L’armée française défend-elle nos frontières économiques ?

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Le 29 mars, Nicolas Dupont-Aignan visitait à Montpellier une entreprise en grande difficulté, la maison Dubois Sport :

Son patron lui confiait que ses déboires venaient du fait que l’État en général, et l’armée en particulier, boycottaient le « made in France ».

” L’armée française fait désormais comme l’armée anglaise, elle externalise les achats et ses appels d’offres conduisent à délocaliser tous ses achats de vêtements vers des pays asiatiques.”

Le 16 décembre 2011, l’armée de terre a ainsi attribué deux marchés, pour la fourniture de culottes de sports et de survêtements. Les culottes sont revenues à une société belge, qui possède un bureau à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Et la fourniture des survêtements a été adjugée à une entreprise française domiciliée à Nîmes, dans le Gard. Alors où est le problème ?

Le directeur de la maison Dubois Sport l’explique : ” Pour l’appel d’offre des culottes de sport, notre maison proposait un prix de 4 euros pièce. Or c’est la société belge qui a décroché le marché avec 2.30 euros pièce. A ce prix, cela ne peut être fabriqué qu’au Bangladesh, car même les Chinois sont plus chers !”

Quant aux survêtements, que la société de Nîmes fournira à 20,50 euros l’unité alors que Dubois Sport ne pouvait descendre en dessous de 29€, il ne fait aucun doute qu’ils seront fabriqués à l’étranger. Sur son site Internet, dans un rapide historique, la société nîmoise ne cache pas qu’elle a depuis longtemps délocalisé sa production : ” En 1995, la filiale marocaine voit le jour pour permettre une meilleure maîtrise du processus de production… Cette nouvelle orientation amène à mettre en place des structures industrielles et commerciales : joint-venture en Corée et ouverture vers l’Asie, prise de participation au Maroc…”

Et dans la clientèle de cette société « française » dont la production est assurée à l’étranger, il n’y a pas que l’armée de terre. On trouve aussi l’armée de l’air, la marine nationale, la police, la gendarmerie, la RATP, la mairie de Paris…

L’armée française en chiffres :

armée française

.Plus de 9000 hommes de l’armée française étaient déployés en juin 2013 sur les théâtres d’opérations extérieures, les OpEx :

Opex

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26 commentaires sur “L’armée française défend-elle nos frontières économiques ?

  1. Line dit :

    Reportage diffusé sur Canal+ le 20 janvier 2010 qui confirme parfaitement le niveau désastreux de “notre armée” qui sera censée nous “protéger” si le pire arrive. C’est le triste constat que dresse l’équipe de Spécial Investigation lors de son enquête en Afghanistan, mais également en France même, dans les régiments.

    Chaque soldat français devant partir sur des opérations à risques doit, s’il le peut financièrement, compléter son équipement avant son départ ou lors des permissions. Un complément qui coûte cher : presque 3000 euros. Des frais qui restent totalement à la charge des soldats. Des pieds à la tête, un magasin s’en est fait d’ailleurs une spécialité. Même si cette pratique est interdite, elle est semble-t-il tolérée par les chefs de corps et officiers de terrains, conscients eux-mêmes de l’état souvent critique du matériel…

    Mi-2008, l’embuscade d’Uzbeen, en Afghanistan, qui avait coûté la vie à 10 soldats français, est également encore l’objet de nombreuses polémiques sur le manque criant de matériel opérationnel à 100% : drônes de dernière génération ou hélicoptères d’attaques de type Tigre.

    Malgré un budget de plus de 33 milliards d’euros en 2009, et une troisième place derrière les États-Unis et la Chine, l’armée française n’aurait aujourd’hui plus les moyens de ses ambitions. Seuls 10 milliards à 12 milliards seraient, selon le ministre de la défense, consacrés à l’achat de nouveaux matériels de terrain, mais surtout à l’entretien pharaonique de matériel hérités de la guerre froide comme le char Leclerc où encore le gouffre financier que représente le Rafale…

    Rigueur oblige…

    L’équipement des troupes semble aujourd’hui arrivé à une limite financière que les autorités françaises ne peuvent plus dépasser. Mais la sécurité des soldats français a-t-elle un coût ?… Oui, incontestablement… Les temps changent et les militaires français doivent faire avec. Telle semble être la devise des prochaines années en matière de défense…

    La France a-t-elle les moyens de la guerre au Mali?
    http://videos.lexpress.fr/actualite/monde/video-guerre-au-mali-la-france-a-t-elle-les-moyens-la-couverture-de-l-express_1212247.html

  2. Carlos dit :

    Francetv info publie une tribune dans laquelle une dizaine de jeunes lieutenants de l’armée française, normalement soumis au devoir de réserve, épinglent sévèrement la gestion de la Grande Muette. Ils souhaitent interpeller sur “l’état critique de l’armée française“, qu’ils ont intégrée il y a en moyenne trois ans.

    http://www.francetvinfo.fr/nous-jeunes-officiers-sommes-inquiets-des-gaspillages-et-des-coupes-budgetaires-commis-au-detriment-de-la-capacite-operationnelle_274895.html

    “Un parachutiste dépense en moyenne 1.600 euros pour son équipement individuel, c’est près d’un mois de salaire“,confient-ils pour appuyer leur propos. Car le matériel de base fourni par l’armée est loin d’être optimal, comme le révèle ce témoignage publié sur le blog Secret défense.

    http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/01/jai-le-treillis.html

    Mais ils épinglent aussi le lobby “du complexe militaro-industriel“, qu’ils accusent d’être responsable de certaines des orientations budgétaires qu’ils dénoncent, et auquel le Parlement doit “imposer des choix stratégiques“.

    Ils ont décortiqué les raisons de l’échec français durant la Seconde Guerre mondiale. Défaite qu’ils imputent à des dysfonctionnements au plus haut niveau de l’armée ! Mais aujourd’hui, n’est-ce pas la même chose ?

