Comment les profs se donnent de l’assurance…

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Les enseignants ne possèdent plus cette autorité naturelle qu’avaient leurs aînés.

Les valeurs d’une société ne sont plus inculquées (les droits sont biens connus mais qu’en est-il des devoirs?) Aujourd’hui, l’heure est aux compromis et aux négociations avec l’élève. Il ne suffit plus de dire « C’est moi le maître ici ! » pour que ce dernier s’exécute. Entre la discipline et la pédagogie, le prof moderne doit choisir, composer, marier… ou souffrir.

élève mal élevé en classeA l’approche de cette rentrée scolaire (mardi 4 septembre), la Maif révèle que 55% des enseignants et la moitié du personnel de direction, soit près de 500 000 personnes, ont choisi de souscrire une assurance spéciale qui les couvre des accidents et des agressions, aussi bien moralement que physiquement.

Pour 40 euros par an, les enseignants victimes ou mis en cause dans des accidents ou des agressions bénéficient d’un soutien moral et psychologique, d’une prise en charge des frais d’hospitalisation, des pertes de revenus subies s’ils ne peuvent pas reprendre le travail, ou encore de remboursement des préjudices esthétiques.

http://www.lefigaro.fr/assurance/2012/08/31/05005-20120831ARTFIG00439-les-enseignants-se-protegent-massivement-de-la-violence.php

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118 commentaires sur “Comment les profs se donnent de l’assurance…

  1. Luc dit :

    Décès le 2 mars 2015 d’un éducateur célèbre, Michel Menu. Né le 3 février 1916 à Secondigny (Deux-Sèvres), il est l’un des personnages les plus flamboyants du scoutisme français. Résistant, officier de la Légion d’honneur, ingénieur, grande gueule, il marque par son style direct et tranché.

    Il a été commissaire national Éclaireurs (CNE) des Scouts de France (SDF) de 1947 à 1956, obtient son brevet de Deputy Camp Chief (DCC) de Gilwell en 1950. Il est l’initiateur des « raiders scouts » et des « goums ».

    Michel obtient à Paris un doctorat d’État ès lettres avec une thèse de science politique. Attiré par l’armée, il fait une préparation militaire supérieure à l’École d’artillerie de Poitiers où il crée un clan de routiers.

    Sorti aspirant au début de 1940, il participe à la campagne de Belgique puis au repli dans la poche de Dunkerque où il est fait prisonnier en Allemagne le 1er juin. Commence alors une expérience risquée et rocambolesque qui en dit long sur la caractère du garçon : l’évasion. Sur ses trois tentatives, la troisième est la bonne : il rallie la France le 31 décembre 1941.

    Il est nommé Commissaire Assistant du CNE le 7 juillet 1942. Mais à cette époque il est bien plus occupé par la résistance que par le scoutisme : devenu chef du service évasions, il met en place, dès 1943, des filières pour faciliter les trajets des évadés vers l’Espagne. En février 1944, il devient capitaine et en juin il rejoint le maquis Mary-Basset près de Tarare (Rhône). À la Libération, il est appelé à des activités de commandement et participe avec ses élèves à la campagne d’Alsace en novembre et décembre 1944. Il est démobilisé le 2 avril 1946.

    C’est sur un appel conjoint des pères Doncœur et Forestier que Michel Menu est appelé au QG des Scouts de France, où il ne prit sa place qu’au tout début 1947. En 1949, il crée les « raiders ». Grâce aux « raiders », la branche éclaireur atteint un niveau technique et moral jamais vu, stimulés par un chef charismatique qui a le don des formules et des exemples saisissants. En 1951, s’appuyant sur les « raiders », Michel Menu et son équipe lancent la création des patrouilles libres. On demande aux raiders de créer des patrouilles dans des zones rurales, des banlieues isolées, là où l’existence d’une troupe semble impossible. Ce fut là une vraie réussite (méconnue néanmoins), peut être la forme de « scoutisme missionnaire » la plus aboutie de toute l’histoire du scoutisme français.

    Alors que le scoutisme entre en crise, en 1961, il publiait Le CP et son gang, sorte de bréviaire scout à la gloire du « Système des patrouilles » et des CP, tandis qu’une année après, Géraud Keraod reprenait officiellement les Guides et scouts d’Europe en France. C’est alors que peu à peu les réfractaires à la réforme du scoutisme catholique s’opposèrent ici et là en réaction aux mesures révolutionnaires des SDF et à l’expérience pionniers/rangers qui se généralisait en 1964. En 1966, Menu publiait « Art et Technique du Scoutmestre », brillant ouvrage pédagogique et psychologique sur ces expériences vécues et pratiques dans l’art de mener une troupe de façon classique, et qui fut le volume de tous les « réfractaires » et « unitaires ».

    Déçu, incompris des contestataires et rejeté par les autorités officielles, Menu chercha une autre façon de servir la jeunesse. Il créa en 1969 pour les jeunes gens de 20/25 ans un mode plus actuel de ressourcement autant physique que spirituel, qu’il appela Les goums (en référence aux goumiers, ces nomades qui vivaient libres et autonomes aux confins de leurs déserts et qui se redressaient et ressuscitaient sous les coups de l’adversité.
    http://lesgoums.blogspot.fr/2015/03/michel-nous-quitte-pour-son-dernier.html

    Le scoutisme reste un éclaireur !

