A chaque grandes vacances disparaissent des écoles ayant formé la France, signe de déchéance d’un pays.

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Le 6 juillet, sonne le début des vacances pour les écoliers français :

Les établissements scolaires vont pour la plupart se mettre en veille, prêts à reprendre pour la rentrée, le 4 septembre. Mais certains collèges fermeront définitivement. Ceux qui sont sous contrat, comme Notre-Dame de Bon Accueil dans l’Isère, qui vient de fêter son 175ème anniversaire, ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. http://rhone-alpes.france3.fr/info/l-institution-notre-dame-de-bon-accueil-ferme–74698992.html On assiste ainsi à la fin de ce que fut la France et par quoi elle influença le monde. Cet idéal chrétien, que de nombreux touristes ont de la peine de nos jours à deviner, à travers notre art : nos cathédrales, nos peintures et sculptures, nos grands hommes religieux….faisait partie de l’enseignement de ces écoles. En abandonnant ce qui fit sa richesse, son guide, la France s’est soumis à la dictature franc-maçonnique de la fausse liberté, celle liée au veau d’or, au matérialisme le plus inhumain qu’il soit.  Les écoles jésuites par exemples furent de véritables pépinières de gens qui ne se seraient pas pliés à l’esprit moutonnier de l’idéologie actuel. Quelques uns de leurs derniers élèves ne nous le prouvent-ils pas ?  Thierry Meyssan ? Ardisson ? Autre institution remarquable, celle des oratoriens. Là aussi, on assiste à un désastre. La fermeture d’un des fleurons français : Juilly. Fondé en 1638 par l’Oratoire de France, le prestigieux collège de Juilly (Seine-et-Marne) ferme ses portes. L’organisme de gestion (Ogec), incapable de rembourser une dette de 1,3 M €, a été liquidé par le tribunal de grande instance de Meaux. L’établissement sous contrat, accueillait 650 élèves, répartis entre une école maternelle et primaire, un collège et un lycée, en internat, demi-pension et externat. http://www.college-de-juilly.fr/

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Pourtant l’histoire de Juilly est liée à  l’histoire de la France :

En 470, Ste Geneviève, accompagnée de Ste Céline s’arrêta dans le village de Juilly. Selon la légende, elle s’y agenouilla pour prier, faisant ainsi apparaître une source dont l’eau devint rapidement un lieu de pèlerinage. (Elle se trouve aujourd’hui au centre de ce Collège). Autour de la source, les comtes de Dammartin créèrent un prieuré. En 1251, Blanche de Castille, mère de St Louis décida d’y installer un orphelinat pour les enfants, des chevaliers morts en croisade.  En 1429, Jeanne D’Arc y séjourna. En 1555, Nicolas Dangu, abbé de Juilly fut nommé chancelier du roi de Navarre Antoine de Bourbon (père d’Henri IV).  Grâce à la munificence du grand-père d’Henri IV, Henri II d’Albret (dont le cœur est aujourd’hui encore conservé dans la chapelle du Collège), Dangu put restaurer l’abbaye. (Une statue de Dangu agenouillé, érigée en 1561, se trouve aussi dans cette chapelle.) Puis en 1638, l’abbaye fut transformée en collège par les Oratoriens avec pour devise  Orior en latin, « je m’élève ». Jean de la Fontaine y passa. Bossuet y séjourna plusieurs fois de 1689 à 1697.  Mais la loi du 18 août 1792  supprima l’Oratoire. Quinze jours après la distribution des prix d’août 1792, une foule pénétra dans le Collège sous les ordres d’un commissaire du Directoire de Meaux, brisa les portes de la chapelle, mutila sa croix, ses vases, ses flambeaux, entassa ses ornements, ses tableaux et les bois sculptés de ses stalles anciennes dans la grande cour et en fit un feu de joie, autour duquel les élèves durent chanter la  Carmagnole. Le Collège fut mis en vente comme bien national. Mais heureusement, Fouché, qui avait été brièvement professeur de Mathématiques à Juilly (1787-1788), l’empêcha. Les élèves y revinrent dès 1796. La bienveillance du Premier consul, dont le frère, Jérôme  Bonaparte s’y trouvait à y étudier, aida à son prompt rétablissement jusqu’en 1814 où on vit les Cosaques tout saccager à nouveau. Felicité_Robert_de_LamennaisLamennay s’installa à Juilly pour y remettre de l’ordre. Et ce fut dans ce collège, qu’il fonda en 1830, l’Agence générale pour la défense de la liberté religieuse. Le premier acte de cette agence fut de présenter aux Chambres une pétition en faveur de la liberté d’enseignement et la séparation de l’Eglise et de l’Etat. En 1903, sous le ministère d’Emile Combes, les congrégations religieuses chargées de l’enseignement catholique furent dissoutes en France. L’école continua sous la direction de prêtres de Meaux. Pendant la Première guerre mondiale fut ouverte dans la salle des Bustes une vaste chambre d’hôpital, tandis que le réfectoire des maîtres, blanchi au ripolin, devint une salle d’opérations,  le Collège devenant ainsi un petit hôpital de la Croix-Rouge américaine. Le Président de la République, Raymond Poincaré  ne manqua pas d’y passer le 23 mars 1915. .

