La religion de la laïcité du Nouvel Ordre Mondial…


 

Tout d’abord, la République aurait-elle créé l’école obligatoire, gratuite et laïque comme beaucoup semblent le penser ?

Bien entendu c’est un mythe. La République n’a créé :

Ni l’école obligatoire: Louis XIV l’avait créée bien avant ; sans parler de l’école de Charlemagne. (François Bluche Louis XIV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 2002, p. 494). F. Bluche cite à l’appui de cette assertion l’étude de Jean de Viguerie, L’institution des enfants. L’éducation en France, XVIe-XVIIIe siècles, Paris 1978, in-8°.

http://podcast.bfmbusiness.com/channel182/20120903_jean_marc_daniel_1.mp3

Ni l’école gratuite, les nombreuses œuvres et fondations religieuses s’occupaient déjà d’instruire gratuitement les enfants; ailleurs, là où il n’y avait pas d’œuvres religieuses, « en quelques localités, l’enseignement était gratuit » dispensé par un maître d’école laïque, élu et financé par la localité elle-même… (Frantz Funck-Brentano L’Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 423-424)

Ni même laïque puisque l’enseignement républicain qui se targue d’avoir inventé la laïcité, est un enseignement en réalité religieux car positiviste, maçonnique, indifférentiste, et de droit occulte… L’enseignement catholique a été remplacé par l’enseignement maçonnique

 

Et la mixité fut-elle une invention du XXe siècle ?

Grâce aux archives, on sait que le souci d’instruire les enfants, garçons et filles, est attesté par de nombreuses prescriptions des évêques après le désastre du XIVe siècle. Ainsi, à Soissons, en 1403, l’évêque Simon de Bucy insiste auprès de ses chapelains et curés pour qu’ils veillent à ce que les parents envoient les enfants des deux sexes aux écoles de la ville ; et d’enjoindre d’en ouvrir s’il n’y en avait pas dans la paroisse. Le roman de Jean de Froissart le chroniqueur intitulé « L’Epinette amoureuse » donnerait à entendre que, au moment où lui-même était jeune garçon (vers 1350), il fréquentait avec ses compagnons la même école que l’héroïne de son roman. Il semble donc bien que la mixité dans ce domaine ne soit pas une invention du XXe siècle. (Régine Pernoud, « La femme au temps des cathédrales, Stock, Evreux 1980, p. 73)

Mais à la Renaissance, certains commencent à vouloir faire apprendre aux filles, les tâches ménagères, faire le pain, le beurre, la cuisine, la lessive, filer et tisser. Des cours seront donc donnés séparés aux filles et aux garçons. Les Rockerfeller n’avaient pas encore réussi à mettre les femmes sur le marché du travail, dans le but de taxer cette autre moitié de la population !

 

Y avait-il des établissements scolaires tenus par des laïques dès le Moyen Age ?

D’après les rôles de la taille à la fin du XIIIe siècle, on connaît vingt-deux maîtresses d’école à Paris. Au XIVe, celui qui a la surveillance des écoles dans le diocèse et qu’on nomme l’écolâtre, s’adressant aux enseignants, mentionne « les dames qui tiennent et enseignent aux écoles l’art de la grammaire. »

« Souvent instruites, bien des femmes sont également soucieuses de répandre le savoir ; nombreuses sont les fondations (p.74) faites par elles dans ce but : c’est la dame de Montmirail, Héloïse de Dampierre, qui, dès le début du XIIIe, constitue des réserves de vivres pour les écoliers de Saint-Nicolas de Soissons ; ou Jeanne de Châtel, qui dote les petits élèves de Saint Jean des Vignes étudiant à Paris. A Reims le collège des Crevés, qui remonte lui aussi au XIIIe, et qui était le collège le plus important de la ville avec celui des Bons Enfants, doit son nom à sa fondatrice, Flandrine La Crevée » (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, p. 73).

 

Ce n’est qu’à la Révolution Française, que l’école laïque se transforma en école franc-maçonnique.

