« Le Nouvel Ordre Mondial, le futur cauchemar de l’humanité » selon Soljenitsyne

 

« Personne n’entrera au Nouvel Ordre Mondial à moins qu’il ou elle fasse l’engagement d’adorer Lucifer. Personne n’entrera dans le Nouvel Age sans subir une Initiation Luciférienne. »
David Spangler, Directeur des Initiatives Planétaires, Nations Unies.

Le Nouvel Ordre Mondial dont on parle, pourrait très bien rapidement devenir le cauchemar de l’humanité.  Il sera un ordre dictatorial. Le seul problème, comment le mettre en place en subissant le moins possible la réaction des gens ?

La solution, il faut que chaque étape vienne d’eux. On va donc provoquer des évènements dans ce but. De même que dans certaines manifestations où on y voit (grâce à des vidéos amateurs) des policiers agir en faux-casseurs,

En 2012 aussi ?

de même verra-t-on de faux terroristes créer de vraies catastrophes. Les gens seront les premiers à demander plus de sécurité.

Entre temps, on aura mis en faillite le système monétaire actuel.  Pourquoi ? Pour que les gens ne puissent plus payer quoique ce soit sans une puce injectée au front ou dans la main. Si vous la refusez, plus moyen d’aller dans un supermarché ou payer ses impôts. Alors vous l’acceptez ! Et là vous perdez définitivement votre liberté. Si vous contestez le gouvernement dictatorial ? On vous trouve facilement grâce à la puce. On vous fait payer des amendes prises directement sur votre compte informatique. Vous vous rebellez, on vous coupe votre compte. Et vous vous retrouvez comme une épave…. De plus, on sait maintenant utiliser les ondes émises de la puce, pour qu’elles aient des effets sur vos glandes. Cela peut jouer sur votre humeur, vous faire même avorter ! Vous empêcher de réfléchir… Les possibilités sont aussi nombreuses que les gadgets du dernier ipod de chez Apple.

Ce plan machiavélique ne peut marcher que si on arrive à supprimer les religions qui mettent trop en valeur la dignité humaine, la liberté de pensée, l’âme etc..  La religion catholique entre autres devra être supprimée ou changée. On va donc tout faire, si on a la maitrise des médias, pour les discréditer et ne plus en parler positivement. L’éducation devenue laïque est primordiale pour l’accomplissement de ce plan machiavélique.. On supprimera, petit à petit, tous les signes religieux.

L’endoctrinement de la population ou comment empêcher les populations de croire en Dieu :

http://vimeo.com/27107360

Mais l’expérience communiste leur a appris, que l’homme instinctivement a besoin d’une religion. On va donc en créer une, mais c’est l’homme qui sera devenu dieu ! Le principe : « Fait ce que tu veux ! »

Malheureusement, seulement une petite minorité pourra appliquer ce principe, tous les autres seront les asservis.

Revoir à ce sujet l’interview remarquable d’ Aaron Russo :

https://effondrements.wordpress.com/2012/05/15/aaron-russo-et-nicholas-rockefeller/

N’était-il pas surprenant de voir l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, utiliser lors des vœux aux corps diplomatiques étrangers, le 16 janvier 2009, des termes durs et presque menaçants. Pourquoi ?

http://www.dailymotion.com/video/x82o2y_le-traitre-en-chef-menace_news#from=embed

Sans oublier son discours d’une grande hypocrisie,  le 25 septembre 2007 à New York aux Nations Unies :

http://www.dailymotion.com/video/x32ghy_n-sarkozy-discours-a-l-onu-25-09-07_news#from=embediframe

Prix Nobel en 1970, décédé à 89 ans le 4 aout 2008

Il y a un homme qui avait dès 1966, compris ce qui allait nous arriver, c’est Alexandre Soljenitsyne ! Il faut aller consulter ses écrits, quand il  analyse les protocoles de 1901, en 1966. «Les Protocoles exposent le plan d’un nouveau système social. Son dessein se situe bien au-dessus des capacités d’une âme ordinaire. Il s’agit d’un processus dynamique en deux étapes : D’abord déstabilisation, augmentation des libertés et du libéralisme, qui trouve son apogée dans un cataclysme social, puis en seconde étape,  mise en place d’une nouvelle hiérarchisation de la société. »

Quelques extraits des Protocoles :  …Les esprits des gens doivent être détournés (de la contemplation) vers l’industrie et le commerce.  Dès lors, les gens n’auront plus le temps de penser. Les gens se consumeront à la poursuite de l’argent. Ce sera une poursuite vaine, car : Les richesses tirées de la terre par l’industrie glisseront entre les mains des travailleurs et des industriels et se retrouveront entre celles des financiers. La lutte qui en suivra, créera des communautés froides et sans cœur, avec une forte aversion envers la religion… Il est une puissante force qui crée le mouvement de la pensée, dans le peuple : cette force, ce sont les médias. Au moyen de la Presse nous avons conquis le pouvoir d’influencer les esprits tout en demeurant inaperçus. Nous éradiquerons de la mémoire des Hommes les faits historiques dont nous ne désirons pas qu’ils les connaissent…

Or que s’est-il passé un siècle après la publication de ce document ? Comme le dit Soljenitsyne: « Il faudra que quatre-vingts ans se passent, avant que Milton Friedman et son École de Chicago n’intronisent les dieux Marché et Profit en seuls flambeaux guidant le monde »

Alexandre Soljenitsyne note également « qu’un siècle avant l’avènement de la Banque Mondiale et du   Fonds Monétaire International, les Protocoles notaient que les prêts sont le meilleur moyen pour déposséder des pays de leurs richesses ; que les marchés financiers, avec leurs multiples produits dérivés, ponctionnent la richesse et l’accumulent entre les mains « des prêtres de Mammon ». »

Soljenitsyne montre qu’il a parfaitement compris la logique dévastatrice qui anime la pensée moderne: « Les Protocoles prédisent l’apogée de la Nouvelle Bourgeoisie – l’apogée de ces adorateurs de « Mammon », partisans de la mondialisation, viscéralement hostiles aux Anciennes Elites, à l’Esprit, à la religion, aux gens ordinaires. Très longtemps, ils furent les moteurs de la gauche, des mouvements aspirant à la démocratie : jusqu’à ce que leur objectif soit atteint – après quoi, ils négocièrent leur grand virage en épingle à cheveux, direction : l’oligarchie ».

