Les 3 secrets et la descendance davidique de Jésus et des rois de France :

   . Dans le troisième secret de Fatima, il y avait, d’après le Cardinal Cerejeira, Patriarche de Lisbonne, quelque chose concernant la France. Mais, il n’en dévoila pas plus. Cela avait certainement un rapport avec le Grand Monarque. .

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L’ascendance davidique des Rois de France est connue  et ce Grand Monarque accompagné du Saint Pape sont depuis longtemps annoncés…

http://catholiquedu.free.fr/2012/AscendanceDavidiqueDeFrance.pdf

Et cela bien avant les prophèties du XIXème siècle et particulièrement celles de Marie Julie Jahenny. Comme avec le Prophète Jérémie  (chapitre XXIII) : « Voilà, que les jours viennent, dit le Seigneur, et Je susciterais dans la maison de David le germe de la justice ; un roi règnera et il sera sage et il rendra le jugement et la justice sur la terre. » Et le Prophète  Ezéchiel (chapitre XXXVII) : « Je n’en ferai plus qu’un seul peuple sur la terre…et un seul Roi les commandera à tous…un seul pasteur les conduira. » Selon le Vénérable Barthélémy Holzhauser (1613-1658) : « Bien que dans le cinquième âge, tout est dévasté par la guerre, que les catholiques sont opprimés…que les monarques sont tués et que tous les hommes conspirent à ériger des républiques, il viendra ce Roi puissant qui les détruira et emploiera son zèle pour la vraie Église du Christ… L’Empire des Turcs sera brisé, et ce Monarque règnera en Orient et en Occident. La paix règnera dans tout l’univers, parce que la puissance divine liera Satan. » (Il voyait l’Antéchrist naître au milieu du XXème siècle en Palestine et devenir le Messie attendu des Juifs qui ne reconnaissent pas Jésus) Lors du Baptême et du sacre de Clovis, Saint Rémi adressait déjà cette allocution prophétique : « Apprenez que le royaume de France est prédestinée par Dieu à la défense de l’Église romaine… Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes, il embrassera les limites de l’empire romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre…Il durera jusqu’à la fin des temps…Il sera victorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la Foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. » Pour l’instant, le royaume de France n’est jamais passé sous une domination étrangère et son peuple n’a jamais été réduit à servir d’autres peuples. La Bible annonçait que la Maison de David serait transplantée en Occident ; elle l’a été, en effet, dans la Maison Royale de France. C’est ainsi que seule celle-ci, dans ses branches successives par ordre de primogéniture mâle, est l’héritière du droit d’aînesse, par la lignée mâle, et cette Maison Royale a seule hérité validement et donc légalement du sceptre, car la Maison Royale d’Angleterre ne descend de la Maison d’Israël et de Juda que par les femmes, alors que la Maison Royale de France en descend par la primogéniture mâle.

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C’est dans cette vision des choses qu’il faut comprendre les 3 secrets cités par la Vierge à Marie Julie Jahenny. On en eut connaissance grâce à  sœur Marie France (Mlle Marcelle Lanchon 1891-1933) qui fut favorisée d’apparitions.

« La France ne s’appellera plus la France mais la Nouvelle-France. Ce sera grâce à la Bretagne qu’elle ne sera pas maudite de Dieu. On se demandera longtemps pourquoi il resta une feuille verte sur la branche morte de la France. Versailles, qui portera comme devise « entre ciel et terre », verra la Vierge Marie intronisée Reine de France, par le Roi du Sacré Cœur. Celui-ci viendra à pied aux grilles du château et remettra sa couronne au roi Louis XVI, et le diadème à Marie Antoinette, devant le peuple de France en si mauvaise santé qu’il en aura les larmes aux yeux. Ce roi ressemblera plus à un prêtre qu’à un monarque. Il fera reconstruire ses cathédrales avec l’aide de toutes les nations. »

Le premier secret : Avec la venue du Christ, il eut à cette époque une scission chez les hébreux. Les tribus qui suivirent le Sauveur immigrèrent en Bretagne ! C’est ainsi que cette terre en reçut un grand nombre. Les bretons descendent de la lignée la plus lumineuse dont sont issus Sainte Anne et Saint Joachim (les parents de la Vierge Marie), en passant par les patriarches jusqu’au roi David. La Bretagne est l’âme de la France, la Nouvelle Jérusalem ! Les Grecs dénommaient Galates et les Romains Galli (Gaulois), dès leur arrivée dans la vallée du Pô au Ve siècle, des personnes de peau blanche et de haute stature, aux cheveux blonds ou roux et aux yeux bleus. Des noms synonymes de Celte (voir page 57) !
https://www.persee.fr/doc/bmsap_0037-8984_1911_num_2_1_8316
Mais Jésus n’était-il pas grand et n’avait-il pas de longs cheveux peignés, blond roux ; le teint blanc ivoire, les yeux bleu foncé ?
https://www.maria-valtorta.org/FAQ/Visage.htm

En tant que Galiléen, le Christ pouvait bien être d’ascendance gauloise ! :
https://www.morpheus.fr/le-christ-un-galileen-dascendance-gauloise/

Le second secret : C’est maintenant à la Bretagne que revient la légitimité, le droit d’aînesse, la primogéniture. Le Roi qui sera offert à la France sera Roi de Bretagne. Ses ancêtres régnèrent sur la France et  la Bretagne.  Il sera apparenté à la famille de Nazareth.

Le troisième secret : L’Arche d’Alliance dont parle la bible aurait-elle été transportée par cette lignée sainte sur la terre de Bretagne, portant toujours en elle la puissance du Père Éternel, la puissance de sa parole par les 10 commandements ?  (Cela n’est bien entendu pas l’avis des archéologues) :

Mais le titre d’Arche d’Alliance n’est-il pas depuis les premiers siècles de l’Eglise, celui de Notre Dame ? Voir l’homélie de Benoît XVI du 15 août 2011 :

https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2011/documents/hf_ben-xvi_hom_20110815_assunzione.html

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N’est-il pas étonnant de voir qu’au XXème,  ce désir de voir apparaître ce Roi Sauveur, ne se soit pas émoussé ? 

Il semblerait que non. Sans doute que des livres tels que « Le Foulard de sang » de Jean-Louis Foncine, qui marquèrent une génération d’adolescents,  le firent renaître : « Un jour, des jeunes à l’âme noble eurent l’idée de créer entre eux une sorte de fraternité secrète, qui s’apparentait aux ordres chevaleresques de jadis. Comment cette fraternité devait se sceller dans le sang, durant la grande tourmente de 1939-45, c’est ce qui est conté dans ce roman. »

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On ne peut pas non plus oublier le Son et Lumière réalisé dans les années 80 en Bretagne, avec la participation de 500 jeunes, de 11 à 16 ans, et venant de toute la France : Vannes, Lorient, Nantes, Chevreuse, Aix en Provence, Chalon sur Saöne, Soissons,  Boulogne , St Etienne, Cressely etc… La trame de leur histoire, telle que leur programme l’annonçait, démontre bien que le thème d’un Roi providentiel devant sauver la France n’était toujours pas oublié ! « J’ai raconté ici de l’histoire étrange des Enfançons du Grand Monarque ce que j’en pouvais conter. Il est bien vrai que des jeunes de huit, douze, quinze ans se soient rassemblés un jour en une étonnante et secrète Confrérie, qui a essaimé en de nombreuses provinces françaises.  Si ce récit à l’allure bizarre d’une fresque inachevée, c’est que je ne me suis pas plus senti le droit de trahir des enfants que de trahir des morts. L’ordre dont toutes les origines et les rites seraient connus ne serait plus un Ordre secret. Je n’ai voulu éclairer que de brèves lueurs une tentative exaltante qui fut menée par des jeunes eux-mêmes et qui se situe au cœur du monde à venir parce qu’elle n’a d’autre talisman que l’honneur de servir. Ceux qui ont su garder une âme d’enfant comprendront cette histoire. » .

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Oui, l’idée d’un Grand Monarque continue à faire espérer ceux qui ne rêvent que d’un monde en paix sous la protection du Père des cieux.

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Et les recherches entreprises sur le linceul de Turin, ne nous confirment-elles pas que ce temps béni pourrait arriver ? Les gens en ont tellement assez de ce règne du mensonge  !   

Un hasard très curieux a fait qu’une des taches de sang, qui s’est écoulée de la plaie faite par la lance et qui a ouvert le Cœur de Jésus, reproduise l’effigie de profil du Roi Louis XVI. Si ce linceul existe, n’est-ce pas parce qu’il ressuscita ? Ce profil n’est donc pas là  par hasard, il confirme la résurrection future de l’Église du Christ, grâce à un descendant de Louis XVI.  Ce roi martyr, qui fut le premier à consacrer son royaume et sa personne au Sacré-Cœur de Jésus ! Autre hasard étonnant, le 666 de l’apocalypse donne en latin DCLXVI (Décès de Louis XVI). Mais ce qui fait la spécificité de la Royauté, ses lois sont encadrées par les principes du Nouveau Testament. Alors qu’après la Révolution, elles ont suivi les commandements de l’homme (les Droits de l’Homme), pourtant déjà décriés par le Christ :

Matthieu 15:9 : « C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. » (voir aussi Esaïe 29:13, Marc 7:6, Colossiens 2:22))

Le Christ en concluait quoi ?

Jn. 8:44 : «Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il n’a point persisté dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il dit le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur, et le père du mensonge.»

N’est-on pas justement passé aujourd’hui au satanisme, qui donne à chaque individu la liberté de choisir lui-même ce qu’il croit être bien et ce qu’il croit être mal ?

https://www.wikiberal.org/wiki/Satanisme

Pour le parlementaire Jean-Pierre Michel (2013)  : « Ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. Voilà, c’est tout. Et la loi ne se réfère pas à un ordre naturel. Elle se réfère à un rapport de force à un moment donné. Et point final. C’est le point de vue marxiste de la loi. »

La réponse de la ministre de la Justice Nicole Belloubet au sujet de la PMA ? « il s’agit de prendre en compte une réalité sociale » (à 0 mn 40) : selon ce principe, la pédophilie étant une réalité sociale, on devrait donc en tenir compte !
https://www.youtube.com/watch?v=ggelT70OWa0

De Jean-Louis Touraine (LaREM) :  « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père. »

De la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn (24/09/ 2019), celle des onze vaccins et qui, dès que le coronavirus est apparu en France, a quitté son ministère : « Un père, cela peut être une femme. »

Valérie Pécresse (26/06/2019), celle qui a permis aux multinationales d’influencer les universités en les subventionnant, en échange de la nomination de profs de leur choix : « La laïcité républicaine, c’est la loi au-dessus de la foi. »

Les Républicains (Principe 9) : « Aucune loi religieuse ne peut et ne pourra jamais être supérieure aux lois de la République. » Ils permettent pourtant l’égorgement sans étourdissement des animaux (viande halal et casher), la circoncision, le voile intégral…

En janvier 2012, devant le Grand Orient de France (GODF), François Hollande déclarait sans ambages : « Mais si l’on croît, comme c’est mon cas, dans la République, à un moment il faut passer par la franc-maçonnerie ! »

Huxley

A lire également :

https://effondrements.wordpress.com/2012/09/12/la-france-boira-la-lie-mais-un-roi-la-sauvera/

https://effondrements.wordpress.com/2012/09/17/autres-temoignages-confirmant-la-venue-du-grand-monarque/

Il ne reste plus qu’a espérer que vienne rapidement cette providentielle « étincelle » de sang royal pour embraser à nouveau la France spirituellement ! .

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bougie et allumette gif

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257 commentaires sur “Les 3 secrets et la descendance davidique de Jésus et des rois de France :

  1. Hercule dit :


    Pape Pélage II
    (0590-02-08)

    Pélage II, Pape, de 579 à 590.

    Pélage II est né à Rome en 520. Il fut consacré le 30 novembre 578. Durant son pontificat, Pélage II œuvra beaucoup pour les soins des malades et des vieillards. Il alla même jusqu’à transformer son logement en hébergement pour ceux-ci. Pélage mourut de la peste, le 8 février 590, à Rome.

    Pélage II disait qu’il était obligatoire de suivre les conciles généraux pour tout ce qui concernait les dogmes ; mais qu’il n’y avait aucun inconvénient à s’éloigner de leurs décisions dans les objets qui ne touchaient point au dogme. Il fallait des circonstances extrêmement critiques pour qu’un pape énonce une telle proposition, car, dans toutes autres circonstances, les papes ont toujours répété qu’on devait un crédit implicite à tout ce qui avait été décidé dans les conciles œcuméniques.

    Pélage II reconnaissait implicitement la mission divine de la France comme fille aînée de l’Eglise par les liens qui l’unissaient à Rome :

    « Ce n’est pas en vain, ce n’est pas sans une admirable disposition que la Providence a placé la France catholique aux portes de l’Italie et non loin de Rome ; c’est un rempart qu’elle ménageait à toutes deux ».

  2. Hercule dit :


    Pape Saint Célestin V
    (19-05-1296)

    Pierre de Morrone, qui allait devenir le 192e Pape de l’Eglise Catholique sous le nom de Célestin V, est né à Isernia (Campobasso) en 1251. Il devient moine au monastère bénédictin de Faifoli dans la province de Bénévent ; il en sera l’abbé de 1276 à 1279. Durant sa vie monastique, il se retire à plusieurs reprises dans la solitude pour de longues expériences de vie érémitique, notamment sur le mont Morrone, dans les Pouilles, et sur le mont Maiella, près de Sulmona.

    À la mort du Pape Nicolas IV, Rome étant le théâtre de violents combats, le conclave dut se réfugier à Pérouse, où il s’installa dans le palais épiscopal. En 1294, soit deux ans plus tard, les onze cardinaux qui le composaient n’avaient pu réussir à élire un pape. Deux clans s’affrontaient et se battaient dans les rues de Pérouse. En guise de solution ultime, une délégation de trois cardinaux accompagnée de clercs et d’une escorte militaire, alla dans la montagne chercher un ermite bénédictin octogénaire de bonne réputation, Pierre de Morrone, pour lui offrir la tiare. Il fut élu pape le 5 juillet 1294.

    Consacré à Aquila le 29 août 1294, à l’âge de 84 ans, il passe les quelques mois de son pontificat soit à Sulmona, son abbaye, soit à Capoue ou à Naples. Sa totale inexpérience et sa simplicité font le jeu de son entourage, particulièrement de Charles II, roi de Naples. Conscient de son incapacité, Célestin V démissionne de sa charge le 13 décembre 1294. La possibilité d’un tel geste avait été auparavant fortement discutée ; mais, dans la décision finale, le pape engagea précisément toute l’autorité de son pouvoir personnel. Craignant peut-être que des doutes sur la validité de cette renonciation ne missent en cause sa propre légitimité, Boniface VIII, élu pape dès le 24 décembre 1294, ne cessa de faire surveiller son prédécesseur, qui mourut près d’Anagni le 19 mai 1296.

    Saint Célestin V fut le fondateur de l’Ordre érémitique des Célestins.

    Saint Célestin V fut donc le seul Pape qui, après six mois de règne, en 1296, ait abdiqué. C’était « le grand refus », en punition duquel, Célestin V fut mis par Dante dans son enfer. Il fut canonisé en 1313.

    Saint Célestin V annonce, dans sa prophétie attribuée à Saint Cyrille, qu’avant la fin des temps se produiront de graves évènements :

    « Avant que l’Eglise soit renouvelée, Dieu permettra que le trône de Pierre soit vacant. L’empereur d’Allemagne, plein de confiance en sa force, voudra y instituer un pape de sa façon ; mais les membres du Sacré-Collège, fort courroucés, s’y opposeront. Alors l’aigle noir lèvera une grande armée, non seulement d’Allemands, mais aussi d’étrangers, ses alliés. Cette armée ayant l’aigle noir en tête, envahira Rome, où elle s’installera et mettra en captivité un grand nombre de prélats et de religieux. Elle en fera mourir des foules par des tourments cruels et divers…

    Alors viendra un homme qui mettra la paix dans l’Eglise et la relèvera. Cet homme, de solitaire ermite qu’il était, sera élu Pape ; et par lui, Dieu renouvellera le temps des miracles et il rét

  3. Hercule dit :


    Benoît XII
    (Pape du 20-12-1334 au 25-04-1342)

    Jacques Fournier, évêque de Mirepoix, est élu pape à l’unanimité, le 20 décembre 1334, quelques jours seulement après la mort de son prédécesseur, le pape Jean XXII (1316-1334) ; il est intronisé le 8 janvier 1335 sous le nom de Benoît XII.

    Le nouveau pape est fils de boulanger, né à Saverdun, un village du Comté de Foix, au sud de Toulouse. Moine cistercien de l’abbaye de Boulbonne, sa personnalité est imprégnée des valeurs de l’ordre monastique. Maître en théologie, diplômé du collège Saint-Bernard à Paris, Jacques Fournier devient supérieur de l’abbaye de Fontfroide en 1311. Il est nommé évêque de Pamiers en 1317, de Mirepoix en 1326, et il reçoit le titre de cardinal en décembre 1327. Il se distingue par son implication dans les débats théologiques et son zèle à combattre les hérétiques.

    Humilité et rigueur caractérisent son pontificat, ce qui n’est pas dans les habitudes de la curie. Rarement un pape sera aussi impopulaire de son temps parmi la cour pontificale. Mais railleries, moqueries et sarcasmes s’éteindront lorsqu’il faudra faire le bilan de son passage à la tête de l’Eglise.

    Le pape Benoît XII débute la construction du Palais des papes d’Avignon, quelques semaines seulement après son élection. Il rénove aussi la toiture de la chapelle Sixtine à Rome. Il marque l’enracinement de la cour pontificale en Avignon, décevant les partisans d’un retour à Rome remis aux calendes grecques. Rome est toujours peu sure, l’Italie morcelée entre états rivaux est un véritable guêpier politique. Avignon est aux portes du royaume de France, première puissance de l’époque, dont le pape cherche le soutien dans ses entreprises, de même que le roi de France a intérêt à avoir un pape à portée de main.

    Pendant son pontificat, Benoît XII lutte activement contre les hérésies et l’Occitanie se couvre des bûchers de l’Inquisition. Pétrarque le qualifiera « d’indigne et ivrogne timonier de l’Eglise ». Il reprend avec vigueur les ordres mendiants tentés par les déviances et le relâchement des moeurs. Rigoureux, il ne cède pas au népotisme pratiqué par ses prédécesseurs. Son oeuvre politique est moins brillante. Benoît XII ne peut empêcher le début du conflit entre les royaumes de France et d’Angleterre qui mène vers la Guerre de cent ans.

    Le Pape Benoît XII meurt en odeur de sainteté à Avignon, le 25 avril 1342.
    Il prophétisa :

    « Un pasteur choisi montera sur le trône de Pierre… Il rétablira les affaires de l’Eglise dont il recouvrera le domaine temporel. Prodige de mansuétude, aidé par ses envoyés, le Saint Pontife rétablira l’unité religieuse… Il réformera le siècle et les mœurs, et le trône de France sera rendu au souverain légitime… Uni avec le monarque fort, toutes les résistances contre la Vérité seront brisées ; et une félicité incomparable règnera alors parmi les hommes ».

    À deux reprises, le Pape Benoît XII eut à intervenir personnellement sur l’énigmatique mystère de Rennes-le-Château – Rennes-les-Bains, pour que le silence recouvre cette affaire et que le mystère de l’Eglise reste entier, jusqu’à la fin des temps. Il existe près de Limoux une montagne mystérieuse qui recouvre un trésor « infini ».

    Les moines alchimistes de l’abbaye de Boulbonne :

    C’est vers les années 1339 que les premières rumeurs commencèrent à se répandre en Languedoc sur la présence d’un trésor caché dans les montagnes proches de Limoux :

    « Quatre moines de l’abbaye de Boulbonne, au sud de Toulouse, Raymond Fenouil, Armand Gifre, Bernard Aynier et Bertrand Cahuzac s’ennuient dans leur cloître. Le monde qu’ils ont quitté offre plus d’attrait. Ils sont naïfs et curieux, cupides et affamés de richesses. Ils sont superstitieux, croient à l’alchimie, à l’envoûtement, à la sorcellerie. Un clerc de Rieux, Guillaume, le bâtard de Mosset, leur complice leur apprend qu’il y a près de Limoux, une montagne mystérieuse qui recouvre un trésor « infini » gardé par une fée dans une caverne enchantée. Il s’agit de découvrir la cachette et s’emparer du magot. Dans un rendez-vous clandestin à la porte du monastère, on se concerte, en s’engageant à taire le projet à quiconque. On convient de se procurer une statuette de cire, faite à l’image de la fée receleuse. On la baptisera, et on la forcera à parler en la poignant à l’endroit du coeur. Elle dévoilera le secret de la grotte. Le complot est en bonne voie, le bâtard de Mosset fait l’acquisition de la poupée. Pierre Garaud, bourgeois de Pamiers, la cache pendant quelques temps chez lui. Le moine Raymond Fenouil va l’y prendre et la porte dans l’église du monastère et la dépose sur l’autel de la sainte Catherine où l’on célèbre tous les jours plusieurs messes. Chose étrange, nul ne l’y découvre ou ne soupçonne l’usage sacrilège auquel on la destine. Raymond Fenouil tente de la baptiser. Un ami de Bernard Aynie, clerc de l’église de Montaut, lui prête le rituel des baptêmes, mais refuse catégoriquement de livrer le saint-chrême indispensable aux onctions liturgiques. C’est obstacle imprévu et paraît-il insurmontable. Le moine Raymond découragé rapporte le voûlt chez Pierre Garaud de Pamiers. Guillaume de Mosset commet l’imprudence de demander devant ce dernier, à son complice si le rite est accompli. Tout est perdu, Garaud évente l’affaire et remet à l’abbé de Boulbonne, Durand, le coffret contenant l’image de cire et neuf aiguilles pour la poindre. Le scandale révélé, le pape ariégeois, Benoît XII, intervient lui-même dans cette affaire. Le 2 décembre 1339, il ordonne à l’abbé Durand de jeter les coupables en prison et de se saisir des livres, des papiers et des effets des profanateurs. Et le 23 juillet suivant, leur procès est ouvert. Les minutes du procès, dont le Pape Benoît XII veillera avec un zèle tout particulier font état que les quatre moines furent condamnés pour pratique à caractère magique au « mur le plus strict » avec comme seule consolation le « pain d’affliction et l’eau de la miséricorde ».

    À la même époque, le pape Benoît XII eut à intervenir personnellement sur une affaire similaire d’or caché par les Templiers de Perpignan, capitale du Royaume de Majorque.Ces moines -soldats rattachés à la commanderie du Mas-Deu près de Thuir, en Roussillon, effectuèrent un transfert d’or depuis Perpignan vers le château d’Albédun, proche du village du Bézu et de Rennes-les-Bains. Il s’en suivit deux affaires judiciaires de fabrication de fausse monnaie par les seigneurs du lieu, monnaie de bon aloi, mais frappée sans autorisation royale :

    La première affaire débuta en 1307 à la chute de l’Ordre du Temple.
    La seconde affaire débuta en 1340 et trouva une issue en l’année 1344.

    En 1340, le propre neveu du Pape, Guilhem Cathala, fut pris en flagrant délit par les agents de la sénéchaussée royale dans le château du Bézu, situé seulement a quelques portées de flèches de Rennes-le-Château, alors qu’en compagnie de trois autres co-seigneurs de Rennes, dont Pierre de Palajan de Coustaussa. Ils fabriquaient de la fausse monnaie… Quatre ans plus tard, le Pape Benoît XII adressa une lettre de rémission au Duc de Normandie pour Guillaume Cathala, son neveu, Brunissende de Gureyo, femme de Jacques de Voisins, belle-mère dudit Cathala, Pierre de Palajan de Coustaussa, Agnès Moyssene de Caderonne. Notons que le seigneur d’Albedun, Jacques de Voisins, n’est pas au banc des accusés. Toutes ces personnes de la noblesse méridionale ont été précédemment accusées de crime de fausse monnaie et de l’homicide du Sénéchal de Carcassonne, Guillaume Servini ».

  4. Hercule dit :


    Le Pape Léon XIII

    Léon XIII, 256e Pape, du 20 février 1878 au 20 juillet 1903.

    Devise 102 – « Lumen in Caelo » (La lumière dans le ciel).
    Cette devise, dit-on encore, doit convenir et convient de fait à tous les papes. Dans une certaine mesure, mais il n’en est pas moins vrai qu’elle est bien plutôt la caractéristique du cardinal Vincenzi Gioacchino (Joachim) Pecci devenu Léon XIII, que celle de Pie IX et de tant d’autres papes ses prédécesseurs, à cause de ses lumineuses Encycliques. On loua la haute sagesse de ce pape qui appartenait à la famille des Pecci dont les armes représentent une comète dans un ciel d’azur au-dessus d’un peuplier (le peuple y est) traversé par un arc-en-ciel et deux le tronc était entouré de deux fleurs de lys. Son influence en matière de lumière chrétienne fut essentielle. On pense en particulier à son encyclique sur le social.

    Vincenzo Gioacchino Pecci est né à Carpineto Romano, diocèse d’Anagni, le 2 mars 1810.

    Docteur en théologie, en droit canonique et civil (1830-1832), il devient prêtre le 23 septembre 1837.

    Nommé, le 17 février 1838, délégué apostolique de Bénévent, et, le 12 juin 1841, promu en, la même qualité à Spolète, dont il ne prend point possession, étant nommé, le 17 juillet 1841, délégué apostolique à Pérouse.

    Préconisé, le 27 janvier 1843, archevêque titulaire de Damiette, il est de Damiette, il est, le 10 février, nommé assistant au trône pontifical et sacré, le 19 du même mois, par le cardinal secrétaire d’Etat, É. Lambruschini.

    Envoyé à Bruxelles en qualité de nonce Apostolique, il est élu, le 19 février 1846, évêque résidentiel de Pérouse. Créé, le 19 décembre 1853, cardinal prêtre de la Sainte Eglise Romaine du titre de saint Chrysogone, dont il prend possession le 6 février 1854. Nommé, le 21 septembre1877, camerlingue de la Sainte Eglise.

    Le conclave s’étant ouvert après la mort de Pie IX, de sainte et glorieuse mémoire, arrivé le 7 février 1878, le cardinal Joachim Pecci est élu Souverain Pontife le 20 février de la même année, prend le nom de Léon XIII, et est couronné le 3 mars suivant.

    Le 13 octobre 1884, le Pape Léon XIII, après avoir terminé de célébrer la Messe dans la chapelle vaticane entouré par quelques cardinaux et membres du Vatican, s’arrêta soudainement au pied de l’autel. Il se tint là environ dix minutes, comme en extase, son visage blanc de lumière. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il composa la prière à saint Michel avec instructions pour qu’elle soit dite partout après chaque Messe basse.

    Lorsqu’on lui demanda ce qui était arrivé, le Pape expliqua qu’au moment où il s’apprêtait à quitter le pied de l’autel, il entendit soudainement des voix : deux voix, une douce et bonne, l’autre gutturale et dure ; il semblait qu’elles venaient d’à-côté du tabernacle. Il raconta avoir compris que Satan demandait au Seigneur la permission de tenter l’humanité et de se livrer à un assaut contre l’Eglise durant 100 ans ; ce que le Seigneur lui accorda. Il entendit la conversation suivante :

    « La voix gutturale de Satan dans son orgueil, criant au Seigneur : « Je peux détruire ton Eglise ».
    La voix douce du Seigneur : « Tu peux ? Alors, fais-le donc ».
    Satan : « Pour cela, j’ai besoin de plus de temps et de pouvoir ».
    Notre Seigneur : « Combien de temps ? Combien de pouvoir ? »
    Satan : « 75 à 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent à mon service ».

    Notre Seigneur : « Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux » ».

    Impossible de ne pas rapprocher ce mystère du texte de saint Luc 22, 31-32 :

    « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamé pour vous cribler comme le froment, mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta Foi ne défaille point. Toi donc, quand tu seras revenu, Affermis tes frères ».

    Depuis 1984 nous avons dépassé la 100e année du délai accordé à Satan. Depuis 100 ans, la conquête du monde entier par l’athéisme s’est organisée et la destruction complète de l’Eglise est en cours.

    Suite à cette extase, le Pape Léon XIII composa, le 13 octobre 1884, un exorcisme contre Satan et les anges révoltés ; il fut publié sur son ordre ainsi que la prière qui suit :

    « Très glorieux Prince de l’Armée Céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et la lutte qui est la nôtre contre les Principautés et les Puissances, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs (Ep 6,10-12).