  2. John dit :

    Etre différent à l’école !

  3. Anne dit :

    Qu’est-ce qu’éduquer pour le cardinal Parolin :

    Pour l’Abbé Berto (Victor-Alain Berto (1900-1968)) :

    •  » La fin de l’éducation est que l’enfant en vienne à préférer librement pour toujours le vrai au faux, le bien au mal, le juste à l’injuste, le beau au laid, et Dieu à tout. »
  4. Lino dit :

    Documentaire de Davis Guggenheim sur le système scolaire américain qui va de plus en plus mal :
    http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Video/VIDEO-Waiting-for-Superman-un-documentaire-qui-derange-2312621

    En Europe on distille la haine du russe ! Dans un manuel néerlandais d’études sociales pour des adolescents de 16 ans, la Russie a été dessinée comme un monstre muni de griffes et de crocs, qui essaye de s’emparer de l’Ukraine tandis que l’UE lui tend la main.

    Dans ce manuel on trouve aussi le gagnant de l’Eurovision 2014 Conchita Wurst ! La manipulation de la jeunesse semble être le sport favori de l’Union Européenne !
    En France, le CNED s’y met aussi !
    http://www.xn--pourunecolelibre-hqb.com/2015/09/france-cned-le-cours-dhistoiregeo.html

    Et à l’examen du bac, si un élève ne suit pas ces mensonges officiels, il est traité de complotiste et un prof doit le dénoncer ! Voir par exemple une copie des recommandations de l’Académie de Nantes aux professeurs correcteurs du bac, série ES/L :
    http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b8d1f90eba970c-pi
    http://www.marianne.net/bac-2016-profs-histoire-invites-denoncer-les-propos-djihadistes-100244238.html

    L’avis négatif de Jean Paul Brighelli, auteur entre autres de « La Fabrique du crétin » et comme dernier livre « Liberté, Egalité, Laïcité », sur la réforme de Najat Vallaut Belkacem :

    L’Occident répand l’idiotie intellectuelle universelle :
    http://lesakerfrancophone.net/loccident-repand-lidiotie-intellectuelle-universelle/

    Justement cette dernière veut faire signer à tous les parents la charte de la laïcité.
    http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Actu_2013/25/1/chartelaicite_268251.pdf
    Cette charte parle d’une « France démocratique » ! Pourtant elle a voté contre la Constitution européenne et malgré cela on le lui a imposée. La laïcité dont on parle est celle préparée par l’ancien ministre de l’Education : Vincent Peillon. Celui-ci dit clairement que la laïcité est la nouvelle religion de la République ! Et déjà il tient à ne pas respecter les croyances chrétiennes et l’histoire de la France (voir programme d’histoire) dans un but de faire disparaître la nation. Alors pourquoi dire que « la Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République » ? Il est écrit « nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’école » On a vu l’année dernière des petits obligés de suivre des cours sexuels pervers ainsi que la théorie du genre. On a vu des profs obliger les élèves à écouter des associations LGBT faisant la promotion de pratiques déviantes ! Ce qui va à l’encontre de toutes les croyances ! Aussi bien chrétienne, musulmane que juive. En signant cette charte, les parents ne pourront plus s’y opposer. « Par leurs réflexions et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité. » C’est à dire ne peuvent pas exprimer en réalité leurs convictions, leur vision du monde (ou philosophie). Les enseignants vont donc devenir des mouchards comme on l’a déjà vu avec l’affaire atlantiste « Charlie Hebdo ». De nombreux jeunes enfants ont été envoyé à la police par leur prof car refusant la minute de silence demandée par le gouvernement (politique). « Il appartient à tout le personnel de transmettre aux élèves le sens et la valeur de la laïcité » (à la Peillon). Les autres valeurs (chrétiennes par exemple) sont donc interdites. Pourtant l’école n’a pas à transmettre les valeurs de la laïcité mais seulement les matières purement scolaires : le Français, les maths, la géographie, l’histoire, les sciences humaines… Elle n’a pas à manipuler les esprits des enfants. Bref, cette charte est un piège à cons ! Aucun parent ne devrait la signer. Cette charte doit être faite avec les parents d’élèves puisqu’on parle de démocratie !

    A remarquer que cette charte ressemble à la scopolamine : une drogue appelée « Le souffle du diable » qui est reconnue comme étant la plus inquiétante de toutes puisqu’elle brise complètement la volonté de la personne droguée ! Cette drogue prive le sujet intoxiqué de son libre-arbitre et de sa capacité à discerner le bien du mal. Elle a pourtant été approuvée par la FDA pour le développement d’injection et de timbre dermique. Actuellement des enquêteurs de la police judiciaire parisienne soupçonnent deux femmes de nationalité chinoise d’avoir fait respirer un produit — dont la composition exacte demeure inconnue, mais dont les effets sont similaires à la redoutable drogue baptisée « souffle du diable » — à plusieurs dizaines de victimes asiatiques, les plongeant dans un troublant état de soumission.
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-l-incroyable-arnaque-au-souffle-du-diable-01-09-2015-5051983.php
    La charte signée, les parents ne pourront plus se révolter contre l’éducation sexuelle perverse donnée à leurs enfants. De plus, le dossier de presse pour la rentrée scolaire 2015 est inquiétant ! Les projets d’écoles et d’établissements doivent dorénavant détailler les modalités de la participation active des élèves aux journées ou semaines spécifiques, commémorations patriotiques, participation collective à des concours, ainsi que l’organisation d’un temps annuel de rencontre et d’échange avec l’ensemble de la communauté éducative. La Journée nationale de la laïcité à l’École, le 9 décembre (jour anniversaire de l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l’État), fera l’objet d’une mobilisation spécifique ! On parle de « rites républicains » car la laïcité est la religion de la république maçonnique ! Mais quand on évoque les valeurs républicaines à l’école, ne fait-on pas de la politique ? Alors que ce lieu ne devrait pas en faire !
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/DP_rentree/32/2/2015_rentreescolaire_fiche_25_456322.pdf

    L’avis sur l’école de Belkacem par Eric Zemmour : remarquable !

