Du printemps arabe à l’hiver islamiste

.

La déstabilisation actuelle du Liban et l’aggravation des tensions entre Chiites et Sunnites, Chrétiens et Musulmans, ne profite ni à la Syrie, ni au Hezbollah, mais à Israël et à ses solides alliés. Mais Israël est passé maître dans la manipulation. Souvenons-nous de la guerre de « Yom Kippur » en 1973 et du traître égyptien Anwar al-Sadat :

https://www.counterpunch.org/2012/02/22/what-really-happened-in-the-yom-kippur-war/

Depuis les années 1980 l’objectif d’Israël et des États-Unis a été d’affaiblir les pays voisins, de les pousser à la guerre civile par provocation et l’instigation de divisions ethniques et religieuses. Ceci de manière à liquider les derniers pôles de résistance à leurs diktats : la résistance du Hezbollah qui a déjà repoussé par deux fois hors du Liban les envahisseurs israéliens, celle de Bachar el-Assad qui n’entend pas négocier la paix avec un occupant qui s’est annexé illégalement le Golan syrien, et celle de la République islamique d’Iran qui revendique son droit légitime à se doter du nucléaire civil.

Le cas B. H. Lévy n’illustre-t-il pas parfaitement cette volonté sioniste d’affaiblir ses voisins ? S’il était honnête, il parlerait des rebelles étrangers !  Le vice-président du Parti travailliste turc Bülent Esinoglu n’avait-il pas révélé que la CIA avait recruté 6.000 mercenaires arabes, afghans et turcs, pour mener des opérations terroristes en Syrie ?

https://www.alterinfo.net/notes/Plusieurs-milliers-de-mercenaires-recrutes-par-la-CIA-terrorisent-la-Syrie_b4575903.html

Ces rebelles feraient mieux d’écouter la lettre ouverte aux djihadistes de tous les pays :

https://www.renenaba.com/lettre-ouverte-aux-djihadistes-de-tous-les-pays/

Et le 19 juillet, le photographe indépendant John Cantile, aux côtés de son collègue néerlandais Jeroen Oerlemans, se faisait enlever en Syrie du Nord puis libéré une semaine plus tard… Il  révéla que certains de ses ravisseurs étaient « des jeunes hommes avec un fort accent du sud de Londres »« Pas un syrien en vue. Ce n’était pas ce que j’avais prévu », a ajouté de Cantile.  » Deux d’entre eux étaient tellement anglicisés qu’ils ne pouvaient pas parler arabe … »

https://worldunitednews.blogspot.com/2012/08/none-of-insurgents-were-syrian-uk.html

Si B. H . Lévy aimait la France, il n’essaierait pas de l’entrainer dans un conflit avec la Chine et la Russie !

On comprend l’énorme soulagement que certains ont eu lors de l’avant-première parisienne du nouveau film de Bernard-Henri Lévy : « Le serment de Tobrouk », car il connut un échec cinglant. Malgré l’annonce médiatisée de l’évènement, seule une vingtaine de personnes avait daigné se déplacer pour occuper les 584 sièges de la prestigieuse salle A du cinéma MK2 Bibliothèque. Sa mise en scène mégalomaniaque le montrant aux avant-postes de la guerre comme menant lui même les opérations, n’était pas du meilleure gout. Il se présenta comme le philosophe sauveur, héros de la paix, qui n’hésitait pas à aller en première ligne et risquer sa peau pour sauver un peuple. A Défaut de la palme d’or, BHL a dû rafler à la foi le prix de l’hypocrisie, de la mégalomanie et du ridicule…

Un véritable Sayan dans toute sa splendeur !

Martine Laroche Joubert,  née Martine Gabarra, est depuis 1984, grand reporter au service étranger de France 2.  En tant que juive, elle essaya de l’égaler, mais en pure perte :

Cet état de fait, eut pour conséquence certaines incompréhensions, comme celle entre l’ambassadeur de France à Damas, Éric Chevallier et son ministre devant ses collègues. Il avait accusé Alain Juppé de ne pas avoir tenu compte de ses rapports et d’avoir falsifié les synthèses pour provoquer une guerre contre la Syrie…  Oubliait-il que Juppé, pour être ministre, il se devait d’être un pion sioniste ? Le mensonge ne fait pas peur à ces gens girouettes mais ambitieux ! Laurent Fabius a pris le relais et pour la première fois sans doute, de l’histoire de la diplomatie française, a ouvertement fait appel au meurtre, d’un président étranger !

http://french.irib.ir/analyses/interview/item/208609-ginette-skandrani,-pr%C3%A9sidente-de-la-pierre-et-l%E2%80%99olivier

Car qui pouvait croire que dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures, grâce au printemps arabe, la démocratie allait jaillir comme par miracle ? Bien entendu, une fois passé l‘agitation des adeptes de Facebook, le pouvoir ne pouvait que tomber dans les mains des forces fondamentalistes,  seules forces politiques structurées ayant survécu aux dictatures nationalistes, grâce aux pétromonarchies théocratiques dont elles partagent les valeurs, et grâce aussi aux Occidentaux qui les utilisent comme bouclier contre l‘influence russe.   C’est ainsi que le « printemps arabe », en l’espace de 6 mois, c’est transformé  en véritable « hiver islamiste ».

.

En Tunisie et en Égypte :

Dans ces pays, les partis islamistes, Frères Musulmans et extrémistes salafistes ne se partagent-ils pas une confortable majorité dans les Parlements issus des révoltes populaires ? Et constants dans leur pratique du double langage, ils font exactement le contraire de ce qu‘ils promirent à ceux qui les ont amenés au pouvoir.. En Égypte, après avoir affirmé sur la Place Tahrir au printemps 2011 qu‘ils n‘aspiraient nullement à gouverner, ils revendiquent aujourd‘hui la Présidence de la République, la majorité parlementaire et l‘intégralité du pouvoir politique. En Tunisie,  après avoir officiellement renoncé à inclure la chari‘a dans la Constitution, ils organisent maintenant dans les provinces et les villes de moyenne importance, loin de l‘attention des médias occidentaux, des comités de vigilance religieux pour faire appliquer des règlements inspirés de la chari‘a. Grâce à la manne financière de l’Arabie saoudite et du Qatar, elles ont tous les moyens d‘acheter les consciences et de se constituer la clientèle qui perpétuera leur domination face à un paysage politique démocratique morcelé, dont il sera facile de dénoncer l‘inspiration étrangère et donc impie.

.

En Libye :

 Tout a sombré dans la confusion. Après que les forces de l‘OTAN, outrepassant largement le mandat qui leur avait été confié par l‘ONU, ont détruit le régime du colonel Kadhafi, le pays se retrouve livré aux appétits de bandes et tribus rivales, voulant prendre leur part avec le Qatar dans l‘exploitation des ressources du pays en hydrocarbures.

.

Au Yémen :

Le départ sans gloire du président Ali Abdallah Saleh rouvre la porte aux agitations multiples, dont l‘unité proclamée en 1990 entre le nord et le sud n‘a jamais été bien digérée.. Aujourd‘hui, les chefs de tribus sunnites du sud et de l‘est du pays, dont certains se réclament d‘Al-Qaïda et tous du salafisme, entretiennent un désordre sans fin aux portes de la capitale, Sana‘a, fief d‘une classe politique traditionnelle zaydite, branche dissidente du chi‘isme.

.

En Syrie :

Seul le régime syrien résiste à ce mouvement  d‘islamisation au prix d‘une incompréhension généralisée et de l‘opprobre internationales.  Les responsables des services de sécurité civils et militaires syriens, depuis la fin des années 70, n’ont jamais respecté les droits de l’homme.  Ils ne peuvent se le permettre tant les adeptes de la déstabilisation sont nombreux au Proche Orient. Le régime syrien est donc un régime autoritaire. C’est une dictature et le départ de Bashar el-Assad ne changerait strictement rien à la réalité des rapports de pouvoir et de force dans le pays. Il y a derrière lui 2 millions d‘Alaouites encore plus résolus que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ont tout à perdre d‘une mainmise islamiste sur le pouvoir, pourtant encouragée par un Occident irresponsable.

Il ne faut pas oublier qu’avant, le pays était politiquement dominé par sa majorité musulmane sunnite qui en détenait tous les leviers économiques et sociaux. Et les bourgeois sunnites achetaient encore – parfois par contrat notarié – des jeunes gens et de jeunes filles de la communauté alaouite dont ils faisaient de véritables esclaves à vie, manouvriers agricoles ou du bâtiment pour les garçons, bonnes à tout faire pour les filles.

Les Alaouites sont décrits par l‘Islam sunnite comme les pires des apostats. Cela leur a valu au XIVè siècle une fatwa du jurisconsulte salafiste Ibn Taymiyya, l‘ancêtre du wahhabisme actuel, prescrivant leur persécution systématique et leur génocide. Bien que Ibn Taymiyyah soit considéré comme un exégète non autorisé, sa fatwa n‘a jamais été remise en cause et est toujours d‘actualité, notamment chez les salafistes, les wahhabites et les Frères Musulmans. Pourchassés et persécutés, les Alaouites ont dû se réfugier dans les montagnes.  Il leur a fallu attendre le milieu du XXè siècle pour prendre leur revanche. Soumis aux occupations militaires étrangères depuis des siècles, les bourgeois musulmans sunnites de Syrie ont commis l‘erreur classique des parvenus lors de l‘indépendance de leur pays en 1943. Considérant que le métier des armes n‘était qu‘un médiocre instrument de promotion sociale, ils n‘ont pas voulu y envoyer leurs fils. Résultat : ils ont laissé l‘encadrement de l‘armée aux pauvres, c‘est à dire les minorités : chrétiens, ismaéliens, druzes, chiites et surtout alaouites. Mais quand vous donnez le contrôle des armes à des persécutés, le risque est grand qu‘ils s‘en servent pour se venger de ceux qui les exploitent. C‘est bien ce qui s‘est produit en Syrie à partir des années 60. Dans les années 70, Hafez el-Assad, issu d‘une modeste famille de la communauté alaouite, devenu chef de l‘armée de l‘air,  puis ministre de la défense, s‘est emparé du pouvoir par la force pour assurer la revanche et la protection de la minorité à laquelle sa famille appartient. Face à la montée du fondamentalisme qui progresse à la faveur de tous les bouleversements actuels du monde arabe, les Alaouites ont été rejoints dans leur résistance par les autres minorités religieuses de Syrie, Druzes, Chi‘ites, Ismaéliens et surtout par les Chrétiens de toutes obédiences instruits du sort de leurs frères d‘Irak et des Coptes d‘Égypte.

En 1980, un commando de Frères musulmans s‘était introduit dans l‘école des cadets de l‘armée de terre d‘Alep, pour  faire soigneusement  le tri des élèves officiers sunnites et des alaouites, puis massacrer 80 cadets alaouites au couteau et au fusil d‘assaut en application de la fatwa d‘Ibn Taymiyya. Cela dit, les Frères l‘ont payé cher en 1982 à Hama, fief de la confrérie, que l‘oncle de l‘actuel président a méthodiquement rasée en y faisant entre 10 et 20 000 morts. Alors, proposer aux Alaouites et aux autres minorités non arabes ou non sunnites de Syrie d‘accepter des réformes qui amèneraient les islamistes salafistes au pouvoir, est d’une imbécilité rare !

S’il existe en Syrie d‘authentiques démocrates libéraux ouverts sur le monde, ils n’intéressent malheureusement pas les médias occidentaux. En France, sont sourcées l’« Observatoire syrien des droits de l‘homme » (OSDH) ou plus laconiquement « ONG ». Cela n’a bien entendu rien à voir avec la respectable Ligue internationale des droits de l‘homme. C‘est en fait une émanation de l‘Association des Frères Musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été condamnés pour activisme violent, comme son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el Maleh. L‘OSDH s‘est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris. Compte tenu de l‘orientation forcément partisane de cet organisme, pourquoi donc les médias occidentaux l‘utilisent comme source sans jamais chercher à recouper ce qui en émane ?

Il y a aussi le Conseil National Syrien, créé en 2011 à Istanbul sur le modèle du CNT libyen et à l‘initiative non de l‘État turc mais du parti islamiste AKP. Censé fédérer toutes les forces d‘opposition au régime, le CNS a rapidement annoncé la couleur.