Voici un autre extrait que rapporte Alexandre Soljenitsyne :  « …Tant que les emprunts étaient nationaux, on assistait à un déplacement d’argent de la poche de leurs sujets pauvres dans celles des riches. Mais à partir du moment où nous eûmes acheté les hommes nécessaires pour qu’on ait recours aux emprunts étrangers, toutes les richesses des Etats affluèrent dans nos caisses… » (Comment ne pas penser aux lois dont tous les pays occidentaux se sont dotés et qui les privent du droit régalien de battre monnaie !).

Les peuples se laisseront pièger par ce plan diabolique

« Les Etats recourront de plus en plus à l’emprunt ruinant les populations. La vénalité de leurs ministres ou leur ignorance des questions financières nous ont asservi les peuples en leur faisant contracter envers nous des dettes dont ils ne pourront jamais s’acquitter…. »

Ici,  Soljenitsyne nous dévoile la suite du projet :  « …Après cette période d’emprunts, la banqueroute s’ensuivit pour tous ces Etats. Quand nous serons en possession du pouvoir, nous déguiserons la réforme des bases financières… que nous projetons sous un aspect qui n’éveillera les soupçons de personne. Nous démontrerons la nécessité de ces réformes en divulguant l’état chaotique des finances des Etats… »

Soljenitsyne, 40 ans avant, avait donc déjà compris le plan diabolique par où on serait obligé de passer !

Enquête sur ces Protocoles :

https://www.youtube.com/watch?v=iSOa2VSSu2s
https://www.youtube.com/watch?v=y3wmHk3Tmf4
https://www.youtube.com/watch?v=KSZQIS3FdLM
https://www.youtube.com/watch?v=Yeqjq3T9Pfg

L’origine de la crise financière et pourquoi l’état doit reprendre son droit régalien de créer la monnaie :

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A quand la fin de ces temps oppressifs  ? Sans doute vers 2030, pour voir enfin arriver ce règne de Dieu sur terre dont parle les chrétiens dans leur prière du ‘Notre Père’.

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Le dollar va mourir, vive l’euro !

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http://www.youtube.com/watch?v=TJ4AYOtJJU0&feature=player_embedded

Le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l’histoire et va s’effondrer prochainement. Existera-t-il encore en 2020 ? Sans doute pas.Quant aux attaques à l’encontre de l’euro, elles ne sont qu’un écran de fumée pour masquer la faillite de l’économie américaine. » Pour produire 14.000 milliards de produit intérieur brut (revenu national), les États-Unis ont généré plus de 50.000 milliards de dette totale, qui leur coûte 4000 milliards d’intérêts par an.

 

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Le krach de la dette américaine et la fin du dollar comme monnaie de réserve internationale sera l’événement majeur du XXIe siècle. Il n’est pas étonnant que de nombreux médias le cachent. La gigantesque industrie de l’asset management (investissement)  et des hedge funds (fonds spéculatifs) repose sur le dollar. A cela s’ajoutent des intérêts politiques évidents. Si le dollar ne maintient pas son statut de monnaie de réserve internationale, les agences de notation pourraient rapidement ôter à la dette américaine sa notation maximale. On maintient donc les apparences à tout prix.  Et les émissions de nouvelles dettes américaines sont maintenant principalement achetées par la banque centrale américaine elle-même.  Le Japon, qui est créancier des Etats-Unis à hauteur de 1.000 milliards de dollars, commence à réclamer une partie de ces liquidités pour sa reconstruction. Et le régime des pétrodollars n’est plus garanti par l’Arabie saoudite. Une très longue période d’austérité s’annonce  donc aux États-Unis. Quarante-cinq millions d’Américains ont déjà perdu leur logement, 20% de la population est sorti du circuit économique et ne consomme plus et un tiers d’Etats américains sont en quasi faillite. Plus personne n’investit de fonds propres dans ce pays. Tout repose uniquement sur la dette.

Déjà en 2008, l’euro était une monnaie prise extrêmement au sérieux par l’OPEP, les fonds souverains et les banques centrales.

Elle était en passe de détrôner le dollar. Et cela, les États-Unis ont voulu l’empêcher à tout prix. Le monde cherche un endroit sûr où déposer ses excédents, et l’Europe est activement empêchée d’apparaître comme cet endroit sûr. C’est précisément à ce moment que les fonds spéculatifs se sont attaqués à la dette souveraine de certains États européens. Pourtant l’Europe est aujourd’hui la plus grande puissance économique. Contrairement aux États-Unis, c’est un bloc en expansion. Sur le continent asiatique, le Yuan va devenir la monnaie de référence. La Chine est le meilleur allié de l’Europe. Elle a d’une part intérêt à soutenir un euro fort pour diversifier ses placements.

