Kofi Annan, tout aussi ambigu dans sa vie qu’en Syrie !

 

Qui est-il vraiment ?

Kofi (Atta) Annan est né le 8 avril 1938 à Kumasi au Ghana. Son père était le chef tribal des Fantis et le gouverneur élu de la province d’Ashanti. Son fils fut remarqué par la Fondation Ford qui l’intégra dans un programme de « jeune leader ». (Cette Fondation est connue pour être un outil de la politique étrangère officieux des États-Unis, offrant un habillage respectable aux activités de la CIA.)   Il fut incité  à suivre un cours d’été à l’université d’Harvard, des études complètes en 1961, au MacAlester College situé à Saint Paul dans le Minnesota, pour achever son baccalauréat (anglo-saxon) d’économie. Il entre ensuite à l’Institut des Hautes Études Internationales de l’Université de Genève (1961-1962) et au Massachusetts Institute of Technology (1971-1972) (lié à la CIA) où il  obtient son diplôme de maîtrise en sciences de gestion au MIT. Il occupera ensuite plusieurs postes de fonctionnaire international. Mais son second mariage avec Nane Lagergren lui ouvrit les portes des organisations juives, étant donné que cette avocate suédoise, était la nièce de Raoul Wallenberg.  En 1993, il est promu sous-secrétaire général de Boutros Boutros-Ghali.

 

Mais selon le général canadien Romeo Dallaire, commandant des Casques bleus au Rwanda :

Kofi Annan porterait la responsabilité principale dans l’inaction des Nations Unies lors du génocide (800 000 morts, principalement des Tutsis, mais aussi des opposants Hutus). Un scénario identique se reproduisit en Bosnie où 400 casques bleus furent pris en otages par les forces bosno-serbes. Kofi Annan resta sourd aux appels du général Bernard Janvier et laissa perpétrer de prévisibles massacres. Fin 1996, les États-Unis s’opposèrent à la reconduction de l’Égyptien francophile Boutros Boutros-Ghali comme secrétaire général. Ils parvinrent à imposer Kofi Annan. Ses échecs au Rwanda et en Bosnie devinrent ses atouts en promettant de réformer le système pour qu’ils ne se reproduisent plus. C’est ainsi qu’il devint le septième secrétaire général des Nations Uniesmais le premier à sortir des rangs du personnel de l’organisation. Le10 décembre 2001, il recevait le Prix Nobel de la paix.

 

La grande initiative de Kofi Annan:

Elle fut le Global Compact, une mobilisation de la société civile pour un monde meilleur. Il a ainsi profondément dénaturé l’ONU, en relativisant le pouvoir des États-Nations et en reconnaissant celui de compagnies transnationales et d’associations qui n’ont de « non-gouvernementales » que le titre et sont en sous-main subventionnées par les grandes puissances. Les mandats de Kofi Annan (1997-2006) reflètent la réalité d’un monde unipolaire voué à la globalisation de l’hégémonie états-unienne, au détriment des États-Nations et des peuples qu’ils représentent. Cette stratégie emboîte le pas au dispositif mis en place par Washington dans les années 80 avec la National Endowment for Democracy, une agence qui, contrairement à son intitulé, vise à poursuivre l’action subversive de la CIA en truquant les processus démocratiques.

 

Les mandats de Kofi Annan ont été marqués par le programme « Pétrole contre nourriture » :

http://www.youtube.com/watch?v=YUMonoghsiU

En fait ce programme est devenu un instrument des États-Unis et du Royaume-Uni pour saigner l’Irak. Plusieurs hauts fonctionnaires internationaux qui ont été chargés de ce programme l’ont qualifié de « crime de guerre » et ont démissionné après avoir refusé de l’appliquer. Parmi eux, le secrétaire général adjoint Hans von Sponeck et le coordinateur spécial Denis Halliday ont estimé que ce programme a provoqué le génocide d’1,5 million d’Irakiens, dont au moins 500 000 enfants. Kofi Annan mit bien du temps avant de finalement qualifier l’attaque de l’Irak d’illégale et de s’inquiéter publiquement de ce que ce précédent réduisait à néant le Droit international. Washington répliqua brutalement en lançant une vaste opération d’espionnage à son encontre. Cela le paralysa et le contraignit de rentrer dans le rang.

