Comment les profs se donnent de l’assurance…

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Les enseignants ne possèdent plus cette autorité naturelle qu’avaient leurs aînés.

Les valeurs d’une société ne sont plus inculquées (les droits sont biens connus mais qu’en est-il des devoirs?) Aujourd’hui, l’heure est aux compromis et aux négociations avec l’élève. Il ne suffit plus de dire « C’est moi le maître ici ! » pour que ce dernier s’exécute. Entre la discipline et la pédagogie, le prof moderne doit choisir, composer, marier… ou souffrir.

élève mal élevé en classeA l’approche de cette rentrée scolaire (mardi 4 septembre), la Maif révèle que 55% des enseignants et la moitié du personnel de direction, soit près de 500 000 personnes, ont choisi de souscrire une assurance spéciale qui les couvre des accidents et des agressions, aussi bien moralement que physiquement.

Pour 40 euros par an, les enseignants victimes ou mis en cause dans des accidents ou des agressions bénéficient d’un soutien moral et psychologique, d’une prise en charge des frais d’hospitalisation, des pertes de revenus subies s’ils ne peuvent pas reprendre le travail, ou encore de remboursement des préjudices esthétiques.

http://www.lefigaro.fr/assurance/2012/08/31/05005-20120831ARTFIG00439-les-enseignants-se-protegent-massivement-de-la-violence.php

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123 commentaires sur “Comment les profs se donnent de l’assurance…

  1. John dit :

    En 2013, 10 associations se sont partagées 82 % des subventions du ministère de l’Education nationale destinées aux associations. Parmi ces heureuses bénéficiaires, la Ligue de l’enseignement se taille la part du lion. En 2013, elle a ainsi reçu 25,6 millions d’euros de subventions directes du ministère, l’équivalent de 7300 enseignants supplémentaires (contre 23,03 en 2011).

    Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale sait prendre soin de ses amis. Il y a quelques semaines, elle a déjà récompensé le secrétaire général de cette association en le nommant à l’Inspection générale du ministère. Il faut reconnaître que cette association n’a jamais caché ses sympathies socialistes, allant même jusqu’à faire voter une motion, lors d’un de ses congrès, pour se déclarer « solidaire de tous ceux qui luttent pour la construction d’une société de type socialiste. »
    http://programmesscolaires.fr/spip.php?article5

    Parmi les autres associations qui cannibalisent les crédits du ministère de l’Education nationale, on retrouve, toujours dans les 10 premières bénéficiaires :

    la Fédération PEP (6,9 millions d’euros), elle aussi proche du PS. Elle fut d’ailleurs longtemps présidée par Christian Nique, ancien conseiller de François Mitterrand.
    Les CEMEA (4,6 millions d’euros), véritable bras armé des militants de l’Education nouvelle en France.
    Les FRANCAS – Franches et Francs camarades (4,2 millions d’euros). Cette association d’Education populaire comme son nom le laisse apparaître reste proche des réseaux communistes.
    La JPA – Jeunesse en plein air. (1,5 millions d’euros). Cette association est également née dans le giron de la ligue de l’enseignement et de la CGT.

    On retrouve toutes ses associations dans les débats concernant les programmes scolaires et leurs articulations avec les activités péri-scolaires. »
    http://programmesscolaires.fr/spip.php?article7

    • Benoit dit :

      On gaspille beaucoup d’argent pour cette idéologie alors qu’il en manque pour les étudiants méritants mais pauvres !
      http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/najat-vallaud-belkacem-meprise-les-etudiants-meritants-23-12-2014-1891866_2134.php

      En octobre 2014, quelques nouveaux étudiants remportent une grande victoire. Alors que le gouvernement a décidé de supprimer en douce, au creux de l’été, les bourses au mérite pour les bacheliers de l’année (1 800 euros par an pour les boursiers qui ont obtenu mention très bien), le Conseil d’État ordonne, en référé, de payer. Enjeu : un peu plus de 15 millions d’euros. Deux mois plus tard, le gouvernement n’a pas bougé. Les étudiants d’origine modeste méritants se voient privés depuis la rentrée universitaire de près de 200 euros de revenu chaque mois.

      Pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem ne cesse de répéter qu’elle prend « à bras-le-corps » le problème des inégalités scolaires. Au lieu de beaux discours, de coûteux états généraux sur l’évaluation, pour savoir s’il faut noter les élèves avec des chiffres, des lettres ou des pastilles de couleur, la ministre pourrait commencer par lutter concrètement contre les inégalités sociologiques. Et permettre aux étudiants d’excellence issus de milieux modestes de ne pas s’épuiser en petits boulots en même temps qu’ils entament leurs études supérieures. Le ministère de l’Éducation nationale s’assoit confortablement sur une décision de justice, rendue par la plus haute juridiction administrative. Cet arrêt a été pris en référé, autrement dit selon une procédure d’urgence : les juges ont estimé qu’au regard de la situation matérielle de ces étudiants, chaque semaine compte. L’État, lui, n’a cure. Me Henri de Beauregard, l’avocat des étudiants, lui a envoyé un courrier pour lui rappeler qu’elle était dans l’obligation de verser ces bourses au plus vite pour ne pas se mettre hors la loi. Il la prévenait qu’un « référé provision » serait déposé au Conseil d’État en cas de non-paiement. Cette procédure, employée contre les mauvais payeurs, avec astreinte à la clé, devrait être engagée fin janvier.

  2. Joyce dit :

    Une équipe de neurologues et de psychologues vient de publier une étude aux résultats surprenants. Les chercheurs du Neurological Institute and Hospital de Montréal et du département de psychologie de l’université McGill ont comparé des IRM du cerveau de jeunes filles âgées de 9 ans à 17 ans, se répartissant en trois groupes: celles qui avaient le français pour langue maternelle, celles qui étaient bilingues français-chinois depuis leur naissance, et enfin celles nées dans une famille chinoise qui avaient été adoptées bébé et n’avaient que le français comme langue maternelle.

    Or, relate le site Science Daily, leur surprise a été de constater que les enfants adoptées avaient lorsqu’elles écoutaient du chinois les mêmes zones du cerveau activées que celles qui maîtrisaient cette langue… Une capacité «oubliée» peu après la naissance qui n’a pu selon les chercheurs être acquise que dans les premiers mois de vie.
    http://www.sciencedaily.com/releases/2014/11/141117164334.htm

    Comme l’explique l’auteure principale de l’article publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, Lara Pierce, sur Science Daily, on savait déjà que le cerveau du nourrisson formait des représentations des sons entendus, mais il s’agissait cette fois de savoir si ces représentations étaient maintenues même après de nombreuses années, sans avoir été exposé à la langue.

    Les implications de ces résultats dépassent de loin la question de l’apprentissage des langues, puisqu’ils indiquent que l’information reçue par le cerveau dans la période optimale du début de la vie est non seulement stockée, mais peut influencer son fonctionnement pendant des années et peut-être pour le restant de la vie.

    L’apprentissage des mots remonte même à l’état foetal comme plusieurs expériences l’ont démontré. Une étude avait montré que les bébés reconnaissaient les génériques des émissions télé que regardaient leur mère enceinte.
    http://www.theverge.com/2013/8/26/4661368/newborns-recall-words-heard-in-the-womb-research-shows
    Comme nous l’expliquions en août 2013, une expérience menée sur des foetus a révélé que leur cerveau avait retenu un mot auquel ils avaient été exposés de manière répétée pendant la grossesse de leur mère. »
    http://www.slate.fr/life/77008/foetus-apprendre-mots-avant-naissance

  3. Anne dit :

    Faut-il supprimer les notes ? Ce qu’en pense le Président de la Fondation pour l’école, Lionel Devic :

    Il est amusant de voir que la societé veut noter ses fonctionnaires mais plus ses élèves. Pourtant ce que recherche avant tout un enfant, c’est de la justice et de la rigueur. Lui mettre une évaluation vague n’apporte pas grand chose. D’autre part, dès l’école terminée, il s’en va jouer au foot ou au basket où les points font partie de l’intérêt du jeu. D’autres iront s’amuser avec leur ordinateur avec là aussi un comptage points.

    Et les punitions ?





    • Lino dit :

      On ferait mieux d’éloigner certains profs de leurs élèves ! Rien que ces deux derniers mois, on a rapporté sept affaires de pédophilie impliquant des instituteurs ou professeurs !

      Les médias, si rapides à communiquer au moindre abus sexuel dans l’Église restent scandaleusement silencieux sur ces affaires. Pourtant, contrairement à l’Éducation Nationale, l’Église, en France et dans le Monde, n’a pas hésité à s’occuper pleinement du problème, en affirmant haut et fort que c’était un traumatisme très grave envers les enfants !

      Silencieuse, déjà lorsque le scandale de la ligne Azur, partenaire de l’Éducation Nationale, était dénoncé par le Conseil d’État (Le rapporteur évoquait alors que certaines pratiques illégales comme l’usage de drogues ou la pédophilie étaient présentées par la Ligne Azur sans que leur illégalité ne soit soulignée),
      http://www.lerougeetlenoir.org/les-breves/education-la-ligne-azur-denoncee-par-le-conseil-d-etat
      Najat Vallaud-Belkacem n’a-t-elle pas le devoir de communiquer sur ces nouveaux scandales et lever l’Omerta sur les chiffres des abus sexuels au sein de l’éducation nationale ?

  4. Ursule dit :

    Les enfants sibériens préviennent les maladies hivernales avec de l’eau à -18°C :

  5. thérese dit :

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, sous prétexte de défendre la liberté d’expression et de lutter contre le fléau du terrorisme, depuis l’affaire Charlie hebdo, l’Etat se propose de terroriser ceux qui expriment une opinion différente de la pensée unique ! On reconnaît là l’inversion des valeurs typique des puissances infernales.

