Du printemps arabe à l’hiver islamiste

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La déstabilisation actuelle du Liban et l’aggravation des tensions entre Chiites et Sunnites, Chrétiens et Musulmans, ne profite ni à la Syrie, ni au Hezbollah, mais à Israël et à ses solides alliés. Mais Israël est passé maître dans la manipulation. Souvenons-nous de la guerre de « Yom Kippur » en 1973 et du traître égyptien Anwar al-Sadat :

http://mycatbirdseat.com/2012/02/what-really-happened-in-the-yom-kippur-war/

Depuis les années 1980 l’objectif d’Israël et des États-Unis a été d’affaiblir les pays voisins, de les pousser à la guerre civile par provocation et l’instigation de divisions ethniques et religieuses. Ceci de manière à liquider les derniers pôles de résistance à leurs diktats : la résistance du Hezbollah qui a déjà repoussé par deux fois hors du Liban les envahisseurs israéliens, celle de Bachar el-Assad qui n’entend pas négocier la paix avec un occupant qui s’est annexé illégalement le Golan syrien, et celle de la République islamique d’Iran qui revendique son droit légitime à se doter du nucléaire civil.

Le cas B. H. Lévy n’illustre-t-il pas parfaitement cette volonté sioniste d’affaiblir ses voisins ? S’il était honnête, il parlerait des rebelles étrangers !  Le vice-président du Parti travailliste turc Bülent Esinoglu n’avait-il pas révélé que la CIA avait recruté 6.000 mercenaires arabes, afghans et turcs, pour mener des opérations terroristes en Syrie ?

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68849&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Ces rebelles feraient mieux d’écouter la lettre ouverte aux djihadistes de tous les pays :

http://www.renenaba.com/lettre-ouverte-aux-djihadistes-de-tous-les-pays/

Et le 19 juillet, le photographe indépendant John Cantile, aux côtés de son collègue néerlandais Jeroen Oerlemans, se faisait enlever en Syrie du Nord puis libéré une semaine plus tard… Il  révéla que certains de ses ravisseurs étaient « des jeunes hommes avec un fort accent du sud de Londres »« Pas un syrien en vue. Ce n’était pas ce que j’avais prévu », a ajouté de Cantile.  » Deux d’entre eux étaient tellement anglicisés qu’ils ne pouvaient pas parler arabe … »

http://www.presstv.ir/detail/2012/08/06/254692/none-of-insurgents-were-syrian/

Si B. H . Lévy aimait la France, il n’essaierait pas de l’entrainer dans un conflit avec la Chine et la Russie !

http://www.dailymotion.com/video/xukpkh_syrie-l-appel-de-bhl-a-francois-hollande-ce-matin-sur-europe-1_news

On comprend l’énorme soulagement que certains ont eu lors de l’avant-première parisienne du nouveau film de Bernard-Henri Lévy : « Le serment de Tobrouk », car il connut un échec cinglant. Malgré l’annonce médiatisée de l’évènement, seule une vingtaine de personnes avait daigné se déplacer pour occuper les 584 sièges de la prestigieuse salle A du cinéma MK2 Bibliothèque. Sa mise en scène mégalomaniaque le montrant aux avant-postes de la guerre comme menant lui même les opérations, n’était pas du meilleure gout. Il se présenta comme le philosophe sauveur, héros de la paix, qui n’hésitait pas à aller en première ligne et risquer sa peau pour sauver un peuple. A Défaut de la palme d’or, BHL a dû rafler à la foi le prix de l’hypocrisie, de la mégalomanie et du ridicule…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3E37jv8aisw

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DNgwNgAqoho

Un véritable Sayan dans toute sa splendeur !

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EJFWV-WZhbs

Martine Laroche Joubert (Martine Gabarra) en tant que juive essaya de l’égaler, mais en pure perte :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tL50Dk8ucaw

Cet état de fait, eut pour conséquence certaines incompréhensions, comme celle entre l’ambassadeur de France à Damas, Éric Chevallier et son ministre devant ses collègues. Il avait accusé Alain Juppé de ne pas avoir tenu compte de ses rapports et d’avoir falsifié les synthèses pour provoquer une guerre contre la Syrie…  Oubliait-il que Juppé, pour être ministre, il se devait d’être un pion sioniste ? Le mensonge ne fait pas peur à ces gens girouettes mais ambitieux ! Laurent Fabius a pris le relais et pour la première fois sans doute, de l’histoire de la diplomatie française, a ouvertement fait appel au meurtre, d’un président étranger !

http://french.irib.ir/analyses/interview/item/208609-ginette-skandrani,-pr%C3%A9sidente-de-la-pierre-et-l%E2%80%99olivier

Car qui pouvait croire que dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures, grâce au printemps arabe, la démocratie allait jaillir comme par miracle ? Bien entendu, une fois passé l‘agitation des adeptes de Facebook, le pouvoir ne pouvait que tomber dans les mains des forces fondamentalistes,  seules forces politiques structurées ayant survécu aux dictatures nationalistes, grâce aux pétromonarchies théocratiques dont elles partagent les valeurs, et grâce aussi aux Occidentaux qui les utilisent comme bouclier contre l‘influence russe.   C’est ainsi que le « printemps arabe », en l’espace de 6 mois, c’est transformé  en véritable « hiver islamiste ».

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En Tunisie et en Égypte :

Dans ces pays, les partis islamistes, Frères Musulmans et extrémistes salafistes ne se partagent-ils pas une confortable majorité dans les Parlements issus des révoltes populaires ? Et constants dans leur pratique du double langage, ils font exactement le contraire de ce qu‘ils promirent à ceux qui les ont amenés au pouvoir.. En Égypte, après avoir affirmé sur la Place Tahrir au printemps 2011 qu‘ils n‘aspiraient nullement à gouverner, ils revendiquent aujourd‘hui la Présidence de la République, la majorité parlementaire et l‘intégralité du pouvoir politique. En Tunisie,  après avoir officiellement renoncé à inclure la chari‘a dans la Constitution, ils organisent maintenant dans les provinces et les villes de moyenne importance, loin de l‘attention des médias occidentaux, des comités de vigilance religieux pour faire appliquer des règlements inspirés de la chari‘a. Grâce à la manne financière de l’Arabie saoudite et du Qatar, elles ont tous les moyens d‘acheter les consciences et de se constituer la clientèle qui perpétuera leur domination face à un paysage politique démocratique morcelé, dont il sera facile de dénoncer l‘inspiration étrangère et donc impie.