L’école de la République, voulue et instituée par Jules Ferry et ses amis francs-maçons, qui a certes eu ses vertus (le travail, la discipline, le respect de certaines valeurs, l’honnêteté et la solidarité) n’était, dans le domaine strictement intellectuel, qu’une vaste entreprise de désinformation, mieux même d’intoxication. Il s’agissait de tout travestir, de tout couvrir d’un voile d’erreurs, pour inculquer le mépris des temps d’avant, pour ne voir de salut que dans le régime républicain… Tout ceci inspiré de cette idée, au demeurant fort curieuse, que le bonheur des hommes, la justice sociale et la justice tout court, plus la prospérité économique, ne pouvaient fleurir que sous une certaine forme de régime politique. Celle qui grâce à l’argent a le pouvoir ! Nous l’avons encore vu lors des dernières élections, des partis tels que l’UPR, sans argent, ne peuvent se faire connaître par le biais des médias vendus au plus offrant. Cette action destructrice s’est nourrie de mille inventions d’une fantaisie débridante, elle a fini par donner une image complètement déformée de ce qu’étaient les structures sociales de notre passé. Nous en gardons encore, dans nos manuels d’éducation et dans le parler ordinaire, des traces qui ne sont pas près de s’effacer. Cependant il est nécessaire de remarquer que ce genre de combat contre les «privilèges» a souvent précédé la Révolution. Le peuple n’admettait de moins en moins que les nobles (les conseillers généraux, députés et sénateurs de l’époque) ne payent l’impôt. Pourtant, sous la République, des fonctionnaires s’en sont exonérés, sans que cela pose problème ?  Les députés européens ou le président du FMI (salaire de 380.939 € en 2011) n’en sont-ils pas exemptés ?

http://www.sudouest.fr/2012/05/28/christine-lagarde-exige-que-les-grecs-paient-leurs-impots-alors-qu-elle-meme-est-exoneree-727558-710.php

Et les députés nationaux, que font-ils des indemnités pour frais professionnels qu’ils n’ont pas dépensés ? Ils les gardent. Pourquoi donc ne sont-ils pas taxés sur cette somme ?

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/598082-indemnites-des-deputes-45-millions-d-euros-qui-echappent-a-la-republique.html

Le régime républicain de ce Nouvel Ordre Mondial exécré par Soljenitsyne et qui va nous mener à une Europe dictatoriale, n’est à vrai dire, plus tourné vers son créateur, mais vers un dieu antique : le veau d’or ! La Révolution Française anti-chrétienne a permis aux financiers d’imposer l’usure à tous les étages. Ils n’auraient pu le faire, sans la complicité de loges « secrètes » dont font partie les francs-maçons. « Nous avons fait la République, il nous reste à faire des républicains » disait Robespierre devant la Convention !  Les écoles normales, école normale supérieure furent  créées pour normaliser les nouveaux citoyens.

 

 

La vague de persécution anti-catholique continua bien entendu après la Révolution :

En 1879, c’est le projet de loi contre les ordres religieux enseignants. En 1880, ce sont les décrets anticléricaux en France et la deuxième dissolution de la Compagnie de Jésus. 261 couvents vont être fermés. Le 28 mars 1882, ce sont les lois anticléricales et l’interdiction de donner un enseignement religieux dans les locaux scolaires. En 1894, ce sont les lois dites “scélérates”…»  Qui n’a en mémoire la scandaleuse photographie de l’expulsion des moines de la Grande Chartreuse, perpétrée au nom de la liberté des consciences ? Puis l’affaire des fiches, qui explique comment le général André, ministre de la guerre subordonna l’avancement des officiers de l’armée à leurs opinions religieuses :

 Les officiers qui vont à la messe sont fichés par des expressions telles que:

  • « Va à la messe »,
  • « clérical pratiquant scandaleusement »,
  • « assiste aux offices religieux et s’y fait remarquer par sa dévotion »,
  • « porte des cierges aux cérémonies religieuses »,
  • « avale son hostie tous les dimanches,
  • « a assisté à la messe de première communion de sa fille »,
  • « ne manque pas la confession »,
  • « reçoit La Croix chez lui »,
  • « sa femme s’occupe beaucoup d’œuvres pieuses »,
  • « appartient à une famille de prêtres »,
  • « fait élever ses enfants chez les frères » etc.,

et stoppés dans leur avancement par des expressions telles que:

  • « à barrer »…

Des fiches en revanche signalent les éléments à promouvoir:

  • « Bon républicain, ne met jamais les pieds dans une église »,
  • « libre-penseur convaincu à recommander au ministre »,
  • « dévoué au gouvernement » etc. (Source: Jean Sévillia, Quand les catholiques étaient hors la loi, Perrin, 2005, p. 148-150).

