeurs avec la charte de la laïcité, mais on peut s’inquiéter lorsqu’on prétend arriver à une ‘reconquête’ des esprits qui auraient été ‘travestis’ par l’influence familiale ou religieuse. Étonnante généralité : ce ne sont pourtant pas les idéologies religieuses qui ont commis les deux grands drames du 20e siècle…. »

  5. Atlas dit :

    Cette laïcité mondialiste qui veut créer un homme de rien puisque sans territoire, sans patrie, sans religion mais principalement consommateur risque en fait de provoquer une grande séparation entre les gens. Car ils ont besoin de cette diversité collective. Les hommes ne sont pas fait pour être tous pareil. C’est la réflexion principale du dernier livre de Hervé Juvin : « La grande séparation, pour une écologie des civilisations ».

  6. Otho dit :

    Le ministre Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé le jeudi 22 janvier, la nomination de 1000 « ambassadeurs de la laïcité » ou véritables « commissaires politiques », qui viendront parfaire le formatage idéologique des enfants, dont l’affaire Charlie Hebdo aurait révélé certaines limites. Ce millier de fanatiques (enseignants et personnels d’éducation) suivra une « formation à la laïcité » avant d’être déployé « pour aider les enseignants à aborder avec les élèves les questions relatives à la “citoyenneté, à la laïcité, à la lutte contre les préjugés” »

    En outre, pour être sûr d’avoir des enseignants bien imprégnés de l’idéologie dominante, leur concours de recrutement évaluera désormais « systématiquement la capacité de ces derniers à faire partager les valeurs de la République ».

    Par ailleurs, une journée dédiée à la laïcité, avec son credo et probablement ses rites, sera instaurée le 9 décembre.

    http://www.contre-info.com/letat-va-creer-1000-commissaires-politiques-pour-agir-dans-les-ecoles

    Mais cette laïcité semble être surtout contre tout ce qui rappelle la civilisation catholique ! Elle est un outil de plus pour l’arrivée de l’antichrist !

  7. Engel dit :


    Henri Stéphane (1907-1985), ancien mathématicien entré dans l’église catholique, fut un théologien et un métaphysicien ignoré, révélé après sa mort par certains de ses proches. Il écrivait également sous le pseudonyme d’« André Bertilleville ».

    Pour lui, la nouvelle religion, c’est la « religion de l’Homme ». Dieu étant « mort », on peut dire que c’est une religion « athée ». Elle n’a plus pour but de relier l’homme à Dieu, mais les hommes entre eux. C’est également une « forme » de socialisme, ou de communisme. De nos jours, les vertus théologales n’ont plus qu’un sens humain : on croit à l’Homme, on espère en l’avenir de l’Humanité, grâce à la Science et au Progrès, et l’on aime son prochain en tant que tel. Dans tout cela, il n’est plus question de la « vie éternelle », et le Royaume de Dieu n’est plus que la « cité terrestre » à construire. Il n’y a donc que l’homme qui compte, son travail et son action sur le monde. Certains voient encore en lui un continuateur de la Création, que Dieu n’aurait pas achevée, mais une telle conception de la Création est tellement différente de la conception traditionnelle qu’elle équivaut à nier Dieu : si Dieu a créé le monde « dans le temps », et ne continue pas à le « créer à chaque instant », selon le concept exact de création, alors Dieu n’est pas « Créateur », et nier l’un de ses attributs équivaut à le nier tout entier. D’une façon générale, une cosmologie non traditionnelle, évolutionniste par exemple, conduit fatalement à une idée fausse de Dieu, et par conséquent à sa négation.

    Mais cette « religion de l’Homme » ne peut avoir qu’une existence éphémère, celle du « règne de l’Antéchrist » à la « fin des temps ». Après cela, il ne restera évidemment plus que la « mort du Cosmos », c’est-à-dire précisément « la fin du monde » à laquelle nous venons de faire allusion. Il est bien évident que si « Dieu est mort », au moins dans la conscience de l’homme, ni l’Eglise, ni la religion, ni l’homme, ni le monde, ne peuvent lui « survivre » longtemps. Si l’on objecte que Dieu n’est pas « mort » en lui-même, mais seulement dans la conscience de l’homme, et que le rapport ontologique entre Dieu et l’âme immortelle ne saurait être affecté par une « attitude de connaissance », nous répondrons qu’en vertu de l’identité de l’Etre et du Connaître, toute détérioration dans l’ordre de la Connaissance a son retentissement, sinon dans l’ordre de l’Etre en tant que tel, du moins dans l’ordre de l’Existence, dont l’Etre est le principe.

    L’homme en tant qu’être peut certes disparaître ou être anéanti (ce qu’on exprime couramment en parlant de l’immortalité de l’âme), mais c’est en tant qu’existant à différents niveaux, ou degrés de réalité, qu’il peut « mourir ». En d’autres termes, c’est par l’une ou l’autre de ses modalités que l’homme peut mourir : la mort au sens ordinaire n’est que la disparition de la modalité corporelle de l’homme, de même que la « seconde mort » dont parle l’Apocalypse (XX,14) n’est que la disparition de sa modalité psychique, mais l’être de l’homme ne saurait mourir. On comprend ainsi que la mort corporelle ait pu être la conséquence du « péché originel ». Or tout ce que nous venons de dire de l’homme individuel s’applique à l’humanité tout entière : à la « fin des temps » c’est une modalité de l’humanité ou la « présente humanité » qui disparaît, et l’on conçoit que celle-ci, arrivée à un degré d’athéisme total, – nous n’en sommes pas encore là – soit condamnée à mort. Autrement dit, l’humanité totale, au niveau de l’Etre, ne peut disparaître, mais une humanité partielle peut mourir, et une autre humanité peut naître dans des conditions cosmiques toutes différentes évoquées par « le ciel nouveau et la terre nouvelle » dont parle l’Apocalypse ; entre les deux cependant, il n’y a pas de continuité à proprement parler, c’est-à-dire selon le mode dont nous la concevons ordinairement : il ne peut y avoir qu’une continuité « analogique ».