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En Libye :

 Tout a sombré dans la confusion. Après que les forces de l‘OTAN, outrepassant largement le mandat qui leur avait été confié par l‘ONU, ont détruit le régime du colonel Kadhafi, le pays se retrouve livré aux appétits de bandes et tribus rivales, voulant prendre leur part avec le Qatar dans l‘exploitation des ressources du pays en hydrocarbures.

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Au Yémen :

Le départ sans gloire du président Ali Abdallah Saleh rouvre la porte aux agitations multiples, dont l‘unité proclamée en 1990 entre le nord et le sud n‘a jamais été bien digérée.. Aujourd‘hui, les chefs de tribus sunnites du sud et de l‘est du pays, dont certains se réclament d‘Al-Qaïda et tous du salafisme, entretiennent un désordre sans fin aux portes de la capitale, Sana‘a, fief d‘une classe politique traditionnelle zaydite, branche dissidente du chi‘isme.

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En Syrie :

Seul le régime syrien résiste à ce mouvement  d‘islamisation au prix d‘une incompréhension généralisée et de l‘opprobre internationales.  Les responsables des services de sécurité civils et militaires syriens, depuis la fin des années 70, n’ont jamais respecté les droits de l’homme.  Ils ne peuvent se le permettre tant les adeptes de la déstabilisation sont nombreux au Proche Orient. Le régime syrien est donc un régime autoritaire. C’est une dictature et le départ de Bashar el-Assad ne changerait strictement rien à la réalité des rapports de pouvoir et de force dans le pays. Il y a derrière lui 2 millions d‘Alaouites encore plus résolus que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ont tout à perdre d‘une mainmise islamiste sur le pouvoir, pourtant encouragée par un Occident irresponsable.

Il ne faut pas oublier qu’avant, le pays était politiquement dominé par sa majorité musulmane sunnite qui en détenait tous les leviers économiques et sociaux. Et les bourgeois sunnites achetaient encore – parfois par contrat notarié – des jeunes gens et de jeunes filles de la communauté alaouite dont ils faisaient de véritables esclaves à vie, manouvriers agricoles ou du bâtiment pour les garçons, bonnes à tout faire pour les filles.

Les Alaouites sont décrits par l‘Islam sunnite comme les pires des apostats. Cela leur a valu au XIVè siècle une fatwa du jurisconsulte salafiste Ibn Taymiyya, l‘ancêtre du wahhabisme actuel, prescrivant leur persécution systématique et leur génocide. Bien que Ibn Taymiyyah soit considéré comme un exégète non autorisé, sa fatwa n‘a jamais été remise en cause et est toujours d‘actualité, notamment chez les salafistes, les wahhabites et les Frères Musulmans. Pourchassés et persécutés, les Alaouites ont dû se réfugier dans les montagnes.  Il leur a fallu attendre le milieu du XXè siècle pour prendre leur revanche. Soumis aux occupations militaires étrangères depuis des siècles, les bourgeois musulmans sunnites de Syrie ont commis l‘erreur classique des parvenus lors de l‘indépendance de leur pays en 1943. Considérant que le métier des armes n‘était qu‘un médiocre instrument de promotion sociale, ils n‘ont pas voulu y envoyer leurs fils. Résultat : ils ont laissé l‘encadrement de l‘armée aux pauvres, c‘est à dire les minorités : chrétiens, ismaéliens, druzes, chiites et surtout alaouites. Mais quand vous donnez le contrôle des armes à des persécutés, le risque est grand qu‘ils s‘en servent pour se venger de ceux qui les exploitent. C‘est bien ce qui s‘est produit en Syrie à partir des années 60. Dans les années 70, Hafez el-Assad, issu d‘une modeste famille de la communauté alaouite, devenu chef de l‘armée de l‘air,  puis ministre de la défense, s‘est emparé du pouvoir par la force pour assurer la revanche et la protection de la minorité à laquelle sa famille appartient. Face à la montée du fondamentalisme qui progresse à la faveur de tous les bouleversements actuels du monde arabe, les Alaouites ont été rejoints dans leur résistance par les autres minorités religieuses de Syrie, Druzes, Chi‘ites, Ismaéliens et surtout par les Chrétiens de toutes obédiences instruits du sort de leurs frères d‘Irak et des Coptes d‘Égypte.

En 1980, un commando de Frères musulmans s‘était introduit dans l‘école des cadets de l‘armée de terre d‘Alep, pour  faire soigneusement  le tri des élèves officiers sunnites et des alaouites, puis massacrer 80 cadets alaouites au couteau et au fusil d‘assaut en application de la fatwa d‘Ibn Taymiyya. Cela dit, les Frères l‘ont payé cher en 1982 à Hama, fief de la confrérie, que l‘oncle de l‘actuel président a méthodiquement rasée en y faisant entre 10 et 20 000 morts. Alors, proposer aux Alaouites et aux autres minorités non arabes ou non sunnites de Syrie d‘accepter des réformes qui amèneraient les islamistes salafistes au pouvoir, est d’une imbécilité rare !

S’il existe en Syrie d‘authentiques démocrates libéraux ouverts sur le monde, ils n’intéressent malheureusement pas les médias occidentaux. En France, sont sourcées l’« Observatoire syrien des droits de l‘homme » (OSDH) ou plus laconiquement « ONG ». Cela n’a bien entendu rien à voir avec la respectable Ligue internationale des droits de l‘homme. C‘est en fait une émanation de l‘Association des Frères Musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été condamnés pour activisme violent, comme son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el Maleh. L‘OSDH s‘est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris. Compte tenu de l‘orientation forcément partisane de cet organisme, pourquoi donc les médias occidentaux l‘utilisent comme source sans jamais chercher à recouper ce qui en émane ?

Il y a aussi le Conseil National Syrien, créé en 2011 à Istanbul sur le modèle du CNT libyen et à l‘initiative non de l‘État turc mais du parti islamiste AKP. Censé fédérer toutes les forces d‘opposition au régime, le CNS a rapidement annoncé la couleur.

