il n’y a pas de pires antisémites que les sionistes !

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Theodor Herzl, de son nom hébreu   (בנימין זאב), né le 2 mai 1860 à Budapest et mort en 1904,  fut un journaliste,  d’abord partisan de l’assimilation des Juifs au sein de leurs terres d’accueil.

Il avait été éduqué dans cet esprit des Lumières qui respirait dans la société bourgeoise de Vienne. Il vénérait la culture non-juive et souhaitait ardemment s’y associer. C’était pour lui, l’incarnation de l’idéal humain. Aussi n’a-t-il jamais circoncis son fils Hans.  Il méprisait les juifs qui se cantonnaient à rester observer la Torah et la Tradition. Pour lui, « les prêtres chrétiens étaient au top de l’échelle » car ils n’étaient pas attirés par l’argent. « Les simples chrétiens valaient plus que les Rabbins »

Liste des 10 rabbins les plus riches d’Israël :

Rabbin Pinchas Abuhatzeira : 266 millions d’euros
Rabbin David Abuhatzeira : 153 millions d’euros
Rabbin Yaakov Aryeh Alter : 71 millions d’euros.

Rabbi Yaakov Aryeh Alter

Rabbin Dov Yissachar Rokeaḥ : 37 millions d’euros
Rabbin Nir Ben Artzi : 20.5 millions d’euros
Rabbin Yaakov Ifargin : 15 millions d’euros
Rabbin Yeshayahu Pinto : 15 millions d’euros
Rabbin Baruch Abuhatzeira : 10 millions d’euros
Rabbin Reuven Elbaz : 8 millions d’euros
Rabbin Yoram Abargil : 7.5 millions d’euros

https://harissa.com/news/article/le-classement-des-10-rabbins-les-plus-riches-d%E2%80%99isra%C3%ABl

https://www.timesofisrael.com/forbes-ranks-israels-richest-rabbis/

En 1893, il proposa dans son  journal sa solution :

« Voici environ deux ans, j’ai entrepris de résoudre le problème juif, au moins en Autriche avec l’aide de l’Église catholique. J’ai demandé l’aide des hauts prélats de l’église autrichienne, afin d’obtenir par leur biais, une entrevue avec le Pape Léon XIII pour lui demander de nous aider contre l’antisémitisme. Je déclencherais un mouvement formidable parmi les juifs, qui se convertiront de façon fière et spontanée au christianisme. » Herzl décrit ainsi dans les moindres détails la cérémonie de conversion de masse qu’il avait préparé. « La conversion sera effectuée en plein jour, un dimanche midi, dans la cathédrale St Stéphane par une procession joyeuse au son des cloches. »

Les juifs pour lui étaient porteur du mal : « Les juifs riches dirigent le monde. Ils gèrent le destin des gouvernements et des nations. Ils les incitent à être les uns contre les autres. Pendant ce temps, eux s’enrichissent. »  Herzl légitimait ainsi la thèse antisémite. La même qui faisait écrire en prison en 1927, dans son livre Mein Kampf, Adolphe Hitler : « le judaïsme de l’argent, qui sème la zizanie parmi les peuples et les provoque à la guerre, pendant que le juif en tire profit…. Mais si le judaïsme de la finance internationale réussissait en Europe ou ailleurs, à entraîner de nouveau les peuples à une nouvelle guerre mondiale, le résultat ne serait pas une victoire du judaïsme mais la destruction de la race juive européenne. »

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En 1894, l’accusation de trahison d’ Alfred Dreyfus, fit comprendre à Herzl que l’assimilation n’était pas une solution viable, car le monde chrétien qu’il chérissait pourtant, ne cherchait pas assez à s’ouvrir aux juifs comme lui.

Il décida  donc de vouer toute son énergie à l’élaboration d’un état juif et d’une théorie sioniste qu’il énonça dans Altneuland (une nouvelle ancienne terre). Son état juif devait rejeter toutes les traditions juives, ses commandements, le yiddish, son sens du parasitisme. Il le rêvait ressemblant à un état européen. Haïm Hazaz, un idéologue de la direction sioniste, écrivit en 1943 que le sionisme et le judaïsme n’étaient pas la même chose et surement contradictoires. Le sionisme était un mouvement laïc qui donnait une définition laïque de l’identité juive. C’était un véritable déracinement, une destruction même qui ne faisait pas de place aux religieux. Le plus redoutable adversaire du sionisme n’était-il pas le judaïsme religieux ? Herzl ne rêvait effectivement ni de centre spirituel ni de peuple élu. Mais de l’affranchissement de la Torah, des commandements et de l’annulation de la morale religieuse. Des leaders tels que Mendelssohn, en cette époque dite des Lumières, diffusèrent ce dicton « soit juif chez toi et homme à l’extérieur ». Ce qui signifiait en réalité que le juif valait moins qu’un homme. Ils avaient en tête qu’il était nécessaire que les juifs d’Europe de l’est se nettoient de leurs poux et de la crasse de leurs corps.

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Mais pour entraîner tous les juifs dans ce mouvement, le sionisme dut se proclamer être un mouvement de rédemption

Il sut toutefois se distinguer du messianisme, tout en gardant comme dénominateur commun, de conclure l’histoire et de réaliser la promesse divine. C’était en fait très paradoxal. D’un côté ils étaient nombreux à  penser que Dieu n’existait pas mais cela ne les empêchaient pas de juger qu’il fallait tout de même réaliser ses promesses. Ils définissaient le sionisme comme la réalisation des désirs de toutes les générations précédentes. Et pour se faire, ils utilisèrent volontairement une terminologie religieuse afin d’enthousiasmer les juifs respectueux des Mitzvot (la Torah compte 613 mitzvot ), alors qu’en fait, leur véritable ambition était de créer un état qui renierait tout idéal religieux. C’est sans doute ce qui peut expliquer l’aveuglement de certains, qui considérèrent Herzl comme un Messie.  Ou l’appelait le « Roi des Juifs ».  C’est ainsi que le drapeau israêlien, si on lui enlève son étoile de David, il lui reste son Tallith (un drap blanc avec deux bandes bleues). Alors que normalement tout Tallith a des bandes blanches ou noires. Mais en utilisant le bleu on symbolisait la rédemption du peuple israélien.

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Dans les années 20, le mouvement sioniste socialiste s’empara de l’hégémonie en terre d’Israël, pour créer une nouvelle terre juive :

Des mots tels que Travail, Construction et Renouvellement, furent transformés en valeurs suprêmes et inculqués à la jeunesse. « Un vieux monde allons nous détruire, un vieux monde allons nous construire. »  Yossef Haïm Brenner, écrivait en 1919 : « Notre caractère  national est corrompu depuis toujours, nous n’avons jamais été un peuple productif. Nous avons toujours vécu une vie de gitans et de chiens. Oui, nous ne sommes que des saletés, pourritures, des œufs pourris… pas des êtres humains. »  Les textes des premiers sionistes étaient donc particulièrement antisémites, méprisant le juif éxilé. « Les peuples européens méritent tous les honneurs même s’ils nous étranglent sans pitié. Tout notre héritage spirituel n’est qu’un moustique mort. Mais devrons-nous permettre que nos rues soient envahies par tous ceux des ghettos ? La pourriture du genre humain ? » Zeev Jabotinsky, le père du mouvement révisionniste consignait en 1919, dans le journal Haaretz : « Dans notre maison Nationale nous déclarerons tous ces juifs qui n’ôteront pas cette rouille de l’exil, qui refuseront de raser leur barbe et de couper leur papillotes, être des citoyens de seconde zone. Ils n’auront pas le droit de vote. » David Ben Gourion (1886-1973), le fondateur et chef de l’état durant de nombreuses années, écrivit  dans son livre : Juif et but   « Les exilés qui se réuniront en Israël seront comme de la tourbe, sans langue, sans éducation, sans racine. On les transformera en une population cultivée. Pour cela,  Israël a besoin d’une population sélective. Le sionisme n’est pas une œuvre de bienfaisance. Nous avons besoin de juifs de qualité supérieure pour qu’ils développent la Maison Nationale. »

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Cette attitude des leaders du sionisme socialiste, dont le programme n’était pas de secourir les juifs, mais de former une nouvelle identité juive, s’est manifestée de la manière la plus extrême pendant la seconde guerre mondiale, quand affluèrent les nouvelles de l’extermination juive.

L’idée d’un refuge pour tous les juifs fut abandonnée. En 1943, alors que les juifs mourraient de faim dans les ghettos d’Europe, et que des millions d’entre eux étaient envoyés dans des camps, Yitzchak Greenbaum, leader sioniste chargé des opérations de secours et ministre de l’intérieur du gouvernement Ben Gourion, déclara : « Quand on m’a demandé de donner l’argent du Kéren Hayésod pour sauver les juifs de l’étranger, j’ai répondu non. Quand on m’a proposé deux possibilités : Le secours des masses juives d’Europe ou bien la rédemption en Israël, j’ai choisi la rédemption… Trop parler de massacres, diminue notre détermination. Si nous avions aujourd’hui la possibilité d’acheter des caisses de nourriture avec l’argent du Kéren Hayésod pour les acheminer vers Lisbonne, nous ne le ferions pas. Car le sionisme passe avant. » Pour Ossishkin (1863-1941), un des chefs du mouvement sioniste et directeur du Kéren Kayémet Leisraël dans les années 20 (extraits de la Shoah du ciel) «Les victimes qui meurent dans les terres de l’exil sont d’un peuple agonisant. Leur mort n’a pas de sens. De même que leur vie. Mais les victimes mortes sur notre terre, nous les admirons avec fierté. » Haïm Weizmann (1874-1952) Ier président de l’état d’Israël déclarait en 1937 (La marque de Caïn page 105) : «Je souhaite sauver 2 millions de jeunes. Les vieux iront à leur perte à la rencontre de leur destin. Ils ne sont que poussière humaine, économiquement et moralement dans un monde cruel. Seule la jeunesse survivra. Les vieux doivent le comprendre et l’accepter. » David Ben Gourion (du livre de Tom Segev  Les jours des anémones) : « Si j’apprenais que l’on peut sauver tous les enfants d’Allemagne en les transférant en Angleterre, ou seulement la moitié mais en terre d’Israël, je choisirais la seconde solution. »  A la veille de la guerre, Ben Gourion attaqua durement les juifs d’Europe : « Appelez moi antisémite, mais je suis obligé de le dire, nous sommes plein de honte devant ce qui se passe en Allemagne, en Pologne en voyant ces juifs n’osant même pas se battre. Nous n’appartenons pas à ce peuple juif. Nous nous rebellons contre lui. »

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L’attitude du sionisme envers le sauvetage des juifs pendant la 2nde guerre mondiale fut bien navrante !