 

Après dix ans de secrétariat général :

Kofi Annan poursuivit sa carrière dans des fondations plus ou moins privées. Dans son discours d’adieu au poste de secrétaire général auquel lui succède le sud-coréen Ban Ki Moon à la fin du mois de décembre 2006, Kofi Annan fustige la politique des États-Unis qu’il appelle à suivre la voie du multilatéralisme en acceptant notamment l’élargissement du Conseil de sécurité et à respecter les droits de l’Homme « jusque dans sa lutte contre le terrorisme ».  Il reprend la formule historique de l’ancien président des États-Unis Harry Truman dont il invite les dirigeants actuels à suivre l’exemple : « la responsabilité des grands États est de servir et non pas de dominer les peuples du monde ». Il est nommé  en 2007 à la tête de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), un organisme créé en 2006, financé par la fondation Bill et Mélinda Gates et la fondation Rockefeller et regroupant des dirigeants politiques, des hommes d’affaires, des agriculteurs et des chercheurs. Le but officiel de l’alliance est d’aider les paysans africains à améliorer leur rendement.  En fait, l’AGRA est un lobby, pour diffuser les OGM produits par Monsanto, DuPont, Dow, Syngenta et autres. Le4 octobre 2007, Kofi Annan devient le nouveau Président de la Fondation de soutien à l’Organisation Mondiale contre la Torture. Il préside également, depuis sa création en 2007, l’African Progress Panel , qui rassemble de personnalités internationales (notamment Tony blair, Bob Geldof et Michel Camdessus) engagées dans la défense du continent africain.

 

Mais le  23 février 2012, il est nommé émissaire conjoint de l’Organisation des Nations Unies et la Ligue arabe sur la crise en Syrie :

Cet envoyé spécial conjoint de Ban Ki-Moon et de Nabil El Arabi doit donc négocier une solution pacifique à la crise syrienne. Son action va consister à présenter comme son propre plan, une version amendée de celui qui avait été élaboré par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov. Ce faisant, il rend ce plan acceptable par Washington et ses alliés. En outre, M. Annan a volontairement introduit une confusion en laissant entendre qu’il avait convaincu le président el-Assad de désigner un de ses vices-présidents, Farouk al-Shara, pour négocier avec l’opposition. Il s’agirait d’une concession syrienne au Conseil de coopération du Golfe. En réalité, le vice-président al-Shara est chargé de ces négociations depuis un an et l’exigence de l’Arabie saoudite et du Qatar est tout autre : que le président el-Assad démissionne parce qu’il est alaouite et que le pouvoir échoit à ce vice-président par ce qu’il est sunnite. Il semble donc que l’envoyé spécial conjoint soit en train d’inventer une porte de sortie pour les États qui ont agressé la Syrie et inventé la fable d’une révolution démocratique réprimée dans le sang. « Car le Conseil de sécurité de l’Onu ne pourra avaliser aucune ingérence militaire étrangère dans la crise syrienne. »  Comme aime à le préciser le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Pour lui, « plusieurs pays entravent le règlement du conflit syrien et tentent de provoquer une intervention militaire. Ils se livrent à des démarches pratiques visant à faire exploser la situation en Syrie au sens propre et au figuré » :

http://fr.rian.ru/world/20120510/194646230.html

 

D’où l’installation d’une station radar d’observation, déployée au printemps par la Russie à Kessab, près de la frontière avec la Turquie. :

Elle permet au régime de surveiller les rebelles syriens dans cette zone stratégique. Pour la Russie, ce déploiement auprès de son allié syrien répond à un double objectif: d’une part surveiller les installations de l’Otan de l’autre côté de la frontière, en Turquie, notamment la base américaine d’Adana, juste en face ; d’autre part, offrir au régime de Bachar el-Assad les moyens de mieux observer ce qui se passe côté turc de cette frontière, où sont repliées sous la bannière de l’Armée syrienne libre (ASL) des centaines d’opposants armés au pouvoir de Damas. La station radar pourrait également détecter une éventuelle attaque aérienne israélienne contre l’Iran, si la route nord devait être retenue par les stratèges de l’Etat hébreu.