    A noter cette chronique de l’école privée et des agissements de certaines directions diocésaines de l’enseignement catholique contre la liberté des établissements et des parents :
    http://chroniquedelecolepriveedeliberte.hautetfort.com/

    • Line dit :

      La Fondation pour l’Ecole annonce la naissance de l’École professorale de Paris (EPP), établissement privé créé par un groupe d’universitaires de haut niveau afin de former des professeurs de collège et lycée de grande qualité.
      http://www.epparis.org/
      Des universitaires aussi prestigieux que Laurent Lafforgue, Chantal Delsol, Yann Rivière, Marie-Odile Thirouin, Jean-Noël Dumont, Jan Villem Noldus, Alain Lanavère, Bernard Valade et de nombreux professeurs normaliens de la jeune garde enseigneront dans cet établissement dirigé par le philosophe Philippe Némo.

      • L’École professorale de Paris a pour but de former des professeurs de l’enseignement secondaire et des classes préparatoires. Son originalité est de mettre essentiellement l’accent sur la dimension académique de leur formation, c’est à dire sur la qualité des connaissances intellectuelles dans le respect des exigences propres à chaque discipline.
      • L’admission se fait par un concours d’entrée à Bac + 2 ou Bac + 3.
      • Les diplômés ont vocation à devenir professeurs dans les établissements privés et publics. Ainsi l’École délivrera son propre diplôme et préparera aux concours d’État de recrutement de professeurs (CAPES, CAFEP-CAPES, agrégation).
      • L’École propose également une offre de formation continue pour les professeurs déjà en exercice.
      • Elle comporte une Section littéraire (Philosophie, Lettres classiques et modernes, Histoire-Géographie, plus tard des Langues vivantes) et une Section scientifique (Mathématiques, Physique-Chimie, Sciences de la Vie et de la Terre). Pour les étudiants en formation initiale, seule la Section littéraire est ouverte en 2016-2017. Pour la formation continue, deux cycles de formation sont proposés, l’un en Lettres, l’autre en Mathématiques. Ce dernier est parrainé par Laurent Lafforgue, Médaille Fields, qui y enseignera personnellement.
      • L’École professorale de Paris ouvre ses portes dès septembre 2016 et recrute sa première promotion littéraire par un concours qui se déroulera en mai-juin prochain. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.
      • L’École a noué un partenariat avec Saint-Jean de Passy, grand établissement catholique parisien où se dérouleront les enseignements.
  5. Atlas dit :

    Le 1er octobre dernier, la CPU (Conférence des Présidents d’Université) et la Caisse des Dépôts ont tenu un séminaire sur la mise en œuvre du plan Juncker, dans les locaux de la CPU. L’objectif : informer les universités des opportunités d’investissement qui découlent de ce plan.

    Le plan Juncker représente 21 milliards d’euros de garanties et prêts via le Fonds européen d’investissements stratégiques (FEIS) avec un effet de levier attendu via la participation du secteur privé à hauteur de 315 milliards d’euros. Comprendre par là que le FEIS ne donne pas directement accès à des subventions européennes. Il intervient sous la forme de prêts, de garanties et éventuellement de fonds propres. Il est destiné à des financements difficilement réalisables par le marché parce que d’une durée longue d’amortissement et/ou jugés comme risqués.
    http://www.cpu.fr/actualite/plan-juncker-les-universites-et-la-caisse-des-depots-se-mobilisent/

    C’est en fait l’endettement des universités françaises qui est préparé ainsi que leur privatisation.

  6. Ursule dit :

    La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a publié une note d’information intitulée : « Le latin au collège : un choix lié à l’origine sociale et au niveau scolaire des élèves en fin de sixième ».
    http://www.education.gouv.fr/cid94667/le-latin-au-college-un-choix-lie-a-l-origine-sociale-et-au-niveau-scolaire-des-eleves-en-fin-de-sixieme.html

    Cette étude montre que le latin agit comme un accélérateur d’égalité, puisque son apprentissage aide davantage les élèves issus de milieux défavorisés. En observant le destin de 35 000 jeunes entrés en sixième en 2007, ses deux auteurs ont découvert que le succès aux examens des élèves latinistes vivant dans une famille modeste est supérieur de 21,5 % au brevet, et de 23 % au bac à celui de leurs congénères non latinistes. Pour les enfants de cadres ou d’enseignants, cet écart est moins important : 5,6 % pour le brevet, 18 % pour le bac.