Par exemple, le 25 avril 1944, Eichmann convoqua à son bureau Yoël Brand, un sioniste, membre du comité de secours de Budapest, pour lui faire une proposition :  « Tu sais qui je suis, celui qui extermine les juifs en Allemagne, en Pologne et en Tchécoslovaquie, maintenant je vais m’en prendre à ceux de la Hongrie. Mais je serais toutefois prêt à te vendre 1 million de juifs contre des marchandises : 10 000 camions, du café etc… Tu iras à Istanbul négocier cet accord avec l’Agence Juive. Et je ferais même sauter les fours crématoires d’Auschwitz. A chaque lot de 1000 camions tu auras 100 000 juifs en échange. » Brand alla donc à Istanbul rencontrer Haïm Berles. Ce dernier le convainquit d’aller à Jérusalem pour que les anglais puissent aussi entendre sa proposition. Mais dans le train, il fut approché par Yaakov Grippel (un représentant religieux d’Israël) et par Y. Kellermann (représentant révisionniste) qui le mirent en garde de ne pas quitter la Turquie car les envoyés de l’Agence Juive lui tendait un piège. Brand, ne pouvant soupçonner ses camarades du parti Mapaï,  continua son voyage. Il fut arrêté par les services secrets britanniques et envoyé au Caire durant de nombreux jours pendant que l’extermination de ses semblables continuait. Délivré, ce fut au tour des envoyés de l’Agence Juive de le retenir. Quand il put atteindre Jérusalem, il n’y avait plus aucune organisation en charge du sauvetage. Il ne sut qu’après, que le 25 mai 1944, alors qu’il était retenu au Caire, l’Agence Juive avait décidé de ne rien faire pour sauver ce million de juifs hongrois. Bien entendu, après la guerre, les membres du Mapaï, firent en sorte que personne n’apprenne l’existence de Brand. Mais au procès de Greenwald-Kastner, Brand dut y témoigner. Malgré des vols de documents, ce terrible secret de non assistance de la shoah fut exposé en pleine lumière. Dans ses mémoires, Brand ajouta comment des dirigeants de l’état d’Israël avaient tenté de falsifier son témoignage et l’avait menacé de l’emprisonner dans un asile. Un jour raconte-t-il, invité dans un hôtel de luxe par Teddy Kollek et Ehud Avriel (assistant de Ben Gourion), entre deux plats,  ils avaient essayé de le soudoyer en lui proposant un poste de porte-parole à  l’institut Weizmann s’il cessait d’écrire son livre (Le diable et l’esprit).

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Un autre document secret rédigé par Apolinery Hartglas (futur 1er directeur général du ministère de l’intérieur d’Israël) démontre cette attitude sioniste pendant la guerre :

Il y est noté : « Notre comité de secours ne peut pas sauver les 7 millions de juifs destinés à être éliminés. Il faut au mieux pouvoir en tirer un bénéfice politique. Des instructions vont donc être données pour ne sauver que des jeunes appartenant au mouvement travailliste, le Mapaï. » N’est-il pas étonnant de voir qu’ils sélectionnaient ceux qui allaient être sauvés, de la même façon que les Allemands les triaient dans les camps ? Même l’immigration des personnes âgées de Téhéran fut organisée dans ce sens. Il n’était pas question de prendre les juifs qui n’avaient aucun rapport avec le sionisme. Yigal Ben David (ancien de l’Agence juive devenu religieux) confirma les mensonges des  dirigeants sionistes qui ordonnaient de sauver les juifs : « faites en sorte qu’ils soient tous de notre parti. Evitez autant que possible d’amener des éléments non-sionistes vers Israël. »  Quand arrivait un groupe de religieux sionistes (Mafdal), on les prenait suivant un quota de 5 à 10%. Mais s’ils étaient des mouvements No’ham du parti travailliste Mapaï, Dror, Chomer Hatzaïr, Dror ils passaient tous. Mais des Haredim (non sionistes) aucun.

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La décision des Nations Unies du 29 novembre 1947 de créer l’état d’Israël :

Cela  mit fin au mandat anglais sur les terres palestiniennes depuis 1920,  par 33 votes pour, 13 contre et 10 abstentions.  Les sionistes mirent alors à l’écart les religieux. Et une forme de répression plana autour des juifs sépharades. Non seulement ils étaient d’Orient (sémites) mais aussi religieux. Tout l’opposé du sionisme. On décida alors d’essayer de les endoctriner. Et pour plus d’efficacité, on sépara les enfants des parents. On leur inculqua des programmes pédagogiques modernes. Les papillotes furent coupées et ils durent faire une croix sur leur culture arabo-juive pour la remplacer par le Travail, l’Argent et la Nourriture. Ceux qui n’adhéraient pas à la Histadrout n’avaient pas à manger. Les Yéménites qui étaient aussi religieux quand ils arrivèrent, furent embarqués de force dans des campements de tentes. On leur envoya des jeunes des Kibboutz pour les éduquer. Extrait du guide du Chomer (décembre 1956) : « comment se conduire avec les élèves religieux des camps ? Il faut leur faire comprendre que leur foi en Dieu est dénuée de logique et de fondement. Que la religion n’est que le fruit de régimes réactionnaires… »

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Après 50 ans, rien n’a changé :

Zehava Galon, du parti Meretz au Parlement, demandait toujours la séparation de la religion de l’état, la suppression du grand Rabbinat, l’abrogation des lois des Tribunaux Rabbiniques, les Conseils religieux etc…Aucun parti religieux ne devait siéger. Le député Yossef Lapid (chef du parti Chinouï) clamait qu’ils étaient en danger, car les religieux allaient engloutir l’état nous faisant revenir au Moyen Age. Pourtant au départ, que n’avait-on pas promis aux religieux : que leurs filles ne seraient pas appelées par l’armée, que le Shabbat serait un jour férié national, qu’ils jouiraient d’une certaine autonomie éducative, que le statut du Rabbinat ne serait pas lésé, qu’il n’y aurait pas de mariages civils ni de constitution laïque. Toutes ces promesses ne furent pas tenues par le premier ministre Ehud Barak. Le statu quo fut brisé. Le vote d’une loi interdisant le travail le jour du Shabbat était considéré comme illégitime. Mais si un parti socialiste imposait un jour de repos obligatoire, cela l’était. Comment peut-on alors parler d’un état juif ?

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Les medias en Israël forment un bloc unique, semblant être animés par une seule source :

Lorsque vous demandez à un étudiant de faire une recherche sur les nouvelles d’une journée, 95% d’entre elles sont écrites avec le même style et le même point de vue. Haïm Cohen (ancien vice-président de la Cour Suprême) s’en offusquait : « Les medias empiètent vraiment sur le terrain de nous tous. On a l’impression qu’il n’y a plus besoin d’enquêteurs, ni de procureurs, les médias nous dictent ce qu’il faut  penser. Ils adorent faire passer les Haredim (les religieux) pour des monstres qui menacent de dévorer la démocratie. »  Grâce à la manipulation des médias, à l’utilisation de la Cour Suprême et à l’habitude d’esquiver les instances démocratiques, les sionistes arrivaient ainsi à modeler le caractère de l’état en opposition aux valeurs du Judaïsme. Tout était fait pour liquider la démocratie israélienne en transférant les pouvoirs à la Cour Suprême. Les lois du Parlement ne sont plus que des recommandations. C’est ainsi que dans les années 80, la Cour Suprême se mit à adopter une méthode d’activisme judiciaire qui consistait à s’ingérer dans tous les domaines. Pour Aaron Barak, « Il n’y a pas de domaine non juridique. Le monde entier est juridique. » La Cour ne se privait pas de rejeter les lois du Parlement. Ses membres faisaient partie des éclairés (les sages).  Me Gidi Firshtik remarquait que dans les 14 verdicts rédigés par Barak, pas une seule citation n’était de source juive. Mais souvent d’origine américaine, indienne etc… Pour Yaakov Maletz (ancien juge de la Cour Suprême) : « La Cour suprême a dépassé les bornes. » Alors que pour le Prof Ruth Gabizon :  » aucun tribunal au monde ne s’est approprié de telles prérogatives. «   (1995). En 1999, Me Aaron Papo remarquait que ce tribunal était devenu le porte drapeau contre la religion.

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Lire aussi : L’horrible génocide sioniste contre les juifs sepharades

Pour les sionistes, Il y a un lien entre les religieux et les arabes. Aussi se débarrasser des religieux (Sépharades) c’était se débarrasser des arabes. Les sionistes ne sont pas des sémites alors que les arabes et les juifs sépharades si.

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judaïsme b

83 commentaires sur “il n’y a pas de pires antisémites que les sionistes !

  1. Patrick dit :

    L’antisémitisme des juifs envers les sémites arabes de Palestine :

    Le haut parleur du véhicule militaire envoie un message clair : «Habitants du camp de réfugiés d’Aida, nous sommes l’armée d’occupation ! Si vous jetez des pierres, nous allons lancer sur vous du gaz jusqu’à ce que vous mouriez tous autant que vous êtes, jeunes, enfants, vieillards. Vous allez tous mourir !»

    Des gaz ? Est-ce un rappel des camps nazis ? Mais en quoi ces Palestiniens en sont-ils responsables ?

  2. Atlas dit :

    Le business des camps de concentration !

    La police israélienne vient d’arrêter neuf cadres d’agences de voyages soupçonnées de s’être entendues frauduleusement sur les prix qu’elles pratiquaient pour emmener les lycéens visiter Auschwitz et d’autres anciens camps de concentration nazis en Pologne. Outre les neuf arrestations, la police a perquisitionné les bureaux des entreprises et les domiciles de plusieurs suspects et a gelé leurs comptes.

    Emme soupçonne au moins six agences de voyages, dont certaines importantes, d’avoir violé les règles de la concurrence en s’entendant sur les tarifs avant de répondre aux appels d’offres lancés sous l’égide du ministère de l’Education pour emmener les lycéens sur les lieux de mémoire de la Shoah.

    Les agences auraient ainsi fait en sorte que les prix ne soient pas tirés vers le bas. Elles se seraient partagées le marché et auraient fait en sorte de maintenir les apparences d’une compétition.
    Soixante-dix ans après la libération des camps de la mort, des milliers de lycéens israéliens effectuent chaque année de tels voyages. Le prix d’un voyage peut aller jusqu’à plusieurs milliers de shekels pour un élève (1000 shekels = 232 euros), selon la presse israélienne.

    Des milliers de jeunes Israéliens prennent par exemple part à Auschwitz aux côtés de responsables politiques et d’anciens déportés aux « marches des vivants », organisées depuis 1988 par des associations israéliennes et celles de la diaspora juive.
    Ils se réunissent ensuite autour du mémorial international de Birkenau, s’y recueillent, récitent le kaddish, la prière juive des morts, ainsi que les noms de victimes.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/01/19/97001-20160119FILWWW00091-israel-soupcons-de-fraude-d-agences-pour-des-voyages-a-auschwitz.php

  3. Hervé dit :

    Theodor Hertzel n’est pas le seul à penser que « les prêtres chrétiens étaient au top de l’échelle ».


    Henri Bergson (1859-1941) écrivait le 8 février 1937 :

    «Mes réflexions m’ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l’achèvement complet du judaïsme. Je me serai converti, si je n’avais pas vu se préparer depuis des années (en grande partie hélas ! par la faute d’un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d’antisémitisme qui va déferler sur le monde. J’ai voulu rester parmi ceux qui seront persécutés demain. Mais j’espère qu’un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal-archevêque de Paris l’y autorise, venir dire des prières à mes obsèques. Au cas où cette autorisation ne serait pas accordée, il faudra s’adresser à un rabbin, mais sans lui cacher et sans cacher à personne, mon adhésion morale au catholicisme, ainsi que le désir exprimé par moi d’abord d’avoir des prières d’un prêtre catholique». Henri Bergson dans Lectures françaises, N° 445, page 46.

  4. Yann dit :

    Mais Dieudonné, n’est-il pas en fait d’origine sémite ? Pour le révérend et historien africain Thomas Vanda, «les Juifs et les Noirs» ont les «mêmes racines» et une seule et «même destinée».
    http://www.mediamosaique.com/Par-communaute/des-juifs-lde-soucher-originaires-de-lafrique-noire.html

    Comment fut inventé le peuple juif ?
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205

  5. Lino dit :

    Dans son dernier livre « L’esprit du Judaïsme », Bernard-Henri Lévy s’efforce d’expliquer tout ce que la France doit aux juifs, et la dette est, d’après lui, immense.