La Chine, qui possède les plus grosses réserves de dollars,  n’a-t-elle pas signalé qu’elle n’achèterait plus autant de titres de la dette publique américaine à long terme que par le passé ? D’autre part, elle a besoin d’un allié comme l’Europe au sein de l’OMC et du G20 pour éviter de devoir réévaluer rapidement sa monnaie. Le dollar est donc entrain de perdre sa suprématie. Car même les titres de dette à long terme que le Trésor Public américain émet, ne trouve plus  preneur.  L’économie souterraine a tourné le dos à un dollar en déclin pour profiter des avantages de la devise européenne. D’Amérique latine aux ex-républiques soviétiques en passant par les Balkans, les trafics de stupéfiants, d’armes, d’êtres humains, d’organes et autres contrefaçons fleurissent. Fini le dollar, tout se négocie désormais en euros. Des sept différentes coupures disponibles, c’est la plus grande, le billet de 500 euros, qui a la préférence du crime organisé. Ce qui est  logique, il faut près de cinq fois moins de valises pour transporter un montant en liasses d’euros qu’en dollars. Les activités illicites qui prolifèrent de manière exponentielle à l’Est de l’Europe génèrent ainsi de grands besoins de liquidités en euros. Récemment, non moins de 11 millions d’euros en espèces avaient été interceptés par les services britanniques à l’arrivé à Londres d’un vol de British Airways, en provenance des Etats-Unis. La preuve de l’intérêt à la fois de l’euro et de la place européenne pour y écouler l’argent du crime. Même les pirates du Golf d’Aden et les talibans exigent désormais de se faire payer en euros. Ce n’est pas anodin, car chaque année, le crime organisé génère entre 4 et 8% de l’économie mondiale ! Et estimé à 13.700 milliards de dollars, le marché de l’évasion fiscale est au centre d’une guerre commerciale impitoyable. On attaque le secret bancaire suisse en faisant semblant d’oublier les trusts !Alors que ces structures opaques sont les instruments par excellence de l’évasion fiscale. Car par rapport à cette somme, l’activité de la place financière suisse reste marginale. En 2008, elle gérait quelque 2.200 milliards d’avoirs privés transfrontaliers, dont la moitié environ serait non déclarée. L’administration d’Obama a bien sûr constaté qu’il y avait des abus notables par exemples dans les Caïmans et dans d’autres îles des Caraïbes, mais ils se sont concentrés uniquement sur la Suisse. Aucune banque américaine n’a été inquiétée comme l’a été UBS, dont on a voulu faire un exemple. Quand les Américains agissent, ils le font uniquement par rapport à des industries financières d’autres pays. Ils ne s’en prennent pas aux banquiers de Floride, qui abritent pourtant énormément d’argent, notamment mexicain. UBS ne gérait que 1% environ de l’évasion fiscale américaine. Mais qu’est-ce qui a été fait pour le 99% restant ? Rien.

Nettoyage de l’argent sale à Jersey

On peut en dire autant des Britanniques qui ont beaucoup œuvré au sein de l’UE et de l’OCDE pour que la Suisse harmonise sa fiscalité et qu’elle cesse d’opérer une concurrence fiscale dommageable à leur encontre. Ils ont jalousement préservé leur marché des eurobonds. Ils ont en outre toujours veillé à la compétitivité des îles anglo-normandes en matière de trusts et de fondations, en permettant que des pratiques opaques soient toujours possibles pour ces structures: l’île de Jersey n’a par exemple jamais échangé d’informations sur un trust! Il n’est pas surprenant de voir que l’OCDE décide elle même de qui est transparent et qui ne l’est pas . Car elle est largement contrôlée par les Britanniques et les Américains. Pourtant la Banque centrale européenne ne souhaite pas que l’euro devienne la nouvelle référence. Pas plus que la Chine avec le yuan. On sait maintenant qu’à terme, une monnaie nationale qui devient une référence internationale, cela se retourne contre le pays émetteur.

L’idée d’un «panier» de devises variées utilisé comme référence fait son chemin. Ensuite aura-t-on, comme le préconisait Keynes dans les années 1940, une monnaie supranationale, émise par le FMI. Et cela dans la projection d’un gouvernement mondial. En attendant, préparons nous à cet effondrement monétaire, qui ira de paire avec les tremblements de Jérusalem et le réveil de la Russie ! L’élite babélienne, elle est prête !  Pour éviter les émeutes et les pillages pour de la nourriture, elle a déjà prévu de se réfugier dans de vastes bases souterraines  Ils ont stocké dans ces lieux des réserves de nourriture et d’eau pour de nombreux mois.

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Les grosses fortunes quittent à nouveau la France.

 

Sur les 300 plus grosses fortunes résidant en Suisse, comptabilisées avec un patrimoine d’au moins 100 millions de francs suisses (81,5 millions d’euros), il y a aujourd’hui 44 exilés français pour un patrimoine total d’un  peu moins de 30 milliards d’euros. Il y a dix ans, on en comptait dix-sept. Et sur ces quarante-quatre, on compte treize milliardaires en francs suisses.

Cela dit, on estime qu’en réalité,  le nombre total de personnes, toutes nationalités confondues, disposant d’une fortune supérieure à 100 millions de francs suisses dépasse le millier, soit plus de trois fois les fortunes identifiées. Secret et discrétion restent donc la règle. L’évaluation des fortunes, très impactée par les cours de Bourse, marque donc un recul par rapport à 2010. Alors que le montant de la fortune totale stagne autour de 544 milliards, le nombre de milliardaires progresse pour atteindre 140 familles, contre 135 en 2010, signe que les plus riches des plus riches s’en sortent globalement mieux que les autres.

 

Parmi ceux-ci, on compte chez les Français, la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, mais aussi les familles Castel (vins), Primat (héritier Schlumberger), et Benjamin de Rothschild (Compagnie financière Edmond de Rothschild), toutes quatre basées à Genève et dotées d’un patrimoine supérieures à 2 milliards de francs suisses (1,63 milliards d’euros), jusqu’à 4 à 5 milliards,  pour les familles Wertheimer et Caste.

 

Si ces grandes familles du capitalisme français avaient quitté la France depuis longtemps, en revanche, d’autres sont bien arrivés récemment en Suisse, comme le français Denis Dumont, qui a fait fortune en créant et rachetant des enseignes de produits frais de qualité à prix discount, via son enseigne Grand Frais, ou Bruno Moineville, actionnaire aux côtés de Patrick Drahi et du fonds Cinven de Numericable, et arrivé discrètement à Vaud il y a près de trois ans. Si le flux s’accélère nettement depuis un an, c’est en raison de la suppression du bouclier fiscal. Comme en 1981, la crainte de l’élection d’un président de gauche en France qui va devoir accroître la pression fiscale sur les plus riches pour satisfaire son électorat, a incité nombre de Français à organiser leur sortie de France avant même l’élection. 

 

 

http://www.latribune.fr/vos-finances/impots/fiscalite/20111201trib000668201/decouvrez-la-liste-des-44-plus-grandes-fortunes-francaises-exilees-en-suisse.html

 

Cas d’école : Apple !