    Parmi les mesures annoncées par Robespierrette Belkacem :

    • formation à la laïcité de 1.000 enseignants qui auront la charge « d’accompagner leurs pairs » : 1.000 commissaires politiques du laïcisme d’Etat, qui pourront proposer des formations spécifiques sur « l’enseignement laïc du religieux »… (Avec sans doute une collection de Charlie Hebdo comme manuel).

    Dans chaque académie, comme annoncé hier par le président, sera instaurée une « réserve citoyenne », brigade notamment de bénévoles d’« associations » qui pourront intervenir dans les établissements pour épauler les enseignants dans l’apprentissage des valeurs citoyennes.

    • Les candidats professeurs seront évalués sur les valeurs de la République.
    • Les élèves, du primaire à la terminale, s’inséreront dans un « parcours citoyen ».
    • Le 9 décembre, jour du vote de la loi de 1905, tous les établissements de France devront se soumettre à la Journée de la laïcité.
    • Les rites républicains – hymne national, drapeau, devises – seront « expliqués » et « valorisés ».
    • Tobias dit :


      Alors que l’école devrait être un lieu de pédagogie, d’explications, de dialogues, nos gouvernants socialistes, bien aidés en cela par certains fonctionnaires zélés, sont en train de la transformer en lieu de délation et de répression, bientôt en un vaste camp de ré-éducation pour 12 millions d’enfants.

      La palme de l’hystérie collective revient incontestablement à ce chef d’établissement qui se reconnaîtra. L’histoire est racontée par une éducatrice chargée de recevoir les mineurs déférés en comparution immédiate.
      http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/20/apologie-dacte-terrorisme-jai-leve-main-jai-dit-ils-ont-eu-raison-257212

      Jeudi 8 janvier. Un collégien fait une minute de silence avec sa classe en hommage aux victimes des attentats. Vendredi, le professeur de français propose à ses élèves un débat sur ce qui vient de se passer. N’ayant pas bien compris qu’il s’agissait autant d’un piège que d’une réelle volonté de débattre avec les élèves, l’enfant lève la main et dit « ils ont eu raison ».

      Au lieu de demander des explications, d’écouter, puis d’expliquer comme tout bon professeur aurait dû le faire, le censeur lui ordonne immédiatement : « si tu penses ça, sors de ma classe ». La suite est hallucinante. L’élève se rend chez la Conseillère Principale d’Education qui lui explique pourquoi il était interdit de penser que les terroristes « ont eu raison ». Dimanche, l’enfant va à son match de foot. Il fait une minute de silence avec ses camarades. « C’était bien, on était tous en rond, on se tenait par le cou », raconte-t-il. Lundi matin à l’école, il est convoqué chez le principal. Mardi matin, il est re-convoqué. L’enfant s’excuse et exprime ses regrets. Mais le même jour, le principal le convoque à nouveau, avec ses parents cette fois. Il leur apprend que leur enfant est exclu pour une semaine, « une mesure conservatoire »… En attendant le conseil de discipline où il risque une exclusion définitive. Mercredi, le principal, grand pédagogue devant l’éternel va porter plainte contre l’enfant au commissariat. Jeudi, l’enfant et ses parents se rendent à la convocation de la police « pour être entendu ». L’enfant est alors arrêté et placé en garde-à-vue. Il va passer 24 heures dans les geôles de la république nationale socialiste. Vendredi matin, menotté, il est présenté au juge pour une mise en examen d’apologie du terrorisme.

      A 14 ans, cet enfant aura connu l’enfermement dans une cellule, la garde-à-vue, les menottes, l’audition devant un juge… Pour 4 mots de trop qui vont probablement lui valoir une condamnation qui le suivra tout au long de son existence. 4 mots qui lui vaudront d’être fiché parmi les auteurs d’infractions à caractère terroriste. 4 mots qui vont foutre toute sa vie en l’air. Ce qui est particulièrement révoltant dans cette histoire, outre le caractère totalement disproportionné de la procédure compte tenu de l’âge du présumé futur terroriste, c’est le véritable piège tendu par l’école aux enfants alors qu’elle est censée éduquer et protéger. Cet enfant ne demandait rien à personne. Il ne s’est pas exprimé dans la rue, ou même sur Internet. Il a simplement répondu à une question de son professeur.

      Tirant profit des attentats, le gouvernement socialiste est en train de mettre en place la politique la plus répressive jamais appliquée depuis le régime de Vichy. Amnesty International, Human Rights Watch et le syndicat de la magistrature dénoncent cette dérive totalitaire. Ils sont bien les seuls. Le Patriot Act à la française avait été voté juste avant les attentats ! C’est la loi du 13 novembre 2014 qui permet à notre grande démocratie d’arrêter, d’enfermer et de condamner en comparution immédiate tous ceux qui ont le malheur de dire quelques mots de trop, à commencer par les enfants.


      Le prof n’est plus celui qu’il était auparavant : L’école buissonnière (1948)

      Merlusse (1935) – Marcel Pagnol

      La main gauche – اليد اليسرى
      http://www.africine.org/?menu=art&no=11350

      • Ken dit :

        Dom Juan de Molière :

        Les Fourberies de Scapin :

        Le Système Ribadier est une comédie en trois actes de Georges Feydeau représentée pour la première fois en novembre 1892 :

    • Tom dit :


      Les nouveaux programmes scolaires, censés entrer en vigueur en 2016, font la part belle à un jargon «pédagogiste» ravivé. Un paradoxe alors qu’ils sont présentés par le Conseil supérieur des programmes comme «plus simples et plus lisibles».

      Se déplacer (…) dans un milieu aquatique profond standardisé. (Page 22, cycle 4)
      Le «milieu aquatique profond» est tout simplement… une piscine. Ce type de jargon foisonne dans les programmes d’éducation physique et sportive (EPS), une des disciplines scolaires les plus récentes (1981). Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

      «Créer de la vitesse» et «traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête». (Page 22, cycle 4)
      Toujours en EPS, discipline friande de termes pédants, «créer de la vitesse» signifie «courir», tandis que «traverser l’eau en équilibre horizontal» signifie nager. Et comment appelle-t-on un plongeon?

      «Produire des messages à l’oral et à l’écrit» en histoire-géographie. (Page 5 du cycle 4)
      Le collégien à la sauce 2016 n’aura plus besoin de rédiger un devoir ou de répondre verbalement à une question de son professeur. Il se contentera de «produire des messages» écrits ou oraux. En «montrant un raisonnement construit». Tout de même…

      «Aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs». (Page 17, cycle 4)
      La «visée générale» des programmes de «langues étrangères et régionales» est d’«aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs». Cette visée se veut poétique mais semble un rien prétentieuse. Il est possible que beaucoup se perdent en chemin.

      « L’éducation aux médias est mise en œuvre, et organisée de façon spiralaire. » (Page 53, cycle 4)
      Selon Sylvie Queval, philosophe de l’éducation, la notion de pédagogie «spiralaire», inventée en 1960, a «vite rencontré un large écho chez les pédagogues, qui trouvent dans la métaphore de la spirale une façon juste d’exprimer qu’apprendre est un processus continu qui suppose une reprise constante de ce qui est déjà acquis». À en perdre l’équilibre.

      http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/16/01016-20150416ARTFIG00421-les-nouvelles-perles-de-la-novlangue-pedagogiste.php

      Top 10 des mots inventés par l’éducation nationale :

      1/ Tenir un crayon = Apprendre à manier « l’outil scripteur »
      « Allez prenez tous vos outils scripteur, aujourd’hui le pronom possessif. »
      2/ Les rédactions = « les productions écrites »
      Un terme un poil ambitieux pour un texte de dix lignes sur ce que t’as fait pendant les vacances de Noël, mais soit.
      3/ Les courses d’école = « les sorties de cohésion »
      Un terme qui n’a clairement pas été inventé par le petit un peu bouboule qui arrivait en dernier essoufflé et tout rouge. (c’est du vécu, merci de ne pas juger)
      4/ Une Dictée = « De la vigilance orthographique »
      Oui, bon merci d’être un peu plus vigilant avec les bachi-bouzouks qui écrivent « ognon ».
      5/ Apprendre à écrire = « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres »
      Enfin, apprendre à utiliser un stylo quoi.
      6/ Courir = « créer de la vitesse »
      Là encore, ça dépend pour qui je vous assure.
      7/ Nager en piscine = « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé »
      Attention : standardisé le milieu aquatique, c’est important !
      8/ Le badminton = « activité duelle de débat médiée par un volant »
      Ou encore sport choisi au bac par ceux qui sont brêles en sport.
      9/ Le canoë-kayak = « activité de déplacement d’un support flottant sur un fluide »
      Là, on a du mal à voir l’utilité dans la mesure où aucun d’entre nous n’a eu la chance de faire du canoë à l’école.
      10/ Un ballon = « référentiel bondissant »
      Bon ok, ça c’est un fake, mais franchement ils seraient cap’ les mecs !

      http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201bb0918448a970d-pi

      En histoire, ce n’est plus celle de la France qui est étudiée ! On instille sournoisement une image du monde qui sert des intérêts partisans. Et ce vrai choc culturel commencera dès la sixième et cinquième !
      http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-programmes-du-college-en-histoire-une-machine-a-decerebrer-15-04-2015-1921516_1886.php

      La plupart des nouveaux manuels font quasiment l’impasse sur les pages glorieuses de l’histoire de France, pour s’attarder sur des chapitres entiers sur la culpabilisation mémorielle et la repentance. Pour eux, c’est simple : l’histoire de France, c’est l’esclavagisme au XVIIIème siècle, la colonisation au XIXème, et la collaboration au XXème. Certains éditeurs vont jusqu’à faire l’apologie de la ministre Najat Vallaud-Belkacem et de sa réforme du collège, en reproduisant la Une du quotidien socialiste Libération ! Cette culpabilisation de l’histoire de France va de paire avec le « Grand Remplacement » pour supprimer petit à petit les nations.

