Crash en vue, grâce à un génial hold up sur les peuples !


 

Constatation : La dette publique des pays ne cesse de croître.

Elle pousse l’ensemble des gouvernements à pratiquer des coupes sombres budgétaires dans l’ensemble des services publics tels que l’éducation, la justice, les retraites, les protections sociales. Cela a un impact particulièrement néfaste sur les peuples qui n’y sont pour rien. On ne peut pas parler non plus de dépenses excessives des états ! Alors d’où vient le problème ?

 

Pour commencer, qu’est-ce que la monnaie fiduciaire (latin fides = confiance) ?

C’est tout simplement celle qui se trouve dans notre portefeuille. On lui faisait confiance car on pensait que les  pièces et  les billets correspondaient à une valeur or. Ce n’est qu’après les accords de la Jamaïque de 1973, que les monnaies ne furent plus rattachées à un métal précieux. Les pays se payent donc entre eux, avec leur propre monnaie, avec un taux de conversion évalué par le marché des changes. L’avantage du système, l’or est disponible en quantité limitée alors que la monnaie peut être créée à volonté par les banques centrales de chaque état.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_la_Jama%C3%AFque

 

Cela n’implique-t-il qu’un état puisse profiter sans fin de cette création monétaire ?

Non, car si un pays se laisse aller, importe par exemple plus qu’il n’exporte, la conversion de sa monnaie par rapport au pays vendeur évoluera à ses dépends. Il lui sera par conséquent plus difficile d’importer des marchandises car plus couteuses. C’est la dévaluation. De plus, si la masse monétaire croît plus vite que l’économie réelle, alors l’argent inonde tous les commerces, perdant de ce fait une partie de sa valeur. Quand les vendeurs et acheteurs se retrouvent avec beaucoup d’argents, cela se traduit par une augmentation généralisée des prix. C’est l’inflation.

 

Mais il y a aussi la monnaie scripturale !

Il y a bien longtemps, c’était des orfèvres qui se chargeaient de faire fructifier les richesses de gens fortunés. Ils prêtaient moyennant intérêt. Et pour des questions pratiques, ils ne donnaient pas de l’argent physique à l’emprunteur, mais une lettre de change. Rapidement, certains petits malins se mirent à prêter plus de lettres de change que de richesses dans leurs coffres pour empocher plus d’intérêts. Le système pouvait fonctionner aussi longtemps que les possesseurs de lettres de change ne demandaient pas au même moment, l’échange de ces papiers contre de vraies richesses. Aujourd’hui, les orfèvres se nomment banquiers, mais ils continuent à prêter de l’argent inexistant.  Il y a donc la banque, la richesse (monnaie fiduciaire) et la lettre de change (monnaie scripturale). Quand on emprunte à une banque, on a de la monnaie scripturale, créée pour le besoin d’un prêt et qui disparaîtra dès le crédit remboursé. On estime que le taux de réserve fiduciaire des banques, tourne autour de la dizaine de pour cent (c’est le système des réserves fractionnaires). Cela veut tout simplement dire que pratiquement 90% de l’argent prêté n’existe pas.

 

En résumé :

La monnaie fiduciaire (pièces, billets…) est créée par les banques centrales (institutions gouvernementales) alors que la monnaie scripturale (qui n’existe que grâce à la dette) est créée par les banques commerciales (en grande majorité privée).

 

L’article 123 du traité de Lisbonne (mais il existait aussi dans celui de Maastricht), signé par les états membres de l’union européenne, encourage-t-il  la dette publique ?

En interdisant aux banques centrales des états membres, ainsi qu’à la banque centrale européenne, d’accorder des découverts aux organisations publiques ou d’acquérir des instruments de leurs dettes, cela oblige les états à se financer sur le marché financier (les banques commerciales…). Par contre, si ces banques commerciales ne disposent pas assez de fonds, elles peuvent faire appel aux banques centrales.  Mais toute économie en croissance a besoin d’une croissance raisonnable de sa masse monétaire. Les banques commerciales vont donc être les principaux intermédiaires  de la création monétaire. Les ménages, les entreprises et les états ne pouvant faire appel qu’au marché financier, la monnaie des banques commerciales (monnaie scripturale)  devient l’outil principal de financement de toute la nation. Plus de 90% de la monnaie en circulation dans l’économie est maintenant scripturale. L’essentiel du pouvoir de création monétaire est bien détenu par les banques commerciales. Et comme la monnaie scripturale n’existe que par la dette, toute l’économie est endettée. La dette n’est donc pas due à un excès dépensier de la société mais simplement du fait que la création monétaire n’est possible que par le crédit.

 

 

Qu’arriverait-il si la monnaie scripturale était remplacée par de la monnaie fiduciaire ?

La masse monétaire serait la même et l’inflation du même ordre. Mais la dette totale de la société serait bien plus faible que maintenant. La dette des USA (états, ménages et entreprises) dépasse maintenant les 60.000.000.000.000 $. Elle est détenue par les banques américaines mais aussi par des états étrangers.

 

Si la France empruntait auprès de sa banque centrale plutôt que sur les marchés financiers, quelle serait sa dette ?

Avec la banque commerciale la France paye un intérêt alors qu’avec sa banque centrale, il n’y en a pas. L’état crée en quelque sorte de l’argent par lui-même. Si on se fie à des chiffres trouvés sur internet, depuis 1973, les intérêts de la dette publique française sont au moins de : 1.500.000.000.000 € alors que la dette publique française de  1.823.370.000.000 €. Chaque seconde, les intérêts de la dette publique de la France coûte 2 500 €, soit plus de 45 milliards payés chaque année. Presque la totalité de l’impôt sur le revenu des Français va aux banques commerciales. Pourtant, pourquoi payer des intérêts sur des emprunts purement scripturaux ? La dette de 1 823 milliards € de notre pays a déjà été pratiquement payée sous forme d’intérêts sur un « capital » inexistant puisqu’il ne s’agit que d’écritures purement comptables ! Un non-paiement (ou effacement, ou décote, ou restructuration…) de dettes scripturales n’a d’incidence que d’ordre comptable sur le bilan des banques prêteuses et ne représente aucune perte d’argent réel ! Leur effacement ne serait qu’une perte virtuelle puisque personne n’a sorti de sa poche personnelle d’argent réel !

Indication sur qui détient la dette de la France :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/10/a-qui-appartient-la-dette-de-la-france_1558009_823448.html

Le seul prix Nobel français de Sciences économiques (1988), Maurice Allais, a toujours dénoncé l’illogisme consistant à appliquer aux crédits créés ex-nihilo (simples écritures comptables) les mêmes règles économiques qu’aux dépôts réels,  c’est-à-dire le remboursement du capital prêté plus les habituels intérêts. C’est ainsi qu’il a pu écrire dans le journal Le Monde du 28 octobre 1988 cette phrase incroyable : « Fondamentalement, il n’y a pas de différence entre le métier de banquier et celui de faux-monnayeur»

http://www.societal.org/dette/interets.htm

http://cluaran.free.fr/dette.html  (dette publique par habitant : 30 000 €)

En trente ans, la dette publique française est passée de 21,2 % du PIB à 84,7 % en 2011.

http://www.lepoint.fr/economie/la-dette-publique-francaise-28-11-2011-1401510_28.php

En fin d’année on sera à plus de 90% du PIB ! Elle est pour ainsi dire, impossible à rembourser.

 

La dette publique ne s’explique donc que par le système de création monétaire actuel (basé sur le crédit avec intérêt).

Le monde financier se procure de la sorte une source de revenue colossale, lui donnant le pouvoir d’influencer les gouvernements et d’acheter les médias, mettant ainsi à mal notre démocratie. Cette arnaque monumentale fait la fortune de quelques uns  au détriment de tous les autres. Qui sait si elle ne nous conduira pas vers une vaste dictature mondiale ? Si un jour le genre humain se trouve dans l’obligation d’être pucé, comme Aaron Russo nous le dévoila, il ne sera plus possible de supprimer ce système odieux. C’est aujourd’hui ou jamais.  Ne serait-ce que pour stopper cette terrible inégalité sociale qui se crée : en France ils sont 10% à détenir 63% de la richesse du pays. Selon le Crédit Suisse, les 1 % les plus riches de la planète possèderaient 43,6 % de la richesse et les 10 % les plus riches en détiendraient 83 %.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article1393

 

On comprend pourquoi à une certaine époque, faire payer un intérêt était qualifié d’usure et lourdement sanctionné.

Gagner de l’argent avec de l’argent était un vol.  Aujourd’hui c’est un idéal. Pourquoi donc travailler quand on peut gagner de l’argent en n’en faisant le moins possible ? L’une des raisons de la Révolution française n’était-elle pas de mettre en place ce système usuraire à grande échelle ?  Le roi guillotiné, sans héritier, stoppait l’influence chrétienne du royaume français et son mépris de l’usure. De même avait-on supprimé les corporations (les syndicats de l’époque), néfastes aux financiers. Il n’est pas étonnant de voir qu’aucune banque ne fut attaquée durant la terreur ! Mais l’usure n’est pas qu’un problème moral, il est aussi pratique. Une société ne doit elle pas vivre selon les limites de ses ressources non renouvelables ? Mais avec le système avec intérêt, il faut continuellement qu’il y ait de la croissance. Et à la fin, ceux qui prêtent, seront propriétaires de tous les biens de la terre. C’est mathématique. Pourquoi ne distribue-t-on pas par exemple ces intérêts équitablement à la population ? Car une banque ne devrait-elle pas travailler au service de la société plutôt que contre elle ?

 

Bref rappel de l’usure à travers l’histoire :

Dans l’antiquité, la pratique du taux d’intérêt n’était pas interdite. Le créancier avait d’ailleurs la possibilité, à la mort du débiteur, de réduire en esclavage ses enfants. Face à une telle situation la législation juive a introduit les interdictions au prêt à intérêt dans le Pentateuque de l’Ancien Testament. Dans l’Exode (chapitre 22, verset 25) et le Lévitique (chapitre 25, versets 34 à 46), la pratique de l’usure est condamnée sous la notion de tarbit. Le tarbit était interdit entre juifs mais permis entre juifs et non-juifs. Ils pratiquaient donc le prêt à intérêt en vertu du verset 23-20 du Deutéronome  : « Tu peux charger intérêt à un étranger, mais pas un frère israélite»(23-20).

Dès les débuts de la chrétienté, la pratique du prêt à intérêt était défendue. S’appuyant sur les écrits d’Aristote le droit canon répugnait l’idée que l’argent puisse « faire des petits ». Ainsi, l’évangile selon Saint-Luc formule à son chapitre 6, verset 34 : « Si vous ne prêtez qu’à ceux dont vous espérez restitution, quel mérite ? Car les pêcheurs prêtent aux pêcheurs afin de recevoir l’équivalent… Prêtez sans rien espérer en retour." L’utilisation de l’argent n’est pas condamnée, à condition que cela ne soit pas une fin, mais seulement un moyen, ce qui rejoint la conception islamique.

L’obligation de l’aumône, un des cinq piliers de l’Islam, se rapproche ainsi de la conception chrétienne du renoncement et du don sans contrepartie. Il s’agit, par ce biais, de remplir plusieurs objectifs sociaux pour les deux religions : purifier l’âme humaine de l’avarice, de l’avidité et de la convoitise, aider les pauvres afin de favoriser une véritable entraide sociale. La prohibition du riba  interdit toute rémunération fixée en fonction du seul écoulement du temps. L’ordre moral islamique n’autorise pas la spéculation et les situations d’incertitudes. Il prohibe à ce titre le gharar (l’aléa ou l’incertitude) et le maysir (jeu de hasard).