Il faut dire que la IIIe république était  aussi appelée  la république des maçons !  On évalue à 30.000 le nombre de francs-maçons dans les instances politiques parmi lesquels 250 députés, 200 sénateurs et un grand nombre d’instituteurs.

L’enseignement public, écrivait Alain Peyrefitte, en 1992, impose aujourd’hui aux enseignants et aux “apprenants” trois chocs : l’indiscipline, le nivellement par le bas, la désorientation. Autant dire qu’avec ce type d’école, ils promettent des lendemains qui chantent aux psychiatres. La France tourne encore mécaniquement en roue libre, jusqu’au moment où elle s’écroulera toute seule. La qualité de ses fils devenant une vertu rare, trop rare, la corruption partout l’achève : les cœurs sont toujours plus secs, les yeux plus morts. C’est la rançon du laïcisme.

Et pour se soustraire à cet enseignement franc-maçonnique ou conforme à sa foi, les familles sont obligées de payer deux fois:

  • l’impôt
  • et l’inscription dans une école privée.

 

Aujourd’hui, le franc-maçon Vincent Peillon est devenu le ministre détenant le Pouvoir spirituel dans notre société.  

Sa présence témoigne de l’emprise des sionistes francs-maçons sur François Hollande.

Il est issu, du côté maternel, d’une famille juive alsacienne. Sa mère, Françoise Blum, fut directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médical (Inserm). Son père, Gilles Peillon (1928-2007), était banquier et communiste. Il est père de quatre enfants, deux filles issues de son premier mariage, et deux fils nés de son union avec sa femme actuelle, la journaliste Nathalie Bensahel. En 2009, il avait célébré la Bar-Mitsva de son fils Elie à la synagogue de la Place des Vosges à Paris.

L’avis de Franck Abed  sur le nouveau ministre :

http://www.dailymotion.com/video/xr4tj1_qui-est-vincent-peillon-par-franck-abed_news?start=119

Pour Peillon, le Christ peut très bien servir d’étalon moral. Les valeurs laïques peuvent s’inspirer des valeurs chrétiennes, mais pas dans la foi de la divinité du Christ ! Pour notre Ministre, Dieu ne s’est pas incarné seulement dans le Christ mais dans tous les citoyens. Chacun devient un petit dieu, avec des droits, qu’il fait respecter. La démocratie française pour Peillon, c’est l’incarnation à 60 millions d’exemplaires ! L’homme refuse l’éventualité d’un jugement divin et d’une condamnation. L’enfer n’existe pas. D’où l’imprudence de l’état républicain envers le satanisme. Bref, l’homme prend la place de Dieu ! C’est la nouvelle religion du Nouvel Ordre Mondial !

L’entretien filmé de Vincent Peillon pour Le Monde des religions, daté du 3 mars 2012 est hallucinant :

D’où vient la religion laïque ?

« …Il faut inventer une religion spécifique…..La République pour s’établir, a besoin de former sa propre religion qui sera appelée la laïcité… »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=AA3dtPLHGWw

La laïcité : une religion ?

« Une religion qui s’appuie sur la Kabbale (tradition ésotérique du judaïsme), sur l’illuminisme …L’homme continue la création divine…  »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3WNuugFF7Gg

 

Quelle est la foi laïque du “Christ Républicain” ?

« La laïcité est une religion contre toutes les autres…..Très éloignée de l’orthodoxie catholique….Même si Jésus Christ reste la figure de l’idéal moral…. Mais on le dédivinise… »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NMBLr3YJxKs

Quelle laïcité pour aujourd’hui ?