      Et pour ceux qui sont d’origine arabe, on donnera des cours d’arabe à partir du CE1 (basé sur une directive européenne du 25 juillet 1977) après avoir pris contact avec les pays d’origine des élèves qui fourniront les profs. Il faut que ces enfants maitrisent leur langue maternelle avant d’attaquer une seconde (le français) dit-on, pourtant l’arabe enseigné n’est que celui qui sert à l’enseignement de l’Islam. Comme ces profs ne sont pas inspectés, ils peuvent très bien prêcher le djihad ou la charia, et cela au frais de la commune mais sans l’accord du maire.

      A noter la propagande d’état qui apparait ouvertement dans les nouveaux livres scolaires. On y défend l’accueil des migrants :

      Et on met sournoisement en valeur le musulman (Mehdi) par rapport au chrétien (Romain), un goinfre et paresseux.

      L’IVG : on met en cause le «manuel de bioéthique» édité par la fondation Lejeune depuis 2006 qui tient un discours anti-avortement :

      On met plus en valeur Obama que Poutine :

      On se permet de classer certains sites d’extrême droite :

      Et de divulguer la théorie du genre à l’école tout en affirmant qu’elle n’existe pas !
      https://francais.rt.com/france/27411-propagande-ecole-cinq-manuels-scandale


      Autre délire, l’écriture « inclusive ». Député·e, conseiller·ère, intellectuel·le …: cette manière incongrue d’écrire le français gagne du terrain à l’école, l’université et dans l’administration. Une nouvelle concession à un féminisme militant. Sous ce terme se cache une volonté résolue de rompre avec la vieille règle de la grammaire française où le genre masculin servait à exprimer le neutre. Ainsi, dans une grammaire inclusive, lors d’une énumération mixte, le masculin ne l’emporte plus : les hommes et les femmes sont logé·e·s à la même enseigne. L’égalité doit en passer par là. Les plus exaltés envisagent même la création de pronoms neutres (la Suède s’est pliée à cette injonction en 2015) : il et elle deviendraient « iel » ou « ille ». Cette « novlangue » heurte pourtant l’œil et n’aide pas à la clarté et à la musicalité indissociables de la langue française.
      http://www.ecriture-inclusive.fr/
      Le 26 octobre 17, l’Académie française, à l’unanimité, y était contre : « La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité…. Devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel… Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité. »

      En quoi consiste l’écriture inclusive ?

      Pour Jean-Arnaud Dollié, agrégé de Lettres, elle consiste à accorder en genre les noms de fonctions, grades, métiers et titres. Par exemple : professeure, autrice, cheffe, Madame La Maire, préfète, etc. Elle consiste à user du féminin et du masculin, par la double flexion, l’épicène ou le point milieu. Par exemple : elles et ils font, les candidat·e·s à la Présidence de la République, etc. Avant de savoir si l’écriture inclusive est recevable, il convient de rappeler quelques points grammaticaux.

      Que recouvre le genre dans la langue ?

      Un nom (et ses satellites, déterminants, adjectifs) est soit masculin, soit féminin : c’est le genre. Il est arbitraire : on dira une table ronde, un tableau rond. Le genre grammatical n’a donc rien à voir ici avec le sexe. D’ailleurs féminin est un adjectif masculin et masculine (la mode masculine) est un adjectif féminin !

      Quand le référent est un homme/une femme, selon l’usage et les règles de dérivation, il y a une correspondance entre le genre et le sexe : un garçon/une fille ou le directeur/la directrice. On parle de genre lexical.

      La valeur générique et neutre du masculin, forme non marquée.

      Le neutre a quelques traces en français. Par exemple, le ce ou c’ : C’est amusant. On ne dit pas : C’est amusante. Ici, le masculin s’impose comme forme neutre, non marquée, indifférenciée. Amusant s’accorde avec « c’ » qui n’est ni masculin, ni féminin mais neutre. De même, avec le pronom neutre, rien accordé au masculin singulier : Rien n’est perdu. Autre exemple de neutre : Intelligentes, elles le sont. Ou : Veux-tu aller à la piscine ? Je le veux bien. On ne dit pas : Je la veux bien. Ici, le pronom le masculin s’impose comme forme neutre, non marquée, indifférenciée, apte à remplacer toute la phrase, Veux-tu aller à la piscine ? C’est bien dans ces cas-là que le genre est en quelque sorte « neutralisé » et que l’on peut considérer le masculin comme « genre non marqué » : Attendre est ennuyeux. (infinitif) ; Que tu sois partie sans attendre n’est pas gentil. (subordonnée en position de sujet) ; « Labirynthe » est mal écrit. (usage autonymique).

      Ainsi, l’Académie française considère fautives les formulations Celles et ceux, toutes et tous, chacun et chacune, Chers Français et chères Françaises, chers concitoyens et chères concitoyennes, etc. : seule la forme neutre indifférenciée (portée par le masculin car non marquée) est utile.

      Le féminin est donc :

      un genre grammatical (une table)
      un genre lexical (elle est venue)

      Le masculin est donc :

      un genre grammatical (un tableau)
      un genre lexical (il est venu)
      un genre neutre, générique, indifférencié (Cela est arrivé hier : arrivé est accordé au masculin à valeur de neutre avec le sujet cela qui est de genre neutre.)

      Que faire en présence de deux genres différents ?

      Comment accorder grand dans : La table et le tableau sont grands ? Il faut déjà comprendre que cette difficulté n’a rien à voir avec une relation homme/femme : il s’agit du genre grammatical. Dans ce cas, on prend la forme qui n’est pas marquée, la forme par défaut : c’est-à-dire le masculin. Le féminin nécessite l’ajout d’un « e », il constitue une spécificité.

      Le problème avec la phrase Hélène et Victor sont grands est identique même si les genres féminins et masculins sont lexicaux car renvoyant à des réalités sexuées. Inutile de recourir à l’écriture inclusive illisible qui veut marquer à la fois le masculin et le féminin : Hélène et Victor sont grand.e.s. La langue française a depuis bien longtemps adopté une façon plus subtile en dépassant le masculin et le féminin. Elle ne choisit ni le masculin sexué, ni le féminin sexué et adopte la forme neutre, indifférenciée (correspondant en français au masculin). Les féministes n’apprécient pas qu’on dise que le masculin l’emporte sur le féminin. On pourrait dire que le masculin à valeur de neutre l’emporte sur le masculin et le féminin. Pour rassurer les féministes, il faut souligner que la langue fait preuve de galanterie envers les filles en leur accordant une marque spécifique ce qui n’est pas le cas du masculin rangé avec le neutre.

      La féminisation des noms et des titres

      Selon l’usage, il peut exister une féminisation : un directeur et une directrice, un danseur et une danseuse. L’Académie française propose des mises à jour régulières en fonction de l’usage et des règles de dérivation. En effet, il ne suffit pas d’ajouter un « e » pour faire un féminin. Selon la forme latine originelle, le féminin se construit de manière particulière : on ne dit pas une directeure mais une directrice. Les formes professeure, auteure sont des barbarismes : les seuls féminins français en –eure (prieure, supérieure…) sont ceux qui proviennent de comparatifs latins en –or comme l’explique l’Académie française qui dans sa déclaration du 21 mars 2002 ajoute : « Seul le genre masculin, qui est le genre non marqué peut traduire la nature indifférenciée des titres, grades, dignités et fonction. ». Une langue ne se fabrique pas, elle se reçoit et se respecte. Acceptons que le français vienne du latin qui connaît le masculin, le féminin et le neutre, acceptons que le neutre survive dans le masculin français : c’est une question d’évolution de la langue et de racines linguistiques, ce qui n’a rien à voir avec le combat des femmes.

      Si la forme féminine n’est pas attestée, le masculin assumera la fonction du neutre qui a disparu dans notre langue. Une femme qui se dit « écrivain » s’inscrit dans une terminologie masculine de valeur neutre qui fait abstraction du masculin ou du féminin sexués. Elle situe son travail dans une dimension qui dépasse les contingences sexuelles : l’artiste supplante la femme. En revanche, une femme qui se dit « écrivaine » s’inscrit dans une terminologie féminine. Elle situe son travail dans une dimension sexuée, le féminin n’ayant pas de valeur neutre. Elle est une femme avant d’être une artiste, elle parle d’abord en tant que femme et non en tant qu’artiste. Elle manque cruellement d’ambition.

      Il serait moins absurde de masculiniser les mots féminins désignant des hommes car le féminin, ayant une marque distinctive, ne peut assumer la fonction neutre. Puisque les féministes ne veulent plus écrire Anne Hidalgo est un maire connu mais Anne Hidalgo est une maire connue, il faudrait alors aussi, pour respecter la parité, changer la phrase Johnny Hallyday est une vedette connue en Johnny Hallyday est un vedette connu ou Johnny Hallyday est un vedet connu. Mais est-ce vraiment nécessaire de dire que Johnny Hallyday est un star très connu, que Robert est un sentinel très prudent, que Victor est un recru courageux, que Michel n’est pas un crapule mais un victime et Valérie est la témoin car c’était la plantonne, la soldate de service.

      Il apparait donc que l’écriture inclusive est une aberration intellectuelle. Ce n’est pas la première tentative : Molière avait déjà brossé en son temps le portait de féministes ridicules et précieuses dénaturant le langage.

      Ce formatage scolaire « common core » à la française nous vient d’Amérique et semble n’avoir qu’un seul but, décourager les élèves.


    • Haï dit :

      Les nouvelles valeurs de l’Education Nationale prônées par l’équipe Hollande :

      Certains en sont satisfaits voyant que « Pattaya » n’est plus le paradis sexuel qu’ils souhaitaient !

      Belkacem fait expliquer aux enfants que l’homosexualité c’est normal. Fleur Pellerin subventionne des expositions gratuites et pour tous sur la pédophilie et la zoophilie
      http://www.delitdimages.org/pedophilie-zoophilie-soutenue-par-la-mairie-de-marseille/
      Les autres ministres ont encouragé le « plug anal » géant de Paul McCarthy qui ressemblait à un arbre de Noël, ainsi que le reste de ses oeuvres :

      Et pour attirer les plus jeunes à ces perversités, l’exposition « Zizi sexuel » :

      Cela permet aussi qu’ils ne rejettent pas le 1er prix de l’eurovision ! « Quand même ! » dirait un gazeur célèbre !