    D’abord il oublie que de nombreux juifs sont venus en France après s’être convertis au catholicisme. De plus, il croit que la langue française a été inventée par le juif Rachi.

    Le premier texte ancien français est Le Serment de Strasbourg et date de 842, c’est bien sûr un texte écrit en patois puisqu’il n’y a pas de langue néo-latine normée et standardisée à l’époque. La langue étant très archaïque, il est difficile de localiser le texte, certains philologues ont cru y voir une forme archaïque de picard, d’autres de lorrain, d’angevin etc. La littérature en ancien français commence avec La Cantilène de sainte Eulalie, datée de circa 880 ; le texte semble être du patois picard. Le second texte est La Vie de saint Léger, datée de la fin du Xe siècle ; certaines formes font penser à du patois de bourgogne, d’autres à du patois poitevin… Ensuite on a La Vie de saint Alexis, le texte est daté de 1040 et est probablement normand.

    Rachi, de son vrai nom Salomon Ben Isaac (1040-1105) est né à Troyes en Champagne, il est devenu un grand auteur réputé et étudié jusqu’à nos jours, son œuvre, exclusivement écrite en hébreu, est immense, elle est constituée de commentaires sur la Bible et sur le Talmud. Ses commentaires étaient probablement la matière première des cours qu’il dispensait à ses disciples ; aussi, comme ils n’étaient certainement pas aussi érudits que lui et que leur connaissance de l’hébreu était moindre, Rachi notait parfois des gloses en patois champenois en marge de ses commentaires. Ainsi pouvait-il indiquer le mot en langue vulgaire, qui était la langue maternelle et usuelle de Rachi et de ses étudiants, lorsque la poursuite du commentaire arrivait sur un terme difficile pour ses élèves.

    Cela dit, si l’importance de Rachi est certaine pour l’histoire philologique de la langue d’oïl, en faire pour autant le père de la langue française relève de l’escroquerie, mais peut-être plus probablement d’une pathologie monomaniaque de BHL. Car si le nom de Rachi n’apparaît pas dans les grammaires, syntaxes, anthologies de l’ancien français etc., c’est précisément parce que sa contribution à l’histoire littéraire du français est nulle.

  6. […] A noter ces 2 citations de Theodor Herzl, fondateur du Sionisme : « La persécution ne détruira pas le peuple Juif mais accomplira le contraire : il renforcera l’identité Juive ». Lire : https://effondrements.wordpress.com/2012/06/26/il-ny-a-pas-de-pires-antisemites-que-les-sionistes/ […]

  7. John dit :

    Pour Rony Brauman « Les principaux soutiens d’Israël aux Etats-Unis sont antisémites… » Selon lui, les Evangéliques aux USA sont sionistes parce qu’ils attendent avec impatience que tous les juifs se rassemblent en Palestine. Car enfin leur Messie pourra arriver. Mais son apparition fera disparaître ces juifs. Soit par la conversion soit par la mort. D’autre part, Obama n’aurait pas du comparer Shimon Péres à Nelson Mandela. Car si Shimon fut l’initiateur des négociations d’Oslo, il en fut aussi le fossoyeur. De plus il a donné son feu vert pour l’établissement d’autres colonies et a commis des crimes de guerre.
    http://www.rts.ch/play/tv/l039actu-en-video/video/rony-brauman-lappui-de-lamerique-a-isral-est-un-appui-extremement-ambigu?id=8074363

  8. Carlos dit :

    Des extrémistes de la pensée, autoproclamés gardiens et protecteurs de la morale de leur peuple, ont besoin pour exister de se sentir détestés. Ils tentent d’imposer au monde, à grands renforts de propagande, l’idée qu’il existe un antisémitisme omniprésent afin d’êtres considérés comme une minorité persécutée depuis la nuit des temps et pour l’éternité. Ils se complaisent dans la pensée qu’il n’existe que deux peuples sur terre ; les « élus » et les « antisémites ».

    Le fameux dîner organisé par cette communauté du même nom et au cours duquel nos dirigeants se font dicter la politique française à adopter pour aller dans le sens des meilleurs intérêts d’Israël.
    -https://www.youtube.com/watch?v=-mVOouotYto

  9. Carlos dit :

    Petit exemple de raciste et menteur : le président de la Licra, Alain Jakubowicz, qui, suite à l’affaire Théo, écrit : « Chacun, enfin, garde en mémoire ces panneaux qui promettaient d’envoyer « les pédés au bûcher » lors des manifestations contre le mariage pour tous. »
    http://alainjakubowicz.fr/index.php/2017/02/16/le-racisme-decomplexe/

    Il tient évidemment à s’en prendre aux chrétiens. Ces derniers n’ont jamais promis ce genre de chose pour la simple raison que l’Evangile prêche tout le contraire. Les sanctions n’existent que dans les religions juive et musulmane !

  10. […] A noter ces 2 citations de Theodor Herzl, fondateur du Sionisme : “La persécution ne détruira pas le peuple Juif mais accomplira le contraire : il renforcera l’identité Juive”. Lire : https://effondrements.wordpress.com/2012/06/26/il-ny-a-pas-de-pires-antisemites-que-les-sionistes/ […]

  11. Didier dit :

    Pierre Hillard devait préfacer l’ouvrage des historiens écossais Gerry Docherty et Jim MacGregor intitulé « L’histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale ».

    Malheureusement, ces derniers ont refusé que les écrits de Monsieur Hillard figurent en ouverture de leur livre. Elle est toutefois consultable ici :

    La parution du livre « L’histoire occultée : les origines secrètes de la Première guerre mondiale » est appelée à bouleverser le lecteur français à qui on inflige depuis des lustres, via une Éducation nationale sclérosée, une vision manichéenne de l’histoire. En effet, on nous y apprend que les responsables de ce conflit sanglant sont uniquement l’empereur Guillaume II, l’appareil politique et militaire du IIè Reich et tout un peuple. D’ailleurs, le Traité de Versailles condamna l’Allemagne en la rendant seule responsable de tous les maux avec le fameux article 231. Ainsi, le 28 juin 1919, les plénipotentiaires allemands envoyés à Versailles, Johannes Bell et Hermann Müller, durent reconnaître le « péché mortel » commis par 60 millions d’Allemands traités comme un seul bloc. Dès 1920, l’historien Jacques Bainville sut prévoir d’une manière admirable dans son ouvrage « Les conséquences politiques de la paix » les suites désastreuses de ce Traité conçu par des technocrates mâtinés de puritanisme : « Composé par des lecteurs de la Bible et pour des lecteurs de la Bible, le Traité de Versailles l’a été aussi par des hommes d’affaires, ce qu’on appelle aujourd’hui des  »techniciens » (…). Ainsi les détails du Traité sont un travail d’experts et de techniciens. L’ensemble, les grandes lignes sont de l’ouvrage d’amateurs. De là lui viennent deux de ses traits dominants : un caractère moral prononcé, car il est facile de mettre des lieux communs de moralité à la place du raisonnement politique qui exige un effort intellectuel et une préparation particulière. Ensuite un caractère  »économique » non moins accusé et qui s’accorde avec le moralisme puritain (…). La Conférence de la paix a été un concile[1]. »

    Pour expliquer un tel résultat fruit d’une tournure d’esprit bien spécifique, il s’avère nécessaire de se référer aux travaux de Gerry Docherty et Jim MacGregor s’appuyant sur d’abondantes sources et pièces d’archives[2]. Cet ouvrage permet de retracer les éléments profonds et sournois qui ont réellement conduit à la Première guerre mondiale. En effet, ces auteurs expliquent comment les représentants politiques visibles du pouvoir britannique n’étaient que les exécutants d’une coterie appartenant aux classes intellectuelles et financières les plus aisées du monde anglo-saxon. Cette caractéristique était largement ignorée du peuple anglais croyant vivre en démocratie. Désignés par l’expression « Élite secrète », ces personnages nourrissaient une haine profonde de l’Allemagne dont la montée en puissance économique et militaire mettait en péril l’avenir de l’Empire britannique. On peut distinguer plusieurs « couches géologiques » de cette caste politico-financière partant de la scène politique publique pour aboutir aux coulisses et aux méandres secrets d’un monde où rôdaient hommes d’influences de haut vol et financiers aux appétits planétaires. Comme le démontrent les auteurs, des acteurs politiques comme Lord Rosebery, Lord Balfour, Edward Grey, Lloyd George, Winston Churchill, Richard Haldane, Herbert Henry Asquit … etc formaient le premier cercle du pouvoir britannique. Animés d’une pensée d’action commune, ces derniers devaient leur réussite professionnelle et leur maintien ‒ c’est le cas de Lloyd George ‒ à l’appui d’un club élitiste immensément riche aux activités diverses et variées (monde des affaires, universitaires des meilleures écoles, élites administratives, …) formant le deuxième cercle comme Cecil Rhodes à la tête d’une industrie diamantaire (De Beers) et promoteur d’un idéal de gouvernance mondiale reposant sur la suprématie de la race anglo-saxonne ; William Stead une des grandes pointures du journalisme capable d’influencer toutes les classes sociales en fonction des ambitions de l’Élite secrète ; Alfred Milner aux fonctions multiples (homme d’affaires, haut-fonctionnaire, promoteur de l’impérialisme britannique par l’intermédiaire de cercles élitistes comme la Round Table et des bourses d’études Cecil Rhodes) ou encore Lord Esher, conseiller intime des dernières années du règne de Victoria puis d’Édouard VII jusqu’à George V, véritable pont entre l’Élite secrète et les instances monarchiques. On pourrait ajouter d’autres noms. Signalons l’existence de personnages comme Philipp Kerr, secrétaire privé de Lloyd George ou encore Lionel Curtis promoteur de l’idée d’un Commonwealth of Nations et fondateur, en 1920, d’un centre de recherche et d’influence politique (Think tank) appelé Royal Institute of International Affairs (RIIA) devenu par la suite Chatham House.

    [1] Jacques Bainville, Les conséquences politiques de la paix, Plon, 1920, pp. 33-37.
    [2] Ces deux auteurs rendent en particulier hommage à l’universitaire américain Carroll Quigley (1910-1977) auteur d’un livre époustouflant sur cette « Élite secrète », véritable caste, qui peut être lu en français : Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine, Éditions le Retour aux Sources, préface de Pierre Hillard, 2015.


    Cecil Rhodes (1853-1902), fondateur de la British South Africa Company, de la compagnie diamantaire De Beers, créateur des bourses d’étude Rhodes, Premier Ministre de la colonie du Cap de 1890 à 1896.

    Enfin, un troisième cercle, constituant l’armature de l’ensemble et indispensable au bon déroulement de la politique britannique, était constitué de plusieurs familles bancaires ou individus à fortes personnalités essentiellement juives en lien avec d’autres personnages au même profil en Europe et aux États-Unis : Rothschild, Sassoon, Cassel, Hirsch, Montagu, Schiff, Günzburg, Poliakoff, Ballin, … C’est le point capital à retenir. En effet, en lisant L’histoire occultée, on se rend compte de l’importance vitale du monde de la finance irriguant tout le corps politique, économique, militaire et journalistique de l’Empire britannique par divers moyens jusque dans les mariages. Jamais Cecil Rhodes n’aurait pu développer ses ambitions sans l’appui décisif de Nathaniel de Rothschild. La fameuse formule « Qui paie, commande ! » prend tout son sens à la lecture de cet ouvrage permettant de saisir les ambitions mais aussi les rivalités opposant ce milieu au reste du monde et, en priorité, à l’Allemagne. Cependant, afin de mieux saisir les nombreuses informations apportées par ce livre, il est indispensable de comprendre comment ce monde de la finance juive, véritable fer de lance, a pu s’imposer au sein de l’appareil politique britannique.

