A chaque grandes vacances disparaissent des écoles ayant formé la France, signe de déchéance d’un pays.

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Le 6 juillet, sonne le début des vacances pour les écoliers français :

Les établissements scolaires vont pour la plupart se mettre en veille, prêts à reprendre pour la rentrée, le 4 septembre. Mais certains collèges fermeront définitivement. Ceux qui sont sous contrat, comme Notre-Dame de Bon Accueil dans l’Isère, qui vient de fêter son 175ème anniversaire, ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. http://rhone-alpes.france3.fr/info/l-institution-notre-dame-de-bon-accueil-ferme–74698992.html On assiste ainsi à la fin de ce que fut la France et par quoi elle influença le monde. Cet idéal chrétien, que de nombreux touristes ont de la peine de nos jours à deviner, à travers notre art : nos cathédrales, nos peintures et sculptures, nos grands hommes religieux….faisait partie de l’enseignement de ces écoles. En abandonnant ce qui fit sa richesse, son guide, la France s’est soumis à la dictature franc-maçonnique de la fausse liberté, celle liée au veau d’or, au matérialisme le plus inhumain qu’il soit.  Les écoles jésuites par exemples furent de véritables pépinières de gens qui ne se seraient pas pliés à l’esprit moutonnier de l’idéologie actuel. Quelques uns de leurs derniers élèves ne nous le prouvent-ils pas ?  Thierry Meyssan ? Ardisson ? Autre institution remarquable, celle des oratoriens. Là aussi, on assiste à un désastre. La fermeture d’un des fleurons français : Juilly. Fondé en 1638 par l’Oratoire de France, le prestigieux collège de Juilly (Seine-et-Marne) ferme ses portes. L’organisme de gestion (Ogec), incapable de rembourser une dette de 1,3 M €, a été liquidé par le tribunal de grande instance de Meaux. L’établissement sous contrat, accueillait 650 élèves, répartis entre une école maternelle et primaire, un collège et un lycée, en internat, demi-pension et externat. http://www.college-de-juilly.fr/

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Pourtant l’histoire de Juilly est liée à  l’histoire de la France :

En 470, Ste Geneviève, accompagnée de Ste Céline s’arrêta dans le village de Juilly. Selon la légende, elle s’y agenouilla pour prier, faisant ainsi apparaître une source dont l’eau devint rapidement un lieu de pèlerinage. (Elle se trouve aujourd’hui au centre de ce Collège). Autour de la source, les comtes de Dammartin créèrent un prieuré. En 1251, Blanche de Castille, mère de St Louis décida d’y installer un orphelinat pour les enfants, des chevaliers morts en croisade.  En 1429, Jeanne D’Arc y séjourna. En 1555, Nicolas Dangu, abbé de Juilly fut nommé chancelier du roi de Navarre Antoine de Bourbon (père d’Henri IV).  Grâce à la munificence du grand-père d’Henri IV, Henri II d’Albret (dont le cœur est aujourd’hui encore conservé dans la chapelle du Collège), Dangu put restaurer l’abbaye. (Une statue de Dangu agenouillé, érigée en 1561, se trouve aussi dans cette chapelle.) Puis en 1638, l’abbaye fut transformée en collège par les Oratoriens avec pour devise  Orior en latin, « je m’élève ». Jean de la Fontaine y passa. Bossuet y séjourna plusieurs fois de 1689 à 1697.  Mais la loi du 18 août 1792  supprima l’Oratoire. Quinze jours après la distribution des prix d’août 1792, une foule pénétra dans le Collège sous les ordres d’un commissaire du Directoire de Meaux, brisa les portes de la chapelle, mutila sa croix, ses vases, ses flambeaux, entassa ses ornements, ses tableaux et les bois sculptés de ses stalles anciennes dans la grande cour et en fit un feu de joie, autour duquel les élèves durent chanter la  Carmagnole. Le Collège fut mis en vente comme bien national. Mais heureusement, Fouché, qui avait été brièvement professeur de Mathématiques à Juilly (1787-1788), l’empêcha. Les élèves y revinrent dès 1796. La bienveillance du Premier consul, dont le frère, Jérôme  Bonaparte s’y trouvait à y étudier, aida à son prompt rétablissement jusqu’en 1814 où on vit les Cosaques tout saccager à nouveau. Felicité_Robert_de_LamennaisLamennay s’installa à Juilly pour y remettre de l’ordre. Et ce fut dans ce collège, qu’il fonda en 1830, l’Agence générale pour la défense de la liberté religieuse. Le premier acte de cette agence fut de présenter aux Chambres une pétition en faveur de la liberté d’enseignement et la séparation de l’Eglise et de l’Etat. En 1903, sous le ministère d’Emile Combes, les congrégations religieuses chargées de l’enseignement catholique furent dissoutes en France. L’école continua sous la direction de prêtres de Meaux. Pendant la Première guerre mondiale fut ouverte dans la salle des Bustes une vaste chambre d’hôpital, tandis que le réfectoire des maîtres, blanchi au ripolin, devint une salle d’opérations,  le Collège devenant ainsi un petit hôpital de la Croix-Rouge américaine. Le Président de la République, Raymond Poincaré  ne manqua pas d’y passer le 23 mars 1915. .