    Abbé Henri Stéphane, introduction à l’ésotérisme chrétien, Dervy 1984

  8. Carlos dit :

    Émission consacrée au principal laboratoire de manipulation et de formatage des opinions publiques occidentales, depuis près d’un siècle.sur la radio Méridien Zéro en 3 parties ! L’ingienerie sociale ! Babylone vu de l’intérieur ! Comment Dieu est évacué !

    http://www.medias-presse.info/la-fifa-censure-les-images-du-bandeau-100-jesus-de-la-star-bresilienne-neymar/47342
    Le 6 juin 2015, le jeune brésilien Neymar, vainqueur de la Ligue des Champions avec le FC Barcelone, revêt le bandeau « 100% Jésus » pour célébrer la victoire. Une inscription plus tard censurée par la Fifa dans une vidéo pour la cérémonie du Ballon d’Or.

    Mais Babylone n’a-t-il pas un lien étrange avec Baby alone ? C’est à dire sans Dieu ! Entendre ici ce qu’est l’Institut Tavistock :

    Lors de la coupe de l’euro en juillet 2016, on n’aura jamais vu autant de tatouages religieux en Equipe de France. Chez Rémy Cabella, l’inscription « Dio vi salvi Regina » au bras gauche. Chez Antoine Griezmann, le Christ Rédempteur du Corcovado, un chapelet et la Vierge Marie. Chez Mathieu Debuchy, un chapelet, le Christ Rédempteur, des mains en prières enlaçant une croix. Sur le bras d’Olivier Giroud est inscrit en latin « Dominus Regit Me Et Nihil Mihi Deerit », extrait du psaume 23 : « le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ». Pour Yohan Cabaye, le plus pieux, le nom « Jésus » en grandes lettres gothiques recouvre le bras, entrelacé d’un chapelet. Même le capricieux Florian Thauvin porte une croix autour du cou.

    « L’islam est la première religion de Ligue 1 », dit Daniel Riolo en 2013 pour la sortie de son livre « Racaille Football Club ». Le journaliste y décrit comment un islam revendicatif se développe dans les équipes, avec des joueurs imposant nourriture halal, prières dans les vestiaires ou douches en caleçon. Réalité traduite en Equipe de France, comme l’épisode Knysna en 2010 l’avait montré : imposition du buffet halal et des rites musulmans, clans religieux. Fabien Barthez déclarait lui-même : « quand on rentre dans le vestiaire de l’Equipe de France, on se croirait dans une mosquée ». A l’affirmation identitaire se rajoute le prosélytisme, et parmi les musulmans les plus actifs se trouvent des convertis, blancs ou noirs, souvent à la suite d’un mariage ou sous l’influence de coéquipiers. Cette islamisation de la Ligue 1 rejoint un phénomène général en foot français de montée de l’islam radical, dénoncé en 2015 dans une note des renseignements intitulée « Le sport amateur vecteur de communautarisme et de radicalité ».

    Pourtant, ces dernières années, on observe une nouvelle tendance : celle des joueurs français s’affichant ostensiblement chrétiens. Ici le milieu de terrain Yohan Cabaye :

    L’Equipe de France est historiquement composée de catholiques, religion majoritaire. Kopa disait « Nous dans le Nord, on se tapait du lundi au vendredi contre les Français. Mais tu sais ce qui a fait le rapprochement ? C’est que tous les dimanches, on était à l’Eglise. Polacks, Français ou autres, on se retrouvait à l’Eglise. C’était un élément fédérateur, un acte de réconciliation générale ». La mère de Platini enseignait le caté, attirant beaucoup de garçons dans sa maison où le déjà célèbre Michel passait parfois. Enfin, les fils de Zidane, Enzo, Lucas, Théo et Elyaz, vivant en Espagne, baignent dans un milieu plus catholique que musulman.
    http://www.ndf.fr/poing-de-vue/04-05-2016/footballeurs-francais-blancs-et-catholiques-le-surprenant-avenement/
    Antoine Griezmann embrassant l’image de la Vierge Marie qu’il porte sur son avant-bras :

  9. Tom dit :

    Quand la CEDH « impose progressivement » la gestation pour autrui !

    Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice faisait le point sur les différentes affaires de GPA sur lesquelles s’est penchée la CEDH, dont des affaires mettant en cause des Français. Il estime que cette succession d’affaires vise à établir la libéralisation de la GPA par la CEDH, qui passe au-dessus des droits des Etats, avec leur accord tacite. En France par exemple, où la GPA a rencontré un accueil plutôt négatif dans l’opinion publique, le gouvernement français est consentant : il accepte que le droit français soit « violé » jusque dans ses principes d’ordre public. Il ne parvenait pas à imposer lui-même la GPA : des juges de la Cour de Strasbourg le font à sa place, conscients que cette décision sera bien accueillie par l’actuel gouvernement.