    Ô glorieux Archange Saint Michel, Prince de la milice céleste, soyez notre défenseur dans la guerre terrible que nous portons à l’encontre principautés et les puissances, contre les princes de ce monde de ténèbres, et les esprits de malice répandus dans les airs (Ep 6,10-12).

    Venez en aide aux hommes, que Dieu a créés incorruptibles, et faits à son image et à Sa ressemblance et rachetés à si hauts prix de la tyrannie du démon (Sg 2,23 ; 1 Co 6,20).

    Combattez aujourd’hui, avec l’armée des Anges bienheureux, les combats du Seigneur, comme vous avez combattu jadis contre le chef de l’orgueil Lucifer et ses anges rebelles ; et ils n’eurent pas le dessus, et on ne trouva plus leur place dans le ciel. Mais il fut jeté, ce grand dragon, l’antique serpent, celui qu’on appelle le diable et Satan, celui qui égare le monde entier : et il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui (Ap 12,8-9).

    Voilà que cet antique ennemi et homicide (Jn 8,44) s’est dressé avec véhémence déguisé en ange de lumière (2 Co 11,14), avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le Nom de Dieu et de son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle. Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités. L’Eglise, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux.

    Là où ont étés le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau.

    Soyez donc là, Chef invincible, auprès du peuple de Dieu, contre les assauts des forces spirituelles du mal, et donnez-lui la victoire !

    C’est Vous que la Sainte Eglise vénère comme Son Gardien et Son Patron. Vous qu’elle se fait gloire d’avoir comme défenseur contre les puissances criminelles de la terre et de l’enfer.

    C’est à vous que le Seigneur a confié les âmes des rachetés pour les introduire dans la céleste Félicité.

    Conjurez le Dieu de paix d’écraser Satan sous nos pieds, afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes, ni nuire à l’Eglise. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, bien vite, nous préviennent les miséricordes du Seigneur (Ps 78,8), et que vous saisissiez le dragon, l’antique serpent, qui est le diable et Satan, et que vous le jetiez enchaîné dans l’abîme, en sorte qu’il ne puisse plus jamais séduire les nations (Ap 20).
    C’est pourquoi, comptant sur votre main forte et votre protection* (…) nous entreprenons avec confiance et sûreté, au Nom de Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur, de repousser les attaques et les ruses du démon.

    *Le prêtre ajoutera : « et appuyés sur l’autorité sacrée de notre ministère »

    V. Voici la Croix du Seigneur. Fuyez puissances ennemies !
    R. Il a vaincu, le lion de la tribu de Juda, le descendant de David !
    V. Que votre miséricorde, Seigneur, s’exerce sur nous.
    R. Dans la mesure de notre espérance en vous.
    V. Seigneur, exaucez ma prière.
    R. Et que mon cri parvienne jusqu’à vous.

    Prions.

    Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous invoquons votre Saint Nom, et nous lançons un appel suppliant à votre bonté : afin que par l’intercession de Marie Immaculée, Mère de Dieu et Toujours Vierge, de Saint Michel Archange, de Saint Joseph, Epoux de la même Vierge Sainte, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les saints, vous daignez nous accorder votre secours contre Satan et tous les autres esprits impurs qui rôdent dans le monde pour nuire au genre humain et perdre les âmes.

    Par le même Christ Notre Seigneur. Amen. »

    Léon XIII avait vu, par une après-midi d’automne de 1889, des légions de démons, qui se lançaient contre l’église de Rome. Il décrivit immédiatement cette vision à son secrétaire Mgr Tarozzi, et, impressionné par ce qu’il avait vu, il fit réciter à la fin du Saint Sacrifice de la messe la prière suivante :

    « Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat.
    Soyez notre protecteur contre la malice et les embûches du Démon. Que Dieu exerce sur lui Sa puissance. Nous le demandons en suppliant. Et vous, chef de la milice céleste, repoussez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il ».

    Dans sa lettre apostolique « Praeclara gratulationis », le Pape Léon XIII annonce :

    « Nous avons la joyeuse espérance que les Eglises d’Orient ne sont pas loin de revenir ».

    Dans une autre lettre apostolique, à l’occasion de ses noces d’argent papales en 1902, il exprime son « invincible espérance », que le triomphe, si souhaité, de la vérité dans le monde, se réalise « dans un aven

  5. Hercule dit :

    Benoît XVI
    (201.)

    Benoît XVI, 265e Pape, du 19 avril 2005 au 201…

    Devise 111 – « Gloria Oliviae » (De la gloire de l’olivier).
    Du fait des attaques médiatiques orchestrées dans l’ombre par les sociétés secrètes, l’olivier, mentionné dans cette devise, ne serait-il pas une référence à l’ultime épreuve de l’Eglise, Corps Mystique du Christ, (Catéchisme de l’Eglise Catholique – chapitre 675), c’est-à-dire un rappel au pressoir à olives du Jardin de Gethsémani. Beaucoup de prophéties annoncent cette épreuve de l’Eglise qui doit vivre sa Passion, l’exil du Souverain Pontife, la grande tribulation et la grande purification mondiale qui doivent précéder le triomphe final de l’Eglise sous les règnes du Saint Pontife Français et du Grand Monarque.

    Joseph Alois Ratzinguer est né, le 16 avril 1927 (Samedi saint), à Marktl am Inn, un village de Haute-Bavière proche de la frontière autrichienne, dans le diocèse de Passau (Allemagne) ; il a été baptisé le jour même. C’est une famille catholique, fervente et pratiquante, composée de ses parents, Joseph Ratzinger (1877-1959) et Maria Peintner (1884-1963), de sa sœur Marie et de son frère Georges. Son enfance fut marquée par son père, un officier de gendarmerie issu d’une vieille famille d’agriculteurs de Bavière du Sud, aux conditions économiques très modestes. Son père était viscéralement hostile aux nazis qu’il considérait comme des « criminels ». Sa mère était fille d’artisans de Rimsting, au bord du lac Chiem. Avant son mariage, elle travailla comme cuisinière dans divers hôtels.

    Son enfance et son adolescence se sont déroulées dans la petite ville de Traunstein, près de la frontière autrichienne, à trente kilomètres de Salzbourg. Dans ce cadre qu’il a lui-même qualifié de « mozartien », il reçut sa formation chrétienne, humaine et culturelle. La foi et l’éducation reçue dans sa famille l’avaient préparé à affronter la dure expérience des temps où le régime nazi entretenait un climat de forte hostilité contre l’Église catholique. Le jeune Joseph vit ainsi les nazis frapper de coups le curé de sa paroisse peu avant la célébration de la Messe.
    C’est dans cette situation complexe qu’il découvrit la beauté et la vérité de la foi au Christ ; l’attitude de sa famille fut pour lui fondamentale, car elle donna un témoignage lumineux de bonté et d’espérance, enracinée qu’elle était dans une vive conscience de son appartenance à l’Église. Durant les derniers mois de la Deuxième guerre mondiale, il fut enrôlé dans les services auxiliaires de défense antiaérienne.

    De 1946 à 1951, il étudie la philosophie et la théologie à l’Institut supérieur de Freising et à l’Université de Munich.

    Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising. L’année suivante, il commence à enseigner à l’Institut supérieur de Freising.

    En 1953, il obtient son doctorat en théologie avec une thèse intitulée : « Peuple et maison de Dieu dans la doctrine de l’Église chez saint Augustin ». Quatre ans plus tard, sous la direction du renommé Professeur de théologie fondamentale Gottlieb Söhngen, il obtient son habilitation à l’enseignement avec une dissertation sur « La théologie de l’histoire chez saint Bonaventure ».
    Tout en exerçant ses charges de professeur de théologie dogmatique et fondamentale à l’Institut supérieur de philosophie et de théologie de Freising, il poursuit son activité d’enseignement à Bonn, de 1959 à 1963 ; à Münster, de 1963 à 1966 ; et à Tübingen, de 1966 à 1969. Au cours de cette dernière année, il obtient la chaire de dogmatique et d’histoire du dogme à l’Université de Ratisbone, où il exerce également la charge de vice-président de l’Université.

    De 1962 à 1965, il contribue de façon remarquable au Concile Vatican II en tant qu’expert ; il assiste le Cardinal Joseph Frings, Archevêque de Cologne, comme Conseiller théologique. Son intense activité scientifique l’amène à assumer d’importantes charges au sein de la Conférence épiscopale allemande et de la Commission théologique internationale.

    En 1972, avec Hans Urs von Balthasar, Henri de Lubac et d’autres grands théologiens, il lance la revue théologique « Communio ».

    Le 25 mars 1977, le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. Le 28 mai suivant, il est consacré archevêque. Il était le premier prêtre diocésain à assumer la charge pastorale de ce grand diocèse bavarois depuis quatre-vingt ans. Il choisit alors comme devise épiscopale la citation de la Troisième épître de Jean : « Cooperatores veritatis » (coopérateurs de vérité). Cette devise montre l’importance qu’il place dans la recherche de la vérité mais aussi la façon dont il envisage sa pastorale d’évêque. À cette occasion, il expliqua lui-même : « Il me semblait, d’une part, que cela soulignait le lien entre mon travail de professeur et ma nouvelle mission. Si les activités étaient différentes, il n’en demeurait pas moins que ce qui était en jeu c’était toujours suivre la vérité et être à son service. D’autre part, j’ai choisi cette devise parce que, dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui, on oublie presque complètement le thème de la vérité, tant cela paraît trop élevé pour l’homme, et pourtant, si la vérité vient à manquer, tout s’écroule ».

    Paul VI le créa cardinal au Consistoire le 27 juin de la même année avec le titre de « Santa Maria Consolatrice al Tiburtino ».

    En 1978, il prend part au Conclave qui se tient du 25 au 26 août et qui élit Jean-Paul Ier. Celui-ci le nomme son Envoyé spécial au IIIe Congrès mariologique international célébré à Guayaquil (Équateur), du 16 au 24 septembre. Au mois d’octobre de cette même année, il participe au Conclave qui élit Jean-Paul II.

    Il est rapporteur à la Ve Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, célébrée en 1980, sur le thème : « La mission de la famille chrétienne dans le monde contemporain ». Il est Président délégué à la VIe Assemblée générale ordinaire, célébrée en 1983, sur « La réconciliation et la pénitence dans la mission de l’Église ».

    Nommé par Jean-Paul II, le 25 novembre 1981, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et Président de la Commission biblique pontificale ainsi que de la Commission théologique internationale, il renonce au gouvernement pastoral de l’archidiocèse de Munich et Freising le 15 février 1982.

    Le 5 avril 1993, le Pape l’élève au rang de Cardinal-Évêque en lui confiant le siège suburbicaire de Velletri-Segni.
    Il fut Président de la commission qui a préparé le Catéchisme de l’Église catholique et qui, après six années de travaux (1986-1992), présenta au Saint-Père le nouveau Catéchisme.
    Le 6 novembre 1998, le Saint-Père approuva l’élection du Cardinal Ratzinger comme Vice-Doyen du Collège des Cardinaux, élection qui avait été faite par les Cardinaux de l’ordre des évêques. Le 30 novembre 2002, il approuva son élection comme Doyen ; lui conférant en plus, avec cette charge, le titre suburbicaire d’Ostie.
    En 1999, il est Envoyé spécial du Pape aux célébrations qui, le 3 janvier, marquent le XIIe centenaire de la création du diocèse de Paderborn, en Allemagne.

    Le 13 novembre 2000, il est devenu Académicien honoraire de l’Académie pontificale des Sciences.
    Dans la Curie Romaine, il fut membre du Conseil de Cardinaux et Évêques de la Secrétairerie d’État, Section pour les Relations avec les États ; membre des Congrégations suivantes : pour les Églises orientales, pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, pour les Évêques, pour l’Évangélisation des Peuples, pour l’Éducation catholique, pour le Clergé et pour les Causes des Saints.

    Il fut membre du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens et membre du Conseil pontifical pour la Culture ; membre du Tribunal de la Signature apostolique ; et aussi des Commissions pontificales pour l’Amérique latine, « Ecclesia Dei », pour l’Interprétation authentique du Code de Droit canonique, et pour la Révision du Code des Canons des Églises orientales.

    Le Cardinal Ratzinguer est élu Pape le 19 avril 2005 pour succéder à Jean-Paul II. Lors de son premier discours, il annonce au balcon de Saint Pierre :

    • « …Priez pour que je ne me dérobe pas devant les loups ».

    Voici des extraits d’une interview du Cardinal Joseph Ratzinguer, accordé au Journal Italien « 30 Giorni » dans son N°1 de 1999, et recueillie par Niels Christian Hvidt, concernant le problème de la prophétie chrétienne et intitulée « Le christianisme porte toujours en lui une structure d’espérance » :

    « Quand on prononce le mot « prophétie », la majeure partie des théologiens pense aux prophètes de l’Ancien Testament, à Jean-Baptiste ou à la dimension prophétique du Magistère. Le thème des prophètes est rarement abordé dans l’Église. Et pourtant, l’histoire de l’Église est constellée de figures prophétiques, qui ne seront canonisées que plus tard, et qui durant leur vie ont transmis la Parole, non comme leur parole, mais comme la Parole de Dieu. On n’a jamais mené de réflexion systématique sur ce qui constitue la spécificité des prophètes, sur ce qui les distingue des représentants de l’Église institutionnelle et sur la façon dont la parole révélée par eux se rapporte à la Parole révélée dans le Christ et transmise par les apôtres. Et effectivement, aucune véritable théologie de la prophétie chrétienne n’a jamais été développée et, de fait, les études sur ce problème sont extrêmement rares. Dans son activité théologique, le cardinal Joseph Ratzinger s’est occupé très tôt et de façon approfondie du concept de Révélation. Sa thèse de doctorat sur La Théologie de l’histoire de Saint Bonaventure a été ressentie à l’époque où elle a paru comme tellement novatrice qu’elle a été dans un premier temps rejetée. C’est que la Révélation était alors encore conçue comme un recueil de propositions divines et comme un ensemble de connaissances rationnelles. Or Ratzinger s’est aperçu au cours de ses recherches que, chez Bonaventure, la Révélation se réfère à l’action de Dieu dans l’histoire, histoire dans laquelle la vérité se révèle de façon progressive. La Révélation est une croissance permanente de l’Église dans la plénitude du Logos. Pour que son travail fût accepté, Joseph Ratzinger dut réduire et revoir notablement son texte. Depuis lors, il défend une conception dynamique de la Révélation : selon lui, « la Parole (Christ) est toujours plus grande que toute autre parole et aucune autre parole ne pourra jamais l’exprimer pleinement. Ou mieux, les paroles participent de la plénitude inépuisable de la Parole ; c’est grâce à celle-ci qu’elles s’ouvrent et donc croissent dans la rencontre avec chaque génération ». On ne peut arriver à une définition théologique de la prophétie chrétienne que dans le cadre d’une telle conception dynamique de Révélation. En 1993 déjà, le cardinal Ratzinger déclarait qu’il était « urgent de mener une recherche approfondie pour établir ce que signifie être prophète ». Nous avons donc demandé à rencontrer le cardinal Ratzinger pour parler avec lui du problème de la prophétie chrétienne. Dans l’histoire de la Révélation telle qu’elle apparaît dans l’Ancien Testament, c’est essentiellement la parole du prophète qui ouvre de façon critique le chemin de l’histoire d’Israël et qui l’accompagne sur tout son parcours. Que pensez-vous de la prophétie dans la vie de l’Église ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Arrêtons-nous avant tout un moment sur la prophétie dans l’Ancien Testament. Pour éviter tout malentendu, il sera utile d’établir avec précision ce qu’est vraiment le prophète. Le prophète n’est pas un devin. La caractéristique essentielle du prophète n’est pas de prédire les événements futurs ; le prophète est celui qui dit la vérité en vertu de son contact avec Dieu ; la vérité pour aujourd’hui qui, naturellement, éclaire aussi l’avenir. Il ne s’agit pas de prédire l’avenir dans tous ses détails, mais de rendre présente, en ce moment, la vérité de Dieu et d’indiquer le chemin à prendre. En ce qui concerne Israël, la parole du prophète a une fonction particulière, en ce sens que la foi est entendue essentiellement comme espérance en Celui qui viendra. Car une parole de foi réalise toujours la foi, dans sa structure d’espérance surtout, elle soutient l’espoir et le fait vivre. Il est également important de souligner que le prophète n’est pas celui qui parle de l’apocalypse, contrairement à ce qu’il peut sembler, il ne décrit pas essentiellement les réalités ultimes, mais il aide à comprendre et à vivre la foi comme espérance. Même si le prophète doit proclamer dans le temps la Parole de Dieu et la présenter comme si c’était une épée tranchante, il n’est pas nécessairement, pour autant, celui qui critique le culte et les institutions. Contre le malentendu et l’abus de la Parole et de l’institution, il a le devoir de montrer la prétention vitale de Dieu ; il serait cependant erroné de voir dans l’Ancien Testament une dialectique purement antagoniste entre les prophètes et la Loi. Étant donné qu’ils viennent, les uns comme l’autre, de Dieu, prophètes et Loi ont une même fonction prophétique. C’est là pour moi un point extrêmement important parce qu’il nous conduit au Nouveau Testament. À la fin du Deutéronome, Moïse est présenté comme un prophète et il se présente lui-même comme tel. Il annonce à Israël : « Dieu t’enverra un prophète comme moi ». Que signifie « un prophète comme moi ? » Toujours selon le Deutéronome – et je considère qu’il s’agit là du point décisif – la particularité de Moïse consiste en ce qu’il parle avec Dieu comme avec un ami. Je verrais volontiers le coeur ou la racine de l’élément prophétique dans ce « face à face » avec Dieu, dans ce fait de « converser avec Lui comme avec un ami ». Ce n’est qu’en vertu de cette rencontre directe avec Dieu que le prophète peut parler dans le temps.

    Comment le concept de prophétie se rapporte-t-il au Christ ? Peut-on dire que le Christ est un prophète ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Les Pères de l’Église ont conçu la prophétie du Deutéronome mentionnée précédemment comme une promesse du Christ, conception que je partage. Moïse dit : « Un prophète comme moi ». Il a transmis à Israël la Parole et il a fait de celui-ci un peuple ; par son « face à face » avec Dieu, il a accompli sa mission prophétique, il a conduit les hommes à leur rencontre avec Dieu. Tous les autres prophètes sont au service de cette prophétie et doivent toujours et de nouveau délivrer la Loi de sa rigidité et la transformer en un chemin de vie. Le vrai Moïse, le Moïse le plus grand, c’est donc justement le Christ, lequel vit « face à face » avec Dieu, parce qu’il en est le Fils. On entrevoit dans ce rapport entre le Deutéronome et l’avènement de Jésus-Christ un point dont l’importance est extrême pour comprendre l’unité des deux Testaments. Le Christ est le Moïse vrai et définitif qui vit réellement « face à face » avec Dieu en tant que Fils. Il ne nous conduit plus simplement à Dieu à travers la Parole et les préceptes, mais il nous emmène avec lui, par sa vie et sa passion, et, par l’incarnation, il fait de nous le Corps du Christ. Cela signifie que la prophétie est radicalement présente aussi dans le Nouveau Testament. Si le Christ est le prophète définitif parce qu’il est le Fils, grâce à la communion avec le Fils, la dimension christologico-prophétique entre aussi dans le Nouveau Testament.

    Comment, selon vous, tout cela apparaît-il concrètement dans le Nouveau Testament ? La mort du dernier apôtre ne constitue-t-elle pas une limite définitive au-delà de laquelle la possibilité de toute prétention prophétique se trouve absolument exclue ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Si, la thèse selon laquelle l’accomplissement de la Révélation a marqué la fin de toute prophétie, existe effectivement. Mais il me semble qu’il y a dans cette thèse un double malentendu.
    D’abord, il s’y cache l’idée que le prophète, qui est essentiellement associé à la dimension de l’espérance, n’a plus de rôle à jouer, parce que, précisément, le Christ est désormais là et que la présence est venue remplacer l’espérance. Il s’agit là d’une erreur, car le Christ s’est fait chair, après quoi il est ressuscité « dans l’Esprit Saint ». Cette nouvelle présence du Christ dans l’histoire, dans le sacrement, dans la Parole, dans la vie de l’Église, dans le coeur de chaque homme, est l’expression et le début de l’avènement définitif du Christ « qui remplit toute chose ». Cela signifie que le christianisme va toujours vers le Seigneur qui vient, dans un mouvement intérieur. Mouvement qui se produit aujourd’hui encore, mais de façon différente car le Christ est déjà présent. Le christianisme porte, en effet, toujours en lui une structure d’espérance. L’eucharistie a toujours été conçue comme une marche vers le Seigneur qui vient. Aussi représente-t-elle l’Église entière. L’idée que le christianisme est une présence déjà totalement complète et qu’il ne porte pas en lui de structure d’espérance est la première erreur qu’il faut rejeter. Le Nouveau Testament a en lui une structure d’espérance, différente certes, mais qui reste cependant toujours une structure d’espérance radicale. Dans le nouveau peuple de Dieu, il est donc essentiel pour la foi de se faire serviteur de l’espérance. Le second malentendu consiste en une compréhension intellectualiste et réductrice de la Révélation. Celle-ci est considérée comme un trésor de connaissances transmises, absolument complètes, auxquelles on ne peut rien ajouter. Or l’événement authentique de la Révélation, c’est que nous sommes introduits dans le « face à face » avec Dieu. La Révélation, c’est essentiellement Dieu qui se donne à nous, qui construit avec nous l’histoire, qui nous réunit et nous rassemble tous. C’est l’événement d’une rencontre, lequel possède aussi, en soi une dimension de communication et une structure cognitive. Dimension qui a des implications dans l’ordre de la connaissance de la vérité de la Révélation. Cela, compris en son juste sens, signifie que la Révélation a atteint son but avec le Christ, parce que – selon la belle expression de saint Jean de la Croix – quand Dieu a parlé personnellement, il n’y a plus rien à ajouter. On ne peut rien dire de plus que le Logos. Celui-ci est au milieu de nous de façon complète et Dieu ne peut nous donner ni nous dire quelque chose de plus grand que Lui-même. Mais, précisément, cette totalité du don de Soi de Dieu – à savoir que Lui, le Logos, est présent dans la chair – signifie aussi que nous devons continuer à pénétrer ce Mystère. Et cela se relie à la structure de l’espérance. La venue du Christ est le début d’une connaissance toujours plus profonde et d’une découverte progressive de ce qui est donné dans le Logos. De cette façon, c’est un nouveau moyen d’introduire l’homme dans la vérité tout entière qui s’offre, comme le dit Jésus dans l’Évangile de Jean, lorsqu’il parle de la descente de l’Esprit Saint. Je considère que la christologie pneumatique du discours par lequel Jésus prend congé est très importante pour notre sujet : le Christ explique en effet que sa venue dans la chair n’est qu’un premier pas. La venue effective se réalise dans la mesure où le Christ n’est plus lié à un lieu ou à un corps limité localement, mais vient en Esprit, chez tous, comme Ressuscité et fait en sorte que l’entrée dans la vérité acquière toujours plus de profondeur. Il me paraît personnellement clair que – précisément quand cette christologie pneumatique détermine le temps de l’Église, c’est-à-dire le temps dans lequel le Christ vient à nous en Esprit – l’élément prophétique, comme élément d’espérance et de rappel, ne peut naturellement être absent ni disparaître.

    De quelle façon cet élément est-il présent ? Comment se présente-t-il par exemple chez saint Paul ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Chez Paul, il est particulièrement évident que l’apostolat, qui est un apostolat universel adressé à la totalité du monde païen, comprend aussi la dimension prophétique. Grâce à sa rencontre avec Jésus ressuscité, il nous ouvre au mystère de la résurrection et nous introduit dans la profondeur de l’Évangile. Grâce à cette rencontre, il apprend à comprendre de façon nouvelle la Parole du Christ : il met en évidence ce qu’il y a en elle d’espérance et fait valoir ses potentialités critiques.
    Être un apôtre est naturellement un phénomène qui ne peut se répéter. La question qui se pose est donc de savoir ce qui arrive dans le temps de l’Église, après la fin de l’époque apostolique. Pour répondre à cette question il me paraît très important de relire un passage du second chapitre de l’épître aux Éphésiens dans lequel Paul écrit : l’Église est fondée « sur les apôtres et sur les prophètes ». On pensait autrefois que par apôtres il fallait entendre ici les Douze apôtres et par prophètes ceux de l’Ancien Testament. L’exégèse moderne nous dit que le concept d’ »apôtre » doit être entendu en un sens plus large, et que celui de « prophète » doit être rapporté aux prophètes dans l’Église. On apprend dans le chapitre douze de la première épître aux Corinthiens que les prophètes constituaient alors un collège. La même chose est mentionnée par la Didachè dans laquelle ce collège est encore très clairement présent. Plus tard, le collège des prophètes disparut en tant qu’institution. Et ce n’est pas un hasard, car l’Ancien Testament nous montre que la fonction du prophète ne peut être institutionnalisée.
    La critique des prophètes n’est pas seulement dirigée contre les prêtres, elle l’est aussi contre les prophètes institutionnalisés. C’est ce que l’on voit de façon très claire dans le livre du prophète Amos, dans lequel ce dernier parle contre les prophètes du règne d’Israël. Les prophètes parlent souvent contre les « prophètes comme institution ». C’est que l’espace prophétique est éminemment celui dans lequel Dieu se réserve d’intervenir en personne, à chaque fois et de nouveau, et de prendre l’initiative. Un tel espace ne peut donc prendre la forme d’un nouveau collège institutionnalisé. Il me semble qu’il devrait avoir une double forme, comme du reste cela a été le cas durant toute l’histoire de l’Église. Pour ce qui est de la première forme, la prétention à la prophétie devrait être toujours reconnue dans le collège apostolique, de même que les apôtres étaient aussi, à leur façon, des prophètes. De sorte que, dans l’Église, on ne valorise pas seulement le présent, mais que l’Esprit Saint conserve lui aussi toujours une possibilité d’action. Action que l’on peut observer de l’Église, à travers de grandes figures comme celles de Grégoire le Grand et d’Augustin. Nous pourrions citer le nom d’autres grands personnages qui ont assumé des charges à l’intérieur de l’Église et qui ont aussi été des figures prophétiques. On peut ainsi voir que les figures dans l’histoire institutionnelle laissent elles-mêmes la porte ouverte à l’Esprit Saint. Ce n’est qu’ainsi qu’elles ont pu accomplir leur charge de façon prophétique, comme le dit très bien la Didachè. La seconde forme prévoit que Dieu se réserve le droit d’intervenir directement, par les charismes, dans l’Église pour la réveiller, l’avertir, la promouvoir et la sanctifier. Je crois que cette histoire prophético-charismatique traverse le temps de l’Église. Elle est toujours présente, surtout dans les moments les plus critiques, les moments de transition. Pensons, par exemple, à la naissance du monachisme, à sa première manifestation que constitue la retraite de saint Antoine dans le désert. Ce sont les moines qui ont sauvé la christologie de l’arianisme et du nestorianisme. Basile est lui aussi l’une de ces figures, lui qui fut un grand évêque et en même temps un vrai prophète. Il n’est pas difficile non plus d’apercevoir, par la suite, dans le mouvement des ordres mendiants, une origine charismatique. Ni Dominique ni François n’ont fait de prophéties portant sur l’avenir, mais ils ont compris qu’était arrivé pour l’Église le temps de se libérer du système féodal, de redonner de la valeur à l’universalité et à la pauvreté de l’Évangile, comme d’ailleurs à la vita apostolica. Ils ont, ce faisant, rendu l’Église à sa véritable nature, celle d’une Église animée par l’Esprit Saint et conduite par le Christ en personne. Ils ont marqué un nouveau début et ont ainsi conduit à la réforme de la hiérarchie ecclésiastique. On peut citer encore comme exemples Catherine de Sienne ou Brigitte de Suède, deux grandes figures de femmes. Il est, je pense, très important de souligner comment, dans un moment particulièrement difficile pour l’Église, tel que l’a été celui de la crise d’Avignon et du schisme qui s’en est suivi, des femmes se sont levées pour souligner la prétention du Christ qui vit et souffre dans son Église.