  7. Otho dit :

    De l’anglais Massive open online course, le MOOC est une formation en ligne ouverte à tous. Le Collège des Bernardins lance son MOOC le lundi 18 janvier 2016. Ce MOOC est destiné à tous ceux qui désirent asseoir leur connaissance du fonctionnement de la Bible. L’itinéraire se veut accessible au plus grand nombre et pas seulement aux initiés. Si l’enseignement reflète la théologie catholique, il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour en profiter pleinement.
    http://sinod.fr/courses/course-v1:SINOD+01+2016_T1/about

    Le MOOC s’adresse à tous ceux qui, faute de temps ou de proximité avec un lieu de formation, trouveront dans ce média le moyen de suivre une formation sérieuse. Il concerne notamment les pays francophones, les expatriés, les personnes en province ou ne pouvant tout simplement pas se rendre au Collège. Le MOOC ambitionne de permettre à chacun une lecture biblique plus pertinente. Chaque étudiant est invité à mieux saisir le sens et la cohérence que la Bible revêt pour celui qui la lit. Il pourra ainsi approfondir sa compréhension des Écritures et s’enrichir personnellement du trésor biblique.

    Ce MOOC cherchera à comprendre les rapports qu’entretiennent les 2 Testaments. Il ne s’agira pas d’une simple exposition du contenu biblique que l’on pourrait trouver par ailleurs. La plus-value du cours résidera dans l’étude de l’articulation entre les deux parties de la Bible chrétienne.

    Le cours se déroulera sur 12 semaines, progressant en 3 grands ensembles de réflexion. Après avoir considéré la manière dont l’Ancien et le Nouveau Testament s’appellent l’un l’autre, le cours étudiera la notion d’accomplissement avant de l’appliquer aux Évangiles dans leur façon de se servir des figures de l’Ancien Testament.

    L’enseignement est donné par le Père Jean-Philippe Fabre, prêtre dans le diocèse de Paris depuis 1998 et vicaire à la paroisse Notre Dame d’Auteuil, docteur en théologie.

  8. Ursule dit :

    Né en 1983, catholique, marié, Antoine Martin est diplômé de l’École normale supérieure de Lyon et agrégé de Lettres classiques. Il enseigne actuellement le latin, le grec et le français dans un lycée public. Il est l’auteur d’un véritable manuel de résistance catholique au monde moderne : Le Chant dans la fournaise.

    Pour lui, la tentation de l’homme de se faire dieu à la place de son Créateur, n’est pas nouvelle. Elle constitue même le contenu du péché originel, que relate le livre de la Genèse. Aujourd’hui, elle constitue la mentalité ambiante, l’air qu’on respire du matin au soir. On la retrouve tout aussi bien à l’œuvre dans les libérations sexuelles que dans le courant transhumaniste, ou encore dans l’hyperlibéralisme économique, qui prétend pouvoir tout acheter et vendre.

    Elle vient même se nicher dans les endroits les plus inattendus, tels que les méthodes d’éducation. Les nouvelles pédagogies ne visent plus à transmettre un savoir à l’enfant. Dans les instituts de formation des professeurs, l’adjectif « transmissif » est devenu un gros mot, le stigmate d’une pratique arriérée et fascisante. Selon ces nouvelles utopies éducatives, l’élève n’a pas à acquérir son savoir d’un aîné, mais doit devenir « acteur de ses apprentissages ». L’enfant n’est plus celui qui se construit dans une continuité familiale, culturelle, religieuse… Tout semble devoir se passer comme s’il arrivait dans un monde qui n’avait pas eu d’existence avant lui, et comme s’il lui revenait de droit d’inventer les lois du réel plutôt que d’en faire l’humble apprentissage. Évidemment, cette tentation de se faire dieu repose sur un mensonge fondamental et aboutit immanquablement à la déchéance de l’homme. En l’occurrence, les nouvelles pédagogies ont rendu les enfants tout à la fois ignorants et arrogants.

    D’autre part, pour comprendre sur quel modèle religieux ont été construits les Droits de l’Homme, il suffit d’examiner le tableau officiel qu’en a fait Le Barbier en 1789. Sur cette peinture, on constate que la Déclaration a été représentée sur deux tables de pierre. Il s’agit là d’une référence claire au livre de l’Exode, où Dieu grave le Décalogue sur les deux tables de la loi. La symbolique de ce tableau est limpide : aux commandements de Dieu sont opposés et préférés les Droits de l’Homme, nouvelle divinité prétendument autonome et toute-puissante dans sa propre sphère. Ce tableau nous indique donc malgré lui la direction à prendre pour contrer cette divinisation de l’Homme : la réaffirmation explicite et inlassable des dix commandements divins. Ces derniers, tout en rappelant la créature à la conscience de ses propres limites, lui fixent un cadre clair : « tu ne commettras pas de meurtre », « tu ne commettras pas d’adultère », etc.

