Pour les Maliens aussi, la fin des temps est proche !


La porte de la fin des temps !

 

N’est-il pas ahurissant de voir cet occident, qui se veut laïc et démocratique, favoriser l’essor  dans le monde de la charia et de l’intégrisme ?

Même les policiers se mettent à porter la burqa

Son action criminelle en Libye, a permis à de nombreux groupes islamistes de s’accaparer des arsenaux libyens. Face à cette idéologie totalitaire en pleine expansion, au point d’avoir déjà pris pied au cœur de l’Europe et en France singulièrement, le monde libre se comporte avec lâcheté. Une lâcheté dont un jour elle devra en payer le prix. Ce qui arrive au Mali, dont la langue officielle est le français, arrivera aussi à la France.

 

En janvier 2012, de retour de Libye, les Touaregs du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) s’attaquent à l’armée malienne pour proclamer l’indépendance de l’Azawad.

Mais les islamistes d’Al Qaida profitent de cette déstabilisation pour tenter d’installer au Mali leur Califat. Ils sont aidés par un dissident touareg qui fonde le mouvement Ansar ed-Dine constitué au départ par une fraction touareg ifora à laquelle se joignent des combattants islamistes arabes ou sahéliens. Le Qatar, joue ici comme ailleurs, un jeu trouble, par son soutien financier et militaire qu’il apporte à ces islamistes radicaux qui sèment le chaos dans le pays. Des agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire, tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique. Sans oublier bien sûre, les enveloppes distribuées à nos partis corrompus, comme déjà Kadhafi avait l’habitude de le faire. Elles savent pourtant que le Qatar investit aussi, comme l’Arabie Saoudite et les EU, dans le djihadisme en France. Notamment en Seine saint Denis. Pourquoi donc les laisse-t-on faire ? Pourquoi va-t-on jusqu’à leur faire bénéficier d’allègement d’impôts chez nous ?

 

 

Donc ce groupe islamiste armé, lié à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) s’empare avec l’aide des rebelles touareg du MNLA du nord du Mali, profitant du vide du pouvoir à Bamako, consécutif au coup d’Etat militaire du 22 mars 2012 contre le président élu Ahmadou Toumani Touré.

Ensuite ce fut au tour des Touaregs du Mouvement de libération de l’Azawad (territoire du Nord-Mali) d’être vaincus par les islamistes d’Ansar ed-Dine, appuyés par l’Algérie.

Et pour empêcher la population de se déplacer dans ce contexte de guerre et de crise alimentaire, le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’ouest), les Talibans du Mali,  place des mines antipersonnels autour de la cité. Les enfants en seront les premières victimes mais c’est hélas le cadet de leur souci. Déjà certains sont enrôlés de force, d’autres violés, alors amputés par une mine qu’importe.

http://www.marianne2.fr/Au-Mali-le-Qatar-investit-dans-le-djihadisme_a220404.html

 

Depuis le 1er avril, Tombouctou est donc aux mains des combattants d’Ansar ed-Dine :

Ces talibans du désert ont entrepris de détruire plusieurs mausolées de cette ville historique. L’obscurantisme s’installe dans la cité malienne des "333 saints". Les fondamentalistes menacent d’y effacer, au nom de la pureté de l’islam,  les traces de ce qui fut un grand centre intellectuel africain.

En le faisant, ne suivent-ils pas l’exemple de Mahomet, quand furent renversés les idoles entourant la Kaaba, la pierre noire de La Mecque ?  L’islam doit tuer l’histoire,  pour imposer la sienne.

C’est ainsi que fut brisée la porte de la fin des temps : «La légende veut que la grande porte de la mosquée de Sidi Yaha reste fermée jusqu’à la fin de notre monde», a expliqué l’imam Alpha Abdoulahi. «Huit hommes d’Ansar ed Dine ont forcé l’entrée de la mosquée avant de m’offrir en dédommagement 50 000 FCFA (environ 95 francs), ce que j’ai refusé en disant que ce qu’ils avaient fait était irréparable», a-t-il dit.

 

Tombouctou, fondée au XIIe siècle et qui connut son apogée au milieu du XVe siècle, est sans doute le plus grand centre du savoir en Afrique :

http://www.youtube.com/watch?v=_vKBcJsqmOA&feature=player_embedded

Dotée de la prestigieuse université coranique de Sankoré et d’autres medersa, elle fut un centre de propagation de l’islam en Afrique. Mais le classement par l’Unesco, le 28 juin, de sept mausolées et de ces trois grandes mosquées (Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia), sur la liste du « patrimoine mondial en péril », eut un effet pervers.

http://whc.unesco.org/fr/list/119/

Tombeau des Akia à Gao :

http://amisdumali.com/diapo%20askia/index.html

Habité depuis 250 av. J.-C., le site de Djenné s’est développé pour devenir un marché et une ville importante pour le commerce transsaharien de l’or :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NdGvO-_Ena8

Il a attiré l’attention des troupes d’Ansar ed-Dine dont le porte-parole Oumar oud Hamaha a déclaré : « La construction de mausolées funéraires est contraire à l’islam et nous les détruirons parce que la religion nous l’ordonne ». La valeur réelle des monuments de Tombouctou sur le plan patrimonial et culturel, ces djihadistes l’ignorent le plus souvent. La plupart d’entre eux sont des mercenaires ignares, formés sur le modèle wahhabite, pratiquant donc un islam différent de celui qui a cours au Mali, à savoir un islam d’inspiration soufie.