Le drapeau national syrien est composé de trois bandes horizontales. L‘une de couleur noire qui était la couleur de la dynastie des abbassides qui a régné sur le monde arabe du 9è au 13è siècle. L‘autre de couleur blanche pour rappeler la dynastie des Omeyyades qui a régné au 7è et 8è siècle. Enfin, la troisième de couleur rouge censée représenter les aspirations socialisantes du régime. Dès sa création, le CNS a remplacé la bande rouge par la bande verte de l‘islamisme et non de la démocratie.

Mais la place prédominante faite aux Frères Musulmans au sein du CNS par l‘AKP turc et le Département d‘État américain a fini par exaspérer à peu près tout le monde. La Syrie n‘est pas la Libye et les minorités qui représentent un bon quart de la population entendent avoir leur mot à dire, même au sein de l‘opposition. Lors d‘une visite d‘une délégation d‘opposants kurdes syriens à Washington en avril dernier, les choses se sont très mal passées. Les Kurdes sont musulmans sunnites mais pas Arabes. Et en tant que non-arabes, ils sont voués à un statut d‘infériorité par les Frères. Venus se plaindre auprès du Département d‘État de leur marginalisation au sein du CNS, ils se sont entendus répondre qu‘ils devaient se soumettre à l‘autorité des Frères ou se débrouiller tout seuls. Rentrés à Istanbul très fâchés, ils se sont joints à d‘autres opposants minoritaires pour démettre le Président du CNS, Bourhan Ghalioun totalement inféodé aux Frères, et le remplacer par un Kurde, Abdelbassett Saïda qui fera ce qu‘il pourra pour ne perdre ni l‘hospitalité des islamistes turcs, ni l‘appui politique des néoconservateurs Américains, ni, surtout, l‘appui financier des Saoudiens et des Qataris.

.

La curieuse politique des Occidentaux :

Ils favorisent partout des groupes intégristes pourtant moins démocratiques que les dictatures auxquelles elles se substituent. Prompt à condamner l‘islamisme chez lui, l‘Occident se retrouve à en encourager les manœuvres dans le monde arabe et musulman. Et la France, qui n‘a pas hésité à engager toute sa force militaire pour éliminer Kadhafi au profit des djihadistes et à appeler la communauté internationale à en faire autant avec Bashar el-Assad, assiste l‘arme au pied au dépeçage du Mali par des hordes criminelles qui se disent islamistes parce que leurs rivaux politiques ne le sont pas. Pendant ce temps,  leurs médias et politiques ont assisté sans broncher à la répression sanglante par les chars saoudiens et émiratis des contestataires du Bahreïn, pays à majorité chiite gouverné par un autocrate réactionnaire sunnite.

https://parstoday.com/fr/news/middle_east-i5203-bahre%C3%AFn_les_manifestants_bravent_le_r%C3%A9gime

De même, les massacres répétés de chrétiens nigérians par les milices du Boko Haram ne suscitent guère l‘intérêt des médias et encore moins la condamnation par nos politiques.

Les investissements massifs du Qatar et de l‘Arabie dans nos économies en crise, valent-ils vraiment notre complaisance face à la montée d‘une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l‘abri ?

.

Les médias occidentaux ne sont plus crédibles :

Ils semblent tout faire pour ne relayer que les rumeurs, désinformations et manipulations en faveur de ces islamistes. S’il est difficile à chaud, de démêler le vrai du faux, quelques exemples montrent comment ils manipulèrent l’opinion publique.

.

La mort de Gilles Jacquier :

La mort à Homs, le 11 janvier, du journaliste de France 2, est presque un cas d’école. Dès l’annonce du décès, le Conseil national syrien (CNS) accuse l’armée d’Assad d’avoir délibérément tiré sur le groupe de journalistes,  parmi lesquels se trouve Jacquier, à Homs, épicentre de la rébellion. Damas nie aussitôt toute implication dans cet incident tragique, mais sa défense est inaudible. Personne ne veut y croire, surtout pas les médias occidentaux. Assez vite, pourtant, il a fallu se rendre à l’évidence : ce sont bien les combattants de l’opposition qui ont bombardé le groupe de journalistes. L’enquête judiciaire va le prouver. Ont-ils tiré sciemment ou pas, par provocation, pour attribuer la responsabilité de ce crime aux forces du régime ? L’enquête ne permet pas de le dire. Le rapport de la Ligue arabe sera sans équivoque : Jacquier a été tué par un tir d’obus lancé par des rebelles. Ils visaient un quartier alaouite favorable au pouvoir… Un responsable des droits de l’homme à Homs en fait l’aveu : « Nous avons commis une grosse erreur ! »

Cette manipulation, finalement assez vite révélée, rappelle l’affaire de Timisoara (Roumanie), lorsque, en décembre 1989, l’opposition au dictateur Ceaucescu présenta aux médias convaincus d’avance un charnier destiné à accréditer définitivement la brutalité de la répression. Cette “vraie-fausse” information tourna en boucle pendant quelques heures, duperie facilitée par le conformisme ambiant des médias et leur absence de vérification élémentaire. On sut peu après que cela avait été une manœuvre d’intoxication montée par des forces hostiles au régime Ceaucescu,. Ces pièges tendus par les uns et les autres, en Bosnie, au Kosovo, en Somalie continuèrent à tromper les médias longtemps. 

.

Le falsificateur Danny :

Un mois après la mort de Jacquier, c’est Danny Abdul Dayem, un activiste anglais de 22 ans, d’origine syrienne qui a connu la notoriété en étant informateur pour CNN, BBC, Al Jazeera et Al Arabiya. Depuis Homs, il relatait le siège de la ville en février 2012. Engagé du côté de la horde de barbus djihado-salafistes, il en appelait alors à une intervention armée étrangère,  » même d’Israël, peu importe…Sur cette vidéo, on le voit en train de falsifier le reportage diffusé sur CNN. Avant son passage à l’antenne, il demande à ses collègues de faire tirer des armes afin de dramatiser son direct avec Anderson Cooper :

.

Et que penser de ce personnage ambigu et incroyable : Khaled Abou Saleh !

On le voit partout filmé de nombreuses fois par la chaîne Al-Jazeera : en tué, blessé, secouriste, activiste, manifestant et participant à la conférence du 6 juillet des “amis du peuple syrien” avec François Hollande. Mais curieusement, celle-ci fut ensuite recadrée faisant en sorte qu’il disparaisse !

Ici Danny Dayem en tant qu’acteur dans le dernier court métrage fictif de Rami Jarah !

https://www.mondialisation.ca/the-return-of-syria-danny-as-actor-danny-dayem-turns-up-in-latest-rami-jarah-fictional-short/5505848

.

La fausse démission de Qadri Jamil :

Ensuite l’intox est passée par Moscou. Le 21 août, à la surprise générale, Qadri Jamil, le vice-premier ministre syrien, évoquait alors un possible départ du pouvoir de Bachar al-Assad : « Pendant le processus de négociations, on peut étudier toutes les questions et nous sommes prêts à étudier même cette question ; nous pouvons nous pencher sur toutes les questions et nous sommes prêts à étudier même cette éventualité [celle de la démission]… » Coup de tonnerre dans les chancelleries. Cette annonce pouvait changer la donne ! Le lendemain, tous les médias faisaient écho à cette information à peine croyable. Et puis rien. Vérification faite, la traduction de ces propos n’était pas exactement celle qu’espéraient certains, notamment ceux qui en avaient travesti le sens pour porter atteinte au moral des rares soutiens au régime syrien. Assad n’avait jamais envisagé de quitter le pouvoir. Il avait simplement mandaté son ministre pour discuter et gagner du temps.

.

L’attentat de Qazzaz :

Les informations sur les nombreux attentats et bombardements ont donné lieu à d’autres emballements médiatiques un peu oublieux de la vérité. Le 10 mai, deux voitures piégées explosent au coeur de la capitale syrienne, sur une autoroute, dans le secteur de Qazzaz. On relève 55 morts et 372 blessés. Sans attendre, l’opposition dénonce le régime, appelant les habitants de Damas à “se révolter” contre le régime. Pour les médias aussi, il ne peut s’agir que d’une provocation des services syriens. Erreur. Ce même jour, la revendication tombe : le Front al-Norsa, un groupuscule extrémiste sunnite bien connu, revendique ces attaques dans une vidéo postée sur le Net. Cette annonce vient confirmer la présence de djihadistes – Al-Qaïda ou affiliés – dans les rangs de l’insurrection, ce que l’opposition cachait, ce que la presse occidentale minimisait, au moins jusqu’à l’été.

.

Le massacre de Houla :

Le 25 mai, Houla, une petite ville au nord de Homs, est frappée par des tirs de mortier et des bombardements : 108 personnes, dont 49 enfants, sont tuées. Une fois de plus, les deux camps se rejettent la responsabilité de cette tuerie. Jusqu’au “couac” du quotidien allemand de référence, le Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’après son enquête, ce massacre a été commis par des anti-Assad et la grande majorité des victimes appartiennent aux minorités chiite et alaouite, favorables au pouvoir. Cette version des faits a été très peu reprise dans la presse internationale.

https://blogs.mediapart.fr/valentin-perez/blog/180612/le-frankfurter-allgemeine-zeitung-confirme-les-rebelles-sont-respons

Par contre, le 27 mai 2012, la BBC publiait sur son site une photo montrant des cadavres alignés censés être ceux des Syriens massacrés à Houla.
C’était, en fait, un cliché pris en mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad par Marco di Lauro.

https://www.bbc.com/news/world-middle-east-18224559

L’article de Keith Harmon Snow, publié le 30 mai 2012 par Dissident Voice, donne un certain éclairage à cette manipulation :

https://dissidentvoice.org/2012/05/slaughter-slant-houla-massacre-sparks-media-blame-game/

.

La rumeur Farouk al Chareh :

Le 17 août, une rumeur court les chancelleries et les médias dans un phénomène d’auto-alimentation bien connu : Farouk al-Chareh, le vice-président syrien, invisible depuis une dizaine de jours, aurait fait défection. Ce serait un coup très dur pour le régime. L’opposition s’empresse de confirmer, accréditant l’accélération du délitement du pouvoir syrien, relayée par les envoyés spéciaux. Précision : Farouk al-Chareh serait même en route pour la Jordanie. Il faudra attendre une semaine pour faire taire la rumeur, à sa première réapparition publique, toujours comme pilier du régime.

.

Comme quoi, les « fakes » semblent être une spécialité des médias occidentaux :

https://eteignezvotreordinateur.com/syrie-quelques-fakes-en-vrac/

Et bien entendu, les meurtres de femmes et d’enfants sont mis sur le dos du gouvernement syrien.

 

NayirahCela ne rappelle-t-il pas l’histoire des couveuses d’Irak avec le faux témoignage de Nayirah al-Ṣabaḥ, la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA, le 14 octobre 1990, lors de l’invasion du Koweit par les forces armées irakiennes de Saddam Hussein. Elle alléguait de fausses atrocités commises contre des nouveau-nés koweitiens.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_couveuses_au_Kowe%C3%AFt

Ils feraient mieux de s’intéresser à pourquoi les banlieues françaises se font financer par le Qatar et l’Arabie saoudite avant qu’il ne soit trop tard ! Car les musulmans ne sont pas l’ennemi des peuples mais les salafistes et les intégristes, ces mercenaires sans foi ni loi... Comme en témoigne  un terroriste libyen qui explique comment sont enrôlés les terroristes en Libye avant de les envoyer en Syrie avec le financement du Golfe :

Et la manière d’utiliser les prisonniers du côté  « gentils » rebelles :

Comme le dit si bien Chavez,« Quand est-ce que les peuples européens vont-ils se réveiller ? »

Voir aussi :

–        Une volonté internationale de nuire à la Syrie !

–        Kofi Annan, tout aussi ambigu dans sa vie qu’en Syrie !

–        L’immoralité intolérable de l’occident envers la Syrie

.

gif guerre 1

205 commentaires sur “Du printemps arabe à l’hiver islamiste

  1. Tom dit :

    Les animaux souffrent de ces guerres humaines !

    L’Afrique recense 500 000 éléphants. Mais chaque année, les islamistes en abattent dix mille, et cette tendance augmente : en 2011, les douaniers ont confisqué plus de 23 tonnes de défenses d’éléphants destinées à la contrebande, un record pour ces vingt dernières années.