    “Des officiers supérieurs sont entretenus dans une inactivité de petits fours“ disent-ils. Dans le viseur : 5.500 généraux officiellement à la retraite, mais maintenus en “2e section”. Mobilisables par l’armée, ils perçoivent à ce titre “une solde de réserve, dont le montant est équivalent à celui de la pension de retraite, mais qui est fiscalement considérée comme un revenu d’activité“. Ce qui permet notamment de bénéficier de la déduction de 10% pour frais professionnels dans le calcul de l’impôt sur le revenu selon la loi. La solde moyenne de ces généraux, hors prime, est de 5.850 euros mensuels.

    http://droit-finances.commentcamarche.net/legifrance/50-code-de-la-defense/120964/officiers-generaux

    “Dans le même temps, 35.000 emplois de militaires et sous-officiers sont supprimés, et aucun d’officier“, déplorent les signataires de la tribune. Selon une étude de la Cour des comptes reprise par la Fondation iFrap (un think tank français ultralibéral), sur les 22.000 postes supprimés entre 2008 et 2011, seulement six postes d’officiers généraux (toutes armées confondues) étaient concernés.

    http://www.ifrap.org/L-armee-francaise-a-t-elle-trop-de-generaux,13002.html

    Mais de l’extérieur, des forces étrangères, qui manipulent nos gouvernements, diffusent dans l’opinion française l’idée que l’armée n’est plus nécessaire, que ses effectifs peuvent être réduits, que ses moyens peuvent diminuer, que son matériel et son armement peuvent être désuets. Pourquoi ? Sinon pour affaiblir la France, et lui faire perdre sa souveraineté.

    • Line dit :

      Faut-il vraiment rentrer dans l’armée aujourd’hui ? Car un soldat n’est plus le défenseur de la patrie mais celui qui permet à des multinationales ou banques de se faire de gros bénéfices au dépend des populations attaquées :

    • Otho dit :

      Dans sa quête d’économies, Bercy prévoirait une baisse de 11 % du budget de la défense, soit près de 50 000 emplois menacés.

      http://www.lepoint.fr/politique/l-armee-victime-de-l-austerite-08-03-2013-1637791_20.php

      Un député, membre de la commission de Défense, dénonce : « Certains fonctionnaires de Bercy ont une obsession : sabrer la défense française et l’industrie qui va avec. En oubliant que la défense est aussi un investissement qui rapporte, en technologies, en exportations, en emplois, en influence internationale. »

      • Gabi dit :

        Le résultat de ce sabrage au niveau humain est peu reluisant ! Malgré les efforts de « Défense Mobilité » pour la reconversion des personnels en fin de contrat, plus de 12 000 anciens militaires sont aujourd’hui au chômage.
        http://www.defensemobilite.fr/extension/dicod_design/design/dicod/images/14/Documentation/Bilan%20reconversion%202014.pdf

        En moyenne, 12 450 anciens militaires au chômage ont été indemnisés chaque mois par Pôle Emploi l’an dernier. Le nombre d’ex-militaires sans emploi a franchi la barre des 10 000 en septembre 2012 pour ne plus la repasser. Le profil type de l’ex-militaire au chômage est un jeune militaire du rang (80%), issu de l’armée de terre 72%) après un contrat de moins de 7 ans (67%). »

  3. Patrick dit :

    La défense devra-t-elle participer à l’effort budgétaire de 50 milliards d’euros comme le souhaite Bercy ?
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/coupes-budgetaires-valls-veut-mettre-le-drian-en-slip-13-05-2014-1822538_53.php
    Une loi de finances rectificatives pourrait être déposée en juin. De nouvelles coupes (on parle de deux milliards par an) impliquent de refaire une Loi de programmation militaire. Or, les équipes, qui ont travaillé pendant des mois pour aboutir à la LPM votée en 2013, sont exsangues. Bercy, avec sa logique purement mathématique ne se rend pas compte que la Défense est à bout. La Défense a déjà consenti à un effort de 60 milliards d’euros et la suppression de près de 80 000 postes, sans parler des conséquences industrielles (Airbus Group, Dassault, Safran, Nexter, DCNS, MBDA et Thales…)
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140515trib000830187/les-sept-plus-grands-pdg-des-groupes-de-defense-veulent-voir-francois-hollande.html
    C’est bien plus que de l’indignation qui règne dans les couloirs de Saint Germain, mais bien un sentiment d’injustice voire de révolte. « On est au bord d’une crise institutionnelle grave» confiait à FOB une bonne source.
    http://forcesoperations.com/2014/05/16/budget-de-la-defense-leffort-de-trop/
    Les pires scénarios circulent, car c’est la goutte de trop qui fait déborder le vase. Le ministre lui même refuserait tout simplement de négocier et selon certaines rumeurs il pourrait mettre dans la balance sa démission.
    http://www.challenges.fr/economie/20140513.CHA3691/comment-bercy-tente-a-nouveau-de-saigner-l-armee-a-blanc.html
    Du côté parlementaire, le sentiment de gêne règne. Les rumeurs les plus folles courent dans le milieu de la Défense, dont celle de la menace d’une démission massive des hauts officiers généraux français : l’ensemble des chefs d’Etats Majors se serait parlé et pourrait, dans le sillon provoqué par un possible départ de leur ministre, remettre eux aussi leur démission ! Du jamais vu, le spectre d’un type de crise institutionnelle et politique comme la Vème République n’a jamais connue ! Ces folles rumeurs révèlent surtout que la Défense est à bout. Un sentiment dont ne semblent pas avoir conscience Bercy, Matignon, ni même l’Elysée, qui au final devra bien trancher.

  4. Lino dit :

    Le sabordage de la puissance française par Christian Harbulot ou la question qui n’est plus abordée par les politiques : « Comment construire le devenir économique et militaire de la France. » On a même l’impression depuis plusieurs années que les grands chefs d’entreprises ne cherchent pas à conquérir des marchés au nom de la France !
    -http://www.dailymotion.com/video/x1uf1yd_christian-harbulot-xerfi-canal-le-sabordage-de-la-puissance-francaise_webcam?start=526

  5. Carlos dit :

    Il y a une habitude qui fut prise par les pays occidents d’utiliser des journalistes durant les conflits qui travaillent en fait pour l’armée !

    Les principaux médias US sont infiltrés par des agents du département d’état et des services, ce qui explique en partie la servilité et la docilité avec laquelle les médias atlantistes servent l’agenda étasunien. On retrouve bien entendu la même chose avec les médias français. Les journalistes agents doubles servent immanquablement le renseignement et la propagande des puissances et des armées de l’OTAN. Ils vont en « zone sensible » selon un itinéraire bien défini, encadrés par des agents du renseignement militaire (CIA, MI6, DGSE, etc).Ils sont qualifiés par les « grands médias » : « grands reporters », « experts en terrorisme », « spécialistes du Proche Orient », etc…

    Cette pratique a été commune dans les années 60 et au début des années 70 mais a été interdite par les présidents Gerald Ford et Jimmy Carter. Cependant, quand le président Ronald Reagan a aidé à raviver la Guerre Froide, la CIA a commencé à utiliser à nouveau des journalistes comme agents de renseignement. Cette pratique met en danger de nombreux journalistes, en particulier ceux qui ont été faits prisonniers par des groupes de guérilleros pendant la guerre civile libanaise. Rien ne suggère qu’un président quelconque depuis Reagan ait suspendue l’utilisation de journalistes comme agents.