 

Bien entendu, dans les pays occidentaux, tout cela est caché :

Les médias sont sous contrôle. Ils sont là pour manipuler l’opinion publique. Comme avec les couveuses du Koweit :

http://www.youtube.com/watch?v=BsOZnGAviL8&feature=player_embedded#!

Même en Israël ! Le 20 novembre 2011, des centaines de journalistes, dont des présentateurs vedettes de la radio télévision, ont dénoncé les menaces qui pèsent selon eux sur la liberté de la presse, lors d’un rassemblement à Tel Aviv. « L’attaque contre la liberté de la presse est inséparable de l’offensive contre l’indépendance de la justice », a mis en garde Ilana Dayan, reporter de la seconde chaîne de télévision privée. Les aveux des officiers turcs arrêtés en Syrie en février 2012 , révélaient que Tel Aviv était impliqué dans le mouvement d’insurrection. 7 des 49 officiers turcs arrêtés ont reconnu avoir été entrainés par le Mossad israélien pour perpétrer des opérations terroristes. L’un d’entre eux indique même que des commandos israéliens se sont infiltrés dans le territoire syrien et apportent leur aide à l’armée syrienne libre (ASL). Selon lui, le Mossad a aussi dépêché une équipe en Jordanie pour entrainer des membres d’Al-Qaida venus de la Libye et les envoyer en Syrie combattre l’armée régulière. La Turquie est bien sûre de mèche avec l’entité sioniste vu qu’elle a envoyé ses officiers suivre des entrainements en Israël. Les aveux dévoilent notamment les activités du Mossad dans plusieurs pays arabes, au Bahreïn, au Qatar, en Arabie Saoudite et en Jordanie. Selon le site en ligne du journal arabophone Al-Bina, la région située entre Ramtha et le nord de la Jordanie est désormais une zone militaire fermée comptant 11.000 terroristes armés, de nationalité libyenne et autres, qui ont pour mission de mener le Jihad contre la Syrie en échange de 1.000 $ chacun par mois, financés par Riyad et Doha.

 

Mais  la chaîne américaine NBC a révélé qu’un « bon nombre » de drones militaires américains opèrent au-dessus de la Syrie pour suivre les attaques des militaires contre l’opposition. Pourquoi ?

Par ce que les Américains s’aperçoivent qu’ils risquent de se faire doubler. Le Qatar a en fait pris le contrôle d’Al Qaida. Cette nébuleuse créée par la CIA du temps des Russes en Afghanistan, commence à leur échapper. D’où leur surveillance par drones interposés de leur évolution de peur qu’ils s’emparent des armes chimiques de la Syrie.

 

La France elle même est impliquée dans cette manipulation :

B.H. Lévy n’a-t-il pas été jusqu’à dire aux arabes de suivre le talmud ?

http://www.youtube.com/watch?v=kvIQrvu0gpU

« La révolte syrienne, n’en doutons pas, est positive  pour Israël » :

Mais pas pour la France. Ce fut une faute monumentale d’avoir intégré l’Otan ! Cela l’a obligé à trahir de nombreux pays : La Libye, la Syrie, l’Afghanistan, certains pays africains…. A être plus pro-Israël que pro-palestinien ! Et surtout cela a un coût ! Le surcoût annuel est actuellement de l’ordre de 72 millions d’euros par an. Ces sommes s’ajoutent à la cotisation annuelle française qui est de l’ordre de 170 M€ (135 M€ en 2005). La France contribue à hauteur de 11,62% du budget militaire de l’Alliance (chiffres 2011).

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/02/19/otan-le-retour-dans-le-commandement-integre-c-est-pres-de-70.html

Sans oublier sa déloyauté envers la Côte d’Ivoire !

http://www.cotedivoire-lavraie.fr/article-la-tyrannie-et-ses-mensonges-retour-sur-la-desinformation-des-medias-internationaux-doc-a-par-99684774.html#fromTwitter

On n’est donc pas surpris quand le 13 février 2012, Thierry Meyssan, autre journaliste indépendant, révélait sur la première chaîne de télévision russe que la Syrie avait fait des prisonniers militaires français. Pour les délivrer, la France devra payer en sous-main des indemnités de guerre particulièrement lourdes, soit en numéraire, soit sous forme de privilèges économiques. Le président risquant d’être traduit devant la Haute Cour (articles 35 et 68 de la Constitution) il ne fallait pas que cela ne s’ébruite, surtout avant les élections.