« La laïcité n’est ni neutralité ni indifférence…..Nous ne pouvons pas posséder l’infini….On ne peut pas dire, le beau, le bien, c’est çà !….Elle ne renonce pas à quelque chose qui la dépasse mais elle ne la possèdera jamais…. »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=HWH6dtWZcrg


 

La famille est donc maintenant dans la dépendance de l’Etat !

Les parents n’ont plus la liberté d’élever leurs enfants comme leur conscience et leurs traditions de famille leurs disent de le faire. L’Etat s’en empare, avec la volonté légalement proclamée de faire de ces enfants des sans-Dieu et conséquemment des sans-moeurs  puisque dieux eux-mêmes ! Et les pères de famille ont tellement perdu le sentiment de ce qu’ils sont, qu’ils laissent faire ! C’est que nous n’avons plus en France, de la famille, l’idée qu’on en a eue autrefois, l’idée qu’en ont tous les peuples qui vivent et qui prospèrent. Nous ne la voyons plus que dans la génération présente. Celle-ci ne forme plus dans notre pensée et même dans la réalité, avec les générations précédentes, ce tout homogène et solidaire qui traversait les âges dans sa vivante unité.

Bref, la liberté de l’enseignement n’existe plus pour la majorité des gens. Les Français ont de moins en moins les moyens de se la payer. Ce qui a pour conséquence, la disparition des écoles  luttant contre cette religion de la laïcité ! Cette liberté totale prêchées par ces Illuministes est bien entendu un leurre. Les peuples seront enchaînés par l’argent et l’or qu’eux seuls possèdent…Il n’est évidemment pas question que le commun des mortels devienne un jour leur égal !

 

Ce qui est malheureux, peu de gens aujourd’hui semblent conscients du piège qui se referme contre eux.

On n’en est plus comme en 1984, où le peuple eut un sursaut de dignité quand le gouvernement voulut supprimer la liberté de l’enseignement. Le 4 mars à Versailles, 600 000 personnes manifestèrent selon le Monde.

http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/DVC8408038701/manifestation-versailles.fr.html

Et le 24 juin à Paris,  on parlait de presque 2 millions de personnes dans la rue.

http://www.live2times.com/1984-manifestation-pour-la-defense-de-l-ecole-privee-e–10514/

Et cela une semaine après un autre piège, celui des élections européennes. Le maire de Bordeaux Jacques Chaban-Delmas  évoquait déjà « une société totalitaire dont les manifestants ne veulent pas ». Le 14 juillet 1984, Mitterrand retirait cette cynique loi Savary franc-maçonne.

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déesse pyramide

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67 commentaires sur “La religion de la laïcité du Nouvel Ordre Mondial…

  1. Ursule dit :

    Le 9 décembre 1905 : séparation de l’Eglise et de l’Etat.

    Après 9 mois de débat houleux, la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est votée par le Sénat à 179 voix contre 103, sous l’impulsion d’Aristide Briand, député socialiste adepte de la laïcité. Le président de la République, Emile Loubet, proclame la nouvelle loi et le Journal Officiel la publiera dès le lendemain. Les biens d’Eglise seront confisqués, répertoriés et distribués à des associations cultuelles. Cette loi constitue une véritable révolution en mettant fin à un siècle de concordat napoléonien. Le pape Pie X la condamne formellement. Le gouvernement Clémenceau a ainsi à gérer la crise des inventaires des biens mobiliers de l’Église, ce qui donne lieu à des manifestations de violence.

    A/ Mais quels sont les principes et l’application des principes de la doctrine catholique ?

    1. L’Église et l’État sont tous les deux des pouvoirs distincts, indépendants, chacun dans son domaine.

    « Dieu, dit LÉON XIII dans son Encyclique Immortale Dei, a divisé le gouvernement du genre humain entre deux puissances, la puissance ecclésiastique et la puissance civile : celle-là préposée aux choses divines, celle-ci aux choses humaines. Chacune d’elles en son genre est souveraine, chacune est renfermée dans des limites parfaitement déterminées, et tracées en conformité de sa nature et de son but spécial ».

