Après Sarkozy, Hollande le menteur !

« Le changement c’est maintenant » entonnaient les socialistes par tous les moyens, en disposant des 24 millions d’euros payés par les contribuables, pour la gestion du parti.  L’élection de François Hollande ne troubla absolument pas les marchés financiers. Le système préférait sans doute Strauss-Kahn, car Hollande n’est qu’un homme d’appareil. Il n’a jamais été ministre mais député de Corrèze. Mais c’est un européiste qui ne quittera pas l’Otan et saura se plier aux exigences d’Obama et de Merkel, en ne retirant pas ses troupes d’Afghanistan (contrairement à ce qu’il prêchait pendant sa campagne). Question pacte budgétaire, il fera de même !  Il ne changera rien.

Depuis longtemps, le candidat vainqueur est celui qui est le plus médiatisé. Une campagne électorale se lance comme pour la promotion d’une savonnette. Ceux qui décident de l’élection sont les propriétaires des médias. Le résultat du 1er tour ne fait que confirmer ce constat : Hollande bénéficia de 62 h, Sarkozy de 59 h, Bayrou de 15 h, Le Pen de 12 h et Mélenchon de 9 h. A part avec Bayrou, nous avons là le tiercé dans l’ordre.

C’est ainsi qu’en Grèce, le socialiste Georges Papandréou (du Pasok), lorsqu’il a commencé à dévier de la feuille de route de l’oligarchie financière, en voulant organiser un référendum sur le plan de rigueur, tous les médias européens sont tombés sur lui. Ce fut une véritable gifle pour les Grecs, qui enfin s’aperçurent mais bien trop tard, que leur pays n’était plus souverain.

Ne retrouve-t-on pas le même procédé avec l’Italie ? Berlusconi rechignait lui aussi à mettre en place ce plan de rigueur, qui permettait aux banksters de s’accaparer pour une bouchée de pain, des richesses du patrimoine italien, fraîchement privatisé pour la circonstance. En quelques jours, après une campagne savamment orchestrée contre lui, Berlusconi fut remplacé par un ancien de Goldman Sachs : Mario Monti (Dès 2005, il est « International Advisor » pour Goldman Sachs. Depuis 2010, il est aussi président de la section Europe à la Commission Trilatérale. Il est également membre du comité de direction du groupe Bilderberg !

Que cela soit Mario Monti ou Lucas Papandemos en Grèce (en 1980, il est « Senior Economist »à la Federal Bank Reserve of Boston.puis ex vice-président de la BCE), ils furent tous les deux choisis par la commission européenne et Goldman Sachs. Et non pas par le peuple ! Peut-on encore appeler çà des pays démocratiques ?

Il faut se rendre à l’évidence, les dirigeants européens sont devenus aujourd’hui les vassaux d’une oligarchie euro-atlantiste bancaire, qui ne travaille absolument pas pour les intérêts des peuples. La France aurait du tout faire pour essayer de sortir de ce piège. Pourquoi donc Hollande n’en a pas pris le chemin ? Parce que de même que Sarkozy, il a signé lui aussi, le pacte faustien : Il a le pouvoir, l’argent, la célébrité, mais en échange de son obéissance aux banksters.

Sarkozy, battu aux élections (48,4%), de même que de nombreux apatrides de notre pays, est parti se réfugier à l’étranger.  Sans doute le verra-t-on se faire offrir un poste en or, auprès du fonds d’investissement Carlyle, en remerciement de ses loyaux services. Le premier ministre anglais, John Major n’avait-il pas lui aussi pu bénéficier de cette offre, après qu’il ait réussi à imposer aux Britanniques le traité de Maastricht ? Sarkozy peut s’enorgueillir d’avoir fait de même en ratifiant sur le dos des Français, le traité de Lisbonne, qui n’est autre que le copier-coller de la constitution européenne refusée à 55% le 29 mai 2005 par eux. Il pourrait donc rejoindre la Carlyle, ce fonds qui gère le patrimoine de la famille Bush et Ben Laden. Il y retrouvera Franck Carlucci, ( l’ancien ambassadeur américain de Lisbonne pendant la révolution des oeillets en 1974 et l’ancien directeur adjoint de la CIA) mais aussi son demi-frère Oliver Sarkozy !

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