    Le pouvoir de la CEDH dépasse celui des États, mais avec leur consentement. Elle se dit « conscience de l’Europe », c’est-à-dire arbitre du juste et du bien, autorité morale. Il faut bien comprendre que les « droits de l’homme » ne sont pas du droit mais de la morale, et que la CEDH n’est pas vraiment une juridiction, mais effectivement une « conscience » : le lieu où s’exerce le jugement moral. Sa jurisprudence est d’ailleurs largement structurée sur la philosophie morale et constitue un véritable magistère, autoréférencé, en quête de cohérence et d’universalité. Cette morale entend corriger et encadrer la démocratie politique en ce qu’elle a de contingent. La supériorité de la Cour n’est autre que celle de la vérité sur le nombre, de la justice sur la politique. On ne sort pas de la théocratie : l’ordre politique doit être sommé, couronné, par un ordre moral, fût-il matérialiste et athée. Le matérialisme et l’athéisme promettent aussi un absolu de liberté, mais à l’encontre des déterminismes, de la vie, de la mort, et finalement de Dieu, pour la plus grande gloire de « l’homme ». Ce rêve surhumain conduit notamment au chlorure de potassium et à la vente d’enfant

    http://www.famillechretienne.fr/societe/bioethique/la-cedh-impose-progressivement-la-gestation-pour-autrui-160304

  10. Andrée dit :

    La Chine communiste a toujours du mal a accepté le signe chrétien qu’est la croix du Christ ! Par exemple, le gouvernement de la province de Zheijang a décrété en mai que « les croix surplombant les toits des églises devront être retirées et placées sur la façade des églises, avant septembre. Il est également prévu de restreindre leur taille, la surface de la croix ne devant pas dépasser un vingtième de celle du bâtiment. Les églises devront par ailleurs adopter un « style architectural chinois. » Et dans les églises catholiques encadrées par le parti, on doit chanter des chants communistes avant la messe. Cette campagne n’est-elle pas le début d’un contrôle total des pratiques religieuses des Chinois ?
    http://observers.france24.com/fr/20150803-chine-zhejiang-chretiens-reprimes-croix-eglise-reglementation-taille-emplacement?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_aef&aef_ca

    Les croix ont donc dû être décrochées les unes après les autres, comme celle de l’église catholique Ma Bu Gao Sha à Pingyang, le 31 juillet :

    • Patrick dit :

      Selon l’Apocalypse, à la Fin des Temps, on devrait revoir apparaître les martyrs de la Foi par décapitation !

      • (Ap. 20, 4) : « Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la Parole de Dieu, et qui n’ont pas adoré la bête ni son image, et n’ont pas accepté la marque sur leur front et sur ​ ​leur main. »

      Ceux qui refuseront d’adorer l’Antéchrist et de recevoir une puce informatique, seront guillotinés. Mais aux USA, des guillotines n’ont-elles pas été livrées ?
      http://www.disclose.tv/action/viewvideo/142391/GUILLOTINES_Here_NOW_RFID_Coming_Soon/
      Selon le journaliste David Emery, les preuves de leur livraison manquent :

      Une chose est sûre, une partie de l’élite américaine est anti-chrétienne. Les professeurs George Yancey et David Williamson, dans un livre intitulé « So Many Christians, So Few Lions : Is There Christianophobia in the United States ? », affirment que si le sentiment de haine ou de peur irraisonnée à l’encontre des chrétiens n’est pas fréquent parmi le peuple, en revanche, il est bien présent dans les couches supérieures de la société américaine.
      http://www.thenewamerican.com/culture/item/22471-christians-should-be-eradicated-researchers-document-anti-christian-agenda-among-powerful-elite

  11. Luc dit :

    Karim Ouchikh (président du SIEL (Souveraineté, Indépendance Et Libertés) : « la prééminence culturelle et historique du christianisme doit être affirmée sans état d’âme »

    « Sans jamais se soucier de l’assentiment du peuple, les élites ont cédé au mirage de la mondialisation, devenue tout d’un coup la nouvelle frontière de la France. Pour rendre l’avenir de notre pays compatible avec un tel dessein, la classe politique française a œuvré en deux temps avec la complicité active des médias et des relais d’opinion.

    Il s’est agi d’abord de détruire la singularité française en effaçant les repères chronologiques de son histoire, en ringardisant les figures illustres de son passé, en effaçant l’estime porté à ses anciens, tout en culpabilisant les compatriotes avec tout ce qui a trait à leur héritage mémoriel, notamment en disqualifiant certains épisodes de l’histoire jugés, bien à tort, éminemment clivants (croisades, guerres de religion, monarchie absolue, traite négrière, décolonisation…). Cette vaste entreprise de déculturation, activement menée dans les écoles comme au sein des médias, a ainsi rendu possible, dans un second temps, cet extraordinaire tour de passe-passe sémantique qui a consisté à identifier nouvellement ce pays dans le champs lexical, en faisant appel à des ‘‘valeurs de la République’’ que nul n’est capable de définir précisément, évitant ainsi soigneusement de parler tout simplement de la ‘‘France’’. Ces introuvables ‘’valeurs de la République’’ (laïcité, égalité, fraternité, libertés…), déclinées ad nauseam au trébuchet des ‘’droits de l’Homme et du Citoyen’’, sont si abstraites, si théoriques, si insipides, qu’elles trouveraient sans peine à s’acclimater dans n’importe quel autre régime démocratique de la planète.

    De la sorte, on refuse de regarder la véritable identité de ce pays, c’est à dire de la voir en acceptant sa dimension culturelle, la spécificité de son héritage chrétien, la beauté de son art de vie…, bref de considérer la France au prisme des traits ordinaires qui la rendent si désirable aux yeux du monde depuis des lustres. Plutôt que d’être perpétuellement en quête d’un modèle extérieur insaisissable, américain ou allemand, qui sont radicalement étrangers à son histoire, plutôt que de céder aux sirènes européistes qui imposent une intégration politique des nations de du continent dans un ensemble européen autoritaire et atlantiste, la France doit défendre sa singularité historique, dans le cadre institutionnel d’un Etat indépendant appelé à recouvrer au plus vite ses attributs de souveraineté pour bâtir, avec d’autres, une Europe confédérale respectueuse des peuples, à rebours de cette Europe supranationale castratrice qui est imposée depuis plus de trente ans.