    Il n’est donc pas vrai de prétendre, avec le césarisme et le libéralisme absolu, que l’État est le pouvoir souverain d’où découlent tous les droits, ceux de l’Église aussi bien que ceux des autres sociétés. Sans doute, l’Église est dans l’État, mais elle y est, comme société parfaite, et non comme une partie qui doit être subordonnée au tout. Chaque puissance est souveraine dans sa sphère, et cette sphère est tracée par la nature et la fin des deux sociétés. A l’Église donc les affaires spirituelles, c’est-à-dire tout ce qui se rapporte au salut des âmes : prédication de l’Évangile, administration des sacrements, célébration du culte divin, jugement sur la moralité des actes humains, etc. A l’État, les affaires temporelles, c’est-à-dire tout ce qui concerne les intérêts matériels de ses sujets et ce qui est requis pour le bien et la protection de la société, comme le pouvoir de déterminer les droits politiques des citoyens, les effets civils des contrats, d’établir des impôts, de lever des armées, de promouvoir les sciences et les arts, de punir les transgresseurs des lois civiles, etc.

    Les deux puissances étant souveraines, chacune dans leur sphère, il s’ensuit que l’une est subordonnée à l’autre pour tout ce qui n’est pas de son ressort. Donc l’Église est dépendante et subordonnée à l’État dans les questions temporelles : elle est indépendante et souveraine dans les questions spirituelles, et c’est du reste la condition de son existence. Car si l’Église était assujettie au pouvoir civil sur le terrain religieux, elle serait fractionnée en autant de parties qu’il y aurait d’États ; elle ne serait plus ni une, ni universelle, ni indéfectible : en un mot elle ne serait plus l’Église catholique.

    1. Bien qu’ils soient deux pouvoirs distincts et indépendants, l’Église et l’État ne doivent pas vivre séparés mais s’unir dans un mutuel accord.

    Et de cette union, Léon XIII donne les raisons dans son Encyclique Immortale Dei : « Leur autorité, dit-il en parlant des deux pouvoirs, s’exerçant sur les mêmes sujets, il peut arriver qu’une seule et même chose, quoique à des titres différents, ressortisse à la juridiction de l’une et l’autre puissance… Il est donc nécessaire qu’il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui dans l’homme constitue l’union de l’âme et du corps. »

    Ainsi, d’après la doctrine catholique, si l’Église et l’État ont des domaines distincts, ils ont aussi des frontières communes. Et comment en serait-il autrement, alors que les deux sociétés détiennent leurs pouvoirs de Dieu et s’adressent aux mêmes sujets ? Il est vrai que leurs fins sont différentes, mais celles-ci ne doivent jamais s’opposer entre elles, plus que cela, la fin temporelle, que poursuit l’État, manquerait son but si, en définitive, il n’était pas tenu compte de la fin éternelle et de la destinée future. Il peut donc arriver que les mêmes objets (ex. les écoles, le mariage, à la fois contrat civil et religieux), « quoique à des titres différents, ressortissent à la juridiction de l’une et de l’autre puissance », comme dit Léon XIII. Il peut arriver encore que certaines choses, temporelles de leur nature, rentrent dans l’ordre spirituel par leur destination et tombent de ce fait sous la juridiction de l’Église. Tel est le cas des lieux et des objets sacrés : églises, mobilier, servant au culte, biens destinés à l’entretien des ministres, etc. Sur ces différents points qui forment ce qu’on appelle les questions mixtes, on ne saurait contester la juridiction de l’Église. Il est. même permis d’aller plus loin et de dire que, à un certain point de vue, l’Église a un pouvoir indirect sur toutes les choses temporelles, non pas en tant qu’elles sont temporelles, mais parce qu’elles doivent toujours être des moyens d’atteindre la fin surnaturelle. C’est en vertu de ce pouvoir que les Papes du moyen âge se sont parfois élevés contre les princes qui abusaient de leur puissance, qu’ils sont allés jusqu’à les déposer comme indignes de la souveraineté et ont délié leurs peuples du serment de fidélité.