    Les agents de renseignement peuvent opérer sous couverture journalistique de différentes façons :
    – On peut avoir des journalistes qui travaillent ouvertement pour des opérations médiatiques liées officiellement aux actuelles opérations de la CIA. C’est le cas pour Radio Free Europe/Radio Free Liberty, Radio Free Asie, Alhurra, Radio Sawa, Radio et Télé Marti, et dans une certaine mesure, la Voix de l’Amérique.
    – Des journalistes qui travaillent pour des compagnies de médias d’information accrédités qui acceptent de travailler secrètement pour le renseignement des Etats-Unis. On a appris que de semblables journalistes travaillent pour the Washngton Post, International Herald Tribune, et l’ancien employeur du président Barack Obama, Business International Corporation de la Ville de New York, des éditeurs de bulletins d’information politiques et des cadres commerciaux. Le directeur de la CIA, Richard Helms, avait travaillé auparavant comme journaliste pour United Press International.
    – Des journalistes qui travaillent pour des publications liées à la CIA ou servant de façade à la CIA, y compris Kyiv Post, Cambodgia Daily, Bruma Daily, Kabul Weekly et Lidove Noviny de Prague.
    – Des journalistes indépendants qui accompagnent les forces militaires et paramilitaires des Etats-Unis et travaillent pour une ou plusieurs opérations médiatiques qui font profil bas.

    On a appris que des journalistes qui travaillent pour des opérations médiatiques financées par le Broadcasting Board of Governors du gouvernement des Etats-Unis abandonnent des organisations de médias légitimes où ils ont déjà établi de fortes accréditations journalistiques et des contacts de haut niveau pour se joindre à des opérations gouvernementales comme Radio Free Europe et les autres pour réaliser des tâches pour les services de renseignement étasuniens.

    Une des sources favorites de la CIA pour ses journalistes-agents durant la Guerre Froide fut l’International Herald Tribune, auparavant Paris Herlad Tribune, basé à Paris. Le périodique a fini par devenir propriété conjointe du Washington Post et du New York Times. Le rédacteur en chef du Herald Tribune New Service, Nathan Kingsley, a abandonné le siège du journal à Paris pour devenir chef du service d’information de Radio Free Europe à Munich. Kingsley a remplacé Gene Mater qui passait pour être le porte-parole du Free Europe Committee à New York pour les sujets publics. Radio Free Europe et le Free Europe Committee étaient tous d eux connectés avec la CIA.

    Le rédacteur de l’International Herald Tribune, John Hay Whitney, ex ambassadeur des Etats-Unis en Grande Bretagne était impliqué dans la réalisation d’une opération médiatique de la CIA appelée Kern House Entreprises, une firme appartenant à al CIA enregistrée à Delaware. la filiale britannique de Kern House, située à Kern House à Londres, a publié un service d’information de la CIA appelé Forum World Features (FWF) qui, pour sa part, était lié à d’autres façades de la CIA, le congrès pour la Liberté de la Culture (CCF), à Paris. Le CCF publiait, pour le compte de la CIA, deux journaux: Encounter et Information Bulletin. FWF vendait son matériel d’information à 50 journaux dans le monde dont 30 eaux Etats-Unis. FWF, qui fut créé en 1965 et supervisé par Kermit Roosevelt, l’architecte à la CIA du renversement du gouvernement démocratique d’Iran en 1953, publiait aussi Conflict Studies, une revue universitaire qui fut l’une des premières à exagérer la « menace » du terrorisme global au début des années 70. FWF pouvait présenter chacun de ses agents comme des journalistes de FWF et les envoyer accomplir leur mission. Un de ces agents-journalistes fut envoyé à la succursale de la CIA à Bangkok.

    Pendant des années, la CIA a fait fonctionner le Rome Daily American en Italie. Le rédacteur du journal en anglais était un ancien reporter d’Associated Press. Le journal était publié par la même imprimerie qui imprimait le petit journal en italien qui représentait les points de vue du Parti Social-démocrate Italien. The Daily Americain a fermé en 1986.

    Un autre journal que la CIA faisait fonctionner était le South Pacific Mail, qui avait son siège à Santiago, au Chili et était dirigé par l’agent de la CIA David Atlee Philips. Le journal en anglais était distribué au Chili et dans plusieurs nations et territoires du Sud du Pacifique, de la Nouvelle Zélande et des Iles Samoa aux Nouvelles Hébrides et à Tonga. Philips, qui fut plus tard identifié comme facilitateur clef de l’assassinat du président J. F. Kennedy à Dallas, a dit que lui-même et quelques 200 autres journalistes qu’il connaissait bien ont signé avec enthousiasme des accords de confidentialité avec la CIA lors de leur recrutement comme agents. Parmi ceux qui ont signé de semblables accords se trouvait Arthur Hays Sulberger, rédacteur du New York Times.

    L’Opération Mockinbird fut une opération de la CIA pour influencer la couverture que les organisations établies de médias d’information donnaient à des événements dans les nouvelles. Dans les opérations d’influence de la CIA dans les médias d’information se trouvaient aussi la revue Time, Christian Science Monitor, The Miami Herald, The Washington Star et Copley News Service.

    Austin Goodrich était un journaliste indépendant qui écrivait pour les journaux favoris de la CIA, le Paris Herald Tribune, CBS News et The Christian Science Monitor. The Christian Science Monitor est devenu ces six dernières années un ardent partisan du gouvernement Obama et de la politique extérieure interventionniste « Responsabilité de Protéger » (R2P) de la CIA. Même après que Goodrich ait été identifié comme agent de la CIA, il a continué à travailler comme journaliste à Stockholm, Amsterdam, Bangkok et Berlin Ouest.

    Une manifestation de la politique R2P a été l’entraînement et l’armement par la CIA des rebelles islamistes syriens qui, à ce moment-là, ont enlevé le reporter-photographe étasunien James Foley en 2012. L’ISIS (EI), le groupe qui a enlevé Foley, dont l’expérience journalistique comprenait son envoi avec des unités militaires des Etats-Unis en Afghanistan et en Iraq et avec des rebelles soutenus par la CIA en Libye et en Syrie, l’a finalement exécuté par une atroce décapitation enregistrée sur une vidéo. Mais les questions se posent toujours, de savoir si l’utilisation continuelle de journalistes comme agents et l’utilisation de journalistes avec des insurgés entraînés par la CIA provoque le risque que les journalistes soient confondus avec des agents de la CIA, en particulier dans les zones de guerre.