    Le culte de la raison et de la laïcité est bien entendu un héritage de la franc-maçonnerie. L’histoire de la laïcité se présente dans les faits comme un long compagnonnage avec la franc-maçonnerie. Le 9 décembre est devenu la journée nationale de la laïcité parce que les loges y ont activement travaillé pendant des années. Il y a deux ans, le ministre Vincent Peillon a fait afficher une Charte de la laïcité dans tous les établissements scolaires de France. Il a pris cette mesure sur les conseils de Jean-Michel Quillardet, ancien grand-maître du Grand Orient de France et président de l’Observatoire international de la laïcité…

    Ainsi, l’avortement et l’euthanasie se trouvent en contradiction directe avec le cinquième commandement du Décalogue : « Tu ne commettras pas de meurtre. » Leur recrudescence est symptomatique de cette mentalité de l’homme qui prétend se faire dieu ; car à une divinité l’on offre des sacrifices, y compris des sacrifices humains. Ceux qui périssent par l’avortement et l’euthanasie sont les nouvelles victimes que les hommes sacrifient sur l’autel de leurs convenances personnelles. Une longue histoire relie avortement et sorcellerie. Et cette histoire n’est pas finie. Très récemment, un certain Zachary King, ancien prêtre sataniste converti au catholicisme, est revenu sur son passé dans un témoignage : il a admis avoir pratiqué des avortements rituels, y compris dans des cliniques. Ces sacrifices étaient commandés par des grands de ce monde, qui espéraient en tirer des bénéfices : la gloire, le succès… Bien sûr, de telles pratiques restent très marginales. Mais elles constituent la partie émergée de l’iceberg, celle qui révèle ce que demeure en son fond tout avortement, sur le plan spirituel.

    La théorie du genre s’avère représentative de l’état d’esprit de l’homme contemporain, qui ne supporte plus aucune limite, pas même celle de sa propre identité. On veut pouvoir être homme ou femme à volonté, épouser quelqu’un de même sexe, ou même son chien, comme l’a fait un Australien il y a trois ans. Cet état d’esprit est mortifère : toute tentative de transfigurer l’homme en dieu, en prétendant lui ôter ses limites naturelles, contribue bien plutôt à défigurer l’homme. Se souvenir de Michael Jackson et de ses multiples opérations de chirurgie esthétique. Mais aussi du résultat que peut donner une opération transsexuelle. Dans le domaine de la recherche, on commence à créer des êtres mixtes à partir de cellules humaines et animales. À ce rythme-là, l’avenir de l’humanité, ce n’est pas la divinisation, mais la monstruosité.

    La prochaine transgression moderne se trouve être le transhumanisme. C’est un courant idéologique très présent dans le monde des affaires. Le transhumanisme vise à « augmenter l’homme » et ses capacités, en proposant une fusion entre humain et machine. Courir plus vite grâce à des jambes en acier, sauvegarder sa mémoire sur un disque dur ou sur Internet, devenir immortel par le remplacement des pièces usées du corps humain, tels sont les différents objectifs que se proposent les savants transhumanistes. Il s’agit là d’un courant influent, puissant sur le plan économique. Ray Kurzweil, l’un des principaux inspirateurs de ce mouvement, a été recruté par Google il y a quelques mois. Sa théologie tient tout entière dans cette déclaration : « Dieu existe-t-il ? Pas encore. » Avec une telle manière de voir les choses, on ne considère plus l’homme comme une créature de Dieu : il s’agit au contraire de l’amener au statut d’auto-créateur.

    La Doctrine Sociale de l’Église catholique pourrait servir de cadre à la société, dans la mesure où elle se déploie sur des bases anthropologiques saines. À son fondement, on ne trouve pas l’idée que l’homme doive devenir comme Dieu, mais plutôt celle selon laquelle il est créé à l’image de Dieu, et même à l’image d’un Dieu-Trinité. En cultivant à tous ses échelons le respect de cette image, une société peut espérer croître et s’épanouir. Voici un exemple précis : il existe deux façons de nier spécifiquement la Trinité, soit par unité d’indistinction (le Dieu unique des musulmans) soit par éclatement (polythéisme) ; de manière analogue, il existe deux manières de saper le mariage voulu par Dieu, soit par unité d’indistinction (monoparentalité, théorie du gender, mariage gay…), soit par éclatement (adultère, divorce, polygamie…). Pour demeurer l’image du Dieu trine et s’épanouir, le couple humain ne peut que reposer sur une distinction (homme et femme) dans l’unité (fidélité, indissolubilité du mariage). Et cette stabilité de la famille bien comprise profitera à l’ensemble de la société.

    Les mobilisations politiques des catholiques français comme la Manif pour tous, ont contribué à un certain réveil, mais, afin de recruter plus largement, elles se sont effectuées sur une base anthropocentrique. Or, vouloir lutter contre le mariage gay au nom des Droits de l’Homme, c’est essayer d’opposer deux émanations d’une même idéologie, celle de l’homme qui refuse toute limite ! Cela s’est avéré prodigieusement inefficace. Par ailleurs, tant que les catholiques ne descendront pas dans la rue au nom de leur propre foi, ils iront d’échec en échec. Dieu ne bénira pas l’action de celui qui le met de côté, ne serait-ce que dans son discours. Sainte Jeanne d’Arc n’aurait pas pu obtenir la victoire si elle n’avait pas porté sur son étendard les saints noms de Jésus et de Marie. La foi, l’espérance et la charité sont essentielles dans ce combat. Mais pour ne pas tomber dans le surnaturalisme, il faut y ajouter les quatre vertus cardinales : la tempérance, la prudence, la justice et la force.

  9. Chantal dit :

    Un professeur d’histoire et de langue bretonne du collège Sainte-Anne à Sainte Anne d’Auray, en Bretagne, n’en revient toujours pas. Revenant de vacances, Pascal G. a appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. Motif de l’enquête ? La façon dont l’enseignant aurait présenté la Russie contemporaine durant ses cours.