L’interdiction de l’usure par l’Eglise catholique et par les prescriptions du Prophète va conduire à l’essor de la banque juive dans les pays chrétiens et musulmans du Moyen Âge. En Occident, l’interdiction du prêt à intérêt est intégrée au droit laïc sous Charlemagne et perdure pendant tout le Moyen Âge. Le Concile de Latran en 1179 rend l’interdiction de l’usure absolue et universelle. Dans la chrétienté, des polémiques interminables tournèrent autour de la pratique de l’intérêt et de la sévérité avec laquelle il fallait appliquer son interdiction : entre, d’une part, les thomistes et les jésuites, de tendance rigoriste, et, d’autre part, les jansénistes, aux vues plus modérées. La Réforme protestante a contribué à la levée progressive de l’interdit du prêt à intérêt dans les pays européens. L’interdiction du prêt à intérêt fut finalement abolie du droit canon en 1830.

 

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116 comments to Crash en vue, grâce à un génial hold up sur les peuples !

  1. Andrée dit :

    Comment et pourquoi manipulent-ils le marché de l’argent ?

    ou la manière pragmatique, les différentes méthodes de manipulation, que les gros requins de la finance, dont la fameuse Blythe Masters, n’ont pas hésité à utiliser depuis des années, pour combattre la hausse du cours de notre métal blanc :

    • Ursule dit :

      Lors d’une enquête réalisée auprès de cadres des secteurs financiers de New York et de Londres, Le quart des répondants ont estimé qu’il pouvait être nécessaire de recourir à « des activités illégales ou contraires à l’éthique pour réussir ». Ils ont été tout aussi nombreux (26 %) à affirmer avoir « été les témoins directs ou avoir eu connaissance de première main de méfaits commis sur leur lieu de travail ».

      « Il est pour le moins troublant de constater que, quatre ans après le début de la crise économique mondiale, il continue d’y avoir un manque fondamental d’intégrité dans l’industrie financière », a déclaré Chris Keller, associé au cabinet d’avocats new-yorkais Labaton Sucharow, commanditaire de l’enquête

      Un répondant sur six avoue qu’il irait jusqu’à commettre un délit d’initié si cela pouvait lui rapporter 10 millions et qu’il avait de bonnes raisons de croire qu’il parviendrait à s’en tirer sans se faire arrêter.

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/354334/tous-les-moyens-sont-bons-pour-reussir-a-wall-street

      Autre témoignage, celui du 14 mars, de Greg Smith, exécutive director chez Goldman Sachs (dans la division des produits dérivés), dans une tribune libre du New York Times, intitulée : Pourquoi je quitte Goldman Sachs : « Après presque douze ans dans la société […] je peux dire honnêtement que l’environnement y est désormais plus toxique et destructeur que jamais. Pour tout dire de manière la plus simple possible, les intérêts du client continuent d’être mis de côté. Goldman Sachs est pourtant l’une des plus grandes et des plus importantes banques d’affaires de la planète et elle est trop essentielle dans le monde de la finance pour se permettre de continuer ainsi. L’entreprise a tellement changé depuis le jour où je l’ai rejointe que je ne peux plus aujourd’hui, en bonne conscience, dire que je m’identifie à ce qu’elle représente […] Je ne vois plus aucune trace de cette culture qui m’avait tant donné envie de travailler pour cette entreprise pendant tant d’années. Je n’ai plus du tout de fierté, ni de foi […] Lorsqu’on écrira l’histoire de Goldman Sachs, on notera que l’actuel PDG, Lloyd C. Blankfein, et le président, Gary D.Cohn, ont été responsables de la perte de cette culture. Je crois sincèrement que le déclin de la fibre morale de cette banque représente la menace la plus importante pour sa survie à long terme ».

  2. Patrick dit :

    Le Figaro confirme :

    "La Cour des comptes lance une alerte: la dette publique devrait dépasser 90 % du PIB fin 2012 (pour mémoire, elle était de 64 % fin 2007)."

    L’endettement du pays a atteint 1 717 milliards d’euros, soit, selon les calculs de la Cour des comptes, 62.000 euros par ménage – ou encore 67 000 par personne ayant un emploi.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/02/20002-20120702ARTFIG00615-la-dette-depassera-90-du-pib-fin-2012.php

    Petit comparatif des dettes selon les pays en début 2012 :

    http://www.economist.com/blogs/graphicdetail/2012/01/daily-chart-8

  3. Reblogged this on la révolution pacifique blog libre and commented:
    Vous pensez que ce sera avant la fin de l’année?

  4. Tarci dit :

    On peut dire que l’Espagne est déjà sous la tutelle de Bruxelles !

    La crise aidant, la souveraineté de l’Espagne a été fortement amputée. Le gouvernement espagnol augmentera la TVA et contraindra les fonctionnaires à travailler davantage sans pour autant gagner plus. Ces deux mesures sont dictées aux pays européens placés sous tutelle internationale (Grèce, Portugal, Irlande).

    Madrid affirme cependant agir de son plein gré. Mais l’Espagne est surveillée de très près. Le gouvernement doit accepter les visites régulières de la troïka : FMI, BCE et Commission européenne. Les institutions qui assurent le suivi des plans de sauvetage en Grèce, en Irlande et au Portugal se rendront tous les trois mois en Espagne pour demander des comptes au ministère de l’Économie et à la Banque d’Espagne !

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/10/20002-20120710ARTFIG00509-l-espagne-passe-sous-tutelle-discrete-de-bruxelles.php

  5. Atlas dit :

    Quand on voit que les sites PS et UMP restent toujours bien placés en terme de fréquentation, il y a de quoi désespérer :

    http://verite-transparence.blogspot.fr/2012/07/notoriete-internet-des-partis.html

    Le FN est tout de même en tête et Asselineau 6ème !

    On avait pourtant un homme politique en France qui avait très bien compris le problème du traité de Maastricht ou Lisbonne : Philippe Séguin

    Son discours le 5 mai 1992 sur les transferts de compétences nécessaires
    à l’établissement de l’Union économique et monétaire européenne. Il soulève une question d’irrecevabilité au projet constitutionnel qui lui est soumis.

    http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/revision5_philippeseguin_Maastricht.asp

    La vidéo : http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?media=1945&synchro=0

    "La souveraineté nationale appartient au peuple !"

  6. Line dit :

    Ils ne se cachent même pas de cet hold up sur les états :

    A Tel-Aviv, au Hilton, en 2007, le président israélien Shimon Peres se vantait déjà d’avoir acheté Manhattan, la Hongrie, la Roumanie et la Pologne…

    Ils sont maintenant tellement imbus de leur suprématie qu’ils osent l’avouer ouvertement ! B. H. Lévy en est un exemple en France !

    • Carlos dit :

      L’avantage de la Roumanie, elle a gardé sa monnaie !

      Mugar Isarescu, le gouverneur de la Banque nationale de Roumanie, a déclaré dans une interview que le maintien de sa propre monnaie avait donné à la Roumanie la possibilité de fixer les taux d’intérêt, de contrôler les liquidités et de permettre à la monnaie de se déprécier pour aider à maîtriser le déficit. Comme ils ne peuvent pas contrôler leur politique monétaire, a-t-il noté, les pays de la zone euro comme la Grèce sont obligés de compter principalement sur la politique budgétaire : les impôts et les dépenses.

      Dans le cas de la Roumanie, le maintien de sa faible devise, le leu, a rendu ses exportations (les deux tiers vers la zone euro) plus concurrentielles, et abaissé le coût de la vie, ce qui a soudainement attiré des travailleurs qualifiés de pays en difficulté de la zone euro.

      Alors qu’il y avait, il y a quelques années, un flux de millions de Roumains vers l’Espagne et l’Italie, à la recherche d’opportunités économiques, aujourd’hui le taux de chômage approche les 25% en Espagne tandis qu’en Roumanie il est d’environ 7%.

      http://www.nytimes.com/2012/11/04/world/europe/resilient-romania-finds-advantage-in-a-crisis.html?pagewanted=2&_r=3

  7. Patrick dit :

    Max Keiser – Les banques européennes en faillite ou la finance de l’ombre (VOST)

    L’escroquerie expliquée

    • Engel dit :

      Incompréhension expliquée de la loi Giscard-Pompidou de 1973, qui interdirait à l’Etat de se financer sans intérêt, et qui serait directement responsable de son endettement total….

      http://h16free.com/2011/11/28/11407-pour-en-finir-avec-la-loi-de-1973

      • Ursule dit :

        Histoire de la création de la Banque de France par Napoléon sur ordre des banquiers.
        ou la monstrueuse imposture de la « banque de France » 100 ans avant la FED !

        Dans le souci de n’ôter aux banques aucune source de profits, le Premier Consul (Bonaparte) va jusqu’à autoriser au bénéfice de la Banque dite ‘de France’, mais pourtant restant une institution privée, le partage d’une des premières prérogatives du gouvernement, celle de fabriquer la monnaie…

        Ce qu’écrivait François Mauriac en 1966 sur le Général De Gaulle : « Ce que le général n’a pas fait, et ce qu’il ne dépendait pas de lui de faire, c’est d’obliger à lâcher prise ces mains, ces quelques mains, oui ce petit nombre de mains qui tiennent les commandes secrètes de l’Etat, qui assurent les immenses profits de quelques-uns et qui font de chacun de nous les têtes d’un troupeau exploitable, exploité »

        http://www.democratie-royale.org/article-creation-de-la-banque-de-france-par-napoleon-sur-ordre-des-banquiers-96799171.html

  8. Gabi dit :

    Sans oublier que nous allons avoir une hausse de plus en plus forte du prix des aliments :

    Et l’Amérique se dirige vers un apocalypse économique :

    http://stefouxxx.wordpress.com/2012/07/20/lamerique-se-dirige-vers-une-apocalypse-economique/

    “Un effondrement massif est à venir, et pas seulement des marchés, mais de toute l’économie.” affirme Peter Schiff dans la vidéo !

    “Ce sera comme ce que l’on peut voir en Europe en ce moment, mais en pire.”

    Souvenons nous comment Wall Street avait affamé les gens pauvres en 2008 :

    http://www.dailymotion.com/video/xgdwhc_comment-wall-street-affame-le-monde_news?from_fb_popup=1&code=AQAli5RNGhMWA8Gp-lOiyzZyITb8TiV2M_44SHI-mXpj9mTQtpMZkgsUhY4aHk-V3kxUsP_-FDTY7JshYR4pbyh97AoNJQjKMZXHR8n2LJJwBH3L6y53A3sMcWd_qGYzIU6qTF2x47tcv0msz_igqG5O-QURsdcQaGuV0iRqG4f97StT77bv51wSw-4OH1IopWQ#_=_

  9. Lino dit :

    Pas le moment de partir en vacances en Espagne ! Le 19 juillet, il y avait plus d’un million d’Espagnols dans la rue et cela dans plus de 80 villes.

    Pendant la manifestation beaucoup de personnes se sont approchées de San Jerónimo avec l’intention de démontrer leur mécontentement :

    Ces protestations font suite aux nouvelles mesures d’austérité imposées par le gouvernement Rajoy, dont l’une d’elles est la suppression de la prime de Noël pour les fonctionnaires et qui correspond à une réduction de salaire annuelle de 3,5 à 7%. "Nous avons perdu entre 10 et 15% de notre salaire durant les quatre dernières années,” a déclaré à l’AFP Sara Alvera, 51 ans, une salariée dans le secteur de la justice.

  10. Engel dit :

    Les banques centrales impriment bien trop d’argent !

    Les déficits publics devenus insoutenables, entraînent dans un premier temps l’austérité. Mais elle ne suffit pas à sauver la situation.