Le drapeau national syrien est composé de trois bandes horizontales. L‘une de couleur noire qui était la couleur de la dynastie des abbassides qui a régné sur le monde arabe du 9è au 13è siècle. L‘autre de couleur blanche pour rappeler la dynastie des Omeyyades qui a régné au 7è et 8è siècle. Enfin, la troisième de couleur rouge censée représenter les aspirations socialisantes du régime. Dès sa création, le CNS a remplacé la bande rouge par la bande verte de l‘islamisme et non de la démocratie.

Mais la place prédominante faite aux Frères Musulmans au sein du CNS par l‘AKP turc et le Département d‘État américain a fini par exaspérer à peu près tout le monde. La Syrie n‘est pas la Libye et les minorités qui représentent un bon quart de la population entendent avoir leur mot à dire, même au sein de l‘opposition. Lors d‘une visite d‘une délégation d‘opposants kurdes syriens à Washington en avril dernier, les choses se sont très mal passées. Les Kurdes sont musulmans sunnites mais pas Arabes. Et en tant que non-arabes, ils sont voués à un statut d‘infériorité par les Frères. Venus se plaindre auprès du Département d‘État de leur marginalisation au sein du CNS, ils se sont entendus répondre qu‘ils devaient se soumettre à l‘autorité des Frères ou se débrouiller tout seuls. Rentrés à Istanbul très fâchés, ils se sont joints à d‘autres opposants minoritaires pour démettre le Président du CNS, Bourhan Ghalioun totalement inféodé aux Frères, et le remplacer par un Kurde, Abdelbassett Saïda qui fera ce qu‘il pourra pour ne perdre ni l‘hospitalité des islamistes turcs, ni l‘appui politique des néoconservateurs Américains, ni, surtout, l‘appui financier des Saoudiens et des Qataris.

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La curieuse politique des Occidentaux :

Ils favorisent partout des groupes intégristes pourtant moins démocratiques que les dictatures auxquelles elles se substituent. Prompt à condamner l‘islamisme chez lui, l‘Occident se retrouve à en encourager les manœuvres dans le monde arabe et musulman. Et la France, qui n‘a pas hésité à engager toute sa force militaire pour éliminer Kadhafi au profit des djihadistes et à appeler la communauté internationale à en faire autant avec Bashar el-Assad, assiste l‘arme au pied au dépeçage du Mali par des hordes criminelles qui se disent islamistes parce que leurs rivaux politiques ne le sont pas. Pendant ce temps,  leurs médias et politiques ont assisté sans broncher à la répression sanglante par les chars saoudiens et émiratis des contestataires du Bahreïn, pays à majorité chiite gouverné par un autocrate réactionnaire sunnite.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aMlzbFrwtRk

De même, les massacres répétés de chrétiens nigérians par les milices du Boko Haram ne suscitent guère l‘intérêt des médias et encore moins la condamnation par nos politiques.

Les investissements massifs du Qatar et de l‘Arabie dans nos économies en crise, valent-ils vraiment notre complaisance face à la montée d‘une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l‘abri ?

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Les médias occidentaux ne sont plus crédibles :

Ils semblent tout faire pour ne relayer que les rumeurs, désinformations et manipulations en faveur de ces islamistes. S’il est difficile à chaud, de démêler le vrai du faux, quelques exemples montrent comment ils manipulèrent l’opinion publique.

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La mort de Gilles Jacquier :

La mort à Homs, le 11 janvier, du journaliste de France 2, est presque un cas d’école. Dès l’annonce du décès, le Conseil national syrien (CNS) accuse l’armée d’Assad d’avoir délibérément tiré sur le groupe de journalistes,  parmi lesquels se trouve Jacquier, à Homs, épicentre de la rébellion. Damas nie aussitôt toute implication dans cet incident tragique, mais sa défense est inaudible. Personne ne veut y croire, surtout pas les médias occidentaux. Assez vite, pourtant, il a fallu se rendre à l’évidence : ce sont bien les combattants de l’opposition qui ont bombardé le groupe de journalistes. L’enquête judiciaire va le prouver. Ont-ils tiré sciemment ou pas, par provocation, pour attribuer la responsabilité de ce crime aux forces du régime ? L’enquête ne permet pas de le dire. Le rapport de la Ligue arabe sera sans équivoque : Jacquier a été tué par un tir d’obus lancé par des rebelles. Ils visaient un quartier alaouite favorable au pouvoir… Un responsable des droits de l’homme à Homs en fait l’aveu : « Nous avons commis une grosse erreur ! »

Cette manipulation, finalement assez vite révélée, rappelle l’affaire de Timisoara (Roumanie), lorsque, en décembre 1989, l’opposition au dictateur Ceaucescu présenta aux médias convaincus d’avance un charnier destiné à accréditer définitivement la brutalité de la répression. Cette “vraie-fausse” information tourna en boucle pendant quelques heures, duperie facilitée par le conformisme ambiant des médias et leur absence de vérification élémentaire. On sut peu après que cela avait été une manœuvre d’intoxication montée par des forces hostiles au régime Ceaucescu,. Ces pièges tendus par les uns et les autres, en Bosnie, au Kosovo, en Somalie continuèrent à tromper les médias longtemps. 

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Le falsificateur Danny :

Un mois après la mort de Jacquier, c’est Danny Abdul Dayem, un activiste anglais de 22 ans, d’origine syrienne qui a connu la notoriété en étant informateur pour CNN, BBC, Al Jazeera et Al Arabiya. Depuis Homs, il relatait le siège de la ville en février 2012. Engagé du côté de la horde de barbus djihado-salafistes, il en appelait alors à une intervention armée étrangère,  » même d’Israël, peu importe…Sur cette vidéo, on le voit en train de falsifier le reportage diffusé sur CNN. Avant son passage à l’antenne, il demande à ses collègues de faire tirer des armes afin de dramatiser son direct avec Anderson Cooper :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=w1iFHqa_BdI

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Et que penser de ce personnage ambigu et incroyable : Khaled Abou Saleh !