Ce qui reste de ces époques, c’est la bibliothèque :

Elle comprend notamment une reproduction de la déclaration d’indépendance des États-Unis, qui fut offerte à la Fayette, ainsi que l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert dans son édition originale. Il y a aussi les anciens élèves tels que Montesquieu, Colbert et bien d’autres. De l’époque contemporaine on peut citer : Claude Brasseur, Philippe Noiret, Jean-Jacques Debout, Jean Paul Goude, Jacques Mesrine, Jean Louis Swiners, Michel Hidalgo, Michel Polnareff, Jean Pierre Castaldi etc.. .

De la génération actuelle :

On n’est pas surpris d’y voir des BouyguesLaurent de Gourcuffqui est à la tête de Noctis Event, bien connu des étudiants parisiens. Antoine du Jeu, ici dans « Monsieur Malaussene » . Antoine Marette : Journaliste sur France Culture.  ou encore Guillaume Da, chercheur à l’Université de Paris-Est (UPEC) : Projet d’Appui à l’Organisation de la Production Agricole (PAOPA)Systèmes agraires de montagnesVolet « Systèmes de culture » Ils font partie des derniers élèves d’une institution qui a marqué la France. La fermeture de Juilly, n’est qu’un exemple de plus de la dégénérescence manifeste de notre pays. Ne préfère-t-on pas aujourd’hui subventionner des hellfests faisant l’apologie du diable plutôt que ces écoles ?

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27 commentaires sur “A chaque grandes vacances disparaissent des écoles ayant formé la France, signe de déchéance d’un pays.

  1. Lino dit :

    Photos souvenirs de l’école :

  2. Patrick dit :

    En France, on abandonne tout ce qui fait notre spécificité. Même le latin est abandonné. Il faudra aller en Chine pour l’étudier. Le 15 juin dernier a été inauguré à Pékin, en présence du quartet de la cathédrale de Pékin qui a pour l’occasion interprété quelques cantiques du répertoire grégorien, un centre d’études latines dénommé “Latinitas Sinica” et dont la devise est “Per aspera ad astra” [jusqu’aux étoiles par des chemins étroits].

    Abrité par la Beijing Foreign Studies University, cet institut est voué à l’étude, à l’enseignement et à la promotion du latin en Chine.

    Il publiera notamment le “Journal of Latin Studies in China”. L’ouverture de ce centre s’inscrit dans un engouement croissant des étudiants chinois pour la langue latine, considérée à la fois comme essentielle à la compréhension de la civilisation européenne, mais aussi comme un atout important pour un meilleur apprentissage de l’anglais et des langues européennes.

    http://www.riposte-catholique.fr/osservatore-vaticano/episcopats-locaux-ov/la-chine-avenir-du-latin

  3. Ursule dit :

    Dans ce talk, Claire Blondel, maman et entrepreneur, nous invite à réfléchir à l’éducation de nos enfants. Elle partage son expérience internationale et relate à travers son parcours et celui de sa famille les dangers de l’éducation “à la française”. Seulement 6% de Français ont créé une entreprise !

  4. Antoine Marette dit :

    Cher Madame ou Monsieur,

    Vous qui très courageusement, publiez anonymement, des articles bourrés de fautes d’orthographe, sur un site obsédé par les franc-maçons et les juifs, nostalgique d’une France fantasmée, et qui me citez comme emblème de la génération actuelle issue de Juilly, sachez que je ne partage aucune de vos valeurs rassies. Je ne partage d’ailleurs que peu de valeurs avec l’enseignement reçu à Juilly. Du début à la fin de ma scolarité dans cet établissement, et malgré mon jeune âge à l’époque, je n’ai eu qu’un souhait : me barrer de cet univers malsain. Ce que je suis devenu n’est en rien emblématique de Juilly. Et votre façon de récupérer un parcours qui n’a rien à voir avec les contraintes imposées à un enfant est malhonnête. On verra si votre soit-disant soif de liberté de parole anonyme s’accommodera de mon message signé.