    Il suit de là que, en principe, s’il surgit des conflits, l’État doit céder, puisque son pouvoir est inférieur à celui de l’Église par sa nature et sa fin. En pratique, il convient qu’il y ait union entre les pouvoirs ; il faut que l’Église et l’État, loin de s’ignorer réciproquement, se parlent, fassent des conventions ou concordats et que ces derniers soient loyalement observés par tous les deux.

    B/ Dans l’hypothèse d’un État catholique, quels seront les devoirs réciproques de l’Église et de l’État ?

    1. DEVOIRS DE L’ÉGLISE.

    L’Église doit prêter à l’État l’appui de son autorité et de ses œuvres. Qui ne voit du reste combien par sa doctrine elle peut travailler au bonheur des peuples puisque, d’une part, elle « fait remonter jusqu’à Dieu même l’origine du pouvoir, qu’elle impose avec une très grande autorité aux princes l’obligation de ne point oublier leurs devoirs, de ne point commander avec injustice ou dureté », et d’autre part, qu’elle « commande aux citoyens à l’égard de la puissance légitime, la soumission comme aux représentants de Dieu, et les unit aux chefs de l’État par les liens, non seulement de l’obéissance, mais du respect et de l’amour, leur interdisant la révolte et toutes les entreprises qui peuvent troubler l’ordre et la tranquillité de l’État » ? (Enc. Libertas). Ainsi, de l’influence de l’Église, l’État retirera un double profit. L’autorité des chefs, considérée, non pas uniquement comme l’expression de la volonté du peuple, mais comme venant de Dieu, revêtira un caractère sacré et se conformera mieux aux règles de la justice. Le peuple, à son tour, acceptera l’obéissance comme une soumission à la volonté de Dieu, qui, loin de l’humilier, ne peut que l’ennoblir.

    1. DEVOIRS DE L’ÉTAT.
    • Le premier devoir de l’État vis-à-vis de la religion en général, c’est de rendre lui-même un culte social à Dieu. La raison seule démontre à l’évidence la nécessité de ce culte. Dieu n’est-il pas le maître des sociétés comme des individus ?

    Or, dit Léon XIII, dans Immortale Dei,« si la nature et la raison imposent à chacun de nous le devoir d’honorer Dieu d’un culte religieux, parce que nous sommes sous sa puissance, et parce que, sortis de lui, nous devons retourner à lui, la même loi oblige la communauté politique ».

    Le chef de l’État doit donc rendre hommage à Dieu au nom du peuple qu’il représente, en s’associant aux actes de religion qui s’accomplissent au sein de l’Église catholique. Nous disons « de l’Église catholique » car, bien que le culte de Dieu s’impose, antérieurement à toute religion révélée, il va de soi que, si Dieu a dit comment il voulait être adoré et servi, il y a obligation, non seulement pour les individus, mais pour le corps social, de se soumettre à ses ordres.

    • Le second devoir de l’État est de reconnaître tous les droits de l’Église, tels qu’ils découlent de sa constitution divine et que nous les avons décrits dans l’article précédent. L’État doit donc disposer la législation civile de manière à seconder et à développer la religion catholique. Il ne lui appartient pas de connaître lui-même des doctrines.

    « Il laissera, l’Église juger les novateurs et, s’ils s’obstinent dans leur révolte, les punir selon les lois canoniques, et les exclure de son sein. Mais il pourra prêter à l’autorité religieuse le pouvoir coercitif dont il dispose, pour arrêter une contagion dont les progrès seraient nuisibles à la société civile elle-même. »

  2. John dit :

    Imprégnée de la doxa républicaine, couvrant l’Église de tous les maux, Marion Sigaut croyait qu’être avec le peuple, c’était être à gauche, ce qui est en fait, toute l’imposture du système. Mais ce n’est que bien plus tard, en reprenant des études d’Histoire, qu’elle s’ aperçut de l’énormité de la mystification dans laquelle elle avait vécu. La gauche n’est pas le peuple, la Révolution fut un coup d’État, la république est marchande et les crimes de l’Église ont été commis par ses ennemis.