    La révolte des barons anglais sous le règne de Jean sans Terre aboutit à la « Grande Charte » (Magna Carta) le 15 juin 1215. Parmi plusieurs mesures, elle reconnaissait le droit aux Juifs de commercer en Angleterre. Cette directive fut abrogée par Édouard 1er en 1290 qui expulsa l’essentiel de cette communauté. Le rétablissement des liens entre ces deux mondes se fit avec l’instauration de l’anglicanisme sous le règne d’Henri VIII[3]. Ce renouveau permit le renforcement de centres d’intérêts et de sympathie entre la Couronne britannique et la diaspora juive commerçante dispersée en Europe et dans l’Empire ottoman. Ce point est à retenir car il exista, dès cette époque, une coopération dans tous les domaines où intérêts économiques et diplomatiques se mêlèrent à la volonté d’être informé en avance sur les concurrents d’autres pays. L’efficacité des services du renseignement britannique a été en mesure de profiter de ce type d’alliance voire même d’être devancée par la qualité des transmissions d’informations au sein des grandes familles financières et commerçantes juives. Nous pouvons illustrer ce phénomène dans le cas de la bataille navale de Tsushima où la marine russe fut battue par celle des Japonais en 1905. Comme le relate l’historien anglais Antony Allfrey en évoquant la puissance et l’influence des Rothschild : « Leur service de renseignement était inégalé ; ils étaient d’habitude les premiers à obtenir ces informations de l’étranger avant qu’elles n’atteignent le ministère des Affaires étrangères ou les services de la marine. Alfred [Rothschild] reçut le rapport du désastre naval russe à Tsushima deux jours avant que sa confirmation n’arrive à la délégation japonaise à Londres[4]. »

    [3] Henri VIII (1491-1547) était soutenu financièrement par la famille bancaire de Juifs marranes, faussement convertie au catholicisme, les Mendes. Originaire du Portugal, cette famille, qui détenait le monopole lucratif du poivre, s’installa à Anvers in Cecil Roth, Histoire des marranes, Éditions Liana Levi, 1990, pp.187-188. Un des membres les plus prestigieux et influents de cette famille fut Doňa Gracia Nasi (1510-1569), épouse de Franscico Mendes, qui s’installa dans l’Empire ottoman. Cet empire était un des grands centres de la puissance commerçante et financière juive. L’universitaire Cecil Roth évoquant ce milieu résume la situation en rappelant que les Juifs du Levant « contrôlaient tout le commerce de l’Empire turc » in Cecil Roth, Doňa Gracia Nasi, Éditions Liana Lévy, 1990, p. 165. On comprend plus facilement que des liens diplomatiques se soient noués entre le monde ottoman et l’Angleterre d’Élisabeth 1ère (fille d’Henri VIII) grâce au rôle d’un de ses membres les plus puissants au service de la Sublime Porte, Alvaro Mendes. Installé à Constantinople, il prit le nom de Salomon Aben-Ayish in Histoire des marranes, op. cit, pp. 161-162.
    [4] Anthony Allfrey, Edward VII and his jewish court, Weidenfeld § Nicholson, Londres, 1991, p. 38. La rapidité de l’information avec ses répercussions politico-militaires peut aussi être illustrée dans le cas du marrane Hector Nuňes qui disposait de relais parmi ses agents commerciaux marranes dans la péninsule ibérique. En 1588, il put ainsi alerter à temps les ministres Burleigh et Walsingham au service d’Élisabeth 1ère des préparatifs de l’Invincible Armada pour attaquer par surprise l’Angleterre in Histoire des marranes, op. cit, p. 202. Dans la même veine, le chancelier Bismarck ayant comme banquier et conseiller le juif allemand Gerson Bleichröder, grâce à l’entremise de Carl Mayer de Rothschild, faisait le même constat : « Grâce à Bleichröder, je reçois habituellement les informations politiques importantes de Paris ou de Saint-Pétersbourg huit jours plus tôt que par l’intermédiaire de mes ambassadeurs. » in Fritz Stern, L’or et le fer, Bismarck et son banquier Bleichröder, Éditions Fayard, 1990, p. 361. L’historien Fritz Stern ajoute cet élément révélateur d’un monde inconnu du grand public : « Mais il n’y avait pas que la rapidité qui donnait du prix aux services de Bleichröder : Bismarck apprit à voir le monde à travers les yeux d’un banquier qui entretenait des relations personnelles avec les nouveaux puissants de ce monde, avec les Rothschild et avec tout un réseau de banques rivales ou associées. » in Ibid.

    Cette capacité à anticiper et le renforcement de ces liens prirent un nouvel essor à partir des années 1650 à l’époque du puritain Oliver Cromwell. La puissance financière juive des Provinces-Unies (les Pays-Bas) bascula en Angleterre, plus exactement à la City de Londres, avec l’appui décisif du rabbin Menasseh ben Israël désireux d’établir une communauté dans ce pays[5]. Désormais, celle-ci put s’enraciner et monter en puissance au sein de la société britannique. On peut noter que, pour la première fois, un Juif du nom de Solomon de Medina (1650?-1730) fut fait chevalier, en 1700, en raison de son habileté à fournir de l’argent et des provisions en tout genre aux troupes du duc de Malborough[6]. L’arrivée de juifs dans la vie politique anglaise se fit aussi par des conversions à l’anglicanisme. Véritable promotion sociale, cette méthode permit d’entrer à la Chambre des Communes initialement réservée qu’aux anglicans. Cette tendance peut être relevée dans le cas de Manasseh Masseh Lopes (1755-1831) qui, après sa conversion, devint en 1802 le premier juif d’origine à intégrer le Parlement britannique comme député Tory[7]. On retrouve le même phénomène avec Benjamin Disraeli (1804-1881), né dans une famille juive mais élevé dans la foi anglicane, dont la carrière politique le porta à devenir le premier Premier ministre d’origine israélite à la tête de la plus grande puissance économique et militaire au XIXè siècle. Il est vrai que l’admission d’Anglais non-anglicans au sein de la classe politique britannique ne se fit que progressivement. L’égalité civique ne fut obtenue pour les catholiques qu’avec le Roman catholic Relief Act en 1829 ouvrant toutes les portes à l’exception de l’accession au trône d’Angleterre. Il en fut finalement de même avec les juifs anglais qui purent siéger au Parlement britannique qu’après l’adoption du Jews Relief Act en 1858. Le premier à pouvoir en bénéficier, après quelques péripéties, fut Lionel de Rothschild, le 26 juillet 1858. L’apothéose fut atteinte avec son fils, Nathaniel de Rothschild, qui devint le premier juif à intégrer la Chambre des Lords en 1885.

    L’Angleterre décrite par Docherty et MacGregor, c’est d’abord et avant tout l’influence d’une famille « régnante » bien particulière : les Rothschild. Ces derniers ne sont que les continuateurs à l’échelle planétaire de ces fameuses dynasties financières juives, les « juifs de cour » (Hofjuden), qui ont déterminé la vie du Saint-Empire romain germanique. Cette dynastie Rothschild doit son ascension au patriarche Mayer Amschel Rothschild (1743?-1812). Son habileté en affaire n’était que la conséquence d’une transmission d’un savoir hérité d’une autre dynastie financière juive : les Oppenheimer. Son principal mentor, Samuel Oppenheimer (1635?- 1703), était banquier au service des Habsbourg mais aussi d’Eugène de Savoie dans sa guerre contre les Ottomans. L’appui financier apporté par cet homme fut décisif dans la politique de Vienne face à la Sublime Porte[8]. Un de ses fils, Simon Wolf Oppenheimer, s’installa à Hanovre afin d’y fonder une banque et une maison de commerce du même nom tout en étant au service de l’Électeur du Brunswick-Lünebourg. Or le prince de cet État, Georges Louis (1660-1727) devint, par le jeu de règles dynastiques, roi d’Angleterre sous le nom de Georges 1er. Il fut donc possible pour le banquier Oppenheimer d’établir des liens plus étroits avec la Couronne britannique mais aussi avec son cœur financier : la City de Londres. Le fils de Simon Wolf, le banquier Jacob Wolf Oppenheimer, embaucha vers 1757 un jeune apprenti d’environ 13 ans afin de le former aux techniques financières : Mayer Amschel Rothschild[9]. Une nouvelle dynastie venait de naître. Les débuts de ce dernier dans le monde de l’argent et du commerce ainsi que sa formation au sein d’un groupe financier bien introduit dans la société germanique lui permirent d’établir, en 1764, un contact avec une des plus grandes fortunes d’Allemagne au XVIIIè siècle, Guillaume de Hesse-Cassel.

    [5] Outre les intérêts financiers, les élites rabbiniques de l’époque croyaient comme le rapporte Cecil Roth que « Si les juifs s’installaient dans les îles britanniques, la dispersion ainsi annoncée serait enfin complète, permettant ainsi l’avènement de la grande délivrance messianique. » in Histoire des marranes, op. cit. p. 207.
    [6] Edward VII and his jewish court, op. cit, p. 17.
    [7] Ibid., p. 18. Il devint baron en 1805 : Sir Manasseh Masseh Lopes.
    [8] http://www.jewishencyclopedia.com/articles/11741-oppenheimer-samuel
    [9] Fritz Bachkhaus, Mayer Amschel Rothschild, Éditions Herder, 2012, pp. 37-39. Fritz Backhaus est le directeur du musée du judaïsme de Francfort. Pour la rédaction de cet ouvrage riche en informations, il remercie Melanie Aspey, directrice du Fonds d’archives Rothschild de Londres. L’auteur précise que les Oppenheimer de Hanovre appartenaient à une famille juive de cour dirigeante du Saint Empire ‒ celui-ci étant constitué d’environ 350 États, royaumes, duchés et principautés ‒ liée à d’autres familles du même profil par de nombreux mariages. Elles constituaient ainsi une véritable « aristocratie » de la finance in Ibid. p. 38.


    Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.

    Cette fortune avait commencé à se former sous la direction de son père, Frédéric II de Hesse-Cassel, en louant les soldats de sa principauté pour les besoins militaires de la Couronne d’Angleterre. Cette politique lucrative explosa littéralement quand son fils Guillaume loua près de 20 000 soldats hessois à la Grande-Bretagne avide de recrues pour combattre, en 1776, les insurgés américains rebelles à l’autorité de Londres. Cette location de main-d’œuvre militaire fut facilitée par des liens familiaux étroits. En effet, la mère de Guillaume de Hesse-Cassel, Marie, était la fille du roi d’Angleterre Georges II, fils du précédent lié aux Oppenheimer. Ces transactions entre ce prince allemand et le gouvernement britannique auxquelles participait Mayer Amschel Rothschild[10] passèrent par la banque londonienne Van Notten § Fils. Ainsi s’établirent les premiers liens financiers entre le fondateur de la dynastie et le monde anglais. Un tel engagement fut récompensé par l’octroi de responsabilités supplémentaires qui firent du jeune Mayer Amschel le banquier du prince de Hesse-Cassel[11]. L’immixtion des Rothschild dans les affaires anglaises prit un tour décisif avec l’envoi d’un de ses fils, Nathan Mayer en 1798 à Manchester, où il fit fortune dans le textile avant de s’installer à Londres. Ses compétences financières lui attirèrent estime et amour. En effet, un banquier juif hollandais, Levi Barent Cohen, qui avait quitté Amsterdam en 1770 pour faire fortune à la City de Londres, devint un élément incontournable du monde de la finance. Sa fille Hannah épousa Nathan Mayer. La dynastie anglaise Rothschild était née[12]. En lisant le rôle des Rothschild dans leur engagement financier et militaire à la veille de la Première guerre mondiale, nous retrouvons cette même tradition familiale dans la mission cruciale jouée par Nathan Mayer au service de la Couronne britannique face à Napoléon 1er. En 1814, à la demande de Charles Herries, trésorier au sein du ministère de la guerre anglais, ce même Nathan Mayer finança les armées de Wellington puis, en raison du succès obtenu, de tous les alliés de l’Angleterre sur le continent[13]. La défaite de l’empereur à Waterloo en 1815 n’est donc pas uniquement due aux habilités tactiques de Wellington et de Blücher.