    Antoine Marette.

    • Luc dit :

      Heureusement que tous les anciens élèves ne sont pas comme vous Antoine Marette ! Un de vos copains de classe tenait à sauver l’institution !
      http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/college-de-juilly-le-roi-de-la-nuit-parisienne-veut-sauver-l-institution-29-07-2012-2106365.php

      Ainsi qu’un ancien employé de l’établissement :
      http://www.leparisien.fr/juilly-77230/en-greve-de-la-faim-pour-sauver-le-college-de-juilly-11-07-2012-2085927.php

      D’autre part, puisque vous êtes allergique aux fautes, pourquoi écrivez-vous « soit-disant » au lieu de soi-disant ?

    • Atlas dit :

      Antoine Marette travaille à Radio France ! Une entreprise d’état qui a de drôles de principes ! Radio France attribue à certains de ses salariés des « autorisations d’absence rémunérée » pour leurs principales fêtes religieuses ; en l’occurrence Aid El Fitr et Aid El Adha pour ceux qui se réclament de l’Islam, Roch Hachana et Yom Kippour pour ceux qui s’identifient en tant que juifs… Il faut remarquer que les heureux bénéficiaires de ces mesures d’exception n’en perdent pour autant aucun de leurs droits en matière de congé, RTT, jours fériés etc…

      Le calendrier civil prévoit des jours fériés dont certains correspondent, certes et heureusement, à de grandes fêtes chrétiennes. Or, précisément, la dimension religieuse de ces journées est gommée. Pour l’établissement public de la radiodiffusion, qui fonctionne de manière permanente, ce sont des jours comme les autres. Des astreintes professionnelles peuvent peser sur les journalistes. Ainsi lorsque l’actualité l’exige, le travail est donc considéré comme prioritaire pour les journalistes chrétiens de Radio France, en revanche pour leurs confrères juifs ou musulmans, tel n’est pas le cas. Dans les faits, les juifs ou les musulmans de Radio France ont donc droit à des jours de congé supplémentaires. En revanche, si un catholique pratiquant veut être libre, par exemple, à Noël ou à Pâques, il doit « poser » un jour et son capital-congé sera amputé par le service du personnel d’une journée.
      http://www.valeursactuelles.com/societe/radio-france-quand-les-cathos-sont-discrimines-49541

    • ALINE dit :

      Merci Monsieur Marette ! L’univers de Juilly était particulièrement malsain en effet et certains élèves ne s’en remettront jamais ! Les soucis financiers de l’établissement ne sont surement pas la seule cause de sa fermeture.

  5. duc dit :

    Ce n’est pas sans intérêt que je vous écoute de temps en temps à la radio. Vous avez un ton qui est pour ma part très accrocheur. Et je viens de découvrir que vos cours de français, lors de votre prime jeunesse (?), devaient être bien meilleurs que les miens. Pour le reste, peut être n’avez-vous pas eu la malchance de goûter à collège plus malsain. Cela dit, les jugements sont difficiles.

    Il en est de même des médias. Certains jouent à ceux qui mentiront les premiers. Aussi bien sur l’Irak que nous aurions libéré du malheur, la Libye avec sa guerre, dite hypocritement humanitaire, la Syrie aux rebelles formés avec l’aide de l’occident… que sur la crise monétaire, qui avant la fin de l’année, nous réservera une très mauvaise surprise. Les journalistes ne font que rabâcher un politiquement correcte qui leur permet tout simplement de vivre. Les bons ne restent pas. Ceux qui se plient si.

    C’est hélas l’opinion, de plus en plus de gens sur le net. Ils sont véritablement désabusés des médias alignés !

    Sans doute étouffiez-vous dans votre jeunesse, accompagné des Mazery, Le Sourd ou Martinez… Mais aujourd’hui, le monde va à la catastrophe. Nous allons connaître le pire.

    Alors souffrez encore de mes fautes d’orthographes et acceptez le modeste hommage d’un de vos auditeurs.

    duc_lee@ymail.com

  6. Tom dit :

    Je ne peux que vous approuver quand vous dites que nous sommes de plus en plus désabusés par les médias alignés. Ils ne font effectivement que mentir. Et les nouvelles sont traitées de la même façon d’un média à l’autre, comme-ci un seul rédacteur les écrivait.

    Emprisonné par ce carcan des médias, nous sommes aussi devenus esclaves des banquiers centraux. Les fondamentaux de l’économie ne veulent plus rien dire. Nous sommes dépendants des banques centrales et des décideurs politiques mangeant eux-mêmes à leur râtelier.