    Ce commerce implique d’autres acteurs bien plus dangereux que de simples braconniers.
    Le groupe Al-Shabbaab de Somalie, les milices soudanaises de Janjawid -qui dans le Darfour soudanais ont tué des milliers de civils- et les terroristes de l’Armée de résistance du Seigneur de l’Ouganda ont transformé la savane et le centre de l’Afrique en de grands axes de carnage. « L’ivoire représente leur plus importante source de revenu », explique Michael Wamithi, expert kényan des éléphants et conseiller du gouvernement de Nairobi.

    Julius Kipngetich, commandant des 3 300 gardes-chasses kényans, parle d’une véritable guérilla dans laquelle moururent sept de ses hommes. Kipngetich ordonne à son équipe de ne faire aucune sommation et de « tirer pour tuer ». Récemment dotée d’hélicoptères et de voitures tout terrain, son équipe « opère comme une armée à proximité de la frontière somalienne », car Al-Shabbaab envoient ses troupes d’assaut sur le territoire kenyan. Ce groupe salafiste a même enrôlé des Kényans gagnant l’équivalent de 90 euros pour une paire de défenses. Alors qu’une défense d’éléphant pèse entre 10 et 60 kilogrammes, au marché noir, un kilogramme d’ivoire rapporte 2 000 dollars. Mal payés, les douaniers et les policiers sont aussi des cibles potentielles de cette contrebande.

    Du port somalien de Kismayoo, entièrement contrôlé par Al-Shabbaab et où sont transbordées les armes et la drogue, l’ivoire volée est acheminée sur le marché asiatique. La Chine et la Thaïlande absorbent 90 % des ventes mondiales. Le miracle économique de l’Asie a engendré une explosion de la demande. Au Japon, les hommes d’affaires passent des contrats avec des tampons ciselés dans cet « or blanc ». Pékin utilise d’autres canaux illégaux. Des centaines de milliers d’ouvriers et d’ingénieurs chinois construisent des routes, des lignes ferroviaires ou des infrastructures pour les gouvernements africains. « Bien que l’ambassade chinoise ne le reconnaisse pas, partout où ses ressortissants sont présents, les éléphants meurent », relate Kipngetich.

  2. Andrée dit :

    Ne pas oublier que l’armée française commence à en avoir assez d’être envoyé au casse pipe pour des intérêts privés !

    Ce que confirme l’organisation même des récentes opérations extérieures. Depuis 2010, la plupart d’entre elles ont échappé au commandement du chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud, pour échoir au commandement du général Benoît Puga, depuis l’Élysée.

    http://www.mondialisation.ca/hollande-a-peur-de-ses-armees/5320808

    • Patrick dit :

      Le peuple de France n’aime pas la politique de ses dirigeants : Hollande et Ayrault !

      La France a organisé l’Armée syrienne libre (ASL), allant même jusqu’à lui donner son drapeau, celui du mandat français sur la Syrie (1920-1946). Elle lui a officiellement fourni des armes et des fonds, en violation des Traités internationaux. Et elle l’a officieusement encadrée avec des officiers et des formateurs pour renverser le gouvernement légal et légitime. L’ASL a détruit les principales infrastructures du pays et livré des combats qui ont coûté la vie à près de 60 000 Syriens, mais elle n’est pas parvenue à s’emparer du pouvoir.

      Constatant l’échec de sa guerre secrète et le soutien sans faille de la majorité de la population syrienne à son État, la France s’est désengagée de l’ASL au moment où elle se lançait dans une nouvelle aventure coloniale, au Mali.

      Furieux de cet abandon, les mercenaires de l’ASL se sont retournés sans attendre contre leur allié d’hier. La vidéo ci-dessous a été tournée dans la « zone libérée de Bansh », non loin de la frontière turque, le vendredi 18 janvier 2013.

      • Atlas dit :

        La France s’en va peut être, mais remplacée par Israël !

        Elle vient d’attaquer la Syrie avec ses avions ! Comme quoi, elle est bien à l’origine de la déstabilisation de ce pays depuis le début !

        C’est un centre de recherches militaires situé dans la province de Damas qui a été bombardé.

        • Line dit :

          Selon Pierre Dortiguier, le principal objectif de cette attaque était de soutenir les mercenaires qui se battent contre la Syrie. Déjà, ils recevaient des armes venant d’Israël ! L’incroyable dans cette histoire n’est pas tant que les sionistes soient du côté des traitres du Qatar et de l’Arabie saoudite, mais que l’ONU ne réagisse même pas contre cette agression. Israël a bien bombardé à l’intérieur des terres de la Syrie ! Mais de quel droit ?

          D’autre part, comment la Ligue Arabe a-t-elle pu se faire berner à ce point ? Et laisser un pays frère se faire massacrer par ces sionistes ?

          http://french.irib.ir/analyses/interview/item/240315-pierre-dortiguier,-sp%C3%A9cialiste-des-questions-internationales

          • Engel dit :

            Une conférence vient d’avoir lieu au Centre Culturel Syrien à Paris. Y participait Bassam Tahhan, professeur de stratégie et de géopolitique .

            Pour lui, ce qui arrive en Syrie, vient des néo-conservateurs américains. Il faut rappeler que la Syrie n’a pas signé de paix avec Israël. Elle s’est toujours opposée que ce pays s’agrandisse sur le dos des Palestiniens. De plus, comme l’Iran, elle est un pays qui vit sans s’endetter avec l’extérieur. Ce qui ne donne pas de prise aux financiers apatrides. L’ordre a donc été donné de détruire Damas et Alep, la capitale économique. Les Turcs en ce moment, pillent cette ville pour ramener tout ce qu’ils trouvent en Turquie ! Les « néos » utilisent les islamistes terroristes pour atteindre leur but. Certains d’entre eux luttent pour la venue d’un Califat, aussi sont-ils largement financés par l’Arabie saoudite et le Qatar. Mais un jour, ils se retourneront contre les occidentaux. Ne veulent-ils pas venir à Rome ? On a ici un axe, celui de Téhéran-Damas-Moscou-Pékin. Et il a des admirateurs tels que l’Afrique du sud ou le Brésil. Il suffirait de peu pour que le prix du pétrole monte en flèche, enrichissant du même coup la Russie mais endommageant grandement l’économie des pays européens.

            http://french.irib.ir/analyses/interview/item/240778-bassam-tahhan,-politologue-et-professeur-de-strat%C3%A9gie-et-de-g%C3%A9opolitique

        • Tom dit :

          En réponse, selon Dampress, citant la chaîne 10 israélienne, les chasseurs syriens ont survolé, ce mardi, et à une très basse altitude, Haïfa et Tel-Aviv, et ont lâché des tracts, au-dessus de la ville, où c’était écrit : « Nous saurons riposter au raid israélien et nous allons en déterminer, nous mêmes, le moment et le lieu ».

          Selon cette information, les radars sionistes n’ont pas pu intercepter ces avions, puisqu’ils ressemblaient fort aux avions israéliens.

          http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/241017-les-chasseurs-syriens-survolent-isra%C3%ABl

        • Tonio dit :

          La Syrie joue un rôle stratégique dans les logiques pétrolières et gazières au Moyen-Orient. Un rôle de premier plan, du fait même de sa position centrale entre les gisements de production de l’Est et la Méditerranée orientale, d’autant qu’elle dispose de réserves dans son sol et probablement en offshore.

          En 2009 et 2010, peu avant que n’éclate la guerre, la Syrie a fait des choix qui ont fortement déplu à l’Occident. En novembre 2010, l’Arabie saoudite et le Qatar ont demandé à Bachar el-Assad de pouvoir ouvrir des oléoducs et des gazoducs d’exportation vers la Méditerranée orientale pour desserrer la contrainte du transport maritime. La Syrie a refusé, avec le soutien marqué de la Russie, qui voit dans ces plans la volonté américaine, française, saoudienne et qatarie de diminuer la dépendance européenne au gaz russe. Il est évident, donc, que si un changement politique favorable aux Occidentaux, Turcs, Saoudiens et Qataris intervenait en Syrie, et que celle-ci se coupait de la Russie, alors toute la géopolitique pétrolière et gazière de la région serait bouleversée à leur avantage.

          Cette simple donnée pétrolière et gazière doit nous faire comprendre la raison pour laquelle la Syrie est attaquée par les Turcs, les Occidentaux et les monarchies du Golfe, et inversement pourquoi elle n’est lâchée ni par les Russes, ni par les Iraniens, ni par les Irakiens.

          • Lino dit :

            Et le Hezbollah !

            Ce dimanche 17 février, le principal groupe d’opposition syrien a déclaré dimanche que pas moins de 1000 hommes du Hezbollah sont entrés en Syrie au cours des dernières 24 heures!

            Voilà une nouvelle qui risque de changer la donne !

            http://www.juif.org/defense-israel/184010,rebelles-le-hezbollah-envahi-la-syrie.php

            Ou comment les rebelles étrangers sont pris entre deux feux : celui des Syriens et celui du Hezbollah !

            Quelle sera la réaction d’Israël et des occidentaux ?

            • Luc dit :

              Réaction de la France :

              Quand il s’agit de mettre en place les plans néo-mondialistes en zone France, les relais pro-NWO nous expliquent la main sur le coeur qu’ils n’ont pas le choix, que c’est l’Europe qui l’exige.

              Mais lorsqu’il s’agit de mettre en place les plans néo-mondialistes en Syrie, les mêmes relais pro-NWO nous déclarent qu’ils s’assoient sur les décisions de l’Europe, que la Zone France est soi-disant indépendante et qu’ils font ce qu’ils veulent !

              C’est dans ce contexte que le sioniste Fabius souhaite armer au plus vite les groupuscules islamistes de l’ASL financés par les pétro-dollars mondialistes, pour préparer la phase majeure que doit constituer la guerre contre l’Iran. Et tout cela au nom de cette démocratie « si bien respectée » dans des pays tels que l’Arabie saoudite, le Qatar ou même Israël (où les habitants sont différemment traités selon qu’ils sont juifs ou arabes).

              Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur, est réservé sur cette décision de livrer des armes aux rebelles syriens :

              -http://www.dailymotion.com/video/xy7uyz_gueant-il-faut-laisser-sa-chance-a-la-diplomatie-russe-en-syrie-15-03_news?start=99

              Bayrou craint aussi cette surenchère d’armes et cette promiscuité avec des pays tels que le Qatar, lié au mouvement fondamentaliste.

              -http://www.dailymotion.com/video/xy7uaf_livrer-des-armes-aux-rebelles-syriens-francois-bayrou-tres-interrogatif_news?start=609

              Il tient de même à sauvegarder le budget de l’armée française en ces temps incertains !

              • Tom dit :

                Il ne vous a pas échappé que dans les rebelles il s’y trouve de nombreux européens !

                « Les combattants européens sont originaires de 14 pays parmi lesquels la France (entre 30 et 92 combattants selon les estimations), l’Allemagne (de trois à 40), le Royaume-Uni (de 28 à 132), l’Irlande (26), la Belgique (de 14 à 85), le Danemark (de trois à 78) et les Pays-Bas (de cinq à 107 combattants). L’Espagne, la Suède, le Kosovo, la Finlande, la Bulgarie, l’Autriche et l’Albanie sont également cités, mais comptent moins de dix combattants chacun ».

                http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/04/03/97001-20130403FILWWW00572-syrie-600-europeens-avec-les-rebelles.php

                Faut-il ajouter que ces combattants européens, aidés par Hollande, reviendront ensuite en Europe installer la charia ! Le Nouvel Ordre Mondial veut se débarrasser des Chrétiens. Quelle belle opportunité que voilà !

                Bassam Tahhan nous avait révélé qu’un chef terroriste était soutenu par Hollande alors qu’il appelait ouvertement à la nouvelle bataille de Poitiers, pour reconquérir la France !

                -http://www.dailymotion.com/video/xwb8dm_irib-2012-12-29-bassam-tahhan-sur-les-terroristes-islamistes-en-syrie_news?start=765

              • chb dit :

                En matière de présence d’étrangers « rebelles » et pro rebelles en Syrie, le Figaro ne mentionne pas les services mis en place par Juppé, et divers européens. Et Hollande, un temps si sûr de lui sur le devenir des armes qu’il voulait fournir à ses amis terroristes, devait bien s’appuyer sur du renseignement, non ? Quant aux américains, néerlandais et autres servants de missiles Patriot arrivés à la frontière syro turque, s’ils comptent pour du beurre dans le conflit, ce n’était pas la peine de les envoyer à si grands frais !
                Du coup, ces fourchettes détaillées du Figaro ne sont pas non plus crédibles : poudre aux yeux, comme les pseudo statistiques de l’OSDH.