      Les directives officielles sur l’éducation sexuelle à l’école, les différents supports de lecture, les interventions extérieurs (Planning familial, INPES…) et les travaux pratiques illustrés…
      http://ecoleetsexe.fr/

  6. Luc dit :

    Décès le 2 mars 2015 d’un éducateur célèbre, Michel Menu. Né le 3 février 1916 à Secondigny (Deux-Sèvres), il est l’un des personnages les plus flamboyants du scoutisme français. Résistant, officier de la Légion d’honneur, ingénieur, grande gueule, il marque par son style direct et tranché.

    Il a été commissaire national Éclaireurs (CNE) des Scouts de France (SDF) de 1947 à 1956, obtient son brevet de Deputy Camp Chief (DCC) de Gilwell en 1950. Il est l’initiateur des « raiders scouts » et des « goums ».

    Michel obtient à Paris un doctorat d’État ès lettres avec une thèse de science politique. Attiré par l’armée, il fait une préparation militaire supérieure à l’École d’artillerie de Poitiers où il crée un clan de routiers.

    Sorti aspirant au début de 1940, il participe à la campagne de Belgique puis au repli dans la poche de Dunkerque où il est fait prisonnier en Allemagne le 1er juin. Commence alors une expérience risquée et rocambolesque qui en dit long sur la caractère du garçon : l’évasion. Sur ses trois tentatives, la troisième est la bonne : il rallie la France le 31 décembre 1941.

    Il est nommé Commissaire Assistant du CNE le 7 juillet 1942. Mais à cette époque il est bien plus occupé par la résistance que par le scoutisme : devenu chef du service évasions, il met en place, dès 1943, des filières pour faciliter les trajets des évadés vers l’Espagne. En février 1944, il devient capitaine et en juin il rejoint le maquis Mary-Basset près de Tarare (Rhône). À la Libération, il est appelé à des activités de commandement et participe avec ses élèves à la campagne d’Alsace en novembre et décembre 1944. Il est démobilisé le 2 avril 1946.

    C’est sur un appel conjoint des pères Doncœur et Forestier que Michel Menu est appelé au QG des Scouts de France, où il ne prit sa place qu’au tout début 1947. En 1949, il crée les « raiders ». Grâce aux « raiders », la branche éclaireur atteint un niveau technique et moral jamais vu, stimulés par un chef charismatique qui a le don des formules et des exemples saisissants. En 1951, s’appuyant sur les « raiders », Michel Menu et son équipe lancent la création des patrouilles libres. On demande aux raiders de créer des patrouilles dans des zones rurales, des banlieues isolées, là où l’existence d’une troupe semble impossible. Ce fut là une vraie réussite (méconnue néanmoins), peut être la forme de « scoutisme missionnaire » la plus aboutie de toute l’histoire du scoutisme français.

    Alors que le scoutisme entre en crise, en 1961, il publiait Le CP et son gang, sorte de bréviaire scout à la gloire du « Système des patrouilles » et des CP, tandis qu’une année après, Géraud Keraod reprenait officiellement les Guides et scouts d’Europe en France. C’est alors que peu à peu les réfractaires à la réforme du scoutisme catholique s’opposèrent ici et là en réaction aux mesures révolutionnaires des SDF et à l’expérience pionniers/rangers qui se généralisait en 1964. En 1966, Menu publiait « Art et Technique du Scoutmestre », brillant ouvrage pédagogique et psychologique sur ces expériences vécues et pratiques dans l’art de mener une troupe de façon classique, et qui fut le volume de tous les « réfractaires » et « unitaires ».

    Déçu, incompris des contestataires et rejeté par les autorités officielles, Menu chercha une autre façon de servir la jeunesse. Il créa en 1969 pour les jeunes gens de 20/25 ans un mode plus actuel de ressourcement autant physique que spirituel, qu’il appela Les goums (en référence aux goumiers, ces nomades qui vivaient libres et autonomes aux confins de leurs déserts et qui se redressaient et ressuscitaient sous les coups de l’adversité.
    http://lesgoums.blogspot.fr/2015/03/michel-nous-quitte-pour-son-dernier.html

    Le scoutisme reste un éclaireur !

  7. John dit :

    Etre différent à l’école !

  8. Anne dit :

    Qu’est-ce qu’éduquer pour le cardinal Parolin :

    Pour l’Abbé Berto (Victor-Alain Berto (1900-1968)) :

    •  » La fin de l’éducation est que l’enfant en vienne à préférer librement pour toujours le vrai au faux, le bien au mal, le juste à l’injuste, le beau au laid, et Dieu à tout. »
  9. Lino dit :

    Documentaire de Davis Guggenheim sur le système scolaire américain qui va de plus en plus mal :
    http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Video/VIDEO-Waiting-for-Superman-un-documentaire-qui-derange-2312621

    En Europe on distille la haine du russe ! Dans un manuel néerlandais d’études sociales pour des adolescents de 16 ans, la Russie a été dessinée comme un monstre muni de griffes et de crocs, qui essaye de s’emparer de l’Ukraine tandis que l’UE lui tend la main.

    Dans ce manuel on trouve aussi le gagnant de l’Eurovision 2014 Conchita Wurst ! La manipulation de la jeunesse semble être le sport favori de l’Union Européenne !
    En France, le CNED s’y met aussi !
    http://www.xn--pourunecolelibre-hqb.com/2015/09/france-cned-le-cours-dhistoiregeo.html

    Et à l’examen du bac, si un élève ne suit pas ces mensonges officiels, il est traité de complotiste et un prof doit le dénoncer ! Voir par exemple une copie des recommandations de l’Académie de Nantes aux professeurs correcteurs du bac, série ES/L :
    http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b8d1f90eba970c-pi
    http://www.marianne.net/bac-2016-profs-histoire-invites-denoncer-les-propos-djihadistes-100244238.html

    L’avis négatif de Jean Paul Brighelli, auteur entre autres de « La Fabrique du crétin » et comme dernier livre « Liberté, Egalité, Laïcité », sur la réforme de Najat Vallaut Belkacem :

    L’Occident répand l’idiotie intellectuelle universelle :
    http://lesakerfrancophone.net/loccident-repand-lidiotie-intellectuelle-universelle/

    Justement cette dernière veut faire signer à tous les parents la charte de la laïcité.
    http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Actu_2013/25/1/chartelaicite_268251.pdf
    Cette charte parle d’une « France démocratique » ! Pourtant elle a voté contre la Constitution européenne et malgré cela on le lui a imposée. La laïcité dont on parle est celle préparée par l’ancien ministre de l’Education : Vincent Peillon. Celui-ci dit clairement que la laïcité est la nouvelle religion de la République ! Et déjà il tient à ne pas respecter les croyances chrétiennes et l’histoire de la France (voir programme d’histoire) dans un but de faire disparaître la nation. Alors pourquoi dire que « la Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République » ? Il est écrit « nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’école » On a vu l’année dernière des petits obligés de suivre des cours sexuels pervers ainsi que la théorie du genre. On a vu des profs obliger les élèves à écouter des associations LGBT faisant la promotion de pratiques déviantes ! Ce qui va à l’encontre de toutes les croyances ! Aussi bien chrétienne, musulmane que juive. En signant cette charte, les parents ne pourront plus s’y opposer. « Par leurs réflexions et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité. » C’est à dire ne peuvent pas exprimer en réalité leurs convictions, leur vision du monde (ou philosophie). Les enseignants vont donc devenir des mouchards comme on l’a déjà vu avec l’affaire atlantiste « Charlie Hebdo ». De nombreux jeunes enfants ont été envoyé à la police par leur prof car refusant la minute de silence demandée par le gouvernement (politique). « Il appartient à tout le personnel de transmettre aux élèves le sens et la valeur de la laïcité » (à la Peillon). Les autres valeurs (chrétiennes par exemple) sont donc interdites. Pourtant l’école n’a pas à transmettre les valeurs de la laïcité mais seulement les matières purement scolaires : le Français, les maths, la géographie, l’histoire, les sciences humaines… Elle n’a pas à manipuler les esprits des enfants. Bref, cette charte est un piège à cons ! Aucun parent ne devrait la signer. Cette charte doit être faite avec les parents d’élèves puisqu’on parle de démocratie !

    A remarquer que cette charte ressemble à la scopolamine : une drogue appelée « Le souffle du diable » qui est reconnue comme étant la plus inquiétante de toutes puisqu’elle brise complètement la volonté de la personne droguée ! Cette drogue prive le sujet intoxiqué de son libre-arbitre et de sa capacité à discerner le bien du mal. Elle a pourtant été approuvée par la FDA pour le développement d’injection et de timbre dermique. Actuellement des enquêteurs de la police judiciaire parisienne soupçonnent deux femmes de nationalité chinoise d’avoir fait respirer un produit — dont la composition exacte demeure inconnue, mais dont les effets sont similaires à la redoutable drogue baptisée « souffle du diable » — à plusieurs dizaines de victimes asiatiques, les plongeant dans un troublant état de soumission.
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-l-incroyable-arnaque-au-souffle-du-diable-01-09-2015-5051983.php
    La charte signée, les parents ne pourront plus se révolter contre l’éducation sexuelle perverse donnée à leurs enfants. De plus, le dossier de presse pour la rentrée scolaire 2015 est inquiétant ! Les projets d’écoles et d’établissements doivent dorénavant détailler les modalités de la participation active des élèves aux journées ou semaines spécifiques, commémorations patriotiques, participation collective à des concours, ainsi que l’organisation d’un temps annuel de rencontre et d’échange avec l’ensemble de la communauté éducative. La Journée nationale de la laïcité à l’École, le 9 décembre (jour anniversaire de l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l’État), fera l’objet d’une mobilisation spécifique ! On parle de « rites républicains » car la laïcité est la religion de la république maçonnique ! Mais quand on évoque les valeurs républicaines à l’école, ne fait-on pas de la politique ? Alors que ce lieu ne devrait pas en faire !
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/DP_rentree/32/2/2015_rentreescolaire_fiche_25_456322.pdf

    L’avis sur l’école de Belkacem par Eric Zemmour : remarquable !