  7. Line dit :

    On ne veut pas voir l’état catastrophique de l’école – et surtout du collège – dont les missions sont tellement multiples qu’elles sont par avance vouées à l’échec. Le découragement, les dépressions, les suicides de nombreux profs’ – des chiffres vont bientôt sortir et France Telecom à côté c’est Bisounoursville – qui sont au front tous les jours avec des élèves odieux, insultants, menaçants, méprisants et soutenus par des parents vindicatifs et fiers de leur médiocrité et de leur vulgarité – histoire de donner l’exemple à leurs rejetons. Et nous, obligés de comprendre, pardonner, excuser car ils sont jeunes et en construction ; sinon on arrête le métier. De toute façon, il faut bien les garder jusqu’à 16 ans, mêmes les pires crapules soupçonnées de racket, vols et j’en passe.

    Les rapports de force qui s’établissent dans certains quartiers avec la police ou les pompiers on les retrouve dans les classes ; tout ce qui représente l’Etat et l’autorité est rejeté avec force. L’instruction est minimale, pourtant c’est le coeur du métier. L’échec est tellement immense qu’on en est réduit à accepter l’inacceptable pour un brin de paix sociale et à se contenter du minimum, c’est-à-dire qu’au moins dans la classe, personne ne s’égorge ou se balance des compas dans la figure. Le prof’ devient un maton mais il est seul pour faire parfois face à des mutineries quand les exigences simples de civisme sont trop élevées. La hiérarchie ferme les yeux, fait semblant de ne pas voir et se décharge de toute responsabilité.

    Ce constat alarmant n’est certes pas le même partout, loin de là, et varie du tout au tout selon les filières, les villes, les régions, mais dans les établissements les pires, on en est aux caméras de surveillances, on parque les élèves dans la cour pour éviter les dégradations des locaux, la police intervient de plus en plus souvent, des profs’ font régulièrement des mains courantes car menacés par des élèves ou des parents.

    La société est gravement malade. On a cru que l’école pourrait la soigner mais elle agonise de récupérer des blessés graves qui ne veulent pas guérir et d’être sans cesse accusée d’être la cause de la maladie. Vive le capitalisme, l’individualisme qu’il engendre et l’argent comme valeur première ».

    http://www.marianne2.fr/On-ne-veut-pas-voir-l-etat-catastrophique-de-l-ecole_a220595.html

  8. Luc dit :

    La pression de l’administration oblige les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à mettre la clé sous la porte :

    Le harcèlement contre la manécanterie va t-il finir par payer? La dernière contrainte en date prit l’air du coup de grâce : l’obligation imposée par le ministère du Travail de deux journées de repos par semaine de tournée. Autant dire, un concert et ses recettes en moins… Si rien ne change, les petits chanteurs viennent d’effectuer leur dernière rentrée scolaire.
    http://pccb.fr/userfiles/file/Communiqu%C3%A9%20de%20Presse%20d%C3%A9f%20PCCB%206%20septembre%202013.pdf

    Les recours auprès du ministre du Travail, relayés par des élus de tous horizons, n’ont pas obtenu à ce jour la réponse annoncée. Dans un contexte économique qui provoque également une baisse sensible de ses recettes, l’association a demandé sa mise en redressement judiciaire, prononcée le 13 septembre 2013.

    La manécanterie ne dispose d’aucune subvention publique de fonctionnement pour financer son projet éducatif et permettre aux enfants de chanter à travers le monde leur message de paix. Ses seules ressources proviennent des concerts, des contributions des parents et de dons ponctuels.

    Pour pérenniser son œuvre, cette école de vie unique lance ce jour une campagne nationale d’appel public à dons relayée sur son site http://www.pccb.fr. Les donateurs bénéficieront de la réduction d’impôt pour dons aux œuvres

    • John dit :

      On parle d’un projet de reprise par l’association de la Maîtrise de la Cathédrale Saint-Lazare d’Autun des Petits chanteurs à la Croix de Bois. La plus vieille maîtrise de France (VIIe siècle) reprendrait les chanteurs à la Croix de Bois, qui est la plus récente !