    Quand on examine l’histoire de l’Église, il apparaît clairement que la majeure partie des prophètes mystiques sont des femmes. C’est un fait très intéressant qui pourrait entrer en ligne de compte dans la discussion sur le sacerdoce des femmes. Qu’en pensez-vous ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Il existe une ancienne tradition patristique qui qualifie Marie non de prêtresse mais de prophétesse. Dans cette tradition, le titre de prophétesse est, par excellence, le titre de Marie. C’est en Marie que se définit ce qu’est précisément la prophétie, à savoir cette capacité intime d’écouter, de percevoir, de sentir, qui permet de ressentir la consolation de l’Esprit Saint, en l’accueillant en soi, en le fécondant, et en l’offrant, fertile, au monde. On pourrait dire, en un certain sens, sans vouloir être catégorique, que la ligne mariale représente précisément dans l’Église la dimension prophétique.
    Marie a toujours été vue par les Pères de l’Église comme l’archétype du prophète chrétien, et c’est d’elle que part la ligne prophétique qui entre ensuite dans l’histoire de l’Église. Les soeurs des grands saints appartiennent aussi à cette ligne. Saint Ambroise doit beaucoup à sa sainte soeur pour le chemin spirituel qu’il a parcouru. La même chose vaut pour Basile et Grégoire de Nysse, comme du reste pour saint Benoît. Ensuite, à la fin du Moyen Âge, nous rencontrons de grandes figures féminines parmi lesquelles il faut mentionner Françoise Romaine. Au XVIe siècle, Thérèse d’Avila a joué un rôle très important dans la spiritualité de Jean de la Croix, comme, de façon plus vaste, pour le développement général de la foi et de la dévotion. La ligne prophétique féminine a eu une grande importance dans l’histoire de l’Église. Importance que les exemples de Catherine de Sienne et de Brigitte de Suède peuvent nous aider à comprendre. Toutes les deux ont parlé à une Église dans laquelle existait le collège apostolique et où les sacrements étaient distribués. L’essentiel existait donc encore, même si cette existence était menacée par le développement des luttes internes. Elles ont réveillé l’Église et ont remis en valeur en elle le charisme de l’unité, l’humilité et le courage évangéliques ainsi que l’évangélisation.

    Vous avez dit que le caractère définitif de la Révélation dans le Christ – ce qui ne veut pas dire qu’elle constitue une conclusion – n’est pas le caractère définitif des propositions. Cette affirmation présente un grand intérêt pour le thème de la prophétie chrétienne. Mais il est permis de se demander dans quelle mesure les prophètes, dans l’histoire de l’Église et dans celle même de la théologie, peuvent dire quelque chose de radicalement nouveau. Il semble prouvé que la majeure partie des derniers grands dogmes est à mettre plus ou moins directement en relation avec les révélations de grands saints prophètes, comme par exemple les révélations de Catherine Labouré et le dogme de l’Immaculée Conception. C’est un thème assez peu exploré dans les livres de théologie.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, ce thème demanderait à être traité en profondeur. Il me semble que von Balthasar a mis en évidence que derrière chaque grand théologien, il y a toujours, d’abord, un prophète. Augustin est impensable sans la rencontre avec le monachisme, spécialement avec saint Antoine. La même chose vaut pour Athanase. Thomas d’Aquin ne serait pas concevable sans Dominique, sans le charisme de l’évangélisation qui lui était propre. On remarque, à la lecture de ses écrits, combien ce thème a été important pour lui. Thème qui a joué un rôle de premier ordre lorsque, dans sa dispute avec le clergé séculier et avec l’Université de Paris, il fut appelé à réfléchir sur les motivations de sa règle de vie. Et il a déclaré que la vraie règle de son Ordre se trouve dans les Écritures Sacrées et qu’elle est constituée par le quatrième chapitre des Actes des Apôtres (« ils n’avaient qu’un coeur et qu’une âme ») et par le dixième chapitre de l’Évangile de Matthieu (annoncer l’Évangile sans prétendre à rien pour soi). Telle est, pour Thomas, la règle de toutes les règles. Chaque forme monastique ne peut être que la réalisation de ce modèle originaire, qui a naturellement un caractère apostolique, mais que la figure prophétique de Dominique lui a fait redécouvrir sous un jour nouveau. À partir de ce premier modèle, Thomas développe sa théologie comme évangélisation, c’est-à-dire comme le fait de circuler dans le monde avec et pour l’Évangile, en partant de la réalité bien enracinée du n’avoir « qu’un coeur, qu’une âme » de la communauté des croyants. On pourrait dire la même chose de Bonaventure et de François d’Assise ; la même chose se produit pour Hans Urs von Balthasar qui est impensable sans Adrienne von Speyr. Je crois qu’il est possible de démontrer comment, pour tous les grands théologiens, une nouvelle élaboration n’est possible que si l’élément prophétique a, au préalable, ouvert un passage. Tant que l’on procède de façon purement rationnelle, rien de nouveau ne peut se produire. On pourra, peut-être, construire des systèmes toujours plus précis, on soulèvera des questions toujours plus subtiles, mais le passage par où peut resurgir la grande théologie ne peut être l’effet du travail rationnel de la théologie, mais celui d’une pression charismatique et prophétique. Et c’est en ce sens, selon moi, que la prophétie et la théologie vont toujours d’un même pas. La théologie, comme science théologique au sens strict, n’est pas prophétique. Et elle ne peut devenir théologie vivante que quand elle est poussée et éclairée par une impulsion prophétique.

    Dans le Credo, il est dit que l’Esprit Saint « a parlé par les prophètes ». Les prophètes qui sont mentionnés dans cette prière sont-ils seulement ceux de l’Ancien Testament, ou est-il fait aussi référence à ceux du Nouveau Testament ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Pour répondre à cette question, il faudrait étudier à fond l’histoire du Credo de Nicée-Constantinople. Il s’agit ici indubitablement des prophètes de l’Ancien Testament (voir l’usage du passé composé : « il a parlé »), et la dimension pneumatique de la Révélation est donc mise fortement en évidence. L’Esprit Saint précède le Christ et lui prépare la voie, pour ensuite introduire tous les hommes à la vérité. Il existe plusieurs professions de foi dans lesquelles cette dimension est vivement soulignée. Dans la tradition de l’Église orientale, les prophètes sont considérés comme une économie de préparation de l’Esprit Saint, lequel parle déjà avant le Christ et parle en personne dans les prophètes. Je suis convaincu que l’accent premier est mis sur le fait que c’est l’Esprit Saint qui ouvre la porte pour que le Christ puisse être accueilli ex Spiritu Sancto. Ce qui est advenu en Marie par l’oeuvre du Saint Esprit (ex Spiritu Sancto) est un événement préparé longuement et soigneusement. Marie résume en elle toute la prophétie comme économie entière de l’Esprit. Le fait que toute la prophétie vienne ex Spiritu Sancto se concentre en elle dans la conception de Jésus. Selon moi, cela n’exclut pas la perspective ultérieure que le Christ soit toujours de nouveau conçu ex Spiritu Sancto. Saint Luc a mis lui-même en parallèle le récit de l’enfance de Jésus avec le second chapitre des Actes des Apôtres, où il est parlé de la naissance de l’Église. Dans le cercle des Douze apôtres réunis autour de Marie, s’accomplit la conception ex Spiritu Sancto qui se réalise de nouveau dans la naissance de l’Église. C’est pourquoi l’on peut dire que, même si le texte du Credo se réfère uniquement aux prophètes de l’Ancien Testament, cela ne signifie pas qu’on puisse déclarer conclue l’économie de l’Esprit Saint.

    Jean-Baptiste est souvent désigné comme le dernier des prophètes. Comment faut-il, selon vous, comprendre cette affirmation ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Je pense qu’il y a dans cette affirmation une multiplicité de raisons et de contenus. L’un de ceux-ci est la parole même de Jésus : « Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu’à Jean » ; après vient le règne de Dieu. Ici, Jésus déclare lui-même que Jean marque un moment de conclusion et qu’après, viendra quelqu’un de plus petit en apparence, mais qui, en réalité, est plus grand dans le règne de Dieu, c’est-à-dire Jésus lui-même. Par ces mots, Jean-Baptiste est encore situé dans le cadre de l’Ancien Testament, dans lequel, cependant, il représente la clef pour ouvrir la porte à la Nouvelle Alliance. En ce sens, Jean-Baptiste est le dernier des prophètes de l’Ancien Testament. C’est aussi la juste façon de comprendre que Jean est le dernier avant le Christ, celui qui reçoit le flambeau issu de tout le mouvement prophétique et le remet dans les mains du Christ. Il porte à son terme tout ce qui a été fait par les prophètes pour faire naître l’espérance dans le Christ. De cette façon, il conclut l’œuvre des prophètes dans le sens vétérotestamentaire. Il est important de préciser qu’il ne se présente pas lui-même comme un devin, mais qu’il se contente d’appeler prophétiquement à la conversion et que, de cette façon, il rénove et actualise la promesse messianique de l’Ancienne Alliance. Il dit du Messie : « Au milieu de vous, il est quelqu’un que vous ne connaissez pas ». Et même s’il y a dans cette annonce une prédiction, Jean reste fidèle au modèle prophétique : il ne prédit pas l’avenir, mais annonce qu’il est temps de se convertir. L’appel de Jean est l’invitation faite à Israël de rentrer en soi-même et de se convertir pour pouvoir reconnaître, à l’heure du salut, Celui qu’Israël a toujours attendu et qui est maintenant présent. Jean personnifie, en ce sens, le dernier des prophètes du passé et donc l’économie spécifique d’espérance de l’Ancienne Alliance. Ce qui viendra ensuite sera un autre type de prophétie. C’est pourquoi Jean-Baptiste peut être appelé le dernier des prophètes de l’Ancienne Alliance. Ce qui ne signifie pas cependant qu’après lui la prophétie soit terminée. Cette idée serait en contradiction avec l’enseignement de saint Paul qui dit dans sa première épître aux Thessaloniciens : « N’éteignez pas l’Esprit, ne dépréciez pas les dons de prophétie ».

    S’il existe, en un sens, une différence entre la prophétie du Nouveau et de l’Ancien Testament, c’est que, précisément, le Christ est entré dans l’histoire. Mais si l’on considère l’essence même de la prophétie, qui est d’introduire dans l’Église la Parole que Dieu a fait entendre, il semble qu’il n’y ait aucune différence.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, effectivement, il y a une structure de base commune à l’intérieur de la différence, laquelle est déterminée par les façons différentes de se rapporter au Christ selon qu’Il est Celui qui vient, Celui qui est déjà venu ou qui doit encore revenir. La raison pour laquelle sous de nombreux aspects, le temps de l’Église sur le plan structurel est égal à l’Ancien Testament, ou du moins lui est très semblable, tout cela mérite d’être étudié et approfondi davantage. Comme mérite aussi de l’être ce en quoi consiste sa nouveauté.

    La théologie a souvent tendance à radicaliser les différences entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Attitude qui semble souvent artificielle et plus fondée sur des principes abstraits que sur des faits.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Radicaliser les différences en refusant de voir l’unité intime de l’histoire de Dieu avec les hommes est une erreur dans laquelle les Pères de l’Église ont su ne pas tomber. Ils ont proposé un schéma tripartite : « umbra, imago, veritas » dans lequel le Nouveau Testament est l’imago. De cette manière l’Ancien et le Nouveau Testament ne sont pas opposés entre eux comme l’ombre et la réalité, mais dans la triade ombre, image, réalité, l’attente à l’égard de l’accomplissement définitif reste ouverte, et le temps du Nouveau Testament, le temps de l’Église, est vu comme un étage ultérieur, plus élevé, mais appartenant toujours au chemin de la promesse. C’est là le point qui, selon moi, n’a pas encore été suffisamment pris en considération. Les Pères de l’Église ont souligné avec force le caractère intermédiaire du Nouveau Testament dans lequel les promesses n’ont pas encore toutes été accomplies. Le Christ est bien venu dans la chair, mais l’Église attend encore sa pleine Révélation dans la gloire.

    C’est peut-être là aussi l’une des raisons qui expliquent que l’on trouve dans la spiritualité de nombreux prophètes une marque eschatologique.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Je pense – sans céder à aucune forme d’engouement pour l’apocalypse – que cette marque eschatologique fait essentiellement partie de la nature prophétique. Les prophètes sont ceux qui mettent en lumière la dimension d’espérance du christianisme. Ils sont les instruments qui permettent d’accéder à ce qui doit encore arriver et, donc, de dépasser le temps, dans le but de parvenir à ce qui est essentiel et définitif. Ce caractère eschatologique, cette incitation à aller au-delà du temps, fait certainement partie de la spiritualité prophétique.

    Si nous mettons l’eschatologie prophétique en relation avec l’espérance, le cadre change complètement. Il ne s’agit plus d’un message qui fait peur mais d’un message qui ouvre l’horizon à l’accomplissement, promis à travers le Christ, de toute la création.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Que la foi chrétienne n’inspire pas la peur, mais la dépasse, c’est un fait fondamental. Ce principe doit constituer la base de notre témoignage et de notre spiritualité. Mais retournons un instant à ce qui a été dit précédemment. Il est extrêmement important de préciser en quel sens le christianisme est l’accomplissement de la promesse et en quel sens il ne l’est pas. Je pense que la crise actuelle de la foi est étroitement liée au fait que cette question n’a pas été suffisamment éclaircie. On se trouve ici devant trois dangers. D’abord, celui de considérer les promesses de l’Ancien Testament et l’attente du salut des hommes d’un point de vue purement immanent, c’est-à-dire d’espérer de nouvelles et meilleures structures, une efficacité parfaite dans le monde. Ainsi conçu, le christianisme ne peut apparaître que comme un échec. Il est aisé, à partir de cette perspective, de remplacer le christianisme par des idéologies de foi dans le progrès et puis des idéologies d’espérance, qui ne sont rien d’autre que des variantes du marxisme. Ensuite, celui de comprendre le christianisme comme quelque chose d’exclusivement lié à l’au-delà, de purement spirituel et individualiste, quelque chose qui nie, ce faisant, la totalité de la réalité humaine. Le troisième danger, enfin, qui menace tout particulièrement dans les périodes de crise et de changement historique, est de se réfugier dans des divagations apocalyptiques. Contre tous ces dangers, il devient de plus en plus urgent de présenter de façon compréhensible et vivable la véritable structure de promesse et d’accomplissement présente dans la foi chrétienne.

    On note souvent qu’entre le mysticisme purement contemplatif et apophatique et le mysticisme prophétique ou mysticisme des paroles, il existe une grande tension. C’est Karl Rahner qui a noté cette tension entre les deux formes de mystique. Certains prétendent que la mystique contemplative et apophatique est plus élevée, plus pure, plus spirituelle que l’autre. C’est en ce sens que l’on explique certains passages de saint Jean de la Croix. D’autres pensent que la mystique apophatique est, au fond, étrangère au christianisme, parce que la foi chrétienne est essentiellement une religion de la Parole.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, je dirais que la mystique authentiquement chrétienne comporte une dimension missionnaire. Elle ne cherche pas seulement à élever l’individu, mais elle lui assigne une tâche en le mettant en contact avec l’Esprit, avec le Christ, avec le Logos. C’est un point sur lequel insiste fortement Thomas d’Aquin. Avant Thomas, on disait : d’abord moine et ensuite mystique, ou d’abord prêtre et ensuite théologien. Propositions que Thomas refuse, parce que la tâche mystique se réalise dans la mission. Et la mission n’est pas le degré le plus bas de l’existence, contrairement à ce que pensait Aristote qui plaçait au plus haut degré la contemplation intellectuelle, laquelle ne connaît donc chez lui aucune mission. Ce n’est pas là une idée chrétienne, dit Thomas, parce que la forme la plus parfaite de la vie est la forme mixte, c’est-à-dire celle qui est mystique et mission au service de l’Évangile. Thérèse d’Avila a exposé cette idée de façon très claire. Elle met en relation la mystique avec la christologie et lui confère ainsi une structure missionnaire. Je ne veux pas exclure par là que le Seigneur puisse inspirer des mystiques chrétiens qui n’ont pas de mission particulière à l’intérieur de l’Église ; mais je voudrais préciser que la christologie, comme base et mesure de toute mystique chrétienne (le Christ et l’Esprit Saint sont inséparables), indique une autre structure. Le « face à face » de Jésus Christ avec son Père, inclut son « être pour les autres », contient en soi « l’être pour tous ». Si la mystique est essentiellement le fait d’entrer en communion avec le Christ, cet « être pour » la connote de l’intérieur.

    De nombreux prophètes chrétiens comme Catherine de Sienne, Brigitte de Suède et Faustina Kowalska font remonter leurs discours prophétiques à des révélations du Christ. Ces révélations sont souvent définies par la théologie comme des révélations privées. Ce concept apparaît cependant comme très réducteur parce que la prophétie existe toujours pour toute l’Église et n’est jamais purement privée.

    Mgr. Joseph RATZINGER : En théologie le concept de « privé » ne signifie pas que la personne impliquée est seule concernée et que toutes les autres ne le sont pas elles aussi. C’est plutôt une expression qui regarde le degré d’importance, comme c’est le cas, par exemple, pour le concept de « messe privée ». On entend dire par ce terme que les « révélations » des mystiques chrétiens et des prophètes ne peuvent jamais s’élever au même niveau que la Révélation biblique : elles ne peuvent que mener jusqu’à celle-ci et doivent se mesurer avec elle. Ceci, par ailleurs, ne signifie pas que ce type de révélations ne soit pas important pour l’Église dans sa totalité. Lourdes et Fatima prouvent le contraire. En dernière analyse, ces révélations ne sont rien d’autre qu’un nouvel appel à la Révélation biblique, mais c’est précisément cela qui les rend importantes.

    L’histoire de l’Église montre que cela comporte nécessairement des blessures de part et d’autre. Comment expliquez-vous cela ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Il en a toujours été ainsi ; l’impact prophétique ne peut se produire sans une souffrance réciproque. Le prophète est appelé d’une manière spécifique à l’imitation de la souffrance : il se reconnaît au fait qu’il est prêt à souffrir et à partager la croix avec le Christ. Il ne cherche pas à s’imposer lui-même. Son message est vérifié et rendu fertile dans la croix.

    Il est regrettable de constater que la plus grande partie des prophètes de l’Église ont été rejetés durant leur vie. Il semble quasi inévitable que l’Église adopte une attitude critique ou même une attitude de refus à leur endroit. C’est ce que l’on peut observer pour la majorité des prophétesses et des prophètes chrétiens.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, c’est vrai. Ignace de Loyola a été en prison, la même chose est arrivée à Jean de la Croix. Brigitte de Suède a manqué d’être condamnée au Concile de Bâle. Du reste, c’est une tradition de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi d’être, dans un premier temps, très prudente quand elle se trouve face à des prétentions mystiques. Cette attitude est, du reste, plus que justifiée, car il existe beaucoup de fausse mystique, beaucoup de cas pathologiques. Il est donc nécessaire de se montrer très critique pour ne pas risquer de tomber dans le sensationnel, l’imaginaire, la superstition. Le mystique se manifeste dans la souffrance, dans l’obéissance et dans la patience dont il est capable. S’il se manifeste ainsi, sa voix dure dans le temps. Quant à l’Église, elle doit veiller à ne pas encourir le reproche d’avoir « tué les prophètes ».

    La dernière question sera peut-être un peu embarrassante. Elle concerne une figure prophétique contemporaine : l’orthodoxe-grecque Vassula Ryden. Cette femme est considérée par beaucoup de croyants, mais aussi par beaucoup de théologiens, de prêtres et d’évêques de l’Église catholique comme une messagère du Christ. Ses messages, qui sont traduits en 34 langues depuis 1991, sont largement diffusés dans le monde. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi s’est prononcée cependant de façon négative sur ce sujet. La Notification de 1995, qui parle à propos de ses écrits de points obscurs à côté d’aspects positifs, a été interprétée par certains commentateurs comme une condamnation. Leur interprétation est-elle juste ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Vous abordez là un sujet délicat. Non, la Notification est un avertissement et non une condamnation. D’un point de vue proprement juridique, personne ne peut être condamné sans procès et sans avoir été auparavant entendu. Ce que l’on dit dans cette Notification, c’est que beaucoup de points ne sont pas éclaircis. Il y a des éléments apocalyptiques discutables et des aspects ecclésiologiques peu clairs. Ces écrits contiennent beaucoup de bonnes choses, mais le grain et la bale sont mêlés. C’est pourquoi nous avons invité les fidèles catholiques à observer le tout avec prudence et à le mesurer au mètre de la foi constante de l’Église.

    Il y a donc encore un procès en cours pour éclaircir la question ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, et durant ce procès de clarification, les fidèles doivent rester prudents et exercer avec vigilance leur esprit de discernement. On constate dans ses écrits une évolution qui ne semble pas encore arrivée à son terme. Nous ne devons pas oublier que le fait de se faire paroles et image du contact intérieur avec Dieu, même dans les cas de mystique authentique, dépend toujours des possibilités de l’âme humaine et de ses limites. La confiance illimitée ne peut être placée que dans la Parole effective de la Révélation, que nous rencontrons dans la foi transmise par l’Église ».

  6. duc dit :

    Il faut signaler que des groupes de prière se sont constitués sur toute la France pour faire en sorte que les prophéties ou alertes puissent être connues, évitées sinon amoindries.

    « Sourire de Marie » revue mensuelle sur les apparitions chrétiennes, BP n° 6 53150 Montsurs tel: 02 43 01 01 26

    • Jeannette dit :

      Extrait de la brochure des prières pour la France: « Armée des Cœurs Croisés de l’Amour »:
      (Ed Résiac 5 Euros tel 0243010126)
      « A nous, il est demandé de prier encore et encore, sans prendre les armes, d’oser la guerre des prières qui par Marie triomphera de la guerre, « la terre est en danger, Paris est en grand danger, priez donc mes soldats, la guerre est à vos portes et vous ne priez guère, la guerre vous guette…Dieu a besoin de vous soldats de la prière, Dieu a besoin de vous Prière pour éviter la guerre, Dieu vous supplie enfants ».
      PRIÈRE DES CŒURS CROISES DE L’AMOUR:

      Avance petit soldat
      Dieu te pose aujourd’hui
      sur la France endormie et te
      dit: prie enfant pour LA PAIX
      sur LA FRANCE

      Père Puissant Créateur
      accueille ma demande
      je viens te prier Père
      pour la France ma Patrie

      Oublie Père ses ténèbres
      oublie Père ses erreurs
      regarde avec Amour
      tes enfants qui te prient

      nous sommes les Cœurs Croisés
      Cœurs unis à Marie
      Cœurs unis à Saint Louis
      nous marchons pour la France
      Père très saint Notre Père
      sois le libérateur de la France
      ton aimée

      Envoie Ton Esprit Saint
      souffler l’Amour du Fils
      envoie l’Esprit d’Amour
      révéler la Sainte Croix

      Père très bon entends- nous
      nous sommes les petits pages
      de l’armée de ton roi
      nous avançons devant
      nous marchons pour le roi
      que Toi Seul nous envoie

      O Père toi le Puissant
      Toi le Seul Créateur
      envoie de Ton Royaume
      la Lumière qui éclaire
      la Lumière qui enseigne
      l’Amour en Ton Royaume

      Nous prions o Saint Père
      pour notre Bon Saint Père
      protège notre berger
      nous promettons o Père
      fidélité au Pape
      à l’Église de Saint Pierre

      nous promettons Bon Père
      fidélité au roi que
      Toi Seul Tu nous envoies
      nous sommes les Cœurs Croisés
      nous marchons sous la Croix
      nous donnons notre vie
      pou Ta Gloire o Seigneur
      ensemble nous prions par Marie Notre Mère
      nous nous abandonnons
      A Toi Miséricorde
      nous sommes tes serviteurs
      et chacun nous disons

      Seigneur je m’abandonne
      à Ta Miséricorde
      pour servir le royaume
      A Ta main je me donne
      Seigneur je m’abandonne
      tu es Miséricorde »

      prière dictée par le Christ à Martine
      le 10 Janvier 2009 à 6h50
      Tome 2 « Seul l’Amour sauvera le troisième millénaire

      • AurelienT dit :

        Je me permet d’ajouter celle-ci, que vous pouvez télécharger et imprimer ici:

        http://la-nouvelle-france.fr/priere-pour-le-roi/

        O père très aimant
        par MON NOM de baptême
        moi xxx je t’implore
        car tu es mon Bon Père
        de bien vouloir entendre
        Ma requête pour LA France

        O Seigneur donne-nous
        un roi selon ton cœur
        Fais-le venir sauver
        Notre France ton Aimé
        Fais-le nous regarder
        avec un Infini Amour
        pour tous les gens de France
        croyants ou non croyants
        O Seigneur protège-le
        par LE SANG de Jésus
        enveloppe-le D’Amour
        O Seigneur je demande
        pour MON roi protection
        par L’Eau et par LE SANG
        de Jésus-Christ ton fils
        j’intercède pour lui
        donne-lui le courage
        de venir Au Combat
        pour relever LA France
        qu’Elle revienne à SON Dieu
        par Son roi qui saura
        car l’Esprit Saint l’inspire
        trouver La Solution
        à tous nos vrais problèmes
        O Seigneur protège-le
        Ce roi selon ton cœur
        Envoie L’Armée Du Ciel
        commandée par Michel
        préparer le chemin
        par où va bien passer
        le serviteur DU Roi
        le serviteur De DIEU
        Par les rois Trépassés
        sachant le Vrai Combat
        sachant Le Vrai Débat
        nous t’implorons Seigneur
        Sauve Paris Saint-Denis
        Sauve O Dieu Notre Dame
        A genoux nous prions
        pour que roi nous enseigne
        car il a devant lui
        le chemin pré-tracé
        et l’Esprit Saint
        LE guide
        Dans LA PAIX LA CONFIANCE
        Nous petits serviteurs
        de LA CAUSE Du Seigneur
        nous prions pour Paris
        Paris et Saint-Denis
        Nous osons dire AU PERE
        Seigneur, je m’abandonne
        A ta main tutélaire
        pour sauver la patrie
        de Jeanne et de Clovis
        pour servir aujourd’hui
        le futur roi de France.
        Seigneur je m’abandonne
        A Ta Miséricorde
        protégé par La Croix
        A TA Main je me donne

        Dieu de Miséricorde
        accorde-nous clémence
        en nous donnant TON roi
        protégé par LA CROIX
        protégé par LE SANG
        de Jésus TON enfant

        Seigneur tes serviteurs
        t’implorent main sur le cœur
        et sont là pour servir
        si c’est TA VOLONTE.

        Seigneur je m’abandonne
        pour TON roi je me donne
        A TA Miséricorde

        Seigneur je m’abandonne
        Tu es Miséricorde.

    • AurelienT dit :

      Effectivement, et particulièrement « l’Armée des Coeurs Croisés » que vous pouvez retrouver avec un exemplaire de l’Éditorial du Sourire de Marie dans la bibliothèque du site la-nouvelle-france.fr ici: http://la-nouvelle-france.fr/bibliotheque/

  7. Hercule dit :

    Messages à Martine :

    Martine : dis moi plus clair

    Je dis juste l’Heure est grave
    C’est pourquoi l’Heure s’en vient
    Des prophètes de MA Gloire
    L’Heure est Bien
    L’Heure qui vient de tomber à genoux
    Devant La Croix Du Christ
    Descendant par David
    Descendant De La Croix
    Vient le roi que Dieu pose
    Par Amour par Amour (28 janvier 2008)

    Roi d’Amour
    Roi de Cœur
    Tel vient le roi que Dieu prépare
    Pour la patrie de Jeanne et de Clovis
    Roi aimant le chapelet
    Roi aimant Notre Mère
    Roi marchant avec moi
    Portant pour moi La Croix

    Le roi que Père envoie
    N’aura pour Seul Bagage
    Que La Foi en Son Dieu
    Le bâton du pèlerin
    LA CROIX D’OR qui viendra
    Le révéler aux francs
    L’Amour pour tous ses frères
    L’Amour en bandoulière
    Le chapelet en main
    La Bannière et La croix
    Seule Arme pour être vu (8 Mars 2008)

    La France enfant La France
    A besoin de t’entendre dire
    Que Dieu veut un roi
    Et que roi Dieu prépare
    Pour venir par Amour
    Au chevet de La France (8 Mars 2008)

    L’HISTOIRE te renverra l’histoire du bon roi
    Choisi par Dieu PAR DIEU
    SERVANT DIEU et LA France
    Osant le chapelet
    Osant aimer ses frères et marcher au combat
    Par Amour pour La France
    Aimant aimant aimant
    N’ayant pas goût des armes
    En prenant la Seule Arme LA FOI l’Amour La Croix
    Le RESPECT DE L’EGLISE
    L’Eglise de St Pierre
    Marchant avec Marie
    Pleurant avec Jésus
    Souffrant pour tous ses frères
    Osant Le Saint Rosaire
    Fidèle à Dieu d’Amour
    Respectant ses serments
    Usant de La Sainte Messe
    De tous les sacrements
    Que l’Eglise lui concède
    Et puis surtout surtout
    S’abandonnant au Père
    Devenant serviteur
    De Jésus SERVITEUR
    C’est le mot qui convient pour exprimer le mieux ce qui caractérise le roi que Père envoie il est le serviteur
    De Jésus SERVITEUR
    Qui LE SEUL SERVITEUR
    Servira ce bon roi qui marche Sous Sa Croix (8 Mars 2008)

    Dieu prépare pour La France un roi selon Son Cœur
    Le roi que Dieu avance
    N’a ni bien ni royaume il n’a que sang
    Qui coule descendant des rois francs
    Le roi que Dieu envoie
    Est descendant par ligne
    Il a Foi et Courage porte LA Croix De Bois
    Il sert Marie La Sainte La Croix et LE Saint Père
    Représentant de Dieu sur la terre sur La France
    Le roi que Dieu envoie
    Remettra la Couronne La Croix sur la Bannière
    Et La France reviendra
    A SON DIEU
    A SON ROI
    LE SEUL ROI c’est Jésus
    Le Seul VRAI Serviteur
    Le roi que Dieu envoie
    Sera le serviteur De La Croix de La France
    Par simple obéissance
    A SON DIEU
    A SON ROI (8 Mars 2008)

    Prends le pas du marcheur et avance et avance
    Le bras du capucin tient le bras du bon roi
    Rien n’est laissé par Père au Hasard de la Terre
    Car Père a préparé la venue de son roi

    Martine :
    c’est bizarre quand même pourquoi pas déjà fait ?