    Le XIXè siècle fut celui de l’épanouissement de toutes les ambitions politiques, financières et militaires des Rothschild au sein de l’Empire britannique en nouant des coopérations étroites avec d’autres familles juives de la haute finance mais aussi non-juives. Même si cette famille a largement pratiquée l’endogamie permettant de ne pas éparpiller ses intérêts et ses secrets, on doit reconnaître que quelques mariages judicieux n’ont fait que renforcer son étreinte dans les plus hautes sphères du pouvoir britannique[14].

    [10] Ibid., pp. 56-58. Cette banque a continué à jouer un rôle important puisque Guillaume de Hesse-Cassel a aidé l’Angleterre dès les années 1790 dans sa guerre contre la France révolutionnaire in Ibid., p. 140.
    [11] Dans les guerres de la Révolution puis avec Napoléon 1er, Fritz Backhaus n’hésite pas à écrire : « Malgré tous les dangers, les Rothschild étaient fidèles au prince électeur. Le risque en valait pourtant la peine : ils étaient les banquiers d’une des plus grandes fortunes privées d’Europe. » in Ibid., p. 107. Outre ces liens, il faut rappeler l’influence indéniable de l’idéologie maçonnique en lien avec des influences juives par l’intermédiaire de courants comme le sabbatéo-frankisme. L’action de Junius Frey, petit cousin de Jacob Frank (1726-1791) dont l’action a favorisé la promotion des Lumières (Haskala, les « Lumières juives »), à la tête des « Frères asiatiques » (loge maçonnique mêlant kabbale, ésotérisme et christianisme revisité) est à signaler. En effet, le successeur de Frey, en 1786, est le propre frère de Guillaume de Hesse-Cassel soutenu par Mayer Amschel Rothschild, Charles de Hesse-Cassel (1744-1836) in Gershom Scholem, Du frankisme au jacobinisme, la vie de Moses Dobruska, alias Franz Thoms von Schönfeld alias Junius Frey, Éditions du Seuil, 1981, p. 38. Cette influence de la Haskala a joué dans certaines conversions de juifs au catholicisme. On peut citer la conversion du rabbin David-Paul Drach (1791-1868) qui, dans ses écrits, défend l’idée d’une bonne kabbale chrétienne (littéralement « transmission ») au profit du catholicisme. Or, comme l’enseigne l’Église, le dépôt de la foi étant clos depuis saint Jean ‒ c’est-à-dire que rien ne peut être ajouté, modifié ou supprimé ‒ ce concept défendu par l’ex-rabbin Drach se doit d’être absolument rejeté.
    [12] Mayer Amschel Rothschild, op. cit, p. 79. Nathan Mayer Rotschild est le père de Lionel et le grand-père de Nathaniel susmentionnés. Précisons que l’empereur d’Autriche François 1er anoblit les cinq fils Rothschild en 1822.
    [13] Ibid., pp. 143-144. Nous pouvons trouver une analogie dans le cas cité par Docherty et MacGregoor qui résument bien la situation concernant les liens entre la famille Rothschild et le monde de l’armement avec en particulier « Vickers » : « Vickers fut propulsée au statut de fortune mondiale avec les soutiens de Rothschild et de Cassel. L’Élite secrète dominait au cœur même de l’industrie de l’armement. Les Rothschild avaient toujours compris que ces industries généraient d’énormes bénéfices. Le financement des guerres était leur domaine réservé depuis près d’un siècle. » (Chapitre 9, page 182). N’oublions pas aussi le rôle prégnant du prince de l’armement dans ce type d’affaire, Basile Zaharoff (1849-1936).
    [14] Parmi tous les éléments favorisant le contrôle de l’Empire britannique, nous pouvons signaler qu’Alfred de Rothschild, petit-fils de Nathan Mayer, fut le premier directeur d’origine juive de la Banque d’Angleterre en 1868 à l’âge de … 26 ans in Edward VII and his jewish court, op. cit, p. 33.

    Ainsi, Lord Rosebery (1847-1929), plusieurs fois ministres des Affaires étrangères et Premier ministre, était marié à Hannah de Rothschild (petite-fille de Nathan Mayer)[15]. On retrouve ce type d’influence en France avec deux jeunes femmes Rothschild, Margaretha et Bertha Clara, qui ont épousé le duc de Gramont et le Prince de Wagram. Cependant, ces mariages prirent une autre tournure quand il s’agissait de nouer des liens matrimoniaux avec des dynasties financières juives. La révolution industrielle bouleversant l’Europe et l’Amérique du Nord avec ses voies de communications de plus en plus développées (voies ferrées et maritimes) et banques de plus en plus puissantes est le fruit d’un maillage entre familles n’empêchant pas non plus des rivalités internes. Nous pouvons relever une alliance étroite entre les Rothschild et les Sassoon appelés les « Rothschild de l’Orient ». En effet, outre un mariage entre Edward Sassoon et Alice de Rothschild, petite-fille de James, le dernier des cinq fils Rothschild de Mayer Amschel, les intérêts de ces deux familles s’harmonisaient car l’Empire britannique contrôlait de vastes territoires politiquement et économiquement importants au Moyen-Orient et en Inde en liaison avec l’Extrême-Orient tout en bloquant les tentatives russes d’atteindre les mers chaudes. Comme l’illustre Antony Allfrey : « La Perse s’étend carrément dans la sphère des intérêts à la fois de David Sassoon § Fils et de l’Empire britannique. C’était une zone tampon entre les Indes britanniques et l’Empire russe en expansion[16]. » Une intégration de cette famille dans les intérêts Rothschild de l’Empire était donc nécessaire. Comme l’explique le magazine juif européen, Shalom : « L’histoire des Sassoon débute à Bagdad où les membres de la famille sont courtiers et riches négociants. Cheikh Sassoon ben Salah, l’ancêtre fondateur, fut chef de la communauté juive de Bagdad et trésorier principal du Pacha ottoman Suleiman. Il mourut en 1830. Son fils David Sassoon échappa à la persécution des autorités irakiennes en fuyant d’abord à Bachir, puis à Bombay. C’est là qu’il établit les bases d’une compagnie internationale opérant dans les secteurs du commerce et de la banque. La communauté juive de Bombay et ses institutions bénéficièrent grandement de ses largesses. Son fils aîné participa à la transformation de Bombay en une cité portuaire moderne et par la suite, d’autres membres de la famille coopérèrent au développement de l’industrie textile de l’Inde, tout en poursuivant d’importantes œuvres philanthropiques juives. David Sassoon eut huit fils et six filles ; six de ses enfants s’établirent à Londres et furent rapidement intégrés dans l’élite de la société, contribuant de diverses manières à la vie politique, culturelle et sociale britannique. Edward devint député au Parlement en 1899 ; Rachel fut rédactrice de deux journaux concurrents, le « Sunday Times » et l’« Observer ». Les Sassoon entretenaient des liens étroits avec les membres de la famille royale, en particulier avec le Prince de Galles, le futur roi Edouard VII[17]. »

    [15] Le prince de Galles, futur Édouard VII, assista à son mariage en 1878 in Ibid., p. 35.
    [16] Ibid., p. 57.
    [17] http://www.shalom-magazine.com/Article.php?id=350115 La presse est un élément capital pour influencer les esprits. Docherty et MacGregoor montrent bien l’influence du « Times », outil de l’Élite secrète. Avec cet article, nous apprenons que le « Sunday Times » et l’« Observer » entraient dans le même cadre. Concernant l’« Observer », le beau-père de Rachel Sassoon, Julius Beer (banquier juif allemand à l’origine), était le propriétaire de ce journal. Nous pouvons compléter avec le « Daily Telegraph » dont le propriétaire était le Baron Burnham, en fait Edward Levy-Lawson. C’est son père, Joseph Moses Levy, qui avait pris le contrôle de ce journal en 1855. Comme le précise Antony Allfrey, le Baron Burnham était lié à Édouard VII, aux Rothschild, aux Sassoon et autres membres de la finance juive comme Ernest Cassel in Edward VII and his jewish court, op. cit, p. 182. C’est le même journal qui n’hésita pas à affirmer, dans son édition du 4 mai 1889, que la famille Battenberg, devenue plus tard Mountbatten, liée par mariage à la fille et à la petite-fille de la reine Victoria, descendait « d’une humble juive », Julia Hauke, mariée à Alexandre de Battenberg en 1851. Louis Mountbatten (1900-1979), petit-fils de Julia Hauke et dernier vice-roi et gouverneur général des Indes, épousa Edwina Ashley qui était la petite-fille d’Ernest Cassel (1852-1921), juif allemand naturalisé anglais, banquier privé en lien avec son mentor, le baron Maurice de Hirsch, et ami intime d’Edouard VII in Dominique Frischer, Le Moïse des Amériques, vies et œuvres du munificent baron de Hirsch, Éditions Grasset, 2002, p. 18. Le cas d’Ernest Cassel et ses liens avec les élites financières sont évoqués un peu plus loin. Concernant Julia Hauke, nous avons publié la page de ce journal et les liens politico/religieux (sabbatéisme, frankisme, …) pour toute cette période dans notre livre Atlas du mondialisme, Éditions le retour aux sources, 2017.


    Maurice de Hirsch (1831-1896), banquier et « philanthrope ».