      Et oui, les Petits Chanteurs à la Croix de Bois est une institution en péril, en raison de difficultés financières. La faute à des charges de personnels et de dépenses d’entretien du Château de Saint-Loup situé à Briennon-sur-Armançon dans l’Yonne, et par une modification de la législation du travail, imposant la rémunération des chanteurs, mais également l’observation d’un repos d’au-moins 2 jours consécutifs durant les tournées). En septembre 2013 la Manécanterie a été placée en redressement judiciaire par le Tribunal de Grande Instance de Sens, qui a décidé le 7 mars de chercher un repreneur dans le cadre d’un plan de cession de l’activité.

      http://www.autun-infos.com/article.php?sid=8664&mode=&order=0

      • Ursule dit :

        Alors que depuis des décennies, l’équilibre budgétaire des Gueules de Bois (comme la concurrence les appelait) tenait la route, que ni les parents ni les enfants ne demandaient autre chose que de faire ce pourquoi ils étaient là, les gens de loi imposèrent la seule chose qu’ils savaient imposer bêtement: la loi. Les enfants exerçaient un travail, ils devaient être rémunérés. Les enfants apprenaient, chantaient, donnaient des récitals et voyageaient… Toutes ces activités réunies, pour un peu assimilées par les porteurs de Code à de l’exploitation, pouvaient prendre, tenez-vous bien, plus de 35 heures par semaine. Il était donc normal de restaurer la justice et le droit: Les enfants seraient payés, ne devraient pas faire plus d’un certain nombre d’heures par semaine et leur temps de repos serait scrupuleusement contrôlé. L’activité de la manécanterie s’en trouva réduite: moins de tournées, moins de récitals, moins de télévisions, moins de disques, beaucoup d’amertume et de découragement.

        Et ce qui devait arriver arriva. Au grand dam des enfants, des parents, des encadrants, des enseignants et des amateurs de belles voix: L’association des Petits Chanteurs à la Croix de Bois fut mis en redressement judiciaire en septembre dernier; sa liquidation judiciaire a été annoncée ces jours-ci. »
        http://corto74.blogspot.fr/2014/05/la-mort-des-petits-maitres-chanteurs.html
        http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/05/16/01016-20140516ARTFIG00008-les-petits-chanteurs-a-la-croix-de-bois-attendent-de-connaitre-leur-repreneur.php

        Le TGI de Sens a effectivement validé sa reprise par la Maîtrise de la Cathédrale d’Autun.

  9. Andrée dit :

    Quand les écoles ne disparaissent pas , elles dégénèrent comme par exemple Sciences-po !

    Déjà son ancien directeur avait été trouvé mort nu dans le lit d’un sofitel.de New York Après enquête, il serait décédé après avoir passé la nuit avec deux gigolos masculins !

    Cette semaine, il y avait la «Queer week», avec diffusion de films pornographiques «queer», des ateliers de travestissement dans les salles de classes, des photos de partouzes dans les halls d’entrée et de nombreuses conférences de militants LGBTIQ extrémistes. Mais ce qu’il avait encore de plus étonnant, ce fut la haine qu’ils avaient envers ceux qui n’étaient pas d’accord avec leur perversion :

  10. Carlos dit :

    En Russie, on rétablit les écoles traditionnelles ! Près de Moscou, vient de s’ouvrir l’école St Basile. Elle vise à former de bons chrétiens et de bons patriotes russes, en reprenant les traditions du Lyceum Imperial dont Alexandre Pushkin fut notamment issu. Qui la finance ? Un riche homme d’affaires orthodoxe russe Constantin Malofeev :
    http://www.valeursactuelles.com/monde/l-homme-qui-parle-l-oreille-poutine
    « Je pense que s’ils apprennent à être de bons patriotes, et s’ils croient en DIeu, ils feront beaucoup plus pour l’avenir de la Russie que des élèves dont le seul but serait d’avoir des bons résultats scolaires. Elever des gens à avoir une forte personnalité et avec une bonne éducation est beaucoup plus important que le simple fait d’enseigner, et c’est tout le sens de cette école. » dit-il.
    http://russia-insider.com/en/tv_culture_christianity_society/2014/10/10/06-31-56pm/elite_russian_private_school_emphasizes

  11. Eric dit :

    Souvenirs d’une France déchirée par la loi de 1905 :

    Les sénateurs, courbés sous le despotisme maçonnique, ont, malgré les courageux efforts d’une éloquente minorité, enregistré le décret du Grand-Orient, (formulé par les députés) en texte législatif. Neuf ans après cette terrible promulgation, la France entrait en guerre contre l’Allemagne….
    http://lafrancechretienne.wordpress.com/2014/12/20/souvenirs-d-une-france-dechiree-par-la-loi-de-1905/

    • Andrée dit :


      Le 27 septembre 1540 : le pape Paul III signe la bulle Regimini militantis qui fonde la Compagnie de Jésus…