              • Tom dit :

                Que voulez-vous CHB, si en occident la démocratie n’existe plus (les députés ne décident même plus de leur budget), elle est pourtant exigée ailleurs à coups de canons. Quelques exceptions toutefois ! L’Arabie saoudite par exemple jouit d’une immunité remarquable ! Cela dit, d’infimes améliorations se constatent !

                L’une d’elle va dorénavant permettre aux femmes de faire de la bicyclette ! Une grande victoire du XXIème siècle !

                http://fr.news.yahoo.com/arabie-saoudite-femmes-autoris%C3%A9es-%C3%A0-faire-v%C3%A9lo-164839415.html

                Néanmoins, ce changement ne va pas sans certaines conditions. Les femmes devront être entièrement voilées et accompagnées d’un homme de leur famille.

    • Andrée dit :

      Cela fait depuis plusieurs années que les intérêts privés ont pris le pouvoir dans le monde occidental !

      Pour en être persuadé, rien de mieux que cette vidéo de John Perkins ! Il explique admirablement bien qui dirige et qui tient les médias et les gouvernements ! Et qui se cache derrière ce Nouvel Ordre Mondial dictatorial !

      -http://www.dailymotion.com/video/xx3hff_abby-martin-recoit-john-perkins-s-t_news

  3. Otho dit :

    Claude Covassi, fondateur du site Mécanopolis est décédé à l’âge de 42 ans.

    Officier du renseignement intérieur suisse (Service d’analyse et de prévention), il avait été chargé d’infiltrer la confrérie des Frères musulmans (Opération Memphis). Par la suite, ses supérieurs lui auraient demandé d’organiser un attentat à la bombe qui eut été attribué à Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève. Il s’était alors rebellé, refusant de commettre un acte contraire à l’honneur. Traqué, il avait obtenu —à la suite d’une course-poursuite en Espagne et en Égypte— que la Délégation des commissions de gestion du Parlement enquête sur cette affaire. En définitive, les députés s’étaient appliqués à clore le dossier à l’amiable, évitant des poursuites judiciaires aussi pour lui que pour le SAP.

    Claude Covassi travaillait désormais pour une société de sécurité et organisait des stages de formation de survie.

    Depuis un an et demi, il utilisait sa formation pour enquêter sur le rôle du PJAK et de l’UCK dans le narco-trafic en Europe. Le PJAK est une organisation kurde qui revendique de nombreux attentats terroristes en Iran. Il est financé par les USA, Israël et l’Allemagne et dispose d’un cabinet de lobbying à Bruxelles. L’UCK est une organisation kosovare dont le leader est devenu Premier ministre de l’État non-reconnu du Kosovo. Il a entrepris une campagne terroriste en Serbie (1997-99), dont la répression servit de justification à l’intervention de l’OTAN. Ses commandos étaient formés par les Forces spéciales allemandes sur une base de l’OTAN en Turquie.

    Depuis quatre mois, Claude Covassi faisait l’objet de vives pressions pour le dissuader de poursuivre son enquête. Le 19 novembre, le quotidien Le Temps le prenait à partie en « une », sans aucune raison liée à l’actualité, juste pour souligner que Thierry Meyssan l’avait invité en Iran (où il avait débuté ses recherches sur le PJAK).

    Claude Covassi devait publier cette semaine le résultat de son enquête. Il n’en a pas eu l’occasion. Il a été retrouvé chez lui, mort dans son lit.

    http://www.voltairenet.org/article177453.html

  4. Lino dit :

    Hollande allié au Qatar et à l’Arabie saoudite pour la démocratie en Syrie ! Une vaste rigolade mais pas pour les Syriennes !

    Les réfugiées syriennes vendues à de riches arabes dans tout le Moyen-Orient :

    « Ils ont enlevé beaucoup de filles et les font travailler comme prostituées. Trois filles de notre camp ont été enlevées. Ils les ont violées avant de les ramener au camp. Les Jordaniens viennent harceler les Syriennes, même celles qui ont 6 ou 7 ans. »

    • Carlos dit :

      Si Assad utilise des armes chimiques, la communauté internationale interviendra militairement en Syrie.

      Il est prouvé aujourd’hui que des armes chimiques ont été utilisées : par les rebelles.

      Que va faire la communauté internationale dans ce cas ? Va-t-elle intervenir contre les rebelles ? Ou alors ce n’était qu’un prétexte ?

      • Andrée dit :

        Ce n’était qu’un prétexte ! Cela a permis à Israël d’agir en bombardant la Syrie par trois fois. Mais la Russie vient de vendre des missiles à la Syrie pour lui permettre de se défendre contre ces attaques !

        • Andrée dit :

          L’avis d’Alain Chouet (ancien chef de service à la DGSE) sur la Syrie : « La politique française n’est plus crédible. »

          Amusant de voir Jean-Marc Ayrault confondre Bachar al-Assad avec Saddam Hussein :

  5. mohamed dit :

    Bonjour,

    Il est déplorable de voir comme on peut céder à la facilité dès qu’un édifice un peu trop imposant se place devant nous.

    L’islam a mis fin à 2 empires : l’empire Perse et l’empire Byzantin.
    Les rancœurs sont tenaces. Et la mémoire collective très dure à effacer.

    Car l’amour du pouvoir est ce qui est de plus dure à retirer, dans un cœur.
    Bien plus que l’amour du sexe (amour des femmes comme diront les pervers, comme si la femme n’est qu’un corps, objet de consommation) et de l’argent.

    Demandez à Bachar d’échanger son pouvoir contre 100 milliards de dollars? non!
    Demandez à Bachar d’échanger son pouvoir contre 1000 femmes ? non !

    Il a mieux « le pouvoir » qui peut lui fournir plus que tout cela.

    Avec l’attaque sioniste sur la Palestine et le Liban, on a pu voir se former un axe, celui de la défense de la Palestine.

    Avec le printemps arabe et syrien, un troisième axe se dessine clairement.
    Les deux premiers tiennent absolument à l’associer à l’axe opposé.

    LE PREMIER AXE : saoudo-emirati-americano-européen, allié très subjectif d’Alqaida
    LE DEUXIÈME AXE : Sino-russo-irano-syrien, allié objectif du Hezbollah
    LE TROISIÈME AXE : Qataro-turc-frère-musulman, allié objectif du Hamas et plus ou moins de l’ASL

    Seul le dernier axe est pour la libération et l’indépendance des peuples car ne dépend d’aucune grande puissance.
    Même si ce dernier est le plus faible financièrement, politiquement et même sur internet;
    Si des votes libres étaient organisés dans les pays arabo-musulman, il l’emporterait haut la main.

    • Carlos dit :

      Mohamed, la montée en puissance du Hamas provient des faucons israéliens, qui ont trouvé dans le mouvement islamiste palestinien leur meilleur allié pour torpiller les accords de paix conclus entre les « modérés » des deux bords. Jusqu’à ce que leur « créature » commence à leur échapper…

      Originellement issu de la mouvance des Frères Musulmans, le Mouvement de la Résistance islamique (Hamas) s’implante dans ce cadre en 1973 à Gaza. Dans un premier temps sous la forme d’une association cultuelle (Centre islamique), dirigée par feu Cheikh Ahmed Yassine. Cette structure sera reconnue et autorisée par Israël en 1979 car ce courant religieux est considéré comme un antidote à la montée du nationalisme palestinien, alors incarné par l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) de feu Yasser Arafat, considéré alors comme le pire ennemi de l’Etat hébreu. A la faveur de la première Intifada dans les territoires en décembre 1987, le Hamas annonce sa création. Dès lors, les Israéliens encouragent le Hamas en tant que pendant religieux de l’OLP [laïque et nationaliste] qu’ils veulent « affaiblir ». La stratégie vise à inciter au conflit armé entre les deux organisations et créer ainsi une guerre civile palestinienne. L’Etat hébreu commet l’erreur de croire qu’avec le Hamas, les Palestiniens seraient occupés à se battre entre eux au lien de lutter contre Israël. Raté, car les deux camps palestiniens, conscients des visées israéliennes, ont tôt fait de signer une charte régissant leurs rapports fixant des lignes rouges à leurs divisions.

      Si la nouvelle organisation, à laquelle Israël laisse champ libre, se concentre sur les œuvres religieuses et caritatives, elle fonde dans la foulée son aile militaire, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, concentrée sur la lutte contre l’occupant. Déclaré cette fois illégal par Israël en septembre 1989, le Hamas se voit décapité politiquement… mais pas militairement. Avec les accords d’Oslo de 1993, qui établissent les premières bases d’un processus de négociations entre l’OLP et Israël sous médiation américaine, la droite israélienne [Likoud et fondamentalistes], avec une partie des services secrets et de défense israéliens, qui s’y opposent, estimant qu’Israël a trop à y perdre, trouve un nouvel avantage à utiliser le Hamas, qui rejette également ces accords : celui de servir d’« alibi » pour faire échouer les accords de paix.

      Après les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis multiplient les pressions contre Arafat pour qu’il accepte de liquider le Hamas dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. A l’appel du dirigeant de l’OLP, le Hamas, suivi du Jihad Islamique, acceptent de cesser jusqu’à nouvel ordre les attentats suicides et les tirs d’obus de mortiers sur des cibles israéliennes. Le leader spirituel du Hamas, Cheikh Yassine, en mars 2004, se fera assassiner dès qu’il cherchera à engager son mouvement vers la recherche d’un compromis : il devenait un vrai danger…

      Soutenu d’abord pour affaiblir le « terrorisme » anti-israélien des mouvements nationalistes palestiniens, puis pour contrecarrer la dynamique de paix portant un coup au projet du Grand Israël prôné par la droite conservatrice, le Hamas a su en tirer parti et développer son propre agenda. Tout en restant « utile » : le « monstre » qu’il serait depuis devenu, tel que le décrivent aujourd’hui les experts israéliens a de quoi faire trembler. Il sert cette fois à justifier la violence des offensives israéliennes actuelles.

      Le Hamas compterait dans ses rangs quelques « 15 000 opérationnels », dont un grand nombre formé par la Syrie – où le mouvement était implanté – et l’Iran. Ces deux pays fournissent au mouvement une partie de son armement, transfert de technologie compris, et de ses fonds, lesquels transitent par les tunnels traversant la frontière égyptienne. Au sein de ses ateliers clandestins, le Hamas produit par ailleurs sa propre artillerie de missiles – les Qassam – dont les derniers modèles peuvent atteindre une distance de 19 km, selon le document de l’International Institute for Counter-Terrorism.

      Bref, le troisième axe avec ses frères musulmans (noyautés par le MI6), le Qatar et la Turquie d’Erdogan sous influence anglo-sioniste, n’est certainement pas celui qui défend l’indépendance des peuples ! Le deuxième axe le fait bien mieux !

  6. mohamed dit :

    Bonjour Carlos,

    Je suis totalement d’accord avec vous jusqu’à l’avant dernier paragraphe.

    Les frères musulmans ont peut-être été infiltrés, par ci par là, comme toute organisation.
    Mais il demeure néanmoins, l’alternative la plus crédible dans le monde arabo-musulman.
    Les frères musulmans « ont été noyauté » par Dieu et un Homme de Dieu, qui est Hassan El Banna;
    assassiné par le MI6 avec la complicité de l’Égypte.

    Comme le Hamas continue à collaborer sur le plan militaire, avec le Hezbollah et l’Iran, pour la cause palestinienne malgré leur divergences ;
    Le Qatar et la Turquie continue d’entretenir des relations avec le bloc de l’Occident, là ou ils y voient un intérêt commun.

    Le monde n’est pas bipolaire mais multiple.

    Ce que je voulais mettre en évidence, c’est qu’il y a 3 acteurs en Syrie.
    Et que le soutien à la cause palestinienne, ne voileront pas toutes les atrocités commise au nom de Bachar.

    PS : Désormais le Hamas dispose de Qassam M75, ils peuvent atteindre les navires de guerres, Jérusalem et Tel-Aviv.

    • Carlos dit :

      A Mohamed
      En Tunisie et en Égypte, les États-Unis avaient préparé la « relève de la garde » : des leaders neufs à son service à la place de leaders démonétisés. Le département d’État avait formé de jeunes « révolutionnaires » pour qu’ils se substituent au pouvoir en place. Aussi, lorsque Washington a constaté que ses alliés étaient dépassés par la rue, il leur a intimé l’ordre de céder la place à l’opposition qu’il avait préfabriquée. Ce ne sont pas la rue, mais les États-Unis qui ont chassé Zine el-Abidine Ben-Ali et le général Hosni Moubarak. Et ce sont toujours les États-Unis qui ont installé les Frères musulmans pour leur succéder.