    Le 17 février en effet, six élèves étaient convoqués par la gendarmerie d’Auray pour subir un long interrogatoire au sujet des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant “au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine” durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier. C’est lors de la rentrée des classes que Pascal G. a été informé par ses élèves de leur mésaventure, choqués de leur expérience.

    Le professeur, conformément aux programmes scolaires, doit aborder “l’introduction à la géopolitique contemporaine” et notamment la situation de la Russie actuelle. “J’ai d’abord fait un état des lieux de la Russie après la fin du communisme. J’ai expliqué les grandes lignes de la politique du président russe, Vladimir Poutine. Une politique qui a consisté à constituer une classe moyenne en Russie tout en s’appuyant sur le sentiment patriotique, après les années de crise de la présidence de Boris Eltsine” détaille le professeur dans un email. “Je suis revenu sur les alliances entre la France et la Russie au XXème siècle, en 1914 mais aussi entre 1940 et 1945” poursuit-il. “J’ai traité l’engagement russe en Syrie et en Irak contre Daech aux côtés des forces armées françaises” précise t-il. “J’aborde l’histoire sur la base des faits, j’essaie d’expliquer la complexité des rapports géopolitiques afin de développer l’esprit critique des élèves. Je ne me prononce pas sur le bien-fondé ou non des actions menées par une diplomatie” conclut-il.

    http://breizatao.com/2016/03/02/auray-morbihan-des-eleves-auditionnes-par-la-gendarmerie-au-sujet-des-cours-de-leur-professeur-sur-la-russie-et-vladimir-poutine/

    • Carlos dit :

      L’U.E. est la première à vouloir faire de la propagande politique dans les écoles.

      Le député européen Dominique Bilde a d’ailleurs dénoncé cette complicité du PS et des LR au Parlement de l’UE.
      http://www.frontnational.com/2016/04/au-parlement-europeen-republicains-et-ps-main-dans-la-main-pour-voter-lendoctrinement-de-nos-enfants/

      « Une partie des Républicains aura beau jeu de continuer à nous faire croire qu’ils défendent la France, sa souveraineté et ses valeurs. Ils viennent de voter comme un seul homme ce mardi le rapport d’un député socialiste portant sur « Apprendre l’Union européenne à l’école », qu’on aurait également pu appeler « Obligeons les futurs citoyens à aduler le pouvoir de Bruxelles ».

      S’inquiétant de la montée de l’euroscepticisme, les députés du Parlement n’ont rien trouvé de mieux que d’y répondre en augmentant encore un peu plus l’influence de l’UE dans tous les domaines de l’éducation, de la formation des enseignants en passant par l’apprentissage par les élèves d’une Histoire officielle vantant les bienfaits de notre bonne mère la Commission européenne.

      Pourtant ce texte est en totale contradiction avec les Traités européens qui prévoient que les États membres gardent la compétence pleine et entière en matière d’éducation !

  10. Gabi dit :

    Dans une rue très chargée en trafic de voitures, bus, motos et scooters du centre de Chang Mai dans le nord de la Thaïlande, juste devant la Metta Suksa School, la circulation automobile sur un passage pour piétons est régulée par les élèves eux-mêmes :

  11. Line dit :

    L’école de campagne en 1900 :


    On y lisait « Le Tour de la France par deux enfants », un manuel pour l’apprentissage de la lecture, d’Augustine Fouillée (née Tuillerie), publié sous le pseudonyme de G. Bruno en 1877.

    On en fit un film en 1923 puis un feuilleton télévisé en 1957 (extrait) :

    L’auteur avait connu la vie difficile des enfants de cet époque post-révolution française. La chambre avait même du adopter une loi réglementant l’exploitation des enfants dans l’industrie en interdisant le travail des enfants avant huit ans et en limitant à huit heures le travail des enfants de huit à douze ans, à douze heures avant seize ans. Ces bataillons d’ouvriers mineurs venaient de la destruction du système d’enseignement qui existait du temps des rois. Selon Taine, dans Le régime moderne (livre III chap. 1), avant la révolution de 1789, la France comptait 22 000 petites écoles pour 37 000 paroisses ; avec les collèges secondaires et les universités cela faisait 60 000 écoles. De son côté, Declareuil dans son Histoire générale du Droit français (page 580) parle de 32 000 écoles religieuses gratuites et 8 000 laïques gratuites. Ainsi la moitié de la population savait au moins lire et écrire.

    Amusant de voir Najat Vallaud-Belkacem, dire avec assurance « La ministre de l’Education que je suis connais PARFAITEMENT la première phrase de ce livre qui s’appelait « Tour de France par deux enfants » d’Ernest Lavisse ». en fait la première phrase est celle-ci « Par un épais brouillard du mois de septembre, deux enfants, deux frères, sortaient de la ville de Phalsbourg en Lorraine ».
    https://archive.org/stream/letourdelafrance00brunuoft#page/n5/mode/2up

    Après 1950 :

    Au XXIe siècle avec le « Common Core » : « La fabrique de crétins » comme le décrit si bien Jean Paul Brighelli, continue avec le « Common Core » développé par la fondation Bill et Mélinda Gates (Bill de Microsoft), pour un coût de 2,3 milliards de dollars, incluant le financement de bracelets biométriques pour mesurer à distance l’attention des élèves, et des caméras faciales…
    Curieusement, les enfants de ces oligarques fréquentent des écoles qui ne suivent pas le « Common Core » ! Pourquoi ?
    http://www.agenceinfolibre.fr/le-determinisme-elites-pour-pietaille/
    Quelques critiques :
    http://uk.businessinsider.com/common-core-multiplication-quiz-2015-10?op=1?r=US&IR=T
    http://reinformation.tv/common-core-americains-contre-socle-commun-ecole/