      La Compagnie de Jésus est un ordre catholique fondé par saint Ignace de Loyola. Ses membres s’appellent les Jésuites. En 1516, Ignace et six autres étudiants, dont François Xavier, se rencontrent à Montmartre, font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la société de Jésus. Après sa conversion, au cours d’une vision qui dure une semaine, à Manrèse en Espagne, saint Ignace reçoit des mains de Notre dame la vision de ce que sera son ordre et surtout une méthode d’exercices spirituels que Saint Jean Paul II qualifiera de « plus sûr chemin vers la sainteté ». La devise de la Compagnie : Ad majorem Dei gloriam ; Pour la plus grande gloire de Dieu », explique la diversité des tâches auxquelles s’adonnent les Jésuites. Outre l’enseignement, ils pratiquent la prédication, sont missionnaires, directeurs de conscience, étudient la théologie, effectuent des recherches scientifiques, etc.

      Les écoles jésuites furent particulièrement attaquées et cela bien avant la Révolution française !

      Se souvenir qu’à la fin du XVIème siècle, le Parlement français était noyauté par les huguenots ! Le 27 décembre 1594, de retour d’un voyage en Picardie, le Roi Henri IV rentre au Louvre lorsqu’un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porte un coup de couteau qui ayant été détourné, le blesse aux lèvres. Chatel avait été élève des Jésuites au collège de Clermont. On fait courir le bruit qu’il est leur ‘instrument. Les pères Guéret, ancien professeur de Châtel, et. Guignard, chez qui on a trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, sont impliqués dans le procès de façon inique. Si le premier est remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second est condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Mais le Parlement, prononce, toujours en janvier, un arrêt ordonnant la confiscation des biens, la dispersion et l’exil des membres de la Compagnie de Jésus. C’est cet arrêt, que le Roi annule le 3 septembre 1603, quand les malversations judiciaires éclatent au grand jour. Le Roi Henri IV signe à Rouen l’édit de rappel des Jésuites ; ils sont à nouveau autorisés en France et récupèrent leurs 13 établissements d’enseignement. Le Roi leur confie la même année son château de la Flèche, qui devient Collège Royal. Il va même plus loin puisqu’il prend le père Coton comme confesseur; lequel devient à la mort du Roi le confesseur de Louis XIII. Curieusement, on continue à enseigner que Châtel ne fut que l’instrument des Jésuites et on répète les diatribes de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès odieux . (Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, tome 4 de chapitre, page 74)

      Leurs élèves les plus célèbres : Colbert, Charles de Gaulle, Fidel Castro, le général Jaruzelski… Luis Bunuel, Alfred Hitchcock, Michel Galabru… Corneille, Molière, Descartes, Diderot, Voltaire, Balzac, Saint-Exupéry, Georges Bernanos, Henry de Montherlant, Hervé Bazin, Philippe Sollers… Les maréchaux Foch, Lyautey, De Lattre de Tassigny, le général Massu… Bernard Stasi, Dominique Baudis, Jean- Marie Le Pen… Jean-Louis Servan-Schreiber, Robert Laffont,
      Yvon Chotard, François Ceyrac, Hervé Bourges, Claude Quin… Et Paul VI, Jean-Paul Ier, l’abbé Pierre…

      http://www.jesuites.com/2011/09/chronologie-en-images-de-lhistoire-jesuite-mondiale-1/

    • Robert dit :

      Les jésuites furent aussi expulsés d’Espagne d’une manière très curieuse :

      Faussement accusé d’avoir fomenté l’émeute du 23 mars 1766, par le chef du gouvernement espagnol le franc-maçon d’Aranda, les Jésuites sont condamnés par une procédure secrète, sans débats contradictoires, sans confrontations de témoins, sans le secours d’une défense juridique quelconque, sans une sentence rédigée et motivée, par des commissaires triés sur le volet par leur ennemi déclaré, d’Aranda. Ce dernier joue en Espagne le rôle que joue Choiseul pour la France.

      Un pli cacheté, signé par le roi et contresigné par d’Aranda, est envoyé, à la fin mars, à tous les dépositaires de l’autorité royale, pour n’être ouvert que le 2 avril, sous peine de forfaiture.

      « Je vous revêts de toute mon autorité et de toute ma puissance royale pour, sur-le-champ, vous transporter avec main-forte à la maison des Jésuites. Vous ferez saisir tous les religieux et vous les ferez conduire comme prisonniers au port indiqué, dans les vingt-quatre heures. Là, ils seront embarqués sur des vaisseaux à ce destinés.

      Au moment même de l’exécution, vous ferez apposer les scellés sur les archives de la maison et sur les papiers des individus, sans permettre à aucun d’emporter autre chose que ses livres de prières et le linge strictement nécessaire pour la traversée. Si, après l’embarquement, il existait encore un seul Jésuite, même malade ou moribond, dans votre département, vous serez puni de mort.».