    L’Heure Du Père est SON Heure
    Avance et ne crains pas prends le pas du combat
    Et avance et avance pour LA Bannière De France (11 Mars 2008)

    Ton Seigneur te demande à toi enfant servant
    De parcourir La France en osant dire
    LE ROI
    LE SEUL ROI De la Terre
    C’est-à-dire Dieu sur Terre a préparé un roi
    Pour être sur terre et protéger La France
    Par la Démocratie donnant vote aux français
    Le roi sera élu s’il veut bien présenter son courage et sa Foi pour venir au chevet De La France en danger (12 Mars 2008)

    La Loi des trépassés Loi Divine s’il en est
    A donné rois aux francs
    Continuant la lignée le roi que Père avance au chevet de La France*vient des rois pré choisis par leur Dieu pour régner
    Celui que Père avance a tout du roi Soldat
    Il porte le chapelet
    Le bâton et la Croix
    Petit roi pèlerin devra voir de lui-même
    Le peuple qui a soif d’absolu chrétienté
    Les enfants de La France ne savent pas encore
    Que leur cœur est à Dieu et qu’il pleure sans Son Dieu
    Le roi que Père envoie devra leur laisser voir la joie d’être français en croyant A SON DIEU
    C’est par délicatesse que le roi reviendra au chevet de La France n’ayant pour tout bagage
    Que La Croix et La Foi
    Le roi que Père envoie surprendra les français par Sa Voix De Tendresse (12 Mars 2008)

    Le 14 Juin 2001

    Amen est le bon mot pour dire à Dieu je t’aime Seigneur et je te dis ma confiance pour Toi Mon Divin Roi.

    Le 07 Janvier 2002

    Personne ne me dira :
    « Amen pour tout Seigneur ! »
    Sans que Père ne me donne le pouvoir sur ce cœur
    Et qu’ainsi je puisse faire le travail délicat
    De faire tout en ce cœur
    Qui me dit : « Pardonne-moi, excuse-moi Jésus ».
    Et me donne son accord pour faire en lui ce travail.
    Et à ce gentil cœur qui me sait en travail
    Je réponds sans un doute
    Avance, prie. Je travaille.

    Le 30 Juin 2002

    Ecoute moi…
    Ecoute moi
    Je suis ton Roi
    Je chante et danse
    Quand tu me dis
    Au nom du Père
    Au nom du Fils
    Au nom de l’Esprit d’Amour
    Qui me conduit
    Amen Jésus
    Amen amen
    Moi ton Jésus
    Je chante et danse
    Quand mon aimée
    Me dit je t’aime
    En me disant un simple « amen »

    Le 30 Juin 2002

    Amen est un chant quand il est en ton cœur
    Amen c’est dire je t’aime à ton Dieu Créateur
    Amen c’est le meilleur de tous les mots bénis
    Que Dieu t’a fait connaître car Il est ton Seigneur
    L’Amour de Dieu Le Père
    L’Amour de L’esprit Saint
    L’Amour du Fils est là
    Lorsque tu dis Amen Seigneur Dieu
    Comme je t’aime en disant simplement
    En te levant Amen

    Le 03 Juillet 2002

    Celui qui dit Amen en s’éveillant crois moi est bien l’homme prêt pour Père à faire Sa Volonté

    Le 04 Juillet 2002

    Amen, Amen, je te le dis
    Celui qui dit Amen est béni de Mon Père

    Le 17 Juillet 2002

    Amen Amen je te le dis
    Celui qui dit Amen
    A son Seigneur et Maître
    Pourrait trouver un jour
    Le chemin Du Mystère
    Qui conduirait tout droit
    Dans les bras de Son Père

    Le 31 Juillet 2002

    Amen

    Lorsque tu dis Amen
    Lorsque tu dis Amen
    A ton Seigneur et Maître
    A Dieu Ton Créateur

    Il te répond je t’aime
    Que tu entendes ou pas
    Dieu te répond je t’aime
    Puisque Dieu est Amour

    Il t’aime de toute façon
    Et Il te dit je t’aime
    De cinquante milles façons
    Même si tu ne crois pas

    Donc si tu dis Amen
    C’est que tu crois en LUI
    Et LUI qui dit je t’aime
    Même si tu ne crois pas
    Le moins qu’Il puisse faire
    Lorsque tu dis Amen
    C’est de répondre ainsi
    Je t’aime mon enfant

    Parce que tu peux entendre
    Lorsque tu dis Amen
    Ton Seigneur et Ton Dieu
    Qui te répond
    Je t’aime mon enfant
    Je t’aime

    Le 26 Novembre 2005

    Moi Le Christ Ton Roi
    J’avance devant le roi qui relèvera La France
    Et la fera grandir

    Moi Le Christ Le Roi
    J’avance devant le roi et son pas je devance
    Et le fais donc me suivre

    Moi Le Christ je dis
    Que le roi qui me suit est envoyé par Dieu
    Par Amour pour La France

    Moi Le Christ Vainqueur
    Je proclame par le roi que l’Amour est vainqueur
    Quand l’homme le laisse faire

    Moi Le Christ LA CROIX
    Je proclame Haut et Fort que ma Croix flottera
    Sur le drapeau français

    Par Mon Sang je le dis
    Par Mon Cœur je le fais
    Par Amour Dieu A dit
    Et je dis
    Je LE DIS

    Le 26 Novembre 2005

    Roi veut dire roi de France
    Venant sauver La France
    Par Amour pour La France
    Par égard pour Son Dieu
    Par mémoire de ses pairs
    Par devoir de Son Sang

    Le 17 Janvier 2006

    Prière du roi :

    Arrière Satan arrière
    Laisse la France à Dieu
    Moi le roi de la France
    Je mets sur le drapeau
    La Croix De La Victoire
    La Croix De Jésus Christ

    Le 29 Janvier 2006

    Désolé mon aimée de te fort contrarier
    Mais tu dois avancer en chemin découvert
    Et ce chemin c’est bien celui qui dit au roi
    Pour La France Dieu demande votre retour en France
    Via la mer des Carpates via la Croix de Saint Louis
    Via le cours Du Torrent
    C’est retour par les larmes que fera le bon roi
    Quand il aura compris que les félons arrivent pour spolier
    La France de tout son héritage glorieux et Témoignant
    que Dieu par cet adage a donné roi en France
    Par Rémi
    Par l’Ampoule donnée par l’Esprit Saint
    Roi De France tu deviens
    Toi le bel héritier
    Du Bon Roi Trépassé
    C’est au Cœur de La France Que Dieu accomplira
    La Sainte Délivrance du retour du passé redonnant
    Croix aux Francs

    Le 27 Février 2006

    Le Serviteur est Bon
    Quand il respecte La France
    Le français n’est pas bon
    Quand il rejette La France
    Le futur roi est FRANC
    Et non pas franc maçon comme est celui disant
    Qu’il sera roi de France

    Le 07 Avril 2006

    Ce qui change aujourd’hui autour de la couronne
    C’est que celui qui veut usurper le Royaume
    Prendra le nom donné (Henri V de la Croix)
    Le 3ème qui viendra ne prendra pas le V
    Mais prendra chiffre écrit Dans le Livre des Livres.

    Le 10 Avril 2006

    Le roi vient c’est écrit le roi vient et trahit
    Celui qui se dit roi par la branche fratricide
    Celui qui vient et sauve
    C’est celui qui a cause de sauver les français
    Et non s’approprier ce qui reste des francs
    C’est celui que j’envoie
    Celui que Père désigne
    Celui qui vient osant faire LA BATAILLE
    Creusant L’OR au fond du creuset
    Saluant les français du nom de François
    Roi de France
    Roi d’Amour
    Le futur qui s’avance vient relever la France
    En osant par Saint Louis dire au roi qui trahit
    Vous n’avez pas le droit de vous dire roi de France
    Car pour dire aux français de crier Vive le Roi
    C’est bien le Christ Roi qu’il convient de chanter
    Et non celui qui vole le nom de roi sans loi
    Car celle des maçons est une contre loi
    Puisque saluant un roi
    Qui défie Christ Roi

    Le 10 Avril 2006

    Le Roi vient c’est un franc
    Il livrera Bataille avec l’armée des francs refusant la bataille
    Le roi qui vient avance n’ayant qu’une seule armée
    Celle des soldats de Dieu avançant par devoir
    Avançant par Amour
    N’ayant pour bouclier que Le Christ Sacrifié
    N’ayant comme seule épée que la Croix du chapelet
    N’ayant comme seule bannière que le drapeau et La Croix
    Et comme seul cri de guerre
    Pour LE ROI
    Pour le roi
    Seul Dieu peut décider qui sera le bon roi
    Seul Dieu a préparé la venue du bon roi
    Seul un cœur pur d’enfant pourra réconcilier
    Les erreurs du passé
    Avec le peuple franc tombant
    Sous la clameur des suppôts de Satan

    Le 10 Avril 2006

    Le roi qui arrive doit venir par amour et qu’il doit bien comprendre l’abandon qu’il doit faire
    Au Seigneur de La VIE
    Le roi de La France vient par un double appel
    Celui de l’Occident et celui de Son Dieu

    Le 18 Avril 2006

    Roi est roi et qu’Henri de Navarre a plus d’un à remettre pour trahison des siens

    Le 18 Avril 2006

    Jardin de l’Aubépine le jardin où fleurit La Rose et le Lilas
    Donnera sans compter les roses du Rosier fleurissant pour la Gloire Du Lys de La France

    Le 19 Avril 2006

    Serviteurs Du Bon Roi sauront dire en silence que le roi qui est là n’est pas celui qui doit être élu pour LE ROI
    Mais est roi par besoin de spolier la patrie
    Sans cris et sans injures le Bon Roi qui viendra le fera
    Par SA FOI en rendant au Seigneur allégeance et service
    Le Service de La Croix se fera sans histoire simplement calmement le futur roi dira
    Je viens pour servir Dieu et servir Dieu en France
    Je viens servir la Foi et servir les français
    Un Bon Roi par Amour n’aura ni terre ni murs
    Il aura le devoir de venir les mains vides
    En ne demandant rien que les prix désignés
    Pour être ELU DE FRANCE
    Pour être ELU EN FRANCE

    Le 22 Avril 2006

    Dieu est Créateur et Il a fait le plan de donner à La France un roi portant couronne pour dire à toute la terre que si un roi revient portant la Fleur de Lys au Fait de sa couronne
    C’est que Dieu l’a conduit aux commandes de La France

    Le 23 Avril 2006

    Secours de ton HISTOIRE Le Sang versé
    Secours de ton histoire Le Sang DU ROI VERSE
    Sang De ROI
    Sang du roi sang versé pour l’HISTOIRE
    De la planète aimée
    Sang versé pour sauver toute l’humanité

    Le 23 Avril 2006

    Notre Père ose croire que l’avenir dira que le roi de la France est élu par les francs mais posé par SON DIEU
    Au chevet de la France
    Notre Bon Père dira que c’est bien ce travail qu’il a voulu par toi le jour où tu sauras qu’un roi vient bien en France
    et s’investit sans peur
    Dans l’HISTOIRE de LA France
    Et sauve la Patrie de Jeanne et de Clovis
    Via les Pyrénées
    Le roi vient et il sauve

    Le 23 Avril 2006

    Moi je vois l’intérêt d’écrire et puis de dire
    Que le roi qui avance
    Est déjà par Son Dieu consacré à Sa Cause
    Et qu’il vient pour servir
    Et Son Dieu et La France

    Le 26 Avril 2006

    On dit juste seulement que roi vient en Ta France et en combat loyal il accède au pouvoir sans porter la couronne mais que Dieu pourvoira au Très Bon Résultat qui dit roi a couronne et la Couronne De France revient bien entendu au roi tant attendu

    Le 03 Mai 2006

    Oserez vous marcher en tenant l’oriflamme
    Oserez vous chanter le retour du Bon Roi
    Oserez vous parler au Nom Du Divin Roi
    Oserez vous m’aider en marchant en parlant
    En chantant Vive Le Roi

    Le 03 Mai 2006

    Garde moi et combats enfant que j’aime explique à mes enfants que Dieu a besoin du bon roi
    Garde moi et accepte de servir Dieu en France en osant dire
    Le roi reviendra pour servir
    Roi de France reste franc même sans avoir le timbre
    Roi viendra et saura qu’il doit pour être Franc revenir à La France et au Timbre collé

    Par Le Cœur De Jésus
    Par L’Amour De Son Cœur
    Par le Serment Du roi
    Le Roi vient et s’avance
    En tenant à Son Bras
    En tenant à Son Cœur
    Le futur roi de France
    Qui revient au Pays
    Pour tenir La Promesse
    Que fit jadis Son Père
    Etre fidèle à Dieu
    Et Fidèle à La France
    Quand le Bon roi s’avance
    La France relevée
    Car Dieu tient Sa Promesse
    De protéger La France
    Dieu lui reste Fidèle
    Et Fidèle Elle revient par Jeanne et Loublande
    Par Jeanne et par Clovis
    Le nouveau roi s’avance
    Poussé plutôt happé
    Par les enfants de France
    Pleurant roi qui revient
    Pour tenir la promesse
    De rester à jamais
    Roi de France
    Pour servir

    Le 04 Mai 2006

    Roi viendra et saura qu’il doit pour être Franc
    Revenir à La France et au timbre collé

    Accepte enfant d’écrire que Dieu appelle en France quelqu’un de La Lignée ayant
    Bon Cœur Aimant
    Ayant déjà juré obéissance Au ROI
    Ayant déjà donné sa simple vie à Dieu

    Le 04 Mai 2006

    L’orgueil des français est de croire qu’ils iront au bout de leurs erreurs en gardant la Nation par une République

    Moi Le Dieu DE LA VIE je puis dire aujourd’hui qu’il leur faudra un roi pour gagner le combat

    L’Amour De La Patrie convaincra le servant de Reims à Domrémy en passant par Paris il fera le chemin que fit Jeanne La Pucelle et par Elle il aura le choix d’être adoubé comme preux chevalier relevant le défi de dire au peuple franc
    Par Le Dieu de Saint Louis
    Par Jeanne La Pucelle
    Par St Michel Archange
    Que revienne au pays
    La FOI en DIEU Amour
    Remettons au drapeau
    La croisée des deux Cœurs
    Loublande et Saint Denis
    Veilleront sur Paris
    Peuple franc reprenez

    Le chemin du Rosaire
    Osez dire Dieu est Grand
    En tombant à genoux
    Dieu viendra au Secours
    Des guerriers de l’Amour
    Dieu viendra prendre soin
    De La France à genoux et Il la relèvera
    Foi en Christ
    Foi Par Dieu

    Le 08 Mai 2006

    La cause est entendue un roi vient pour La France
    Il faut bien maintenant te dire que Dieu veut roi qu’Il a formé pour çà pour être roi de France et non pas usurper le titre dû au roi
    Inutile de trembler devant le roi de France celui qui tremble vient demander les lauriers
    Celui qui n’en veut pas pour lui ne tremblera.

    Le 12 Mai 2006

    Le servant qui avance pour être futur roi reviendra vers La France
    Celui qui vient est Franc descend Capétiens
    Descendant de Saint Louis descendant sans mélange
    C’est au jour du retour du bon roi vers La France
    Que tu sauras pourquoi ta route a fait pencher
    Le roi vers ton histoire

    Le 13 Mai 2006

    La recette du Bonheur
    Prendre un peu de patience
    Ajouter l’exigence de l’Amour Vérité
    Puis un peu de méfiance pour le roi qui avance
    En disant je suis là moi le roi moi le roi
    Et puis bien regarder celui qui ne dit rien
    Mais qui pleure sur La France
    Ensuite lui demander avec belle assurance
    Mais vous êtes de France vous descendez du roi
    Le Bon Roi capétien
    Pourquoi ne voulez vous acceptez de marcher
    Avec l’armée des cœurs
    Vous devez revenir à la France pour les francs
    Ensuite faire grande confiance au futur roi de France
    Lui donner le grand Temps
    De comprendre La France en souffrance
    Et puis dire au nom du Christ Roi
    Vous devez être roi pour La France Par Jésus
    Avec l’aide de Dieu
    Vous serez Roi français

    Le 13 Mai 2006

    Celui que Dieu avance n’est pas des fratricides
    Celui que Dieu avance n’est pas des assassins
    Celui que Dieu protège c’est celui qui avance
    Par Amour de Jésus
    Par Amour de La France

    Le 15 Mai 2006

    Celui que Dieu envoie ne vient que par amour
    Celui que Dieu envoie ne revendique pas
    Celui qui dit « J’ai droit » n’est pas celui
    Que Dieu à ses enfants envoie
    Celui qui a le Droit par le Seul qui a Droit
    S’est déjà consacré à Jésus Christ Roi
    C’est Christ qui Fait FOI

    Celui que Christ envoie portera avec LUI
    La Croix de délivrance
    Et sauvera par Christ
    Les enfants de La Croix

    Le 22 Mai 2006

    Une seule personne peut bien enclencher le retour de la France vers Son Dieu quand c’est Dieu qui le veut

    Le 22 Mai 2006

    Marie Reine de France garde pour Dieu LA France
    La garde du Rosaire garde pour Dieu LA France
    Le roi que Dieu envoie
    Pour sortir Notre France des griffes du serpent
    Est déjà consacré au Christ Sacré Cœur
    Est déjà convaincu d’être choisi par Dieu
    C’est pourquoi il se plie à LA Main du Sauveur et prie pour Son Pays et prie Mère Marie en priant LE ROSAIRE
    Seul Ton Dieu peut bien faire qu’un roi revienne en France
    Seul Ton Dieu peut bien faire que L’Amour gagne en France

    Le 22 Mai 2006

    C’est sa Miséricorde
    L’Amour que Dieu vous donne
    C’est l’Amour simple et sobre qui ne s’enveloppe pas de tulle et de rubans
    L’Amour que Dieu vous donne
    C’est l’Amour pur qui ose dire à Son Combattant
    Au travail mon aimé
    Au travail mon ami
    Seul tu ne feras rien avec Dieu tu feras
    Par Ton Dieu Pour Ton Dieu
    Écoute le doux chant de la voix de l’enfant que notre Dieu te donne pour t’aider à grandir
    Dieu a besoin de dire Dieu a besoin de faire Dieu a besoin d’entendre
    Son enfant le prier
    Pour faire à travers lui
    Pour dire par Sa Voix
    La France sera sauvée
    Faisons confiance à Dieu à genoux et prions

    Le 05 Juin 2006

    Le roi qui arrive n’est pas du goût DU ROI et que celui que Dieu veut faire sortir n’est pas celui que prêtre croit

    Le 15 Juin 2006

    C’est en osant trouver la force de montrer aux enfants de La France le visage de La Foi
    Que celui que Père ose présenter comme Son Fils
    Œuvrer protégé
    Par les francs assemblés
    Priant et puis veillant
    Au salut de La France
    Au salut De France
    C’est De France que viendra le Salut de La France
    Quand les francs assemblés oseront Le Rosaire

    C’est en pleine Lumière
    Que l’enfant sert Son Dieu
    C’est en se révélant
    Que les enfants De France
    Peuvent le protéger
    Sachant qu’il faut prier Le Divin Saint Rosaire
    Comme vient de demander
    Celui que Père avance

    Le 15 Juin 2006

    C’est au cœur de l’orage que tu sauras enfant que le futur De France ne peut se révéler que s’il est obligé par le ROI DE LA FRANCE

    Le 15 Juin 2006

    Paroles du roi
    Par le Dieu de la France
    Par Jésus Sacré Cœur
    Par mon amour Immense
    Pour le peuple de France
    Je reviens dire aux francs
    Que c’est Fête aujourd’hui
    Pour La France mon Pays
    Qui va se relever
    Par amour je promets de l’aider à grandir
    Par amour simplement

    Le 15 Juin 2006

    Retiens juste à cette heure que c’est Dieu qui conduit
    Retiens juste à cette heure que c’est un capétien qui vient prendre relais de La France en souffrance
    Retiens juste Martine que l’heure est à l’ouvrage de marcher pour La France en donnant au pays le déclic de comprendre que lorsque vient en France Le Frère du Capucin c’est le début des guerres qui seront fratricides entre gens de La France croyant servir La France
    Mais ne servant les francs
    Le chemin sera croix pour celui qui avance sachant mais ne sachant la tâche qui l’attend
    Dieu protège LE Roi c’est cela qu’il faut dire aux enfants de La France
    Nul enfant ne décide où est le roi qui vient envoyé par Son Dieu Seul Ton Dieu en décide
    C’est d’un ton décidé qu’il faut dire aux enfants
    Un roi si Dieu envoie
    Ne viendra que par Dieu
    Ne viendra que pour Dieu
    Ne viendra qu’avec Dieu

    Le 16 Juin 2006

    Roi d’amour roi de cœur le bon roi qui s’avance ne vient que par amour pour servir Dieu en France

    Le 03 Juillet 2006

    Il est où Père le pose
    Il est là où Je Suis
    Il est celui qui ose
    Etre ami des petits
    Il est celui qui parle
    Au nom des démunis
    Il est celui qui porte
    La Croix donné par Père
    Il est celui que j’aime
    Et il est le pourquoi
    Tu parles avec Ton Dieu
    Pour le savoir d’un roi
    Ton Père t’a enseignée
    Et tu dois le servir
    Le roi qui vient poser
    Sa tête sur ton épaule
    En disant aide moi
    Enfant prie pour La France

    Le 03 Juillet 2006

    Il faut bien que je dise à mes enfants de France qu’il faut se souvenir que Dieu a déjà dit et que si c’est écrit
    C’est que Dieu
    Oui Il fait

    Le 03 Juillet 2006

    C’est dans l’obéissance à la Main de Son Père
    Que marche le bon roi

    Le 03 Juillet 2006

    Le roi porte couronne quand couronne est donnée
    Le roi porte secours quand la grâce est donnée

    C’est par la Sainte Ampoule que le fruit est semé
    C’est par l’Eau du Baptême que fleur est arrosée

    C’est bien dans l’abandon que le grain peut germer
    Et c’est la Main du Père qui viendra moissonner
    Le jour où Il viendra recueillir L’Herbe claire
    Fleurissant et donnant Le cœur pur à l’enfant

    Le 03 Juillet 2006

    Partage avec tes frères le Secret Du Sauveur qui te dit mon enfant ose dire Dieu est grand et Il ose mettre en France au Secours de la France Son Cœur par son enfant Servant le Dieu Vivant Servant Le Roi des cieux
    En étant roi de France

    Le 04 Juillet 2006

    Paroles pour le roi :
    Toi le futur De France
    J’ai besoin de ta voix
    Parlant Haut de Ta Foi
    Parlant de Mère Marie
    Toi le futur de France
    J’ai besoin d’un bon roi
    Aimant tous mes enfants
    Tous les enfants De France
    Tous tous mes enfants
    L’Amour seul produira
    La Paix venant sur terre
    Par un bon terre à terre
    Prenant pour les régler
    Un à un les problèmes
    C’est en partant du bas
    Du quotidien des hommes
    Que le roi comprendra
    Tout ce qui ne va pas
    Un à un pas à pas
    Problème après problème
    C’est ainsi qu’il faut faire
    Et non pas regarder
    La société d’en haut
    C’est dans le quotidien
    Des enfants d’Abraham
    Que le roi intervient
    C’est en bien regardant
    Le pourquoi du comment
    Que le roi protègera
    Les humbles et les petits
    C’est en se souvenant
    Que Jésus en son temps
    Parla bien aux petits
    Et qu’Il leur trouva bien
    Quelque chose à manger
    Que le roi travaillera
    En regardant vraiment
    Tout ce qui ne va pas
    Dans le temps de ce temps

    Le 05 Juillet 2006

    Le roi qui vient est Franc
    Le roi qui vient est Droit
    Le roi qui vient est Bon
    Le roi qui vient est roi
    Par Son Dieu
    Roi des peuples
    Par Son Dieu Tout Amour
    Et pour Dieu
    Il accepte d’être roi
    Par Devoir et non par Vouloir

    Le 25 Août 2006

    C’est au cour du combat que l’on voit
    Si le roi est celui que l’on croit
    C’est au cœur du combat qu’un jour tu comprendras
    Le pourquoi du grand choix
    C’est ainsi que l’HISTOIRE écrit par bien des pages ce qui ne restera qu’une page d’HISTOIRE
    Alors que le grand roi aura pages d’histoires
    Seigneur de par Son Sang
    Seigneur de par Son Rang
    C’est bien par Fruit du Cœur
    Que le roi EST Seigneur

    Le 24 Septembre 2006

    Dieu a fait le choix de porter un bon roi
    Aux enfants de LA France
    Comme Présent De Choix
    Dieu a choisi le roi
    Qui vient ET SERT LA France
    Qui vient ET SERT ses frères
    Qui vient ET SERT SON DIEU

    Le 26 Octobre 2006

    Le choix de Dieu est simple
    Faire que son roi s’en vienne au chevet de LA France
    Et relève la France par Amour de SON Dieu
    C’est simple et sans problème

    Le 26 Octobre 2006

    Un roi Père a choisi pour servir le pays de Jeanne et de Clovis
    Clovis a fait le choix de me choisir
    Jeanne quant à elle a fait choix de mourir pour ne pas me trahir
    Je te demande seulement de dire que Dieu veut juste un roi pour aujourd’hui en ce temps pour La France

    Le 08 Novembre 2006

    La droiture est le signe de celui qui avance
    L’absence de serviteurs ne doit pas laisser croire qu’il est sans serviteur
    Celui qui vient servira La France et les français par amour De Son Dieu aura pour Serviteurs les serviteurs De Dieu

    Le 18 Novembre 2006

    Aujourd’hui Dieu te dit
    Toi le servant des francs
    Qui attend que Dieu pousse
    Ton chemin vers la France

    Toi le servant fidèle
    Qui ne veut contrarier
    Ni la France ni les francs
    Toi le servant De Dieu
    Qui veux bien par amour
    T’abandonner AU CŒUR

    Toi l’enfant que Dieu donne
    A LA France
    Pour l’aider
    Pour Servir les français
    Pour souder tous les clans

    Toi enfant que j’ai fait
    Pour que tu serves Dieu
    Et LA France
    Et les francs
    Prends l’envol des colombes
    Que j’envoie sur le monde
    Que j’enseigne aujourd’hui
    Pour sortir le pays
    De Jeanne et de Clovis
    Des mains des francs maçons

    Toi le roi par le sang
    Toi le roi par Son DROIT
    Toi le roi par LE CHRIST
    Toi le roi par Clovis
    Toi le roi
    Pour Servir
    Toi mon roi d’abandon
    Prends la force des humbles
    Prends la Foi des petits
    Prends le bras de Remi
    Prend la Main de Marie
    Et avance en confiance
    Pour La France
    Pour La France

    Le 18 Novembre 2006

    Le roi que Père envoie est le seul roi De France pouvant prétendre au trône
    Le roi que Père envoie c’est Celui que Dieu pose pour servir ET LA France ET LES Francs

    Le 18 Novembre 2006

    Tu avances en chantant
    Vive le roi de France
    Que le ciel nous envoie

    Vive le roi des francs
    Que le Christ soutient

    Vive le roi qui vient
    Par l’envie de servir

    Vive le roi De France
    Osant seul dire
    LA CROIX doit venir
    Au Drapeau
    C’est le Secours De Dieu
    Qui vient pour la Patrie
    Quand le peuple à genoux
    Prie La Vierge Marie
    D’appeler par Son Fils
    LA PAIX D’Amour
    Du Père

    Le 18 Novembre 2006

    Ton Seigneur ose te dire Tu chanteras ton roi
    Revenu au Pays de Jeanne et de Clovis
    En ayant lu les pages que Ton Dieu te dicta pour qu’un jour en bon page tu les portes à celui que Ton Dieu te désigne comme étant le bon roi devant venir sauver La France par Le Drapeau
    Osant l’Arme Fatale aux ennemis des francs
    C’est LA CROIX Victorieuse
    C’est LA CROIX qui vous sauve

    Le 20 Novembre 2006

    C’est ton Dieu qui te dit enfant fais moi confiance
    Je Suis Dieu
    Je devance le pas du capucin marchant devant le roi
    Je suis Dieu
    Je rappelle aux enfants De La France ce qu’elle-même
    Doit aux rois pour être ce qu’elle est
    Je Suis Dieu
    Et
    J’implore mes enfants mes servants de parcourir La France
    Pour oser dire je dicte
    Seul un roi Franc et bon
    Sauvera la patrie
    Seul un roi bon et Franc
    Sauvera le pays
    Tombé aux mains des Francs
    Oui mais des francs-maçons

    Le 22 Novembre 2006

    Enfant toi qui m’entends
    Enfant toi que j’appelle
    Enfant toi qui attends
    Que je parle d’Amour
    Je puis bien dire par toi à mes enfants De France
    Qu’il faut vous réveiller qu’il faut vous avancer
    Qu’il faut enfin prier pour LE CŒUR DE LA FRANCE
    Enfant toi que j’appelle
    Enfant toi que j’implore
    Enfant toi qui viendra au chevet De La France
    Par Amour pour LA France
    Par Amour pour la vie
    Par Amour pour le Christ
    Par Amour simplement
    Par Amour pour tes frères
    Pour les enfants De France

    Accepte simplement
    De dire oui à Marie
    De dire oui à Jésus
    De dire oui à Ton Père
    De dire par l’Esprit Saint
    Seigneur je m’abandonne
    A Ta Miséricorde

    Le 22 Novembre 2006

    Je suis le Serviteur De La France et des francs
    Car je Suis Serviteur De Mon Dieu
    Qui a Seul
    Le Droit De LA Couronne
    Car le Fils a porté La Couronne d’épines
    Pour que je porte Pour LUI
    La couronne De L’Amour
    Voulant dire simplement
    Je suis roi par MON ROI
    Par le Seul qui a Droit
    De porter LA Couronne
    Que je porte pour LUI
    Pour dire à ses enfants
    Que Seul Dieu est à l’œuvre
    Quand se fait par amour
    La réconciliation
    Autour de la couronne.