    A noter cette chronique de l’école privée et des agissements de certaines directions diocésaines de l’enseignement catholique contre la liberté des établissements et des parents :
    http://chroniquedelecolepriveedeliberte.hautetfort.com/

    • Line dit :

      La Fondation pour l’Ecole annonce la naissance de l’École professorale de Paris (EPP), établissement privé créé par un groupe d’universitaires de haut niveau afin de former des professeurs de collège et lycée de grande qualité.
      http://www.epparis.org/
      Des universitaires aussi prestigieux que Laurent Lafforgue, Chantal Delsol, Yann Rivière, Marie-Odile Thirouin, Jean-Noël Dumont, Jan Villem Noldus, Alain Lanavère, Bernard Valade et de nombreux professeurs normaliens de la jeune garde enseigneront dans cet établissement dirigé par le philosophe Philippe Némo.

      • L’École professorale de Paris a pour but de former des professeurs de l’enseignement secondaire et des classes préparatoires. Son originalité est de mettre essentiellement l’accent sur la dimension académique de leur formation, c’est à dire sur la qualité des connaissances intellectuelles dans le respect des exigences propres à chaque discipline.
      • L’admission se fait par un concours d’entrée à Bac + 2 ou Bac + 3.
      • Les diplômés ont vocation à devenir professeurs dans les établissements privés et publics. Ainsi l’École délivrera son propre diplôme et préparera aux concours d’État de recrutement de professeurs (CAPES, CAFEP-CAPES, agrégation).
      • L’École propose également une offre de formation continue pour les professeurs déjà en exercice.
      • Elle comporte une Section littéraire (Philosophie, Lettres classiques et modernes, Histoire-Géographie, plus tard des Langues vivantes) et une Section scientifique (Mathématiques, Physique-Chimie, Sciences de la Vie et de la Terre). Pour les étudiants en formation initiale, seule la Section littéraire est ouverte en 2016-2017. Pour la formation continue, deux cycles de formation sont proposés, l’un en Lettres, l’autre en Mathématiques. Ce dernier est parrainé par Laurent Lafforgue, Médaille Fields, qui y enseignera personnellement.
      • L’École professorale de Paris ouvre ses portes dès septembre 2016 et recrute sa première promotion littéraire par un concours qui se déroulera en mai-juin prochain. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.
      • L’École a noué un partenariat avec Saint-Jean de Passy, grand établissement catholique parisien où se dérouleront les enseignements.
  10. Atlas dit :

    Le 1er octobre dernier, la CPU (Conférence des Présidents d’Université) et la Caisse des Dépôts ont tenu un séminaire sur la mise en œuvre du plan Juncker, dans les locaux de la CPU. L’objectif : informer les universités des opportunités d’investissement qui découlent de ce plan.

    Le plan Juncker représente 21 milliards d’euros de garanties et prêts via le Fonds européen d’investissements stratégiques (FEIS) avec un effet de levier attendu via la participation du secteur privé à hauteur de 315 milliards d’euros. Comprendre par là que le FEIS ne donne pas directement accès à des subventions européennes. Il intervient sous la forme de prêts, de garanties et éventuellement de fonds propres. Il est destiné à des financements difficilement réalisables par le marché parce que d’une durée longue d’amortissement et/ou jugés comme risqués.
    http://www.cpu.fr/actualite/plan-juncker-les-universites-et-la-caisse-des-depots-se-mobilisent/

    C’est en fait l’endettement des universités françaises qui est préparé ainsi que leur privatisation.

  11. Ursule dit :

    La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a publié une note d’information intitulée : « Le latin au collège : un choix lié à l’origine sociale et au niveau scolaire des élèves en fin de sixième ».
    http://www.education.gouv.fr/cid94667/le-latin-au-college-un-choix-lie-a-l-origine-sociale-et-au-niveau-scolaire-des-eleves-en-fin-de-sixieme.html

    Cette étude montre que le latin agit comme un accélérateur d’égalité, puisque son apprentissage aide davantage les élèves issus de milieux défavorisés. En observant le destin de 35 000 jeunes entrés en sixième en 2007, ses deux auteurs ont découvert que le succès aux examens des élèves latinistes vivant dans une famille modeste est supérieur de 21,5 % au brevet, et de 23 % au bac à celui de leurs congénères non latinistes. Pour les enfants de cadres ou d’enseignants, cet écart est moins important : 5,6 % pour le brevet, 18 % pour le bac.

  12. Otho dit :

    De l’anglais Massive open online course, le MOOC est une formation en ligne ouverte à tous. Le Collège des Bernardins lance son MOOC le lundi 18 janvier 2016. Ce MOOC est destiné à tous ceux qui désirent asseoir leur connaissance du fonctionnement de la Bible. L’itinéraire se veut accessible au plus grand nombre et pas seulement aux initiés. Si l’enseignement reflète la théologie catholique, il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour en profiter pleinement.
    http://sinod.fr/courses/course-v1:SINOD+01+2016_T1/about

    Le MOOC s’adresse à tous ceux qui, faute de temps ou de proximité avec un lieu de formation, trouveront dans ce média le moyen de suivre une formation sérieuse. Il concerne notamment les pays francophones, les expatriés, les personnes en province ou ne pouvant tout simplement pas se rendre au Collège. Le MOOC ambitionne de permettre à chacun une lecture biblique plus pertinente. Chaque étudiant est invité à mieux saisir le sens et la cohérence que la Bible revêt pour celui qui la lit. Il pourra ainsi approfondir sa compréhension des Écritures et s’enrichir personnellement du trésor biblique.

    Ce MOOC cherchera à comprendre les rapports qu’entretiennent les 2 Testaments. Il ne s’agira pas d’une simple exposition du contenu biblique que l’on pourrait trouver par ailleurs. La plus-value du cours résidera dans l’étude de l’articulation entre les deux parties de la Bible chrétienne.

    Le cours se déroulera sur 12 semaines, progressant en 3 grands ensembles de réflexion. Après avoir considéré la manière dont l’Ancien et le Nouveau Testament s’appellent l’un l’autre, le cours étudiera la notion d’accomplissement avant de l’appliquer aux Évangiles dans leur façon de se servir des figures de l’Ancien Testament.

    L’enseignement est donné par le Père Jean-Philippe Fabre, prêtre dans le diocèse de Paris depuis 1998 et vicaire à la paroisse Notre Dame d’Auteuil, docteur en théologie.

  13. Ursule dit :

    Né en 1983, catholique, marié, Antoine Martin est diplômé de l’École normale supérieure de Lyon et agrégé de Lettres classiques. Il enseigne actuellement le latin, le grec et le français dans un lycée public. Il est l’auteur d’un véritable manuel de résistance catholique au monde moderne : Le Chant dans la fournaise.

    Pour lui, la tentation de l’homme de se faire dieu à la place de son Créateur, n’est pas nouvelle. Elle constitue même le contenu du péché originel, que relate le livre de la Genèse. Aujourd’hui, elle constitue la mentalité ambiante, l’air qu’on respire du matin au soir. On la retrouve tout aussi bien à l’œuvre dans les libérations sexuelles que dans le courant transhumaniste, ou encore dans l’hyperlibéralisme économique, qui prétend pouvoir tout acheter et vendre.

    Elle vient même se nicher dans les endroits les plus inattendus, tels que les méthodes d’éducation. Les nouvelles pédagogies ne visent plus à transmettre un savoir à l’enfant. Dans les instituts de formation des professeurs, l’adjectif « transmissif » est devenu un gros mot, le stigmate d’une pratique arriérée et fascisante. Selon ces nouvelles utopies éducatives, l’élève n’a pas à acquérir son savoir d’un aîné, mais doit devenir « acteur de ses apprentissages ». L’enfant n’est plus celui qui se construit dans une continuité familiale, culturelle, religieuse… Tout semble devoir se passer comme s’il arrivait dans un monde qui n’avait pas eu d’existence avant lui, et comme s’il lui revenait de droit d’inventer les lois du réel plutôt que d’en faire l’humble apprentissage. Évidemment, cette tentation de se faire dieu repose sur un mensonge fondamental et aboutit immanquablement à la déchéance de l’homme. En l’occurrence, les nouvelles pédagogies ont rendu les enfants tout à la fois ignorants et arrogants.

    D’autre part, pour comprendre sur quel modèle religieux ont été construits les Droits de l’Homme, il suffit d’examiner le tableau officiel qu’en a fait Le Barbier en 1789. Sur cette peinture, on constate que la Déclaration a été représentée sur deux tables de pierre. Il s’agit là d’une référence claire au livre de l’Exode, où Dieu grave le Décalogue sur les deux tables de la loi. La symbolique de ce tableau est limpide : aux commandements de Dieu sont opposés et préférés les Droits de l’Homme, nouvelle divinité prétendument autonome et toute-puissante dans sa propre sphère. Ce tableau nous indique donc malgré lui la direction à prendre pour contrer cette divinisation de l’Homme : la réaffirmation explicite et inlassable des dix commandements divins. Ces derniers, tout en rappelant la créature à la conscience de ses propres limites, lui fixent un cadre clair : « tu ne commettras pas de meurtre », « tu ne commettras pas d’adultère », etc.