 

Apple est sans nul doute l’entreprise la plus riche et la plus admirée au monde selon le Magazine Fortune. Le 24 janvier dernier, l’entreprise déclarait des profits records de 13 milliards $ sur des ventes de 46 milliards $.

http://www.lesaffaires.com/bourse/analyses-de-titres/apple-bat-des-records–profit-de-13-g-sur-des-ventes-de-46-g/540088

Des profits aussi démesurés, à la limite de l’indécence, ne peuvent s’expliquer que par deux facteurs :

1/ Apple fait fabriquer ses produits à un très bas coût et
2/ nous payons trop cher ses produits à cause de l’admiration sans borne des consommateurs pour la marque Apple.

Pour le 1/, une enquête très fouillée du New York Times, parue le 25 janvier, nous éclaire.

http://www.nytimes.com/2012/01/26/business/ieconomy-apples-ipad-and-the-human-costs-for-workers-in-china.html?_r=3&pagewanted=1

http://www.businessinsider.com/apple-child-labor-2012-1

Leur conclusion est sans appel: les ouvriers qui assemblent les iPhone et les iPad travaillent dans des conditions difficiles, et même parfois mortelles. Horaires de travail impensables et explosions chimiques font partie de leur quotidien. Reuters avait déjà souligné que le New York Times avait publié un premier article le 22 janvier sur l’utilisation par Apple de fabricants étrangers pour ses produits. Et de la fuite d’emplois que cela représente pour les Etats-Unis.

Encore une fois, le néo-libéralisme peut-il tout se permettre en ne se basant que sur l’offre et la demande ? Sommes-nous pour une société humaine ou pour la marchandisation de la vie ? Au nom de la liberté de l’individu et de l’efficacité économique on peut créer un enfer ! Même si celui-ci est pavé de bonnes intentions ! On peut très bien profiter de la soif d’un homme dans le désert en le faisant payer le maximum, ou bien gérer le problème autrement. C’est une question de morale ! Notion qui n’est pas étudiée dans les écoles de commerce !

Milton Friedman et Friedrich Hayek nous ont entrainé dans une politique économique et sociale, étendant l’emprise des mécanismes du marché, à l’ensemble de la vie. Ce qui est une erreur fondamentale !

Pas loin de 100 milliards de dollars, voilà le « solde de liquidités » dont dispose le groupe Apple après une belle année diPhone 4S.  Difficile d’estimer le monticule d’argent que représente véritablement cette accumulation de cash et de titres financiers, et pour se faire une idée, comparons le à d’autres :

 

– C’est le PIB de l’Angola et pratiquement celui du Maroc.

– Le renouvellement de la flotte de plus de 400 avions ravitailleurs de l’US Air Force

– Les dépenses militaires de la Chine

– Le déficit commercial de la France en 2011

– Les cadeaux fiscaux faits aux riches par la droite selon le PS

– La dette de Dubai

– La fortune de Bill Gates ajoutée à celle de Bernard Arnault

Voir les 10 plus grosses fortunes de la planète : 

http://www.topito.com/top-homme-plusriche-planete-2012

– La rançon demandée par le Dr Denfer contre une ogive nucléaire destinée à détruire le monde

Après avoir été informé qu’un million de dollars, c’était un peu modeste :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cKKHSAE1gIs

 

 

 

 

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Le coup d’état européen : un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel.

On faisait confiance aux politiciens.  Car qui a le temps de faire de la politique ? Puis quand on commence à comprendre ce que sont devenues les institutions européennes,  on tombe de haut. Les hommes au pouvoir sont en train d’écrire eux-mêmes, les limites de leur pouvoir, et qu’elles sont écrites de façon à ce que personne ne comprenne rien.

Dans les institutions européennes, plus aucun acteur n’est responsable de ses actes devant les citoyens ; il y a quelques apparences de responsabilité, mais ce sont des faux semblants, des leurres. Mais surtout, le Parlement ne compte pour rien dans les institutions : il n’a pas l’initiative des lois, il ne participe à l’élaboration de la loi que sous la tutelle (la surveillance ?) du Conseil des ministres qui s’est promu co-législateur au mépris de la plus élémentaire et indispensable séparation des pouvoirs, et encore, pas dans tous les domaines ! En effet, il y a des domaines soumis à ce qu’on appelle les « procédures législatives spéciales », une vingtaine, dont on n’affiche la liste nulle part, et dans lesquels le Conseil des ministres décide seul, sans le Parlement. C’est impressionnant de voir le nombre d’institutions européennes non élues qui ont un pouvoir important et mal contrôlé. Ces institutions ont été écrites plus pour l’intérêt des banques et des multinationales que pour l’intérêt général. On peut se demander pourquoi.

Quand on lit le livre de Jean-Pierre Chevènement, on découvre que Jean Monet, cette icône, ce symbole de l’Europe, était un banquier français qui vivait aux États-Unis et qui s’était imprégné de leurs valeurs. En fait, il avait participé à construire l’Union européenne pour affaiblir l’Europe, pour empêcher les souverainetés populaires de se reconstruire après la guerre. Il l’écrit lui-même ! C’est consternant ! Quand on lit les traités européens, ils ressemblent à cette vision-là de Monet : ces institutions permettent aux multinationales d’écrire le droit et interdisent aux parlements nationaux et aux peuples de s’y opposer. C’est un régime inacceptable ; pourtant, Monet et ses fidèles nous l’ont imposé par voie de traités depuis 50 ans sans que le peuple n’ait jamais vraiment son mot à dire.