    Stuart Loory, qui travaillait comme correspondant du New York Herald Tribune à Moscou dans les années 60, avant de travailler au Los Angeles Times et à CNN, a dit que l’utilisation par la CIA de journalistes comme espions remet en question le statut de tout journaliste. Il a dit: « Si même un Etasunien à l’étranger avec une carte de presse est un informateur payé par la CIA, alors tous les Etasuniens avec cette accréditation sont suspects. » Loory a souligné que « les journalistes doivent être disposés à concentrer sur eux-mêmes le même feu qu’ils pointent si implacablement sur les autres. »

    Cependant, la prudence recommandée avec insistance par Loory est tombée, dans certains cas, dans l’oreille d’un sourd. En 2012, le journaliste du New York Times Mark Mazzetti a envoyé d’avance une copie d’un article écrit par sa collègue, la chroniqueuse Maureen Dowd, à la porte-parole de la CIA Marie Harf. L’article de Dowd faisait allusion à une infiltration de la CIA à Hollywood en rapport avec la production d’un film intitulé Zero Dark Thirty (La nuit la plus obscure). Depuis lors, Harf a été élevée au poste de secrétaire de presse adjointe du Département d’Etat où sans aucun doute, elle continue à agir pour ses anciens collègues de la CIA en identifiant des journalistes, en particulier des correspondants étrangers, disposés ou avides de coopérer avec la CIA.

    Tandis qu’une série de publications imprimées fermaient leurs portes, les médias d’information sur le web se sont multipliés comme des champignons. The Global Post, basé à Boston, a pu envoyer le journaliste indépendant Foley accomplir de coûteuses tâches en Libye ou en Syrie. Un site d’information sur le web basé sur des souscriptions qui avait seulement 400 souscripteurs, non seulement est capable d’envoyer quelqu’un comme Foley couvrir des guerres mais se permet d’avoir un personnel de 65 correspondants internationaux dans des villes très chères qui vont de Moscou et Jérusalem à Tokyo et Nairobi. Il faut poser quelques questions dérangeantes. Par exemple, d’où le global Post reçoit-il réellement son financement? Et pourquoi considère-t-il comme avantageux d’intégrer ses journalistes indépendants dans des unités militaires des Etats-Unis et des groupes insurgés islamistes financés par la CIA? En considérant les 65 dernières années pendant lesquelles la CIA a utilisé des journalistes comme agents, les réponses à ces questions sont d’autant plus évidentes.

    http://www.strategic-culture.org/news/2014/08/27/media-spies-put-all-journalists-in-danger.html

  6. Benoit dit :

    Comment réagissent les militaires français devant les mondialistes ?

    Un groupe d’officiers de l’armée française se présentant comme le « Mouvement Marc Bloch », avait déjà dit à haute voix en mars dernier que le gouvernement devait arrêter de massacrer la défense du pays car les services de sécurité du pays sont menacés de ne pas pouvoir défendre le territoire, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce mouvement faisait suite aux colères de nombreux soldats français qui n’avaient pas été payés durant plusieurs mois en temps et en heure et dont les épouses avaient lancé un cri avec « Un paquet de Gauloises » sur le Net. A une époque où les actes de violences augmentent en France et en dehors de ses frontières, on apprend que l’armée ne pourrait plus défendre son pays et que l’État mettrait sur écoute les militaires critiques envers la politique du gouvernement. Des cadres de l’armée penseraient à un coup d’État militaire pour sauver la nation. C’est le groupe Lys Noir qui revient l’affirmer en disant que Hollande ne peut pas terminer son mandat.

    S’adressant à leurs concitoyens dans une lettre publiée surFrancetvinfo en mars dernier, de jeunes officiers du mouvement Marc Bloch et disant appartenir à différents corps de l’armée française, se sont engagés pour défendre leurs compatriotes, les intérêts de la France. En faisant référence à Marc Bloch, ces jeunes officiers font appel à l’esprit de la résistance au sein de l’armée qui est devenu leur idéal aujourd’hui. Pour la petite histoire, on peut lire dans le courrier du Mouvement que « Marc Bloch a dénoncé les dysfonctionnements administratifs de l’armée et l’abandon moral des élites françaises des années 1930. Marc Bloch fut aussi un officier exemplaire pendant deux guerres mondiales, et un résistant de la première heure fusillé par les nazis. Nous nous réclamons de lui car il était un vrai soldat et un analyste lucide des travers qui avaient précipité la France dans la défaite ».

    Déjà, pendant l’année 2011, on a pu lire que 10 000 soldats étaient privés de leur solde. « Les primes de mission dangereuse ne sont pas payées, ce qui représente un important manque à gagner », avait dénoncé les familles de soldats. En 2012, ce sont des milliers de soldats qui n’ont pas touché leur solde pour le mois de décembre et qui n’ont pu que puiser dans leur épargne pour payer les fêtes de fin d’année. Régulièrement, de nombreux soldats perçoivent 150 euros par mois pour vivre. Endettés, nombreux sont ceux qui ont été précipités dans une situation financière catastrophique avec des découverts à la banque et l’obligation de vivre chez leurs parents.
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/15/97001-20111215FILWWW00274-les-militaires-reclament-leurs-soldes.php%20

    Le pire est que ces fonctionnaires de l’État ont l’interdiction de donner leur avis personnel sur leur situation sous peine de sanctions disciplinaires. Dans une vidéo postée sur le site Secretdefiance qui évoque aussi Lys Noir,le général Vincent Desportes explique qu’ « au Mali, l’armée s’est battue avec du matériel âgé de 40 ans, avec des véhicules sans air conditionné. Que seulement 10 % de l’armée de terre est au standard. Que l’armée française est dans les mains des États-Unis. Que les États-Unis vont bientôt larguer la France et qu’il faut sauver l’armée française car quand vous n’avez plus de défenses, vous êtes attaqués. La version du livre blanc 2013 montre que l’armée ne sera pas modernisée ».