      Une fois l’instabilité installée en Tunisie et en Égypte, la France et le Royaume-Uni ont lancé un mouvement de déstabilisation de la Libye et de la Syrie, en application du Traité de Lancaster. Si quelques micro-manifestations pro-démocratie se sont tenues et ont été grossies par les médias occidentaux, les troubles étaient organisés par des Forces spéciales occidentales avec l’appui de meneurs takfiristes.

      Ce qui fait le « printemps arabe » (Tunisie, Égypte, Libye, Syrie), ce n’est pas l’instabilité, ni la culture, mais la solution prévue par les puissances impérialistes : l’accès au pouvoir des Frères musulmans. Cette organisation secrète, prétendument anti-impérialiste, a toujours été politiquement contrôlée par Londres. Elle était représentée au cabinet d’Hillary Clinton, par le biais d’Huma Abedin (épouse du député sioniste démissionnaire Antony Weiner), dont la mère Saleha Abedin dirige la branche féminine mondiale de la confrérie. Le Qatar a assuré le financement des opérations (plus de 15 milliards de dollars par an !) et la médiatisation de la confrérie auquel elle a confié la chaîne Al-Jazeera depuis fin 2005. Enfin, la Turquie a fourni le savoir-faire politique avec des conseillers en communication.

      En Égypte, comme en Tunisie et en Libye, leur gouvernement a ouvert leur économie au capitalisme libéral. Il a confirmé l’entente avec Israël sur le dos des Palestiniens. Et a cherché à imposer, au nom du Coran, un ordre moral, jamais inscrit dans ce livre. Les privatisations de l’économie égyptienne devaient atteindre leur apothéose avec celle du Canal de Suez, joyau du pays et source de revenus, qui devait être vendu au Qatar. Face à la résistance de la société égyptienne, Doha finança un mouvement séparatiste de la région du Canal, comme jadis les États-Unis avaient créé le mouvement d’indépendance du Panama en Colombie. La société égyptienne a su ouvrir les yeux. Elle s’est rebellée et a lancé un ultimatum au président Morsi. Après s’être assuré par téléphone auprès du secrétaire US à la Défense, Chuck Hagel, que les États-Unis ne tenteraient rien pour sauver l’agent Morsi, le général al-Sissi a annoncé sa destitution.

      Ne pas oublier que Mohamed Morsi est un ingénieur spatial ayant fait carrière aux USA, ayant acquis la nationalité états-unienne, ayant travaillé à la NASA et disposant d’une accréditation US secret-Défense. La chute de Mohamed Morsi marque la fin de la prééminence des Frères musulmans dans le monde arabe. Et ce, d’autant plus, que l’Armée a annoncé sa destitution en s’entourant des forces vives de la société, incluant les « savants » de l’Université al-Azhar. Ainsi, l’échec de Morsi est un coup dur pour l’Occident et ses alliés, le Qatar et la Turquie !

  7. ami dit :

    un dialog des idiots et des ânes sourds.

    • John dit :


      Ami, quelle est votre propre version des faits ? Pour l’instant, il y a une chose que l’on ne peut pas nier, ce sont les nombreux crimes des USA en Irak !
      http://lesbrindherbes.org/2015/02/03/le-rapport-cache-de-loms-sur-les-crimes-us-en-irak/
      Et Biden a joué un rôle majeur pour pousser son pays à la guerre sachant pertinemment qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak et que Saddam ne pouvait que détester Al-Qaida ! Mais comme Bush, Biden était sous la pression des capitalistes prédateurs tels que Lockheed-Martin (le plus grand marchand d’armes du monde), ExxonMobil qui vend son pétrole à la Défense, Raytheon et Northrop Grumman (spécialisés dans les systèmes de défense et d’électronique et dans l’ aérospatiale), Boeing…

      Sans oublier ceux des Anglais. Blair doit en être conscient quand il a lu le rapport gênant sur cette question ! Mais que l’on se rassure, malgré les morts (dont 4600 soldats américains mais cette guerre fut aussi privatisée), tortures, lancements de bombes à l’uranium appauvri, les erreurs de Blair ou de Bush n’entraineront aucune sanction.
      https://fr.sputniknews.com/international/201607061026443511-blair-rapport-chilcot-grandes-lignes/
      Autres révélations venant de Janice Procter, dont le fils Michael Trench a été l’un des plus jeunes soldats britanniques à mourir en Irak puisqu’ il a été tué à 18 ans en 2007.
      https://fr.sputniknews.com/international/201607061026437165-tony-blair-rapport-chilcot/

  8. Engel dit :

    Rétrospective sur Kadhafi :

    Muamar Kadhafi mort ou vif :

  9. Zoe dit :

    Dans le cadre du procès contre Radovan Karadžić, le Tribunal pénal international pour la Yougoslavie (TPIY) a reconnu en mars 2016 que le président serbe n’avait pas participé au projet d’épuration ethnique en Croatie et en Bosnie et qu’il s’y était même opposé. Un aveu du TPIY qui aurait dû faire les gros titres des médias occidentaux, ce qui n’a bien entendu pas été le cas.

    Cette disculpation prouve une fois de plus qu’il faut prendre les accusations de l’OTAN à l’encontre de ses « ennemis officiels » comme un travail de manipulation !

    Depuis une bonne vingtaine d’années, les commentateurs néo-cons et les légumes de l’« interventionnisme libéral » n’ont cessé de ressasser à toutes les occasions possibles, que Milosevic (dirigeant démocratiquement élu à la présidence d’un pays qui comptait 20 formations politiques fonctionnant librement) était un vil dictateur génocidaire, responsable de TOUS les morts des Balkans dans les années 1990. Mais la fable officielle, tout comme celle qu’on nous a vendue en 2003 sur les Armes de Destruction Massive de l’Irak capables de nous atteindre en 45 minutes, était une pure invention chargée de justifier une opération de changement de régime forcé que souhaitaient depuis longtemps les factions dominantes occidentales. La conclusion du TPIY qu’une des personnalités les plus démonisées des temps modernes était innocente des crimes atroces dont elle avait été accusée aurait dû faire la une et les gros titres de tous les médias dans le monde. Il n’en a rien été. Le TPIY lui-même a bien pris soin d’enfouir la nouvelle aussi profondément que possible dans son verdict de 2.590 pages du procès du leader serbe bosniaque Radovan Karadzic, condamné en mars dernier pour génocide (à Srébrénica), crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il est important de se rappeler que les charges d’origine contre Milosevic, quant à de prétendus crimes de guerre au Kosovo ont été formulées en mai 1999, au plus fort de la campagne de bombardements massifs de l’OTAN sur la Yougoslavie, et à un moment où la guerre ne se déroulait pas comme prévu par les États-Unis et leurs alliés. Les charges avaient clairement pour but de faire pression sur Milosevic, pour l’amener à céder aux exigences de l’OTAN (c’est à dire à accepter de bonne grâce le démantèlement de son pays). L’ennui pour l’OTAN, c’est qu’au moment où le procès de Milosevic allait débuter, la fable sur le Kosovo avait déjà commencé à se détricoter. Les dénonciations stridentes des USA et de leurs alliés à propos de génocide et de centaines de milliers de tués, remises à leur place ici par le grand John Pilger, s’étaient déjà avérées fausses.
    http://www.sourcewatch.org/index.php/Coalition_for_International_Justice
    En septembre 2001, une cour de justice de l’ONU allait établir qu’il n’y avait pas eu de génocide au Kosovo.
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/1530781.stm
    Il fallait absolument que les procureurs de La Haye trouvent de nouveaux motifs d’inculpation dans la guerre de Bosnie. Ce qui fut fait en accusant « Slobo » d’avoir mis sur pied une conspiration criminelle visant au nettoyage ethnique des Croates et des musulmans de Bosnie, dans le but de réaliser son projet d’une « Grande Serbie ». Dans un procès normal au criminel, on recherche les preuves, et quand elles sont jugées suffisantes, on énonce les charges. C’est le contraire qui s’est produit dans le cas de Milosevic : il a d’abord été accusé pour des raisons politiques, et on a ensuite essayé de prouver ce dont on l’accusait. L’ironie veut que l’ancien président avait déjà été loué par le président Clinton pour le rôle qu’il avait joué en faveur des efforts de paix en Bosnie en 1995, efforts dont le résultat avait été le traité de paix signé à Dayton, Ohio. Le but de Milosevic n’a jamais été de bâtir une « Grande Serbie » mais d’essayer de maintenir entière et cohérente une Yougoslavie fédérale, ainsi que le reconnaît aujourd’hui, mais un peu tard, le TPIY. Non seulement Milosevic n’a rien eu à voir avec le nettoyage ethnique de Bosnie, mais il l’a au contraire condamné. Le jugement du TPIY note « les critiques et la désapprobation répétées par Milosevic de la politique suivie par l’accusé (Karadzic) et les dirigeants serbes de Bosnie. » Milosevic, en homme pour qui toutes les formes de racisme étaient anathèmes, insistait pour que toutes les ethnies soient protégées. Mais, afin de pouvoir punir Milosevic et mettre en garde ceux qui auraient l’audace de s’opposer aux volontés du pouvoir US, il fallait que l’histoire fût ré-écrite. Le socialiste yougoslave qui avait combattu la politique nationaliste des dirigeants bosniaques devait être déguisé à postériori en traître de mélodrame de la guerre de Bosnie et chargé pendant qu’on y était de tout le sang versé dans les Balkans. Pendant ce temps, le sus-mentionné ambassadeur US Warren Zimmerman, dont les interventions calomnieuses pour faire avorter toute solution diplomatique avaient contribué à déclencher le conflit bosniaque, s’en sortait blanc comme neige….
    https://fr.sott.net/article/28731-Dans-un-silence-mediatique-total-Slobodan-Milosevic-a-ete-disculpe-de-toutes-accusations-de-crimes-de-guerre

    Jacques Hogard, ancien chef des forces spéciales au Kosovo et auteur du livre « L’Europe est morte à Pristina », lors du colloque de l’Association pour l’Histoire sur la Serbie :

    Le 23 juillet 2014, Emmanuel Ratier le recevait dans son Libre Journal de la Résistance Française sur Radio Courtoisie :

    La décision du colonel Jacques Hogard de porter secours aux communautés monastiques en danger et de protéger les monastères orthodoxes victimes des pires exactions de la part des Albanais de l’UCK, lui a valu la plus haute distinction de l’Eglise serbe orthodoxe. Le militaire respecté et écouté est un des meilleurs spécialistes des Balkans. C’est à ce titre qu’il était revenu sur la condamnation décriée du général Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie.

    Special Kosovo – C’est pas sorcier avec deux enfants kosovars :

    Il y a 20 ans, en plein cœur de l’Europe, l’OTAN bombardait la Serbie pendant 78 jours ! Nikola Mirkovic, expert des Balkans, revient sur les conséquences de ces frappes aériennes et réclame la disparition de l’OTAN qui déstabilise cette partie explosive du monde.

    Pierre Hillard dénonce la manipulation du Kosovo :

    Les 15 mensonges de l’OTAN et de son porte-parole, Jamie Shea, par Michel collon :

    1 «Le but de l’OTAN: rétablir la paix au Kosovo.»
    FAUX! Depuis plus d’un an, les services secrets allemands du BND armaient les séparatistes albanais, a révélé la TV allemande ARD. La CIA a fait pareil. Ainsi, cette UCK que l’envoyé spécial US, Robert Gelbard, qualifiait publiquement de «terroriste» en février 98, a été secrètement encouragée à assassiner des policiers et civils serbes et des Albanais loyaux à la Yougoslavie.

    2 «Intransigeants les Serbes ont refusé nos propositions de paix.»
    FAUX! A la «négociation» de Rambouillet (début 99), l’OTAN a voulu imposer l’occupation militaire de toute la Yougoslavie et la colonisation du Kosovo par les multinationales. Elle a même empêché Serbes et Albanais de se parler. But de ces provocations? Déclencher la guerre afin d’installer ses bases militaires dans les Balkans.

    3 «C’est la faute à Milosevic. Nous voulons libérer les Yougoslaves.»
    FAUX! De nombreux Yougoslaves critiquent Milosevic. Mais ce peuple est unanime pour refuser l’éclatement de la Yougoslavie et une occupation par l’OTAN. C’est pourquoi ni vos bombardements, ni le chantage d’un embargo cruel bloquant médicaments, mazout et vivres n’ont eu raison de la fierté de ce peuple.