Il y a eu un simulacre de débat sur Maastricht ; On n’a absolument pas parlé d’institutions ; on a parlé de monnaie, certes, mais même pas de ce qui compte le plus en matière monétaire : on ne nous a rien dit, notamment, de l’abandon total de la création monétaire aux banques privées (article 104) qui est pourtant un pur scandale, la cause majeure de la dette publique qui asphyxie nos États et une cause importante du chômage endémique qui asphyxie nos économies. En 1992, on ne nous a invités à débattre que de l’indépendance de la Banque centrale et de la nouvelle monnaie unique, qui sont sans doute de bonnes choses. Mais, de la faiblesse du Parlement, de la confusion des pouvoir, de l’indépendance des juges, de l’impuissance des citoyens, de la révision sans référendum, de toutes ces honteuses et dangereuses institutions, on n’a pas du tout parlé. Du vote de Maastricht, on ne peut donc pas dire honnêtement qu’il cautionne les institutions. La seule fois où on nous a demandé vraiment notre avis, en 2005, la première fois où on nous a retiré le bâillon, on a crié « Non ! » Aussitôt, on nous a remis le bâillon et puis le viol a recommencé. Et on nous dit : « Vous n’en voulez pas, mais vous l’aurez quand même, par la voie parlementaire… »

2007 a donc confirmé ce que 2005 avait révélé : la méthode et le contenu du traité de Lisbonne confirment que l’on a une bande de violeurs aux manettes, et ce qui se passe là, c’est un coup d’État. C’est un coup de force. La définition du coup d’État, c’est un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel. Nous y sommes. Le mensonge est partout et les gens honnêtes n’osent pas y croire. On parle d’un mini traité simplifié, qui n’est ni « mini », ni « simplifié ». Il faut lire trois mille pages maintenant pour savoir ce qu’il y a dans le traité de Lisbonne. C’est extrêmement compliqué. Il y a toutes sortes de renvois et tout ce qui était dans le traité de 2005 se retrouve ici. Même ce qu’ils ont dit vouloir retirer.  C’est une constitution, à l’évidence, mais une mauvaise constitution écrite par des gens qui ne devaient pas l’écrire. On a des élus, mais ce n’est pas à eux d’écrire la constitution. Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ; ce n’est pas aux parlementaires, aux ministres, aux juges, d’écrire la constitution ; c’est à d’autres, à des gens désintéressés.Il n’y a pas d’autre moyen, pour nous les simples citoyens, d’être protégés contre les abus de pouvoir, qu’une Assemblée constituante, mais attention : surtout pas élue parmi les candidats des partis, car les partis ont de nombreux membres au pouvoir dont les amis écriraient à nouveau des règles pour eux-mêmes et on n’en sortirait pas. Les citoyens ne comptent pour rien. Ils n’ont aucun moyen de résister contre les abus de pouvoir dans ces institutions. Le seul bon moyen serait le référendum d’initiative populaire et nous ne l’avons pas. Je dirais même qu’on ne l’aura jamais si ce sont des représentants élus qui écrivent les règles. Le droit de pétition (de l’article 11 du traité de Lisbonne consolidé) n’a aucune valeur contraignante. On n’a pas besoin d’un article comme ça pour faire des pétitions : même si on le retirait, les gens pourraient toujours faire pétition.

Le traité de Lisbonne  comporte un élément positif  : la possibilité pour un État de sortir de l’Union européenne. Mais cela ne serait pas simple de sortir de l’Union européenne, et cela coûterait très cher . Il faudrait un gouvernement très déterminé. Une  situation de non-retour comme pour l’AGCS (l’Accord Général sur le Commerce des Services) : cet accord (négocié et signé sans nous en parler, dans le plus grand secret) est aussi antidémocratique que l’Union européenne : ce sont les mêmes qui l’ont conçu, ce sont les mêmes intérêts qui sont servis : les multinationales et les banques. À quoi sert l’AGCS ? À faire disparaître toutes les contraintes sur le commerce des services. Aujourd’hui, un État souverain peut encore interdire quantité d’abus pour se protéger contre les investisseurs prédateurs : quand une grande entreprise veut venir s’installer quelque part, le pays a ses propres règles pour défendre son droit social, son droit environnemental, son droit fiscal, ses ressources naturelles, etc. Cela va disparaître : Les États, dans les négociations secrètes de l’AGCS, sont en train de s’interdire d’interdire (aux entreprises), les uns les autres. Les citoyens vont se retrouver nus, sans défense et personne n’en parle ! Tous les services publics sont menacés par ces mécanismes. Et cela est irréversible : les amendes que les États acceptent de devoir payer en cas de retrait ne sont pas payables, tellement elles sont prohibitives. Les accords de l’AGCS sont donc négociés en secret par une personne seule : le commissaire européen au commerce extérieur… Une personne seule pour 480 millions de personnes négocie en secret des accords décisifs qui lèsent tout le monde de façon irréversible. C’est un pur scandale, c’est très grave.

Il y a un aspect très important qui est également peu présent dans le débat : la politique étrangère de l’Union ; la participation de ses principaux membres à des opérations militaires via  l’OTAN. Or, là aussi, alors que les sondages montrent que les citoyens sont très majoritairement opposés à ces guerres illégales, ils sont totalement impuissants à les empêcher. Alors que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak se révéla être des aventures coloniales, M. Sarkozy tentait de resserrer les liens de l’Union européenne et des États-Unis dans la perspective d’un conflit avec l’Iran dans l’intérêt d’Israël. Il faut aussi lire François-Xavier Verschave (« De la Françafrique à la Mafiafrique , pour commencer) pour comprendre que la décolonisation n’a pas eu lieu. Ces sommets, Lisbonne, le G 8, ne sont que des mascarades où des dirigeants, entre festins et embrassades, prennent des décisions sans en référer à leurs mandants comme si on était dans un système dictatorial.

Tout cela a été programmé depuis le début. Cela s’est fait de manière progressive. Le Non les a un peu ralentis mais, deux ans plus tard, les autorités font passer le traité en force. Et les citoyens ne réagissent pas, ce qui confirme sans doute les gouvernants dans l’opinion qu’ils ont tous les droits.  Ce n’est pas encore une dictature car, dans une dictature, il n’y a pas de liberté d’opinion ni d’expression. C’est donc plus soft que cela, c’est poli, c’est joli à voir, c’est en train de devenir totalitaire, mais il y a moins de prise à la critique, c’est plus difficile à condamner. Le discours mensonger, inversant les valeurs, Orwell l’annonçait fort bien dans 1984, consistait à dire « la guerre, c’est la paix », « le travail ; c’est la liberté », et le simple fait de le répéter retire des armes aux résistants potentiels. La manipulation par le langage fonctionne bien. Elle demande, de la part des résistants, une formation, un apprentissage de ces manipulations.