    Le Cartable de Big Brother :
    http://ecolereferences.blogspot.fr/2011/07/le-cartable-de-big-brother.html

    Pour tester son QI :
    http://www.mon-qi.com/tests-de-qi.php
    http://test.psychologies.com/tests-qi/tests-de-qi/mesurez-votre-quotient-intellectuel

    Ou quel serait votre résultat au test PISA ?
    http://fr.what-character-are-you.com/d/fr/1001/0.html

    De nombreuses études montrent un recul général du quotient intellectuel moyen. En France, la population a perdu près de quatre points de QI entre 1999 et 2009. Un phénomène inquiétant qui à pour cause de nombreux facteurs, notamment les perturbateurs endocriniens présents dans les pesticides. Ils ont un effet négatif sur l’action de l’iode, substance très importante dans le développement du cerveau.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/en-10-ans-qi-moyen-france-chute-pres-4-points-et-voici-qui-est-en-cause-barbara-demeneix-2952250.html#T9AGXBRytmdUeC2Q.99
    La revue Intelligence l’a aussi confirmé, les européens sont de moins en moins intelligents. Quatorze points de QI en moins pour les anglais. Comment expliquer cette chute de l’intelligence chez nos contemporains ? Il y a évidemment les addictions aux médias populaires comme la télévision ou aux smartphones et tablettes qui laissent les cerveaux dans un état de passivité qui ne leur est pas favorable. Mais aussi les longs trajets quotidiens en voiture qui auraient un effet néfaste sur la cervelle : fatigue et stress défavorisent la lucidité. Il y a quelques années, on estimait que 115 points de QI étaient indispensables pour accéder au deuxième cycle universitaire… Comme le QI baisse, l’accession se fait avec moins de points. Le bac est dévalorisé d’autant.
    http://www.lepoint.fr/societe/le-qi-des-francais-en-chute-libre-25-07-2017-2145715_23.php

    Ici c’est l’histoire d’un jeune garçon qui est nul en Math (il a F note la pire en Angleterre ). Un jour, après certainement quelques efforts de sa part , l’ado ramène un honnête C sur son bulletin, lui permettant ainsi de passer en classe supérieure. Celui-ci à la bonne idée de filmer la réaction de son père en caméra cachée :

    Les enfants continuent à se raconter des histoires de Toto :

    Et à chanter avant les vacances « Adieu Monsieur le Professeur » d’Hugues Auffret :


    Surprise à la cantine :

    L’enfant grandit….

  12. Yann dit :

    6 règles d’or pour que votre cerveau continue à produire de nouveaux neurones :

    1. Fuir la routine : le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones. Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre » .
    2. .

    3. Lutter contre l’infobésité : le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin. « L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété  » . Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir. »
    4. .

    5. Bannir anxiolytiques et somnifères : l’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.
    6. .

    7. Bouger ! : « Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches« », explique le Pr Lledo. Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones.
    8. .

    9. Cultiver l’altérité : certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui. « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones. »
    10. `

    11. Soigner le microbiote : très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

  13. Haï dit :

    SOS Éducation a rencontré Jean-Frédéric Poisson, président du parti chrétien-démocrate et candidat à la primaire de la droite et du centre. Jean-Frédéric Poisson s’attaque à tous les tabous du système : autonomie pour les établissements scolaires, statut des enseignants, finalités de l’instruction publique…

    Claire Colombi dresse pour MPI-TV un état peu flatteur de l’éducation nationale. Si le niveau des questions écrites en histoire-géographie à des examens tels que le brevet des collèges ou le bac laisse songeur, que penser des sujets du CAPES et même de l’agrégation :

    Le site webometrics publie un classement mondial des universités. La France y fait malheureusement figure de très mauvais élève. Ce classement considère avant tout autre critère l’impact international des Universités en termes de publications scientifiques.
    http://www.webometrics.info/en/world

    Autre préoccupation, une enseignante de l’université du Kent, le Dr Joanna Williams, a publié les résultats de son dernier palmarès de la liberté de parole dans les universités britanniques. Résultat: sur les 115 établissements étudiés, 63,5% – dont Cardiff Met mais aussi Oxford, la LSE et King’s College – ont été classés dans la catégorie «censure active» et 30,5% dans la catégorie des universités qui «étouffent la parole en raison d’une régulation excessive». »
    http://spiked-online.com/free-speech-university-rankings/results#.WL58NBAXjcu
    La Cardiff Metropolitan University par exemple, a édicté un «code de bonnes pratiques» suggérant de remplacer certains mots courants par d’autres plus «neutres» : CMET_Front of campus
    « Ne dites plus «fireman» («pompier»), «housewife» («femme au foyer») ou «gentleman’s agreement» («accord entre hommes d’honneur»)… Ces trois expressions courantes, comme 31 autres, n’ont désormais plus droit de cité à la Cardiff Metropolitan University, rapporte la BBC. Préférez plutôt «firefighter», «homemaker» et «unwritten agreement». L’objectif global? Encourager l’utilisation de termes de genre neutre.
    http://www.bbc.com/news/uk-wales-south-east-wales-39153731