    Le 26 Novembre 2006

    Aujourd’hui Dieu envoie
    A ces enfants sans roi
    A ses enfants chéris
    Le bon roi qu’Il avance
    Pour servir Dieu en France

    Le 27 Novembre 2006

    Jésus Christ est à l’œuvre par L’Esprit
    Qui conduit à la demande Du Père
    L’enfant de son pays osant dire aux enfants
    C’EST DIEU qui nous conduit
    C’EST DIEU SEUL qui choisit
    C’EST À DIEU simplement
    Qu’en ce jour j’obéis en osant dire
    Je viens moi le roi de la France
    Le seul qui a le DROIT
    Par Celui qui fait DROIT

    Pour qu’ils servent Pour qu’ils servent
    LA France Et Dieu en France

    C’est au jour du Travail ce jour du couronnement
    Que La France comprendra
    Qu’Elle a fait le bon choix
    Qu’Elle a choisi le roi Que DIEU SEUL a choisi
    Pour continuer la route
    De La France par Son roi

    La Couronne De France
    Revient pour servir Dieu et servir Dieu en France
    C’est servir les français

    Pour que La France revienne à la démocratie il faut qu’Elle se souvienne que le peuple a jadis demandé à son roi de trancher les débats et quand le roi venait il tranchait la question sur les parts d’héritage les frontières des comtés et puis il guérissait puisqu’en devenant roi le Ciel lui donnait droit de guérir
    Droit Du Roi

    La Couronne est La Croix que celui qui est roi
    Doit porter pour LA France
    Le roi qui vient servir est le roi serviteur

    Le 04 Décembre 2006

    Nul affront nul combat nulle insulte nulle fatigue
    Ne pourra empêcher la marche du devoir de celui que Dieu Père a choisi pour servir
    Et Son Dieu
    Et La France

    Le 29 Mars 2007

    Dieu donnera la Victoire à LA CROIX SUR LA FRANCE
    Dieu donnera la Victoire à l’Amour qui se lève
    Dieu donnera la Victoire au roi qui vient en France
    Le roi qui vient par Dieu
    A besoin de prières
    Le roi qui vient pour Dieu
    A besoin de prières
    Le roi qui vient sert Dieu …

    Le 1er Avril 2007

    Seul un roi par le sang pourra sauver La France
    Seul le roi De Bon Sang sauvera noble France…

    Le 28 Octobre 2007

    Ton Seigneur qui sait tout prépare le chemin nul désormais ne peut dire un tel s’est trompé puisque Dieu donne LA PREUVE qu’Il a bien annoncé le retour Du Bon roi qui vient par l’océan

    Le 08 Novembre 2007

    Enfant de la discorde
    Entre ce jour qui vient de dire Dieu veut un roi
    Et l’ordre de demain qui ne reçoit des ordres que du vilain
    L’ordre préétabli par Ton DIEU
    C’est celui qui vient par CHRIST ROI
    Et par le roi qui vient
    Par le DIVIN SON ROI
    Le roi que Père a mis sur la terre servira quoiqu’en dise le serpent

    Le 10 Novembre 2007

    L’Heure de Dieu
    C’est L’Heure pile où tout vient tout bascule
    Pour servir
    L’Heure de Dieu
    L’Heure de Dieu
    Sonne l’Heure de la recréation
    De l’histoire par le roi
    Qui vient sauver la France
    Et par elle l’Occident
    En renouant l’Alliance avec Dieu par le roi
    Dieu veille au roi
    Dieu veille sur LA France
    En lui donnant un roi
    Roi vient de par La France
    Roi vient et puis De France
    Servir
    Dieu et La France
    C’est par Dieu que De France
    Vient et sauve La France
    Le roi par Dieu De France
    Dans l’Histoire de ce roi
    Dieu a voulu ceci
    Serviteur de SON ROI
    Le roi vient serviteur
    Servant Dieu et La France

    Le 10 Janvier 2008

    Roi Père vous envoie
    Via Marie La Reine
    Via Marie Ma Mère
    Via Marie LA SAINTE
    Qui porte La Couronne
    Qui donnera couronne au bon roi qui viendra
    Portant bure et genet ouvrant l’Aube du bon plan
    Aimant Dieu Aimant PAIX
    Souffrant l’Heure de Ma Mort
    Pour servir Dieu en France
    Pour sauver noble France
    En osant mettre CROIX
    Sur le drapeau français
    Pour lutter et montrer
    Que La Paix ELLE se gagne
    Par la Guerre du Chapelet
    Et non par celle des armes

    Un roi portant couronne reviendra
    par LE ROI qui portant LA COURONNE
    La donnera au roi pour que portant couronne
    L’HISTOIRE reprenne sens
    Du bon Sens Du Courant
    Roi via le Capétien
    Roi via la Reine
    Roi via le combat de LA France pour LA France
    Via la démocratie revient le roi
    Au jour où le Ciel le rejoint

    Choix du peuple de France
    De poser un monarque au chevet de la France
    CHOIX D’AMOUR de Ton Dieu
    De poser un bon roi au chevet de la France
    Moi Le ROI DE LA France
    J’ose dire qu’un bon roi viendra dire à la France
    Que l’Amour est travail
    Et que porter Bannière pour La France aujourd’hui
    C’est poser en Son Centre La Croix D’OR qui rougeoie
    LA CROIX et le Chapelet sont les armes De France

    La Croix vaincra le roi qui vient par adultère
    La Croix D’OR révélera celui que Dieu choisit
    Pour être roi sur terre au chevet de LA France
    Puisque roi De Par Dieu

    La croisade des enfants portera la Victoire
    Jusqu’au grand parlement
    L’HISTOIRE se recompose en recoupant les choses
    L’HISTOIRE du roi qui s’en vient
    Via le capucin qui saura être l’ombre qui protège la lumière
    Pour que sorte de l’ombre celui que Dieu choisit
    Il faudra LA Lumière qui est Sa protection

    Je Suis ROI DE LA France
    C’est pourquoi j’en appelle à mes enfants De France
    Je Suis LE ROI DE FRANCE
    C’est pourquoi je demande à mes enfants de France
    De prier pour ma France
    Aujourd’hui moi l’AMOUR
    Moi Jésus Sacré Cœur
    Je pleure des douleurs qui arrivent sur La France
    Je Suis LE CHRIST ROI
    Et aujourd’hui je dis
    MOI LE ROI DE LA France
    J’appelle à Son Chevet
    Le bon roi capétien portant le chapelet et MA CROIX
    Comme seules Armes pour combattre avec moi
    Les ennemis De DIEU
    Les ennemis DU ROI
    MOI LE SEUL ROI De France
    J’appelle mon roi à revenir en France
    Via Le Capucin
    Pour venir à la tête de l’armée des enfants
    Priant Mère Marie de sauver noble France

    Ouragans et désastres vont trouver bons soldats
    Osant crier au roi Dieu vous demande
    Bon roi pour Le servir En France

    Le 28 Janvier 2008

    Couronne Je l’assortie à LA CROIX d’Aujourd’hui
    Le roi portant couronne portera pour mémoire ma couronne
    Faite d’épines
    Pour porter témoignage et dire
    Dieu pose couronne sur le roi serviteur
    Serviteur De LA FOI pour servir LE Royaume
    Seul un roi capétien a droit à la couronne
    Celui qui vient malsain arborant la couronne
    Ne vient pas des croisés
    Ne porte pas l’épée il usurpe le droit en n’étant pas Très Droit
    Ne venant pas DE DROIT
    Celui qui suit n’est pas de la race des servants
    Tout au plus il convient de dire des capétiens
    Pour finir par celui qui Seul à droit De Droit
    C’est le roi sans couronne
    Qui portera couronne par la reconnaissance
    Des enfants De La France
    Osant le reconnaître comme descendant du roi
    Que le peuple meurtri donna à l’ennemi
    L’ennemi est celui qui combat Dieu en France via la démocratie
    Le roi qui vient devra vivre sans être à charge
    Seul un roi sans couronne peut porter la couronne
    Puisque n’ayant pas biens

  8. Hercule dit :

    La Prophétie Emilienne
    (0200)

    La prophétie Emilienne aurait été découverte dans les catacombes romaines :

    « Quand vous verrez le premier bœuf mugir, commencera le chancellement de l’Eglise.
    Quand vous verrez l’aigle se liguer avec le serpent, commencera la persécution.
    Quand vous entendrez le second bœuf mugir, alors très grande sera la tribulation de l’Eglise.

    C’est à l’encontre du second bœuf et à rencontre du serpent qu’arrivera d’Occident le roi de grand renom qui doit détruire l’empire des Turcs. En ce temps-là, malheur à l’Italie ; trois armées fondront sur elle : l’une venant de l’Orient, l’autre du Nord, l’autre de l’Occident. Il y aura une telle effusion de sang, que l’Italie n’en aura jamais vu de pareille depuis le commencement du monde. Le Pontife sera ramené par le Grand Monarque. Toutes les vertus refleuriront dans l’Eglise de Dieu, surtout dans le sacerdoce. Puis la secte de Mahomet sera détruite, etc. »

  9. Hercule dit :

    Bonjour,

    Je travaille dans l’urgence car notre temps est compté…

    Saint Hippolyte de Rome
    (0235)

    Saint Hippolyte de Rome, prêtre martyr. Il fut l’un un important savant exégète et théologien de l’Église Latine, et il a laissé de nombreux ouvrages exégétique, canoniques et liturgiques. Il s’opposa à différents papes et à saint Calixte 1er, allant jusqu’à susciter un schisme et à se comporter en antipape. Mais ayant été exilé pour la foi en même temps que le Pape Pontien qu’il combattait, il se réconcilia avec l’Eglise avant d’être martyrisé, persécuté par l’empereur Maximin. Il mourut avec Pontien en Sardaigne à la suite de mauvais traitements, ils ont été élevés tout deux au rang des martyrs et honorés ensemble à ce titre. Il annonçait :

    « Le Grand Monarque Gaulois qui assujettira tout l’Orient arrivera vers la fin du monde ».

  10. Hercule dit :

    La prophétie de Merlin
    (0480)

    La plupart des ouvrages qui parlent de la légende de Merlin, évoquent aussi le Roi Arthur et ses chevaliers de la Table Ronde. La description de Merlin varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît : enchanteur, prophète, homme des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature. Son rôle dans le cycle arthurien est d’aider à l’accomplissement du destin du royaume de Bretagne, royaume mythique regroupant l’actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale (Nous savons par la petite Olive Danzé de Plogoff, devenue Sœur Marie du Christ-Roi, que Dieu réserve pour l’avenir une destinée secrète pour la Bretagne, différente de la mission de fille aînée de l’Eglise accordée à la France).
    Grâce à sa sagesse légendaire, Merlin devient l’ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci, il organise le défi de l’épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d’Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans diverses missions, notamment la fameuse quête du Saint-Graal ; selon une tradition anglaise, Joseph d’Arimathie conserva le Saint Calice de la Cène, dans lequel il recueillit un peu du sang de Jésus avant de déposer sa dépouille dans son sépulcre. Joseph quitta ensuite la Palestine et se rendit en Gaule où il déposa précieusement le Saint-Graal.
    À la fin de sa vie et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.
    Selon la légende, Merlin tomba éperdument amoureux de la fée Viviane à qui il enseigna plusieurs sorts, et lui confia lui le secret pour se lier un homme à jamais. La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie pour le garder auprès d’elle, traçant les « neuf cercles » autour de Merlin endormi. La magie étant puissante, Merlin fut emprisonné pour l’éternité dans sa geôle, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fut possible. Ainsi, dans la forêt de Brocéliande, sur une stèle est écrit : « ici a été enfermé Merlin l’enchanteur par la fée Viviane ».
    Ce long roman en prose ne nous est pas parvenu intact mais il nous est maintenant connu sous le nom de Livre du Graal, conçu comme l’entière histoire du Graal et d’Arthur et ses preux chevaliers.
    Arthur fut caché et réservé dès sa naissance, par Merlin, pour sa destinée royale. On pense aussi au roi Arthur blessé au soir d’une terrible bataille. Son lieu de convalescence ne serait-il pas « l’île des Fruits » ou « îles Fortunée » (Insula Pomorum quae Fortunata vocatur). C’est une sorte de Paradis terrestre, demeure de fécondité et de longévité, gouvernée par neuf sœurs dont l’aînée, la reine Morgane, est une magicienne qui connaît les secrets de l’art de guérir. Le nom d’ »île Fortunée » était emprunté aux « Étymologies » de St. Isidore de Séville décrivant les îles Canaries, tandis que le nom d’ »île des Fruits » semble une traduction du mot d’origine celtique Avallon qui aurait signifié « pomme » ? Néanmoins, « selon de multiples traditions galloises, anglaises et aussi italiennes, le séjour d’Arthur était une grotte introuvable où il dormait entouré de ses chevaliers et échappait à l’attention des vivants ».
    Les prophéties concernant le Grand Monarque rappelle étrangement par « l’île de la captivité », la légende du Roi Arthur transporté par les fées dans l’île d’Avallon, veillant au long des siècles en attente du besoin du peuple des justes. Il est aussi étonnant de découvrir dans les Petits Bollandistes la tradition anglaise de la venue de Saint Joseph d’Arimathie en Gaule, apportant dans ses bagages la Coupe de la Cène, le Sacré Graal, pour le déposer dans les Pyrénées ; cette coupe qui n’est autre que celle de Melchisédech que Jésus, selon Anne Catherine Emmerich, avait fait rechercher avec les vases sacrés pour célébrer la Pâques juive immédiatement suivie de l’instauration de l’Eucharistie.
    Après avoir déposer dans l’Arche d’Alliance, ce précieux vase, Joseph d’Arimathie, l’oncle de Jésus, poursuivi ensuite son chemin vers l’Angleterre, mariant sa fille au Roi Lear et accordant ainsi l’ascendance davidique à toutes les monarchies européennes.
    Voici quelques prophéties de Merlin, telle qu’elles nous sont parvenues :

    « Avant que la chose qui nasquit jadis ès-parties de Jérusalem soit aagée de douze cent cinquante ans, grande multitude de Chrestiens se rendront oultre mer pour combattre les Sarrazins et les dits Chrestiens seront presque tous occis.

    Peu d’années avant que la chose qui jadis nasquit ès-patrie de Jérusalem ait fini son dix-huitième aage, si ne fust la grant prouesse qu’aura esté en leurs ancestres, en celui temps les François seraient plus haïs que leurs ancestres n’aièrent esté.

    Avant que la chose qui nasquit jadis ès-parties de Jérusalem viengne à son vingtiesme aage, contrée d’Italie trébuchera. Elle est appelée Romanie, et une grant partie sera achevée par l’Apostolle et par la gent de Gaulle

    Il y a un Pape qui n’osera regarder Rome. Une chose pareille que les Romains saichent de parmy, que avant que celui Pape trepasse du siescle, luy fera Notre Seigneur souffrir telle honte que ne se pourra appareiller. Et si vueil que les Romains saichent de parmy, que dès lors ès avant commencera sa destruction et plus en plus ; et ce sera pour leurs péchés.

    Au temps que la chose qui, jadis, nasquit jadis ès-parties de Jérusalem aura moins de vingt ans, toute l’Italie tremblera de joie et de peur.

    L’Apostolle et la gent de Gaulle feront tresbucher les déloyaux, qui trembleront de peur ; et ceux qui devers se tiendront, en trembleront de joye, qui les surmontera ; parce qu’il verra avaller ses ennemis. Dont perdra le lion ses ongles.

    L’Italie et l’Allemagne souffriront beaucoup. Le Roi Franc restaurera le vrai Pape. Par sa vertu, il sera plus grand qu’Alexandre ; et par ses succès plus grand que Cyrus. Il portera un lion rampant dans ses armoiries ; et à cause de cela, on l’appellera le Lion. Il traversera les mers et sera acclamé comme empereur par de nombreux Rois. Mais un Prince puissant, venant de l’Orient lui livrera bataille. Le Lion ira à sa rencontre avec ses armées. Dressant son camp sur les rives de l’Euphrate, il l’y attendra. Si le Prince traverse le fleuve, sera vaincu. Mais le Lion passera lui-même le fleuve, et il infligera à son ennemi une cuisante défaite. Il sera alors le maître de tout l’Orient ».

    Une autre prophétie de Merlin, trouvée dans le Liber Mirabilis, annonce le Grand Pape et le Grand Roi :

    « Ces temps orageux dureront jusqu’à l’année du Seigneur, dans laquelle paraîtrons un nouveau pape et un nouvel empereur.
    Merlin dit : La prospérité du Seigneur descendra sur la nation désolée ; un pasteur remarquable s’essayera sur le trône pontifical, sous la sauvegarde des Anges.
    Les monts courberont leurs faîtes devant lui, la mer se dessèchera, les morts ressusciteront, les autels seront dressés, les églises ouvertes.
    Alors un monarque gracieux, de la prospérité de Pépin, viendra en pèlerinage, voir l’éclat du glorieux pontife… Un trône temporel venant à vaquer, le pasteur y colloquera le roi, qu’il appellera à son secours.
    Merlin l’avait dit : Vous saurez qu’il y aura deux têtes, une d’Orient, l’autre d’Occident.
    Ce pasteur… fera la joie des élus du Seigneur. Pasteur angélique, il promènera le bâton de l’apôtre par tous les pays.
    Il se fera entre les Eglises grecques et latines une union indissoluble.
    Et dans le principe, pour amener ces heureux résultats, recourant à ses secours puissants et temporels, le Saint Pontife invoquera l’aide du monarque généreux de la France ; avant qu’il puisse être affermi et solidement assis sur le Saint-Siège. Il y aura des guerres innombrables, des luttes pendant lesquelles le trône sacré sera ébranlé.
    Ce Pape sera à la foi pasteur et réformateur. Grâce à lui, l’Est et l’Ouest connaîtront une union durable. Six ans et ½ plus tard, il rendra son âme à Dieu. Lorsqu’un monstre t’apparaîtra dans le Ciel, tu trouveras à l’Est un refuge tout préparé et neuf ans plus tard, tu mourras ».

    L’Abbé Suger parle aussi du sauvage devin Merlin qui a vu et prédit avec détail, et d’une manière si étonnante, les évènements qu’on doit voir dans la suite des siècles :

    « Au trône succèdera le lion de la justice ; à ses rugissements trembleront les tours gauloises et les dragons insulaires. Dans son temps, on extraira l’or du lys et de l’ortie ; l’argent découlera du pied des animaux mugissants, les bêtes à poil frisé revêtiront des toisons diverses, et leur extérieur fera connaître ainsi leurs dispositions intérieures ; les pieds des chiens seront coupés ; les animaux sauvages jouiront d’une douce paix ; les hommes réduits à supplier, souffriront ; les formes du commerce changeront ; la moitié d’un tout deviendra ronde ; les milans perdront leur rapacité ; les dents des loups s’émousseront ; les petits des lions seront transformés en poissons de la mer, et l’aigle bâtira son nid sur les monts de l’Arabie ».

    Une autre prophétie de Merlin concernant certainement le Grand Monarque, semble préfigurer les prophétie de Marie-Julie de La Fraudais, à Blain en Bretagne :

    « On lui mettra aux dents un mors forgé sur les rives du Golfe Armoricain ».

    Jeanne d’Arc, on le sait, fut prédite par le barde Merlin, et les prophéties relatives à la Pucelle apparaissent dans les actes des procès de condamnation et de réhabilitation de Sainte Jeanne d’Arc, mais il est aussi probable que ces même prophéties de Merlin annoncent une nouvelle Jeanne d’Arc qui aura pour mission de préparer les chemins du Grand Monarque.

    • jean dit :

      La nouvelle Jeanne d’Arc, qui est la même mais pour notre temps, « devant guider et protéger le roi pour le faire sacrer à Reims comme JADIS », est annoncée dans le tome 2 de « Seul l’Amour sauvera le 3e millénaire » page 171

      • Hercule dit :

        SIGNES AVANT-COUREURS ET AVERTISSEMENTS

        Extraits d’extases de Marie-Julie Jahenny
        (Mise-à-jour du 13-04-2013)

        …………………………………………………….

        1880-03-16 :

        Marie-Julie : « Je contemple la très sainte et immaculée Mère de Dieu. Elle vient à nous, toute joyeuse, et le sourire à de ses lèvres fait battre d’amour nos cœurs. Elle dit :

        « Mes enfants je suis votre Mère. Je viens vous parler cœur à cœur, au nom de mon Fils, et vous apportez Ses paroles bénies… Mon divin Fils prépare, en union avec Ses élus, une fête d’allégresse qui sera célébrée en ce lieu où nous sommes maintenant, dans ce lieu où Je suis descendue.

        Sous peu, la voie de l’ange qui a tout dirigé parlera. C’est à lui que mon divin Fils donne l’ordre d’inviter, par une voix intérieure, les véritables amis. Ceux-ci l’entendront les premiers, cette voix douce qui leur dira :

        « Levez-vous, chers amis, tous ensemble et venez sous le regard du Seigneur »…

        « Voici l’objet de cette fête : mon cher Fils descendra, en pleine gloire, dans ce lieu sanctifié par Sa présence. Tous les cœurs de nos amis généreux en ressentiront une très suave impression de bonheur. Ce sera un céleste ravissement pendant lequel tous les cœurs seront décorés de la Croix, dont sublime d’amour… Chacun d’eux entrera dans de grands et glorieux desseins qui ne cesseront plus d’opérer.

        Mes enfants, puisque vous êtes destinés à travailler dans l’œuvre de la Croix, vous ne pouvez avoir de décoration autre que la croix. Chacun connaîtra sa mission, chacun aura son emploi… C’est avec le sourire que je vous communique ce divin secret.

        Le travail des apôtres de la Croix va devenir immense. Mon divin Fils veut que tout soit recueilli pour Sa plus grande gloire et pour le comble des grâces qu’Il veut donner. Il veut en retour, que ses enfants lui donnent tout le travail de leur esprit et de leurs mains. Ces mains et cet esprit ont été créés pour Le servir. Voilà comment, mes enfants, les œuvres d’abord secrètes et comme voilées en apparence arriveront doucement à leur terme…

        Mes enfants, ce n’est point près d’ici que nous allons choisir de nouveaux cœurs pour être admis dans la gloire du Très-Haut. Dans ceux qui sont au plus près et qui sont revêtus de l’ordre de la grâce, mon divin Fils n’a trouvé aucune science capable de Le glorifier. En peu de temps, mes enfants, des foules descendront les chemins étroits qui conduisent à ce lieu solitaire mais, désormais, ce nom de solitaire ne sera pas porté longtemps. Ce lieu deviendra grand ! d’une immense grandeur ».

        Marie Julie : « Pourquoi, Bonne Mère, plus qu’autrefois ses visites d’âmes ? »

        Notre-Dame : « Ces âmes viendront, poussées par une grâce extraordinaire, pour ramasser les grâces visibles du Ciel… Mes enfants, tant de peines, tant de travaux, tant de larmes et de croix seront si hautement changés en prodiges que, bien que, depuis l’époque du Calvaire jusqu’à ce jour, de grandes œuvres se soient opérées, je n’ai jamais remarqué de fleuves remplis de grâces, comme il en est réservé pour ce lieu, ici ou je vous parle maintenant… »

        Marie Julie : « Oh ! Bonne Mère, après tout ce que votre bouche nous révèle, comment vivre encore sans vous aimez jusqu’à la sainte folie ? »

        Notre-Dame : « Mes enfants, une montagne a été élevée ici… une montagne chaque jour s’élève par le travail du Dieu tout-puissant : vous êtes dessus. Chaque jour vous vous élevez davantage par la grâce. Bientôt la terre aura fui de vos pensées. La terre sera si basse alors que tous les pèlerins qui viendront vers votre montagne, répandront une sueur abondante, tant elle sera difficile à gravir. Je veux dire qu’ils comprendront combien le Saint des saints est admirable dans ses desseins, combien il mérite d’être béni et exalté dans ses prodiges. Cette sueur qu’ils répandront, ce sont les larmes qu’ils verseront pour n’avoir pas voulu plutôt goûter la grâce si précieuse que goûtait le petit nombre des enfants appelés nouveaux par la grâce. Mais il leur sera difficile de gravir la montagne où seront élevés tous les bénits de mon Fils. À force de regrets, à force de peines et de repentir, dans l’avenir des années, ils y parviendront. Mais les premiers seront élevés bien haut et ravis mystérieusement dans l’œuvre de mon Fils ».

        « C’est mon Fils qui, à Son tour va commander. Voilà comment les œuvres secrètes arrivent doucement à leur terme, après avoir été longtemps voilées en apparence.
        Vous êtes appelés à une régénération extraordinaire. Vous serez appelés les enfants du monde nouveau… ».

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        1880-05-04 :

        Introduction du Père Pierre Roberdel (Cris du Ciel sur le Temps qui vient) : Le ciel nous avertit qui faut s’attendre, en approchant de la fin du siècle, à ce que partout se multiplient les visites de Dieu et de sa sainte mère. Il y aura un nombre rapproché de faits prodigieux qui, tous, ne seront pas heureux, car l’Enfer redoublera aussi ses efforts. On nous décrit le cachet qui permettra de reconnaître les œuvres de Dieu. Les cas de possession seront nombreux.

        …………………………………………………….

        « Gloire au Père…

        J’adore le divin Crucifié…

        Les flammes portent ces paroles du Saint Esprit :

        « Je suis la voie de la vérité et de la vie. Je suis l’instituteur divin de ton âme, la lumière de ton cœur, la sûreté infaillible de ton esprit ».

        Voilà ce que je lis.

        … Le soleil me fait voir que toute vie, qui n’est pas celle de Dieu, rencontre les plus terribles difficultés pour s’expliquer ce qui se produit aux yeux de l’âme. Ces difficultés viennent de ce que Dieu n’y a pas semé la semence de Sa parole qui rend facile aux âmes les vérités les plus difficiles.