    Ce modèle singulier repose, au plan intérieur, sur l’affirmation sereine d’un héritage indivis qui se compose d’un socle anthropologique chrétien prédominant, d’une culture gréco-latine toujours vivante, d’une histoire exceptionnelle à nulle autre pareille et d’une langue merveilleuse qui rayonne bien au-delà de ses frontières. La France doit continuer à défendre sa vision spirituelle qui, à l’instar de la Russie, porte une âme charnelle à portée universelle, ce qui les démarquent, toutes deux, des puissances matérialistes, davantage tournées vers la recherche d’un impérialisme économique, comme peuvent l’être l’Allemagne ou les Etats-Unis. D’où son intérêt à créer une alliance stratégique avec la Russie. Au sein du concert des nations, la France doit renouer avec sa vocation historique de puissance d’équilibre, capable aussi bien de s’opposer à toutes les hégémonies planétaires, atlantiste ou islamiste, que de créer des espaces de coopération inédits, comme pourrait l’être demain une Union latine.

    La France ne doit plus se laisser menacer par une idéologie matérialiste d’origine anglo-saxonne qui s’infiltre dans la société et qui la mine de l’intérieur en décrétant partout la fin des enracinements locaux et l’avènement du consumérisme généralisé. Elle ne doit pas non plus se faire envahir par un islam conquérant et sûr de lui-même qui, indépendamment de son aspect confessionnel, charrie tout un univers culturel ainsi qu’un ensemble de pratiques de vie qui s’opposent de manière frontale au modèle de civilisation européen. En réarmant moralement et spirituellement la France, à l’école, dans le débat des idées ou dans l’agora politique, le peuple français retrouvera ses repères identitaires qui lui permettront de surmonter ce relativisme généralisé qui l’accable tant ! Quelle prenne modèle sur la Russie ou la Hongrie actuelle. Compte tenu de l’immensité et la gravité des défis posés par l’islam en France, la France ne peut plus faire l’économie d’une grande explication nationale avec cette religion, Elle ne doit jamais oublier que le christianisme a donné corps à nombre de ses libertés, de ses valeurs et de ses institutions actuelles : sécularisation de l’Etat, laïcité, respect intangible de la personne, considération pour autrui, émancipation de la femme, souci de la souffrance animale… Les combats actuels pour la défense de la dignité humaine ou pour la préservation du modèle familial traditionnel sont d’inspiration chrétienne. Fille aînée de l’Eglise, la France doit donner plus que jamais au monde des gages de sa fidélité aux promesses de son baptême.  »

    http://www.lerougeetlenoir.org/opinions/les-inquisitoriales/Karim-Ouchikh-la-preeminence-culturelle-et-historique-du-christianisme-doit-etre-affirmee-sans-etat-d-ame

  12. Ursule dit :

    Le 9 décembre 1905 : séparation de l’Église et de l’État.

    Après 9 mois de débat houleux, la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est votée par le Sénat à 179 voix contre 103, sous l’impulsion d’Aristide Briand, député socialiste adepte de la laïcité. Le président de la République, Emile Loubet, proclame la nouvelle loi et le Journal Officiel la publiera dès le lendemain. Les biens d’Église seront confisqués, répertoriés et distribués à des associations cultuelles. Cette loi constitue une véritable révolution en mettant fin à un siècle de concordat napoléonien. Le pape Pie X la condamne formellement. Le gouvernement Clemenceau a ainsi à gérer la crise des inventaires des biens mobiliers de l’Église, ce qui donne lieu à des manifestations de violence.

    A/ MAIS QUELS SONT LES PRINCIPES ET L’APPLICATION DES PRINCIPES DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE ?

    L’Église et l’État sont tous les deux des pouvoirs distincts, indépendants, chacun dans son domaine.

    « Dieu, dit LÉON XIII dans son Encyclique Immortale Dei, a divisé le gouvernement du genre humain entre deux puissances, la puissance ecclésiastique et la puissance civile : celle-là préposée aux choses divines, celle-ci aux choses humaines. Chacune d’elles en son genre est souveraine, chacune est renfermée dans des limites parfaitement déterminées, et tracées en conformité de sa nature et de son but spécial ».

    Il n’est donc pas vrai de prétendre, avec le césarisme et le libéralisme absolu, que l’État est le pouvoir souverain d’où découlent tous les droits, ceux de l’Église aussi bien que ceux des autres sociétés. Sans doute, l’Église est dans l’État, mais elle y est, comme société parfaite, et non comme une partie qui doit être subordonnée au tout. Chaque puissance est souveraine dans sa sphère, et cette sphère est tracée par la nature et la fin des deux sociétés. A l’Église donc les affaires spirituelles, c’est-à-dire tout ce qui se rapporte au salut des âmes : prédication de l’Évangile, administration des sacrements, célébration du culte divin, jugement sur la moralité des actes humains, etc. A l’État, les affaires temporelles, c’est-à-dire tout ce qui concerne les intérêts matériels de ses sujets et ce qui est requis pour le bien et la protection de la société, comme le pouvoir de déterminer les droits politiques des citoyens, les effets civils des contrats, d’établir des impôts, de lever des armées, de promouvoir les sciences et les arts, de punir les transgresseurs des lois civiles, etc.

    Les deux puissances étant souveraines, chacune dans leur sphère, il s’ensuit que l’une est subordonnée à l’autre pour tout ce qui n’est pas de son ressort. Donc l’Église est dépendante et subordonnée à l’État dans les questions temporelles : elle est indépendante et souveraine dans les questions spirituelles, et c’est du reste la condition de son existence. Car si l’Église était assujettie au pouvoir civil sur le terrain religieux, elle serait fractionnée en autant de parties qu’il y aurait d’États ; elle ne serait plus ni une, ni universelle, ni indéfectible : en un mot elle ne serait plus l’Église catholique.

    Bien qu’ils soient deux pouvoirs distincts et indépendants, l’Église et l’État ne doivent pas vivre séparés mais s’unir dans un mutuel accord.