    Parmi les manifestants du Printemps français qui sont des veilleurs et qui ont été arrêtés par la police, on trouve des enfants de soldats de l’armée française et de nombreux catholiques. Ces enfants de soldats dont les parents ont pour mission de se sacrifier pour la France ne peuvent pas aujourd’hui accepter et avaler que leur pays les traite comme des criminels. « 750 veilleurs et manifestants du printemps français ont été arrêtés» critiquent-ils. Même si le discours tenu dans le magazine en ligne Arsenal semble aller loin dans le souhait d’un coup d’État militaire, il ne cache pas pour autant un profond malaise dans la société qui est réellement divisée.

    Une chose est sûre, la survie de la France des gens bien élevés ne tient plus qu’à une réaction brutale, désespérée et sauvage des officiers catholiques. Nous ne voyons de salut que dans l’action de capitaines aux œillets sortant des casernes pour installer le digne Jean-Pierre Chevènement à l’Élysée, sinon la sainte affaire de salut dont parlent la plupart des officiers catholiques en privé échouera et nous n’aurons plus qu’à faire place net au Grand Remplacement ». Les membres d’Arsenal précisent : « Nous ne connaissons pas Béatrice Bourges. Si le Printemps français est bien une sorte de mai 68 ou de Printemps arabe, nous en sommes évidemment. Si le Printemps français c’est uniquement le groupe coopté par Béatrice Bourges autour de la marque déposée Printemps français, nous n’en sommes évidemment pas. Nos rapports structurels avec Béatrice Bourge sont donc inexistants et le resteront. Ce n’est pas du mépris. Les acteurs d’une Révolution n’ont pas à se connaître ». Arsenal dénonce la volonté des services de police de faire un lien entre le Lys Noir et Béatrice Bourges et précisent qu’ils sont des « éléments plus radicaux que Béatrice Bourges.

    http://french.ruvr.ru/2013_06_10/Rumeurs-de-coup-d-Etat-militaire-contre-Hollande-2301/

    • Ursule dit :

      Antoine Martinez, Général (2S), Président de l’association des officiers de réserve, écrit :

      « …Nos forces armées n’en peuvent plus, depuis qu’avec la fin de la guerre froide, nos responsables politiques, manquant de vision à long terme, ont considéré qu’il était temps d’engranger les dividendes de la paix, démontrant ainsi qu’ils n’avaient rien compris à la conduite des affaires dans un monde régi par les rapports de force. « Si vis pacem, para bellum. » C’est parce que l’État consent un effort pour disposer d’une défense efficace que la nation peut vivre en paix avec tous les bienfaits qui en découlent. Car les menaces n’ont pas disparu, bien au contraire. Et, paradoxalement, nos forces armées n’ont, depuis 25 ans, jamais été aussi lourdement engagées à l’extérieur. Pourtant, elles sont confrontées à une baisse drastique et continue de leurs budgets. Et cette baisse affaiblit dangereusement notre outil militaire et met en péril la sécurité de la France. C’est ainsi que, depuis 25 ans, l’armée de terre a perdu plus des deux tiers de ses effectifs, l’armée de l’air plus de la moitié de ses avions et la marine opère avec un porte-avions indisponible au moins dix-huit mois tous les sept ans. Déjà, avec le Livre Blanc de 2008, un lourd tribut était imposé à nos armées avec, notamment, une réduction de 54 000 hommes à réaliser entre 2009 et 2014. On pouvait penser qu’un arrêt serait alors décidé dans le démantèlement de notre outil militaire après cette sérieuse saignée. C’était mal connaître l’inconséquence de nos responsables politiques qui considèrent les budgets de la Défense comme une variable d’ajustement. Finalement, sur le seul plan des effectifs, en dix ans, c’est 80 000 hommes que les armées auront perdus. Ce n’est plus une saignée, c’est une hémorragie insupportable qui pourrait conduire à une réaction dont nul ne peut prédire, à ce stade, la nature.

      Une chose est certaine : l’orage gronde. Selon nos autorités politiques, les nouvelles déflations d’effectifs n’entraîneraient pas une diminution de nos capacités. On croit rêver devant un tel déni de la réalité. Et ce déni révèle une méconnaissance totale du fonctionnement d’une force armée au combat. Nos camarades de l’armée de terre sont certainement les plus touchés car, manquant d’un minimum de culture militaire, nos élites politiques les considèrent comme des pions peu spécialisés et donc interchangeables sur le terrain en fonction des besoins, ce qui est complètement faux. Nos forces armées n’en peuvent plus de s’entendre dire que la Défense doit participer à l’effort budgétaire actuel. Faut-il rappeler que la part du PIB consacrée à la Défense est passée, en 30 ans, de 3 % à moins de 1,5 %? En revanche, des milliards sont gaspillés, chaque année, par exemple pour couvrir des dépenses de toutes sortes causées par une immigration extra-européenne incontrôlée ou par l’Éducation nationale incapable de remplir sa mission. Face à ces gaspillages irresponsables comparés au démantèlement suicidaire de notre outil militaire, les langues se délient aujourd’hui pour dénoncer le comportement des hommes politiques. Sous quelle forme se produira ce grand coup de gueule de la Grande Muette qui semble désormais inévitable? Démissions? Manifestations? Désobéissance? Jusqu’à ce jour, les gouvernements étaient sereins quant à la gouvernance des armées; il se pourrait, si les chefs militaires soucieux de l’intérêt général, refusent de nouvelles restrictions, que ce scénario idyllique ne soit plus d’actualité. »

      http://www.les4verites.com/

    • Patrick dit :

      Comme la France a abandonné toute souveraineté, elle se plie aux injonctions de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) instance d’où il faudra bien un jour se résoudre à sortir :
      http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/l-elysee-donne-feu-vert-a-droit-d-association-professionnelle-militaires-19609

      « Un projet de loi relatif au «droit d’association professionnelle des militaires» va être préparé par les ministres de la Défense et de l’Intérieur, vient d’annoncer la présidence de la République, au lendemain de la remise du rapport de Bernard Pêcheur, conseiller d’Etat. L’Elysée souhaite que «toutes les conclusions de ce rapport soient mises en oeuvre». Il propose essentiellement d’instituer un droit d’association professionnelle adapté à l’état militaire, à l’exclusion de tout droit syndical.