    4 «La police yougoslave a massacré des civils à Racak en janvier 99.»
    FAUX! C’étaient les victimes d’un affrontement entre deux armées. Cette manipulation a été orchestrée par un agent américain, William Walker, qui fut complice des escadrons de la mort au Salvador et au Nicaragua (années 80). Chaque guerre commence par un grand médiamensonge: des images truquées pour manipuler l’opinion.

    5 «Les Serbes pratiquaient la purification ethnique.»
    FAUX! Des crimes ont certes été commis – par les armées des DEUX camps (cfr rapports de l’OSCE), mais on ne peut parler de purification ethnique systématique. Quinze jours encore avant la guerre, un rapport officiel du ministère allemand des Affaires étrangères (dirigé par le Vert Joshka Fisher) déclare: «Il n’y a pas de persécution ethnique contre les Albanais en tant que groupe. Seulement des affrontements entre deux armées.»

    PENDANT LA GUERRE
    6 «Nos bombardements épargnent les civils.»
    FAUX! Le chef d’état-major belge Herteleer l’a reconnu: «Faisons mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes.» (Standaard, 17.4.99). Résultat: 2.000 civils tués, 5.000 blessés, une génération d’enfants traumatisés, 147 hôpitaux touchés, l’économie détruite. But: mettre à genoux le peuple lui-même. Et éliminer toute entrave à l’invasion des multinationales.

    7 «Nous menons une guerre « propre ».»
    FAUX! L’OTAN a employé des armes interdites par les Conventions de Genève: 1. Bombes à fragmentation lancées notamment sur le marché et l’hôpital de Nis, tuant ou mutilant de nombreux civils. 2. Bombes au graphite paralysant l’électricité (donc les hôpitaux). 3. Armes à uranium appauvri provoquant cancers et mutations génétiques, y compris chez des soldats US.

    8 «C’est par erreur que l’OTAN a bombardé un convoi de réfugiés albanais (73 tués).»
    FAUX! Vous avez d’abord prétendu qu’ils avaient été bombardés par les Serbes. Puis que vos pilotes les avaient pris pour un convoi militaire. Or, ces pilotes sont revenus les bombarder à huit reprises! En réalité, ces réfugiés rentraient au Kosovo, mais vous vouliez vider celui-ci et «prouver» qu’il était impossible pour les Albanais d’y vivre.

    9 «C’est par erreur que l’OTAN a bombardé un train arrivant sur un pont.»
    FAUX! Pour tenter de démontrer que le pilote avait vu trop tard ce train roulant très vite, vous avez truqué les vidéos enregistrées par vos avions. En les passant trois fois trop vite: ce train aurait fait du 300 à l’heure! En réalité, là aussi, ce pilote était revenu bombarder à nouveau un wagon. L’OTAN ne respectait pas les civils.

    10 «C’est par erreur que l’OTAN a bombardé l’ambassade chinoise.»
    FAUX! Vous avez d’abord raconté qu’il visait le building d’en face. Il n’y en a pas! Puis que les services US n’avaient pas un plan récent de Belgrade indiquant le nouveau site de cette ambassade. Vous prenez les gens pour des imbéciles! En réalité, ce bombardier, venu spécialement des USA, a lancé un avertissement très clair à la Chine, solidaire de la Yougoslavie.

    APRES LA GUERRE
    11 «Nous avons découvert des charniers prouvant le génocide.»
    FAUX! Après de très longues recherches, vous avez exhumé 2.108 corps. De toutes nationalités. Beaucoup ont été victimes de vos bombardements, d’autres de l’UCK. Le chef des légistes espagnols est reparti très vite avec son équipe, en disant qu’on les avait manipulés. Le génocide («100.000 hommes tués», disiez-vous) était une invention de vos services de propagande.

    12 «L’OTAN est là pour protéger la population albanaise.»
    FAUX! Les Etats-Unis ont installé au Kosovo une gigantesque base militaire permanente, dénommée Camp Bondsteel. Tel était leur but dès le départ. Afin de se rapprocher du Caucase et de son pétrole qu’ils veulent contrôler. Stratégie à long terme: encercler et affaiblir la Russie. C’est pourquoi Washington arme en secret les milices islamistes tchétchènes.

    13 «L’OTAN ne poursuit que des buts humanitaires.»
    FAUX! Les puissances occidentales ont découpé les zones d’occupation selon les richesses intéressant leurs multinationales respectives. Les USA ont pris les minerais stratégiques de Novo Brdo et l’usine de batteries de Gnjilane, British Power l’électricité, les Français ont reçu les mines de Trepca pour prix de leur obéissance, les Allemands les vignobles et l’usine de pneus…

    14 «L’OTAN intervient pour établir un Kosovo multiethnique.»
    FAUX! L’UCK et vous avez purifié le Kosovo. 230.000 Serbes, Juifs, Roms Musulmans, Turcs et autres minorités persécutées ont dû fuir. Vous n’avez retrouvé aucune des 1.200 personnes kidnappées par l’UCK. Et vos 45.000 soldats «ne peuvent protéger», dites-vous, les derniers Serbes – quatre cents – terrés depuis des mois dans leurs appartements de Pristina?

    15 «Nous tentons avec impartialité de calmer les passions.»
    FAUX! L’OTAN a elle-même licencié vingt mille travailleurs serbes. Bernard Kouchner, administrateur civil, a pris un arrêté qui légitime après 24 heures les occupations illégales de maisons et appartements dont les Serbes ont été chassés. Enfin, en désarmant les seuls Serbes, vous les livrez à la violence systématique organisée par l’UCK qui tue un Serbe chaque jour.

    https://www.investigaction.net/fr/Les-15-mensonges-de-Jamie-Shea-et/

    • Florian dit :

      Printemps 1992, sur fond d’effondrement de la Yougoslavie, la Bosnie s’enflamme. Un an plus tôt, la Croatie a voté son indépendance, et la Bosnie souhaite suivre le même chemin. Mais alors que les bosniaques de confession musulmane, qui représentent près de la moitié de la population rêvent d’indépendance, les serbes, qui représentent un tiers de la population, s’y opposent. En plein cœur de l’Europe, le pays se déchire. Le conflit durera 3 ans et fera plus de 100 000 morts.

      Des milliers de moudjahidin déferleront sur la Bosnie, avec l’autorisation de la Croatie, pour venir aider leurs «frères de religion» à se débarasser des « chrétiens ». Au début ils viendront sous couvert d’une agence humanitaire (TWRA). En fait, ils désiraient installer un début de califat européen. Ces «brigades musulmanes» représentent au plus fort de la guerre plus de 5000 hommes, financées et entraînées par la CIA. Envoyés sur les fronts les plus dangereux, ils se feront très vite connaître de leurs ennemis pour leur détermination sans faille mais aussi pour leur violence et leur cruauté. Bientôt, leurs compagnons d’armes bosniaques les craindront tout autant. Les plus fanatisés de ces moudjahidin auront fait du pays le berceau de l’organisation terroriste la plus célèbre au monde, Al-Qaïda. Cinq des commandos suicides des tours jumelles du 11 septembre 2001 ont ainsi fait leurs classes en Bosnie. C’est la CIA qui a contribué au transport des djihadistes en Bosnie durant la guerre, comme elle le fera plus tard à grande échelle en Syrie :

      Il y a 20 ans , le siège de Sarajevo :

      Témoignage de Guillaume Ancel, lieutenant colonel dans la Force d’action rapide : « on essayait de protéger les Serbes. » Sur le Rwanda, il avoue que le gouvernement français a livré des armes aux responsables des massacres. »


      Quand aux Américains, ils ont mis le pied dans les Balkans en 1995, quand la guerre de Bosnie-Herzégovine s’est achevée par les accords de Dayton. A l’époque, ils travaillaient cachés sous le drapeau de l’Onu. Puis ils décidèrent d’aller jusqu’en Serbie, dans sa partie sud du Kosovo. Les bombardements de Belgrade, de Novi Sad, de Podgorica, de grandes et petites villes de la Serbie et du Monténégro ont commencé au printemps 1999. Ils ont cessé le 10 juin 1999 quand Slobodan Milosevic a accepté de laisser les Américains et l’Otan entrer au Kosovo. Officiellement, ils agissaient sous couvert de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies mais en réalité, les Etats-Unis et l’Otan ont simplement occupé la Serbie avant de la priver du quart de son territoire. Cela s’est produit le 17 février 2008, lorsque le parlement kosovar a unilatéralement proclamé son indépendance.

      L’opération de l’Otan « Ange miséricordieux » de mars 1999 n’était qu’une couverture. Bien avant l’opération, les spécialistes militaires avaient sélectionné 1 000 hectares de terrain près de la ville d’Urosevac pour construire la plus grande base militaire américaine d’Europe, Bondsteel.

      D’autre part, selon la Banque mondiale, le Kosovo abrite plus de 100 milliards de dollars de ressources minérales ! La construction de la base de Bondsteel a coûté presque un milliard de dollars. 7 000 soldats et officiers y sont déployés aujourd’hui ; le camp militaire près de Pristina est un véritable Etat. On y trouve des produits uniquement en provenance des Etats-Unis.

      Actuellement, les Américains font tout ce qu’ils peuvent pour affaiblir l’Europe, en empêchant les Russes de faire passer leur gazoduc vers l’Europe occidentale. D’où les tractations de Poutine avec la Turquie (qui cherche à jouer une politique neo-ottomane) et la Grèce. De l’autre côté, on assiste à l’achat par les monarchies du golfe, de millions d’hectares en Serbie et Bosnie, pour avoir un pied en Europe. Le centre de la capitale serbe, appartient maintenant aux Emirats Arabes (2 millions de m2), c’est « Belgrade sur l’eau ». Même l’Iran s’intéresse à cette partie du monde !

      Le 29 novembre 2017, les juges de la chambre d’appel du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) confirment la sentence prononcée contre le Croate de Bosnie Slobodan Praljak quatre ans plus tôt : vingt ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il se suicide alors en plein « tribunal », afin de prouver son innocence de tous les crimes dont on l’a accusé.

      Les condamnations des cinq autres responsables politiques et militaires des Croates de Bosnie – Jadranko Prlic, Bruno Stojic, Milivoj Petkovic, Valentin Coric et Berislav Pusic – sont après confirmées dans une autre salle. Ils reçoivent des peines de dix à vingt-cinq ans de prison.

    • Ken dit :

      Le massacre de Srebrenica du 11 juillet 1995, prétexte à l’invasion « humanitaire » de l’ancienne Yougoslavie :

      Selon le Dr. Edward Herman, il y a eu en fait de multiples massacres à Srebrenica et que le meurtre de soldats musulmans bosniaques (le prétexte de l’Occident) était en réplique au meurtre de plus de 2000 civils serbes, pour la plupart des femmes et des enfants, à ce même endroit. Cela n’a pas empéché le 22 novembre 2017, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a prononcé la condamnation à la prison à perpétuité de Radko Mladic, « chef militaire des Serbes » pendant la guerre de 1992-1995. Il est reconnu coupable de « génocide et de crime contre l’humanité », notamment pour son rôle dans le massacre de 8 000 hommes et garçons musulmans en juillet 1995 à Srebrenica et dans le siège de Sarajevo (10 000 morts).

      Avant juillet 1995, plus de 150 villages serbes ont été totalement anéantis et une étude donne en fait les noms de 2383 civils serbes qui ont été tués entre 1992 et juillet 1995. Ce sont des soldats bosniaques musulmans qui sont venus à Srebrenica et ont tué des civils serbes. Puis quand l’armée serbe de Bosnie a pris le contrôle de Srebrenica en juillet 1995, il y a eu alors, probablement entre 500 et 1000 exécutions en représailles et 2000 morts au combat et non pas 8000 hommes ou de femmes et d’enfants tués. . C’est pourquoi on parle en Occident du « massacre de Srebrenica » mais, en fait, c’est surtout une construction politique.