    Et de cette union, Léon XIII donne les raisons dans son Encyclique Immortale Dei :

    « Leur autorité, dit-il en parlant des deux pouvoirs, s’exerçant sur les mêmes sujets, il peut arriver qu’une seule et même chose, quoique à des titres différents, ressortisse à la juridiction de l’une et l’autre puissance… Il est donc nécessaire qu’il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui dans l’homme constitue l’union de l’âme et du corps. »

    Ainsi, d’après la doctrine catholique, si l’Église et l’État ont des domaines distincts, ils ont aussi des frontières communes. Et comment en serait-il autrement, alors que les deux sociétés détiennent leurs pouvoirs de Dieu et s’adressent aux mêmes sujets ? Il est vrai que leurs fins sont différentes, mais celles-ci ne doivent jamais s’opposer entre elles, plus que cela, la fin temporelle, que poursuit l’État, manquerait son but si, en définitive, il n’était pas tenu compte de la fin éternelle et de la destinée future. Il peut donc arriver que les mêmes objets (ex. les écoles, le mariage, à la fois contrat civil et religieux),

    « quoique à des titres différents, ressortissent à la juridiction de l’une et de l’autre puissance »

    , comme dit Léon XIII. Il peut arriver encore que certaines choses, temporelles de leur nature, rentrent dans l’ordre spirituel par leur destination et tombent de ce fait sous la juridiction de l’Église. Tel est le cas des lieux et des objets sacrés : églises, mobilier, servant au culte, biens destinés à l’entretien des ministres, etc. Sur ces différents points qui forment ce qu’on appelle les questions mixtes, on ne saurait contester la juridiction de l’Église. Il est. même permis d’aller plus loin et de dire que, à un certain point de vue, l’Église a un pouvoir indirect sur toutes les choses temporelles, non pas en tant qu’elles sont temporelles, mais parce qu’elles doivent toujours être des moyens d’atteindre la fin surnaturelle. C’est en vertu de ce pouvoir que les Papes du moyen âge se sont parfois élevés contre les princes qui abusaient de leur puissance, qu’ils sont allés jusqu’à les déposer comme indignes de la souveraineté et ont délié leurs peuples du serment de fidélité.

    Il suit de là que, en principe, s’il surgit des conflits, l’État doit céder, puisque son pouvoir est inférieur à celui de l’Église par sa nature et sa fin. En pratique, il convient qu’il y ait union entre les pouvoirs ; il faut que l’Église et l’État, loin de s’ignorer réciproquement, se parlent, fassent des conventions ou concordats et que ces derniers soient loyalement observés par tous les deux.

    B/ DANS L’HYPOTHÈSE D’UN ÉTAT CATHOLIQUE, QUELS SERONT LES DEVOIRS RÉCIPROQUES DE L’ÉGLISE ET DE L’ÉTAT ?

    1/ DEVOIRS DE L’ÉGLISE.

    L’Église doit prêter à l’État l’appui de son autorité et de ses œuvres. Qui ne voit du reste combien par sa doctrine elle peut travailler au bonheur des peuples puisque, d’une part, elle « fait remonter jusqu’à Dieu même l’origine du pouvoir, qu’elle impose avec une très grande autorité aux princes l’obligation de ne point oublier leurs devoirs, de ne point commander avec injustice ou dureté », et d’autre part, qu’elle « commande aux citoyens à l’égard de la puissance légitime, la soumission comme aux représentants de Dieu, et les unit aux chefs de l’État par les liens, non seulement de l’obéissance, mais du respect et de l’amour, leur interdisant la révolte et toutes les entreprises qui peuvent troubler l’ordre et la tranquillité de l’État » ? (Enc. Libertas). Ainsi, de l’influence de l’Église, l’État retirera un double profit. L’autorité des chefs, considérée, non pas uniquement comme l’expression de la volonté du peuple, mais comme venant de Dieu, revêtira un caractère sacré et se conformera mieux aux règles de la justice. Le peuple, à son tour, acceptera l’obéissance comme une soumission à la volonté de Dieu, qui, loin de l’humilier, ne peut que l’ennoblir.

    2/ DEVOIRS DE L’ÉTAT.

    Le premier devoir de l’État vis-à-vis de la religion en général, c’est de rendre lui-même un culte social à Dieu. La raison seule démontre à l’évidence la nécessité de ce culte. Dieu n’est-il pas le maître des sociétés comme des individus ?

    Or, dit Léon XIII, dans Immortale Dei,

    « si la nature et la raison imposent à chacun de nous le devoir d’honorer Dieu d’un culte religieux, parce que nous sommes sous sa puissance, et parce que, sortis de lui, nous devons retourner à lui, la même loi oblige la communauté politique ».

    Le chef de l’État doit donc rendre hommage à Dieu au nom du peuple qu’il représente, en s’associant aux actes de religion qui s’accomplissent au sein de l’Église catholique. Nous disons « de l’Église catholique » car, bien que le culte de Dieu s’impose, antérieurement à toute religion révélée, il va de soi que, si Dieu a dit comment il voulait être adoré et servi, il y a obligation, non seulement pour les individus, mais pour le corps social, de se soumettre à ses ordres.

    Le second devoir de l’État est de reconnaître tous les droits de l’Église, tels qu’ils découlent de sa constitution divine et que nous les avons décrits dans l’article précédent. L’État doit donc disposer la législation civile de manière à seconder et à développer la religion catholique. Il ne lui appartient pas de connaître lui-même des doctrines.