Il existe encore un moyen de se défendre. C’est une requête individuelle auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui ne fait pas partie de l’Union européenne mais dont l’Union a signé la Convention qu’elle doit donc respecter. La Cour peut être saisie par une unique personne contre un État. C’est une cour qui protège les individus isolés. Son argumentation est puissante . La requête consiste à attaquer l’État français pour violation de l’article 3 du protocole 1 de la Convention qui dit que les « hautes parties contractantes s’engagent à garantir à leurs citoyens des élections libres qui permettent un libre choix du corps législatif ». En fait, notre corps législatif est désormais très largement européen. Et au niveau européen, est-ce que le corps législatif est élu ? Pour l’essentiel, non : nous n’avons pas le choix. Le corps législatif en France, ce n’est pas l’Assemblée nationale : 80 % des nouvelles lois qui s’appliquent en France sont des normes européennes automatiquement transposées dans notre droit national, sans vrai débat parlementaire. En Europe, c’est une CIG (Conférence intergouvernementale, non élue) qui écrit et corrige les traités, c’est-à-dire la Constitution européenne (qui cache désormais son nom, hypocritement). Les parlements (les seuls qui soient élus) ne peuvent que ratifier ou pas les traités écrits par des non élus, en bloc : ils n’ont ni droit d’initiative, ni droit d’amendement : ils sont donc réduits à la portion congrue, alors que ce sont eux qui sont élus ! Au niveau constituant, donc, le pouvoir échappe aux élus.

Ensuite, les lois ordinaires européennes sont écrites par la Commission (non élue) qui a l’exclusivité et l’initiative des lois, et ces lois sont ensuite discutées et votées par le Conseil des ministres (non élu) en « codécision » avec le Parlement européen (le seul qui soit élu). Mais il n’y a pas codécision sur tous les sujets : il y a une quantité de sujets où des non élus (Commission et Conseil) décident seuls de la loi européenne. Ces domaines où les exécutifs écrivent des lois sans parlement ( « procédures législatives spéciales ») sont soigneusement cachés, ils n’y a pas de liste. Cette stérilisation progressive du suffrage universel est une raison solide d’attaquer l’État français pour violation de la Convention européenne des droits de l’homme : nos propres représentants sont en train de vider nos votes de toute force : la démocratie agonise dans un décor factice de démocratie simulée. Une seule requête suffit, mais en en envoyant des milliers, on crée une force politique en appui d’une requête juridique. De plus, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a intérêt à montrer quelle sert à quelque chose, et c’est un cas d’école qui pourrait faire jurisprudence. En tout cas, c’est le seul moyen dont nous disposons, nous : simples citoyens. Tous les autres moyens dépendent de nos représentants, parlementaires et ministres, qui ont montré qu’ils sont décidés à nous violer.

Notre désindustrialisation a commencé et elle va à grand pas. On nous oblige à ouvrir nos frontières avec des pays qui ne respectent ni les droits du travail, ni les droits environnementaux, ni aucune des contraintes que nous imposons à nos propres entreprises en vertu du progrès social. Mis en concurrence déloyale avec des pays qui sont si peu comparables, on ne peut que continuer de dégringoler vers la ruine générale. Il faut sortir de cette UE-là pour construire enfin une vraie société européenne, voulue et défendue par les peuples concernés. Jacques Delors et la plupart des leaders socialistes nous ont évidemment trompés, ils nous ont menti mille fois, et cette évidente trahison des chefs de la gauche est une catastrophe pour le pays.  Au dernier jour avant le référendum de Maastricht : Jacques Delors nous avait parlé à la télévision ; il avouait qu’on n’avait encore pas « fait de social » jusque-là en Europe, mais il prenait date avec nous, solennellement,  pour commencer à « faire du social », dès le lendemain de notre vote Oui. Il nous l’a promis pour qu’on vote OUI. Quinze ans après, nous sommes plus que jamais en recul social sur tous les plans…

Mais le moteur de notre impuissance… C’est l’article 104 de Maastricht (qui est devenu l’article 123 du traité de Lisbonne). Il dit ceci : « Les États n’ont plus le droit d’emprunter .auprès de leurs banques centrales ». De quoi s’agit-il ? Depuis des années, les États ont abandonné une partie de leur pouvoir de créer la monnaie aux banques privées : les banques ont obtenu des gouvernants, très certainement par corruption, le droit (fondamental) de créer la monnaie. Mais au moins, jusqu’à une période récente (1974 en France), les États partageaient encore avec les banques privées le droit de créer la monnaie : quand un État avait besoin d’argent pour créer des voies ferrées, des logements ou des hôpitaux, l’État créait lui même sa monnaie, et il ne devait pas payer d’intérêts pendant les remboursements. C’est comme cela que l’État créait la monnaie : l’État empruntait auprès de sa banque centrale (qui créait cette monnaie pour l’occasion) et, au fur et à mesure où l’État remboursait cet emprunt, la Banque centrale détruisait cet argent, mais sans faire payer d’intérêts à l’État ! Depuis 1974 en France, sous Pompidou (ancien de la banque Rothschild) à l’époque du serpent monétaire européen, l’État  s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher. Ainsi depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi. Et depuis 1992, avec l’article 104 du traité de Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit : international et constitutionnel. Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens. On ne l’a pas dit  clairement : Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter », il y aurait eu une révolution. Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an  et nous ruine année après année ; mais on ne peut plus rien faire. Ce sujet devrait être au cœur de toutes nos luttes sociales, le fer de lance de la gauche et de la droite républicaines. Au lieu de cela, personne n’en parle. C’est consternant. Même pas les syndicats.