On le voit partout filmé de nombreuses fois par la chaîne Al-Jazeera : en tué, blessé, secouriste, activiste, manifestant et participant à la conférence du 6 juillet des “amis du peuple syrien” avec François Hollande. Mais curieusement, celle-ci fut ensuite recadrée faisant en sorte qu’il disparaisse :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=5YWvJrFnZ_4

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La fausse démission de Qadri Jamil :

Ensuite l’intox est passée par Moscou. Le 21 août, à la surprise générale, Qadri Jamil, le vice-premier ministre syrien, évoquait alors un possible départ du pouvoir de Bachar al-Assad : « Pendant le processus de négociations, on peut étudier toutes les questions et nous sommes prêts à étudier même cette question ; nous pouvons nous pencher sur toutes les questions et nous sommes prêts à étudier même cette éventualité [celle de la démission]… » Coup de tonnerre dans les chancelleries. Cette annonce pouvait changer la donne ! Le lendemain, tous les médias faisaient écho à cette information à peine croyable. Et puis rien. Vérification faite, la traduction de ces propos n’était pas exactement celle qu’espéraient certains, notamment ceux qui en avaient travesti le sens pour porter atteinte au moral des rares soutiens au régime syrien. Assad n’avait jamais envisagé de quitter le pouvoir. Il avait simplement mandaté son ministre pour discuter et gagner du temps.

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L’attentat de Qazzaz :

Les informations sur les nombreux attentats et bombardements ont donné lieu à d’autres emballements médiatiques un peu oublieux de la vérité. Le 10 mai, deux voitures piégées explosent au coeur de la capitale syrienne, sur une autoroute, dans le secteur de Qazzaz. On relève 55 morts et 372 blessés. Sans attendre, l’opposition dénonce le régime, appelant les habitants de Damas à “se révolter” contre le régime. Pour les médias aussi, il ne peut s’agir que d’une provocation des services syriens. Erreur. Ce même jour, la revendication tombe : le Front al-Norsa, un groupuscule extrémiste sunnite bien connu, revendique ces attaques dans une vidéo postée sur le Net. Cette annonce vient confirmer la présence de djihadistes – Al-Qaïda ou affiliés – dans les rangs de l’insurrection, ce que l’opposition cachait, ce que la presse occidentale minimisait, au moins jusqu’à l’été.

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Le massacre de Houla :

Le 25 mai, Houla, une petite ville au nord de Homs, est frappée par des tirs de mortier et des bombardements : 108 personnes, dont 49 enfants, sont tuées. Une fois de plus, les deux camps se rejettent la responsabilité de cette tuerie. Jusqu’au “couac” du quotidien allemand de référence, le Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’après son enquête, ce massacre a été commis par des anti-Assad et la grande majorité des victimes appartiennent aux minorités chiite et alaouite, favorables au pouvoir. Cette version des faits a été très peu reprise dans la presse internationale.

http://blogs.mediapart.fr/blog/valentin-perez/180612/le-frankfurter-allgemeine-zeitung-confirme-les-rebelles-sont-respons

Par contre, le 27 mai 2012, la BBC publiait sur son site une photo montrant des cadavres alignés censés être ceux des Syriens massacrés à Houla.
C’était, en fait, un cliché pris en mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad par Marco di Lauro.

http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-18224559

L’article de Keith Harmon Snow, publié le 30 mai 2012 par Dissident Voice, donne un certain éclairage à cette manipulation :

http://dissidentvoice.org/2012/05/slaughter-slant-houla-massacre-sparks-media-blame-game/

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La rumeur Farouk al Chareh :

Le 17 août, une rumeur court les chancelleries et les médias dans un phénomène d’auto-alimentation bien connu : Farouk al-Chareh, le vice-président syrien, invisible depuis une dizaine de jours, aurait fait défection. Ce serait un coup très dur pour le régime. L’opposition s’empresse de confirmer, accréditant l’accélération du délitement du pouvoir syrien, relayée par les envoyés spéciaux. Précision : Farouk al-Chareh serait même en route pour la Jordanie. Il faudra attendre une semaine pour faire taire la rumeur, à sa première réapparition publique, toujours comme pilier du régime.

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Comme quoi, les « fakes » semblent être une spécialité des médias occidentaux :

http://www.eteignezvotreordinateur.com/syrie-quelques-fakes-en-vrac/

Et bien entendu, les meurtres de femmes et d’enfants sont mis sur le dos du gouvernement syrien. Comme ici pour un public koweïtien :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=c6czoIQlI04

Cela ne rappelle-t-il pas l’histoire des couveuses d’Irak avec comme manipulatrice la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA ?

http://www.dailymotion.com/video/x8jeop_media-mensonge-guerre-d-irak-1990_news

Ils feraient mieux de s’intéresser à pourquoi les banlieues françaises se font financer par le Qatar et l’Arabie saoudite avant qu’il ne soit trop tard ! Car les musulmans ne sont pas l’ennemi des peuples mais les salafistes et les intégristes, ces mercenaires sans foi ni loi... Comme en témoigne  un terroriste libyen qui explique comment sont enrôlés les terroristes en Libye avant de les envoyer en Syrie avec le financement du Golfe :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qNLtV103YKo

Et la manière d’utiliser les prisonniers du côté  « gentils » rebelles :

http://www.dailymotion.com/video/xt2rg9_bbc-les-rebelles-syriens-sont-vraiment-des-encules-s-t_news

Comme le dit si bien Chavez,« Quand est-ce que les peuples européens vont-ils se réveiller ? »

http://www.dailymotion.com/video/xsmtcy_chavez-sur-la-syrie-quand-les-peuples-europeens-vont-ils-se-reveiller_news?start=134

Voir aussi :

–        Une volonté internationale de nuire à la Syrie !

–        Kofi Annan, tout aussi ambigu dans sa vie qu’en Syrie !

–        L’immoralité intolérable de l’occident envers la Syrie

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202 commentaires sur “Du printemps arabe à l’hiver islamiste

  1. mohamed dit :

    Bonjour Carlos,

    Je suis totalement d’accord avec vous jusqu’à l’avant dernier paragraphe.

    Les frères musulmans ont peut-être été infiltrés, par ci par là, comme toute organisation.
    Mais il demeure néanmoins, l’alternative la plus crédible dans le monde arabo-musulman.
    Les frères musulmans « ont été noyauté » par Dieu et un Homme de Dieu, qui est Hassan El Banna;
    assassiné par le MI6 avec la complicité de l’Égypte.

    Comme le Hamas continue à collaborer sur le plan militaire, avec le Hezbollah et l’Iran, pour la cause palestinienne malgré leur divergences ;
    Le Qatar et la Turquie continue d’entretenir des relations avec le bloc de l’Occident, là ou ils y voient un intérêt commun.