    Reste deux solutions : le défaut de paiement ou l’hyperinflation. Mais pour l’hyperinflation il faut qu’un pays ait sa propre monnaie. Ce qui n’est pas le cas des pays européens. Mais c’est celui des USA ou de la Grande Bretagne !

    http://gold-up.blogspot.fr/2012/07/hyperinflation-ubs-presente-les-pays.html

    Les grosses banques ne seraient-elles pas criminelles ?

    http://www.ritholtz.com/blog/2012/07/are-big-banks-criminal-enterprises/

    La Grèce pourrait ouvrir la voie en Europe à la sortie de la longue nuit néolibérale :

    http://www.legrandsoir.info/la-grece-pourrait-ouvrir-la-voie-en-europe-a-la-sortie-de-la-longue-nuit-neoliberale-crash.html

    Petit rappel avec Frédéric Lordon de ce qu’est la mondialisation et ses effets pervers :

    http://www.dailymotion.com/video/xew2zt_frederic-lordon-economie-mondiale_news

  11. Luc dit :

    Il y a le hold up des banques commerciales et celui de multinationales sur l’énergie, en utilisant les armées des pays :

    http://www.courtfool.info/fr_Pipelines_vers_le_11_septembre.htm

    Selon la BBC, les sommes cachées dans les paradis fiscaux par les super-riches représenteraient
    21 000 000 000 000 de dollars ! C’est James Henry, un ancien économiste en chef à la McKinsey Conseil qui le révèle, une étude commandée par la Tax Justice Network. Pour se faire, M. Henry a utilisé les données de la Banque des règlements internationaux, du Fonds Monétaire International, de la Banque mondiale et des gouvernements nationaux. Son étude porte uniquement sur la richesse financière déposée dans les comptes bancaires et d’investissement.

    http://www.bbc.co.uk/news/business-18944097

  12. Andrée dit :

    Hold up des banques françaises sur les assurances obligatoires lors d’un prêt. Les banques pourraient devoir rembourser des milliards à leurs clients

    Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, a ouvert la voie à la restitution de bénéfices de contrats d’assurance-emprunteur aux consommateurs pour la période allant de 1996 à 2007, en déclarant illégale une ancienne disposition du code des assurances.

    Dans cette affaire, l’UFC-Que Choisir accuse les banques françaises d’avoir indûment perçu des assureurs 16 milliards d’euros, correspondant aux surprimes n’ayant pas servi à couvrir la réalisation des risques.

    Il s’agit de 11,5 milliards d’euros pour les prêts immobiliers entre 1996 et 2005 et 4,5 milliards pour les crédit à la consommation entre 1997 et 2007, a précisé l’association de consommateurs dans un communiqué diffusé lundi.

    Des contrats d’assurance couvrant le décès, l’incapacité et l’invalidité sont souscrits lorsque des prêts immobiliers sont contractés auprès des banques.

    Selon l’UFC, ces dernières captaient les bénéfices de ces contrats, alors que la loi prévoit un reversement aux assurés par le biais de la participation aux bénéfices.

    Le fait d’avoir reversé indûment ces bénéfices aux banques constituait donc bel et bien, plus qu’un arrangement inadmissible, des marges arrière illégales, a fait valoir l’UFC-Que Choisir.

    La décision du Conseil d’Etat balaie donc définitivement les arguments fallacieux des assureurs pour opposer un refus aux consommateurs leur ayant demandé leur part de bénéfices et lève en conséquence l’obstacle insurmontable ayant, jusqu’à présent, empêché les victimes d’agir, ajoute-t-elle.

    Sollicitée par l’AFP, la Fédération bancaire française n’a souhaité faire de commentaire pour le moment. Jusqu’à présent, les banques avançaient notamment que les sommes que leur reversaient les assureurs n’étaient pas des bénéfices mais des commissions.

    L’association de consommateurs signale que les assurés disposent désormais d’un délai de deux ans pour effectuer une demande de remboursement aux assureurs et indique qu’elle travaille à la mise en place d’outils pour simplifier ces démarches.

    Contactée par l’AFP, elle a souligné que la décision du Conseil d’Etat concernait plusieurs dizaines de millions de ménages français.

  13. Anne dit :

    Les cas de semi-esclavage commencent à venir en occident. Les gens en sont rendus à échanger leur travail contre de la nourriture !

    http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/24/echange-travail-contre-nourriture

    http://rutube.ru/video/6add9a7a29cdb99521b48e6b66768c79/

    Un Américain sur 7 reçoit des tickets alimentaires pour se nourrir ! pourtant la dépression reste toujours invisible :

    http://rutube.ru/video/6add9a7a29cdb99521b48e6b66768c79/

    John Adams (1735-1826) avait raison :

    « Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation. L’une est par l’épée. L’autre par la dette »

    Les confessions de John Perkins, corrupteur de nations :

    http://www.dailymotion.com/video/xa636d_john-perkins-confessions-dun-corrup_news

  14. Luc dit :

    Dessin animé produit par la BCE (Banque Centrale Européenne). et destiné à vanter les mérites de l’Eurosystème :

    Le message véhiculé n’est autre que le suivant : la BCE et l’Eurosystème nous protège tous contre l’abominable monstre de l’inflation. Le casting et la construction du scénario sont à ce point partiels et partiaux que le message peut tromper le premier venu, camouflant au passage les rôles et les responsabilités des protagonistes, du moins pour ceux qui ne détiennent pas les outils leur permettant de décripter la supercherie.

    "La théorie économique et les travaux empiriques démontreraient que la politique monétaire, en assurant la stabilité des prix, est en mesure de contribuer de manière significative au bien-être général, et notamment à un niveau élevé d’activité économique et d’emploi."

    A chacun de juger si en Europe il y a le plein emploi, un niveau d’activité conséquent et un bien être général ! Cela serait plutôt le contraire !

  15. Ursule dit :

    L’injustice du système monétaire…

    Une interview de Sheikh Imran Hosein fin 2011 :

  16. Anne dit :

    Comment perdre de l’argent avec des obligations

    Si vous êtes en train de perdre de l’argent en bourse avec les actions, c’est plutôt normal, il suffit de comprendre les vraies règles de la bourse pour comprendre pourquoi.

    Mais savez-vous que vous pouvez aussi perdre de l’argent avec des obligations?

    Pourtant « on » vous a dit que:

    ■les obligations rapportent un rendement annuel garanti
    ■les obligations ont un capital garanti a échéance
    Mais voici comment une obligation peut perdre de la valeur:

    Supposons que vous achetez une obligation 100, offrant un rendement de 5%, a echeance 2020.

    Prenons au hasard une obligation de l’état espagnol…

    Cela veut dire que l’état espagnol vous garantit 2 choses:

    1.que chaque année il vous versera 5 de dividendes
    2.qu’en 2020 il vous remboursera les 100 de l’obligation
    Maintenant, supposons que l’état espagnol soit désormais oblige d’offrir un rendement de 7% pour refourguer ses obligations aux investisseurs, qui voyant le pays en faillite, demandent désormais un rendement plus élevé pour couvrir le risque accru

    Et bien dans ce cas, votre obligation ne vaut plus que 5/x=7 soit x=5/7= 71, soit une perte pour vous de 29%…

    Et oui, car votre obligation qui ne rapporte que 5% plus personne n’en veut puisqu’ils peuvent obtenir 7% pour le même produit… donc mécaniquement le prix de votre obligation baisse pour offrir un rendement de 7%

    Il vous faudra attendre échéance de l’obligation pour récupérer les 100.

    D’ici échéance votre obligation se rapprochera tranquillement de sa valeur nominale, puisque les chances d’être rembourses 100 approchent.

    Mais d’ici échéance, priez pour que l’émetteur de l’obligation ne fasse pas faillite…

    Donc n’oubliez pas que:

    ■les obligations c’est de la dette
    ■qu’elles valent 0 en cas de faillite de l’émetteur
    ■que le rendement est verse tant que l’émetteur a les moyens de le payer
    ■que leur valeur varie en fonction des rendements des nouvelles obligations émises sur le marche et de la date échéance de l’obligation
    ■que si le rendement offert par l’obligation est élevé c’est qu’il y a un risque proportionnel de faillite
    C’est donc loin d’être un placement sécurisé comme peuvent le présenter certains vendeurs d’obligations

    N.B:

    ■les fonds en euros d’assurance-vie sont principalement composes d’obligation d’états, sauf pour un fonds en euro comme Europierre principalement compose de scpi
    ■Donc pour ceux qui ont lu mon article Prêtez-vous gratuitement de l’argent a votre banquier, cela s’applique aussi aux assureurs en fonds en euros.
    ■Pour l’instant les obligations de l’état français se portent bien… pour l’instant…
    ■Mais a mon avis il est peut-être temps de migrer vos fonds en euros vers des scpi

    http://www.devenir-rentier.info/2012/07/comment-perdre-de-largent-avec-des-obligations/

  17. Ursule dit :

    Le banquier d’affaire d’après les Monty Python :

    Il n’y a plus qu’à faire comme la cigale quand le crash arrivera :

  18. Benoit dit :

    Scandale du G30 : Mario DRAGHI et Jean-Claude TRICHET sont bien des marionnettes de la Fondation Rockefeller

    L’Observatoire de « Corporate Europe », qui est une association citoyenne qui traque le poids des lobbys dans l’Union européenne, a accusé en juin dernier Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), de ne pas être « totalement indépendant », en raison de son appartenance au G30. Une plainte pour conflit d’intérêts aurait ainsi été déposée.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/31/mario-draghi-vise-par-une-enquete-de-l-union-europeenne_1740506_3234.html

    Le Groupe des Trente est un « think tank » situé à Washington, D.C. qui constitue un organisme de pilotage, aussi discret que majeur, de la politique financière mondiale.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Group_of_Thirty

    L’actuel président du Groupe des 30 est le Français Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE et gouverneur « honoraire » de la Banque de France ! Conformément à toute sa carrière passée, cet homme sert donc une nouvelle fois de marionnette pour cacher la forêt des intérêts puissants qui agissent discrètement derrière.

    Le Groupe des 30 a été fondé en 1978 à l’initiative de la Fondation Rockefeller. Celle-ci est connue pour financer des think-tanks politiques, financiers et géopolitiques très puissants et totalement inféodés aux États-Unis d’Amérique !

    Comme :
    - le Council on Foreign Relations (CFR)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Council_on_Foreign_Relations

    - la Brookings Institution http://en.wikipedia.org/wiki/Brookings_Institution

    Qui finance le G30 ? http://www.group30.org/contributors.shtml

    Les banques de France, de Chine, de l’Inde, d’Australie, etc., mais curieusement pas de la Federal Reserve Board américaine ni de la Bundesbank allemande. De nombreuses banques commerciales privées. Citicorp, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, des fonds d’investissements tels que Caxton Associates, très important « hedge fund » (fonds spéculatif de gestion alternative) situé à New York et dont les actifs sont actuellement supérieurs à 10 Md USD.. Quelques particuliers fortunés, tous Américains : Peter Roth (ancien président de Fox et actuellement PDG de Warner Brothers Television), Thomas Russo (ancien vice-président de Lehman Brothers), Roger Ferguson (ancien vice-président de la Federal Reserve de 1999 à 2006). Des fondations qui sont le paravent habituel des services officiels ou secrets américains : Brown Brothers Harriman & Co (Société créée par William Averell Harriman (1891 – 1986), fils de magnats des chemins de fer. Parmi les employés notables de cette société figure notamment Prescott Bush (le grand-père de l’ancien président des États-Unis George W. Bush et arrière-grand-père de l’ancien président des États-Unis George W. Bush ), qui fut aussi employé à la Union Banking Corporation (UBC), entreprise fermée en 1943 par le gouvernement américain pour commerce avec l’ennemi (cf. Trading with the Enemy Act).). La Kauffman Foundation (située à Kansas City, et défendant le monde de l’entreprise). Soros Fund Management/Open Society Institute (C’est la fameuse Fondation du milliardaire George Soros, dont le rôle central en ex-Yougoslavie (contre Milosevic) et dans les « révolutions de couleur » en Géorgie, Ukraine, Kirgizistan, Liban, etc. est désormais bien établi. http://www.voltairenet.org/George-Soros-speculateur-et). Sullivan and Cromwell (cabinet d’avocats américain historiquement très lié à la CIA). La Whitehead Foundation (sans doute un faux nez de la CIA). La Whitehead Foundation ( créée en 1981 par John C. Whitehead, ancien dirigeant de Goldman Sachs, et Secrétaire d’État adjoint dans l’administration Reagan. Elle a accordé des subventions a la National Endowment for Democracy, dont les liens avec la CIA sont un secret de Polichinelle).