        Les voies de Dieu sont pleines d’une lumière débordante. Quand on y entre, on ressent une douce chaleur…

        Les voix contraires à celle de Dieu semblent d’abord donner une très grande connaissance, mais cette connaissance s’évanouit à mesure qu’on avance dans la voie. Ce qu’elle faisait voir d’abord devient ténébreux, et tout se fond dans une profonde inquiétude, et leur paix se trouble.

        Les voies de Dieu restent toujours réellement claires. Elles nous laissent souvent apercevoir, avant même que nous y soyons arrivés, la chose divine que Dieu veut nous faire connaître. On n’y reçoit l’assurance que c’est Dieu qui nous conduit.

        Dans les voies de Dieu, on peut rencontrer quelquefois de légers obstacles, mais la faute en vient de nous, d’un manque d’attention…
        Cela est arrivé aux savants les plus saints qui s’enfonce profondément dans les traités sur les voies de Dieu. Ce n’est qu’un manque d’attention, une occasion de purification de l’âme et de l’esprit.

        Les voies de Dieu ne sont pas égales mais, malgré leurs différences, elles sont toujours faciles à gravir. Il est toujours facile de reconnaître la vraie lumière : à la paix qu’on y goutte. C’est le cachet de Dieu.

        Il y a des voies qui sont vraies au commencement mais qui, au quart, au milieu ou à la fin, deviennent fausses. C’est qu’une voie commencée sans l’aide de la grâce ne peut arriver à bonne fin. (Ab. P.R. : Pour juger définitivement des voix mystique d’une âme, il faut attendre la fin de sa vie terrestre. Une âme, même véritablement favorisée au début, peut dévier par la suite si, par manque d’humilité, et se laisse prendre au piège de la vaine gloire).

        Voici le cachet qui nous assure que nous marchons dans la voie de Dieu. Le doigt de Dieu écrit trois preuves visibles :
        La première, c’est la paix qui règne dans le plus fort de l’orage.
        La seconde, c’est la totale soumission aux desseins de Dieu : dans la peine comme dans la joie, la foi ne diminue pas.
        La troisième, c’est que l’amour de Dieu ne survit pas dans les voies qui ne sont pas de Lui ; Il ne prête pas son langage aux paroles et des explications. (Ab. P.R. : Celui qui n’est pas dans la voix divine cherche, avec insistance, à se justifier à force d’explications. Celui qui est dans la voix véritable se tait après avoir donné le message divin ; il laisse à Dieu le soin de le justifier).

        Le soleil dit :

        « Dans ce temps et un peu plus tard, il y aura un grand nombre d’âmes obsédées et possédées par l’esprit infernal. Leur délivrance sera d’autant moins facile que l’esprit infernal s’emparera de toutes les fibres de leur cœur, pour mieux les endormir dans sa possession.

        Pour leur rendre la liberté, il faudra au Pères (exorcistes), que le Ciel soumettra à cette dure épreuve, un grand nombre de pénitences de mortifications. Quand, lors des prières de l’Eglise, on donnera à l’infernal l’ordre de sortir (du possédé), qu’on ne manque jamais de se munir de la Croix, qui est l’arme invincible pour terrasser le démon et lui imposer sa rentrée aux enfers !

        Dans le temps où toutes les misères seront au comble et le mal à son sommet, en beaucoup d’âmes, dans vos contrées – non pas dans vos demeures ou auprès – il se fera bien du bruit par l’acharnement de ces redoutables possessions. L’ennemi prophétisera, par la bouche de ces possédés, un avenir de choses délicates, prophétisera en apparence, mais, à l’examen cela se révélera grossier, quand on en méditera le mensonge ».

        Le soleil me fait voir que toutes ses possessions seront produites par le dérèglement de la foi, et par toute une suite de péchés de faiblesse et de découragement. Un grand nombre de d’âmes auront à souffrir de toutes ces misères.

        Je vois aussi que les lumières du Ciel couleront, plus nombreuses que jamais, dans l’esprit des Pères de l’Eglise. Ils recevront, de la bonté de Dieu, une grâce de discernement sur toutes ces choses auxquelles il faut s’attendre.

        Dans la lumière du soleil, je vois se renouveler, dans les temps où nous sommes, la grâce que reçurent les premiers Apôtres. Ils avaient la lumière qui ne permettait pas au serpent infernal de laisser sa morsure sur la foi du peuple chrétien. Avec ce don de Dieu, il n’y aura ni crainte ni inquiétude au milieu de tous les désordres ; il sera fait, pour la gloire de Dieu, tout ce qui est au pouvoir des enfants de la foi.

        Dans une flamme particulière du soleil, je vois que, loin de notre pays (la Bretagne), Notre Seigneur et sa Sainte Mère ont daigné visiter un peuple accablé, sous la terreur du Ciel, par la justice contre le péché. Le nom de ce peuple, c’est Dijon. Je vois ce mot parfaitement gravé.

        Ce qui attire en ce lieu la visite de Dieu et de la Sainte Vierge, c’est un groupe d’âmes ayant fait vœu de pénitence, et aussi le vœu d’implorer pour obtenir le pardon du blasphème et réparation de la foi qui est perdue en bien des âmes.

        Dieu dit :

        « Ce n’est point la grande partie de ce peuple qui m’attire en ce lieu, c’est le groupe très faible qui a fait fléchir Mon Cœur et Ma bonté ».

        La Sainte vierge porte un trait sur son cœur, un trait qui n’a pas été lancé et dont la pointe menaçante reste cachée sous son manteau. Elle porte, en pleurant, la main vers l’autre bout du trait, vers celui tourné vers le ciel.

        Je voix que Notre Seigneur doit visiter encore ce peuple, mais non avec Sa Sainte Mère. Il doit lui faire passer la sévérité de trois paroles :

        Voici la première :

        « Si, au bout de quarante jours, le peuple de ce lieu n’observe par la loi chrétienne, je réduirai, lui qui m’était fidèle dans les temps passés ; je le réduirai sur des charbons ardents »…

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        1880-06-28 :

        Marie Julie : « Je contemple la très Sainte Mère de Dieu. La tristesse de deuil sont peints sur son visage ».

        Notre-Dame : « Mes enfants, en cette fin de mois et au commencement de celui qui est consacré au Précieux Sang, je visite tous mes enfants que mon Fils divin a appelés aux dons de Sa grâce. Je les visite pour les préparer à recevoir cette parole : L’été est proche ! le soleil de la terre, qui vous a vu naître, va voir disparaître de sa lumière beaucoup de ces âmes que la grâce a visitées…

        Mes enfants, remarquez bien ma parole ; si cette parole passe mes lèvres, c’est qu’auparavant elle est tombée de celles du Créateur. Au moment où toute la douleur poussera son cri, il y aura un grand nombre d’âmes qui recevront beaucoup de missions et qui les prendront comme venant de la divine puissance de mon Fils.

        Remarquez bien ma parole, mes enfants. Toutes les voix des hommes qui conduisent les lois, ces voix n’arrêteront point les paroles publiques de ces âmes nombreuses qui recevront, tout à coup, des missions différentes les unes des autres. Il leur sera communiqué de publier, sous peine de mort, tout ce qui leur sera communiqué.

        Mes enfants, faites attention à mes paroles. Beaucoup de ces missions seront mauvaises, ce sera même le plus grand nombre.

        Mes enfants, vous avez assez de science pour savoir que jamais mon divin Fils ne fait publier, d’un bout à l’autre du monde, toutes Ses paroles à moins que ce ne soit très grave et pour mettre à l’abri les âmes fidèles.

        Dans ses missions, on communiquera des choses tellement fortes à croire que, dès que les vrais chrétiens les liront, ils verront sans autre sans examen que la Voix divine n’est pas dedans. L’ennemi des enfers se promettait, lui aussi, de donner à beaucoup d’âmes la mission de révéler ces choses nuisibles à mon divin Fils et à mon peuple chrétien. Cela fut dit, par l’ennemi, à la bienheureuse Marguerite du Très-Saint-Sacrement ».

        Marie-Julie : « Je ne la connais pas, ma Bonne Mère ».

        Notre-Dame : « Ne soit pas inquiète, ma fille, elle est connue. Mes chers enfants, la même parole fut dite à la sœur Saint Pierre de Tours, morte en odeur de sainteté. Au moment de sa mort, la rage de l’ennemi infernal était épouvantable.

        Satan lui lâcha cette parole : « En 80, 81 et 82, je ferai beaucoup de révélations. Je continuerai jusqu’à 83… (Si on en croit les annonces prophétiques de Satan, le père du mensonge, à Marie de Saint-Pierre du Carmel de Tours, paroles qui furent rappelées à Marie-Julie par la Sainte Vierge, les évènements auraient dû débuter en 1980 pour une durée de quatre années. A Sœur Lucie de Fatima (+ 2005), la Sainte Vierge lui avait demandé de faire publier le secret de Fatima à partir des années soixante car, à cette date, il serait mieux compris. Le Pape Jean-Paul II a finalement publié la troisième partie du secret pour le jubilé de l’An 2000, le 13 Mai. A Marie-Julie Jahenny, le Seigneur avait demandé de faire publier ses prophéties à partir de 1970. Le Seigneur fit aussi connaître à Sœur de la Nativité, la Clarisse de Fougères, que si le jugement arrivait dans le siècle de 1900, il ne viendrait que vers la fin, et que si le monde franchissait ce siècle, les deux premières décades du siècle de 2000 ne passeront pas sans que le jugement intervienne. Sœur Mélanie Calvat (+ 1904), la voyante de La Salette avait annoncé que les évènements se produiraient aux alentours de l’an 2000, que si personne ne priait, ils seraient avancés, et que si beaucoup priaient, ces évènements seraient retardés et même atténués. Il faut croire aujourd’hui que les gens ont bien prié…)

        … Satan lui lâcha cette parole : « En 80, 81 et 82, je ferai beaucoup de révélations. Je continuerai jusqu’à 83. Il sera impossible de masquer mon langage. J’imiterai trop bien toutes les paroles du Christ et Ses révélations. En chargeant ces âmes, je veux perdre beaucoup de prêtres pieux, les égarer profondément dans toutes ces choses. Je veux en perdre aussi beaucoup qui ne sont pas prêtres. Si je ne parviens pas à perdre ces âmes, je perdrais au moins la réputation ; je les ferai dénoncer jusque devant le conseil des lois humaines ».

        Mes enfants, ces paroles n’ont pu être entièrement rapportées. Je me sers de cette âme (Marie-Julie) pour les révéler tel que Lucifer les vomit aux oreilles de cette humble religieuse.

        Mon cœur souffre beaucoup en ce moment. Il y a des peines partout dans le monde… Pour toi, ma fille, vois la souffrance qui descend par flots sous le regard de mon Fils. Vois, à côté, la gloire et les consolations… Sache que mon divin Fils commence par la douleur et finit par la consolation. Ne t’effraie pas si tu vois toutes tes forces s’affaiblir et ton corps mortel se dessécher, tout en conservant la fraîcheur de la vie de la grâce…

        Tous les projets ne sont pas encore réalisés… Bien d’autres se dévoileront et s’étendront publiquement contre tous les prêtres, contre les âmes consacrées à mon Fils, et aussi contre ceux qui vivent dans le monde ».

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        1880-08-30 :

        L’extase qui suit nous donne une vue d’ensemble du plan divin de purification :
        « Je vois qu’au moment où le Seigneur monté au Ciel, prit possession de son Royaume Éternel, à ce moment, l’enfer devint le Royaume de l’Ennemi. Le Seigneur s’empara de son royaume terrestre et dit :  » Je suis établi Roi Éternel.  »
        Satan, furieux, cherche quelque détour pour étendre malicieusement sa puissance… Il demande un partage…
        Le Seigneur lui dit :  » Tu Me seras soumis, tu ne feras que ce que te permettra la Loi Éternelle…
        Je te laisse le pouvoir de tenter tous les hommes, de les faire souffrir jusqu’à une certaine mesure, mais Je serai présent… Au commencement, tu ne feras pas beaucoup de prodiges ; ils te serviront à faire le mal.
        Je te laisse permission de tenter Mon peuple, mais Je ne te permettrai jamais de prendre la forme divine, ni celle de figures véritables…  »
        Satan dit :  » Je transformerai tout en outil de travail contre Vous, je mettrai la révolte, la guerre, la division partout. Je renverserai le temple de Vos prières ; j’y établirai des idoles qu’on adorera. J’y briserai tout.  »
        Jésus dit :  » J’écraserai sous la foudre du Ciel, tous ceux qui te seront donnés pour l’enfer. Je rétablirai Mon peuple ; Je le préserverai des fléaux ; Je relèverai les ruines. Je te précipiterai dans l’abîme, mais seulement après que tu auras usé des pouvoirs que Je te laisse pour le moment… Pendant les ténèbres, il y aura beaucoup de conversions ; beaucoup d’égarés reviendront à Moi par le repentir ».

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        1880-09-20 :

        Marie-Julie demanda à quelle époque Satan devait régner en maître.
        La flamme du Saint Esprit lui répondit : « C’est celle où vous êtes maintenant, enfants de Dieu ».
        « Si les justes n’avaient pas redoublé de prières, surtout en égard des justices annoncées depuis des siècles, la Main du Seigneur se serait appesantie sur tout son peuple, et les plus grandes épreuves auraient depuis longtemps visité Ses enfants ».

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        1880-11-30 :

        Les Châtiments :

        « Les foudres du ciel se succéderont avec une violence rapide. Le feu du ciel parcourra la terre sur une largeur effroyable : cette foudre vengeresse brûlera toute pointe qui produit du fruit. Les terres cultivées seront ravagées par la puissance de ce feu ; les prairies seront brûlées et réduites à une terre complètement dépouillée. Les fruits ne paraîtront point ; toutes les branches d’arbres seront sèches jusqu’au tronc.

        Enfants de la Bretagne, vous userez, pour conserver vos récoltes, de ce que la bonté de mon Fils vous a révélé : c’est le seul moyen de sauver votre nourriture.

        Mes enfants, pendant trois jours le ciel sera en feu, sillonné de frayeur par la colère divine. Ce qui m’attriste, c’est que cette colère n’arrêtera pas la force de l’enfer. On ne craint ni mon Fils ni l’enfer. Il faut que ce temps passe. Le péril de la France est inscrit au ciel par la puissance éternelle. Je ne peux plus intercéder ; je ne suis plus qu’une mère sans puissance.

        Pendant plusieurs années, la terre ne produira rien. La France sera malheureuse, même après son triomphe. Pendant deux ou trois ans, elle se ressentira de ces ruines et de ces misères profondes. La misère sera grande, bien que mon peuple soit éclairci. La prière ramènera la bénédiction. Mon Fils et moi, nous aurons pitié de cette longue pénitence.

        Mes enfants, priez pour l’Église ; priez pour tous ses ministres priez pour le Pape, car on attentera à ses jours. Ce lieu aussi sera criblé de vengeance, et le mal y fera des sans mesure, malgré la foi d’une grande partie de mon peuple.

        Le mal, que j’entrevois si proche, laisse à mon cœur une blessure qui durera toujours : une perte d’âmes considérable, la foi ruinée, le baptême souillé. Toutes ces lâchetés, que je vois, changeront en mauvais chrétiens beaucoup de mes enfants.

        La France périra – pas toute, mais beaucoup périront – Elle sera sauvée avec un nombre bien petit… O France, on apportera, jusque dans tes lieux, la poussière de l’étranger. Tu ne pourras renvoyer ces étrangers.

        Tu fus si noble, ta noblesse sera perdue.

        J’ai vu tout passer sur terre. Jamais – je vous le dis avec un cœur de mère – jamais je n’ai eu sous les yeux l’attente de pareils crimes, de pareils malheurs : violations, sacrilèges, attentats. C’est dès aujourd’hui que je vois toutes ces peines. Oh ! Priez, mes enfants !

        Je m’arrête sur ces douleurs.
        Reposez-vous, mes enfants ».

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        1881-02-08 :

        « Quand vous le pourrez, mes enfants, dites, soir et matin, le Miserere tout entier. Si vous êtes empêchés, dites-le au moins une fois. Si vous ne le pouvez pas, récitez un Pater et un Ave, ou l’acte de contrition au pied de la Croix ou en vous tournant vers l’Église ».

        « Priez beaucoup pour l’Église, pour les prêtres et pour les pêcheurs, pour ceux qui vont faire lever le désordre et recrucifier mon Fils… Mes enfants, faites le Chemin de Croix qui, en peu de temps, mènera au Ciel bien des âmes… Faites beaucoup de communions, récitez le chapelet ».

        …………………………………………………….

        1881-03-08 :

        « Les serviteurs du Seigneur font bien la divine volonté. Ils attendent, avec confiance, l’arrivée de toutes choses ».

        …………………………………………………….

    • Luc dit :

      A jean

      « …En ce temps-là, un moine qui aura la paix dans son nom et dans son cœur, sera en prière ; il aura la même mission que Jeanne d’Arc… »

      https://effondrements.wordpress.com/2012/09/17/autres-temoignages-confirmant-la-venue-du-grand-monarque/comment-page-1/#comment-8950

  11. Hercule dit :

    Saint Césaire d’Arles
    (27-08-0542)

    Saint Césaire est évêque d’Arles et père de l’Eglise. Originaire de la Bourgogne, il est né, vers 470, dans le territoire de Chalon-sur-Saône, de parents illustres. A l’âge de 20 ans, Césaire devint moine à l’abbaye de Lérins ; il y tomba malade en raison de ses mortifications et de ses austérités. Son abbé l’envoya se faire soigner à Arles et c’est là qu’il se lia d’amitié avec l’évêque Éone, auquel il succéda en 503, sur le siège épiscopal d’Arles. Césaire continua à vivre comme un moine, fidèle à la prière et à la pénitence. Proche de son clergé, il exigeait que celui-ci fut exemplaire. Missionnaire des campagnes, il se montra soucieux d’instruire et de former son peuple à une vie chrétienne authentique : « Rien ne sert de se dire chrétien si l’on ne fait pas les œuvres qui font le chrétien. » Il protégea son peuple contre les exactions des Barbares dont il connut trois invasions : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui, eux, ne partirent jamais. Face à eux, encore païens, il se fit l’avocat de la population gallo-romaine. Nommé vicaire du Siège Apostolique pour la Gaule et l’Espagne en 514, son influence ne tarda pas à s’étendre bien au-delà de la Provence et il s’affirma comme un véritable chef. De toutes les taches épiscopales, il aima par-dessus tout la prédication. Dans ses homélies simples et vivantes, il a fait passer le plus assimilable de la pensée de saint Augustin si bien que le Moyen-Âge a souvent confondu l’œuvre du disciple avec celle du maître. Son enseignement doctrinal s’affirma encore dans les nombreux conciles provinciaux qu’il présida ; le plus célèbre est celui d’Orange, en 529, pour sa formulation théologique de la grâce. Il fonda le premier monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.

    Arrêté deux fois par les rois Goths, il subit la prison et l’exil avant d’être reconnu innocent. Il mourut, à l’âge de 72 ans, empli de sainteté, le 27 août 543, en la veille de la fête de saint Augustin, après avoir gouverné son diocèse pendant 40 ans.

    Le texte de cette prophétie a été retrouvé parmi les documents personnels de Monseigneur Jean-Marie du Lau, béatifié par le Pape Pie XI le 17 octobre 1926. Dernier archevêque d’Arles et mort martyr sous la Révolution, il est l’une des premières victimes des massacres de septembre 1792.

    La prophétie s’ouvre sur la prédiction de la peste qui sévît en Arles l’année 545 et couvre l’ensemble des siècles jusqu’à l’avènement du Grand monarque. Dans sa version latine, elle avait pour titre : « Magna sancti Caesarii Arelatensis archiepiscopi praedicto », à savoir : « Grande prédiction de Saint Césaire, archevêque d’Arles ».

    En voici le texte :

    « Au Dieu Tout-Puissant tout seul il appartient de connaître d’avance les choses futures, et le lait salutaire des prophéties provient uniquement de ce Dieu aussi tendre que puissant. « Donc, dit l’Apôtre, ne méprisez pas les prophéties ». Mais tandis que nous nous mouvons et nous vivons, le temps présent, ce ravageur infatigable, nous absorbe. Ignorant l’avenir et très imprévoyants, nous consumons en vain le cours si restreint de notre existence. Malheur à celui qui ne songe plus à édifier dans son cœur une habitation éternelle ! Le Seigneur a réfléchi et il a accompli tout ce qu’il a annoncé. « Vous êtes en effet, Seigneur, le seul Très-Haut, puissant, véridique et le Créateur fécond de toutes choses. À travers la succession des années innombrables qui s’accumulent avec une puissante impétuosité jusqu’au Jugement dernier comme les vagues de la mer sur les sables des rivages, combien de graves événements s’accompliront !  »

    Voici le détail de ces tribulations :

    Bientôt la cité sera atteinte par une horrible peste qui entraînera le pasteur zélé. Mais un autre pasteur arrête, par sa ferme dignité, un autre ennemi plus cruel et le persuade de réparer les dommages qu’il a causés à la Ville Sainte. Oh, troupes barbares de diverses nations !

    La Gaule frémit au courroux des femmes. Mieux vaut habiter sur une terre déserte qu’avec une femme querelleuse et irascible.

    Bienheureuse notre Arles, de laquelle, comme d’une fontaine sacrée, la terre étrangère reçoit les ruisseaux de la Foi.

    L’infâme guerre agite la ville et la Gaule. Fuyez, ennemis. Un marteleur vigoureux frappe de toutes parts fortement de son marteau formidable, laissant à un illustre empereur la gloire de dompter les Arabes.

    Gaule infortunée, pourquoi te plonges-tu en des vices exécrables ? Pleure, frappe ta poitrine, crie vers le Ciel pour détourner la colère divine.

    Plusieurs fois la pieuse foule des Chrétiens court à la délivrance du premier tombeau du monde. Mort impitoyable, pourquoi frappes-tu le futur patron de la Gaule ?

    De la Germanie orientale, une ancienne hérésie se précipite comme un torrent impétueux vers la province du midi. Voilà l’homme du Seigneur qui, vêtu des armes maternelles, avec ses compagnons, la terrasse et la broie.

    Contemplez les saintes milices de la pauvreté auxquelles se joignent, après quelques siècles, les intrépides porte-drapeaux de Jésus-Christ. Le moins insolent les redoute.

    Hélas ! La barque de Pierre, armée en guerre, navigue sur notre fleuve. Plusieurs pilotes, batailleurs insensés, s’en disputent le gouvernail.

    Vous avez examiné vos voies et votre vœu secret est miraculeusement stimulé par la parole d’une vierge. Réjouis-toi, Jérusalem, voilà ton Roi qui te rend la couronne immortelle.

    Approchez, ensevelisseur sans entrailles. Les cadavres tombés gisent entassés. Déjà, ils répandent une odeur fétide et les oiseaux du ciel s’en nourrissent.

    La guerre, la famine, la peste, une soudaine inondation rendent la ville déserte et semblable à une cabane de jardinier.

    Qui nous a armés contre des frères aveuglés ?

    Revenu de l’hérésie à la foi catholique, le chef béarnais fait éclater la splendeur triomphante de la vérité.

    Frappé d’un coup de poignard, le père dévoué du peuple meurt, je le vois.

    Comme éclate partout un soleil brillant, ainsi, sous un puissant monarque, la Gaule domine le monde entier et ses frontières se dilatent. Ensuite, en Provence, peste homicide.

    L’esprit public et les mœurs sont subtilement envahis par un poison rapide et prompt. Un aspic cruel, caché sous les fleurs de la littérature, ronge les saints autels souillés et le très antique trône.

    Aux meurtrières clameurs d’une liberté menteuse, la maison de Dieu est attaquée. La nation française se couvre d’un éternel déshonneur par les crimes les plus atroces. La tête du plus doux des princes, de ses proches, de ses amis, roule d’en haut dans le sang. Un gouffre de sang innocent est ouvert immense. Anges de la Gaule tremblants, comblez-le avec des montagnes et des collines. Notre Sauveur si pur est détrôné par une chair immonde. Une impitoyable envie de l’Enfer ! Horreur ! Exécration ! Dévastation !

    Du sein de la mer Méditerranée, sort un capitaine illustre qui relève la Croix salutaire et recueille, en ses mains guerrières, les brebis du sceptre. Comme l’aigle, il vole et monte avec trop d’orgueil. Il presse le Saint des Saints de ses serres aiguës. C’est en vain. Lui-même est enchaîné et rompt audacieusement ses fers une fois. Mais la fortune contraire le lie au milieu des eaux jusqu’à la mort.

    Les infortunés descendants des rois reviennent, la paix est rétablie et une grande joie s’empare de la foule. Mais les fils du mensonge traînent clandestinement des projets de trahison. Tandis que le sol barbaresque est dominé par le drapeau blanc victorieux, les Capétiens tremblants, ignominieusement trahis et l’enfant prédestiné sont poussés en exil par une soldatesque furieuse.

    Tu as volé le trône, homme pervers ! Tandis que le vent de la prospérité souffle sur toi, tu prendras la fuite avec ta race.

    Sang et carnage ! Le mépris de la foi, les fraudes honteuses, l’improbité des mœurs, les attaques contre l’Église de Dieu hurlent comme des bêtes farouches. « Ô Seigneur, ne leur livrez pas les âmes de vos serviteurs fidèles ».

    L’Aigle vole une seconde fois et porte la guerre au-delà des Gaules. Tous les fléaux du Tout-Puissant tombent sur les hommes impies. Tous les éléments sont bouleversés. La terre tremble en plusieurs lieux et engloutit les vivants. Les fruits du sol diminuent. Les racines sont privées de l’humidité nécessaire. Les semences pourrissent dans les champs et celles qui germent ne produisent rien. L’air est corrompu et sa direction naturelle est presque partout changée. À cause des maladies pestilentielles, une mortalité subite et variée attaque les hommes et les animaux.

    Vers ces temps-là, le monastère des vierges, réédifié depuis peu, est, de nouveau, ruiné par des membres de l’Église, bientôt châtiés de Dieu par de graves maladies.

    Quel est ce roi de terreur, fanfaron, accourant de l’Aquilon avec une nombreuse armée de cavaleries et de fantassins ? Il ravage et purifie la Gaule infidèle à son Dieu et à ses princes.

    Affaibli et délaissé, l’aigle laisse tomber le sceptre de ses serres débiles et disparaît à jamais.

    Horrible cliquetis d’armes. Le fer et le feu enserrent la Babylone de la Gaule, qui tombe dans un grand incendie, noyée dans le sang.

    Puis la seconde ville du royaume et encore une autre seront détruites.

    Alors brille l’éclair de la miséricorde divine, car la justice suprême a frappé tous les méchants. Lorsque le monde entier, en particulier, la France, et encore plus précisément les provinces du Nord, de l’Est Lorraine et de Champagne, auront été la proie des plus grandes misères et des plus grandes épreuves, alors arrivera un Prince exilé dans sa jeunesse ; Il arrive, le noble exilé, le donné de Dieu. Il monte sur le trône de ses ancêtres d’où la malice des hommes dépravés l’avait chassé. Il recouvre la couronne de lys refleuris. Par son courage invincible, il détruit tous les fils de Brutus, dont la mémoire sera à jamais anéantie. Ce prince étendra son influence sur le monde entier.

    À la même époque, après que l’univers entier aura été en proie à des tribulations si grandes et si multipliées que les créatures de Dieu en tomberont presque dans le désespoir, un grand Pape sera choisi et élu par la volonté de Dieu. Cet homme très saint et parfait en toutes perfections sera couronné par les saints anges, et placé sur le Saint-Siége par ses frères qui, avec lui, auront survécu aux persécutions de l’Église et à l’exil.

    Il réformera tout l’univers par sa sainteté, et ramènera tous les ecclésiastiques à l’ancienne manière de vivre des disciples du Christ, et tous le respecteront à cause de sa sainteté et de ses vertus. Il prêchera partout nu-pieds, et ne craindra point la puissance des princes aussi en ramènera-t-il plusieurs au Saint-Siége après les avoir tirés de leurs erreurs et de leur vie coupable ; il convertira presque tous les infidèles, mais principalement les Juifs.

    Ce Pape sera secondé par le Prince qui sera vite reconnu comme le Grand Monarque, homme très vertueux qui sera un descendant de la sainte famille des Rois de France. Ce grand Monarque aidera le saint Pontife et lui obéira en tout ce qui sera nécessaire à réformer le monde entier, parce que la colère de Dieu s’apaisera.