      Moi, Le Roi

    • Benoit dit :

      Normalement, comme St Ignace l’avait précisé, un Jésuite ne peut accepter une charge épiscopale ou pontificale. Il ne peut donc même pas être un évêque. Par contre si un pape le désire, il s’obligera à refuser une première fois. Devenir Jésuite demande une quinzaine d’années de formation et faire vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté. Le pape François est donc le premier pape jésuite et qui a été formé après Vatican II. Son passage comme provincial des jésuites argentins de 1973 à 1979 dans sa trentaine a laissé de lui une image ambigue, mais d’une personne ayant un caractère autoritaire et ne prenant conseil qu’auprès de peu de gens. Ensuite c’est le pape Jean-Paul II qui le nomma Évêque puis Cardinal.


      Le 14 octobre 2016, le P. Arturo Sosa Abascal, un Vénézuélien de 64 ans, a été élu 31e général des jésuites. Ce dernier est nommé à vie. Mais les 3 derniers, le Père Pedro Arrupe, Peter-Hans Kolvenbachs et Adolfo Nicolàs, n’ont pas hésité à un moment donné et pour des raisons différentes à demander leur démission au pape qui les accepta. Les Jésuites sont entre 15 et 17 000 dans le monde mais plus beaucoup dans les pays occidentaux. Ils ont connu une baisse significative quand on sait qu’ils étaient en 1962, date du Concile Vatican II, 37 000.

    • Tonio dit :

      Le 18 novembre 1764, c’est la dissolution par décret de Louis XV de l’ordre des Jésuites dans le Royaume. Comme quoi les expulsions ils connaissent !

      Ainsi, en 1595, un attentat contre Henri IV par un élève des jésuites provoque leur expulsion de France, mais en 1604, Henri IV abroge cette loi et leur confie le collège de la Flèche, qui est devenu par la suite l’actuel Prytanée militaire, prenant lui-même un confesseur jésuite (Coton). Louis XIII et Louis XIV ont également un confesseur jésuite.


      En Angleterre, les jésuites restent longtemps clandestins et parfois martyrisés (Edmund Campion est torturé et exécuté en 1581).


      En France, les jésuites s’opposent aux jansénistes sur la question de la grâce. Quelques années avant la fin de la guerre de Sept Ans, les jésuites commencent à être la cible d’attaques formulées par le parti philosophique (les philosophes estiment que la Compagnie de Jésus est le principal obstacle à la destruction de l’Eglise à laquelle ils travaillent). En outre, la richesse des jésuites attirent de nombreuses jalousies. Ces derniers, possédant de nombreuses terres et biens immobiliers, travaillent en tant que banquiers ou enseignants (une grande partie de la jeunesse française est passée sur les bancs des jésuites). Enfin, aux yeux de leurs détracteurs, la Compagnie de Jésus représente l’obéissance à Rome et la voie intransigeante du christianisme.