    Le culte de la raison et de la laïcité est bien entendu un héritage de la franc-maçonnerie. L’histoire de la laïcité se présente dans les faits comme un long compagnonnage avec la franc-maçonnerie. Le 9 décembre est devenu la journée nationale de la laïcité parce que les loges y ont activement travaillé pendant des années. Il y a deux ans, le ministre Vincent Peillon a fait afficher une Charte de la laïcité dans tous les établissements scolaires de France. Il a pris cette mesure sur les conseils de Jean-Michel Quillardet, ancien grand-maître du Grand Orient de France et président de l’Observatoire international de la laïcité…

    Ainsi, l’avortement et l’euthanasie se trouvent en contradiction directe avec le cinquième commandement du Décalogue : « Tu ne commettras pas de meurtre. » Leur recrudescence est symptomatique de cette mentalité de l’homme qui prétend se faire dieu ; car à une divinité l’on offre des sacrifices, y compris des sacrifices humains. Ceux qui périssent par l’avortement et l’euthanasie sont les nouvelles victimes que les hommes sacrifient sur l’autel de leurs convenances personnelles. Une longue histoire relie avortement et sorcellerie. Et cette histoire n’est pas finie. Très récemment, un certain Zachary King, ancien prêtre sataniste converti au catholicisme, est revenu sur son passé dans un témoignage : il a admis avoir pratiqué des avortements rituels, y compris dans des cliniques. Ces sacrifices étaient commandés par des grands de ce monde, qui espéraient en tirer des bénéfices : la gloire, le succès… Bien sûr, de telles pratiques restent très marginales. Mais elles constituent la partie émergée de l’iceberg, celle qui révèle ce que demeure en son fond tout avortement, sur le plan spirituel.

    La théorie du genre s’avère représentative de l’état d’esprit de l’homme contemporain, qui ne supporte plus aucune limite, pas même celle de sa propre identité. On veut pouvoir être homme ou femme à volonté, épouser quelqu’un de même sexe, ou même son chien, comme l’a fait un Australien il y a trois ans. Cet état d’esprit est mortifère : toute tentative de transfigurer l’homme en dieu, en prétendant lui ôter ses limites naturelles, contribue bien plutôt à défigurer l’homme. Se souvenir de Michael Jackson et de ses multiples opérations de chirurgie esthétique. Mais aussi du résultat que peut donner une opération transsexuelle. Dans le domaine de la recherche, on commence à créer des êtres mixtes à partir de cellules humaines et animales. À ce rythme-là, l’avenir de l’humanité, ce n’est pas la divinisation, mais la monstruosité.

    La prochaine transgression moderne se trouve être le transhumanisme. C’est un courant idéologique très présent dans le monde des affaires. Le transhumanisme vise à « augmenter l’homme » et ses capacités, en proposant une fusion entre humain et machine. Courir plus vite grâce à des jambes en acier, sauvegarder sa mémoire sur un disque dur ou sur Internet, devenir immortel par le remplacement des pièces usées du corps humain, tels sont les différents objectifs que se proposent les savants transhumanistes. Il s’agit là d’un courant influent, puissant sur le plan économique. Ray Kurzweil, l’un des principaux inspirateurs de ce mouvement, a été recruté par Google il y a quelques mois. Sa théologie tient tout entière dans cette déclaration : « Dieu existe-t-il ? Pas encore. » Avec une telle manière de voir les choses, on ne considère plus l’homme comme une créature de Dieu : il s’agit au contraire de l’amener au statut d’auto-créateur.

    La Doctrine Sociale de l’Église catholique pourrait servir de cadre à la société, dans la mesure où elle se déploie sur des bases anthropologiques saines. À son fondement, on ne trouve pas l’idée que l’homme doive devenir comme Dieu, mais plutôt celle selon laquelle il est créé à l’image de Dieu, et même à l’image d’un Dieu-Trinité. En cultivant à tous ses échelons le respect de cette image, une société peut espérer croître et s’épanouir. Voici un exemple précis : il existe deux façons de nier spécifiquement la Trinité, soit par unité d’indistinction (le Dieu unique des musulmans) soit par éclatement (polythéisme) ; de manière analogue, il existe deux manières de saper le mariage voulu par Dieu, soit par unité d’indistinction (monoparentalité, théorie du gender, mariage gay…), soit par éclatement (adultère, divorce, polygamie…). Pour demeurer l’image du Dieu trine et s’épanouir, le couple humain ne peut que reposer sur une distinction (homme et femme) dans l’unité (fidélité, indissolubilité du mariage). Et cette stabilité de la famille bien comprise profitera à l’ensemble de la société.

    Les mobilisations politiques des catholiques français comme la Manif pour tous, ont contribué à un certain réveil, mais, afin de recruter plus largement, elles se sont effectuées sur une base anthropocentrique. Or, vouloir lutter contre le mariage gay au nom des Droits de l’Homme, c’est essayer d’opposer deux émanations d’une même idéologie, celle de l’homme qui refuse toute limite ! Cela s’est avéré prodigieusement inefficace. Par ailleurs, tant que les catholiques ne descendront pas dans la rue au nom de leur propre foi, ils iront d’échec en échec. Dieu ne bénira pas l’action de celui qui le met de côté, ne serait-ce que dans son discours. Sainte Jeanne d’Arc n’aurait pas pu obtenir la victoire si elle n’avait pas porté sur son étendard les saints noms de Jésus et de Marie. La foi, l’espérance et la charité sont essentielles dans ce combat. Mais pour ne pas tomber dans le surnaturalisme, il faut y ajouter les quatre vertus cardinales : la tempérance, la prudence, la justice et la force.

  14. Chantal dit :

    Un professeur d’histoire et de langue bretonne du collège Sainte-Anne à Sainte Anne d’Auray, en Bretagne, n’en revient toujours pas. Revenant de vacances, Pascal G. a appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. Motif de l’enquête ? La façon dont l’enseignant aurait présenté la Russie contemporaine durant ses cours.

    Le 17 février en effet, six élèves étaient convoqués par la gendarmerie d’Auray pour subir un long interrogatoire au sujet des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant “au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine” durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier. C’est lors de la rentrée des classes que Pascal G. a été informé par ses élèves de leur mésaventure, choqués de leur expérience.

    Le professeur, conformément aux programmes scolaires, doit aborder “l’introduction à la géopolitique contemporaine” et notamment la situation de la Russie actuelle. “J’ai d’abord fait un état des lieux de la Russie après la fin du communisme. J’ai expliqué les grandes lignes de la politique du président russe, Vladimir Poutine. Une politique qui a consisté à constituer une classe moyenne en Russie tout en s’appuyant sur le sentiment patriotique, après les années de crise de la présidence de Boris Eltsine” détaille le professeur dans un email. “Je suis revenu sur les alliances entre la France et la Russie au XXème siècle, en 1914 mais aussi entre 1940 et 1945” poursuit-il. “J’ai traité l’engagement russe en Syrie et en Irak contre Daech aux côtés des forces armées françaises” précise t-il. “J’aborde l’histoire sur la base des faits, j’essaie d’expliquer la complexité des rapports géopolitiques afin de développer l’esprit critique des élèves. Je ne me prononce pas sur le bien-fondé ou non des actions menées par une diplomatie” conclut-il.

    http://breizatao.com/2016/03/02/auray-morbihan-des-eleves-auditionnes-par-la-gendarmerie-au-sujet-des-cours-de-leur-professeur-sur-la-russie-et-vladimir-poutine/

    • Carlos dit :

      L’U.E. est la première à vouloir faire de la propagande politique dans les écoles.

      Le député européen Dominique Bilde a d’ailleurs dénoncé cette complicité du PS et des LR au Parlement de l’UE.
      http://www.frontnational.com/2016/04/au-parlement-europeen-republicains-et-ps-main-dans-la-main-pour-voter-lendoctrinement-de-nos-enfants/

      « Une partie des Républicains aura beau jeu de continuer à nous faire croire qu’ils défendent la France, sa souveraineté et ses valeurs. Ils viennent de voter comme un seul homme ce mardi le rapport d’un député socialiste portant sur « Apprendre l’Union européenne à l’école », qu’on aurait également pu appeler « Obligeons les futurs citoyens à aduler le pouvoir de Bruxelles ».

      S’inquiétant de la montée de l’euroscepticisme, les députés du Parlement n’ont rien trouvé de mieux que d’y répondre en augmentant encore un peu plus l’influence de l’UE dans tous les domaines de l’éducation, de la formation des enseignants en passant par l’apprentissage par les élèves d’une Histoire officielle vantant les bienfaits de notre bonne mère la Commission européenne.

      Pourtant ce texte est en totale contradiction avec les Traités européens qui prévoient que les États membres gardent la compétence pleine et entière en matière d’éducation !

      • Willy dit :

        L’Union Européenne tient certainement à remplacer la France qui vit sortir de ses écoles ou universités les futurs dirigeants Jeunes-Turcs, organisateurs du génocide arménien ; Hô Chi Minh devenant un militant du Parti communiste avant d’être le chef du Komintern en Indochine ; Chou En Laï et Deng Xiaoping.. ; puis trente ans plus tard, en 1949, Saloth Sâr, le futur Pol-Pot ; à la même époque, avec comme lui une bourse française, le futur dictateur albanais staliniste Enver Hoxha.

        Thierry Wolton rapporte que Saloth Sâr retrouva alors à Paris à la section indochinoise du Parti communiste « français », son compatriote Teng Sary, son futur ministre des Affaires Etrangères qui préparait alors Sciences-Po et qui avait notamment comme ami le communiste, militant anticolonialiste, Jacques Vergès, le futur avocat défenseur des plus grands terroristes, mais aussi l’ancien chef de la Gestapo, Klaus Barbie.

        Ils constituèrent le Cercle marxiste-léniniste de Paris dans lequel on trouve encore Khien Sampan, futur « chef de l’Etat », et Son Sen, futur « ministre de la Défense ».


        N’est-on pas en droit de se demander comme le fait Bernard Antony dans son livre « Le Communisme 1917-2017 », pourquoi c’est à Paris que tous ces dirigeants des totalitarismes exterminationnistes ont puisé leur formation idéologique ? C’est aussi pendant sa vie dans la capitale que Lénine étudia le modèle révolutionnaire de Robespierre.