    Ce type d’entente entre ces deux familles peut être étendu à de nombreuses reprises à d’autres groupes ou individus mêlant étroitement intérêts économiques, stratégiques et idéologiques. Dans ce XIXè siècle de mutations techniques et scientifiques mais aussi de laïcisation des esprits en raison de l’influence de la Haskala (« les Lumières juives »), le transport de marchandises se devait de passer par des voies de communications sûres et contrôlées. L’Empire britannique, maître des mers grâce à la Navy et bénéficiant de nombreux relais et points stratégiques (Gibraltar, canal de Suez, île de Malte, Hong-Kong, …), garantissait la liberté de circulation. Ce qui était vrai pour le contrôle des mers trouvait son corollaire dans le domaine des voies de communications terrestres. Les voies de chemins de fer représentaient le même idéal avec, en arrière-fond, l’idée de conclure des contrats juteux mais aussi d’accroître une influence plus grande de la part du pays investisseur. Parmi les noms gravitant dans l’orbite de la Couronne britannique façonnant le monde à la veille de 1914, il est nécessaire de signaler l’action décisive du baron Maurice de Hirsch (1831-1896). Issu du monde de la banque ‒ son grand-père Jacob était le banquier du grand-duché de Wurtemberg[18] ‒ il est à l’origine de la construction d’une voie ferrée au nom mythique, l’Orient-Express, initiée à l’origine par un groupe financier franco-belge, Van der Elst § Langrand-Dumonceau. La construction du réseau de chemins de fer fut lancée en avril 1869, après moult difficultés, allant de Vienne à Constantinople. Pour des raisons pratiques et techniques, Hirsch fit démarrer ces travaux à partir de Constantinople. Ce choix offrait un avantage indéniable à l’Angleterre dont la puissante marine marchande pouvait traiter directement avec l’Empire ottoman (situation semblable, dans une moins grande mesure, pour la France) à la différence de l’Autriche-Hongrie parent pauvre en matière de navigation en haute mer. Cette situation qui touchait en arrière-fond l’Allemagne fait dire à son biographe dominique Frischer : « En avantageant par son choix le jeu des puissances maritimes ‒ la France et l’Angleterre ‒, Hirsch devait longtemps faire souffrir le commerce autrichien et allemand et susciter les rancunes tenaces de ces deux gouvernements qui ne lui pardonnèrent jamais ses sympathies manifestes pour l’Angleterre. La nomination à la direction de sa  »compagnie » d’un ancien parlementaire anglais, Ralph Earle, auparavant secrétaire particulier de Disraëli, valut à Hirsch de devenir l’objet de violentes critiques dans la presse germanique, des gazettes antisémites allemandes et autrichiennes allant jusqu’à propager une rumeur selon laquelle il était la marionnette de l’impérialisme britannique[19]. »

    Les guerres franco-prussienne de 1870 et russo-turque de 1877, des krachs financiers comme celui de 1873 et l’instabilité chronique des pays balkaniques mirent en péril plus d’une fois les ambitieux projets de Hirsch. Cependant, après avoir surmonté bien des obstacles, le 12 août 1888, le légendaire Orient-Express assurait la première liaison entre Vienne et Constantinople. En raison d’une habileté hors normes et (un peu) du facteur chance, cet homme se retrouva à la tête d’une fortune colossale. Il est vrai que la vente des compagnies ferroviaires balkaniques par le baron de Hirsch, à la fin de la décennie 1880, à un groupe financier composé de la Wiener Bank-Verein, la Deutsche Bank et la Société de Crédit Suisse[20] le propulsèrent au firmament des plus grandes fortunes du XIXè siècle. Une telle action eut aussi, comme nous allons le voir un plus loin, des répercussions stratégiques colossales. Déjà conséquente au début de sa carrière, une telle réussite financière lui ouvrit encore plus les portes, en particulier en direction de la haute société britannique. On ne peut comprendre cette ascension qu’à la condition de rappeler les soubassements à l’origine d’une telle réussite. Ses relations familiales l’aidèrent à bâtir un véritable empire, en particulier en raison de mariages avec d’autres dynasties de la finance juive. Ainsi, son frère James marié à Zina de Poliakov était lié aux frères Poliakov ayant fait fortune, entre autres, dans la construction et l’exploitation des chemins de fer russes comme le rapporte Alexandre Soljénitsyne[21].

    [18] Jacob Hirsch fut aussi le principal créancier de la cour de Bavière et ami du roi Maximilien 1er puis de son fils Louis 1er. Grâce à ses qualités, il put obtenir le droit auprès de Maximilien, en 1818, d’être élevé à l’état héréditaire de noble du royaume. Il put prendre la particule « von » et, en référence à un domaine foncier de Franconie, s’appela « von Hirsch auf Gereuth ».
    [19] Le Moïse des Amériques, op. cit, p. 119.
    [20] Ibid., p. 140.
    [21] Alexandre Soljénitsyne, Deux siècles ensemble, Fayard, 2002, p. 335 (Tome 1).

    La sœur aînée de Maurice, Amalia, était mariée à Henri Bamberger à l’origine co-fondateur de la Banque de Paris et des Pays-Bas devenue plus tard Paribas tandis que son frère banquier, Ludwig, ministre de l’économie du chancelier Bismarck joua un rôle déterminant dans la création de la banque d’État allemand (la Deutsche Bank) en 1870. Le point commun entre les deux frères Bamberger était qu’ils avaient travaillé un temps au sein de la Banque Bischoffsheim-Goldschmidt[22]. On mesure l’étendue de cette puissance financière en rappelant que l’épouse de Maurice de Hirsch, Clara, était directement issue de cette famille. C’est au sein de cette banque que le jeune Maurice, simple stagiaire, fit connaissance de sa future épouse, fille de Jonathan Bischoffsheim et d’Henriette née Goldschmidt[23]. Le chef de clan de la famille de son épouse était son oncle, Louis Raphaël Bischoffsheim, fondateur de la banque « Bischoffsheim-Goldschmidt », que Maurice de Hirsch avait dirigé au milieu des années 1860. C’est par cet oncle ou, plus exactement, par l’intermédiaire d’un de ses fils, Henry Bischoffsheim, que le baron de Hirsch put entrer en contact avec la haute société anglaise. En effet, Henry avait épousé Clarissa Bidermann qui était la belle-soeur de James Stern fondateur de la banque du même nom[24]. Envoyé à Londres pour diriger la filiale anglaise de cette banque, il put s’enraciner dans le milieu avec l’appui de ses filles Ellen et Amalia devenues respectivement comtesse de Dessart et chevalière de Kerry[25]. Les Bischoffsheim furent les éclaireurs permettant à Maurice et Clara de Hirsch de s’introduire dans ce haut lieu de la politique et de la finance anglaise[26]. La fortune de Hirsch ainsi qu’une grande facilité de contact lui ouvrirent les cœurs intéressés des plus hauts membres de la société britannique et, en premier lieu, du Prince de Galles futur Édouard VII. Comme le rappelle Dominique Frischer au sujet de l’héritier du trône d’Angleterre : « (…) très jeune, il avait pris l’habitude de s’entourer de gens très riches, qui l’aidaient à financer son train de vie dispendieux et son goût immodéré pour le luxe, le jeu, les femmes et les pur-sang. Or comme en Angleterre les gens les plus fortunés étaient souvent israélites, les financiers juifs étaient très nombreux dans son entourage immédiat. Fidèles à l’ancienne tradition des banquiers de cour, d’aucuns consentaient à lui prêter des sommes considérables, plus ou moins à fonds perdu. Forcé d’attendre son soixantième anniversaire pour être couronné, le Prince de Galles fut assez avisé pour réaliser de fructueux placements boursiers grâce aux conseils d’experts aussi compétents et bien introduits dans la finance internationale que Maurice de Hirsch, les Rothschild, les Sassoon ou les Bischoffsheim, qui faisaient tous partie de son premier cercle. (…) Sa sympathie envers ses amis juifs persista d’ailleurs jusqu’à la fin de son règne. Ainsi, en 1905, soit quatre ans après son avènement, la Chambre des Lords comptait trente-cinq banquiers parmi ses membres[27]. » Des liens de connivence s’étant établis entre le Prince de Galles et le baron, ce dernier avait plus d’une fois secouru l’héritier de la Couronne financièrement aux abois. Cet appui fut facilité par une autre recrue déjà citée au service de Maurice de Hirsch, un juif allemand originaire de Cologne, Ernest Cassel[28]. La caste de la haute-finance est un lieu où, décidément, tout le monde se côtoie. En effet, ce dernier avait commencé sa formation comme stagiaire au sein de la banque … Bischoffsheim-Goldschmidt[29]. En raison de ses talents et ayant noué des liens d’amitié solides avec Edouard VII (1841-1910), prince de Galles puis roi du Royaume-Uni et des dominions à partir de 1901 jusqu’à sa mort.

    [22] Le Moïse des Amériques, op. cit, p. 180
    [23] Edward VII and his jewish court, op. cit, p. 72.
    [24] Le Moïse des Amériques, op. cit, p. 179.
    [25] Serge-Alain Rozenblum, Le baron de Hirsch, un financier au service de l’humanité, Éditions Punctum, 2006, p. 184.
    [26] Le Moïse des Amériques, op. cit, pp. 179-180.
    [27] Ibid., p. 198.
    [28] Voir la note de bas de page 17. Les liens d »Édouard VII avec le monde juif perdurent avec son père, George V. Ce dernier demanda à Sir Sidney Lee, né Solomon Lazarus Levi de parents juifs hongrois, d’écrire la biographie de son père in Edward VII and his jewish court, op. cit, p. 288.
    [29] Ibid., pp. 141-142. L’influence de la famille de sa femme permit au baron de Hirsch de renforcer son action en faveur de la cause juive. En effet, la création de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) en 1860 par Adolphe Crémieux vit arriver à sa tête un membre de la famille Goldschmidt : « (…) Son oncle, Salomon Goldschmidt, la préside, et son cousin, Sacki Kann, vient d’en devenir le secrétaire général (…) in Le baron de Hirsch, un financier au service de l’humanité, op. cit, pp. 146-147.

    Le baron de Hirsch[30], ce dernier mit le pied à l’étrier au jeune ambitieux en l’introduisant dans la haute société anglaise au point d’en faire son bras droit financier dans ses relations avec le Prince de Galles. Maurice de Hirsch fit aussi d’Ernest Cassel son exécuteur testamentaire « chargé de détruire tous les papiers du baron et en priorité ceux relatifs à ses relations avec le Prince de Galles[31]. » On devine sans peine les secrets et autres informations détonantes qui devaient parsemer les échanges épistolaires entre ces deux hommes. Complétons l’influence d’Ernest Cassel en rappelant qu’il était très lié au banquier américain d’origine juive allemande, Jacob Schiff, farouchement opposé à la Russie des tsars. Cette opposition se traduisit, en liaison avec Ernest Cassel et Édouard VII, par l’octroi d’un prêt de 200 millions de dollars au gouvernement japonais dans sa guerre face à la Russie (1904-1905)[32]. Après la victoire nippone et en guise de remerciement, Jacob Schiff obtint l’immense privilège de partager le repas avec l’empereur du Japon tandis qu’Ernest Cassel était décoré de l’Ordre du Soleil Levant[33].

    C’est donc avec tout cet arrière-fond que la politique britannique s’est arc-boutée au IIè Reich en pratiquant un double langage comme l’ont parfaitement démontré Docherty et MacGregor. L’Allemagne représentait l’adversaire redoutable en mesure de remettre en cause la prééminence de l’Empire britannique. On eut aimé, de la part des deux auteurs, qu’ils insistent un peu plus sur les ambitions allemandes cherchant à donner à ce pays une « place au soleil » (Platz an der Sonne) pour reprendre l’expression de Guillaume II. En effet, même si les dirigeants anglais et leurs soutiens en coulisse ont pratiqué un double jeu des plus sournois, on ne peut pas dire non plus que l’Allemagne était une blanche colombe. Le pangermanisme marquait largement les esprits parmi les élites allemandes. Des plans de démantèlement de l’Empire des Habsbourg intégré à celui des Hohenzollern fleurissaient dans de nombreux documents et officines proches du pouvoir. Le journaliste et historien André Chéradame a publié des textes et des cartes officiels émanant de ces groupes[34]. L’Europe centrale devait être soumise au IIè Reich tandis que l’Empire ottoman constituant le prolongement de ce bloc permettait à Berlin de régner sans partages de Hambourg au Golfe persique. Dans cette affaire, deux éléments imbriqués opposaient l’Allemagne et l’Angleterre : le sionisme et le pétrole largement présent en Mésopotamie (Kirkouk et Mossoul sous autorité ottomane). Sous l’impulsion de Theodor Herzl, le sionisme, consistant à promouvoir l’idée d’un foyer juif en Palestine en y favorisant un courant migratoire, reçut l’appui de groupes financiers puissants en la personne de Nathaniel de Rothschild[35] même si l’entente ne fut pas toujours de tout repos entre ces deux individus. D’ailleurs, la promotion du sionisme par Herzl essuya à ses débuts de nombreux déboires et l’incompréhension de la part de personnages puissants comme Maurice de Hirsch et consort[36]. Ce n’est qu’après une bataille d’usure que, peu à peu, l’idée fit son chemin balisé à l’origine par le rabbin Kalischer en 1836 avec l’envoi d’une lettre à la famille Rothschild de Berlin[37] et par Edmond de Rothschild subventionnant la création de terres agricoles en Palestine (Rishon-le-Zion)[38] dès 1883[39]. Parallèlement à cette situation, la politique allemande de contrôle des voies ferrées dans l’Empire ottoman, commencée en 1889 avec la création de la « Société ottomane des chemins de fer d’Anatolie » en Asie mineure[40], prit un tour plus vif avec la signature, en novembre 1899, d’un accord entre la Sublime Porte et Georges Siemens directeur de la Deutsche Bank permettant le prolongement de cette voie jusqu’au Golfe persique.