    Le monde n’est pas bipolaire mais multiple.

    Ce que je voulais mettre en évidence, c’est qu’il y a 3 acteurs en Syrie.
    Et que le soutien à la cause palestinienne, ne voileront pas toutes les atrocités commise au nom de Bachar.

    PS : Désormais le Hamas dispose de Qassam M75, ils peuvent atteindre les navires de guerres, Jérusalem et Tel-Aviv.

    • Carlos dit :

      A Mohamed
      En Tunisie et en Égypte, les États-Unis avaient préparé la « relève de la garde » : des leaders neufs à son service à la place de leaders démonétisés. Le département d’État avait formé de jeunes « révolutionnaires » pour qu’ils se substituent au pouvoir en place. Aussi, lorsque Washington a constaté que ses alliés étaient dépassés par la rue, il leur a intimé l’ordre de céder la place à l’opposition qu’il avait préfabriquée. Ce ne sont pas la rue, mais les États-Unis qui ont chassé Zine el-Abidine Ben-Ali et le général Hosni Moubarak. Et ce sont toujours les États-Unis qui ont installé les Frères musulmans pour leur succéder.

      Une fois l’instabilité installée en Tunisie et en Égypte, la France et le Royaume-Uni ont lancé un mouvement de déstabilisation de la Libye et de la Syrie, en application du Traité de Lancaster. Si quelques micro-manifestations pro-démocratie se sont tenues et ont été grossies par les médias occidentaux, les troubles étaient organisés par des Forces spéciales occidentales avec l’appui de meneurs takfiristes.

      Ce qui fait le « printemps arabe » (Tunisie, Égypte, Libye, Syrie), ce n’est pas l’instabilité, ni la culture, mais la solution prévue par les puissances impérialistes : l’accès au pouvoir des Frères musulmans. Cette organisation secrète, prétendument anti-impérialiste, a toujours été politiquement contrôlée par Londres. Elle était représentée au cabinet d’Hillary Clinton, par le biais d’Huma Abedin (épouse du député sioniste démissionnaire Antony Weiner), dont la mère Saleha Abedin dirige la branche féminine mondiale de la confrérie. Le Qatar a assuré le financement des opérations (plus de 15 milliards de dollars par an !) et la médiatisation de la confrérie auquel elle a confié la chaîne Al-Jazeera depuis fin 2005. Enfin, la Turquie a fourni le savoir-faire politique avec des conseillers en communication.

      En Égypte, comme en Tunisie et en Libye, leur gouvernement a ouvert leur économie au capitalisme libéral. Il a confirmé l’entente avec Israël sur le dos des Palestiniens. Et a cherché à imposer, au nom du Coran, un ordre moral, jamais inscrit dans ce livre. Les privatisations de l’économie égyptienne devaient atteindre leur apothéose avec celle du Canal de Suez, joyau du pays et source de revenus, qui devait être vendu au Qatar. Face à la résistance de la société égyptienne, Doha finança un mouvement séparatiste de la région du Canal, comme jadis les États-Unis avaient créé le mouvement d’indépendance du Panama en Colombie. La société égyptienne a su ouvrir les yeux. Elle s’est rebellée et a lancé un ultimatum au président Morsi. Après s’être assuré par téléphone auprès du secrétaire US à la Défense, Chuck Hagel, que les États-Unis ne tenteraient rien pour sauver l’agent Morsi, le général al-Sissi a annoncé sa destitution.

      Ne pas oublier que Mohamed Morsi est un ingénieur spatial ayant fait carrière aux USA, ayant acquis la nationalité états-unienne, ayant travaillé à la NASA et disposant d’une accréditation US secret-Défense. La chute de Mohamed Morsi marque la fin de la prééminence des Frères musulmans dans le monde arabe. Et ce, d’autant plus, que l’Armée a annoncé sa destitution en s’entourant des forces vives de la société, incluant les « savants » de l’Université al-Azhar. Ainsi, l’échec de Morsi est un coup dur pour l’Occident et ses alliés, le Qatar et la Turquie !

  2. ami dit :

    un dialog des idiots et des ânes sourds.

  3. Engel dit :

    Rétrospective sur Kadhafi :

    Muamar Kadhafi mort ou vif, documentaire 2016 de la 5 :

  4. Zoe dit :

    Dans le cadre du procès contre Radovan Karadžić, le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie (TPIY) a reconnu en mars 2016 que le président serbe n’avait pas participé au projet d’épuration ethnique en Croatie et en Bosnie et qu’il s’y était même opposé. Un aveu du TPIY qui aurait dû faire les gros titres des médias occidentaux, ce qui n’a bien entendu pas été le cas.

    Cette disculpation prouve une fois de plus qu’il faut prendre les accusations de l’OTAN à l’encontre de ses « ennemis officiels » comme un travail de manipulation !