        Il en a résulté plus de cent millions de victimes que l’année 2017 semble avoir oublié.

  15. Gabi dit :

    Dans une rue très chargée en trafic de voitures, bus, motos et scooters du centre de Chang Mai dans le nord de la Thaïlande, juste devant la Metta Suksa School, la circulation automobile sur un passage pour piétons est régulée par les élèves eux-mêmes :

    Les étudiants japonais dessinés pendant 6 heures sur le tableau noir :

  16. Line dit :

    L’école de campagne en 1900 :


    On y lisait « Le Tour de la France par deux enfants », un manuel pour l’apprentissage de la lecture, d’Augustine Fouillée (née Tuillerie), publié sous le pseudonyme de G. Bruno en 1877.

    On en fit un film en 1923 puis un feuilleton télévisé en 1957 (extrait) :

    L’auteur avait connu la vie difficile des enfants de cet époque post-révolution française. La chambre avait même du adopter une loi réglementant l’exploitation des enfants dans l’industrie en interdisant le travail des enfants avant huit ans et en limitant à huit heures le travail des enfants de huit à douze ans, à douze heures avant seize ans. Ces bataillons d’ouvriers mineurs venaient de la destruction du système d’enseignement qui existait du temps des rois. Selon Taine, dans Le régime moderne (livre III chap. 1), avant la révolution de 1789, la France comptait 22 000 petites écoles pour 37 000 paroisses ; avec les collèges secondaires et les universités cela faisait 60 000 écoles. De son côté, Declareuil dans son Histoire générale du Droit français (page 580) parle de 32 000 écoles religieuses gratuites et 8 000 laïques gratuites. Ainsi la moitié de la population savait au moins lire et écrire.

    Amusant de voir Najat Vallaud-Belkacem, dire avec assurance « La ministre de l’Education que je suis connais PARFAITEMENT la première phrase de ce livre qui s’appelait « Tour de France par deux enfants » d’Ernest Lavisse ». en fait la première phrase est celle-ci « Par un épais brouillard du mois de septembre, deux enfants, deux frères, sortaient de la ville de Phalsbourg en Lorraine ».
    https://archive.org/stream/letourdelafrance00brunuoft#page/n5/mode/2up

    Après 1950 :

    Au XXIe siècle avec le « Common Core » : « La fabrique de crétins » comme le décrit si bien Jean Paul Brighelli, continue avec le « Common Core » développé par la fondation Bill et Mélinda Gates (Bill de Microsoft), pour un coût de 2,3 milliards de dollars, incluant le financement de bracelets biométriques pour mesurer à distance l’attention des élèves, et des caméras faciales…
    Curieusement, les enfants de ces oligarques fréquentent des écoles qui ne suivent pas le « Common Core » ! Pourquoi ?
    http://www.agenceinfolibre.fr/le-determinisme-elites-pour-pietaille/
    Quelques critiques :
    http://uk.businessinsider.com/common-core-multiplication-quiz-2015-10?op=1?r=US&IR=T
    http://reinformation.tv/common-core-americains-contre-socle-commun-ecole/

    Le Cartable de Big Brother :
    http://ecolereferences.blogspot.fr/2011/07/le-cartable-de-big-brother.html

    Pour tester son QI :
    http://www.mon-qi.com/tests-de-qi.php
    http://test.psychologies.com/tests-qi/tests-de-qi/mesurez-votre-quotient-intellectuel

    Ou quel serait votre résultat au test PISA ?
    http://fr.what-character-are-you.com/d/fr/1001/0.html

    De nombreuses études montrent un recul général du quotient intellectuel moyen. En France, la population a perdu près de quatre points de QI entre 1999 et 2009. Un phénomène inquiétant qui à pour cause de nombreux facteurs, notamment les perturbateurs endocriniens présents dans les pesticides. Ils ont un effet négatif sur l’action de l’iode, substance très importante dans le développement du cerveau.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/en-10-ans-qi-moyen-france-chute-pres-4-points-et-voici-qui-est-en-cause-barbara-demeneix-2952250.html#T9AGXBRytmdUeC2Q.99
    La revue Intelligence l’a aussi confirmé, les européens sont de moins en moins intelligents. Quatorze points de QI en moins pour les anglais. Comment expliquer cette chute de l’intelligence chez nos contemporains ? Il y a évidemment les addictions aux médias populaires comme la télévision ou aux smartphones et tablettes qui laissent les cerveaux dans un état de passivité qui ne leur est pas favorable. Mais aussi les longs trajets quotidiens en voiture qui auraient un effet néfaste sur la cervelle : fatigue et stress défavorisent la lucidité. Il y a quelques années, on estimait que 115 points de QI étaient indispensables pour accéder au deuxième cycle universitaire… Comme le QI baisse, l’accession se fait avec moins de points. Le bac est dévalorisé d’autant.
    http://www.lepoint.fr/societe/le-qi-des-francais-en-chute-libre-25-07-2017-2145715_23.php
    D’autres facteurs que les perturbateurs endocriniens (dont la pilule qui se retrouve dans notre eau) et la baisse de qualité de l’éducation et du goût pour la lecture sont à prendre en compte : il y a aussi la baisse de qualité de la nourriture, l’impact de l’immigration dans une classe et la fertilité dysgénique (plus le QI est haut, moins on est fertile).
    http://www.iapsych.com/iqmr/fe/LinkedDocuments/dutton2015.pdf

    L’enquête Pirls (Progress in International Reading Literacy Study), réalisée en 2016 dans 50 pays, a montré les très faibles performances en lecture des élèves français scolarisés en CM1, les mettant très loin derrière le peloton de tête emmené par les élèves de Russie, Singapour et Hong-Kong.
    https://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/enseignement-de-la-lecture-en-france-il-faut-etre-patient-encourageant-bienveillant-assure-un-professeur_2498921.html
    12 textes courts, soit des histoires, soit des articles, au vocabulaire adapté à leur âge, leurs ont été donnés. Les écoliers français se sont classés 34e sur 50 en compréhension en lecture, avec 511 points, sauvant tout juste l’honneur, en dépassant de peu le dernier pays européen, la Belgique francophone (497 points). L’étude Pirls existe depuis 2001, et en quinze ans, avec les Pays-Bas, la France est le seul pays qui a régressé dans ce classement. Et il y a un an tout juste, l’étude TIMSS classait les écoliers français en dessous de la moyenne européenne en mathématiques et en sciences.
    https://www.francetvinfo.fr/societe/education/le-zero-pointe-des-francais-la-bonne-note-des-pays-asiatiques-ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-niveau-des-eleves-en-sciences_1944513.html

    Ici c’est l’histoire d’un jeune garçon qui est nul en Math (il a F note la pire en Angleterre ). Un jour, après certainement quelques efforts de sa part , l’ado ramène un honnête C sur son bulletin, lui permettant ainsi de passer en classe supérieure. Celui-ci à la bonne idée de filmer la réaction de son père en caméra cachée :

    Les enfants continuent à se raconter des histoires de Toto :

    Et à chanter avant les vacances « Adieu Monsieur le Professeur » d’Hugues Auffret :


    Surprise à la cantine :

    L’enfant grandit….

  17. Yann dit :

    6 règles d’or pour que votre cerveau continue à produire de nouveaux neurones :

    1. Fuir la routine : le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones. Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre » .
    2. .

    3. Lutter contre l’infobésité : le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin. « L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété  » . Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir. »
    4. .

    5. Bannir anxiolytiques et somnifères : l’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.
    6. .

    7. Bouger ! : « Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches« », explique le Pr Lledo. Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones.
    8. .

    9. Cultiver l’altérité : certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui. « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones. »
    10. `

    11. Soigner le microbiote : très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

  18. Haï dit :

    SOS Éducation a rencontré Jean-Frédéric Poisson, président du parti chrétien-démocrate et candidat à la primaire de la droite et du centre. Jean-Frédéric Poisson s’attaque à tous les tabous du système : autonomie pour les établissements scolaires, statut des enseignants, finalités de l’instruction publique…

    Claire Colombi dresse pour MPI-TV un état peu flatteur de l’éducation nationale. Si le niveau des questions écrites en histoire-géographie à des examens tels que le brevet des collèges ou le bac laisse songeur, que penser des sujets du CAPES et même de l’agrégation :

    Le site webometrics publie un classement mondial des universités. La France y fait malheureusement figure de très mauvais élève. Ce classement considère avant tout autre critère l’impact international des Universités en termes de publications scientifiques.
    http://www.webometrics.info/en/world

    Autre préoccupation, une enseignante de l’université du Kent, le Dr Joanna Williams, a publié les résultats de son dernier palmarès de la liberté de parole dans les universités britanniques. Résultat: sur les 115 établissements étudiés, 63,5% – dont Cardiff Met mais aussi Oxford, la LSE et King’s College – ont été classés dans la catégorie «censure active» et 30,5% dans la catégorie des universités qui «étouffent la parole en raison d’une régulation excessive». »
    http://spiked-online.com/free-speech-university-rankings/results#.WL58NBAXjcu
    La Cardiff Metropolitan University par exemple, a édicté un «code de bonnes pratiques» suggérant de remplacer certains mots courants par d’autres plus «neutres» : CMET_Front of campus
    « Ne dites plus «fireman» («pompier»), «housewife» («femme au foyer») ou «gentleman’s agreement» («accord entre hommes d’honneur»)… Ces trois expressions courantes, comme 31 autres, n’ont désormais plus droit de cité à la Cardiff Metropolitan University, rapporte la BBC. Préférez plutôt «firefighter», «homemaker» et «unwritten agreement». L’objectif global? Encourager l’utilisation de termes de genre neutre.
    http://www.bbc.com/news/uk-wales-south-east-wales-39153731