    [30] Edward VII and his jewish court, op. cit, pp. 136-137.
    [31] Le Moïse des Amériques, op. cit, p. 18.
    [32] http://www.jewishvirtuallibrary.org/jacob-henry-schiff
    [33] Edward VII and his jewish court, op. cit, p. 215.
    [34] André Chéradame, L’Europe et la question d’Autriche au seuil du XXè siècle, Plon, 1901 et La Macédoine, le chemin de fer de Bagdad, Plon, 1903. Nous avons utilisé ces cartes d’origine dans notre livre Atlas du mondialisme.
    [35] http://www.jewishagency.org/israel/content/23395 (à la date du 4 juillet 1902).
    [36] Parlant des réserves de Hirsch à l’égard du sionisme, Dominique Frischer ajoute : En effet, rares sont ceux qui de nos jours savent, (…) que Herzl fut d’abord éconduit par tous les magnats juifs de son temps (…) in Le Moïse des Amériques, op. cit, p. 441.
    [37] http://zionism-israel.com/bio/kalischer_biography.htm
    [38] Le baron de Hirsch, un financier au service de l’humanité, op. cit, pp. 144-145.
    [39] La création de l’Organisation sioniste américaine, en 1897, révèle la montée en puissance de ce mouvement d’autant plus qu’il fut dirigé dès le début par Louis Brandeis (descendant d’une famille frankiste) juge à la Cour suprême des États-Unis in http://zoa.org/about/
    [40] Comme l’écrit clairement André Chéradame concernant cette société ferroviaire : « (…) son chef, le directeur général, est M. Türk Zander, ancien avocat à Berlin et conseiller légiste de la Deutsche Bank. Sous une direction allemande, construits avec un capital et un matériel allemands, les chemins de fer d’Anatolie sont totalement une œuvre allemande. » in La Macédoine, le chemin de fer de Bagdad, op. cit, p. 23.

    Cette évolution prit un tour gigantesque au profit de Berlin car, comme nous l’avons déjà évoqué, la vente des compagnies ferroviaires du baron de Hirsch à des banques germaniques permit à Berlin de contrôler aussi les voies ferrées reliant Vienne à Constantinople[41]. La soudure était désormais faite entre le réseau ferroviaire balkanique et celui d’Asie mineure jusqu’au Koweït. Dans cette affaire, le IIè Reich, puissance terrestre et maître-d’œuvre de l’ensemble, était de plus en plus en mesure de contrôler la production future et l’acheminement des hydrocarbures au dépens de la puissance maritime britannique. Qui plus est la volonté de construire une base militaire maritime allemande au niveau de l’embouchure du Chatt-el-Arab menaçait la perle de l’Empire britannique : l’Inde. Cependant, la très rebelle Serbie échappait au contrôle de Berlin et de Vienne … pour le plus grand profit de l’Angleterre. Les guerres balkaniques à la veille de la Première guerre mondiale ne sont pas innocentes dans cette affaire. Pour cerner le cœur du sujet, il faut rappeler que le problème résidait dans le télescopage de deux éléments fondamentaux entre, d’un côté, la mainmise de la production d’hydrocarbure en Mésopotamie avec ses répercussions économiques et stratégiques et, de l’autre, l’émergence d’un foyer juif en Palestine. Sous quelle direction suprême l’ensemble devait-il prendre forme ? Des tentatives d’entente anglo-germaniques se firent jour jusqu’aux premiers mois de l’année 1914. Ainsi, différentes compagnies pétrolières (Anglo-Persian et Royal Dutch Shell) et la Deutsche Bank, sous le patronage des gouvernements anglais et allemand, s’entendirent dans le partage du capital de la Compagnie pétrolière turque (Turkish Petroleum Company créée en 1912) en liaison avec Ernest Cassel et le financier arménien Calouste Gulbenkian (« Monsieur 5% »)[42]. Cependant, la rivalité entre l’Allemagne et l’Angleterre, rehaussée par l’affaire d’un foyer juif en Palestine, brouillait malgré tout ces transactions. Pour toute cette zone de la Mésopotamie en liaison avec les ambitions sionistes, il ne pouvait y avoir qu’un seul maître, soit Berlin soit Londres.

    Tout l’intérêt du livre de Gerry Docherty et de Jim Macgregor est de révéler comment des hommes largement inconnus du grand public ont déterminé l’avenir de l’humanité. La guerre de 1914 fut l’occasion pour l’Élite secrète de régler, une bonne fois pour toute, un problème déchirant les relations germano-britanniques. Elle permit le lancement d’un programme de démantèlement de l’Empire ottoman avec les Accords Sykes-Picot du 16 mai 1916, répartissant de vastes territoires entre la France et la Grande-Bretagne, suivis de la « Déclaration Balfour » reconnaissant le droit à l’existence d’un foyer juif en Palestine, le 2 novembre 1917, par le gouvernement britannique. Grâce aux recherches de l’universitaire américain, Carroll Quigley, nous savons que le véritable auteur de cette « Déclaration » s’appelait Alfred Milner, membre du Cabinet de guerre du Premier ministre Lloyd George[43]. C’est ce dernier, membre zélé de l’Élite secrète, qui révéla le pot aux roses concernant les coulisses de la guerre lors d’une audition donnée aux représentants de la Commission Peel, sous l’égide du gouvernement britannique, chargée d’étudier la situation en Palestine dont les travaux furent publiés en juillet 1937. Ce rapport officiel de plus de 400 pages prouve que la guerre de 1914-1918 fut une rivalité entre deux impérialismes au sein desquels des rivalités farouches opposaient des clans de l’oligarchie sioniste : « …le lancement de la Déclaration Balfour fut, à cette époque,  »motivé à des fins de propagande » ; et il [Lloyd George] souligna la gravité de la position dans laquelle étaient les Alliés.

    [41] André Chéradame avait parfaitement cerné la situation en 1903 : « Mais l’importance plus grande encore des capitaux autrichiens et les relations du baron de Hirsch avec le gouvernement de Vienne donnèrent rapidement à la compagnie des Chemins de fer orientaux un caractère autrichien qui, en réalité, ne servit qu’à dissimuler les premiers efforts de la mainmise allemande. » Ibid., p. 34.
    [42] Edward VII and his jewish court, op. cit, p. 265.
    [43] « Cette déclaration, toujours connue sous le nom de « Déclaration Balfour », devrait plutôt s’appeler « Déclaration Milner », tant ce dernier en fut le concepteur réel et, apparemment, son soutien majeur dans le cabinet de Guerre. Il fallut attendre le 21 juillet 1937 pour que ce fait soit rendu public. À ce moment Ormsby-Gore, s’exprimant pour le gouvernement à la Chambre des Communes, déclara  »Le projet initialement affiché par Lord Balfour n’était pas le projet final approuvé par le Cabinet de guerre. Le projet exact auquel consentit le Cabinet de guerre et par la suite les gouvernements alliés ainsi que les États-Unis […] et en fin de compte incarné dans le mandat, fut élaboré par Lord Milner. Le projet final doit être publié au nom du ministre des Affaires étrangères, mais le véritable rédacteur fut Lord Milner ». » in Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine, op. cit, p. 263. Cette « Déclaration Balfour » fut transmise à Lionel Walter de Rothschild, fils de Nathaniel de Rothschild.


    Alfred Milner (1854-1925), véritable rédacteur de la « Déclaration Balfour ».

    Les Roumains avaient été écrasés. L’armée russe était démoralisée. L’armée française était incapable de lancer une offensive à une large échelle. Les Italiens avaient subi une défaite sévère à Caporetto. Les sous-marins allemands avaient coulé des milliers de tonnes de cargaison de bateaux anglais. Aucune division américaine n’était à notre disposition dans les tranchées. Dans cette situation critique, on pensait que la sympathie de la communauté juive ou son antipathie, orienterait substantiellement la cause alliée vers une issue favorable ou non. En particulier, la sympathie juive pour les Alliés conforterait le soutien de la communauté juive américaine et gênerait le désengagement militaire de l’Allemagne ainsi que son renforcement économique sur le front Est. Voici les circonstances dans lesquelles le gouvernement britannique promulgua la Déclaration Balfour :  »les chefs sionistes [nous informa Lloyd George] nous ont donné une promesse formelle que, si les Alliés s’engageaient à fournir des moyens facilitant l’établissement d’un foyer national pour les Juifs en Palestine, ils feraient de leur mieux pour rallier les sentiments et le soutien des Juifs à travers le monde entier à la cause des Alliés. Ils ont tenu parole ». Afin d’informer les Juifs du monde entier de cette Déclaration, des millions de tracts circulèrent dans toutes les communautés juives. Ils furent largués depuis le ciel au-dessus des villes allemandes et autrichiennes et largement diffusés à travers la ceinture regroupant des communautés juives allant de la Pologne à la mer Noire. Les puissances Centrales, entre-temps, avaient reconnu l’importance militaire de l’engagement juif. Au moment de la Déclaration Balfour, le gouvernement allemand faisait tout ce qu’il pouvait pour gagner le mouvement sioniste à sa cause ; et après la Déclaration, il se hâta, en lien avec son allié turc, de formuler une proposition rivale. Une compagnie régie par une charte fut envisagée au profit des sionistes allemands. Elle aurait eu une forme limitée d’auto-gouvernement local et un droit d’immigration vers la Palestine. À la fin de 1917, on savait que les Turcs étaient désireux d’accepter un accord dans ces grands lignes. Mais, avant que les concessions ne soient finalement confirmées à Constantinople, la Palestine était aux mains du général Allenby[44]. »

    L’incendie déclenché par l’Élite secrète en 1914 n’est pas fini. L’historien allemand Ernst Nolte dans son ouvrage « La guerre civile européenne », évoquant la période allant de la Première à la Seconde guerre mondiale, la classait dans la catégorie d’une nouvelle guerre de Trente ans déchirant l’Europe[45]. Celle-ci ne fut qu’une étape permettant d’aboutir à un monde figé en deux blocs dans le cadre de la guerre froide. Depuis la chute du mur de Berlin, une fausse paix régie le monde avec des rivalités violentes opposant, comme avant 1914, des clans oligarchiques désireux d’imposer leurs marques. Ce sont les mêmes acteurs en coulisses que nous retrouvons, animés d’un idéal messianique, tendant à parachever une unification mondiale dont le processus fut lancé par leurs ancêtres au début du XXè siècle. Le projet babélien ne peut s’accomplir que dans la violence et, comme pour son initiateur Nemrod, s’achever dans un monumental échec au dépens d’une humanité payant le prix fort de ces ambitions dont elle ne soupçonne même pas l’existence. Quelle ironie !