Souvenons nous, dans l’affaire du Rainbow Warrior (1985), où il y avait eu un bateau coulé et une personne tuée, la France avait présenté des excuses officielles, puis avait payé des indemnités de 7 millions de dollars à la Nouvelle-Zélande et de 8,16 millions de dollars à Greenpeace. Surtout, Paris avait dû autoriser l’importation d’ovins néo-zélandais détruisant en partie sa propre filière ovine. En échange, les deux agents français prisonniers avaient été libérés. Ironie de l’Histoire, Laurent Fabius, le Premier ministre dont le gouvernement avait ordonné l’attaque du Rainbow Warrior est actuellement ministre des Affaires étrangères de François Hollande. Et ce dernier n’est-il pas l’ex-beau-frère du lieutenant-colonel Gérard Royal, le commandant de cette opération ?

http://tunisitri.wordpress.com/2012/02/27/la-france-ouvre-des-negociations-avec-la-syrie-pour-recuperer-ses-18-agents/

 

Pour se tenir au courant des événements rien de mieux que les religieux sur place :

http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-temoignage-exceptionnel-d-une-religieuse-sur-la-situation-en-syrie-72730959.html

Ou certains journalistes restés indépendants, tel que Webster Tarpley. « L’occident fait tout ce qu’il peut pour déstabiliser la situation en Syrie » dénonça-t-il sur la chaîne de télévision RT.  D’après lui « les civils syriens doivent faire face aux escadrons de la mort et à leurs actes de terrorisme aveugles… Je n’appellerai pas cela une guerre civile,  mais une procédure jointe de la CIA, du MI6 et du Mossad. Et cela  financé par l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Qatar ». L’ambassadeur américain en Syrie Robert S. Ford n’est-il pas impliqué dans le recrutement “d’escadrons de la mort” arabes et provenant des unités Al Qaïda (financées par la CIA) d’Afghanistan, d’Irak, du Yémen et de Tchétchénie ? Ford a été le conseiller politique à l’ambassade américaine de Baghdad de 2004 à 2006 sous les ordres de l’ambassadeur John Negroponte, l’ambassadeur US au Honduras de 1981 à 1985.  D’ailleurs, Le chef des rebelles syriens avoue être financé par la CIA !

http://mai68.org/spip/spip.php?article3455

 

Et pourquoi Homs ?

Parce que cette région est hautement stratégique. C’est le centre du trafic routier. Si vous prenez la ville, vous coupez le pays en deux. D’un coté Damas et le sud, de l’autre la côte syrienne, de plus, la plupart du trafic avec l’Irak passe par Homs. C’est aussi un important foyer de population (1 600 000 habitants) et un centre économique de premier plan, notamment pétrolier (raffineries), agricole, et commercial. Il est donc logique que l’empire attaque la Syrie à cet endroit névralgique.

 

Les plans de remodelage du Proche Orient et du nord de l’Afrique ont été élaborés avant 2001 :

L’année où les attentats sous faux drapeaux contre le World Trade Center et le Pentagone furent lancés permit de s’accaparer des richesses pétro-gazières et géostratégiques de ces pays indépendants.  En 2007, l’un des plus hauts responsables étasuniens d’alors, le Général 4 étoiles Wesley Clarkne ne nous le dévoilait-il pas ? :

http://www.youtube.com/watch?v=U6y8Bp55ucs&feature=player_embedded

D’autres ne sont pas « dupes » de ce qui est raconté sur la Syrie. L’alliance d’états Sud Américains, dite « Alliance Bolivarienne » a une analyse très différente de ce qui se passe vraiment et soutient la position Russo-Chinoise.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/02/06/l-alliance-bolivarienne-applaudit-le-veto-russe-et-chinois_1639481_3222.html#ens_id=1481132

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