    Les Éditions du Rocher ont publié un livre de Virginie Subias Konofal, intitulé « Histoire incorrecte de l’école, de l’ancien régime à nos jours ». L’auteur énumère les différentes pédagogies qui ont été appliquées en France depuis des siècles afin d’essayer de déceler à quel moment notre système éducatif a commencé à vraiment déraper. Elle souligne comment le recrutement et la formation des enseignants ont été accaparés par l’État alors que durant des siècles, ils se faisaient de façon libre. Pour elle, les lois Ferry ne marquaient pas la naissance de l’école « publique, gratuite, obligatoire et laïque ». En réalité, elle était gratuite depuis fort longtemps pour les plus pauvres. L’Eglise, qui avait été la première éducatrice de France et qui avait structuré progressivement les énergies éducatives libres et éparses, était soucieuse d’enseignement populaire. Aujourd’hui tout le monde paie l’école « gratuite » par le biais des impôts indirects auxquels personne n’échappe, comme la TVA. L’école publique existait aussi depuis bien longtemps, et ce qualificatif était lié simplement à son mode de financement. Etaient publiques les écoles financées par l’Etat ou l’une de ses ramifications (qu’elles fussent religieuses ou non-confessionnelles) et étaient privées les écoles financées sur deniers privés (qu’elles fussent elles aussi religieuses ou non). Enfin elle était obligatoire jusqu’à 14 ans depuis une ordonnance royale promulguée par Louis XIV en décembre 1698. Cela dit Ferry a introduit deux nouveautés : la laïcité, qui détache le processus scolaire de toute spiritualité et remet en débat la question de sa finalité, et l’accélération du processus d’uniformisation. La question centrale est bien la finalité de l’école, en tant que structure, et la finalité de l’enseignement, en tant que formation. Les hommes du début du XXème siècle ont prétendu chasser Dieu de l’école. Mais la formation des enfants était vue comme une activité transcendante, liée au dépassement de soi et à l’élévation par la culture. Le processus était compréhensible tant que l’objectif de cette élévation était le salut de l’âme. En chassant Dieu, il a fallu le remplacer par quelque chose. Ce fut la Nation. Mais après la Seconde Guerre Mondiale, le patriotisme devint petit à petit inaudible, la notion de nation devient illégitime. On ne sait plus vraiment pourquoi on met les enfants à l’école, si ce n’est pour qu’ils trouvent une place dans la société. On s’est alors focalisé sur des problèmes de méthode, d’organisation et de pédagogie parce qu’on n’avait plus de réponse à apporter à la vraie question centrale qui est celle des finalités et qui est d’ordre anthropologique. L’enseignement, c’est d’abord une relation humaine, une rencontre entre un adulte, avec sa personnalité, sa culture, son expérience et ses savoirs, et un jeune. Si la rencontre n’a pas lieu, l’apprentissage ne se fait pas. Si elle a lieu, même dans une classe de 35 élèves, quelque chose passe. Le premier pas vers « l’école idéale » serait de mettre en place les conditions de cette rencontre, le second serait de respecter la liberté de chacun et de faire confiance aux hommes plus qu’aux structures, la troisième serait de définir clairement vers quoi le professeur et ses élèves marchent, ensemble.

    Autres livres critiques sur l’école actuelle : ceux de Philippe Nemo (Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?) et de François-Xavier Bellamy (Les Deshérités). L’ouvrage de Ghislaine Wettstein-Badour (Lettre aux parents de futurs illettrés, 2000) qui est très éclairant pour l’école primaire. A noter le blog de Jean-Paul Brighelli « Bonnet d’âne » :
    http://blog.causeur.fr/bonnetdane/

  19. Didier dit :

    Dans toutes les civilisations, l’aspect spirituel est mis en valeur car faisant intrinsèquement partie de tout être humain. Puis est arrivé le communisme, remplacé peu après par l’occident actuel. Tous les deux nient cet aspect et le remplacent par le matérialisme. Comment s’y prennent-ils pour l’occulter ? En utilisant l’éducation des enfants : et là, cette éducation n’est dirigée que dans un but : former une catégorie de gens prêts à servir les besoins d’une élite. Car l’éducation est une action forcée et obligatoire d’une personne sur une autre… Alors que la culture est une relation libre entre les gens. Léon Tolstoï disait la même chose « L’éducation, c’est la culture sous contrainte, alors que la culture c’est la liberté. »

    Baptiste Rappin, Maître de conférences à l’Institut d’administration des entreprises de Metz, est l’auteur du livre « Au régal du management » (Editions Ovadia). Il y dénonce l’avènement d’une nouvelle religion à l’école, celle de l’employabilité avec pour finalité le formatage. Ainsi, les élèves viennent au contact de maîtres idéologues pour acquérir des compétences, renonçant de fait à l’établissement d’une réelle pensée authentique et indépendante. Face au règne de la quantité, Baptiste Rappin constate une prolétarisation de la société où le consommateur devient aussi consommateur de lui même.

    Ancien inspecteur d’académie et spécialiste de l’Education nationale, Laurent Wetzel démontre quand à lui, les failles, textes à l’appui, du ministre Jean-Michel Blanquer :

    Une chose est sûre, la France n’aide absolument pas l’œuvre d’Orient dans son travail sur la francophonie : l’anglais devient maître de la situation partout dans le monde.

    • Ursule dit :

      Un jeune n’est pas qu’un corps. Pourtant cela semble être le message que l’Education Nationale veut faire passer à ses élèves ! Les écoles dites catholiques suivent le mouvement sans se poser de questions :

      Ce qu’en pense Marion Sigaut :

      Ariane Bilheran, normalienne, docteur en psychologie et psychopathologie clinique, évoque la vidéo de Marion Sigaut et le livre qu’elle a écrit suite à ses découvertes « L’imposture des droits sexuels » :

      Les droits sexuels imposés à l’école à notre insu par l’ONU, par le biais de l’Union Européenne :

  20. Tom dit :


    Le lycée public au Danemark Langkaer à Aarhus, s’est mis à regrouper certains élèves de seconde selon leur origine, avec le soutien de la ministre de l’Éducation. Si trois classes sont divisées à parts égales entre Danois et enfants d’origine étrangère, quatre autres par contre sont composées exclusivement d’élèves nés à l’étranger, ou au Danemark, mais de parents étrangers. En 2007, juste avant la suppression de la carte scolaire, les Danois représentaient encore 75 % des effectifs du lycée. Cette année, ils ne sont plus que 20 %.
    http://m.jactiv.ouest-france.fr/actualites/monde/au-danemark-lycee-public-separe-eleves-refugies-67940

    Mais ne retrouve-t-on pas le même problème dans de nombreuses écoles dans les banlieues françaises des grandes villes ?

  21. Isabelle dit :

    Pratique musicale et plasticité cérébrale :

    Cours de musique et d’écriture musicale conçu et présenté par Jean-Louis Fabre :

    3 Astuces pour améliorer votre lecture de la partition : clef de sol et de fa

    Comment harmoniser une mélodie (ou le souvenir persistant de la dernière note qu’on a joué) :

  22. Hervé dit :

    Le fichage des élèves :
    https://retraitbaseeleves.files.wordpress.com/2008/12/enfant-prison_800.png?w=530&h=408

    Les écoles et les enseignants doivent instruire un livret d’évaluation des compétences, le LSUN (livret scolaire unique numérique), pour chaque élève en complète violation des droits de l’enfant.
    http://eduscol.education.fr/cid104511/le-livret-scolaire.html

    Une traçabilité numérique obligatoire des élèves et apprentis et ce, jusqu’à… leur mort à l’insu même des enfants et de leurs parents ! Et donc au mépris de leur droit de les modifier et de les supprimer. Même la CNIL à ce jour, n’informe pas sur leurs droits à ce sujet et cache ainsi aux parents ce fichage national de ces données extrêmement sensibles.

    Traçabilité à vie, en effet, car le livret scolaire LSUN disposerait d’une passerelle « orientation » permettant la communication entre le LSUN et le CPA (compte personnel d’activité) dont chaque citoyen est également doté à son insu depuis 2016 (2018 pour les professions libérales); y sont consignées par les organismes concernés (sécu, employeurs, Pole Emploi, organisme de formation ou de bilan,…) toutes les activités (salaires numérisés, formation, arrêt maladie,..) y compris bénévoles donc même après la retraite.

    Quelles données personnelles dans le livret scolaire numérique ?
    Adresse, profession des parents, téléphone, mail, absences, retards, activités périscolaires,… sont déjà renseignées depuis la mise en place du fichier Base Élève qui avait motivé le premier avertissement du comité de l’enfant de l’ONU en 2009 et qui est, il faut le souligner, à disposition également des maires de la commune pour le suivi des effectifs et des activités périscolaires. Malgré ces recommandations d’anonymisation des données personnelles, depuis 2016, la violation de la vie privée des enfants a été renforcée par la mise en place du LSUN (livret scolaire unique numérique) qui effectue un fichage numérique généralisé de l’évaluation de leurs compétences de nature confidentielle et ce depuis le primaire.

    Il est étonnant de voir que la plupart des données hautement sensibles personnelles qui avaient été retirées du fichier Base élèves suite aux mobilisations de 2007 et 2008, réapparaissent en catimini dans le LSUN (acquis du socle commun, appréciations, difficultés, comportement, suivis particuliers, problèmes médicaux..). Il devient la seule source prise en compte (contrôle continu) pour l’obtention de brevet des collèges (Diplôme National du Brevet en fin de 3°) et pour l’affectation totalement automatisée(logiciel Affelnet post 3ème) afin de décider de son orientation.

    L’argument pédagogique de ce livret numérique est de plus, un leurre complet car c’est la négation même du droit à l’oubli et il permet la dépossession de son propre parcours qui appartient dorénavant à l’Etat.
    https://lilianeheldkhawam.com/2018/02/09/vos-enfants-sont-fiches-des-la-maternelle-valerie-chenard/

    La face cachée du « livret scolaire unique numérique » :
    https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2016/10/09/face-cachee-livret-scolaire-unique-numerique/

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