    « Il laissera, l’Église juger les novateurs et, s’ils s’obstinent dans leur révolte, les punir selon les lois canoniques, et les exclure de son sein. Mais il pourra prêter à l’autorité religieuse le pouvoir coercitif dont il dispose, pour arrêter une contagion dont les progrès seraient nuisibles à la société civile elle-même. »

  13. John dit :

    Imprégnée de la doxa républicaine, couvrant l’Église de tous les maux, Marion Sigaut croyait qu’être avec le peuple, c’était être à gauche, ce qui est en fait, toute l’imposture du système. Mais ce n’est que bien plus tard, en reprenant des études d’Histoire, qu’elle s’ aperçut de l’énormité de la mystification dans laquelle elle avait vécu. La gauche n’est pas le peuple, la Révolution fut un coup d’État, la république est marchande et les crimes de l’Église ont été commis par ses ennemis.

    Son époque de prédilection est le Grand Siècle français. Pour elle, l’absolutisme royal consistait à faire du roi l’arbitre final des conflits, dans une société libre qui avait pour socle commun le catholicisme. Respect des petits, amour du prochain, sens du bien commun, justice sévère, responsabilité… Tout ça a été renversé à la Révolution, qui a validé la concurrence, l’intérêt personnel, et surtout l’intrusion de l’État dans tous les domaines de la vie des citoyens. Qui, dans un tel système, peut se dire arbitre des conflits ? Hier, au-dessus du roi c’était Dieu. Aujourd’hui, au-dessus du chef de l’État, c’est la banque.


    Cela ne l’ a pas empêché dans son livre ‘La marche rouge, les enfants perdus de l’hôpital général’, de décrire des faits divers sordides de l’Ancien Régime. Il apparaît évident qu’à cette époque, des magistrats (et autres sous leur protection) se livraient à de la pédocriminalité, le seul crime inavouable et susceptible de mettre le peuple en furie. Et, jusqu’à plus ample informé, c’est la seule explication à l’affaire de l’hôpital général, qui fit de la nomination d’une amie de l’archevêque à la tête d’une institution de secours une affaire d’État qui a ébranlé le trône. Les magistrats jansénistes refusaient d’obéir au roi, au pape, à la morale commune. Le crime sur les enfants est le secret qui tient les criminels ensemble, leur permet de se sentir tout-puissants (la transgression semble être leur excitation suprême).


    Dans ‘Voltaire, la grande imposture des Lumières’, elle attaque avec fougue la personnalité de cet écrivain. Tout ce dont on se sert pour attaquer l’ancien régime et l’Église est tiré de Voltaire, qui mentait comme un arracheur de dents.

    « Retirez tout ce que dit Voltaire, il n’y a plus de République ».

    L’auteur de Zadig affichait un mépris des faibles et du peuple. Mais ce sentiment ne se retrouvait-il pas dans la philosophie des Lumières ? Pourtant ne dit-on pas Vox populi, vox dei. Vouloir tuer Dieu c’est tuer le peuple.

    « D’ailleurs il y a une constante dans la haine de la religion des gens de gauche : ils disent que la religion force les gens à croire que… Le peuple croit ce qu’il croit, c’est bien le mépriser que d’imaginer qu’il se laisse ainsi imposer quoi croire, alors que le catholicisme a été le lien qui a fait tenir la France pendant tant de siècles. »

    À travers son œuvre, Voltaire professe une haine constante envers la religion catholique. Il fut l‘homme des puissances capitalistes protestantes. Mais le protestantisme, comme vision du monde (et non comme croyance intime) est profondément marchand, individualiste, élitiste. Le catholicisme par contre est moral, soucieux du bien commun et de l’égalité devant Dieu, c’est-à-dire ennemi du profit. Mettre l’Église à genoux, c’était lâcher la bride à la recherche du profit dont nous voyons aujourd’hui le résultat à l’échelle planétaire. Voltaire fut le français le plus actif dans cette destruction de ce qui fit notre grandeur. Pour un esprit voltairien

    « Le mensonge n’est un vice que quand il fait du mal ; c’est une très grande vertu quand il fait du bien. Soyez donc plus vertueux que jamais. Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours… Mentez, mes amis, mentez… »

    (Tiré de la lettre à Thiriot du 21 octobre 1736 écrite par François Marie Arouet, dit Voltaire)
    http://www.dicocitations.com/dictionnaire-citations.php

  14. Tonio dit :


    Au Conseil constitutionnel, au premier palier du grand escalier, on peut apercevoir un buste de Marianne avec une étoile sur la tête, qu’aurait été placé là par Jean-Louis Debré. Quelque fois ce dernier aime y réciter ce poème d’un révolutionnaire anonyme, une prière républicaine :

    « Salut Marianne pleine de force, le peuple est avec toi. Le fruit de tes entrailles, la République, est béni. Sainte Marianne, délivre-nous vierge de la liberté, des rois et des papes. Ainsi soit-il ».

    Jean-Louis Debré est un collectionneur de ces bustes :

    http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/dernier-jour-au-conseil-constitutionnel-pour-jean-louis-debre-771643

  15. Didier dit :


    Selon les révélations faites à Ned Dougherty, la direction de l’Église semble maintenant être en plein désarroi parce que les disciples de mon Fils reconnaissent que l’esprit de l’Église est devenu maintenant nuageux et les messages que les fidèles entendent de l’Eglise semblent être remplis de confusion et d’incompréhension. Une grande lutte se déroule dans le monde spirituel car le malin met en œuvre son dernier défi de détruire l’Église. Mais Michel Archange finira par l’emporter sur le prince des ténèbres et l’Église sera renouvelée.