    Depuis une bonne vingtaine d’années, les commentateurs néo-cons et les légumes de l’« interventionnisme libéral » n’ont cessé de ressasser à toutes les occasions possibles, que Milosevic (dirigeant démocratiquement élu à la présidence d’un pays qui comptait 20 formations politiques fonctionnant librement) était un vil dictateur génocidaire, responsable de TOUS les morts des Balkans dans les années 1990. Mais la fable officielle, tout comme celle qu’on nous a vendue en 2003 sur les Armes de Destruction Massive de l’Irak capables de nous atteindre en 45 minutes, était une pure invention chargée de justifier une opération de changement de régime forcé que souhaitaient depuis longtemps les factions dominantes occidentales. La conclusion du TPIY qu’une des personnalités les plus démonisées des temps modernes était innocente des crimes atroces dont elle avait été accusée aurait dû faire la une et les gros titres de tous les médias dans le monde. Il n’en a rien été. Le TPIY lui-même a bien pris soin d’enfouir la nouvelle aussi profondément que possible dans son verdict de 2.590 pages du procès du leader serbe bosniaque Radovan Karadzic, condamné en mars dernier pour génocide (à Srébrénica), crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il est important de se rappeler que les charges d’origine contre Milosevic, quant à de prétendus crimes de guerre au Kosovo ont été formulées en mai 1999, au plus fort de la campagne de bombardements massifs de l’OTAN sur la Yougoslavie, et à un moment où la guerre ne se déroulait pas comme prévu par les États-Unis et leurs alliés. Les charges avaient clairement pour but de faire pression sur Milosevic, pour l’amener à céder aux exigences de l’OTAN (c’est à dire à accepter de bonne grâce le démantèlement de son pays). L’ennui pour l’OTAN, c’est qu’au moment où le procès de Milosevic allait débuter, la fable sur le Kosovo avait déjà commencé à se détricoter. Les dénonciations stridentes des USA et de leurs alliés à propos de génocide et de centaines de milliers de tués, remises à leur place ici par le grand John Pilger, s’étaient déjà avérées fausses.
    http://www.sourcewatch.org/index.php/Coalition_for_International_Justice
    En septembre 2001, une cour de justice de l’ONU allait établir qu’il n’y avait pas eu de génocide au Kosovo.
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/1530781.stm
    Il fallait absolument que les procureurs de La Haye trouvent de nouveaux motifs d’inculpation dans la guerre de Bosnie. Ce qui fut fait en accusant « Slobo » d’avoir mis sur pied une conspiration criminelle visant au nettoyage ethnique des Croates et des musulmans de Bosnie, dans le but de réaliser son projet d’une « Grande Serbie ». Dans un procès normal au criminel, on recherche les preuves, et quand elles sont jugées suffisantes, on énonce les charges. C’est le contraire qui s’est produit dans le cas de Milosevic : il a d’abord été accusé pour des raisons politiques, et on a ensuite essayé de prouver ce dont on l’accusait. L’ironie veut que l’ancien président avait déjà été loué par le président Clinton pour le rôle qu’il avait joué en faveur des efforts de paix en Bosnie en 1995, efforts dont le résultat avait été le traité de paix signé à Dayton, Ohio. Le but de Milosevic n’a jamais été de bâtir une « Grande Serbie » mais d’essayer de maintenir entière et cohérente une Yougoslavie fédérale, ainsi que le reconnaît aujourd’hui, mais un peu tard, le TPIY. Non seulement Milosevic n’a rien eu à voir avec le nettoyage ethnique de Bosnie, mais il l’a au contraire condamné. Le jugement du TPIY note « les critiques et la désapprobation répétées par Milosevic de la politique suivie par l’accusé (Karadzic) et les dirigeants serbes de Bosnie. » Milosevic, en homme pour qui toutes les formes de racisme étaient anathèmes, insistait pour que toutes les ethnies soient protégées. Mais, afin de pouvoir punir Milosevic et mettre en garde ceux qui auraient l’audace de s’opposer aux volontés du pouvoir US, il fallait que l’histoire fût ré-écrite. Le socialiste yougoslave qui avait combattu la politique nationaliste des dirigeants bosniaques devait être déguisé à postériori en traître de mélodrame de la guerre de Bosnie et chargé pendant qu’on y était de tout le sang versé dans les Balkans. Pendant ce temps, le sus-mentionné ambassadeur US Warren Zimmerman, dont les interventions calomnieuses pour faire avorter toute solution diplomatique avaient contribué à déclencher le conflit bosniaque, s’en sortait blanc comme neige….
    https://fr.sott.net/article/28731-Dans-un-silence-mediatique-total-Slobodan-Milosevic-a-ete-disculpe-de-toutes-accusations-de-crimes-de-guerre

    Jacques Hogard, ancien chef des forces spéciales au Kosovo et auteur du livre « L’Europe est morte à Pristina », lors du colloque de l’Association pour l’Histoire sur la Serbie :

    Le 23 juillet 2014, Emmanuel Ratier le recevait dans son Libre Journal de la Résistance Française sur Radio Courtoisie :

    La décision du colonel Jacques Hogard de porter secours aux communautés monastiques en danger et de protéger les monastères orthodoxes victimes des pires exactions de la part des Albanais de l’UCK, lui a valu la plus haute distinction de l’Eglise serbe orthodoxe. Le militaire respecté et écouté est un des meilleurs spécialistes des Balkans. C’est à ce titre qu’il était revenu sur la condamnation décriée du général Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie.

    Special Kosovo – C’est pas sorcier avec deux enfants kosovars :

    • Florian dit :

      Printemps 1992, sur fond d’effondrement de la Yougoslavie, la Bosnie s’enflamme. Un an plus tôt, la Croatie a voté son indépendance, et la Bosnie souhaite suivre le même chemin. Mais alors que les bosniaques de confession musulmane, qui représentent près de la moitié de la population rêvent d’indépendance, les serbes, qui représentent un tiers de la population, s’y opposent. En plein cœur de l’Europe, le pays se déchire. Le conflit durera 3 ans et fera plus de 100 000 morts.

      Des milliers de moudjahidin déferleront sur la Bosnie, avec l’autorisation de la Croatie, pour venir aider leurs «frères de religion» à se débarasser des « chrétiens ». Au début ils viendront sous couvert d’une agence humanitaire (TWRA). En fait, ils désiraient installer un début de califat européen. Ces «brigades musulmanes» représentent au plus fort de la guerre plus de 5000 hommes, financées et entraînées par la CIA. Envoyés sur les fronts les plus dangereux, ils se feront très vite connaître de leurs ennemis pour leur détermination sans faille mais aussi pour leur violence et leur cruauté. Bientôt, leurs compagnons d’armes bosniaques les craindront tout autant. Les plus fanatisés de ces moudjahidin auront fait du pays le berceau de l’organisation terroriste la plus célèbre au monde, Al-Qaïda. Cinq des commandos suicides des tours jumelles du 11 septembre 2001 ont ainsi fait leurs classes en Bosnie. C’est la CIA qui a contribué au transport des djihadistes en Bosnie durant la guerre, comme elle le fera plus tard à grande échelle en Syrie :

      Il y a 20 ans , le siège de Sarajevo :

      Témoignage de Guillaume Ancel, lieutenant colonel dans la Force d’action rapide : « on essayait de protéger les Serbes. » Sur le Rwanda, il avoue que le gouvernement français a livré des armes aux responsables des massacres. »


      Quand aux Américains, ils ont mis le pied dans les Balkans en 1995, quand la guerre de Bosnie-Herzégovine s’est achevée par les accords de Dayton. A l’époque, ils travaillaient cachés sous le drapeau de l’Onu. Puis ils décidèrent d’aller jusqu’en Serbie, dans sa partie sud du Kosovo. Les bombardements de Belgrade, de Novi Sad, de Podgorica, de grandes et petites villes de la Serbie et du Monténégro ont commencé au printemps 1999. Ils ont cessé le 10 juin 1999 quand Slobodan Milosevic a accepté de laisser les Américains et l’Otan entrer au Kosovo. Officiellement, ils agissaient sous couvert de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies mais en réalité, les Etats-Unis et l’Otan ont simplement occupé la Serbie avant de la priver du quart de son territoire. Cela s’est produit le 17 février 2008, lorsque le parlement kosovar a unilatéralement proclamé son indépendance.