      Quand le tribunal sur la Yougoslavie a demandé au responsable français du nom de Phillip Morillon, de l’armée des Nations unies dans cette région : « Pourquoi les Serbes ont-ils fait cela ? « Il a répondu qu’il était absolument convaincu qu’ils l’avaient fait à cause de ce que le commandant des musulmans bosniaques avait fait aux Serbes avant juillet 1995. » En fait, l’Occident cherchait un prétexte pour s’attaquer à la Serbie.
      https://off-guardian.org/2015/07/21/hoax-of-the-bosnian-serb-run-death-camps/

      A noter que l’économiste Edward S. Herman, décédé le 11 novembre 17, a écrit avec Noam Chomsky « La fabrique du consentement » et « The Srebrenica Massacre : Evidence, Context and Politics ».


      La photo prise le 5 août 1992, qui était apparu dans plusieurs médias inernationaux, est celle de Fikret Alic, un musulman bosniaque. Émacié et dénudé jusqu’à la taille, il semble apparemment emprisonné derrière une clôture de barbelés dans un camp des Serbes de Bosnie à Trnopolje. En fait, Fikret Alic et ses compatriotes musulmans bosniaques n’ont pas été emprisonnés derrière une clôture de barbelés. Il n’y avait pas de barbelés autour du camp de Trnopolje. Ce n’était pas une prison, et certainement pas un « camp de concentration », mais un centre de transit pour les réfugiés. Beaucoup y sont allés à la recherche de sécurité et pouvaient repartir s’ils le souhaitaient.
      https://reseauinternational.net/limage-qui-a-trompe-le-monde/

      L’arnaque aux chiffres de Srebrenica : Allégation habituelle: 8000 hommes et adolescents musulmans ont été massacrés le 11 juillet 1995 dans le cadre du «crime de guerre le plus grave depuis la Seconde Guerre Mondiale». Le tribunal de La Haye a statué que l’exécution de ces 8000 hommes constituait un «génocide».
      https://reseauinternational.net/srebrenica-comment-les-pays-occidentaux-ont-multiplie-les-chiffres-des-victimes-pour-faire-croire-a-un-genocide/

      https://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/I/41Lu4R3mgAL.SX95.jpg
      Kouchner dans un livre ‘Les guerriers de la paix’ relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l’époque à Sarajevo) qui avoue qu’il savait qu’il n’y avait pas eu de camp d’extermination, mais qu’on le faisait croire pour précipiter les bombardements. C’est ainsi que toute la presse occidentale l’avait diffusé massivement. Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révéla la supercherie dans un bouquin au titre éloquent ‘Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire’. Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des camps d’extermination ! En 1994, un journaliste allemand Thomas Deichman démontra que l’image des barbelés était truquée, que les soi-disant prisonniers n’étaient pas enfermés. Lors d’un reportage ITN, ils déclaraient même être bien traités, mais la journaliste avait coupé ces déclarations ! En fait, l’Allemagne tenait à faire éclater la Yougoslavie depuis au moins 1979. A partir de 1991, elle commença à armer les extrémistes croates et musulmans. De 1992 à 1995, les États-Unis ont délibérément prolongé le conflit, comme l’a attesté l’envoyé spécial européen en Bosnie, lord Owen. L’idée était de contrôler les Balkans et ses routes du pétrole. Autre mensonge médiatique, le soi-disant « massacre de 40 civils » par l’armée yougoslave, à Racak, village du Kosovo. Il servit de prétexte à l’Otan en 1999 afin de commencer les bombardements. Alors que les morts étaient la conséquence d’un combat provoqué par les forces séparatistes albanaises, ce qui fut confirmé par une commission de légistes demandée par l’ONU et dirigée par un docteur finlandais, Madame Ranta.
      https://www.investigaction.net/fr/Oui-Bernard-Kouchner-mentait/

    • Mirko dit :

      Il y a vingt ans, le 24 mars 1999, commençait l’opération Force alliée – le bombardement par l’OTAN de la Yougoslavie, qui amena au démembrement du pays – et l’État indépendant du Kosovo était proclamé. Que ces événements se soient produits en même temps n’était pas une coïncidence. Qui organisa le démembrement de la Yougoslavie, et comment ?

      De nos jours, bien peu se souviennent que les Bulgares trempaient dans la genèse de ces événements. Et les Bulgares eux-mêmes n’aiment pas trop y penser.

      Début mars 1999, les services de renseignements bulgares déclaraient aux services de renseignements de l’Allemagne fédérale (le BND) qu’ils disposaient d’informations sur un projet confidentiel de l’État-Major yougoslave, sous le nom de code Opération Fer à cheval, d’exterminer/de déporter l’ensemble de la population albanaise du Kosovo et de Meohija à partir du 1er avril. Le BND transmit ces informations au ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, qui les considéra comme très sérieuses et appela immédiatement à une intervention militaire en Yougoslavie, à l’encontre de la position pacifiste du parti des Verts auquel il était pourtant affilié.

      Mais ce que les Bulgares détenaient, en réalité, était une carte du Kosovo et de Metohija révélant les positions des unités du 52ème corps de Pristina de la Troisième armée yougoslave, ainsi que d’unités de police. Visuellement, on pouvait assimiler la position de ces forces à un fer à cheval. Mais personne ne prit un instant pour réfléchir à ce que le titre du document contenait le mot « potkova », mot que l’on trouve uniquement en langues bulgare et croate, et qui se traduit « potkovica » en langue serbe. Comme c’est l’Allemagne qui constitua le principal promoteur de l’agression contre la Yougoslavie, les Allemands utilisèrent ce document comme principale raison justifiant une campagne de bombardement, et le nom du « document » qui fut repris resta le terme allemand « Hufeisenplan ».

      Il fallut qu’environ dix années s’écoulent avant que la députée européenne Nadezhda Neynsky (Mihaylova), ministre des affaires étrangères de la Bulgarie au moment des faits, en 1999, ne clarifie une chose : les services de renseignements bulgares avaient prévenu les Allemands que les informations de ce « projet » n’avaient pas été complètement vérifiées.

      Mais l’OTAN avait établi une présence au Kosovo bien avant le printemps 1999. Un cessez-le-feu promu par l’OTAN dans la région avait été signé le 15 octobre 1998, qui prévoyait que les soldats yougoslaves regagnent leurs casernes d’affectation permanentes. La surveillance du cesser-le-feu avait été confiée à l’OTAN. Dans le cadre de l’Opération Œil d’aigle, des diplomates de l’OTAN et des experts militaires étaient présents au Kosovo pour garder la situation sous surveillance. L’OTAN était donc parfaitement au fait des positions de l’armée yougoslave au Kosovo et à Metohija, et n’avait nul besoin d’« informations vérifiées » des services de renseignement bulgares pour disposer de ces informations.

      En approchant de la fin 1998, l’Armée de libération du Kosovo (ALK), un groupe terroriste albanais du Kosovo, était en passe d’être défaite, mais les Albanais se sentirent protégés par l’OTAN et poursuivirent le combat. Le cesser-le-feu s’effondra, et les militants albanais attaquèrent des patrouilles de police et des villages serbes. Au tournant de l’année 1999, l’ALK avait intensifié ses activités terroristes et la situation dans la région était devenue très difficile. L’armée yougoslave fut forcée de reprendre ses opérations anti-terroristes, sachant que cela ne plairait pas à l’OTAN.

      En janvier 1999, des combats eurent lieu pour la prise du village de Račak, que l’ALK avait transformé en place forte, comportant des tranchées, des bunkers souterrains, et des nids de mitrailleuses. On ne connaît pas avec certitude le nombre d’Albanais tués à Račak. L’ALK et ses soutiens à Washington affirment qu’on compta des pertes au sein de la population locale. Pourtant, l’enquête médico-légale révéla que tous les morts avaient des traces de poudre sur les mains, et l’état des vêtements qu’ils portaient ne correspondait pas aux plaies ou aux blessures qu’ils avaient reçues.

      Mais le diplomate étasunien William Walker, ainsi que son conseiller militaire, le général anglais John Drewienkiewicz, après avoir parlé avec les commandants des opérations de terrain de l’ALK, affirmèrent que les soldats serbes avaient massacré des femmes et des enfants à Račak. Plus tard, le tribunal de la Haie se vit contraint de retirer l’« incident de Račak » de la liste d’accusations portées contre Slobodan Milošević, par manque de preuve. En 1999, pourtant, Walker et Drewienkiewicz se montraient catégoriques.

      Diplomate étasunien William Walker, dont les déclarations d’un massacre à Račak préparèrent la voie à la campagne de bombardement de l’OTAN au Kosovo en 1999, en visite dans le village, pour le 19ème anniversaire du massacre. Au Kosovo, il est considéré comme un héros :

      En fin de compte, William Walker a tenu un rôle clé dans le modelage de l’opinion publique des pays anglophones. Il affirma jusqu’à la fin avoir vu de ses propres yeux des corps décapités de femmes, d’enfants et d’« hommes âgés, aux cheveux blancs », même quand cela fut complètement réfuté, y compris par les experts occidentaux. En fait, ce sont les affirmations de William Walker qui décidèrent en fin de compte l’OTAN et surtout les USA d’opter pour une action militaire contre la Yougoslavie, et le plan « Potkova » livré par les Bulgares tomba juste au bon moment.

      En février 1999, des discussions furent menées au Château de Rambouillet, en région parisienne, entre le gouvernement serbe et les Albanais kosovares, sous les auspices du Groupe de contact (l’OTAN + la Russie). Cette conférence déboucha sur un échec total.

      Les représentants de l’OTAN déclarèrent reconnaître le Kosovo comme province autonome de la Serbie, mais appelèrent à ce qui suit : toutes les unités de l’armée yougoslave devaient se retirer du Kosovo ; une force de 30000 soldats de l’OTAN devait être déployée au Kosovo ; les soldats de l’OTAN devaient se voir octroyés un droit de passage illimité en territoire yougoslave ; l’immunité était exigée pour l’OTAN et ses agents par rapport aux lois yougoslaves.

      Il s’agissait donc de conditions très discutables définissant une occupation militaire de la Yougoslavie, et une perte totale de sa souveraineté. La Yougoslavie et la Russie refusèrent en conséquence de signer cet « accord ».

      Le 23 mars 1999, Belgrade accepta de reconnaître la partie politique des propositions de l’OTAN (l’autonomie du Kosovo), mais refusa de nouveau catégoriquement de laisser les soldats de l’OTAN pénétrer son territoire, et de retirer ses propres soldats hors du Kosovo.

      Le 24 mars 1999, le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, ordonna au général étasunien Wesley Clark, commandant des forces armées de l’OTAN en Europe, de lancer une attaque contre la Yougoslavie. Ce soir-là, l’ensemble du territoire de la Yougoslavie, y compris les villes principales (Belgrade, Pristina, Podgorica, Novi Sad, Kragujevac, et Pančevo), subit des frappes aériennes. Au cours de cette nuit, le vaisseau de guerre étasunien USS Gonzalez lança 18 missiles de croisière Tomahawk sur la ville de Niš.

      Dès le commencement de l’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie, le décalage fut flagrant entre les objectifs énoncés de l’intervention, et la réalité des opérations menées sur le terrain. Au départ, l’OTAN avait estimé qu’il faudrait deux à trois jours pour « mettre un terme au génocide de la population albanaise au Kosovo » en attaquant les infrastructures militaires yougoslaves situées au sud du 44ème parallèle. Il était prévu, si les dirigeants yougoslaves poursuivaient leur résistance, de poursuivre l’attaque de cibles au sud du 44ème parallèle jusqu’à une durée d’une semaine. Et si Belgrade continuait de refuser de faire des concessions, l’ensemble du pays serait alors ciblé, y compris sa capitale.

      Mais dans les fais, la Yougoslavie toute entière, y compris Belgrade, Novi Sad et Podgorica, fut attaquée dans les heures qui suivirent le lancement de l’opération. Et loin de se restreindre à deux ou trois jours comme annoncé, les frappes aériennes s’étalèrent sur une période de deux mois et demi.

      Le projet se refusait catégoriquement à intervenir de manière terrestre. Une confrontation directe avec l’armée yougoslave sur le terrain était considérée comme inacceptable, car il aurait fallu prévoir des pertes, ainsi qu’une possible escalade du conflit vers une guerre prolongée, au vue de la nature des mentalités serbes et monténégrines, et de la résistance de ces peuples aux agressions externes.

      Au cours des mois d’avril et de mai 1999, les frappes aériennes se poursuivirent donc sans relâche. Chaque pont qui enjambait le Danube fut détruit, pas moins de 80% du potentiel industriel de la Yougoslavie fut anéanti, et l’ensemble des tours de télévision et de télécommunication se virent délibérément réduites à l’état de ruines. Cependant, la première frappe ciblant les quartiers de l’État Major à Belgrade ne fut lancée que le 30 avril (trois officiers furent tués, et une quarantaine furent blessés). Les Étasuniens bombardèrent l’ambassade de Chine à Belgrade, estimant qu’elle hébergeait des appareillages radar que les Chinois exploitaient en partageant les informations avec les défenses aériennes serbes. Les diplomates chinois et le personnel de l’ambassade furent tués lors de cette attaque.

