Petite gâterie audiovisielle et cachoteries financières !

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Souvenons nous, 9 000 milliards de dollars avaient disparu des caisses de la Federal Reserve Bank  (la banque centrale américaine qui est en fait une banque privée). C’est au bas mot,  30 000 dollars par Américain ! Ou 1500 dollars par personne sur terre sachant que beaucoup de nos semblables vivent avec moins d’un dollar par jour ! https://www.youtube.com/watch?v=3o8E6ZjE6OQ

Le 5 Mai 2009, Alan Grayson questionnait l’Inspecteur Général, Elisabeth Coleman,de la FED, sur les 9,7 trillions de dollars qui avaient disparu.  Il essayait de savoir qui avait bien pu profiter de cet argent ! Et bien la dite Inspectrice Générale de la Réserve Fédérale (FED) reconnut que des trillions de dollars ne pouvaient pas être retrouvés. Puis elle fit tout son possible pour ne plus répondre directement aux autres questions ! Du grand art dans le domaine de l’hypocrisie !   En France, on doit payer des intérêts à cause de notre dette. Mais qui détient la dette de la France ? Là encore, l’opacité est totale et en plus couverte par la loi ! 1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Il y a donc 42,5 milliards d’euros d’intérêts que les Français versent à des inconnus. Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent. Plusieurs types de titres, avec chacun leur échéance et leur taux d’intérêt, sont régulièrement proposés à la vente. C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adjudication). Vingt grandes banques agréées, les « spécialistes en valeur du Trésor » (« SVT », de BNP Paribas à Goldman Sachs, en passant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Société générale), sont chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles savent donc à qui elles revendent éventuellement ces titres. Ensuite, obligations et bons du Trésor circulent sur les marchés, mais son détenteur final perçoit chaque année ses intérêts. Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des détenteurs de la dette sont des « non-résidents ». « En gros, un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger, en dehors de la zone euro ». Mais les non-résidents peuvent être de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal. Et un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique.

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Qui sont les politiciens responsables de la dette ? Ceux de droite, ceux de gauche ou bien les deux ?

En fait, les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni.

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Les gros acheteurs sont évidemment des banques centrales, des fonds souverains, des assureurs, des banques commerciales et des fonds de pension. Ce qui est tout de même curieux dans tout ça, si les entreprises ont le droit de savoir qui sont leurs actionnaires, il est interdit à l’État français de connaître ses créanciers ! Face à cette opacité, nous devons soupçonner une extrême concentration. Des chercheurs suisses n’ont-ils pas récemment révélé que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes, possèdent 40 % de la valeur économique et financière des dizaines de milliers de multinationales du monde entier ? Il serait étonnant qu’il n’en soit pas ainsi pour les dettes souveraines. Il est pourtant tout à fait possible d’en savoir plus. C’est la société Euroclear France, un organisme boursier privé, qui est « le dépositaire central des titres français ». Elle sert d’intermédiaire entre la Banque de France et les détenteurs de titres du Trésor pour leur verser leurs intérêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance. Pourquoi donc les citoyens français qui paient la charge de la dette, ne peuvent-ils pas connaitre a qui ils la doivent ?

Mais la question la plus pertinente est bien sur de se demander pourquoi s’est-on mis à payer des intérêts sur notre dette alors qu’avant la loi Pompidou il n’y en avait pas ? A qui cela profite-il ? Laissons Etienne Chouard nous répondre !