    Cette plainte ne risque pas d’aboutir mais elle a le mérite d’attirer l’attention sur les véritables réseaux d’influence qui dirigent l’euro et la Banque Centrale Européenne, de façon aveuglante, contre les intérêts, d’ailleurs divergents, des peuples européens. La création de prétendues « autorités indépendantes », qui a été présentée depuis une trentaine d’années aux opinions publiques du monde occidental comme le fin du fin de la démocratie, en est au contraire le plus exact opposé. Ainsi, transformer des organismes publics, soumis à l’autorité de l’État, en « autorités indépendantes », ce n’est nullement les rendre plus démocratiques, mais les soustraire aux autorités élues par le suffrage universel, et laisser ainsi les mains totalement libres à une toute petite et très puissante oligarchie financière.

    L’appartenance de MM. Draghi et Trichet au Groupe des 30, révèle le cynisme terrible qui se cache derrière l’alinéa 3 de l’article 282 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui précise les attributions et pouvoirs de la BCE : La BCE agit de façon « indépendante » par rapport au suffrage universel. Elle n’a aucune instruction à recevoir des peuples, aucun compte à leur rendre, et ses dirigeants sont inamovibles. Elle est en revanche sous la « dépendance » complète de la Fondation Rockefeller, de Goldman Sachs et des banques d’affaires américaines, des hedge funs anglo-saxons, et des services officiels et secrets américains.

    Devant l’énormité du mensonge des dirigeants politiques alter-européistes français qui promettent avant les élections de réformer la « gouvernance » de l’euro alors qu’ils ne pourront rien changer du tout puisque l’euro et la BCE sont totalement « indépendants » du suffrage universel, et totalement « dépendants » de la Fondation Rockefeller et de Goldman Sachs, que pouvons nous faire ? Les électeurs de gauche ne se rendent-ils pas compte que les forces auxquelles l’euro et la BCE obéissent sont justement les forces les plus à droite que l’on puisse imaginer ? Lorsque M. Hollande promet de « tout faire pour sauver l’euro » avec M. Monti (ancien de Goldman Sachs), ou lorsque M. Mélenchon affirme que ceux qui veulent sortir de l’euro sont des « maréchalistes », ils trahissent de façon inconcevable la confiance que portent en eux les milieux populaires.

    Pour rendre leur démocratie et leur dignité aux Français, et notamment aux plus humbles d’entre eux, il est grand temps que toutes les consciences se lèvent pour dénoncer ces ignobles tours de passe-passe des dirigeants politiques français, au premier rang desquels ceux qui se prétendent « de gauche ».

    Il est grand temps de se mobiliser pour sortir enfin de l’UE et de l’euro.

    http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/scandale-du-g30-mario-draghi-et-jean-claude-trichet-sont-bien-des-marionnettes-de-la-fondation-rockefeller

  19. Tonio dit :

    Conférence du Centre de recherche sur la mondialisation, 4 juillet 2012. Les enjeux de la crise mondiale : austérité, guerres, brutalité policière et mensonge médiatique…

    - Michel Chossudovsky, professeur d’économie (émérite), auteur de « Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial », directeur du Centre de recherche sur la mondialisation

    - Michel Collon, journaliste belge, auteur de « La Stratégie du Chaos », fondateur d’Investig’Action

    - Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante : ASSÉ)

    • Engel dit :

      Une critique bien vue par François Ruffin sur le cercle des économistes dont le président est Jean Hervé Lorenzi, membre du conseil de surveillance Edmond Rothschild.

  20. Tonio dit :

    L’effondrement des twins tower le 11 septembre 2001 est un crime parfait ! Qui en sont les responsables ? Ceux qui voulaient envahir l’Afghanistan et l’Irak mais surtout ceux qui voulaient effacer les traces de nombreux délits d’initiés ! Témoignage d’Éric Laurent extrêmement important :

    Comment pouvaient-ils être sûrs que les tours allaient s’effondrer, sachant que des avions n’avaient jamais réussi à le faire auparavent ? Parce qu’ils avaient utilisés des explosifs à l’intérieur des bâtiments :

    Ces gens qui mettent en place un gouvernement mondial tyrannique sont capables de tout !

    • Atlas dit :

      Oui ils sont capables de tout ! Les volumes inhabituels constatés sur les marchés d’options juste avant le 11 septembre 2001 correspondent tout à fait à des délits d’initiés pour 6 sociétés sur 22. C’est ce que pense Marc Chesney de l’Université de Zurich et Paul Zarembka de l’Université d’état de New York.

      Eric Laurent le confirme aussi. Il parle d’une spéculation à la baisse sur des actions, 25 fois supérieures à la moyenne. United Airlines et American Airlines ont baissé de 40% ! Pourquoi donc le nom des parieurs restent-ils confidentiels ?

      De plus, 5 millions de dollars furent placés en Bons du Trésor 3 ou 4 jours avant le 11 septembre. Ces placements sont les plus sûrs avant un attentat ! Donc certains savaient que les tours allaient s’effondrer !

      http://www.dailymotion.com/video/xtnc7c_eric-laurent-revenir-sur-le-11-sept-2001-est-impossible_webcam?start=31

      • Patrick dit :

        Dans les heures précédant les attentats du 11 Septembre, les ordinateurs installés dans les tours ont enregistré un flux de transactions anormalement élevé en taille et en volume. Plus de 100 millions de dollars auraient été transférés illégalement selon l’évaluation de l’expert Richard Wagner de la société Convar, une société allemande spécialisée dans le recouvrement de données qui fut chargée d’extraire les informations contenues sur les disques durs retrouvés dans les décombres du WTC.

        Commencées dans la nuit du 10 au 11 septembre, ces opérations se sont intensifiées au petit matin du 11 et se sont poursuivies alors même que les tours en flammes étaient sur le point de s’effondrer.

        Peter Henschel, le directeur de Convar déclarera à l’agence de presse Reuters : »On soupçonne que l’information sur les attaques a été obtenue par des initiés qui l’ont utilisée pour envoyer des ordres et des autorisations de transactions financières [...] » (Reuters, 17 décembre 2001).

        L’objectif des « spéculateurs criminels » – c’est ainsi qu’un expert financier les qualifie- était d’accomplir un crime parfait : « Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas êtres récupérés après la destruction des systèmes centraux » affirme l’expert Richard Wagner de la société Convar (Reuters, 17 dec 2001)

        Les indices recueillis par Convar qui tendent à confirmer qu’il y a bien eu délits d’initiés sont depuis lors maintenus sous embargo. Plus rien ne filtre désormais, et l’on comprend mieux pourquoi lorsqu’on découvre que cette compagnie allemande travaille depuis 15 ans déjà pour la police fédérale allemande ainsi que pour … l’armée américaine !

        Convar a accepté de coopérer étroitement avec le FBI qui s’est efforcé de clore au plus vite ce dossier, un dossier par ailleurs totalement ignoré par la Commission d’enquête du 11 Septembre.

  21. Gabi dit :

    L’arnaque du gaz :

    Les prix du gaz naturel ont augmenté de 70% depuis 2006 en France (soit plus de 10% par an!) et cela depuis la privatisation de GDF :

    http://www.slate.fr/story/48225/prix-gaz

    Pourtant le cours mondial du gaz naturel a été divisé par 4 depuis 2006, passant de 12 à 3 !

    http://bourse.lesechos.fr/bourse/details/graphique_histo.jsp?Code=NG&Place=WMPCB&Codif=OPID

    Et cette augmentation va avec celle des céréales. qui est par contre due à des sécheresses un peu partout dans le monde. La banque JP Morgan est l’une des plus grosse banque à spéculer sur l’augmentation du prix des matières premières agricoles. Ses banksters vont s’enrichir en prélevant directement dans nos assiettes leurs marges. Un peu comme en 2007-08 où leurs spéculations avaient fait mourir de faim de nombreuses personnes à travers le monde.

  22. Luc dit :

    On va tout droit vers la création d’une banque centrale européenne semblable à la FED ! Bien entendu, ce n’est pas le renflouement des banques espagnoles, italiennes, grecques ou portugaises qui se passe. Mais le remboursement d’un pôle bancaire, dont font partie la Deusche bank, le Crédit suisse, la Société Générale, prêt à créer une banque centrale européenne façon FED. qui fera perdre toute souveraineté bancaire aux banques de pays. On est bien dans un contexte où les banques s’approprient le monde.

    Bien entendu, ceux qui comprennent le système sont soit intéressés par les profits énorme qu’il génère, soit tellement dépendants de ses faveurs qu’ils préfèrent se taire.

    Les autres, dans leur grande majorité ne comprennent pas l’immense avantage que le capital tire du système. Ils continueront à payer sans se plaindre, acceptant d’être les vassaux des banquiers. Ils auront l’illusion d’être dans un pays libre et démocratique puisque tous les pays perdront leur souveraineté.

    Mais comme le dit Gerald Celente : "Le gang financier et politique reste impuissant à éviter l’effondrement"

    Et comme ce trader nous le confirme c’est Goldman Sachs qui dirige le monde et pas les politiques

  23. Tom dit :

    Ce qui risque d’être terrible, ce sera de voir les pays arabes détenteurs de pétrole, se retrouver prochainement trahis par les Américains.

    L’argent des pays du golfe placé en dollar va bien entendu disparaître du jours au lendemain dès que Goldman Sachs et consorts auront décidé de laisser s’effondrer cette monnaie . Et cela dans moins d’un an.

    Comment donc l’Arabie saoudite va accepter cette trahison ?

    Pendant ce temps, les Américains rouvriront leurs puits de pétrole pour en vendre au prix fort, pendant que le Proche et Moyen Orient seront dans le chaos.

    Les pays européens qui se sont mis à dos la Russie avec la Libye et la Syrie, vont le regretter. Car la Russie ne manque ni de pétrole ni de gaz. La Chine l’a bien compris !

    Tous les occidentaux devront alors payer le pétrole au prix fort. Cela fera monter le prix des aliments…. Les faillites seront nombreuses et la famine apparaitra. Pendant ce temps, les Goldman Sachs et consorts rafleront pour une bouchée de pain toutes les richesses. Il faut pour le gang sioniste, que toutes les richesses soient entre leurs mains.

    Il est fort probable qu’un virus informatique bancaire soit utilisé comme excuse pour arrêter les grandes banques internationales et provoquer ainsi l’effondrement du dollar.

    http://occupycorporatism.com/gauss-virus-targets-banking-system-may-cause-us-financial-collapse/

  24. Tom dit :

    Les Américains vont peut être s’en sortir avec leur pétrole, mais les autres pays ?

    Car le monde est en dette !

    http://demonocracy.info/infographics/usa/world_debt/world_debt.html

    Et c’est toujours étonnant de voir que les Américains acceptent que celui qui reçoit le plus d’argent des lobbies, gagne les élections :

    http://demonocracy.info/infographics/usa/political_spending/2012_elections.html

    €560 milliards – Quantité empruntée aux Banques par les Gouvernements pour mettre en faillite les pays

    €560,410,000,000 – les gouvernements grecs, irlandais, italiens, portugais et espagnols ont emprunté un peu plus de la moitié des trillions d’euros des banques comme montrés ci-dessous.

    http://demonocracy.info/infographics/eu/debt_piigs/debt_piigs.html

  25. Atlas dit :

    Il ne reste plus beaucoup de pays ayant le contrôle de la création monétaire : L’Iran, Cuba, le Venezuela, le Zimbabwe.