Il y a des gens qui se battent. Maurice Allais, prix Nobel d’économie, tempêtait contre la création monétaire abandonnée aux banques privées ; il protestait énergiquement et affirmait que c’était une honte, que les banques privées se comportent (parce qu’on les y autorise) comme des faux monnayeurs et que cela nous ruine. Maurice Allais dit aussi que les multinationales qui nous imposent ce grand marché dérégulé sont malfaisantes.  Et bien, ce monsieur qui a voué un grande partie de sa vie à l’étude de la monnaie et qui a probablement reçu tous les honneurs et toutes les médailles du monde, ce grand spécialiste de la monnaie fut interdit de tribune dans les grands médias, il n’arrivait plus à publier ni dans Le Monde, ni dans Le Figaro. Qui ne voit le lien évident entre la persécution d’un citoyen courageux qui appuie là où ça fait mal et le fait que les grands médias aient été achetés, et soient désormais contrôlés, précisément par des multinationales et des banques ?

Pourtant Maurice Allais ne développait-il pas  une idée majeure quand il disait qu’il fallait rendre la création monétaire aux États, à une banque centrale indépendante, qu’il fallait que la banque européenne (BCE) récupère la création monétaire en la reprenant aux banques privées  ?

« La chienlit mondialiste laissez-fairiste ! »

L’expression vient de Maurice Allais ! Elle est citée dans son livre « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance » Editions Clément Juglar, Paris 1999 (page 217).

Depuis 1974, la domination intolérante de la secte libre-échangiste n’a cessé de s’exercer. Ainsi et par exemple depuis le 11 septembre 2002, notre prix Nobel d’économie français, n’a pu publier aucun article dans Le Figaro. Ce qui ne l’empêcha pas  le 10 octobre 2010, pour évoquer son décès ayant eu lieu la veille, d’affirmer benoîtement qu’il collaborait « dans de nombreux journaux, à commencer par Le Figaro. » Cette  hypocrisie se remarquait aussi dans les médias audiovisuels. On évitait de le convier sur les plateaux de TV alors qu’il était l’un des seuls à annoncer il y a plus de 10 ans, qu’une crise majeure accompagnée d’un chômage incontrôlé allait bientôt se produire. Il dénonçait pourtant déjà les origines de la crise, de ce que sont progressivement devenues les banques actuelles, le rôle véritablement dangereux des traders et pourquoi certaines vérités ne sont pas dites à leur sujet. Pourquoi donc les grands médias en France autorisent-ils certains experts et pas d’autres ? Qui détient le pouvoir de décision de nous laisser écouter soit des ignorants soit des trompeurs ?  Dans nos pays occidentaux, le grand capital apatride verrouille d’une main de fer non seulement les medias mais aussi l’opinion et les élections. Cette évolution s’est produite sous l’influence de plus en plus dominante des sociétés multinationales. Elles exercent en fait un pouvoir politique exorbitant.

Première constatation, les crises économiques résultent toujours d’excès de crédits. (voir à ce sujet le Français Clément Juglar 1829-1905). Les excès de crédits immobiliers aux USA ne sont-ils pas en effet à l’origine de la crise que nous traversons ? Et le surendettement des Etats ne contribue-t-il pas à la prolonger ?  Si on avait pleinement compris Juglar mais aussi l’Américain Irving Fisher, la situation d’aujourd’hui serait tout autre. Car actuellement, l’économie mondiale tout entière repose sur de gigantesques pyramides de dettes prenant appui les unes sur les autres. Le monde est devenu un vaste casino !

Les multinationales et la finance mondiale ont un seul objectif : maximiser leurs profits et leur puissance. Leur stratégie s’étendant à la planète entière, elles ont impérativement besoin de 3 libertés :

1/ Liberté totale de transférer leurs capitaux, leurs bénéficies et leurs entreprises d’un pays à l’autre en fonction de leurs intérêts.

2/ Liberté totale d’écouler partout leurs produits sans aucune entrave ni droit de douane.

3/ Liberté totale d’importer de la main d’œuvre étrangère dans n’importe quel pays. En effet, lorsqu’elle est massive, l’immigration crée un chômage permanent qui casse les revendications et fait baisser les salaires. En outre, un métissage généralisé des populations et la vente de produits standardisés uniformisent les comportements à l’échelle mondiale.

Ce superbe raisonnement oublie que le niveau de vie de chacun ne dépend pas que des prix mais aussi de son revenu. Si les prix baissent de 10% mais les revenus de 20% ou même disparaissent par suite du chômage, quel est l’avantage pour ces gens là ? Les importations massives de produits étrangers bon marché détruisent des pans entiers de la production nationale. Et l’arrivée ininterrompue de nouveaux immigrés ne peut qu’accentuer le chômage, les baisses de salaire et les prélèvements fiscaux et sociaux croissants pour justement aider cette immigration.

La doctrine libre-échangiste repose sur la comparaison entre les prix nationaux et les prix étrangers. Jusqu’en 1914 l’étalon-or assurait une grande stabilité des taux de change. Donc de la vérité des prix. Mais depuis l’abandon de l’or, les prix de nombreux pays sont artificiellement abaissés par des dépréciations monétaires. Par exemple, les exportations des USA et de la Chine sont dopées par des baisses soigneusement entretenues du dollar et du yuan.

Ce sont les universités américaines, financées par fonds privées, qui se mirent au début à ne plus enseigner que les théories libre-échangistes. Les européennes durent s’y soumettre. Pendant ce temps, les organisations internationales : FMI, GATT, OMC, OCDE… furent créées pour chapeauter l’organisation de la planète dans cet esprit. Et dans  chaque nation, les partis agréés par le grand capital apatride devaient tout faire pour ouvrir les frontières, casser les mouvements politiques d’inspiration nationale en leur interdisant les médias, en les discréditant par tous les moyens. Et comme du temps des romains, pour calmer les perdants de la mondialisation, on  distribue au peuple subventions, allocations et jeux de cirque :  foot, TV, loterie, bagnoles, jeux….. Et pour entretenir l’illusion que c’est le peuple qui décide, pour simuler la démocratie, la gauche et la droite multiplient les élections et les affrontements mais uniquement sur des questions qui n’intéressent pas le grand capital apatride !  Dans le monde actuel, le véritable pouvoir se situe bien au-delà des marionnettes de la politique spectacle qui ne passionne que les gogos.