      Suite à une banqueroute en Martinique, le Parlement rend un acte de dissolution en 1762. En 1764, Louis XV déclare qu’ils n’existent plus en France. En 1769, les bourbons font pression pour l’élection d’un pape qui s’engage à supprimer la compagnie de Jésus. Clément XIV résiste jusqu’en 1773 où il signe un bref de dissolution. Le général Laurent Ricci finit ses jours en prison en 1775. Il a laissé des prophéties : « Il viendra un nouveau Lucifer après l’extinction de mon Ordre. Environ 1800 ans après JC, jeunes et vieillards seront séduits par un démon sorti de la secte des Portes Lumières (franc-maçonnerie) qui aura l’esprit d’orgueil, de libertinage et d’irréligion. Il régnera quelques temps sur une partie du monde. Luther avait arraché le toit du sanctuaire. Calvin les murailles. Cette philosophie avec son illuminisme en enfoncera les fondements. La France, livrée à tous les crimes, verra naître des « coqs » qui fascineront les hommes au moyen de ce système dit de liberté et d’égalité. Tous les états seront détruits, les rois massacrés, les lys flétris et la religion catholique opprimée, persécutée aussi cruellement que du temps de Néron, de Dioclétien et de Tibère. La jeunesse sera corrompue par le matérialisme et l’irréligion, n’obéissant plus ni aux Pontifes ni aux souverains. Leur but, tout détruire pour ériger des Républiques. Ils s’entretueront et commettront des brigandages, renverseront la Papauté et forceront les religieux à fuir. Puis lors d’une seconde période, l’humanité ayant été affligée par les guerres, croira pouvoir enfin jouir du repos. Mais les princes allemands, désunis entre eux par le luthéranisme et le calvinisme, gagnés par la secte des « Porte-Lumière » se sépareront de leur empereur pour s’unir avec la protection d’un pays injuste, contre la religion catholique en s’emparant de tout ce qui a été fondé par elle. Un homme d’une contrée insignifiante apparaîtra et sera vainqueur « d’Autanis », de l’Italie et de bien d’autres puissances que la justice divine à laissé se faire châtier. Il détruira toutes les républiques et rétablira le catholicisme car plus proche de ses vues politiques et permettant d’affermir la couronne dans sa famille. L’aigle sera son emblème et régnera sur la France avec dix fois plus de rigueur que du temps des Rois. Viendra par la suite le « Duc Fort » (grand monarque ?), de noble race, fidèle à l’ancienne religion de ses pères, et dont la Maison a été très affligée et réduite à une dure servitude. De grands moyens seront utilisés pour lui faire la guerre. Mais il vaincra aussi bien en Orient qu’en Occident. La France dénuée de toute défense et divisée, verra le « Duc Fort » tirer des méchants une vengeance inouïe. Il donnera une partie de son empire à un fils de la race des anciens rois, qui chassé de son héritage, s’était retiré encore enfant en pays étranger. Malheur à ceux qui auront trahi le Lys. Il n’y aura plus un nouveau Achab (7eme roi d’Israël), ni une nouvelle Jézabel (princesse phénicienne épouse d’Achab ; la Bible hébraïque lui reproche de détourner Achab du vrai Dieu et introduit le culte du dieu Baal et d’Astarté.). Le Duc se vengera terriblement contre ceux qui auront trahi la patrie. Malheur à ceux qui auront pillé l’Église, et se seront emparés des états des ancêtres du Duc. La grande Babylone s’écroulera. Le Duc détruira le judaïsme et anéantira l’empire turc. Il deviendra le Monarque le plus puissant de l’univers. Son sceptre ressemblera à celui de Manassès. Il sera honoré par toutes les nations et bénéficiera du secours d’un saint Pape. Les religieux de mon Ordre refleuriront et éteindront la secte des « Porte Lumière ».


      La compagnie ne subsiste qu’en Pologne et en Russie. Jusqu’en 1799, où le pape Pie VI donne son accord pour l’ouverture d’un noviciat en Italie. Pie VII veut rétablir la Compagnie mais il est emprisonné par Napoléon. La Compagnie est rétablie après l’abdication de Napoléon.


      En France, on les accuse d’être royalistes sous la république et révolutionnaires sous la restauration. En 1828, ils sont expulsés de l’enseignement, brièvement expulsés de France en 1830, expulsés de Suisse de 1848 à 1973, à nouveau expulsés de l’enseignement en France par Jules Ferry en 1880 ainsi que d’autres ordres ; mais les jésuites seront les seuls à ne pas bénéficier de tolérance. En Espagne, ils sont tués, bannis, pourchassés 7 fois entre 1820 et 1936. En Allemagne, ils sont chassés en 1848, et exilés de 1872 à 1917. Leurs écoles seront fermées par les nazis en 1938.

  12. Welker dit :

    Il y a une petite imprécision concernant Lamennais: c’est Félicité Lamennais qui créa l’Agence générale pour la défense de la liberté religieuse en 1830. Ses actions furent condamnées par le Pape plus tard. Par contre la photo publiée est celle de Jean-Marie Lamennais, son frère, qui organisa les Frères de l’Instruction Chrétienne.

  13. Eloïse dit :

    On parle d’ouvrir à nouveau le collège de Juilly en 2016 grâce au soutien d’anciens élèves et sous la direction de Daniel Chapellier, ancien directeur de Stanislas entre 2002 et 2015 et ancien directeur de Juilly.
    http://www.collegedejuilly.fr/

  14. louis dit :

    Les attaques contre l’idée de Dieu que Juilly enseignait, on les retrouve même dans l’Encyclopédie de Diderot ! Ce monumental dictionnaire de toutes les connaissances humaines cherchait déjà à détruire les fondements chrétiens de la société. Pour Diderot le pouvoir ne tenait pas sa source en Dieu mais de la masse populaire. Il rejetait donc l’idée de monarchie de droit divin (expression qui signifie : qui tire son pouvoir de Dieu). L’Eglise y étant fortement combattue, il n’y a rien de surprenant que le pape ait menacé d’excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de « L’Encyclopédie ». (C’est le 3 septembre 1759 que le pape Clément XIII condamnera l’Encyclopédie de Diderot).

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