    • Benoit dit :

      Ensuite , il n’y aura plus qu’à mettre en place une seule monnaie :

      http://www.futureworldcurrency.com/Documents.asp?DocumentID=191

      L’euro de toute façon a déjà beaucoup perdu de sa valeur !

      4 janvier 2002 : avec 1000 euros, on pouvait acheter 3,222 onces d’or.
      2 octobre 2012 : avec 1000 euros, on peut acheter 0,725 once d’or.

      De janvier 2002 à octobre 2012, la valeur de l’euro par rapport à l’or a donc été divisée par 4,44 !

      Mais peut être qu’avant la France aura fait faillite si on en croit les chiffres de Simone Wapler :

      https://secure.publications-agora.fr/SSW10/WSSWN923/index.htm?pageNumber=1

      • Ursule dit :

        Pourquoi veulent-ils prendre l’or de tous les pays ? Et pourquoi accepter cette politique d’austérité pour seulement sauver les banques et Wall Street ?

        Ou tasse de café avec Jovanovic !

        • Luc dit :

          La monnaie est une dette de la société envers sa population et non de la société envers les banques ! Il n’est pas normal que les politiciens soient sous les financiers, sous des institutions telles que Wall Street ou la City ! Pourquoi donc les banques centrales restent-elles indépendantes ? Ainsi ne sont-elles pas dépendantes des banques privées ?

          Ce qui fut frappant a été de voir la Réserve Fédérale américaine (institution privée) prêter secrètement aux banques en difficulté mondiales 1.200 milliards à 0,01¨% ! Alors qu’à un état en difficulté les marchés financiers lui prêteront à 6 ou 9% !

          Il faut que les états reprennent pouvoir sur la monnaie. Ou alors créer une monnaie mondiale à la seule condition qu’elle soit gérée par un organisme public véritablement démocratique. Mais là on peut encore rêver puisque même l’ONU n’est pas vraiment démocratique ! Les USA y gardent leur influence. Il faut donc abandonner les lois et traités actuels car illégitimes ! Ils dépouillent les peuples et leurs font perdre leur souveraineté.

          Si cela tarde à venir, de par la complicité des hommes politiques, rien n’empêche une commune de créer une monnaie locale, avec des crédits prêtés sans intérêt contre du travail, un savoir ou des marchandises. Car la monnaie encore une fois, n’est qu’une simple convention sociale fondée sur la confiance. rien de plus.

          Et vu l’endettement des pays, peut être que cette monnaie locale sera le remède miracle !

          Zone euro : dettes publiques au deuxième trimestre 2012 :

          1- Médaille d’or : dette publique de la Grèce : 300,807 milliards d’euros, soit 150,3 % du PIB.
          2- Médaille d’argent : dette publique de l’Italie : 1982,239 milliards d’euros, soit 126,1 % du PIB.
          3- Médaille de bronze : dette publique du Portugal : 198,136 milliards d’euros, soit 117,5 % du PIB.
          4- Dette publique de l’Irlande : 179,718 milliards d’euros, soit 111,5 % du PIB.
          5- Dette publique de la Belgique : 382,922 milliards d’euros, soit 102,5 % du PIB.
          6- Dette publique de la France : 1832,599 milliards d’euros, soit 91 % du PIB.
          7- Dette publique de Chypre : 14,939 milliards d’euros, soit 83,3 % du PIB.

          • Benoit dit :

            Les chiffres de l’endettement des pays de la zone euro sont inexacts. Il ne faut pas avoir la naïveté de se fier aux données officielles qui sont pour la plupart tronquées pour ne pas inquiéter l’opinion publique. De plus, le rapport au PIB n’est pas une référence macroéconomique fiable, car cela ne correspond pas à la réalité économique d’un pays, quel qu’il soit. Là aussi les chiffres sont tronqués et soumis à l’interprétation de la propagande politique nationale et mondialiste, notamment celle du FMI.

            Dans le cas de la France, une investigation a été conduite sur la base des données accessibles par les services du Sénat.Toutefois, les éléments du Sénat peuvent dissimuler à l’enquêteur d’autres chiffres tenus au secret, comme par exemple la cagnotte de 150 millions détenus par le Parlement français

            http://www.challenges.fr/economie/20121214.CHA4296/la-reserve-parlementaire-150-millions-d-euros-mis-a-la-disposition-des-parlementaires.html

            Récapitulatif du cumul des comptes cachés de la dette publique française :

             8,7 milliards € (SAAD)
             27,8 milliards € (RFF)
             55 milliards € (conversion des 77 milliards $ de la SFEF)
             93 milliards € (CADES)
             91 milliards € (ACOSS)
             20 milliards € (hôpitaux)
             4 milliards € (allocations chômage)
             1,2 milliard € (dette du Cameroun)
             1 200 milliards € (retraites fonctionnaires)

            Total : 1 500,7 milliards d’euros

            S’ajoutent les montants des taux d’intérêts, l’accumulation de la dette, et tout ce qui est encore habilement dissimulé.

            Officiellement, la dette publique de la France est de 1 789,4 milliards €. Alors qu’en fait, selon les données ci-dessus, elle est quasiment du double, soit plus de 3 290,1 milliards d’euros !

            Il faut ajouter à cela les engagements européens, le FESF (Fonds de solidarité européenne), la France avait accordé une garantie maximale initiale de 111 milliards €… portée à 159 milliards € en 2011 ! Comment pourra-t-elle s’en acquitter ? Sinon par la hausse des impôts, 20 milliards prévus pour 2013, au détriment du pouvoir d’achat, donc de la consommation, donc d’une hypothétique reprise de la croissance, la sirène que les chefs d’Etat appellent de tous leurs voeux, mais qui ne viendra pas…

            L’État français est donc le premier à nous dissimuler les chiffres. A partir de là, on peut commencer à douter de sa crédibilité lorsqu’il annonce ne jamais pouvoir faire faillite !

            Le plus gros mensonge avancé par les dirigeants de l’État français consiste à dire que le pouvoir public ne fera pas faillite. Dans son ouvrage « Tous ruinés dans 10 ans » Jacques Attali démontre tout le contraire. Il y recense 240 défaillances d’États dans l’histoire économique récente : l’Allemagne en 1923, l’Angleterre dans les années 1970, la Yougoslavie en 1995, la Russie en 1998 ou bien encore l’Argentine en 2002.

          • Tom dit :

            Grèce. 54 % des habitants ne pourront plus faire face à leurs dettes en 2013 !

            Après trois ans d’austérité, 93 % des foyers grecs ont souffert d ‘une baisse de revenus, en moyenne de 38 %, et 40 % d’entre eux comptent au moins un chômeur, selon un sondage, réalisé en décembre auprès de 1 200 foyers par l’Institut Marc.

            Près de 60 % des Grecs ont puisé dans leur épargne pour faire face, tandis qu’un tiers a aussi emprunté auprès de son cercle familial ou amical. Mais 40 % des foyers n’ont pas pu honorer toutes leurs obligations financières, qu’elles portent sur la couverture de leurs besoins courants, le paiement des impôts ou le suivi des crédits bancaires…

            http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Grece.-54-des-habitants-ne-pourront-plus-payer-leurs-dettes-en-2013_6346-2161599_actu.Htm

  26. Lino dit :

    L’affaire Madoff, était-elle une escroquerie communautaire ?

    Picard, la personne chargée de liquider la société Madoff, découvrit que parmi les gros bénéficiaires, outre la famille élargie de Madoff, deux familles juives se distinguaient : les Lévy et les Shapiro. Fait ignoré du grand public, l’un des plus gros bénéficiaires du montage était Jeffry Picower, juif américain et investisseur professionnel (http://en.wikipedia.org/wiki/Jeffry…). Il a engrangé plus de 7 milliards de dollars !

    C’est au sujet des organismes communautaires juifs que le constat est accablant. Du côté des complices, même constat. Certes, certaines banques classiques sont concernées, comme HSBC, BNP, JP Morgan… Toutefois, là encore, l’implication communautaire est flagrante. Ainsi la fameuse banque « suisse » UBC à hauteur de plus de 2 milliards de dollars. Cet établissement fut fondée par Edgar de Picciotto (http://www.ubp.com/cms/lang/fr/ubp/…), et est dirigée par sa famille. Or, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une famille d’immigrants juifs libanais…

    Au rang des complices, bien cachée dans l’épais dossier Madoff, l’on retrouve une banque israélienne « Hapoalim ».

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-affaire-Madoff-une-escroquerie-communautaire-13505.html

  27. Tom dit :

    Le TSCG ou Pacte budgétaire européen expliqué en quelques minutes :

    Il y a une grosse erreur dans cette vidéo. Le déficit autorisé reste à 3% du PIB. En revanche, c’est le déficit STRUCTUREL qui doit parvenir à un objectif fixé au maximum à 0,5% du PIB (contre 1% actuellement). Pour la France, cet objectif est à l’équilibre strict: soit 0%.

  28. Tom dit :

    La BCE vient d’annoncer qu’elle s’arrogeait le droit de racheter des obligations d’état pour un montant illimité !

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/06/la-bce-laisse-son-principal-taux-directeur-inchange-a-0-75_1756687_3234.html

    Elle appelle ça Outright monetary transactions (OMT). Cela revient tout simplement à créer de la monnaie ex-nihilo, et donc à spolier les épargnants…

    Si un ancien banquier de Goldman Sachs a été mis à la tête de la BCE, ce n’est pas pour rien ! Mario Dragi a limité l’intervention de la BCE aux obligations qui ont une maturité inférieure à trois ans. Pourquoi ? Pour limiter les risques. Si un pays, bien qu’ayant fait appel au FESF et bien qu’ayant accepté les mesures d’austérité que celui-ci impose, ne respectait pas ses engagements en matière de réformes ou de déficit, la BCE pourrait cesser ses opérations de soutien et s’en tirer sans trop de dommage. La hantise de la BCE s’appelle « restructuration » (comme avec la Grèce) Elle ne peut pas se permettre d’abandon de créance. Or, justement, les titres à court terme échappent aux restructurations de la dette.

    Par contre, quels sont les critères « déclencheurs » de l’opération de rachat massif ? Le mystère reste entier. Mais comme la machine ne peut se mettre en route qu’à partir du moment où le pays concerné en fait la demande, on peut estimer qu’il n’y aura pas un fou dans la zone euro pour se mettre sous les fourches caudines du FESF si la situation ne l’exige pas.

    Cela dit, certains ne font-ils pas exprès de mettre l’Europe dans une situation telle qu’ils puissent ensuite présenter leur projet fédéraliste comme le seul recours ?

    http://maviemonargent.info/2012/super-mario-a-mis-son-habit-de-pere-noel/#comment-1267

    • Otho dit :

      Nigel Farage pense exactement la même chose ! Les pays européens sont poussés à avoir des problèmes financiers pour qu’ils soient obligés ensuite d’accepter de perdre leur souveraineté :

      Il n’y a rien de démocratique dans tout çà !

      • Gabi dit :

        Celui qui est le lobbyiste même pour l’Europe fédérale et qui représente "l’élite" c’est bien Alain Minc ! Il nous a affirmé bien des choses qui se sont révélées fausses !

        L’homme pour qui en 2008 la crise n’était que “psychologique”… et la mondialisation “heureuse”…

        • Andrée dit :

          Petit rappel des gros mensonges des "grands économistes" :

          David Naudé, économiste senior à la Deutsche Bank, en janvier 2008 : "Aux Etats-Unis, l’embellie arrivera certainement mi-2008. En Europe la reprise prendra sans doute quelques mois de plus. En tout cas, il n’y aura pas de krach cette année !"