      Cette évolution juridique très importante est rendue obligatoire par les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 2 octobre, jugeant que si la liberté des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes, ceux-ci ne peuvent se voir refuser de manière générale un droit d’association pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux. Le Président de la République a décidé que la France ne ferait pas appel et renonce à «demander le renvoi des décisions de la CEDH en Grande Chambre».
      http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/l-europe-contre-l-interdiction-absolue-syndicats-dans-l-armee-actualise-16964

      Une première association devrait se constituer dès le 5 janvier lorsque l’association GendXXI, regroupant des personnels de statut militaire de la gendarmerie, se déclarera en préfecture. Elle est présidée par le lieutenant-colonel Jean-Hugues Matelly, qui a lui-même porté l’affaire devant la CEDH, parallèlement à un autre groupe, l’Association de défense des droits des militaires (Adefdromil).

      Interrogé par l’Opinion, Jean-Hugues Matelly juge les conclusions du rapport – et les décisions de l’Elysée – «extrêmement satisfaisantes». C’est une belle revanche pour cet officier, qui avait été, dans une autre affaire de liberté d’expression, radié des cadres de la Gendarmerie en 2010, avant d’obtenir l’annulation de cette sanction. Le lieutenant-colonel Matelly rappelle qu’il ne demandait pas de droit syndical – défini par le code du travail – et que «pour les militaires, la primauté de la mission au service de la France et des Français demeure».

      • Jérémie dit :

        Les Militaires vont enfin pouvoir faire leur véritable travail : défendre la souveraineté française !

        Et nom pas des intérêts extérieurs comme cette entité qui cherche à se procurer tout l’or des pays.

        Quand on les enverra attaquer odieusement la Libye ils pourront refuser prétextant que cela n’a rien à voir avec la défense de la France !

        Quand on demandera aux gendarmes d’aller gazer des enfants, sous prétexte qu’ils veulent naître avec un père et une mère, ils pourront refuser.

        Il faut savoir que non seulement les journalistes travaillent pour les intérêts américains mais en plus toutes les grandes sociétés du web (google, yahoo etc…) sont payées par la NSA pour qu’elles puissent mieux espionner les gens :
        -http://www.dailymotion.com/video/x13o8h5_prism-la-nsa-a-paye-les-geants-du-web-d-apres-the-guardian-euronews_news

        Le général Pinatel ne disait-il pas que « La France était totalement vassalisée aux intérêts américains » ?

        Régis Chamagne, Colonel de l’armée de l’air à la retraite, pense la même chose :
        http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/nos-armees-sont-employees-pour-47943
        -http://www.dailymotion.com/video/x2bxe0c_nos-armees-sont-employees-pour-servir-les-interets-americains-regis-chamagne-colonel-de-l-armee-de_news

  7. Luc dit :

    Le Rafale, le roi du ciel à partir de 1986 :

  8. Atlas dit :

    La France semble ne plus être capable de fabriquer un fusil ! Le fabricant allemand fait partie des candidats pour fournir à la France le successeur du Famas.
    http://www.lesechos.fr/journal20150421/lec2_industrie_et_services/02119515589-heckler-koch-espere-equiper-larmee-francaise-1113091.php?Eo73OS1BiBwCBBgf.99
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-prochain-fusil-de-l-armee-francaise-sera-bien-etranger-503762.html

    L’armée française va se doter de fusils d’assaut HK 416 F, fabriqués en Allemagne, pour remplacer ses célèbres FAMAS dont la fabrication remonte aux années 70, a annoncé le 23 septembre 2016 la Direction générale de l’armement (DGA) dans un communiqué. Les livraisons sont prévues dès 2017 et s’échelonneront sur une dizaine d’années…
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/09/23/97001-20160923FILWWW00391-l-armee-francaise-se-dote-de-nouveaux-fusils-d-assaut.php
    Pourquoi ce choix ? Tout simplement à cause d’un cahier des charges ne permettant, pas pour une question de chiffre d’affaire, l’entreprise française de participer à l’appel d’offre (voir à partir de 7 mn) :

    L’armée autrichienne par contre, n’a pas hésité à choisir le F90, le nouveau fusil de la firme française Thalès.

  9. Gabi dit :

    Les armes les plus performantes : le MK110, le missile Delilah (30 kg), la Moab (9 tonnes d’explosifs), la SDB (bombe de petit diamètre précise), la JDAM et LJDAM (d’une précision de 5 m), l’AC-130U ou Spooky, l’USS Texas (sous-marin nucléaire de classe Virginia), le B52, le porte-avion de classe Nimitz (45 jets) et le bombardier furtif B2 :

  10. Lino dit :

    Les musiques militaires disparaissent sans faire de bruit !

    La musique de l’Arme Blindée Cavalerie (Metz) est fusionnée avec la musique des Forces Terrestres de Lille.

    Dans ce monde d’invertis, fusion veut dire dissolution !

    Ce démantèlement musical est encore plus grave puisque 9 fanfares vont subir le même sort et pas des moindres :

    • Régiment de Marche du Tchad (Meyenheim)
    • 35e RI (Belfort)
    • 3e Régiment d’Hélicoptère de Combat (Etain)
    • 503e Régiment du Train (Nimes)
    • 1er Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (Bayonne)
    • 1er/2e Régiment de Chasseurs (Thierville-sur-Meuse)
    • 2e Régiment de Hussard (Haguenau)
    • 501e / 503e Régiment de Char de Combat (Mourmelon)
    • 1er Régiment de Hussards Parachutistes (Tarbes)

    Ces décisions prendront effet en 2016. Plusieurs de ces formations ont un historique et une discographie témoignant de leur importance au sein de l’armée comme de leur audience dans la population civile. C’est un pan considérable du patrimoine musical français vivant qui disparaît. Tout ceci s’opère dans un silence sépulcral, comme la disparition du plus ancien orchestre français en 2013 avec la Musique des Equipages de la Flotte de Brest dont la réorganisation remontait à 1827, mais la création remontait à l’Ancien Régime.
    http://theatrum-belli.org/dissolutions-dorchestres-militaires/

  11. Engel dit :

    Au moins 150 détonateurs, des pains de plastic ainsi qu’une « quarantaine de grenades », ont été volés sur un site militaire de Miramas (Bouches-du-Rhône) dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 juillet ! Pourtant le site était protégé par deux rangées de grillages électrifiés, et des surveillances de jour comme de nuit y sont assurées.
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/07/07/vols-d-explosifs-et-de-detonateurs-sur-un-site-militaire_4673533_1653578.html

    Vont-ils servir à d’autres opérations false flag sur le territoire français ?