    Après avoir posé son siège dans la ville pontificale, le roi de Blois relèvera la tiare papale sur la tête d’un saint pontife abreuvé par l’amertume des tribulations. Le saint pontife obligera le clergé à vivre selon la discipline des âges apostoliques. Sous les règnes de ce Pape et de cet empereur unis de cœur et d’âme, tout l’univers sera réformé, bien des nations qui vivaient dans l’impiété se convertiront. Une paix admirable viendra habiter la terre. Ainsi, il n’y aura plus qu’une seule Loi, une Foi, un Baptême et une seule manière de vivre. Tous deux feront triompher la rénovation du monde. Toutes les nations reconnaîtront l’autorité de Rome et rendront hommage à son Chef. Tous les hommes auront les mêmes sentiments et s’aimeront les uns les autres. Ô très douce paix ! Vos fruits se développeront pendant de longues années jusqu’à la fin des siècles.

    Mais passé un certain temps, après que le siècle aura été réformé, apparaîtront plusieurs signes dans les cieux et la malice des hommes se réveillera ; la ferveur se refroidira, l’iniquité reviendra et les hommes retourneront à leurs anciennes erreurs et iniquités. Leurs crimes deviendront encore pires que les premiers, et la corruption morale plus horrible que jamais. Cela attirera sur l’humanité la dernière et la plus calamiteuse des persécutions, celle de l’Antéchrist ! c’est pourquoi Dieu amènera et avancera la fin du monde. Et voilà la fin ! Ainsi soit-il ».

    « Pendant un court espace de temps, tout l’ordre du clergé restera dans l’humiliation. L’Eglise, soumise, dans tout l’univers, à de cruelles et lamentables persécutions, sera dépouillée de ses biens ; assez heureux le ministre des autels qui aura pu sauver sa vie, quels que soient sa dignité et son rang. Les temples du Seigneur seront profanés, et la religion, réduite au silence devant la haine et la fureur de ses ennemis triomphants, ne fera plus entendre sa voix. Pasteurs de l’Eglise, augustes prélats, vous serez expulsés de vos sièges, bannis de vos demeures, poursuivis d’un fer homicide ; et vos troupeaux seront dispersés, errant sans direction et sans guide. Honneur à la violence et à la vengeance ; place pour elles seules dans l’univers! Supplices inventés jadis par les persécuteurs et les tyrans, voici vos jours qui se lèvent de nouveau. Mais qu’étiez-vous et qu’était la fureur des Vandales, en comparaison des tribulations et des douleurs qui se préparent ? Autels brisés, temples dévalisés, monastères renversés, troupeaux dispersés, vous disparaissez devant les fléaux que la main de Dieu a réservés à un monde corrompu ».

  12. Hercule dit :

    La Sibylle Tiburtine
    (Vers 30 avant J.-C.)

    La Sibylle Tiburtine vaticinait dit-on à Tibur, sur les bords de l’Anio, aujourd’hui Tivoli en Italie, comme une femme divine, notamment sous le règne des Tarquins.

    Elle est aussi connue sous les noms d’Albunée et de Leucothée ; quelques écrivains l’appellent Sarbis, Cassandre ou Taraxandre. La population locale la choisit après sa mort pour leur divinité tutélaire et lui érigèrent un temple.

    La prophétie fort ancienne que le Liber Mirabilis, ainsi que la tradition, faute de mieux, attribuent à la Sibylle Tiburtine, d’avoir annoncer à l’Empereur Auguste (63 av. JC à 14 ap. JC) la naissance du Christ et son retour en gloire. Un manuscrit du XIIème siècle rapporte que l’Empereur Auguste ayant interrogé la Sibylle pour savoir s’il y aurait un homme plus grand que lui, une vierge lui apparut alors dans une grande splendeur sur l’autel du temple de Junon, tenant en ses bras un enfant, et une voix venant du ciel lui disant : « Voici la vierge qui va concevoir le Sauveur du monde», puis, «celle-ci est la chère fille de Dieu».

    La Sibylle de Tibur aurait aussi annoncé l’avènement du Grand Monarque : Un certain roi des Grecs, des Francs et des Romains, convertira les païens et les juifs. Ayant vaincu tous ses ennemis, il se rendra à Jérusalem où il déposera les insignes de sa royauté, confiant la chrétienté aux soins de Dieu :

    • « Il paraîtra un prince affreux, sous lequel commenceront des douleurs telles qu’on n’en aura jamais vu pareille série depuis le commencement du monde : combats, tribulations, effusion de sang, tremblements de terre, cités en captivité. Le Seigneur enverra dans sa colère un homme dont nul ne pourra secouer le joug, que le Seigneur lui-même. Les Romains seront battus, et la cité romaine sera détruite. Les ruines joncheront la terre : jamais monarque n’aura fait telle chose. Cette ville sera appelée Babylone ; ce règne sera de fer, et Rome sera en proie à la persécution et au glaive. Les hommes seront cupides, despotes, durs pour les indigents, oppresseurs, injustes, méchants.

      La résistance alors sera impossible, mais les Perses, les Macédoniens et les Grecs entendant parler de ce tyran, formeront une alliance, viendront à Rome, se saisiront du prince Salien (les Saliens vivaient à l’origine sur la rive droite du Rhin), à qui ils feront subir une mort cruelle, et Rome brûlée sera vengée.

      Alors surgira en Gaule un roi des Grecs, des Francs et des Romains, d’une stature élevée, beau de figure ; son corps et ses membres auront les plus belles proportions ; il portera écrit sur son front : cet homme doit véritablement venger le royaume des Chrétiens, l’arracher au joug d’Ismaël, le conquérir sur les Sarrasins ; nul des Sarrasins ne pourra alors régner. Par sept fois, il leur fera le plus grand mal, ruinera leur empire, les frappera : après quoi la paix régnera chez les Chrétiens jusqu’au temps de l’Antéchrist. En ce temps-là, les richesses seront abondantes, la terre produira des fruits en quantité, si bien que trois boisseaux se vendront un denier. Le roi des Francs, Grecs et Romains, réclamant pour lui tout l’empire des Chrétiens, dévastera toutes les îles et les cités païennes, renversera les temples de l’idolâtrie, et appellera tous les païens au baptême. La Croix sera dressée dans tous les temples, et quiconque ne l’adorera pas, sera puni par le glaive ; et quand les cent vingt années seront accomplies, les Juifs se convertiront à Dieu, et son sépulcre sera glorifié de tous. En ce temps-là Juda sera sauvé, et Israël reprendra confiance. Un prince d’iniquité sortira alors de la tribu de Dan ; on l’appellera l’Antéchrist. Enfant de la perdition, plein d’un orgueil et d’une malice insensés, il fera sur la terre une foule de prodiges pour appuyer l’erreur qu’il enseignera ; par ses artifices magiques, il surprendra la bonne foi de plusieurs qui verront, à sa voix, le feu descendre du ciel. Les années s’abrégeront comme les mois, les mois comme des semaines, la semaine comme le jour, et le jour comme l’heure. Du Nord, sortiront les peuples les plus féroces qu’avait comprimés le roi Alexandre, savoir Gog et Magog. Ces peuples forment vingt-deux royaumes, dont la population est aussi nombreuse que le sable de la mer. Le roi des Romains, quand il verra ces peuples s’avancer, convoquant ses troupes, les combattra à outrance et les taillera en pièces. Il viendra ensuite à Jérusalem, et gravissant le Golgotha, y déposera son diadème et toute sa pompe royale, et abandonnera son trône à Dieu le Père et à Jésus-Christ son Fils. Il posera la couronne sur la sainte Croix, et lèvera les mains : aussitôt s’élèveront dans le ciel et la sainte Croix et la couronne royale, puis l’empire romain aura cessé d’exister. Alors l’Antéchrist se révèlera publiquement, il s’assiéra dans la maison du Seigneur, à Jérusalem. Pendant son règne paraîtront deux hommes illustres, Elie et Hénoch, pour annoncer la venue du Seigneur. L’Antéchrist les mettra à mort, et deux jours après le Seigneur les ressuscitera. Alors on verra une grande persécution, telle qu’il n’y en aura jamais eu et qu’il n’y en aura jamais plus. Dieu abrégera, non la mesure, mais le nombre de ces jours terribles, le Dieu dont il est écrit : Le jour s’accomplit par ton ordre. À cause des élus, par la vertu du Seigneur, l’Antéchrist sera tué sur le mont Olive par Michel : soudain les morts renaîtront. Puis le Seigneur Jésus-Christ viendra juger le monde et l’empire romain aura cessé d’exister ».

    Messe de Requiem , d’où est tiré le « Dies iræ » :

    « Dies iræ, dies illa
    Solvet sœclum in favilla
    Teste David cum Sibylla ».

    « Jour de colère, ce jour-là
    dissoudra le monde en poussière
    l’atteste, David et la Sibylle ».

    Voir « L’Arbre aux sibylles » de la Collégiale Notre-Dame-du-Fort à Étampes : C’est un arbre en tout point comparable aux Arbres de Jessé, qui ont à l’évidence inspirés la conception de ce vitrail. Douze Sibylles, prophétesses de l’Antiquité, sont assises sur ses branches, tenant chacune un cartouche portant le texte latin de leur prophétie. De l’autre main, certaines tiennent un rouleau de papier, d’autres lèvent un index oraculaire et désignent le tympan. Dans celui-ci se trouve, au dessus du roi David et du prophète Isaïe, la Vierge tenant son Fils. En effet, depuis le XIIe siècle, les chrétiens ont estimé que les Sibylles avaient annoncé la venue du Christ comme Fils de Dieu et Sauveur par la Croix. A la fin du XVe siècle en Italie, c’est le rôle de la Vierge comme mère, et comme Nouvelle Ève indemne du Péché, qui a été mis en avant.
    http://www.lavieb-aile.com/2016/10/l-arbre-aux-sibylles-de-la-collegiale-notre-dame-du-fort-a-etampes.html

  13. Hercule dit :


    Saint Méthode de Patara
    (0310)

    Saint Méthode, dès sa jeunesse, se dévoua à la vie d’ascète, et, comme une ville placée sur une colline, il fut remarqué et appelé à l’épiscopat dans la ville de Patara en Lycie. Méthode était un hiérarque érudit et éloquent, et il écrivit contre l’hérésie de Crigène. Ses paroles, « inspirées par Dieu, illuminent le monde entier comme un éclair ». Les païens se levèrent contre lui, le torturèrent et le décapitèrent. Il souffrit le martyre en l’an de grâce 310, à Chalcis, en Syrie.

    L’Apocalypse de Saint Méthode, texte syriaque rédigé en Mésopotamie entre 644 et 678, et attribué à l’évêque de Patara du IIIème siècle, donne libre cours à cet espoir d’un relèvement de l’Eglise, tout en reproduisant les schémas des évènements relatés par la Tiburnita. L’abdication de l’Empereur au sommet du mont des Oliviers est cependant substituée au renoncement au pouvoir au Saint Sépulcre.

    Après avoir annoncé dans ses sermons sur la consommation du monde que les arabes, « ces impies »… se glorifient d’avoir désolé la Syrie, la Cappadoce, l’Isaurie, l’Afrique, saint Méthode ajoute :

    « On apprend plusieurs choses du dernier siècle dans les révélations attribuées à Saint Méthodius. Surtout, on y voit la triste position de la Chrétienté sous l’esclavage des Turcs, avec une affliction si entière, qu’il ne reste aucune apparence de se relever. Ces heureux impies… se glorifient d’avoir désolé la Perse, la Syrie, la Cappadoce, l’Isaurie, l’Afrique, la Sicile, le voisinage de Rome et les îles…

    Un jour viendra où les ennemis du Christ se vanteront d’avoir conquis le monde entier et d’avoir asservi tous les hommes. « Les Chrétiens ne peuvent plus nous échapper » diront-ils.
    – Alors, lorsqu’on y pense le moins, il s’élève un Roi des Romains, qui porte heureusement les armes contre ces orgueilleuses multitudes.
    La valeur et le jugement se trouvent partout avec lui, triomphant de toute leur gloire.
    – Il se lancera sur les ennemis du christianisme et les écrasera.
    Son fils le seconde avec de glorieux succès dans la Terre Sainte.
    La joie de ces infidèles se change en pleurs et en gémissements.
    La frayeur, la servitude et la mort les poursuivent de toutes parts ; de sorte qu’après les ruines de leur gloire, ils sont contraints de subir un joug sept fois plus pesant qu’ils ne l’avaient imposé aux chrétiens.
    L’Arménie, la Cilicie, l’Isaurie, l’Afrique, la Grèce, la Sicile et toutes les autres terres usurpées sur les fidèles, leurs seront glorieusement restituées.
    L’Egypte sera désolée, l’Arabie brûlée et les villes maritimes pacifiées.

    Mais après ces hautes victoires, la fureur du roi des Romains tombe particulièrement sur ceux qui ont été si lâches de renoncer à leur foi. Il s’en suivit une paix admirable et la tranquillité régnera alors sur terre, d’une manière telle qu’elle n’a jamais été vue. On rebâtit les villes et les villages et les prêtres sortent de leur misère et le clergé est délivré de ses inquiétudes. Tandis que le monde ne pense qu’aux plaisirs et aux délices de cette agréable tranquillité, les peuples du Septentrion se débordent sur la terre. Chacun effrayé de cette inondation, prend la fuite vers les montagnes ; les uns se cachent dans les cavernes, les autres dans les sépulcres. La cruauté des barbares victorieux est si sauvage qu’ils tuent jusqu’aux petits enfants et les font manger à leurs mères. Enfin, comme ils ont pris la ville de Joppé (Jaffa), Dieu envoie un des princes de sa milice, qui les défait tous en un instant.
    Le roi monte sur le Golgotha, où est le bois de la sainte Croix, et ôtant la couronne de sa tête, il la pose sur le gibet sacré. IL étend les mains vers le ciel et remet le royaume des fidèles entre les mains de Dieu le Père. La croix et le diadème sont reçus et élevés dans le ciel ; le roi meurt et avec lui toute principauté. A la fin, les Chrétiens oublieront la grâce insigne de Dieu qui leur envoya un Grand Monarque, une ère de paix totale et des moissons abondantes. Ils se montreront fort ingrats, mèneront une vie pécheresse dans l’orgueil, la vanité, la concupiscence, la frivolité, la haine, l’avarice, la gloutonnerie et tant d’autres vices, que sur les péchés des hommes sembleront, aux yeux de Dieu, plus mauvais que la peste. Un grand nombre de gens viendront à douter de la foi catholique et écouteront les enseignements des faux prophètes. Le Dieu juste permettra alors à Lucifer et à ses cohortes de venir visiter la terre ».

    Et voici la version orthodoxe de la prophétie de St Méthode :

    « Et la race blonde possédera la cité aux sept collines pendant six ou cinq (semaines, mois … ?), et des herbes y seront plantées, et beaucoup en mangeront pour rendre justice aux saints ; et trois administrateurs proviseurs gouverneront à l’Est… Puis ce sera l’avènement d’un seul qui gouvernera ; et après lui un loup féroce… et les nations établies du Nord seront également troublées et se déplaceront avec grande violence et rage et elles seront divisées en 4 autorités : la première séjournera à Éphèse, la deuxième à Melayah ; la troisième à Pergame, et la quatrième à Vythinia… Puis les nations établies à 1’angle du Sud seront secouées, et Philippe le Grand se lèvera avec 18 langues, et ils se rassembleront dans la région de la cité aux sept collines, et feront une guerre telle qu’il n’y en a jamais eu. Et ils courront à travers les passages et rues de Constantinople, et le massacre des hommes fera naître un fleuve et la mer sera maculée par le sang jusqu’aux profondeurs de l’abîme. Puis le boeuf beuglera et le mont Xirolofos hurlera ; puis les chevaux s’arrêteront et une voix du ciel criera : arrêtons-nous, et tenons-nous bien, paix à vous ; le châtiment du désobéissant et de l’insoumis est suffisant ; et maintenant allez dans la région à droite de Constantinople et là, vous trouverez un homme sur deux collines, debout, en grande affliction (il sera brillant de visage, charitable, pauvrement habillé, le regard austère, doux pour soutenir ses convictions), il aura un ongle recourbé au pied droit, et une voix par un ange déclarera : « Faites-le roi » ; et ils lui donneront une épée à la main droite, en lui disant : « Courage Jean ; le Puissant prévaudra et détruira tes ennemis ». Et, prenant l’épée de la main de l’ange, il frappera les Ismaélites, les Éthiopiens et toutes générations infidèles. Et il divisera les Ismaélites en trois parties : la première passera par l’épée, la deuxième, il la baptisera ; et la troisième, il la réduira à l’esclavage en Orient. Et, à son retour, les trésors de la terre seront ouverts. Chaque nation se suffira à elle-même, et tout le monde sera riche et il n’y aura pas de pauvres ; et le sol donnera du fruit au centuple ; et les armes de la guerre deviendront des charrues et des faux ; et il régnera 35 ans ».

    Le Grand Monarque qui est annoncé possèdera l’ensemble des qualités et des charismes de ses illustres prédécesseurs ; il aura l’esprit da sainteté, de pauvreté et de justice d’un Saint Louis ; il aura la volonté de défendre l’Eglise, le souci d’instruire et l’esprit conquérant de l’Empereur Charlemagne, il aura aussi l’esprit de sainteté d’un Saint Dagobert II, et le don du Roi Saint Gontran (fêté le 28 Mars) de retrouver les trésors cachés.

  14. Hercule dit :


    Saint Augustin d’Hippone
    (28-08-0430)

    Saint Augustin, évêque d’Hippone (354-430), docteur de l’Eglise, naquit à Tagaste, ville appartenant à l’empire romain, et de l’ancien royaume de Numidie (actuelle Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354, dans une famille berbère, d’un père citoyen romain incroyant et d’une mère berbère chrétienne, sainte Monique.

    Saint Augustin narre sa jeunesse dans ses Confessions : À l’histoire des égarements de coeur du jeune et brillant étudiant se joint l’histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d’Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements. Brillant étudiant, jeunesse dissipée, un enfant, Adéodat.

    En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Converti, baptisé par saint Ambroise à Pâques 387, il retourne en Afrique. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l’on puisse imaginer. Ce qu’il y a de plus admirable, c’est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l’élever presque aussi haut qu’un homme puisse atteindre; c’est bien à son sujet qu’on peut dire: « Dieu est admirable dans Ses Saints ! » Il est ordonné prêtre en 391, évêque d’Hippone (actuelle Annaba, près de Bône, Algérie) en 396, un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt à Hippone au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430. Son tombeau se trouve à Pavie.

    Il est à l’origine de l’ordre des Chanoines Réguliers dont de nombreuses congrégations ont été fondées à partir du XII° siècle. Cet Ordre de religieux non-cloîtrés, proche de la vie séculière, s’occupe d’enseignement, de missions sacerdotales, d’aide aux paroisses. La règle de Saint Augustin régit encore de nombreuses congrégations religieuses.

    Il est l’un des principaux pères de l’Eglise et l’un des 33 docteurs de l’Eglise.

    Il nous a laissé une centaine de traités, de sermons, de conférences, de lettres… Il est l’auteur d’un traité de l’Antéchrist. La prophétie qui suit est extraite du tome VI des oeuvres de saint Augustin : Lib. de Antich. (attribué à Alcuin).

    « L’époque de l’apparition de l’Antéchrist et celle des solennelles assises du Jugement Dernier nous sont indiquées par saint Paul dans sa seconde Epître aux Thessaloniciens quand il dit : « Nous vous conjurons par l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ… » Parce que ce jour n’arrivera point que l’apostasie ne soit d’abord venue et que l’Homme du péché, le Fils de perdition ne se soit montré et fait adorer comme un Dieu.

    Or, nous savons qu’après le royaume des Grecs ou même des Perses, qui furent, chacun en son temps, environnés d’une grande gloire et puissamment florissants, l’empire romain commença à s’élever et grandir au-dessus de tous ceux qui le précédèrent, en étendant sa domination sur tous les royaumes de la terre.

    Toutes les nations furent soumises aux Romains et leur payèrent le tribut. C’est pourquoi l’Apôtre saint Paul a dit que l’Antéchrist ne viendra point dans le monde avant qu’il y ait eu d’abord une scission ; c’est-à-dire que tous les royaumes de l’empire romain n’aient secoué leur joug et s’en soient affranchis.

    Mais ce temps n’est pas encore arrivée ; car, bien que nous voyions l’empire romain en grande partie détruit, cependant, tant que dureront les rois francs qui doivent posséder cet empire, la gloire du nom romain ne périra pas entièrement, car elle subsistera dans les souverains de la France.

    Or, certains de nos docteurs disent même qu’un Roi des Francs possèdera l’empire Romain dans toute son étendue.

    Ce roi viendra dans les derniers temps du monde ; il sera le plus grand qui fut jamais et le dernier de tous les rois.

    Après un règne plein de félicité, ce monarque viendra à Jérusalem, et déposera sur le mont des oliviers et son sceptre et sa couronne. Il rendra l’âme à Jérusalem, sur le Mont des Oliviers. Alors ce sera là la fin et la consommation de l’empire des Romains et des Chrétiens.

    Et ces mêmes docteurs, s’étayant sur la parole de l’Apôtre saint Paul, prétendent qu’aussitôt après l’Antéchrist viendra ».

    Mais Saint Augustin prophétise aussi :

    « L’Antéchrist ne viendra pas avant que le péché ne lui ait préparé un peuple ».

    Et il nous annonce encore :

    « Par Antéchrist, il faut entendre, non seulement, le grand ennemi qui luttera contre Dieu à la Fin des Temps, mais toute la multitude des impies opposés à Jésus-Christ ».

    Enfin, Saint Augustin indique que, à la fin des temps, les méchants persécuteront les bons ; ceux-ci craindront donc, tandis que ceux-là seront tranquilles. Ce sont donc les méchants qui diront : « Paix et sûreté », parce qu’ils négligeront les signes annonciateurs du Jugement ; tandis que les bons « sécheront de frayeur », comme parle saint Luc.

    Saint Augustin nous enseigne aussi sur le respect dû à la conduite de Dieu. Il est le maître absolu du temps et de ce qui s’y passe ; il ne convient donc pas que les hommes veuillent connaître d’avance, d’une façon indiscrète, le résultat de ses décrets éternels. Leur règle de conduite, à l’égard de ces décrets éternels, est celle qu’a tracée l’auteur inspiré de l’Ecclésiastique : « Ne recherche pas ce qui est au-dessus de toi, et ne scrute point ce qui surpasse tes forces… N’étends pas ta curiosité à toutes les oeuvres de Dieu (Ecclésiastiq., III, 22-24 ». Ce respect dû aux décrets et aux oeuvres de Dieu, la plume de saint Augustin l’a exprimé dans cette admirable sentence « Honora quod nondum intelligis et tanto magis honora quanto plura vela cernis. Quanto enim quisque honoratior est, tanto plura vela pendent in domo ejus. Vela faciunt honorem secreti ; sed honorantibus levantur vela ». (S. August., Serm LI, 5) :

    « Honore ce que tu ne comprends pas encore, et honore-le d’autant plus que les voiles sont plus nombreux. Plus quelqu’un est digne d’honneur et plus aussi les portières sont multipliées dans sa demeure. Les voiles commandent l’honneur dû au secret, et ils se lèvent pour ceux qui savent honorer ».

  15. Hercule dit :

    Saint Catalde
    (0550)

    Saint Catalde, évêque de Tarente, a vécu au VIIème siècle. Moine irlandais, il dirigea pendant plusieurs années, une école monastique dans son pays. Parti en pèlerinage à Jérusalem comme tant d’autres à cette époque. Après avoir visité les lieux saints, il reprend la route vers sa patrie. Il s’arrêta sur le chemin du retour pour convertir à la foi chrétienne la population de la région de Tarente, dans les Pouilles, en Italie du Sud, et, peut-être en en Sicile, où il constate que la foi et la pratique chrétienne ont subi les dommages des invasions barbares. Il décide de séjourner dans l’île pour en ré-évangéliser la population. Sa prédication a tellement de succès qu’on le choisit comme évêque de Tarente :

    « Un Monarque sortira de l’extraction et de la tige du lys très illustre, ayant le front élevé, les sourcils hauts, les yeux longs et le nez aquilin.
    Roi de la maison des Lys, il rassemblera de grandes armées, chassera les tyrans hors de l’Empire. Tous ses ennemis fuiront devant sa face pour se cacher dans les montagnes et les cavernes ; car tout comme l’épouse est unie à son époux, la justice lui sera associée…
    Nul ne pourra lui résister parce qu’il aura toujours près de lui, le bras fort du Seigneur, qui lui donnera l’empire de la terre entière. Il sera appelé la paix des chrétiens.
    Le Grand Monarque aura guerre, jusqu’à l’an quarante de son âge, avec les Rois Chrétiens qui lui feront soumission. Il subjuguera les Anglais et autres insulaires ; après quoi, il passera la mer avec des armées très nombreuses, entrera dans la Grèce et sera nommé Roi des Grecs.
    Il subjuguera ensuite les Colchiens, Chypriens, Turcs et Barbares.
    Il fera un édit que quiconque n’adorera le Crucifié sera mis à mort.
    Enfin, il donnera repos aux Chrétiens et à son peuple.
    Puis, entrant à Jérusalem, du haut du mont des oliviers, il adressera ses prières au Seigneur. Et, découvrant sa tête de la couronne royale, et rendant grâce au Père, Fils et Saint-Esprit, il rendra son âme à Dieu et expirera au milieu de tremblements de terre et autres prodiges merveilleux ».

  16. Hercule dit :

    David Paréus – Le Roi des Lys
    (1600)

    David Pareus, ce savant Silésien dont les œuvres ont été publiées à Heidelberg, en 1647, rapporte dans son Commentaire de l’Apocalypse, cette antique prophétie reproduite en 1665 par le chanoine Comiers, dans son « Traité des Comètes » :

    En voici le passage le plus saillant :

    « Vers la fin des temps, il surgira un monarque issu de la nation des très-illustres lys ; il aura le front haut, des sourcils élevés, de grands yeux et le nez aquilin.

    Celui-ci rassemblera une grande armée et détruira tous les ennemis et les tyrans de son royaume ; il frappera de mort tous ses ennemis, quoiqu’ils prennent la fuite vers les monts. Ils chercheront à se retirer dans les cavernes pour se cacher de sa face.

    Car comme l’époux est uni à l’épouse, ainsi la justice lui sera associée.

    Il poursuivra la guerre la plus constante avec ses ennemis jusqu’à sa quarantième année, en subjuguant tour à tour les Anglais, les Espagnols, les Aragonais, les Lombards, les Italiens.

    Tous les rois Chrétiens lui feront leur soumission.

    Il détruira et brûlera Rome et Florence, et l’on pourra semer le sel sur leur emplacement.

    Il fera mourir les membres du clergé qui auront envahi le Siège de Pierre, et la même année, il gagnera une double couronne.

    Il détruira tous les ennemis de l’Eglise et soumettra l’Europe à sa puissance.

    Enfin, en passant la mer avec sa grande armée, il entrera en Grèce et sera nommé roi des Grecs. Il ira conquérir tout l’Orient.

    Il subjuguera les Turcs et les Barbares et publiera cet édit : « Quiconque n’adorera pas le Crucifix, qu’il meure de mort ».

    Personne ne pourra résister à sa puissance, parce qu’il aura toujours avec de lui le bras fort du Seigneur, et il possèdera l’Empire de l’Univers entier.

    Montant à Jérusalem sur le mont des Olivier, il priera le Seigneur et, découvrant sa tête couronnée et rendant grâce au Père, au Fils et au Saint Esprit, il rendra l’âme en ces lieux avec la couronne. Et la terre tremblera et l’on verra des prodiges

    Ces choses étant faites, son règne sera appelé « La Paradis des Chrétiens » ».

  17. Hercule dit :

    Sainte Odile
    (0720)

    Sainte Odile, patronne de l’Alsace (+ 720), ne fut pas la bienvenue. On attendait un garçon et ce fut une fille. Puis on s’aperçut qu’elle était née aveugle. Son père, Adalric, duc d’Alsace voulut la tuer comme c’était encore l’usage en ces temps mérovingiens. Mais sa mère la sauva et Odile fut accueillie par l’abbaye bourguignonne de Baume-les-Dames. Erhard, évêque de Ratisbonne, entendit un jour ces paroles : « Rend-toi au monastère de Baume-les-Dames ; tu y trouveras une jeune servante de Dieu, aveugle depuis sa naissance. Tu la baptiseras, tu lui donneras le nom d’Odile et, aussitôt ses yeux s’ouvriront à la lumière ». Quand elle fut plus âgée, elle revint à la maison où son père s’était calmé. Odile refusa de se marier puisqu’elle avait fait voeu de virginité quand elle était à Baume-les-Dames. Il lui offrit le château de Hohenbourg, où saint Odile bâtit l’abbaye qui porte encore son nom et d’où l’on peut contempler le magnifique panorama de l’Alsace. Elle y adjoignit un hospice pour les lépreux. Ces détails sont peut-être légendaires, mais il est sûr qu’elle fonda un monastère qui fut prospère, qu’elle était priée quelques années après sa mort pour guérir de la cécité et, surtout, que le mont Sainte Odile est, aujourd’hui encore, un pèlerinage très fréquenté et un haut lieu de la vie spirituelle.