          Toujours janvier 2008, Jean-Claude Trichet claironne qu’"au niveau mondial, nous avons la confirmation que la croissance continue à un rythme plutôt robuste, même s’il y a un léger ralentissement".

          Le 25 janvier 2008, la Tribune titre en dix colonnes à la Une : "Les stratèges actions privilégient pour 2008 un scénario plutôt optimiste"

          En mars 2008, l’agence de notation Standard & Poors attribue la note A+ (Notation supérieure) à Lehman Brothers… 6 mois avant sa faillite.

          En mai 2008, la banque Goldman sachs annonce un baril de brut à 200 $ "dans un délai de 6 mois à 2 ans". Six mois plus tard (le 2 octobre 2008), les prévisions étaient révisées à 45$.

          Mai 2008, Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI : "Les pires nouvelles sont derrière nous".

          Le 13 septembre 2008, le Journal des Finances titre en Une : "CAC 40, le pire est passé". Deux jours après, le CAC entamait sa descente aux enfers.

          Septembre 2008. Jean-Paul Servais, le président de la Commission bancaire belge, déclare que les banques belges n’ont "aucun problème de solvabilité, ni de liquidité". Et le ministre Reynders va jusqu’à comparer le risque de faillite d’une banque belge à "celui que le ciel nous tombe sur la tête". Moins d’une semaine après, ce dernier passait quelques nuits blanches à négocier le sauvetage des mastodontes bancaires Fortis et Dexia.

          Septembre 2008, dans le magazine Capital, l’économiste Daniel Cohen, porte la bonne parole : "Nous allons en effet vivre une année horrible, jusqu’à mi 2009 la croissance sera nulle ou quasi nulle [...] La bonne nouvelle c’est que cela ne durera pas plus longtemps".

          Selon Alain Minc, en octobre 2008, "La crise est grotesquement psychologique".

          Christine Lagarde en octobre de la même année : "Je pense qu’on a le gros de la crise derrière nous".

          Pour Jacques Marseille, "la crise est bel et bien là, mais elle devrait se terminer d’ici… la fin mai 2009."

          Alain Minc ajoute : " En France, la crise ne concerne que 300 000 personnes dramatiquement mal protégées… Pour les autres, il n’y aura pas de crise".

          http://jovanovic.com/blog.htm

  29. Ursule dit :

    Comment les banksters font tout pour tuer l’économie mondiale :

    • Benoit dit :

      Si les gens n’empruntaient plus on aurait une pénurie d’argent qui entrainerait une réduction de l’emploi et du pouvoir d’achat. Comme la valeur des garanties bancaires chuteront, les banques se retrouveront avec de lourdes pertes. Et on demandera aux contribuables de les renflouer. Avec le système actuel, l’argent épargné d’une personne pendant toute une vie peut fondre un un clin d’oeil. Les gouvernements en ce moment, pour arrêter la crise, n’ont pas trouvé mieux que d’emprunter de l’argent auprès d’autres banques pour relancer l’économie. On en arrive à ce que les USA aient une dette égale à 5 fois sa production annuelle.

      La seule solution pour arrêter ce jeu de massacre est la nationalisation des institutions créatrices de la monnaie. Et les intérêts doivent être recyclés à 100% sous forme de dépense (à la place des impôts par exemple).

      On a déjà vu en 1929 ce que cela pouvait donner de rester dans notre système actuel. Même si à cette époque la FED n’était pas intervenue, laissant réduire ainsi la masse monétaire d’1/3. Ce qui a relancé l’économie ce n’est pas que le New Deal de Roosevelt mais surtout la 2nde guerre mondiale. Mais comme le disait le Major Général Darlington Butler (1881-1940) "Je n’irai plus à la guerre pour défendre des banquiers véreux".

      Il n’est pas normal qu’à n’importe quel moment le total de l’argent existant ne puisse payer toutes les dettes ! Car cela entraine automatiquement des défauts de remboursement ! On comprend pourquoi la religion catholique, celui qui prêtait avec intérêt, elle l’ excommuniait ! D’où aussi la mauvaise réputation du Juif !

      • Andree dit :

        Reportage Arte – Peut-on encore arrêter la finance folle ?

        Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d’octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des "barons voleurs" d’hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l’euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)… : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.Pourquoi faut-il donner de l’argent public aux banques privées en faillite ? C’est par cette question sans ambiguïté que s’ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d’un système financier devenu incontrôlable.

        • Patrick dit :

          Eustace Mullins est un opposant à la Réserve Fédérale (FED) qu’il accuse d’être depuis 1913 en possession de banques privées ou d’actionnaires privés, via les actions détenues par ses 12 chapitres locaux. Il en cite la liste: Banque Lazard, Kuhn, Loeb & co, J.P. Morgan & Co., Goldman Sachs, Lehman Brothers, NM Rothschild & Sons, Israel Sieff, Paul Warburg, et la famille Rockefeller. Selon lui, ces banques et intérêts privés contrôlent la vie politique et économique des États-Unis depuis lors

          Le Nouvel Ordre Mondial vu par Eustace Mullins :

          Le rôle du sionisme dans l’Holocauste :

          Pour lui, l’antechrist règnera sur le monde entier :

          Discussion sur le monopoly du milieu médical :

          http://video.google.com/videoplay?docid=6229689573281687331

      • Andrée dit :

        Une des solutions à cette crise au niveau local : la création d’une monnaie ! En France , il y en aurait déjà une quinzaine !

        Le sol-violette de Toulouse (Haute-Garonne), l’abeille de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), la sardine de Quimper (Finistère), l’eusko du Pays basque et, d’ici à juillet, la pêche de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont toutes été créées avec le même objectif, développer l’économie locale.

        A Toulouse, le sol-violette, créé en mai 2011, rencontre un beau succès : près de 100 entreprises l’acceptent, contre une quarantaine lors du lancement. La mairie tablait sur 150 « solistes » lors de la création, ils sont maintenant plus de 1500.

        Alors que c’est une petite commune, Villeneuve-sur-Lot, qui a lancé ce nouveau dispositif en janvier 2010, en proposant à ses habitants de convertir leurs euros en abeilles. Aujourd’hui 14000 abeilles sont utilisées par une centaine d’entreprises locales et une centaine de familles sur un territoire de 35.000 habitants.

        En principe, l’émission de monnaie publique par des organismes privés est interdite. C’est un monopole de l’État. Par contre, rien n’interdit l’émission de billets privés, entre des personnes qui conviennent entre elles d’en admettre la valeur (comme quand on joue au Monopoly).

        Au niveau d’une ville, ce sont les Chambre de commerce qui ont la capacité d’émettre des monnaies locales. Pendant les guerres et peut-être après, elles ont émis des billets de monnaie qui s’appelaient “Billets de confiance”.

        http://www.google.fr/search?hl=fr&q=billet%20de%20confiance&gbv=2&um=1&ie=UTF-8&tbm=isch&source=og&sa=N&tab=wi

    • Engel dit :

      Il y a des pays qui vont s’en sortir mieux que d’autres ! Ceux des BRICS : L’Afrique du Sud, le Brésil, l’Inde, la Chine et la Russie.

      Déjà, e PIB cumulé des BRICS n’est-il pas aujourd’hui presque égal à celui des États-Unis ? Et Ils constituent 40% de la population, 25% des territoires et environ 20% du PIB mondiaux tout en contrôlant pratiquement 43% des réserves de change mondiales,

      L’avis d’ Antoine van Agtmael sur ces pays d’avenir.

      http://www.slateafrique.com/96171/mondialisation-que-construisent-les-brics

    • Patrick dit :

      Oui, les produits dérivés sont un énorme problème ! Bien plus grave que celui de l’endettement des pays ! Ces paris sur l’avenir d’un actif laissent songeurs ! Cela ne devrait pas exister ! Les banques ne devraient pas jouer au casino !

      Personne n’est aujourd’hui capable d’estimer précisément le montant total de cette absurdité économique. Selon certaines estimations, ils représenteraient entre 600 000 milliards de dollars et 1 500 000 milliards (1,5 quadrillion) de dollars. Au bas mot, ce marché parallèle (hors bilan des banques) est assis sur 8,5 planètes Terre…Car le Produit Intérieur Brut mondial avoisine seulement 70 000 milliards de dollars…

      Quatre grandes banques américaines sont pendues à l’extrémité d’une corde raide de risques démesurés accrus par le levier de leur endettement :

      JPMorgan Chase :
      Ce que la banque possède en actif : 1 800 milliards de dollars
      Exposition aux produits dérivés : 70 151 milliards de dollars

      Citibank :
      Ce que la banque possède en actif : 1 300 milliards de dollars
      Exposition aux produits dérivés : 52 102 milliards de dollars

      Bank Of America :
      Ce que la banque possède en actif : 1 400 milliards de dollars
      Exposition aux produits dérivés : 50 135 milliards de dollars

      Goldman Sachs
      Ce que la banque possède en actif : 114 milliards de dollars
      Exposition aux produits dérivés : 44 192 milliards de dollars

      Comment donc ces banques vont-ils pouvoir s’en sortir ? Cela ne va-t-il pas provoquer en final une hyperinflation ?

      • Ursule dit :

        Une explication de la crise remarquable : des prêts hypothécaires donnés à n’importe qui, même à une serveuse qui dit gagner 10 000 $ par mois ! La haute finance est bien entendue responsable de les avoir délibérément acceptés ! Comment cela se fait-il qu’ aucuns d’eux n’eut à aller en prison malgré l’effondrement économique que cela a occasionné ? On y voit le pdg de la Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, les vendre à des clients tout en les pariant à la baisse ! Comme exemple de crapule il n’y a pas mieux ! Et personne aux USA s’en prend à lui ! Incroyable !

        http://www.dailymotion.com/embed/video/xxjt96

  30. Lino dit :

    Max Keiser : "L’UE est une technocratie gouvernée par des machines qui se sont associées au système financier pour aspirer tout ce que les citoyens possèdent et le donner à Bruxelles et aux banquiers ainsi qu’à la Banque Mondiale, à l’UE et à la troïka… Ils veulent faire de la BCE une super-banque qui supervisera toutes les banques de la zone euro depuis Bruxelles pour garantir les avoirs toxiques et mettre toutes les dettes pourries dans une nouvelle Banque Centrale Européenne pour imposer plus d’austérité et soutirer plus d’argent aux citoyens. Ce qu’ils veulent faire est absolument catastrophique."

    http://rt.com/news/nobel-eu-prize-peace-273/

    • Tom dit :

      Et pour en aspirer encore plus, la banque d’affaires Rothschild va lancer à la rentrée un fonds dédié au financement des petites et moyennes entreprises (PME) européennes !

      http://the-independent-post.blogspot.fr/2012/08/rothschild-va-lancer-un-fonds-pour-le.html

      A se demander comment une entreprise peut elle faire confiance à cette banque ! C’est comme-ci elle avait confiance en la Goldman Sachs ! C’est peu dire !

      Cela dit, un type comme Jean-Michel Steg (ancien directeur général dans les banques Citigroup, Goldman Sachs et Lazard Freres, il est actuellement chez Blackstone), annonce bien une panne du système bancaire pour bientôt en France ! Comme quoi ils ne mentent pas tout le temps !

      • Patrick dit :

        La seule solution au problème de ce surendettement généralisé des pays européens est leur défaut de paiement ! Les pays doivent arrêter de payer ! après tout, c’est de l’argent prêté par des banques mais sorti de nulle part ! Il n’existe pas concrètement ! alors pourquoi donc payer des intérêts ?

        Devant cette escroquerie à grande échelle, il serait normal que les états saisissent les banques privées, même si les actionnaires y perdront leur chemise.