      Train civil serbe, bombardé par l’aviation de l’OTAN sur le pont de Grdelica le 12 avril 1999. Au moins 15 passagers y périrent brûlés vifs :

      Le 12 avril 1999, un chasseur F-15 étasunien attaqua un pont de chemin de fer sur la rivière de Morava méridionale, dans la gorge de Grdelica, et détruisit un train de passagers reliant Belgrade à Athènes. Des dizaines de personnes furent tuées ; de certaines d’entre elles, on ne retrouva que des fragments de corps impossibles à identifier. Le général étasunien Wesley Clark et Javier Solana, secrétaire général de l’OTAN essayèrent de défendre le pilote de l’avion. Les anglais attaquèrent la ville de Niš avec des bombes à sous-munitions – une arme interdite, conçue pour détruire les effectifs ennemis. Ces bombes frappèrent un hôpital ainsi qu’un marché très fréquenté.

      Le 4 juin 1999, le président yougoslave Slobodan Milošević accepta un accord de paix. Le 12 juin, les troupes de l’OTAN entraient de Macédoine au Kosovo. Le 20 juin, le 52ème corps de Pristina de l’armée yougoslave quittait le Kosovo.

      Plusieurs milliers d’attaques de missiles et de bombes furent menées sur la Yougoslavie au cours de l’agression de l’OTAN. Plusieurs dizaines de milliers de bombes et de missiles furent lâchés, totalisant plus de 22 000 tonnes. Des centaines d’installations industrielles, de dépôts de pétrole, de centrales électriques, et d’infrastructures, ainsi que des centaines de ponts routiers et ferrés furent détruits ou gravement endommagés. De nombreux monuments historiques et sites architecturaux remarquables furent détruits, ainsi que des centaines d’écoles, d’universités, de bibliothèques, et plus de 20 hôpitaux. Presque 40 000 foyers furent rasés ou gravement endommagés.

      Plusieurs milliers de personnes périrent sous les bombardements, parmi lesquelles des centaines d’enfants. Les dégâts matériels s’élevèrent à 103 milliards de dollars.

      Pourquoi une « intervention humanitaire » visant à « empêcher le génocide des Albanais du Kosovo » engendra-t-elle l’effondrement complet et le démembrement de la Yougoslavie ? L’agression de l’OTAN de 1999 constitua en réalité la dernière étape de la solution occidentale à une mission politique d’importance – la destruction de la Yougoslavie. Après la chute du bloc soviétique, Washington et ses alliés estimèrent qu’il n’était pas acceptable qu’elle reste un pays d’Europe en mesure de mener des politiques indépendantes et de défendre ses propres intérêts. L’aspect cruel, le sang froid, et l’inhumanité qui marquèrent cette opération étaient destinés à montrer au monde ce à quoi s’exposent ceux qui ont le courage de s’opposer à la « démocratie occidentale ».
      https://lesakerfrancophone.fr/qui-orchestra-le-demembrement-de-la-yougoslavie-et-comment

    • Novak dit :

      Le commerce qui vit des organes prélevés sur des serbes du Kosovo capturés et emprisonnés avait commencé avant. Dans le cadre du processus mené par la mission EULEX au Kosovo, parmi sept albanais et deux étrangers accusés de trafic d’organes humains à l’hôpital Medicus de Pristina, Driton Jiljta a reconnu y avoir participé. En 2008, l’hôpital effectuait déjà une trentaine de greffes de reins en les prélevant sur des miséreux en provenance de Turquie, de Russie, de Moldavie et du Kazakhstan sur la base de la fausse promesse qu’ils toucheraient 15.000 € pour leur organe.

      Curieusement Washington et Bruxelles ont cherché délibérément à protéger les puissants organisateurs du trafic d’organes. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères français, nia même qu’il existait !

      Pour garder le contrôle de l’enquête et des procédures judiciaires, les USA, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont forcé la Serbie à accepter que l’enquête ne soit menée que par EULEX. Alors que ceux plus du côté de la Serbie, l’ONU, la Russie, la Chine, le Gabon et l’Afrique du Sud préféraient que le Conseil de Sécurité mette en œuvre un corps d’enquête international. Washington avait ainsi nommé son homme à la direction des enquêtes pour EULEX, Clint Williamson. D’un autre côté, EULEX a désigné un procureur spécial, Briton Jonathan Ratel. Et Washington et Londres ont bouclé le fonctionnement d’EULEX, comme ils l’avaient fait auparavant à la Haye [au Tribunal pénal international], dont même Florence Hartmann écrit que les stratégies d’accusation, les mises en accusations, et les peines sont totalement contrôlées par les appareils de renseignement de ces deux pays.
      https://lesakerfrancophone.fr/le-trafic-dorganes-de-serbes-avait-commence-avant-le-kosovo

  10. Andrée dit :



    « Cinq camps d’entraînement ont été ouverts par l’EI dans le Kosovo. Les plus importants sont situés à la frontière avec la Macédoine, dans le district de Decani ; d’autres, plus modestes, sont dans les environs de Prizren et Pec. Près de 70 familles kosovares ont déjà rejoint ces camps, où d’anciens soldats de l’Armée de Libération du Kosovo enseignent à leurs membres le maniement des armes et le Coran.

    Dans la Bosnie voisine, les mêmes causes ont engendré les mêmes problèmes. Ce pays de 4 millions d’habitants a envoyé près de 200 de ses ressortissants au sein de l’EI en Syrie ; en 2013 et 2014, 156 hommes, 35 femmes et 25 enfants ont quitté la Bosnie pour l’EI, 47 en sont revenus. Et la présence potentielle d’un camp d’entraînement djihadiste à Osve, révélée par le journal anglais « Sunday Mirror » en juillet 2015, a fait la une de la presse européenne. Il y en a d’autres, comme Gorna Maioca, au nord du pays. Ce sont d’anciens villages serbes ou croates, vidés de leur population par la guerre civile, où se sont réinstallées des communautés musulmanes ultra-conservatrices, dirigées par des prédicateurs radicaux. L’épuration ethnique, effectuée à l’époque avec l’indifférence bienveillante de l’UE, se retourne ainsi contre elle en transformant les contrées reculées de la Bosnie en pépinière djihadiste.

    Le cancer islamiste se propage dans toute la région, de la Bosnie à l’Albanie en passant par la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro. Partout, les Etats sont trop faibles et trop corrompus pour lutter contre le fléau, tandis que l’UE n’a d’yeux que pour le Levant et la Libye, où la situation est très préoccupante. Cependant, les indices alarmants s’accumulent. En juin 2016, l’agence de presse Reuters citait un rapport de l’ONG Atlantic Initiative, basée à Sarajevo (Bosnie). Selon celle-ci, 80 adolescents bosniaques, âgés de 13 à 14 ans, sont entraînés par l’EI en Irak et en Syrie. Avec le risque toujours présent qu’ils reviennent en Europe pour y semer la mort.

    Pire, selon les services de sécurité bosniaques eux-mêmes, le pays compte près de 100 000 disciples du wahhabisme, dont plus de 4 000 sont des militants radicaux, prêts à prendre les armes pour le djihad à n’importe quel moment. En Bosnie et pas seulement. »

    Car le Djihadiste a pour l’aider des guides comme celui-ci « How to survive in the West »

    Cliquer pour accéder à 863.pdf


    Ce livre de 70 pages est un guide pour les musulmans qui habitent dans un pays à majorité non musulmane, ou dans un pays où les dirigeants sont hostiles aux croyants », peut-on lire dans les propos liminaires. Publié au printemps 2015 – on y trouve un compte-rendu complet et commenté des attentats contre « Charlie Hebdo » et l’Hyper Casher –, ce document met les choses au clair… dès ses premiers mots : « Une vraie guerre est en train de commencer au cœur de l’Europe » ! Entre l’Occident et le monde musulman, « c’est une question de vie ou de mort » ! Entre les deux, « un seul survivra » ! « Allah et son dernier prophète, Mohamed, nous ont promis que nous gagnerons et que finalement nous reprendrons la capitale de l’Europe, Rome, mais seulement après que nous ayons pris la Perse. » Dans cette guerre, s’interroge l’auteur du gui­de, « que sont censés faire les musulmans ? Doit-on faire une pétition contre une “presse libre” sourde, parce que notre prophète est insulté jour et nuit ? Doit-on rester assis jusqu’à ce que la police vienne perquisitionner nos maisons parce que nous avons le Coran sur nos étagères ? » Non, répond l’auteur s’adressant à son lecteur. « Nous avons appris à physiquement nous battre pour nous défendre et défendre notre religion, peu importe où nous sommes dans le monde. » Et c’est ce que propose ce guide qui « t’expliquera les différents scénarios pour savoir comment réagir. Il t’apprendra comment devenir un agent secret qui vit une double vie, ce que devront faire les musulmans pour survivre dans les années à venir ». Et de détailler différents conseils en direction des apprentis terroristes : comment gagner de l’ar­gent de façon illégale ou non, comment s’entraîner, comment faire du sport, comment fabriquer une bombe, comment transporter des ar­mes, etc.

    Conférence sur la situation d’ultra violence qui règne sur le territoire du Kosovo où les membres de la minorité serbe vivent un véritable enfer. Les responsables de l’association ont convié le colonel Jacques Hogard, ancien commandant des forces spéciales lors de la guerre de 1999, ainsi que Xavier Moreau, spécialiste de l’Europe de l’est.

  11. Isabelle dit :


    Bernard Lugan vient de publier « Algérie, l’histoire à l’endroit » :

    • On relègue à un rang subalterne sa composante berbère.
    • On présente les royaumes de Tlemcen et de Bougie comme des noyaux pré-nationaux avant la création par la France de l’Algérie.
    • On parle de l’unité d’un peuple levé en bloc contre le colonisateur alors qu’entre 1954 et 1962, les Algériens qui combattirent dans les rangs de l’armée française étaient plus nombreux que les indépendantistes.

    Ces falsifications sont le fonds de commerce des rentiers de l’indépendance. Cinquante ans après l’indépendance, l’heure n’est-il pas venue de mettre à jour une histoire qui doit, comme l’écrit l’historien Mohamed Harbi, cesser d’être tout à la fois « l’enfer et le paradis des Algériens » ?

    Le livre cherche donc à répondre aux interrogations fondamentales suivantes : l’essence de l’Algérie est-elle Berbère ou Arabe ? Avant la conquête française, ce pays fut-il autre chose qu’une province de l’Empire ottoman ? Les résistances d’Abd el-Kader et de Mokrani furent-elles des mouvements pré-nationaux ? Que s’est-il véritablement passé à Sétif et à Guelma en mai 1945 ? La France a-t-elle militairement perdu la guerre d’Algérie ? Quelle est la vérité sur le « massacre » du 17 octobre 1961 à Paris ? Enfin, peut-on raisonnablement affirmer que la France ait « pillé » l’Algérie comme le prétendent certains ?

  12. Tom dit :

    ‘Intox Irak : une véritable imposture’ un documentaire de France 5. On dévoile pourquoi les Etats-Unis se sont lancées dans un conflit qui a couté des centaines de milliers de vies et environ 3000 milliards de dollars… Le diplomate Joe Wilson en donne la raison : « renforcer la position et la sécurité d’Israël ; les nations autour d’Israël qui forment un environnement hostile doivent être démembrées ».

    Qui a planifié le pillage des musées nationaux irakiens en même temps que les forces armées américaines entraient dans Bagdad ?
    http://www.voltairenet.org/article9534.html

    Sarcophages sumériens vitrifiés :

    Puis Daesh s’est mis aussi à endommager les sites archéologiques :
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/irak-endommages-par-l-ei-les-sites-archeologiques-de-nouveau-en-danger_1846024.html
    La ville antique de Nimrod détruite par Daesh :

  13. Kassim dit :

    Alexandre Goodarzy, membre de l’association SOS Chrétiens d’Orient, retenu otage en Irak pendant 66 jours, présente son ouvrage “Guerrier de la paix”. A travers son témoignage d’humanitaire mais aussi de chrétien, il revient sur la situation au Proche-Orient :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s