    Les Éditions du Rocher ont publié un livre de Virginie Subias Konofal, intitulé « Histoire incorrecte de l’école, de l’ancien régime à nos jours ». L’auteur énumère les différentes pédagogies qui ont été appliquées en France depuis des siècles afin d’essayer de déceler à quel moment notre système éducatif a commencé à vraiment déraper. Elle souligne comment le recrutement et la formation des enseignants ont été accaparés par l’État alors que durant des siècles, ils se faisaient de façon libre. Pour elle, les lois Ferry ne marquaient pas la naissance de l’école « publique, gratuite, obligatoire et laïque ». En réalité, elle était gratuite depuis fort longtemps pour les plus pauvres. L’Eglise, qui avait été la première éducatrice de France et qui avait structuré progressivement les énergies éducatives libres et éparses, était soucieuse d’enseignement populaire. Aujourd’hui tout le monde paie l’école « gratuite » par le biais des impôts indirects auxquels personne n’échappe, comme la TVA. L’école publique existait aussi depuis bien longtemps, et ce qualificatif était lié simplement à son mode de financement. Etaient publiques les écoles financées par l’Etat ou l’une de ses ramifications (qu’elles fussent religieuses ou non-confessionnelles) et étaient privées les écoles financées sur deniers privés (qu’elles fussent elles aussi religieuses ou non). Enfin elle était obligatoire jusqu’à 14 ans depuis une ordonnance royale promulguée par Louis XIV en décembre 1698. Cela dit Ferry a introduit deux nouveautés : la laïcité, qui détache le processus scolaire de toute spiritualité et remet en débat la question de sa finalité, et l’accélération du processus d’uniformisation. La question centrale est bien la finalité de l’école, en tant que structure, et la finalité de l’enseignement, en tant que formation. Les hommes du début du XXème siècle ont prétendu chasser Dieu de l’école. Mais la formation des enfants était vue comme une activité transcendante, liée au dépassement de soi et à l’élévation par la culture. Le processus était compréhensible tant que l’objectif de cette élévation était le salut de l’âme. En chassant Dieu, il a fallu le remplacer par quelque chose. Ce fut la Nation. Mais après la Seconde Guerre Mondiale, le patriotisme devint petit à petit inaudible, la notion de nation devient illégitime. On ne sait plus vraiment pourquoi on met les enfants à l’école, si ce n’est pour qu’ils trouvent une place dans la société. On s’est alors focalisé sur des problèmes de méthode, d’organisation et de pédagogie parce qu’on n’avait plus de réponse à apporter à la vraie question centrale qui est celle des finalités et qui est d’ordre anthropologique. L’enseignement, c’est d’abord une relation humaine, une rencontre entre un adulte, avec sa personnalité, sa culture, son expérience et ses savoirs, et un jeune. Si la rencontre n’a pas lieu, l’apprentissage ne se fait pas. Si elle a lieu, même dans une classe de 35 élèves, quelque chose passe. Le premier pas vers « l’école idéale » serait de mettre en place les conditions de cette rencontre, le second serait de respecter la liberté de chacun et de faire confiance aux hommes plus qu’aux structures, la troisième serait de définir clairement vers quoi le professeur et ses élèves marchent, ensemble.

    Autres livres critiques sur l’école actuelle : ceux de Philippe Nemo (Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?) et de François-Xavier Bellamy (Les Deshérités). L’ouvrage de Ghislaine Wettstein-Badour (Lettre aux parents de futurs illettrés, 2000) qui est très éclairant pour l’école primaire. A noter le blog de Jean-Paul Brighelli « Bonnet d’âne » :
    http://blog.causeur.fr/bonnetdane/

  14. Didier dit :

    Dans toutes les civilisations, l’aspect spirituel est mis en valeur car faisant intrinsèquement partie de tout être humain. Puis est arrivé le communisme, remplacé peu après par l’occident actuel. Tous les deux nient cet aspect et le remplacent par le matérialisme. Comment s’y prennent-ils pour l’occulter ? En utilisant l’éducation des enfants : et là, cette éducation n’est dirigée que dans un but : former une catégorie de gens prêts à servir les besoins d’une élite. Car l’éducation est une action forcée et obligatoire d’une personne sur une autre… Alors que la culture est une relation libre entre les gens. Léon Tolstoï disait la même chose « L’éducation, c’est la culture sous contrainte, alors que la culture c’est la liberté. »

    Une chose est sûre, la France n’aide absolument pas l’œuvre d’Orient dans son travail sur la francophonie : l’anglais devient maître de la situation partout dans le monde.

    • Ursule dit :

      Un jeune n’est pas qu’un corps. Pourtant cela semble être le message que l’Education Nationale veut faire passer à ses élèves ! Les écoles dites catholiques suivent le mouvement sans se poser de questions :

      Ici lors d’une animation vietnamienne à Paris :

      Ce qu’en pense Marion Sigaut :

      Ariane Bilheran, normalienne, docteur en psychologie et psychopathologie clinique, évoque la vidéo de Marion Sigaut et le livre qu’elle a écrit suite à ses découvertes « L’imposture des droits sexuels » :

      Les droits sexuels imposés à l’école à notre insu par l’ONU, par le biais de l’Union Européenne :

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