    [44] https://palestinianmandate.files.wordpress.com/2014/04/cm-5479.pdf cf.pp. 23-24. Ce passage est cité dans notre livre « Atlas du mondialisme » et développé en lien avec d’autres thèmes.
    [45] La guerre de Trente ans (1618-1648) prit fin avec les Traités de Westphalie (Münster et Osnabrück).

  12. John dit :

    Le 30 mars 2018, les forces armées israéliennes ont tiré sur des Palestiniens sémites manifestant à Gaza. Au moins 17 personnes sont mortes et des centaines d’autres ont été blessées.


    Dans une vidéo, Max Blumenthal parlait de l’utilisation par les Israéliens de balles ’dum dum’, qui sont des balles explosives. « Elles éclatent dans tous les sens à l’intérieur de votre corps et vous estropient pour la vie. »

    Et bien YouTube a interdit à 28 pays de la regarder car elle exposait la violence d’Israël contre les manifestants :
    https://www.legrandsoir.info/youtube-interdit-a-28-pays-de-regarder-une-video-exposant-la-violence-d-israel-contre-les-manifestants-the-canary.html

  13. Robert dit :

    Je lis au depart.. Theodore HERTZ de son nom hebreux… IMPOSSIBLE! C’est un khazar Turc Mongol melange a des Huns, NON SEMITES donc IMPOSSIBLE qu’il ait une quelconque relatiion avec les Hebreux.

  14. Haïm dit :



    Le 14 mai 2018, le jour même du 70e anniversaire de l’Etat d’Israël, fut célébré le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem comme cela avait été annoncé le 6 décembre 2017, malgré que 128 sur les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU, dont la France et le Royaume-Uni, y furent contre. Mais cette promesse lui avait valu l’adhésion fervente de l’électorat évangélique de la Bible Belt, L’engouement de la droite religieuse américaine pour Israël remonte aux années Reagan et à l’émergence de prédicateurs influents tels Jerry Falwell, qui ont profondément modifié le parti républicain. C’est à leur initiative qu’a été voté en 1995 le Jerusalem Embassy Act, la loi qui prévoit le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv vers la ville sainte. Le texte a été adopté à une large majorité sous la présidence de Bill Clinton, alors que le Congrès été dominé par les républicains. Les protestants évangéliques, partisans inconditionnel de la droite israélienne, constituent le socle le plus solide de l’électorat républicain: 80% d’entre eux ont voté pour Trump. ils pèsent bien plus lourd que les juifs américains (2% de la population) qui eux, votent à 70% pour les démocrates. En 2010, 58% des Évangéliques blancs (et 41% de l’ensemble des Américains) estimaient que Jésus allait revenir sur terre avant 2050. Ces millénaristes prennent au pied de la lettre les prédictions de la Bible. « C’est à ta postérité que je donnerai ce pays » a promis Dieu à Abraham dans la Genèse. Selon eux, le retour du Messie aura lieu en Israël après y avoir rassemblé le peuple juif. Et c’est en Terre sainte qu’aura lieu le combat final entre le Créateur et les forces du mal, au pied de la colline de l’Armaggedon. A l’issue de cette bataille, les juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie.

    Dans les années 1970, Jérusalem abritait, outre l’ambassade des Pays-Bas, les chancelleries de maints pays africains, latino-américains et caribéens. La guerre du Kippour (1973) les incitera à rompre avec Israël et à plier bagage, quitte à reprendre pied quelques années plus tard à Tel Aviv. La partie ouest de Jérusalem, où se trouvent les institutions d’Israël (la Knesset et la plupart des ministères, la banque centrale…), est presque exclusivement peuplée de juifs (290 000 sur 300 000 habitants). La partie est, revendiquée par l’Autorité palestinienne, est peuplée par près de 500 000 habitants, dont 60 % d’Arabes et 40 % de juifs. Elle comprend la vieille ville, où se trouvent les lieux sacrés. Mais depuis des années, Israël encourage la colonisation de Jérusalem-Est en construisant des logements dans la ville et dans la banlieue ou en favorisant l’installation de juifs orthodoxes.

    Y participaient la fille de Trump Ivanka, flanquée de son époux Jared Kushner, juif orthodoxe proche du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

    Mais des émeutes survenues à la lisière de la bande de Gaza, territoire surpeuplé, asphyxié depuis des lustres par le blocus israélien et livré à l’arbitraire des islamistes du Hamas, coutèrent la vie à une cinquantaine de Palestiniens et en blessèrent plus de deux milles.

    Le 15 mai était dans l’autre camp commémoré la nakba (catastrophe en arabe), référence à l’exode de centaines de milliers d’Arabes chassés de leurs villages ou incités à fuir en 1948.

    Michèle Sibony, ex-présidente de l’Union juive française pour la paix (UJFP), a été interviewée par RT France le 5 juin 2018. Lors de son intervention,
    elle a réclamé que Benjamin Netanyahou soit «jugé par la Cour européenne de justice [CJUE] pour crimes de guerre.» Pour elle, le Premier ministre israélien, reçu le même jour par Emmanuel Macron à Paris, «a porté avec lui le sang de milliers de blessés pendant la Marche du retour à Gaza et de plus de 100 morts, tirés à bout portant comme des lapins par des snipers alors qu’il s’agissait de gens désarmés qui manifestaient pacifiquement».

    https://francais.rt.com/entretiens/51331-michele-sibony-militante-comment-la-france-ose-t-elle-recevoir-en-grande-pompe-netanyahou

    Un enfant de colon interrogé par la TV n’hésita pas à déclarer que :

    «Gaza nous envoie des roquettes car nous volons leurs terres tous les jours!»

    Il ne fait que répéter ce que disait déjà Ben Gourion :

    « Pourquoi les Arabes feraient-ils la paix ? Si j’étais, moi, un leader arabe, jamais je ne signerais avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays. Certes, Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela peut-il les intéresser ? Notre Dieu n’est pas le leur. Nous sommes originaires d’Israël, c’est vrai, mais il y a de cela deux mille ans : en quoi cela les concerne-t-il ? Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pourquoi l’accepteraient-ils ?… »

  15. Abraham dit :

    Vous êtes malhonnête. Dieu vous hait et vous n’aurez aucune part dans le olam gaba pour avoir médit de ses envoyés. Que dieu vous laisse dans la galout (l’exil) pour l’éternité

    • Haïm dit :

      Ce que Dieu pense de vous dans la Torah, le livre de l’Exode ou Shemot (שְׁמוֹת).

      Lorsque Moïse lui déclara que les Juifs vénéraient un veau d’or :

      Exode 32.9 : « L’Eternel dit à Moïse : Je vois que ce peuple est un peuple au cou roide. 10Maintenant laisse-moi ; ma colère va s’enflammer contre eux, et je les consumerai ; mais je ferai de toi une grande nation. 11Moïse implora l’Eternel, son Dieu, et dit : Pourquoi, ô Eternel ! Ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Egypte par une grande puissance et par une main forte ? 12Pourquoi les Egyptiens diraient-ils : C’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir, c’est pour les tuer dans les montagnes, et pour les exterminer de dessus la terre ? Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal que tu veux faire à ton peuple. 13Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, tes serviteurs, auxquels tu as dit, en jurant par toi-même : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays dont j’ai parlé, et ils le posséderont à jamais. 14Et l’Eternel se repentit du mal qu’il avait déclaré vouloir faire à son peuple. »

  16. […] A noter ces 2 citations de Theodor Herzl, fondateur du Sionisme : “La persécution ne détruira pas le peuple Juif mais accomplira le contraire : il renforcera l’identité Juive”. Lire : https://effondrements.wordpress.com/2012/06/26/il-ny-a-pas-de-pires-antisemites-que-les-sionistes/ […]

  17. Itamar dit :

    Le 31 janvier 2019, un commando constitué de 5 à 7 personnes de l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) avec à leur tête Sacha Ghozlan, a interrompu le cours de droit des associations donné par Maître Elie Hatem à l’université de Bobigny. Erigée en police de la pensée, l’UEJF reproche à Elie Hatem ses sympathies pour Charles Maurras, ainsi que ses relations avec l’Action française, Jean-Marie Le Pen, Alain Soral et Civitas. Le terrorisme intellectuel pratiqué par l’UEJF s’étend maintenant jusqu’à réclamer aux autorités académiques de l’université de Bobigny de ne plus permettre qu’Elie Hatem puisse y enseigner.

    Pourtant plusieurs personnalités françaises ont appartenu à l’Action Française ou étaient sympathisants de ce mouvement, à l’instar de Patrick Buisson, ancien conseiller politique du Président Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement ou encore François Mitterrand, qui ne cachait pas son admiration pour Charles Maurras ; il le plaçait d’ailleurs parmi ses auteurs préférés, comme il l’écrit à Madame Anne Pingeot où il exprimait ses préférences littéraires : de Barrès à Montherlant, en passant par Chardonne et en n’oubliant pas Maurras. Et Emmanuel Macron, le 8 juillet 2015, ne disait-il pas : « A la France, il manque un roi » ?

    Ce qui gène l’UEJF, c’est qu’Elie Hatem soit pour une France française, chrétienne et catholique, fille aînée de l’Eglise. Ce qu’il affirme : « Je ne fais pas du prosélytisme religieux ni propose un modèle théocratique, ce qui n’a jamais été le cas en France. Je rends ‘à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.’ La catholicité fait partie du ciment culturel de l’identité nationale française, ce qui ne porte pas atteinte aux autres religions, aux autres croyants ou non-croyants, à qui la liberté totale doit être garantie. Je pense que la France doit retrouver sa place à la tête du monde catholique, comme elle l’a été durant l’histoire. Elle devra suivre l’exemple de la Russie qui a ré-conquit sa place à la tête du ‘monde orthodoxe’ ou des Etats-Unis qui ont repris la place de l’Angleterre à la tête du ‘monde anglo-saxon protestant’. Je ne vois pas la virulence de ces propos. L’UEJF ne soutient-elle pas de son côté Israël, un Etat juif ? »

    De plus, il ose dire qu’Al Qaïda fut une création des services secrets américains. Au sein de ces services, le nom de code d’Oussama Ben Laden était Tim Osman. D’ailleurs, dans un entretien au Washington Post, le 22 mars 2018, le prince héritier du Royaume d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman, a rappelé ces éléments. Et bien avant, lors d’un rapport trimestriel rendu au Conseil de Sécurité des Nations Unies en décembre 2014, l’ancien Secrétaire général de l’Organisation mondiale, Monsieur Ban Ki Moon, dénonçait les liens entre le Front Al Nosra (la branche d’Al Qaïda en Syrie) et l’armée israélienne. Et que disait Donald Trump lorsqu’il était candidat aux élections présidentielles : « C’est Barak Obama et son administration qui sont les fondateurs de l’Etat islamique. »

    Hillary Clinton avait avoué ce fait dans son livre ‘Hard Choices’, en révélant que cette organisation terroriste avait été créée dans l’objectif de procéder à un nouveau partage de la région du Moyen-Orient et que cette initiative était coordonnée entre Washington et la confrérie des Frères Musulmans : « Nous étions d’accord avec les Frères Musulmans en Egyte pour annoncer l’Etat islamique dans le Sinaï et de le remettre entre les mains du Hamas avec une partie à Israël pour le protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan et ouvrir les frontières libyennes du côté de Salloum… Nous avons infiltré la guerre en Irak, en Libye et en Syrie et tout allait pour le mieux. Puis, tout à coup, une révolution eût lieu en Egypte et tout a changé en 72 heures. »

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