        Il faut aussi mettre un terme à ce capitalisme néo-libéral qui ne peut que nous replonger dans ce surendettement généralisé à cause de sa déréglementation et de sa politique fiscale ne favorisant que les possédants.

        c’est un peu ce qu’essaye de nous faire comprendre Frédéric Lordon :

        De son côté, Jean Luc Gréau, pense qu’il faut organiser la faillite des banques et que l’on tente en parallèle, dans l’urgence, de construire un nouveau système bancaire.

        http://ragemag.fr/il-faut-quon-organise-la-faillite-des-banques-entretien-avec-jean-luc-greau/

  31. Tom dit :

    “Changement de statut : l’or passe du statut d’investissement au statut de monnaie”, titrait récemment Business Week.

    “L’or sera considéré comme un actif AAA, avec un énorme avantage sur ses autres concurrents : sa note ne sera délivrée par aucune agence de notation. Sa note est intrinsèque“, nous dit Simone Wapler

    http://edito-matieres-premieres.fr/tsunami-dans-le-petit-monde-de-or/

    • Gabi dit :

      Contrairement à ce que dit François Hollande, le pire de la crise n’est pas passé ! On va plutôt vers une récession qui risque de durer plusieurs années. La France en est arrivé à emprunter pour payer sa dette et de plus elle a un grand problème de compétitivité.

      Le jour où la Grèce , l’Espagne ou un autre pays ne pourra rembourser ses dettes, la créance détenue par les gens en livret A, assurance-vie, plans ou produits d’épargne, ne vaudront plus grand chose ! Il serait judicieux de retirer son argent de ces créances pour plutôt placer en or physique (napoléon) ou en immobilier pour celui qui n’est pas encore propriétaire. Mais attention, l’immobilier sera certainement taxé d’une manière conséquente par l’état.

      Un jour ou l’autre il faut s’attendre donc à ce que notre carte bancaire ne puisse plus retirer d’argent à son guichet. La France peut faire faillite ! Les dépôts ne sont en réalité pas vraiment garanties. Si par exemple la société générale fait défaut, les 11 millions de ses clients n’auront que 100 € chacun de son fonds de garantie ! Et une faillite peut réellement arriver ! comme Groupama en ce moment ! Bien entendu, les assurances ont la possibilité de geler les avoirs des clients. C’est prévu par la loi.

      Aussi doit-on se préparer comme les Suisses le font, à un chaos social ! On n’est pas dans une crise du capitalisme puisqu’on vient au secours des banques avec de l’argent public, mais dans une crise de solvabilité, non de liquidité ! Les rendements sans risque n’existent plus. Ceux qui rapportent 3% cachent une arnaque ! Reste les petites devises pour fuir les actions et les obligations. L’or physique ou l’argent métal peuvent aider à sauver la mise. Car le temps des créanciers est fini ! Être débiteur peut être bien plus intéressant !

      • Line dit :

        Charles Gave, économiste et président de Gavekal research, pense que si Romney gagnait les élections, il arrêterait la manipulation des taux d’intérêts. Aux USA, ces taux longs ne sont pas des prix de marché mais déterminés par la banque centrale. Celle-ci en 2011, a acheté 75% des obligations d’état.

        Donc si Romney laisse les taux d’intérêts longs remonter naturellement, ceux de France feront de même. Et les gens se mettront à racheter du dollar. Ce qui le fera monter. Les gens n’achèteront alors plus de francs suisses. Les réserves de la banque centrale suisse cesseront ainsi de monter. Elle n’achètera plus 50% des obligations émises par la France comme elle le fait depuis un certain temps.

        Au sujet de la politique de Mario Draghi, il l’assimile à un crime monétaire. Car des taux réels négatifs ne peuvent pas déclencher la croissance !

        Pour lui, la consommation en France, fondée sur de l’argent emprunté, ne peut pas durer. On va donc aller vers l’écroulement de la consommation. On ne peut pas avoir le meilleur système social sans être en même temps le plus productif du monde.

        Taux obligataires à 10 ans le 5 novembre 2012 :

        France : 2,2%
        Allemagne : 1,4%
        Italie : 4,98%
        Espagne : 5,71%
        Portugal : 8,25%
        Grèce : 17,74%

      • Carlos dit :

        La Grèce ne pourra jamais payer sa dette. Son économie continue de s’effondrer et ce sur une pente désormais rapide. En valeur constante le Produit Intérieur Brut est passé de 211 milliards d’euros à 171 milliards, soit une chute cumulée de 19% depuis le premier trimestre de 2009. C’est bien à un véritable désastre que nous assistons.

        La rapidité de cet effondrement est due à plusieurs facteurs. Il y a en premier lieu les politiques d’austérité qui sont imposées à la Grèce par l’Union Européenne via la Troïka, soit le FMI, la BCE et l’UE. De ce point de vue, le gouvernement français, qui a accepté de s’aligner sur les diktats de ladite Troïka, porte une responsabilité incontestable dans l’évolution catastrophique de la situation économique grecque. En second lieu, la contraction du crédit et le développement de l’économie de troc qui en découle aboutissent à une accélération du processus d’effondrement. Des pans entiers de l’économie grecque sont à l’arrêt non parce qu’ils n’ont pas de clients (en particulier à l’export) mais parce qu’ils ne peuvent plus financer le cycle de production.

        Le développement du troc utilisé par un tiers des gens, signifie qu’une partie de la Grèce est dans les faits sortie de la zone Euro. Cela expliquerait en partie que par rapport au niveau de 2005, le niveau des ventes de détail a baissé de 24%, et de 15% pour la production alimentaire.

        C’est donc à une catastrophe humaine que nous assistons. Un crime se commet sous nos yeux. Un crime que nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens d’éviter. Mais ils se refusent à l’idée d’un défaut, pourtant inévitable

        http://russeurope.hypotheses.org/490

        Leçons de la Russie pour la Grèce: le retour au troc, ses raisons, ses logiques, et ses conséquences :

        http://russeurope.hypotheses.org/515

  32. Engel dit :

    La solution au problème mondial des pays surendettés existe ( voir l’étude au FMI, de Jaromir Benes et Michael Kumhof, qui est sorti en Août) :

    http://translate.google.com/translate?sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.telegraph.co.uk%2Ffinance%2Fcomment%2F9623863%2FIMFs-epic-plan-to-conjure-away-debt-and-dethrone-bankers.html%23

    Mais malgré cette étude, on ne fait toujours rien pour arrêter l’accroissement des déficits ! Aux USA, cela devient dramatique :

    http://www.usdebtclock.org/

  33. Line dit :

    Etienne Chouard nous montre comment le mécanisme de l’élection politique est intimement lié au pouvoir de l’argent. Une explication qui met en lien la création monétaire et la concentration des richesses avec la nécessité d’écrire nous-même notre constitution pour se protéger des abus de pouvoir des plus riches.

    I/ Introduction
    Le tirage au sort / L’accusation de "complotisme".

    II/ Le pouvoir économique
    Comment fonctionne la création monétaire / Les plus riches auto-proclamés indispensables aux processus de création de richesse / La nécessité de limiter les plus hauts revenus / Le Les jeunes générations qui se tournent vers la finance / Les retraites / La question de la propriété privée / La fin du capitalisme ? / Comparaisons avec la crise de 1929.

    III/ Rendre le pouvoir politique au peuple
    Le principe du tirage au sort : contrôler les personnes exerçant le pouvoir pendant toute la durée des mandats / Ecrire nous-même la constitution / Quel cadre géographique idéal ? / La question du protectionnisme.

    IV/ Propos sur les temps à venir
    Comment tenir le rapport de force face aux puissances d’argent / Les guerres à venir / La question de l’étalon-or / Proposer le revenu de base.

    Interventions : Christophe Deloire / René Girard / Nicolas Dupont-Aignan / Bernard Maris / Marion Sigaut / Michel Collon / Thierry Meyssan

    http://vimeo.com/52426619#

  34. Luc dit :

    Michel Chossudovsky est professeur d’économie, directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et auteur de Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial. * Les causes et les conséquences de l’effondrement des marchés; * L’économie réelle en banqueroute; * Les impacts sur l’emploi et le niveau de vie; * La décomposition des finances publiques; * Impacts sur les services de santé et d’éducation; * L’enrichissement d’une minorité sociale; * La mondialisation de la pauvreté.

  35. stiegler dit :

    Dans l’Evangile, le Christ reproche à un gestionnaire, dans une parabole, de ne pas avoir fait fructifier l’argent en le plaçant dans une banque, et de l’avoir enterré sous terre.
    DANS "seul l’Amour sauvera le troisième millénaire" ed Résiac, le message inverse est donné en guise d’avertissement pour notre temps, annonçant une faillite mondiale du système financier:
    "Gardez-vous de tout perdre en ne vous gardant
    rien, ce qui n’est pas chez vous est voué
    au départ, gardez-vous de tout perdre
    en ayant tout dehors, gardez-vous de
    tout perdre en mettant votre confiance
    dans la main des machines"
    message du Seigneur à Martine le 16 Avril 2010
    Autrement dit votre argent placé en banque ou en obligations, assurance-vie etc… ne vous sera jamais rendu.
    Le père Lamy célèbre par ses prophéties avait prévenu comme la mère Marie de La Croix il y a 20 ans: "tout s’effondrera, il ne restera que l’or et la terre".
    Certaines banques ont payé plusieurs millions de dollars pour avoir les informations qq secondes avant les autres , les ordinateurs et les logiciels sont réglés au 1000e de seconde.
    Avis aux boursicoteurs…

    • Ursule dit :

      Il va être temps de mettre en place un Conseil National de la Résistance !

      Meeting organisé par le M’PEP en marche de son Université d’Automne. Avec :
      François Asselineau (UPR), Georges Gastaud (PRCF), Jacques Nikonoff (M’PEP), Jacky Omer (Front syndical de classe), Jean-Luc Pujo (Clubs Penser la France).

  36. Engel dit :

    "Circus Politicus : le putsch démocratique…" Un livre de Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes, et Christophe Dubois grand reporter de l’émission 7 à 8.

    Ce livre expose une réalité terrible, celle d’une Europe fasciste, avec un fonctionnement de l’UE où des commissaires non élus travaillent pour des banques dont la fameuse Goldman Sachs, prennent les décisions sans être les représentants du peuple. C’est un monde dirigé par des clubs privés. Le milieu de la finance a mis son plan à exécution. Il y a eu un putsch par ces gens qui ont décidé d’être au-dessus du système démocratique.

    Tout commence par l’histoire d’un certain David Rockfeller dont l’objectif était de s’approprier le pouvoir monétaire et financier, et de mettre en place une crise au niveau mondial pour faire accepter aux peuples le nouvel ordre mondial. Ce livre qui est un véritable chef d’œuvre d’investigation, expose une terrible réalité monstrueuse, la destruction de la démocratie sur un ton tranquille l’air de rien, les clubs de Rome et autres commissions, voir des groupes comme Bilderberg fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas. Ces gens dirigent le monde en le detruisant morceau par morceau pour le bien être d’une hyper minorité completement psychotique dont l’un est bien entendu Kissinger.

    Ces groupes ont littéralement neutralisé la démocratie pour imposer leurs visions du monde. Et c’est là que nous constatons que la propagande des médias, la majorité des journalistes connaissent l’existence de ces groupes et le hold up de la démocratie qui a eu lieu. La mise en place du désordre économique n’a qu’un but, la décapitation du système démocratique.

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/circus-politicus-le-putsch-109257

    • Otho dit :

      "Il y a eu un putsch par ces gens qui ont décidé d’être au-dessus du système démocratique"

      Et qui sont ces gens ?

      Le cartel bancaire international

      • Benoit dit :

        Ils ne payent déjà pas d’impôts grâce aux paradis fiscaux !