La crainte, aujourd’hui, est que les rebelles touaregs s’en prennent aussi aux fameux « Manuscrits de Tombouctou », ces dizaines de milliers de livres qui reposaient depuis des siècles sous les sables du désert et que l’on a commencé d’exhumer, de répertorier, de classer et même de numériser depuis quelques décennies.

 

« Le sel vient du nord, l’or vient du sud et l’argent du pays des Blancs, mais la parole de Dieu et les trésors de la sagesse ne se trouvent qu’à Tombouctou. »

 

Ce véritable trésor est constitué de près de cent mille manuscrits détenus par les grandes familles de la ville :

Certains d’entre eux, datent de l’époque préislamique remontant au XIIe siècle. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en peul, par des savants originaires de l’ancien empire du Mali et contiennent un savoir didactique notamment dans les domaines de l’astronomie, de la musique, de la botanique… Des manuscrits plus récents couvrent les domaines du droit, des sciences, de l’histoire (avec d’inestimables documents comme le Tarikh el-Fettash (Chronique du chercheur) de Mahmoud Kati sur l’histoire du Soudan au XVe siècle et le Tarikh es-Sudan (Chronique du Soudan) d’ Abderrahmane Es Saâdi ( XVIIe siècle), de la religion, du commerce. Les conférences des oulémas y sont alors retranscrites sur des écorces, des omoplates de chameau, de la peau de mouton ou du papier en provenance d’Orient puis d’Italie. Le centre de documentation et de recherches Ahmed-Baba (Cedrab), fondé en 1970 par le gouvernement avec l’aide de l’UNESCO, recueille certains de ces manuscrits pour les restaurer et les numériser. Si déjà plus de 18 000 manuscrits ont été collectés par ce centre, on estime qu’il existerait jusqu’à 300 000 manuscrits dans l’ensemble de la zone touarègue. Environs 60 à 80 bibliothèques privées existent aussi dans la ville, parmi lesquelles la bibliothèque commémorative Mamma Haidara et la bibliothèque Mahmoud-Kati.

Toutefois, si les hommes de troupe sont ignares et inconscients de la portée culturelle de ces ouvrages rarissimes, leurs chefs peuvent, eux, avoir conscience de leur valeur marchande. Ainsi craint-on de voir ces ouvrages rarissimes, écrits en langue arabe ou en fulani (peul) par des érudits, se retrouver sur le marché de l’art officiel ou officieux. Le circuit est connu de ces biens culturels qui, venant d’Afrique, transitent généralement par la Suisse avant d’être proposés, sous le manteau ou en vente publique après avoir été maquillés, à des collectionneurs privés prêts à tout pour les acquérir.

L’Association des chefs religieux du Mali a condamné «le crime de Tombouctou». L’Organisation de coopération islamique (OCI), qui totalise 57 membres, a elle également «déploré» la destruction de mausolées qui «font partie du riche patrimoine islamique du Mali.

 

Encore une fois, l’occident continue à  jouer dans ce pays un mauvais rôle :

Avant ces événements, ce pays n’avait-il pas dû subir un des mécanismes d’étranglement cher au FMI grâce à la spéculation su le coton ? Celui-ci l’avait engagé dans les années 90 dans une production à grande échelle de coton pour l’exportation. Puis le marché mondial ayant réduit fortement son prix, provoqua l’endettement des Maliens. Ils se sont tournés vers le FMI qui leur prêta de l’argent sous la condition de sacrifier tous les investissements publics et de s’ouvrir à l’investissement étranger. Résultat, toutes les richesses et ressources naturelles furent bradées. Le chemin de fer a été vendu à une compagnie canadienne pour 107 millions de Francs CFA, autant dire rien du tout. Ce fut un pillage ! Pour ce qui est des mines, les multinationales achetèrent les terres aux paysans à 54€ les 7 hectares. L’ensemble du territoire a ainsi été privatisé et repartagé comme un gâteau entre les multinationales. Les paysans se retrouvèrent sans rien. L’une d’elle, Morila SA, est une société d’extraction qui appartient à Anglogold issue du consortium Anglo American et à Randgold qui appartient à Oppenheimer-Debeers (monopoliste sud-africain).