    Sainte Odile dans une lettre écrite à son frère, décrit et prophétise ce qui semble être la première guerre mondiale :

    • « Ecoute, écoute, ô mon frère. J’ai vu la terreur des forêts et des montagnes. Ecoute, l’épouvante a glacé les peuples et les nations sont frappées de stupeur. Jamais sur la surface de la terre, il n’y eut de tribulations semblables. Voici le temps où, bien plus que les autres peuples, la Germanie passera pour être possédée d’une passion guerrière, et elle sera appelée la nation la plus belliqueuse de la terre. Voici le temps où, de son sein, surgira le guerrier qui entreprendra la guerre mondiale, et que les peuples en armes appelleront l’Antéchrist, celui-là même qui sera maudit par les mères pleurant, comme Rachel, leurs enfants et ne voulant ne pas être consolées, parce qu’ils ne sont plus et que tout a été détruit au foyer. Des rives du Danube, est sorti ce conquérant, éminent parmi les éminents. La guerre extraordinaire qu’il entreprend sera la plus effroyable que les humains n’aient jamais subi.

      Ses épées et ses armes étincellent flamboyantes, les casques de ses soldats, hérissés de pointes lancent des éclairs, tandis que de leurs mains, ils brandissent des torches enflammées. Combien gisent ici (en Alsace), inanimés ! Il remporte des victoires non définitives, sur terre, sur mer et jusque dans les airs, et je vois ses guerriers ailés, en des chevauchées fantastiques, s’élever jusqu’au firmament pour y saisir les étoiles afin de les projeter sur les villes, allumant partout de vastes incendies. Frappées d’épouvante, les nations s’écrient : « D’où vient sa force ? », « Comment peut-il soutenir une si grande guerre ? ». La terre m’apparaît bouleversée par le choc des combats, les fleuves m’apparaissent rouges de sang, et les monstres marins eux-mêmes, brûlés et effrayés s’enfuiront épouvantés jusqu’au plus profond des océans, pendant que de noires tempêtes créeront partout la solitude. Viendront des générations qui s’étonneront immensément que les redoutables adversaires du conquérant n’aient pu entraver la marche de ses victoires, sans l’arrêter, ni le refouler. Bien longue était la guerre. – Cependant, lorsque le conquérant atteint l’apogée de ses triomphes, arrive la fin de la première période, dite des victoires sanglantes, qui surviendra vers le milieu du sixième mois, lors de la seconde année de l’ouverture des hostilités. Il croit alors pouvoir dicter ses conditions. Approchez dit le prince avec ironie : « Acceptez mon joug (ma paix). » – Mais personne n’approchait et la guerre redoubla de rage. – « Malheur à eux ! dit-il, car moi, je suis le vainqueur ». La seconde partie de la guerre est appelée la période de la diminution. La fin de la période de décroissance égalait en longueur la moitié de la première (c’est à dire après quinze mois, puisque la première avait duré deux ans et demi). Cette période était féconde en surprises qui font frémir les peuples. Les nations de la terre tremblent de frayeur, quand vingt nations se disputent avec des peuples opposés. Au milieu de la phase de décroissance, les villes du Prince s’écrient dans leur affliction : « Donne-nous la paix ! Donne-nous la paix ! » mais il n’y aura point de paix pour elle. Non pas la fin des guerres, mais pourtant (le début de la) fin sera arrivé, quand on en viendra aux mains pour la possession de la citadelle des citadelles. Alors dans son pays, il y aura du désordre parmi les femmes qui voulaient le lapider. Mais en Orient se passait bien des choses prodigieuses. Pendant la troisième période, qui fut de moindre durée, eurent lieu les invasions. Le Prince lui-même était stupéfait de ses hommes ; car, par un juste retour des choses et à cause de leur iniquité et de leurs injustices, les régions de ce prince seront ravagées de toutes parts. Autour d’une montagne élevée, dans une ultime bataille, j’aperçois couler de vastes et effroyables torrents de sang humain tout autour de la montagne, et les nations, dans le temple du Seigneur, remerciant Dieu pour leur délivrance. Car il surgit le chef des chefs qui a vaincu le conquérant.

      Un terrible fléau, inconnu des mortels, a décimé ses soldats, et toutes les nations s’écriaient : « Le doigt de Dieu est là ! C’est le châtiment pour ses crimes ! » On parlera de sa mort prochaine, alors que déjà le sceptre ne sera plus entre ses mains. Les miens s’en gausseront entre eux. Parce que Dieu est juste, quoiqu’il supporte parfois la cruauté, les désordres et la dureté de cœur, tous les peuples spoliés recouvreront leurs possessions qu’ils avaient perdues ; ils recevront même ici-bas quelque chose de plus, à titre de récompense. De nombreux pays, mis complètement à feu et à sang, seront sauvés d’une manière inespérée, grâce au secours divin et aux armes humaines.

      La région de Paris, que tout le monde croyait vouée à la dévastation, sera merveilleusement préservée à cause de ses montagnes bénies et de ses femmes dévotes. Semblables à des armées rangées en bataille, ces femmes gravissent la montagne (Montmartre ?) pour rendre grâces au Seigneur Dieu, en disant : « Seigneur, ne leur imputez pas cette faute et délivrez-nous pour toujours de cette calamité ». car les hommes auront vu de telles abominations dans cette guerre que leurs générations n’en voudront plus jamais. Malheur cependant encore, en ces jours, à ceux qui ne redoutent pas l’Antéchrist, car il suscitera de nouveaux meurtres, car il est le père de ceux qui recommenceront à égorger. Voilà pourquoi beaucoup de gens verseront d’abondantes larmes. Mais après l’ère du glaive, sous le feu survient l’ère de la paix où les hommes se réjouiront, et, comme gage de cette paix, ils verront les deux cornes de la lune attachées à la croix. En ces jours-là, une grande multitude d’hommes, craignant Dieu, adoreront le Très-Haut en vérité, et le soleil, plus étincelant que jamais, brillera de sa dernière splendeur ».
  18. Hercule dit :


    Saint Isidore de Séville
    (0636-04-04)

    Saint Isidore de Séville, docteur de l’Eglise, et évêque est issu d’une famille romaine, de la ville de Carthagène, au sud-est de l’Espagne où il est sans doute né vers 560. Son père Sévèrianus avait dû fuir Carthagène devant les Wisigoths qui, non contents d’être des barbares, avaient adopté l’hérésie arienne et persécutaient les catholiques. Il se réfugia à Séville. Ses quatre enfants deviendront des Saints : Léandre, Florentine, Fulgence et Isidore.

    À la mort de ses parents, Isidore est encore bien jeune, mais son frère aîné, Léandre, devenu évêque de Séville, l’élève comme un fils. Isidore se nourrit, se gave, des livres dont regorge la bibliothèque fraternelle. En 599, à la mort de Léandre, Isidore lui succède comme évêque de Séville. Il présidera des conciles et travaillera à la conversion des Goths à la vraie foi. Son « Histoire des Goths » nous est très utile car, sans elle, nous ne saurions presque rien des Goths et des Vandales. Tout en gouvernant avec un grand dévouement son diocèse, il écrit sans relâche. Il occupera le siège épiscopal de Séville durant quarante ans, y fonda de grands collèges et influença les conseils royaux. Il meurt dans sa cathédrale, en 636, probablement le 4 avril, étendu sur le sol, tout en continuant de parler à l’assistance.

    Ses vaticinations sur l’Espagne se sont toujours réalisées. Voici sa prophétie sur le grand Monarque :

    « Dans les derniers jours, il régnera sur la grande Espagne, un roi doublement doué de piété. Et il régnera par une femme dont le nom commence par Y et finira par un L. Et le dit roi viendra des régions orientales et il régnera dans sa jeunesse. Lui-même combattra les impuretés des Espagnes, et ce que le feu ne dévorera pas, le glaive le dévastera. Il régnera sur la maison d’Agar et obtiendra Jérusalem. Il posera le signe de la Croix sur le saint Sépulcre et ce sera un très grand Monarque ».

  19. Hercule dit :


    Hémeric Adson Abbé de Montier-en-Der (Haute-Marne) à partir de 968. Il mourut en 992 au cours d’un pèlerinage en Orient.

    Dans son épître « Libellus de ortu et tempore Antichristi » rédigé en 954, pour la veuve de Louis IV d’Outremer, roi de la « Francia Occidentale », attribue le rôle d’ »Empereur des Derniers Jours » à un « Rex Francorum ». La prophétie d’Adson, sous divers remaniements, connaîtra un immense succès au cours des siècles, et bientôt les noms très prestigieux de saint Augustin, Alcuin, ou Raban Maur lui furent associés :

    « Quelques-uns de nos maîtres disent qu’un Roi Franc viendra dans les derniers temps du monde, il possèdera tout l’Empire Romain. Il sera le plus grand et le dernier de tous les rois. Après avoir heureusement gouverné son royaume, son empire se terminera et ce monarque viendra à Jérusalem. Il déposera sur le Mont des Oliviers son sceptre et sa couronne ; et, immédiatement après, l’Antéchrist arrivera ».

  20. Hercule dit :


    Hugues Capet
    (0996)

    Hugues 1er Capet (v.941-996) devient roi de France, premier de la dynastie capétienne, en 987. Fils d’Hugues le Grand et duc de France, il ne parvint pas lorsqu’il fut roi, à abaisser les prétentions de ses vassaux, mais il accrut le domaine royal.
    Bien que l’origine de cette prophétie soit un peu obscure, on en trouve des versions latines et françaises de différentes époques.
    La voici en substance :

    « Une nuit que Hugues Capet était occupé à réfléchir sur les affaires du royaume de France, dont il était un des plus grands feudataires, il vit apparaître un vénérable abbé qui lui dit d’un ton sévère :

    « Que fais-tu là ? »
    Hugues étonné lui répondit :
    « – Qui êtes-vous, Saint Père ?
    – Je suis, repartit la vision, Valéry, abbé du monastère de Leuconnay. Dieu Lui-même m’envoie t’apporter ses ordres. Le vénérable confesseur, Riquier, et moi, nous sommes exilés de nos monastères et retenus captifs par le comte de Flandres, Arnould, et Dieu t’a choisi pour être l’instrument de sa Justice ; hâte-toi de chasser les usurpateurs qui ont envahis nos deux abbayes ; rappelle les religieux expulsés et fait refleurir l’antique discipline ; à cette condition, je te promets, de la part du Seigneur qui a daigné exaucer les prières du bienheureux Riquier et les miennes, que tu seras roi et que tes descendants occuperont le trône de France pendant sept successions » ».

    La vision disparut. Peu de temps après, Hugues attaqua le comte de Flandre, le vainquit et restaurant les deux monastères. Il monta ensuite sur le trône de France.
    Ce type d’intervention par bilocation semble tout à fait plausible, car ce charisme n’est pas rare et il est bien connu dans la vie des saints.
    La prophétie s’est aujourd’hui presque pleinement réalisée, avec les différentes successions dynastiques d’une même et seule lignée, qui se sont succédées sur le trône de France :
    – 1°) Les Capétiens directs, de Hugues Capet à Charles le Bel (987-1326) ;
    – 2°) Les Valois, de Philippe VI à Charles VIII (1326-1498) ;
    – 3°) Les Valois-Orléans, Louis XII (1498-1515) ;
    – 4°) Les Valois-Angoulême, de François 1er à Henri III (1515-1589) ;
    – 5°) Les Bourbons, branche aînée, de Henri IV à Louis XVI (1589-1793) ;
    – 6°) Les Bourbons, branche cadette (1814-1830) ;
    – 7°) Les Bourbons-Orléans (1830-1848).

    A quelle succession se rattachera le grand Roi, si souvent promis par tant de prophéties au cours des siècles. Marie-Julie Jahenny nous annonce que ce grand Monarque portera le nom d’Henri V de la Croix, qu’il ne sera ni un Orléans ni un Naundorf, mais qu’il descendra de la branche coupée, et de l’enfant évadé du Temple.
    Maître Michel Nostradamus, le médecin astrologue de Salon-de-Provence nous annonce qu’il sera sacré roi sous le nom d’Henri V, mais qu’il sera ensuite sacré à empereur sous le nom d’Henri VII.

  21. Hercule dit :

    Le Bienheureux Théolophre
    (1200)

    D’après le Livre merveilleux, où se trouve cette page prophétique du Bienheureux. Théolophre, voici le discours que le Pontife saint doit prononcer lors du sacre du Grand Monarque :

    « Reçois, Fils bien-aimé, la couronne d’épines, laquelle tu demandes instamment et très-humblement pour l’amour que tu portes à Celui qui a été suspendu en la croix et nous a rachetés de son propre sang. Reçois aussi en ta main droite l’enseigne de sa très-sainte croix, par lequel signe tu seras vainqueur, parce que le Dieu des armées a dit : « Je t’ai reçu aujourd’hui, et t’ai oint de mon huile sainte mon serviteur, pour être le conducteur de mon peuple et comme mon signal.

    Tu vaincras, non par la multitude de tes gens de guerre, ni par ta propre force, mais par la vertu de mon Esprit qui t’assistera. Réjouis-toi donc et sois constant et ferme en tes résolutions. Et n’aie point peur, attendu que je serai toujours avec toi. Au reste, je te prendrai par ma droite, afin d’assujettir les nations devant toi, et je mettrai en fuite les rois, et j’ouvrirai devant toiles portes, et elles ne se fermeront plus.

    Je marcherai devant toi et humilierai les superbes de la terre. Je romprai les portes d’airain et je briserai les gonds de fer. De plus je te donnerai des trésors qui sont cachés et je te révèlerai les arcanes ou mystères des grands secrets. Et tout lieu sur lequel tu marcheras sera à toi. Hé! qui est-ce qui pourra résister, puisque c’est le Dieu des armées, le Seigneur qui a dit ces choses ».

  22. Hercule dit :

    Merlin Joachim
    (1202)

    Merlin Joachim surnommé le Prophète, né en 1130, au bourg de Celico, près de Cosenza, au pays napolitain en Italie. Il fut page de Roger, roi de Sicile, et prit ensuite l’habit de Cîteaux dans le monastère de Corazzo, dont il fut prieur et abbé. Avec la permission du Pape Luce III, Joachim se retira, vers 1185, dans la solitude de Casemar, où il resta deux ans occupé à commenter l’Écriture sainte. Il revint à Corrazo en 1187, et le Pape lui ayant ordonné de continuer son commentaire biblique, il obtint de se démettre de son abbaye. Joachim alla se fixer à Flora, en Calabre, où il fonda un monastère dont la règle était calquée sur celle de Citeaux. Il mourut en 1202, âgé de soixante-douze ans, laissant un grand nombre d’ouvrages imprimés. Les Acta Sanctorum contiennent des détails sur la vie de Joachim, et dom Gervaise, abbé de la Trappe, a écrit son Histoire en 2 vol. in-12,1745.

    La prophétie de Merlin Joachin, trouvée dans le Liber Mirabilis, nous annonce :

    « Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : après des souffrances encore éloignées des Chrétiens, et après une trop grande effusion de sang innocent, la prospérité du Seigneur descendra sur la nation désolée.

    Ces temps orageux dureront jusqu’à l’année du Seigneur, dans laquelle paraîtront un nouveau pape et un nouvel empereur.

    Un pasteur remarquable s’assiéra sur le trône pontifical, sous la sauvegarde des anges. Pur et plein d’aménité, il résiliera toutes choses, rachètera, par ses vertus aimables, l’Etat de l’Eglise, les pouvoirs temporels dispersés. Il révérera les étoiles, et craindra le soleil, parce que sa conscience sera dans la main du Seigneur. Il l’emportera sur toute autre puissance, et reconquerra le royaume de Jérusalem.

    Un seul pasteur conduira à la fois les Eglises orientales et occidentales. Une foi unique sera en vigueur. Telle sera la vertu du bienfaisant pasteur, que les sommets des monts se courberont en sa présence. Ce saint homme brisera l’orgueil des religieux, qui rentreront tous dans l’état de la primitive Eglise, c’est-à-dire qu’il n’y aura plus qu’un seul pasteur, une seule loi, un seul maître, modeste, humble, craignant Dieu.

    Le véritable Dieu des Juifs, le Seigneur Jésus-Christ fera tout prospérer au-delà de toutes les espérances humaines, parce que Dieu est le seul qui puisse épancher sur la plaie le baume onctueux et adoucissant.

    Homme excellent, quand il te sera apparu dans l’air un monstre, tu trouveras une route toute prête du côté de l’Orient, et après trois fois trois années tu rendras ton âme à Dieu.

    Les cieux racontent la gloire de Dieu, et les fidèles sont dans la joie et le bonheur, puisque le Seigneur a daigné leur faire grâce et qu’il invitera ses élus au banquet de l’Agneau, où des chants mélodieux et d’harmonieux concerts des psalmistes se feront entendre. Telle sera la puissance de sa bonté qu’elle mettra une digue à la fureur et à l’impétuosité des flots menaçants. Les monts courberont leur faîte devant lui, la mer se dessèchera, les morts ressusciteront, les autels seront dressés, les églises ouvertes.

    Alors un monarque gracieux de la postérité de Pépin, viendra en pèlerinage voir l’éclat du glorieux pasteur dont le nom commencera par un R. Un trône temporel venant à vaquer, le pasteur y colloquera ce roi, qu’il appellera à son secours. Vous saurez qu’il aura deux têtes : une d’Orient, l’autre d’Occident. Ce pasteur brisera les arcs et dispersera les Balistes ; il fera la joie des élus du Seigneur.

    Pasteur angélique, il promènera le bâton de l’apôtre par tous les pays. Grâce au soin et à la sollicitude du digne pasteur, il se fera entre les Églises Latine et Grecque une réunion indissoluble.

    Et dans le principe, pour amener ces heureux résultats, recourant à des secours puissants et temporels, le saint Pontife invoquera l’aide du monarque généreux de la France ; avant qu’il puisse être affermi et solidement assis sur le Saint-Siège. Il y aura des guerres innombrables, des luttes pendant lesquelles le trône sacré sera ébranlé.

    Ce Pape sera à la foi pasteur et réformateur. Grâce à lui, l’Est et l’Ouest connaîtront une union durable. Six ans et demi plus tard, il rendra son âme à Dieu : sa mort sera entourée du prestige des miracles. La fin de ses jours arrivera dans une province aride, située entre un fleuve et un lac, près des montagnes…

    Un homme d’une sainteté remarquable sera élevé au Siége pontifical, le Seigneur se servira de lui pour opérer tant de prodiges, que tout homme le révérera, et nul n’osera contrarier ses préceptes.

    Il défendra que plusieurs bénéfices se cumulent sur la même tête, et il fera en sorte que le clergé vive des dîmes et des offrandes des fidèles. Il interdira la pompe des vêtements, et tout ce qui n’est pas honnête dans les danses et les chants; il prêchera l’Évangile, et exhortera les femmes honnêtes à paraître en public sans or ni pierreries. Après avoir longtemps occupé la papauté, il rejoindra heureusement le Seigneur.

    Immédiatement après lui, Dieu fera paraître trois hommes d’une vertu édifiante : l’un suivra l’autre, et comme lui donnera l’exemple des vertus, et fera des miracles, confirmant les leçons de leur prédécesseur.

    Sur leurs règlements, l’Eglise se développera, et on appellera ces Pontifes les Pasteurs Angéliques ».

    « Lorsqu’un monstre t’apparaîtra dans le Ciel, tu trouveras à l’Est un refuge tout préparé et neuf ans plus tard, tu mourras ».

  23. Hercule dit :

    Saint Thomas d’Aquin ou Maître Antonin
    (1274-03-07)

    Saint Thomas d’Aquin, frère prêcheur, docteur de l’Eglise, est né en 1227, dans une illustre et noble famille napolitaine, au château de Roccasecca près d’Aquino et de Naples, en Italie du Sud. Etant le plus jeune des fils (traditionnellement réservé pour la carrière ecclésiastique), il est envoyé au monastère bénédictin de Mont Cassin pour y recevoir une bonne éducation et une initiation à la vie monastique. Mais Thomas ne choisit pas la vie bénédictine et, à 19 ans, il décide d’entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce n’est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie. En 1239, Thomas peut enfin suivre sa vocation ; il prend l’habit dominicain et s’inscrit au studium général de l’ordre à Naples. En 1245 il est envoyé par ses supérieurs à Paris pour y suivre des études universitaires. Il eut comme maître saint Albert le Grand, qu’il suivit aussi à Cologne en 1248. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas retient la leçon. Il fut lui-même professeur à Paris de 1252 à 1259 ; il rentra en Italie pour enseigner à Anagni, à l’Orvieto et finalement à Rome. Il enseigne encore à Paris de 1269 à 1272 et revient enseigner à Naples. Thomas fut Grand-Maître de la Scholatique, il élabore une pensée originale, qu’il expose dans de nombreux ouvrages, dont le plus connu est la « Somme Théologique ». Il voyage aussi à la demande des Papes. Mais c’est l’étude qui a toute sa faveur. En 1274, pendant qu’il se rendait en France pour participer au concile de Lyon sur mandat du pape Grégoire X, il tomba gravement malade pendant le voyage et il mourut en Italie, le 7 mars 1274, à Fuossa Nova, une célèbre abbaye de l’Ordre de Cîteaux dans la Latium, où il avait fait étape, diocèse de Terracine. Ses biographes ont souligné la singulière dévotion mariale qui le caractérisait. Dans l’ordre des Dominicains, il y respira cette atmosphère de piété mariale qui caractérisa l’ordre depuis ses débuts.

    Saint Thomas d’Aquin nous annonce :

    « A toutes les époques, il y a toujours eu quelques personnes favorisées de lumières surnaturelles, non pour révéler une nouvelle doctrine de foi, mais pour la direction de la conduite humaine »

    Cette prophétie dite de Saint Thomas d’Aquin ou aussi de Maître Antonin, fut extraite d’un livre fort ancien à l’usage de cet illustre Dominicain. Le nom de son auteur est inconnu mais certains la nomment la prophétie de Maître Antonin :

    « Quand Rome commencera à entendre les mugissements de la vache grasse, l’Italie sera en proie à la guerre et aux dissensions. Une haine violente éclatera entre son serpent ailé et le lion qui porte des lis. Malheur à toi, terre de Pise, le veau secoue sa corne naissante d’un air menaçant.

    Alors naîtra au milieu des lys le plus beau des princes dont le renom sera grand parmi les rois, tant à cause de ses grâces corporelles et de sa rare beauté de son corps que de la perfection de son esprit. L’univers entier lui obéira, quand le chêne altier sera tombé et aura écrasé de sa chute le sanglier au poil hérissé.

    Du Nord au Midi, du Midi à l’Occident et de l’Occident jusqu’au Levant, et ainsi, de toutes parts, il terrassera et foulera aux pieds ses ennemis. Ses années s’écouleront dans le bonheur.

    Ô Alpha et Oméga ! La vache grasse est unie à la couleuvre. Un roi monstrueux s’assiéra sur un trône mobile ; ce monarque échappera à grand-peine à une mort très rapprochée. Lève-toi, sanglier hérissé, associe-toi aux lions, et tu prendras la couleuvre embarrassée dans ses plis tortueux.

    Le lion, surpris dans l’ivresse du triomphe, se laissera prendre par toi ; tu le tromperas et tu le feras périr.

    Malheur à toi, beau lion, quand tu te prépareras au combat, à l’ombre du chêne altier.

    Malheur à toi, Ligurie, et à toi, Flandre ensanglantée ; tes prairies et tes fleurs seront dévastées. Le schisme sera renversé, quand le chêne, dans sa chute, écrasera le sanglier sauvage. Pleure, hélas ! malheureuse Babylone que de tristes jours attendent : comme la moisson mûre, tu seras fauchée, à cause de tes iniquités.

    Les rois s’avanceront contre toi des quatre coins du monde ; ils rassembleront les Saints de Dieu, pour qu’ils ne soient pas compris dans le Jugement, et qu’ils choisissent l’ange du Testament, qui doit convertir au Seigneur les coeurs pervertis et dissidents.

    La flèche de l’Italie, s’élançant vers le Levant, ira creuser les sillons pour y planter la vigne du vrai Sauveur, alors que fleurira le prince du nouveau nom, à qui tous les peuples se soumettront et à qui la couronne orientale sera donnée en garde.

    Il surgira un monarque de l’illustre lys, qui aura le front haut, les sourcils marqués, de grands yeux, le nez aquilin ; il rassemblera une grande armée et détruira tous les despotes de son royaume, et les frappera à mort : fuyant à travers les monts, ils chercheront à éviter sa face.

    Il fera aux Chrétiens la guerre la plus constante. Il subjuguera tour à tour les Anglais, les Espagnols, Aragonais, Lombards, Italiens. Les rois Chrétiens lui feront leur soumission, Rome et Florence périront, livrées par lui aux flammes, et le sel pourra être semé sur cette terre où tomberont sous ses coups les derniers membres du clergé.

    La même année, il gagnera une double couronne ; puis traversant la mer à la tête d’une grande armée, il entrera en Grèce, et sera nommé roi des Grecs. Il subjuguera les Turcs et les barbares, et publiera un édit par lequel quiconque n’adorera pas la croix sera mis à mort.

    Nul ne pourra lui résister, parce qu’il aura toujours auprès de lui le bras fort du Seigneur, qui lui donnera l’empire de l’univers entier : cela fait, il sera appelé la paix des Chrétiens.

    Montant à Jérusalem sur le mont Olive, il priera le Seigneur et découvrant sa tête couronnée, et rendant grâces au Père, au Fils et au Saint-Esprit, il rendra l’âme en ces lieux avec la couronne ; et la terre tremblera, et l’on verra des prodiges.

    Le schisme sera renversé, quand le chêne de sa chute écrasera le sanglier sauvage.

    Pleure hélas ! Malheureuse Babylone, que de tristes jours t’attendent. Comme la moisson mûre, tu seras fauchée à cause de tes iniquités.

    Les rois s’avanceront des quatre coins du monde ; ils rassembleront les saints de Dieu pour qu’ils ne soient pas compris dans le jugement, et qu’ils choisissent l’Ange du Testament qui doit convertir au Seigneur les cœurs pervertis et dissidents ».

    On lui attribue aussi cette prophétie concernant le Grand Pape annoncé :

    « L’Ange du Testament s’appellera Grégoire XVII ou le Pape Angélique. Sous son règne, les hérétiques et les schismatiques retourneront en foule au bercail de l’Eglise Romaine.

    Avec ce grand Pasteur surgira le grand Roi qui obtiendra le royaume de la cité nouvelle, et bientôt il appesantira sa main sur les infidèles en Afrique et ensuite en Europe.

    Dieu se choisira un homme selon son cœur et le chargera de paître le troupeau de son peuple. Et cet homme enseignera à toutes les nations le divin vouloir de son Seigneur qu’il aimera de tout son cœur.

    Il fera fleurir la foi et sera aimé de tous, parce que ses actes exciteront l’admiration. Tous les hommes ne formeront plus qu’un seul troupeau sous un seul pasteur.

    Les siècles finiront, la primitive unité sera rétablie, tous les membres dépendront du même chef et toutes les bergeries particulières feront partie de l’unique bercail du Christ.

    Une des premières Encycliques du Grand Pape Grégoire XVII exposera magistralement l’Unité de l’Eglise et cette encyclique contribuera beaucoup à planter dans le levant la vraie vigne du Seigneur et à hâter le retour des Eglises Orientales »

    « Ce monarque surgira de l’illustre lys ; il aura le front haut, les sourcils arqués, de grands yeux, le nez aquilin. Il rassemblera une grande armée et détruira tous les despotes de son royaume, les frappant à mort ; ils fuiront à travers les monts pour éviter sa face. Il fera aux faux chrétiens la guerre la plus constante et dominera tour à tour les Anglais, les Espagnols, les Lombards, les Italiens. Les rois chrétiens lui feront leur soumission. La même année, il gagnera une double couronne ; puis, traversant la mer à la tête d’une grande armée, il entrera en Grèce et sera nommé roi des Grecs. Il subjuguera les Turcs et les barbares; nul ne pourra lui résister, parce qu’il aura toujours auprès de lui le bras du Seigneur qui lui donnera l’empire de l’univers entier. Cela fait, il sera appelé la paix des Chrétiens ».

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