    Son époque de prédilection est le Grand Siècle français. Pour elle, l’absolutisme royal consistait à faire du roi l’arbitre final des conflits, dans une société libre qui avait pour socle commun le catholicisme. Respect des petits, amour du prochain, sens du bien commun, justice sévère, responsabilité… Tout ça a été renversé à la Révolution, qui a validé la concurrence, l’intérêt personnel, et surtout l’intrusion de l’État dans tous les domaines de la vie des citoyens. Qui, dans un tel système, peut se dire arbitre des conflits ? Hier, au-dessus du roi c’était Dieu. Aujourd’hui, au-dessus du chef de l’État, c’est la banque.

    Cela ne l’ a pas empêché dans son livre « La marche rouge, les enfants perdus de l’hôpital général », de décrire des faits divers sordides de l’Ancien Régime. Il apparaît évident qu’à cette époque, des magistrats (et autres sous leur protection) se livraient à de la pédocriminalité, le seul crime inavouable et susceptible de mettre le peuple en furie. Et, jusqu’à plus ample informé, c’est la seule explication à l’affaire de l’hôpital général, qui fit de la nomination d’une amie de l’archevêque à la tête d’une institution de secours une affaire d’État qui a ébranlé le trône. Les magistrats jansénistes refusaient d’obéir au roi, au pape, à la morale commune. Le crime sur les enfants est le secret qui tient les criminels ensemble, leur permet de se sentir tout-puissants (la transgression semble être leur excitation suprême).

    Dans « Voltaire, la grande imposture des Lumières », elle attaque avec fougue la personnalité de cet écrivain. Tout ce dont on se sert pour attaquer l’ancien régime et l’Église est tiré de Voltaire, qui mentait comme un arracheur de dents. « Retirez tout ce que dit Voltaire, il n’y a plus de République ». L’auteur de Zadig affichait un mépris des faibles et du peuple. Mais ce sentiment ne se retrouvait-il pas dans la philosophie des Lumières ? Pourtant ne dit-on pas Vox populi, vox dei. Vouloir tuer Dieu c’est tuer le peuple. « D’ailleurs il y a une constante dans la haine de la religion des gens de gauche : ils disent que la religion force les gens à croire que… Le peuple croit ce qu’il croit, c’est bien le mépriser que d’imaginer qu’il se laisse ainsi imposer quoi croire, alors que le catholicisme a été le lien qui a fait tenir la France pendant tant de siècles. » À travers son œuvre, Voltaire professe une haine constante envers la religion catholique. Il fut l‘homme des puissances capitalistes protestantes. Mais le protestantisme, comme vision du monde (et non comme croyance intime) est profondément marchand, individualiste, élitiste. Le catholicisme par contre est moral, soucieux du bien commun et de l’égalité devant Dieu, c’est-à-dire ennemi du profit. Mettre l’Église à genoux, c’était lâcher la bride à la recherche du profit dont nous voyons aujourd’hui le résultat à l’échelle planétaire. Voltaire fut le français le plus actif dans cette destruction de ce qui fit notre grandeur. Pour un esprit voltairien « Le mensonge n’est un vice que quand il fait du mal ; c’est une très grande vertu quand il fait du bien. Soyez donc plus vertueux que jamais. Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours… Mentez, mes amis, mentez… » (Tiré de la lettre à Thiriot du 21 octobre 1736 écrite par François Marie Arouet, dit Voltaire)
    http://www.dicocitations.com/dictionnaire-citations.php

  3. Tonio dit :

    Au Conseil constitutionnel, au premier palier du grand escalier, on peut apercevoir un buste de Marianne avec une étoile sur la tête, qu’aurait été placé là par Jean-Louis Debré. Quelque fois ce dernier aime y réciter ce poème d’un révolutionnaire anonyme, une prière républicaine : « Salut Marianne pleine de force, le peuple est avec toi. Le fruit de tes entrailles, la République, est béni. Sainte Marianne, délivre-nous vierge de la liberté, des rois et des papes. Ainsi soit-il ».
    http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/dernier-jour-au-conseil-constitutionnel-pour-jean-louis-debre-771643