Ce qui reste de ces époques, c’est la bibliothèque :

Elle comprend notamment une reproduction de la déclaration d’indépendance des États-Unis, qui fut offerte à la Fayette, ainsi que l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert dans son édition originale. Il y a aussi les anciens élèves tels que Montesquieu, Colbert et bien d’autres. De l’époque contemporaine on peut citer : Claude Brasseur, Philippe Noiret, Jean-Jacques Debout, Jean Paul Goude, Jacques Mesrine, Jean Louis Swiners, Michel Hidalgo, Michel Polnareff, Jean Pierre Castaldi etc.. .

De la génération actuelle :

On n’est pas surpris d’y voir des BouyguesLaurent de Gourcuffqui est à la tête de Noctis Event, bien connu des étudiants parisiens. Antoine du Jeu, ici dans « Monsieur Malaussene » . Antoine Marette : Journaliste sur France Culture.  ou encore Guillaume Da, chercheur à l’Université de Paris-Est (UPEC) : Projet d’Appui à l’Organisation de la Production Agricole (PAOPA)Systèmes agraires de montagnesVolet « Systèmes de culture » Ils font partie des derniers élèves d’une institution qui a marqué la France. La fermeture de Juilly, n’est qu’un exemple de plus de la dégénérescence manifeste de notre pays. Ne préfère-t-on pas aujourd’hui subventionner des hellfests faisant l’apologie du diable plutôt que ces écoles ?

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Conte philosophique : L’argent n’est pas tout !

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Un jour un homme s’entendit appeler par un vieil homme sage qui était adossé à sa fenêtre et qui était un très important responsable de sa région : « J’ai appris que tu mérites une récompense car tu honores ta ville par ton travail et ta science. Je ne sais pas ce qui te ferait plaisir. Alors je vais t’amener  dans la salle où j’ai accumulé tout ce qu’un homme fortuné peut se payer. Tu choisiras ce que tu voudras et je te le donnerai. »

Pendant qu’il le disait, passait à côté de lui un enfant orphelin, pauvrement vêtu, cherchant un petit travail pour manger. Celui-ci ne mangeant pas à sa faim s’affala par terre. Il demanda à son secrétaire de le lui amener ! Il le lui présenta donc, après lui avoir expliqué qu’il devait s’incliner devant ce haut responsable  et lui dire « Grand honneur à vous Monsieur ».

Malgré ses recommandations,  le petit ne s’inclina pas, ni ne prononça les paroles demandées.  Alors le secrétaire le secoua rudement et dit à son responsable « Cet enfant est grossier et crasseux, il ne fait que déshonorer ta demeure. Rejette-le dans la rue ! Si tu désires avoir un enfant, on va t’en trouver un propre, poli, bien habillé. »

 

Mais le vieil homme insista « Non, je veux cet enfant ! Je veux lui aussi le conduire dans ma salle aux trésors. Je veux le voir sourire au moins une fois ! Qu’il puisse lui aussi choisir ce qu’il désire, je le lui donnerais. » Et il prit la main de l’enfant pour l’accompagner dans une immense chambre coffre-fort.
 

Il y était stocké toutes les richesses qu’un homme fortuné pouvait avoir sur terre. L’homme qu’il voulait honorer au début, se dirigea vers des lingots d’or, des bijoux magnifiques, des objets d’art d’une extrême valeur. Il eut un mal fou à choisir et ses poches n’étaient pas asses grandes pour pouvoir emporter tout ce qu’il désirait.

Pendant ce temps, l’enfant était resté aux côtés du vieil homme qui commençait à s’inquiéter : « Mais alors petit, pourquoi ne vas-tu pas choisir par exemple ces pierres précieuses ou encore ces magnifiques livres ? » L’enfant pauvre fit non de la tête et répondit « Pourquoi prendrais-je les livres, je ne sais pas lire ! Et les pierres, pour moi ce sont des cailloux et rien de plus. »  « Mais elles te rendraient riche ! » « Je n’ai pas de père ni de mère, ni de frère. A quoi cela me servirait d’aller dans mon refuge avec ce trésor ? » « Mais tu pourrais t’acheter une maison ! » « Pour y habiter seul ? » « Alors des vêtements ! » « J’aurais toujours froid car il me manque l’amour de parents. » « De la nourriture ! » « Je ne pourrais me rassasier des baisers de maman, ni les acheter à aucun prix ! » « Des maîtres qui t’apprendront à lire ! » « Cela me plairait davantage, mais ensuite que lire ? » « Et bien les œuvres des poètes, des philosophes, l’histoire des peuples, les sciences, les mathématiques… » « Choses inutiles, vaines ou passées… Cela ne vaut pas la peine ! »