    Mais l’affaire de Miramas n’est-il pas un bel exemple de la déstructuration des armées françaises ? La réforme la plus décriée les concernant est la création des bases de défense, sous Nicolas Sarkozy, qui a eu comme conséquence, outre la disparition de 56 000 hommes, la déstructuration complète d’un système qui avait gardé une certaine cohérence jusque là. La réalité du terrain est consternante.
    http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/a-miramas-vetuste-materiel-infrastructures-26165
    «La réalité est que ce site n’était pas protégé !» Pas de vidéosurveillance, pas de systèmes d’alarmes, de simple cadenas pour fermer les portes et un grillage percé depuis plusieurs mois (jamais réparé) qui interdisait aux chiens d’être lâchés pour patrouiller librement… La faute à qui ? Mais à personne puisque tout le monde est un peu responsable d’un petit bout de la chaîne. Ainsi les militaires de l’armée de terre qui viennent assurer la surveillance du dépôt d’armes ne sont pas placés sous le commandement du responsable du site. L’armée de terre, qui en est la principale utilisatrice, ne se sent pas directement concernée, parce que les munitions dépendent depuis 2011 du SIMu, le Service Interarmées des Munitions, un organisme rattaché à l’état-major des armées. Quant à la protection des sites, elle relève désormais de la nouvelle direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID) qui relève directement du ministère. Attention à ne pas la confondre avec un autre organisme, la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la défense), l’ancienne sécurité militaire, dont c’est aussi un peu le métier…

  12. Carlos dit :

    Lundi 13 juillet à l’aube, quatre individus de 16 à 23 ans, dont un ancien militaire réformé de la marine, ont été interpellés aux quatre coins du territoire. Ces individus projetaient des attaques terroristes contre des installations militaires françaises ». Selon l’AFP, les mis en cause projetaient de «décapiter un militaire gradé»
    http://www.20minutes.fr/societe/1652019-20150715-hollande-affirme-actes-terroristes-dejoues-semaine

    Suite à la présence d’un ancien militaire français parmi eux, certains spécialistes ne cachent plus leur inquiétude sur les failles du recrutement dans les armées françaises :
    http://www.bfmtv.com/societe/attentat-dejoue-pourquoi-des-ex-militaires-rejoignent-ils-daesh-901965.html

    Le général Trinquand estime que si un « certain nombre de jihadistes pourraient avoir un intérêt à rejoindre l’armée française pour se former », il rappelle toutefois qu’il existence un service, le DPSD, « chargé de scruter et de détecter les soldats » susceptibles de basculer. Quand la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense a des soupçons, elle avertit le renseignement.

    Le récent rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) est particulièrement alarmant sur l’évolution du moral des armées qui est en chute libre. Il montre aussi que le taux de sélection pour s’engager était en 2013 de 1 place pour….2,4 candidats : En 2009, 30 833 jeunes Français avaient poussé la porte d’un centre de recrutement en vue de s’engager. Selon des chiffres encore provisoires, leur nombre est passé en dessous de la barre des 20 000 en 2014, avec environ 19 500 candidats !
    http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/en-cinq-ans-nombre-candidats-a-l-engagement-a-baisse-d-tiers-26111

  13. Otho dit :

    Quand la Cour des Comptes veut la mort de l’armée française !

    En 2013, environ 52 millions de repas ont été servis aux militaires, dont 40 sur le territoire national, 7 en opérations extérieures et 5 à bord des navires de la Marine nationale. La Cour des Comptes a voulu savoir s’il n’y avait pas là matière à faire des économies : 1 euro de gagné sur le rata, c’est 40 millions qui ne sont pas dépensés … D’où son référé qu’elle vient de publier à ce sujet le 4 septembre 2015. Le coût d’un repas dans l’armée tournant autour de 15,60€, elle suggère d’externaliser les repas auprès d’un prestataire privé. Elle oublie que pour des raisons de sécurité, l’Armée a toujours voulu contrôler ses cuisiniers et sa chaîne alimentaire… Empoisonner une armée, c’est vieux comme le monde, et décrit par Mika Waltari dans l’un de ses livres-fleuve ! Et en cas de conflit, les « intervenants privés » ne sont pas tenus de travailler, et encore moins sur un champ de bataille !
    http://www.opex360.com/2015/09/05/la-cour-des-comptes-veut-des-economies-sur-les-repas-servis-aux-militaires/

    Mais elle n’est pas la seule ! Le gouvernement français est derrière !

    • Hai dit :

      les « intervenants privés » ne s’occuperont pas que des repas, mais seront aussi partie prenante comme soldats. Un rapport publié dernièrement par l’association caritative britannique War on Want met en lumière l’essor florissant des sociétés de sécurité qui emploient des « mercenaires » et leur présence grandissante sur les zones de conflits à travers le monde.

      Depuis 15 ans, avec l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak par les Etats-Unis et leurs alliés, puis le retrait progressif des armées régulières, les sociétés militaires privées (SMP) ont engrangé des milliards de dollars sur différents théâtres de guerre à travers le monde. Selon John Hilary, le directeur exécutif de War on Want, « le fait que les gouvernements et les entreprises aient recours à des armées privées était autrefois une exception. C’est aujourd’hui devenu la norme, les Etats et les sociétés refusant d’assumer la responsabilité de l’usage de la violence et de la force ».

      Le terme « chiens de guerre », d’après l’expression anglaise « dogs of war », désigne les mercenaires qui interviennent sur le terrain, l’arme au poing. Mais l’emploi de ce terme est « biaisé », selon le chercheur Walter Bruyère-Ostells. « Autant dans les années 1990 et le début des années 2000, des mercenaires prenaient part aux combats, rappelle-t-il. Aujourd’hui, on a surtout affaire à de « contractors », des employés de SMP, qui s’occupent de formation, de logistique et de conseil pour des opérations statiques. Ils ne combattent pas. » Selon cet historien, auteur du livre Histoire des mercenaires (de 1789 à nos jours), il est important de différencier d’une part les mercenaires des « petites sociétés, notamment sud-africaines, où des gens s’affranchissent parfois de certaines règles, avec des pratiques de barbouzes à l’ancienne » et d’autre part les contractors des « grandes entreprises occidentales qui font un effort éthique et déontologique ».

      Déjà en 2004, le général Henri Bentégeat soulevait cette question dans le magazine du ministère français de la Défense : « La plupart sont des sociétés qui ont pignon sur rue, qui sont contrôlables, contrôlées et qui peuvent rendre des services que les armées ne peuvent pas rendre pour des raisons diverses. Certaines, malheureusement, n’ont pas un code éthique suffisant. » Parmi les grandes entreprises qui ont « pignon sur rue », on trouve des compagnies comme G4S, Aegis Defence Services ou Control Risks, dont certains postes-clés sont occupés par d’anciens militaires et qui pèsent pour certaines plusieurs milliards de dollars. Ces sociétés britanniques dominent un marché dont le Royaume-Uni est le « pivot central », assure War on Want. L’historien Walter Bruyère-Ostells explique cette supériorité des Britanniques dans le secteur à la fois par « une longue tradition de recours aux mercenaires » et « l’attractivité fiscale d’une place boursière comme Londres ».