    « Ne vous laissez pas être confondu par les événements qui se produisent au sein de l’Église et par son enseignement qui semblent être source de confusion, trouble et ambiguïté, parce que vous devez reconnaître que vraiment c’est le travail du malin dans ses derniers soubresauts de détruire par cette confusion l’Église de mon Fils. Vous êtes maintenant dans les temps périlleux. Les mêmes serviteurs de Satan, qui œuvrent à la manipulation et au contrôle du monde, ont entrelacé leurs tentacules serpentine au sein de l’Église de mon Fils pour exécuter les ordres des forces du mal. Les plans des serviteurs de Satan sont déguisés comme-ci c’était pour le bien des peuples de la terre, mais ne vous laissez pas tromper par ces même dirigeants. Ils agissent, non seulement pour détruire l’Église de mon Fils mais aussi pour créer la leur en voulant former une religion mondiale. Ils sont acharnés maintenant à jeter le monde entier dans une troisième guerre mondiale. Car c’est dans le chaos et la confusion de cette guerre qu’ils espèrent atteindre leurs objectifs finaux de contrôle complet et de supervision des habitants de la planète, selon leur calendrier, pour atteindre leurs objectifs d’ici l’an 2030. »


    http://afterthewarning.com/messages-from-heaven/ned-dougherty.aspx

  16. Gabi dit :


    Chantal Delsol est membre de l’Académie des Sciences morales et politiques. Elle vient de publier un essai puissant et sans compromission intitulé :”La haine du monde” aux Editions du Cerf. Pour l’auteur, le clivage traditionnel gauche/droite s’estompe en faveur d’un autre, plus récent mais durable : la séparation entre démiurges et jardiniers, représentant deux courants de pensées adverses. Les démiurges, les enfants des lumières, possèdent le pouvoir. Ils veulent émanciper l’homme des particularismes, des emprises familiales, religieuses, nationales ou culturelles; En cela, ils se situent dans la continuité des totalitarismes du XXième siècle. L’esprit ultime du démiurge est le transhumanisme, l’homme amélioré qui rêve d’immortalité. Par opposition au démiurge, Chantal Delsol fait appel à l’image du jardinier “qui ne cherche pas l’efficacité mais la fécondité”. Chantre de l’enracinement, le jardinier s’apparente à la représentation de la contre-culture face au pouvoir et aux puissants. Le but du jardinier n’est pas de créer un nouveau monde mais parfaire celui qu’il a trouvé en arrivant. Plus observatrice que militante, Chantal Delsol se garde bien de choisir son camp. Haut et fort, elle prône un équilibre nécessaire entre l’enracinement et l’émancipation. Cependant, au fil des pages, elle finit par affirmer qu’elle ne croit pas au triomphe de la démurgie. L’auteur s’écrit :”jamais les pensées absurdes n’ont gagné !”.

  17. Isabelle dit :

    Comment la franc-maçonnerie a laïcisé la France :

    La droite et la gauche, est un faux débat qui profite aux francs-maçons. Car dans l’idée de faire un choix, en réalité, c’est choisir entre un républicain et un républicain ; c’est à dire la franc-maçonnerie ou la franc-maçonnerie. C’est pour cela qu’une personne n’en a pas ou plus conscience, car en réalité, il n’y a plus d’ alternative, malgré l’illusion d’un débat (le jeu est faussé et la franc-maçonnerie s’est belle et bien employée dans ce sens et cet esprit là ; à le truquer).

  18. Willy dit :

    Un nouvel opérateur sur le marché du monothéisme : le transhumanisme. Prix cassés, immortalité quasi garantie :

    Les 4 phases du projet diabolique Blue-Beam :

  19. Patrick dit :

    Au XVIIIe siècle, lors de la Révolution Française, sous prétexte de libérer la société de l’obscurantisme, les révolutionnaires opposent au pouvoir de l’obscurantisme religieux le pouvoir non religieux dit des Lumières. Pour ce faire, ils mettent en place une idolâtrie, celle de l’homme total contrôlant la nature et l’homme par la raison humaine. Au XVIIIe siècle cette idolâtrie débouche sur la Terreur, au XIXe siècle sur le nihilisme intellectuel, au XXe siècle sur le totalitarisme. Les Lumières sont donc à l’origine d’une idolâtrie qui a asservi les hommes et qui les asservit encore.

    Sous couvert de vouloir lutter contre l’injustice, les penseurs des Lumières ont en réalité voulu créer une humanité entièrement nouvelle. Quand on a comme projet de transformer ce qui fait l’essence de l’humanité, que peut-il se passer? Sur un plan théorique et culturel, on est obligé de se prendre pour Dieu en remplaçant la loi divine par la loi humaine qui devient une nouvelle loi divine. Hobbes dans le Léviathan réécrit le livre de la Genèse en faisant naître l’homme du contrat social et, derrière lui, du Droit humain. Résultat: c’est désormais l’État qui garantit le Droit, devenant en quelque sorte le nouveau Dieu sur terre. Ce qui est l’essence du totalitarisme. Par ailleurs, pratiquement, quand on prétend être la vraie humanité qui va bâtir la nouvelle humanité, on est obligé d’éliminer par la terreur les représentants et les symboles de l’ancienne société et de l’ancienne humanité, l’ancien ne pouvant pas cohabiter avec le nouveau. C’est exactement ce qui s’est passé. Depuis la Révolution Française, tous les régimes révolutionnaires ont été des régimes de terreur dans lesquels on liquidait dans la violence tous ceux qui leur résistaient.


    Les Lumières ont donné les droits de l’homme, qui sont la source d’une morale nouvelle qui se substitue à la morale chrétienne. Ce n’est malheureusement pas celle dite de l’école de la République, où il y avait des leçons de morale qui n’était pas une morale libertine héritée des valeurs des Lumières protégées par les droits de l’homme, mais une morale chrétienne laïcisée.