« Quel sot enfant » dit le premier homme ! Faisant ricaner les autres témoins de la scène. Mais le vieil homme prit patience et demanda encore une fois  ce que l’enfant aimerait pardessus tout ! « Je ne crois pas que vous, homme très puissant et fortuné  puissiez me le donner. Ce n’est pas une chose d’ici bas !»  « Ah ! Tu veux des œuvres qui ne sont pas de la terre, et bien j’en ai de dicté par Dieu. » Et il se mit à en lire à haute voix devant lui. « C’est beau mais pour comprendre il faut connaître le langage de Dieu. » Là, le vieil homme eut un mouvement de stupeur et serra l’enfant contre son cœur. Alors que notre premier homme eut un rire moqueur en clamant « Même les plus savants ne savent pas ce qu’est Dieu et toi, enfant ignorant, tu veux le savoir ? Cela ne t’apportera pas la richesse ni la connaissance des sciences humaines ! » « Je ne cherche pas la richesse, ni être savant des choses périssables, je cherche l’amour, et il m’a été dit un jour que Dieu est Amour ! »

Le vieil homme l’amena près d’un vieux livre poussiéreux, l’ouvrit pour en lire quelques mots « Que celui qui est petit vienne à moi, Dieu. Je lui enseignerai la science de l’amour dans ce livre ! » « Oh, c’est ce que je veux et j’aurai tout en le possédant ! » Il le lui donna donc et dit à l’autre homme « Cet enfant est le plus sage du pays. Alors que vous, votre orgueil et votre avidité vous ont rendu ivre des œuvres mortels. Cet enfant restera près de moi s’il le désire. Et ensemble nous nous efforcerons de lire le livre qui est amour, c’est-à-dire Dieu. »

L’enfant pour la première fois, fit un large sourire et prit la main de celui qui deviendra comme un père pour lui. Puis il courut à son lieu favori, où il pouvait seul admirer la nature, pour remercier ce Dieu créateur qu’il allait commencer à connaître.

 

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Le néo-libéralisme ne fait plus recette chez les étudiants canadiens

néolibéralisme canadien

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Cela va faire  plus de trois mois que  les étudiants du Québec, sont  en grève, contre le projet gouvernemental  d’augmenter de 75%  les droits d’inscription à l’université. Des manifestations considérables ont déstabilisé ce gouvernement libéral, entraînant la démission de la ministre de l’éducation, Line Beauchamp.

http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/14/01-4525176-line-beauchamp-demissionne.php

Le premier ministre Jean Charest ne trouve rien de mieux à faire en ce 17 mai que de faire passer une « loi spéciale » visant à rendre illégale la grève et à criminaliser les étudiants en lutte.  Pourtant cette loi ne contrevient-elle pas à la charte des droits et libertés ?

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/05/17/004-projet-loi-reaction.shtml

Les organisateurs d’une manifestation de plus de 10 personnes devront communiquer leur parcours 8 heures avant. Et les personnes qui y participeront devront s’assurer que l’événement correspond aux renseignements fournis à la police et ne devront pas être à moins de 50 m des établissements d’enseignement. De très lourdes amendes sont prévues qui vont de 1000 à 5000 $ pour un individu. Pour les organisateurs ou un employé, l’amende est plus importante de 7000$ à 35000 $ par jour. Et pour les associations de 25000$ à 125000 $ par jour.  Et en cas de récidive, on double l’ amende. Pourtant, selon un sondage Harris-Decima, les Québécois seraient à 60% contre la hausse des frais de scolarité !

http://www.cfs-fcee.ca/html/french/media/mediapage.php?release_id=1353

Le néolibéralisme mondial en matière d’enseignement supérieur, entraînant l’augmentation de la part du financement privé des dépenses universitaires n’est donc pas démocratique. Car il n’y a pas qu’au Canada que cette pensée dominante fait des ravages. On l’a vu en hiver 2010 avec la grève des étudiants anglais ! Ou encore avec celle des étudiants chiliens l’année dernière.

Le mouvement des Indignés et d’Occupy Wall Street  s’inscrit aussi explicitement contre ce modèle. Le cas des États-Unis commence à être mieux connu. Dans un article , intitulé « Endettement étudiant : une bombe à retardement aux États-Unis »,   le quotidien Le devoir faisait le point sur la dette des étudiants américains. Elle a quintuplé en douze ans pour atteindre mille milliards de dollars, soit une dette moyenne par étudiants de 25 000 $. Plus du tiers des dettes d’étudiants sont « titrisées », c’est-à-dire regroupées puis cédées à des investisseurs sous forme de produits dérivés.

http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/350033/endettement-etudiant-une-bombe-a-retardement-aux-etats-unis

Non seulement les étudiants américains sortent lourdement endettés de leurs études, mais leurs perspectives d’emploi sont à leur plus bas niveau. A l’heure actuelle, pécuniairement parlant,  il leur est donc préférable de ne pas se lancer dans des études.  C’est l’appauvrissement  intellectuel organisé pour toute une classe d’âge !

 

femme au parapluie