      L’opération de l’Otan « Ange miséricordieux » de mars 1999 n’était qu’une couverture. Bien avant l’opération, les spécialistes militaires avaient sélectionné 1 000 hectares de terrain près de la ville d’Urosevac pour construire la plus grande base militaire américaine d’Europe, Bondsteel. D’autre part, selon la Banque mondiale, le Kosovo abrite plus de 100 milliards de dollars de ressources minérales ! La construction de la base de Bondsteel a coûté presque un milliard de dollars. 7 000 soldats et officiers y sont déployés aujourd’hui ; le camp militaire près de Pristina est un véritable Etat. On y trouve des produits uniquement en provenance des Etats-Unis.

      Actuellement, les Américains font tout ce qu’ils peuvent pour affaiblir l’Europe, en empêchant les Russes de faire passer leur gazoduc vers l’Europe occidentale. D’où les tractations de Poutine avec la Turquie (qui cherche à jouer une politique neo-ottomane) et la Grèce. De l’autre côté, on assiste à l’achat par les monarchies du golfe, de millions d’hectares en Serbie et Bosnie, pour avoir un pied en Europe. Le centre de la capitale serbe, appartient maintenant aux Emirats Arabes (2 millions de m2), c’est « Belgrade sur l’eau ». Même l’Iran s’intéresse à cette partie du monde !

      Le 29 novembre 2017, les juges de la chambre d’appel du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) confirment la sentence prononcée contre le Croate de Bosnie Slobodan Praljak quatre ans plus tôt : vingt ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il se suicide alors en plein « tribunal », afin de prouver son innocence de tous les crimes dont on l’a accusé.

      Les condamnations des cinq autres responsables politiques et militaires des Croates de Bosnie – Jadranko Prlic, Bruno Stojic, Milivoj Petkovic, Valentin Coric et Berislav Pusic – sont après confirmées dans une autre salle. Ils reçoivent des peines de dix à vingt-cinq ans de prison.

    • Ken dit :

      Le massacre de Srebrenica du 11 juillet 1995, prétexte à l’invasion « humanitaire » de l’ancienne Yougoslavie :

      Selon le Dr. Edward Herman, il y a eu en fait de multiples massacres à Srebrenica et que le meurtre de soldats musulmans bosniaques (le prétexte de l’Occident) était en réplique au meurtre de plus de 2000 civils serbes, pour la plupart des femmes et des enfants, à ce même endroit. Cela n’a pas empéché le 22 novembre 2017, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a prononcé la condamnation à la prison à perpétuité de Radko Mladic, « chef militaire des Serbes » pendant la guerre de 1992-1995. Il est reconnu coupable de « génocide et de crime contre l’humanité », notamment pour son rôle dans le massacre de 8 000 hommes et garçons musulmans en juillet 1995 à Srebrenica et dans le siège de Sarajevo (10 000 morts).

      Avant juillet 1995, plus de 150 villages serbes ont été totalement anéantis et une étude donne en fait les noms de 2383 civils serbes qui ont été tués entre 1992 et juillet 1995. Ce sont des soldats bosniaques musulmans qui sont venus à Srebrenica et ont tué des civils serbes. Puis quand l’armée serbe de Bosnie a pris le contrôle de Srebrenica en juillet 1995, il y a eu alors, probablement entre 500 et 1000 exécutions en représailles et 2000 morts au combat et non pas 8000 hommes ou de femmes et d’enfants tués. . C’est pourquoi on parle en Occident du « massacre de Srebrenica » mais, en fait, c’est surtout une construction politique.

      Quand le tribunal sur la Yougoslavie a demandé au responsable français du nom de Phillip Morillon, de l’armée des Nations unies dans cette région : « Pourquoi les Serbes ont-ils fait cela ? « Il a répondu qu’il était absolument convaincu qu’ils l’avaient fait à cause de ce que le commandant des musulmans bosniaques avait fait aux Serbes avant juillet 1995. » En fait, l’Occident cherchait un prétexte pour s’attaquer à la Serbie.
      https://off-guardian.org/2015/07/21/hoax-of-the-bosnian-serb-run-death-camps/

      A noter que l’économiste Edward S. Herman, décédé le 11 novembre 17, a écrit avec Noam Chomsky « La fabrique du consentement » et « The Srebrenica Massacre : Evidence, Context and Politics ».


      La photo prise le 5 août 1992, qui était apparu dans plusieurs médias inernationaux, est celle de Fikret Alic, un musulman bosniaque. Émacié et dénudé jusqu’à la taille, il semble apparemment emprisonné derrière une clôture de barbelés dans un camp des Serbes de Bosnie à Trnopolje. En fait, Fikret Alic et ses compatriotes musulmans bosniaques n’ont pas été emprisonnés derrière une clôture de barbelés. Il n’y avait pas de barbelés autour du camp de Trnopolje. Ce n’était pas une prison, et certainement pas un « camp de concentration », mais un centre de transit pour les réfugiés. Beaucoup y sont allés à la recherche de sécurité et pouvaient repartir s’ils le souhaitaient.
      https://reseauinternational.net/limage-qui-a-trompe-le-monde/

  5. Andrée dit :


    « Cinq camps d’entraînement ont été ouverts par l’EI dans le Kosovo. Les plus importants sont situés à la frontière avec la Macédoine, dans le district de Decani ; d’autres, plus modestes, sont dans les environs de Prizren et Pec. Près de 70 familles kosovares ont déjà rejoint ces camps, où d’anciens soldats de l’Armée de Libération du Kosovo enseignent à leurs membres le maniement des armes et le Coran.