    Comment les Lumières ont réinventé la religion des Egyptiens :
    http://www.philosophe-inconnu.com/religio-duplex-comment-les-lumieres-ont-reinvente-la-religion-des-egyptiens/

    Une enquête menée par l’OCDE auprès des jeunes de 15 ans de 79 pays différents a révélé que les adolescents du Royaume-Uni se classaient avant-derniers dans l’indice du « sens de la vie ». Ils étaient les moins susceptibles d’être d’accord avec l’expression « ma vie a un sens ou un but précis ». Pourtant le Royaume-Uni est un pays technologiquement développé avec une économie forte, un bon niveau d’alphabétisation et d’éducation et une culture supposée distincte. Mais voilà, les pays où les jeunes déclarent avoir un sens aigu de leur avenir sont économiquement pauvres, mais forts lorsqu’il s’agit de religion, notamment l’Albanie et Panama. Ainsi les premiers rangs du classement de l’OCDE sont remplis de pays bien plus religieux, que le Royaume-Uni, un des pays les plus laïques du monde ! Reste que le manque d’identité ressenti à cause d’une forte immigration, pourrait être aussi un facteur aggravant. Il y a aussi la dépendance aux médias sociaux et les faibles valeurs familiales qu’ils distillent qui pourraient être une des raisons de ce manque d’espérance. En tout cas, les jeunes de pays déjà laïcs sont de plus en plus laïcs mais aussi de plus en plus déprimés.
    https://www.aubedigitale.com/une-enquete-mondiale-revele-que-les-adolescents-du-royaume-uni-sont-les-moins-susceptibles-de-penser-que-leur-vie-a-un-sens-ou-un-but-precis/

    On retrouve le même phénomène aux USA :
    Les Américains sont seuls, malheureux et déprimés : L’héritage d’une société qui a rejeté la famille, la foi et le patriotisme. Mais l’une des principales raisons en est le fait qu’ils passent tous d’innombrables heures à regarder des écrans au lieu d’interagir avec de vraies personnes.
    http://themostimportantnews.com/archives/the-average-person-will-watch-over-78000-hours-of-television-programming-over-the-course-of-a-lifetime
    Au cours des deux dernières générations, ils ont minimisé l’importance de la famille, de la foi et du patriotisme en tant que nation, et au lieu de cela, ils sont devenus une société extrêmement « centrée sur leur moi » qui se concentre principalement sur ce qui les rend heureux dans le moment présent. Mais cette poursuite résolue du bonheur individuel a fait en sorte qu’une grande partie du pays est perpétuellement embourbée dans la solitude, la dépression et/ou la dépendance. Un récent sondage mené par Cigna a révélé que près de la moitié des Américains se sentent seuls …
    https://www.marketwatch.com/story/once-you-hit-this-age-youre-far-more-likely-to-feel-lonely-2019-12-10
    Les gens voient l’amour, la chaleur et la communauté comme des modèles dans les publicités télévisées et dans les films, et ils supposent que la plupart des gens doivent mener une vie comme ça à l’extérieur. Malheureusement, ce n’est pas vrai du tout. Les « décès dus au désespoir » se produisent à un rythme sans précédent dans l’histoire des États-Unis.
    https://www.jec.senate.gov/public/index.cfm/republicans/2019/9/long-term-trends-in-deaths-of-despair
    L’augmentation récente est principalement attribuable à une épidémie sans précédent de surdoses de drogues, mais même en excluant ces décès, le taux combiné de mortalité par suicide et de décès liés à l’alcool est plus élevé qu’à tout autre moment en plus de 100 ans. En tant que société, les américains ont décidé que le mariage n’était plus important. Ils ont maintenant l’un des taux de mariage les plus bas et l’un des taux de divorce les plus élevés du monde entier. Ils ont décidé que les enfants n’étaient plus importants. Leur taux de natalité est donc passé sous le seuil de remplacement et un tiers de tous les enfants américains vivent dans une maison sans père. En tant que société, ils ont décidé que le patriotisme n’était pas important. Ainsi, le drapeau américain est maintenant interdit par certaines écoles comme « symbole de division » ! En tant que société, ils ont décidé que Dieu n’était pas important. Alors maintenant, à peu près toutes les formes de mal que l’ont peut imaginer explosent dans la société, et ils sont littéralement sur une voie qui mène au suicide national. Avec cette période des Fêtes, ils vont être nombreux à déprimer… Mais la faute à qui ?

    En France, le suicide est la première cause de décès pour les 25-34 ans et la deuxième cause de décès pour les 15-24 ans. On enregistre chaque année dans ce pays 180 000 tentatives de suicide… Pour un chrétien tel que l’abbé Pagès, « c’est une très, très mauvaise idée. » Pourtant cette possibilité de fin de vie est de plus en plus admise (l’euthanasie est même acceptée pour des raisons de souffrance psychologique comme en Belgique).
    [video src="https://cdn.islam-et-verite.com/Verite/Eglise/Doctrine/3804-001.mp4" /]

  20. Alfonso dit :


    Dans son dernier essai ‘Aux sources du malaise identitaire français’, le journaliste Paul-François Paoli retrace la généalogie du messianisme républicain et montre comment, après la perte de l’Empire, les idéaux universalistes se sont retournés contre la France et ont été subvertis par le multiculturalisme anglo-saxon. Il met également en lumière l’instinct de collaboration d’une grande part de l’intelligentsia française qui prend systématiquement le parti des ennemis historiques du pays.

  21. Valérie dit :

    On peut avoir été anticlérical puis devenir catholique : c’est par exemple le cas de Sœur Carine Neveu, missionnaire pour la diocèse d’Avignon pour apporter le saint-sacrement et l’espérance dans les camps de réfugiés soudanais !

  22. Robert dit :

    Vladimir Volkoff avait inventé la religion du dieutoutlemondisme, une sorte de gloubi-boulga destiné à ne fâcher personne, à dire des banalités et à être compatible avec toutes les croyances… Justement, dans la dernière mise à jour des plans de réseaux opéré par la RATP, on y a supprimé les clochers, les croissants et les étoiles de David :

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