  4. Didier dit :

    Selon les révélations faites à Ned Dougherty, la direction de l’Église semble maintenant être en plein désarroi parce que les disciples de mon Fils reconnaissent que l’esprit de l’Église est devenu maintenant nuageux et les messages que les fidèles entendent de l’Eglise semblent être remplis de confusion et d’incompréhension. Une grande lutte se déroule dans le monde spirituel car le malin met en œuvre son dernier défi de détruire l’Église. Mais Michel Archange finira par l’emporter sur le prince des ténèbres et l’Église sera renouvelée.

    Ne vous laissez pas être confondu par les événements qui se produisent au sein de l’Église et par son enseignement qui semblent être source de confusion, trouble et ambiguïté, parce que vous devez reconnaître que vraiment c’est le travail du malin dans ses derniers soubresauts de détruire par cette confusion l’Église de mon Fils. Vous êtes maintenant dans les temps périlleux. Les mêmes serviteurs de Satan, qui œuvrent à la manipulation et au contrôle du monde, ont entrelacé leurs tentacules serpentine au sein de l’Église de mon Fils pour exécuter les ordres des forces du mal. Les plans des serviteurs de Satan sont déguisés comme-ci c’était pour le bien des peuples de la terre, mais ne vous laissez pas tromper par ces même dirigeants. Ils agissent, non seulement pour détruire l’Église de mon Fils mais aussi pour créer la leur en voulant former une religion mondiale. Ils sont acharnés maintenant à jeter le monde entier dans une troisième guerre mondiale. Car c’est dans le chaos et la confusion de cette guerre qu’ils espèrent atteindre leurs objectifs finaux de contrôle complet et de supervision des habitants de la planète, selon leur calendrier, pour atteindre leurs objectifs d’ici l’an 2030.

  5. Gabi dit :

    Chantal Delsol est membre de l’Académie des Sciences morales et politiques. Elle vient de publier un essai puissant et sans compromission intitulé :”La haine du monde” aux Editions du Cerf. Pour l’auteur, le clivage traditionnel gauche/droite s’estompe en faveur d’un autre, plus récent mais durable : la séparation entre démiurges et jardiniers, représentant deux courants de pensées adverses. Les démiurges, les enfants des lumières, possèdent le pouvoir. Ils veulent émanciper l’homme des particularismes, des emprises familiales, religieuses, nationales ou culturelles; En cela, ils se situent dans la continuité des totalitarismes du XXième siècle. L’esprit ultime du démiurge est le transhumanisme, l’homme amélioré qui rêve d’immortalité. Par opposition au démiurge, Chantal Delsol fait appel à l’image du jardinier “qui ne cherche pas l’efficacité mais la fécondité”. Chantre de l’enracinement, le jardinier s’apparente à la représentation de la contre-culture face au pouvoir et aux puissants. Le but du jardinier n’est pas de créer un nouveau monde mais parfaire celui qu’il a trouvé en arrivant. Plus observatrice que militante, Chantal Delsol se garde bien de choisir son camp. Haut et fort, elle prône un équilibre nécessaire entre l’enracinement et l’émancipation. Cependant, au fil des pages, elle finit par affirmer qu’elle ne croit pas au triomphe de la démurgie. L’auteur s’écrit :”jamais les pensées absurdes n’ont gagné !”.

  6. Isabelle dit :

    Comment la franc-maçonnerie a laïcisé la France :

    La droite et la gauche, est un faux débat qui profite aux francs-maçons. Car dans l’idée de faire un choix, en réalité, c’est choisir entre un républicain et un républicain ; c’est à dire la franc-maçonnerie ou la franc-maçonnerie. C’est pour cela qu’une personne n’en a pas ou plus conscience, car en réalité, il n’y a plus d’ alternative, malgré l’illusion d’un débat (le jeu est faussé et la franc-maçonnerie s’est belle et bien employée dans ce sens et cet esprit là ; à le truquer).

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