    Dans la Bosnie voisine, les mêmes causes ont engendré les mêmes problèmes. Ce pays de 4 millions d’habitants a envoyé près de 200 de ses ressortissants au sein de l’EI en Syrie ; en 2013 et 2014, 156 hommes, 35 femmes et 25 enfants ont quitté la Bosnie pour l’EI, 47 en sont revenus. Et la présence potentielle d’un camp d’entraînement djihadiste à Osve, révélée par le journal anglais « Sunday Mirror » en juillet 2015, a fait la une de la presse européenne. Il y en a d’autres, comme Gorna Maioca, au nord du pays. Ce sont d’anciens villages serbes ou croates, vidés de leur population par la guerre civile, où se sont réinstallées des communautés musulmanes ultra-conservatrices, dirigées par des prédicateurs radicaux. L’épuration ethnique, effectuée à l’époque avec l’indifférence bienveillante de l’UE, se retourne ainsi contre elle en transformant les contrées reculées de la Bosnie en pépinière djihadiste.

    Le cancer islamiste se propage dans toute la région, de la Bosnie à l’Albanie en passant par la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro. Partout, les Etats sont trop faibles et trop corrompus pour lutter contre le fléau, tandis que l’UE n’a d’yeux que pour le Levant et la Libye, où la situation est très préoccupante. Cependant, les indices alarmants s’accumulent. En juin 2016, l’agence de presse Reuters citait un rapport de l’ONG Atlantic Initiative, basée à Sarajevo (Bosnie). Selon celle-ci, 80 adolescents bosniaques, âgés de 13 à 14 ans, sont entraînés par l’EI en Irak et en Syrie. Avec le risque toujours présent qu’ils reviennent en Europe pour y semer la mort.

    Pire, selon les services de sécurité bosniaques eux-mêmes, le pays compte près de 100 000 disciples du wahhabisme, dont plus de 4 000 sont des militants radicaux, prêts à prendre les armes pour le djihad à n’importe quel moment. En Bosnie et pas seulement. »

    Car le Djihadiste a pour l’aider des guides comme celui-ci « How to survive in the West »
    http://www.investigativeproject.org/documents/misc/863.pdf
    Ce livre de 70 pages est un guide pour les musulmans qui habitent dans un pays à majorité non musulmane, ou dans un pays où les dirigeants sont hostiles aux croyants », peut-on lire dans les propos liminaires. Publié au printemps 2015 – on y trouve un compte-rendu complet et commenté des attentats contre « Charlie Hebdo » et l’Hyper Casher –, ce document met les choses au clair… dès ses premiers mots : « Une vraie guerre est en train de commencer au cœur de l’Europe » ! Entre l’Occident et le monde musulman, « c’est une question de vie ou de mort » ! Entre les deux, « un seul survivra » ! « Allah et son dernier prophète, Mohamed, nous ont promis que nous gagnerons et que finalement nous reprendrons la capitale de l’Europe, Rome, mais seulement après que nous ayons pris la Perse. » Dans cette guerre, s’interroge l’auteur du gui­de, « que sont censés faire les musulmans ? Doit-on faire une pétition contre une “presse libre” sourde, parce que notre prophète est insulté jour et nuit ? Doit-on rester assis jusqu’à ce que la police vienne perquisitionner nos maisons parce que nous avons le Coran sur nos étagères ? » Non, répond l’auteur s’adressant à son lecteur. « Nous avons appris à physiquement nous battre pour nous défendre et défendre notre religion, peu importe où nous sommes dans le monde. » Et c’est ce que propose ce guide qui « t’expliquera les différents scénarios pour savoir comment réagir. Il t’apprendra comment devenir un agent secret qui vit une double vie, ce que devront faire les musulmans pour survivre dans les années à venir ». Et de détailler différents conseils en direction des apprentis terroristes : comment gagner de l’ar­gent de façon illégale ou non, comment s’entraîner, comment faire du sport, comment fabriquer une bombe, comment transporter des ar­mes, etc.

  6. Isabelle dit :


    Bernard Lugan vient de publier « Algérie, l’histoire à l’endroit » :

    • On relègue à un rang subalterne sa composante berbère.
    • On présente les royaumes de Tlemcen et de Bougie comme des noyaux pré-nationaux avant la création par la France de l’Algérie.
    • On parle de l’unité d’un peuple levé en bloc contre le colonisateur alors qu’entre 1954 et 1962, les Algériens qui combattirent dans les rangs de l’armée française étaient plus nombreux que les indépendantistes.

    Ces falsifications sont le fonds de commerce des rentiers de l’indépendance. Cinquante ans après l’indépendance, l’heure n’est-il pas venue de mettre à jour une histoire qui doit, comme l’écrit l’historien Mohamed Harbi, cesser d’être tout à la fois « l’enfer et le paradis des Algériens » ?

    Le livre cherche donc à répondre aux interrogations fondamentales suivantes : l’essence de l’Algérie est-elle Berbère ou Arabe ? Avant la conquête française, ce pays fut-il autre chose qu’une province de l’Empire ottoman ? Les résistances d’Abd el-Kader et de Mokrani furent-elles des mouvements pré-nationaux ? Que s’est-il véritablement passé à Sétif et à Guelma en mai 1945 ? La France a-t-elle militairement perdu la guerre d’Algérie ? Quelle est la vérité sur le « massacre » du 17 octobre 1961 à Paris ? Enfin, peut-on raisonnablement affirmer que la France ait « pillé » l’Algérie comme le prétendent certains ?

  7. Tom dit :

    « Intox Irak : une véritable imposture » un documentaire de France 5. On dévoile pourquoi les Etats-Unis se sont lancées dans un conflit qui a couté des centaines de milliers de vies et environ 3000 milliards de dollars… Le diplomate Joe Wilson en donne la raison : « renforcer la position et la sécurité d’Israël ; les nations autour d’Israël qui forment un environnement hostile doivent être démembrées ».

    Qui a planifié le pillage des musées nationaux irakiens en même temps que les forces armées américaines entraient dans Bagdad ?
    http://www.voltairenet.org/article9534.html

    Sarcophages sumériens vitrifiés :

    Puis Daesh s’est mis aussi à endommager les sites archéologiques :
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/irak-endommages-par-l-ei-les-sites-archeologiques-de-nouveau-en-danger_1846024.html

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