      Les contrats passés par ces entreprises avec le gouvernement britannique atteignent des sommes considérables, souligne le rapport de l’association. Le ministère des Affaires étrangères aurait ainsi dépensé 150 millions de livres entre 2007 et 2012 en contrats avec des sociétés de sécurité privées pour des opérations en Irak. Et l’armée américaine a notamment engagé Aegis Defence Services pour former et équiper les forces de sécurité irakiennes. Mais les Etats ne sont pas leurs seuls employeurs. Nombre d’entreprises de l’industrie pétrolière et gazière font également appel à leurs services. Ainsi, des grands groupes comme British Petroleum (BP), ExxonMobil ou Royal Dutch Sell engagent des SMP pour « sécuriser leurs opérations » en Irak, pointe le rapport de War on Want. Rien que l’année dernière, G4S a décroché un contrat de 187 millions de livres avec la Basrah Gas Company pour sécuriser les zones pétrolières autour de Bassorah.
      http://www.g4s.com/en/Media%20Centre/News/2015/09/11/G4S%20wins%20contracts%20in%20Iraq%20and%20Afghanistan/

      Si l’Irak et l’Afghanistan représentent des marchés juteux, c’est aussi le cas du continent africain, et particulièrement de la Libye. La chute de Kadhafi en 2011 a été pour ces multinationales une occasion inespérée de se réimplanter dans le pays. Et elles n’ont pas hésité à recruter des sociétés de sécurité privées pour protéger leurs intérêts. A l’époque, la SMP Trango n’hésitait pas à interpeller de potentiels employeurs sur son site internet : «Etes-vous prêts, vous et votre entreprise, à revenir en Libye ? »

      Le New York Times rapporte qu’au même moment, un forum de recrutement du secteur, The Security Contracting Network,
      http://www.securitycontracting.net/welcome.htm
      vantait les opportunités de travail en Libye. Deux jours après la mort de Kadhafi, le site publiait ce message : « Il va y avoir une hausse d’activité avec les compagnies pétrolières qui se bousculent pour retourner en Libye. Gardez un œil sur qui remporte les contrats, suivez l’argent et vous trouverez votre prochain boulot. »

      Mais tout comme les multinationales qui les emploient, ces sociétés ne limitent par leur présence à la Libye. Aegis Defence Services, par exemple, se targue d’avoir de l’expériencedans une vingtaine de pays d’Afrique, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, en passant par l’Angola, la RCA ou l’Ouganda.
      http://www.britishexpertise.org/bx/pages/Organisation_view/726.php
      G4S, de son côté, fait un tiers de ses profits sur le continent, avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 500 millions de livres en Afrique, analyse War on Want. L’organisation pointe également du doigt la présence de mercenaires sud-africains aux côtés de l’armée nigériane dans la lutte contre Boko Haram.
      http://www.rfi.fr/afrique/20150315-nigeria-aide-mercenaires-sud-africains-contre-boko-haram

      A l’heure actuelle, le seul organe de contrôle du secteur est un code de conduite international (l’ICOC) dont les compagnies signataires sont tenues de respecter les principes. Mais bien que ratifié par plusieurs pays, des organisations civiles et une centaine de sociétés militaires privées (SMP), ce code est non-contraignant et basé sur le volontariat. Par ailleurs, l’institution qui supervise l’application et le respect de ce code est largement dominée par des représentants de l’industrie.
      http://icoca.ch/

      L’historien estime que le contrôle passe avant tout par les exigences des commanditaires, qui doivent engager des sociétés fiables respectueuses des règles. Par ailleurs, « la régulation se fait beaucoup par la médiatisation des scandales », assure-t-il. « L’écho médiatique sur les commanditaires est le seul frein véritable qui existe ». Ainsi, gouvernements et multinationales n’ont pas « reconduit les contrats de sociétés impliquées dans des scandales », comme la société américaine Blackwater en 2007, dont le démantèlement a commencé en 2010
      http://www1.rfi.fr/actufr/articles/093/article_57062.asp

      Mais l’appel de John Hilary, dans les pages du rapport de War on Want, à mettre « fin à la privatisation de la guerre » lui semble « irréaliste ». « Ce n’est pas possible, parce que les Etats ont réduit le format de leurs armées, analyse Walter Bruyère-Ostells. Les armées se professionnalisent, leurs budgets sont sous pression et on estime que les tâches simples peuvent être externalisées. Et puis l’opinion publique ne supporte plus de voir ses soldats mourir au combat ».
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20160209-mercenaires-chiens-guerre-armees-boom-societes-militaires-privees-war-on-want

    • Didier dit :

      On prévoit même de former en Espagne, en payant l’utilisation des infrastructures, une compagnie de 120 élèves-gendarmes pendant les 8 mois de leur instruction initiale, à partir du deuxième semestre 2017. Tout cela pour absorber une partie de l’afflux de nouveaux élèves gendarmes, résultat de la hausse significative des recrutements. Il est vrai qu’en 2008, le nombre d’écoles de gendarmerie avait été réduit, avec la fermeture de celles de Châtellerault, du Mans, de Libourne et de Montargis. Certes, une nouvelle a bien vu le jour à Dijon, dans l’enceinte de l’ancienne base aérienne, mais c’est loin d’être suffisant.
      http://www.opex360.com/2017/02/22/la-formation-deleves-gendarmes-francais-va-etre-delocalisee-en-espagne/

  14. Quentin dit :

    A la base militaire américaine de Hohenfels, en Allemagne, les troupes aéroportées US ont parachuté leurs véhicules de transport Humvee… sans se donner la peine de les attacher correctement. La méchante gravité n’a pas épargné le pauvre matériel.

    Quand l’armée américaine envoie des armes à l’État islamique… par erreur (ou pas) :

    Ici un bateau russe rate le lancé d’un missile :

    Même incident à terre avec des missiles S-300 russes :

    L’envoi loupé de S-300 chinoises :

    Les faux pas et chevaux récalcitrants dans l’armée :

  15. Willy dit :

    Les forts secrets de l’armée suisse :

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