L’accession du dollar au cœur du SMI (Système Monétaire International)  procure aux USA d’énormes avantages mais pénalise lourdement les autres pays. Le dollar comme monnaie internationale a pour effet de financer les déficits américains par la communauté internationale. Cela enrichit le pays le plus riche aux dépends des plus pauvres. Et le système des changes flottants permet et génère une spéculation gigantesque sur les changes particulièrement nocive !

La mondialisation de l’économie est très profitable pour quelques groupes privilégiés. Mais les intérêts de ces groupes ne sauraient s’identifier avec ceux de l’humanité toute entière. En ce qui concerne la France, les résultats sont déjà catastrophiques. Et c’est bien la politique de libre-échange mondialiste poursuivie par l’organisation de Bruxelles qui a entraîné à partir de 1974, la destruction de nos emplois, de notre industrie, de notre agriculture et de notre croissance. Sans elle, le PIB réel par habitant serait aujourd’hui au moins 30% plus élevé qu’il ne l’est actuellement !

En 1968, les étudiants à Paris défilaient en scandant « il est interdit d’interdire ». C’est exactement le slogan du libéralisme sauvage ! Entre l’excès de réglementation et la déréglementation totale, il est nécessaire de trouver un optimum.

In medio stat virtus.

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Un monde meilleur est possible !

campagne et rizière.

Imaginons un monde meilleur : Où une banque permet aux trois quarts de ses clients de se sortir de l’extrême pauvreté tout en étant parfaitement rentable… Où un hôpital soigne gratuitement deux patients sur trois et fait des bénéfices… Où les agriculteurs se passent de produits chimiques tout en augmentant leurs rendements… Où les emballages sont biodégradables et nourrissent la terre au lieu de la polluer… Où un entrepreneur de textile qui refuse les délocalisations parvient à doubler son chiffre d’affaires tout en payant ses employés deux fois le salaire minimum… Ce monde existe, il n’est plus imaginaire !

Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux l’ont exploré. Pendant quinze mois, ils ont parcouru la Planète à la recherche de ces entrepreneurs exceptionnels. Loin du fatalisme ambiant, ces hommes et ces femmes ont réussi à construire le monde dont ils rêvaient au lieu de subir celui qui existe et qui ne fait que remplir les poches d’une petite oligarchie. Ils relatent dans leur livre « 80 hommes pour changer le Monde » (livre de poche) 80 histoires dont une japonaise, celle de Takao Furuno, fondateur de Duck Rice, pionnier japonais du riz biologique.

http://www.80hommes.com/

La hausse exponentielle de la population mondiale  a constitué un  défi pour l’agriculture moderne. La révolution verte, qui a généralisé l’emploi massif d’engrais et de pesticides et la mécanisation, a permis dans certains pays, de nourrir des populations en croissance. Mais rien ne garantit que les mêmes techniques permettront de nourrir neuf, voire dix milliards d’habitants à l’horizon 2020. Car cette industrialisation de l’agriculture a eu un coût écologique massif. L’utilisation croissante de produits chimiques en monoculture intensive a entraîné l’épuisement des sols. A la hausse initiale des rendements, a succédé un lent appauvrissement des terrains que les produits chimiques ne parviennent en rien à combler. Cette pratique agricole ultra-mécanisée est surtout intimement dépendante d’une ressource: le pétrole, dont la raréfaction est programmée à moyen terme.

L’idée que les rendements élevés impliquent obligatoirement des solutions contre-nature et l’utilisation de produits chimiques est caduque ! On peut transformer les pratiques agricoles pour préserver l’environnement, tout en garantissant des rendements élevés. Comment ? en exploitant sans s’en priver les forces vives de la nature, à commencer par les canards !

Takao Furuno est né en 1950 dans une région rurale du Japon et ses premiers souvenirs sont ceux d’une campagne environnante peuplée de toutes sortes d’oiseaux. Adolescent, il constate que l’agriculture intensive les a fait disparaitre  (voir dans le même esprit le livre de l’Américaine Rachel Carson « Le Printemps silencieux », Plon, 1963). Mais en 1988, au hasard de ses lectures, il découvre dans un vieux livre d’histoire qu’il était auparavant courant de faire patauger des canards dans les rizières. Si la tradition populaire avait décidé de placer des canards dans les rizières, ce n’est pas sans raison. Il tente donc de comprendre pourquoi en essayant, sur ses propres terres, de combiner la culture du riz et l’élevage de canards. Et les résultats le surprennent. Non seulement les canards se nourrissent de mauvaises herbes et des insectes parasites, laissant intacts les plants de riz qu’ils n’apprécient pas. Mais en remuant les fonds, ils oxygènent l’eau et leurs déjections sont évidemment d’excellents engrais qui nourrissent les sols. Takao Furuno décide alors de se passer de produits chimiques. Les rendements vont s’améliorer considérablement. Les bonnes années, ils peuvent atteindre, chez Takao, 6470 kg de riz à l’hectare contre 3830 kg pour les fermes avoisinantes. L’absence des coûts d’achat de produits chimiques lui permet ainsi d’augmenter ses revenus, d’autant que la vente de canards peut, elle aussi, rapporter. Alors qu’en moyenne, il faut pour produire un kg de riz l’équivalent d’une canette de 33 centilitres de pétrole en engrais, pesticide et combustible, cette méthode permet de s’en passer totalement. Son livre « Le Pouvoir du Canard » (The power of Duck – édition Tagari – 2000), est un best-seller en Asie, et il a eu l’occasion d’exposer les conclusions de ses expériences au forum de Davos. Maintenant, au Vietnam, au Cambodge ou au Laos, les fermiers adoptant cette méthode combinée ont doublé leurs revenus. En France, on commence à s’y mettre aussi :

http://videos.tf1.fr/jt-20h/des-canards-pour-desherber-les-rizieres-camarguaises-6638562.html

Il existe aussi un réseau international d’entrepreneurs sociaux bon à connaître :

https://www.ashoka.org/fellows

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