        On estime aujourd’hui que la moitié des capitaux circulant sur la planète transitent par les paradis fiscaux. Quand les Etats sont poussés vers la banqueroute, qui va rester pour payer les ardoises au Marché ? Les classes moyennes et les pauvres

        • Luc dit :

          Ces lobbies dans les institutions de l’UE. restent opaques, mais influent grandement la politique menée par l’UE. Ils combattent à coups de millions pour mettre en échec toute tentative de régulation des marchés européens.

          L’European Round Table (ERT) n’a-t-elle pas été jusqu’à faire du chantage quand elle insista pour installer ce fameux marché unique ? Elle était prête en cas de refus, d’aller poursuivre ses activités ailleurs. Bien entendu, rien ne fut dévoilé par les politiciens aux médias.

          Actuellement, tout est une question d’argent. On ne décide plus par un vote = une personne. Mais combien d’euros ont-ils été donnés. Quand lobbyistes, législateurs et agents se combinent, la corruption est inévitable. L’influence de l’industrie devient excessive. Celle-ci réclame la dérégulation, la libération, l’austérité etc…. Mais contre l’intérêt des peuples !

      • Carlos dit :

        L’union budgétaire est une construction à caractère fasciste

        Maîtres d’oeuvre de cette dictature en gestation : les Etats-Unis et leur toute-puissante industrie financière. Chefs de chantier : les politiciens corrompus de l’Europe vassalisée, Merkel et Schaüble en tête. Ils sont en train de ruiner les peuples européens pour sauver l’euro, quand tout le monde sait aujourd’hui que ce dernier n’est plus sauvable. O.D.

        « Où trouve-t-on une telle réglementation : tous les employés du MES [Mécanisme européen de stabilité] bénéficient de l’immunité juridique, personne ne peut déposer plainte contre le MES ou ses employés. Mais par contre le MES peut déposer plainte contre tout un chacun et possède des droits incroyables : il peut exiger de la part de tous les Etats signataires et en tout temps autant d’argent qu’il lui plaît. Et tout ceci sans devoir donner de raisons. Les membres doivent obtempérer dans les sept jours sans opposition possible. Si un Etat ne peut satisfaire ces exigences (la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Chypre) ce sont les autres Etats membres qui doivent reprendre automatiquement le montant de la dette qu’ils doivent eux aussi payer dans les sept jours. Il est prévu que les populations des Etats membres soient tenues de se plier à cette exigence avec leurs biens propres pour supporter les dettes de leur Etat. Le MES représente la prise de pouvoir de la haute finance internationale avec l’accord de nos représentants politiques.

        http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2012/11/29/lunion-budgetaire-est-une-construction-a-caractere-fasciste/#more-15368

      • Atlas dit :

        Face à la dictature des marchés, les gouvernements sont bien impuissants ! Car ces marchés sont en situation d’imposer leur volonté à l’ensemble de la population alors qu’ils ne représentent qu’un infime pourcentage de celle-ci. Comme cela devient de plus en plus complexe, les hommes politiques leur laissent les rênes. On n’est plus en démocratie.

        Ne l’a-t-on pas vu d’une manière spectaculaire en Grèce avec Papandreou, quand il voulut faire un referendum ? En 48 h il était viré de son poste par les marchés !

        C’est une poignée d’acteurs qui contrôlent ces marchés. Aux USA, ils ne sont que 3 : la banque d’Amérique Merill Lynch avec Brian Moynihan, Goldman Sachs avec Lloyd Blankfein et la JP Morgan avec Jamie-Dimon. Mais il faut aussi rajouter les hedge funds, principalement Bridgewater, Malbrouck, Paulson&co, le fonds George Soros, la Deutsch bank.

        Ce sont des hedge funds qui ont racheté la dette grecque ! De plus, John Paulson en 2006, avait spéculé sur la chute du marché immobilier américain. Cela lui avait fait gagner 3 milliards de dollars.

        Est-ce normal ? Comme est-il normal que des banques d’affaires rachètent des assurances-vie d’individus très malades (pari sur la mort) ? Ou bien achètent des produits financiers qui correspondent à des paris sur des faillites d’entreprises ou des chutes de gouvernement ?

        Et que penser de ce système de trading automatique qui ne correspond en rien à l’économie réelle. De plus la démocratie ne fonctionne pas au 1/1000 de seconde ! Pourtant aux USA, ces machines qui achètent et vendent si rapidement représentent 90% des transactions !

        De plus, les agences de notation Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch rating, n’avaient-ils pas octroyé les meilleurs notes aux produits financiers les plus pourris ?

      • Tonio dit :

        Nous sommes réellement entrain de retenter l’expérience de l’URSS ! Le socialisme n’a pas disparu ! Il cherche toujours à supprimer la propriété privé, la famille et la nation. Pourtant l’URSS nous avait déjà démontré qu’une monnaie unique imposée à des économies et des cultures différentes entraîne sa faillite !

        Attendons nous donc à une super-inflation ! Et si on ne s’y prépare pas, on n’y survivra pas. Il faut absolument que dès maintenant nous sachions exactement ce que nous dépensons par jours en notant ce qui est vraiment nécessaire et ce qui est superficiel. Car mieux vaut déjà transformer le superficiel en épargne, une partie dans une tirelire et l’autre en métaux précieux (pièces d’argent ou d’or). D’autre part, essayer de trouver un autre apport financier supplémentaire que son travail actuel, serait une excellente idée.

    • Otho dit :

      Ce que Goldman Sachs prévoit pour la France, c’est tout simplement, qu’elle fasse baisser ses salaires de 30%

      http://www.economiematin.fr/ecoquick/item/3398-crise-baisse-salaires-france-goldman-sachs-bonus

      Ah ! L’Europe des mondialistes de la finance !

      • Andrée dit :

        Il serait temps d’utiliser d’autres voies pour régler l’économie mondiale ! Arrêter de laisser la création monétaire à des banques privées !

        http://www.positivemoney.org/

      • Anne dit :

        Remarquez que les Chinois en sont aussi à délocaliser ! « Nous ne pouvons plus considérer que la Chine est un pays où l’on produit à bas coût, c’est terminé. La main d’oeuvre bon marché n’existe plus. » nous dit Stanley Lau, de la Fédération des industriels chinois. « Le Cambodge est devenu le nouvel Eldorado. Les ouvrières sont payées 3 à 4 fois moins cher qu’en Chine et travaillent pour les mêmes clients étrangers. »

        Face aux cadences infernales, des jeunes Chinois venus des campagnes n’hésitent plus à se former aux techniques syndicales et à braver la répression policière, révoltés par leur statut de citoyens de seconde zone. Première conséquence des maigres avancées obtenues par la lutte : les délocalisations de nombreuses entreprises chinoises dans d’autres pays d’Asie, aux exigences salariales encore moindres :

        http://vimeo.com/59288195#at=0

  37. Patrick dit :

    Nicolas Dupont-Aignan sur la fin de la souveraineté budgétaire française :

    • Luc dit :

      Nous ne sommes qu’au début d’un basculement complet. La crise économique et financière alliée aux revendications ethno-régionalistes est la voie royale pour conduire à la mise en forme d’une gouvernance mondiale. « Agitez le peuple avant de s’en servir » comme le résumait si bien le diplomate Charles-Maurice de Talleyrand. Destruction des États, formation d’unités régionales continentales, mise en forme d’un Parlement mondial dans le cadre d’une Assemblée planétaire des Nations Unies , refonte complète du système financier, monnaie planétaire (appelée par certains « Bancor ») et banque centrale mondiale en bout de course, comme le recommande un rapport du FMI du 13 avril 2010, sont les objectifs déclarés d’une oligarchie qui semble sur le point de gagner.

      http://www.mecanopolis.org/?p=20300

      • Benoit dit :

        La destruction de la France est pratiquement achevée !

        C’est en 1973 que le dernier budget à l’équilibre a été voté en France. Ensuite, quelle que soit leur couleur politique, les divers gouvernements ont contribué à tour de rôle à élargir le trou de la dette.
        De 1974 (élection de Valéry Giscard d’Estaing) à aujourd’hui, la dette française est passée de 21,2% du PIB à 89,3%. Il est toujours plus simple d’endetter un pays que d’augmenter les impôts…

        Pendant les années Mitterrand, la dette publique est passée de 110,1 milliards d’euros en 1981 à 662,8 milliards d’euros en 1995. Elle a été tout simplement multipliée par six.

        Pendant les années Chirac, la surenchère a continué — elle s’est même accélérée. En moins de 10 ans, la dette a doublé. En 2007, elle était à 1 208,9 milliards d’euros.

        Pendant les années Sarkozy, la crise a éclaté, entraînant dans son sillage baisse des recettes fiscales. Qu’importe, l’Etat renfloue les banques, les dépenses flambent et le déficit public atteint les 106,2 milliards d’euros pour la seule année 2008.

        Mais que les marchés et les épargnants se rassurent, nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin. L’heure du Grand emprunt a sonné. En 2009, l’Etat lève ainsi sur le marché pas moins de 173,9 milliards d’euros. Pour exemple, cela correspond aux postes actuels de dépenses de l’enseignement, de l’armée, de la police, de la justice, de Bercy et du ministère de l’emploi.

        A vrai dire, la crise de 2008 n’a été qu’un prétexte pour accélérer la mauvaise gestion financière du gouvernement français et notre déficit public. Le gouvernement a ainsi poursuivi selon Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris s’exprimant dans Le Monde du 24 juin 2009, sa « fuite en avant vers l’endettement ».

        A vrai dire, si l’on voulait réellement endiguer l’hémorragie de la dette, il faudrait réduire sérieusement toutes les dépenses et couper les budgets de tout le service public, c’est-à-dire :

        – fermer tous les écoles, hôpitaux, commissariats et tribunaux ;
        – licencier tous les professeurs, le personnel hospitalier, les policiers, les magistrats ;
        – ne plus collecter les impôts et couper toutes les subventions ;
        – vendre aux enchères les routes et les hôpitaux…

        On aperçoit vite l’absurdité d’une telle logique — d’autant qu’elle ne permettrait même pas de maintenir le budget en équilibre et encore moins de rembourser les dettes.

        En 2011, la sécurité sociale a du emprunter la même somme que le Portugal et l’Autriche réunis.

        C’est en tout cas ce que révélait La Tribune du 11 janvier 2011. La Sécurité sociale aura dû emprunter sur l’ensemble de 2011 entre 30 à 35 milliards d’euros, soit la somme des émissions souveraines de l’Autriche (16 milliards d’euros) et du Portugal (19 milliards d’euros) prévues pour la même année.

        Pire, elle devra contracter une dette d’un montant similaire en 2012, puis à nouveau en 2013, pour être capable de faire face à nos dépenses de santé. Ces dettes accumulées n’arrangeront en rien l’état de notre « Sécu ».

        La Cour des Comptes s’alarme des dimensions « historiques » de son déficit, et déplore « cette dégradation sans précédent des comptes sociaux et l’aggravation de la dette sociale qui en résulte ». Son rapport public annuel 2011 tirait déjà la sonnette d’alarme sur le besoin de réformes urgentes : « la réduction rapide des déficits sociaux et le retour à un équilibre durable, qui ne fasse plus peser sur la génération à venir le poids de la dette sociale, supposent ainsi un effort de réforme multiple dans ses points d’application, continu dans sa durée, et d’une ampleur à la hauteur des enjeux que représente la nécessité de préserver le haut degré de protection sociale de notre pays ».

        Autrement dit, si les choses ne changent pas, les remboursements de médicaments baisseront de plus en plus jusqu’à disparaître… La prise en charge des personnes dépendantes ou âgées diminuera de jour en jour jusqu’à devenir nulle… Nous nous approcherons d’un système à l’américaine où seuls ceux qui auront mis de l’argent de côté pour leurs frais médicaux seront protégés et survivront en bonne santé.

        Les autres essaieront d’éviter comme ils le peuvent maladies, accidents et vieillesse. La différence entre les Américains et nous, c’est que nous aurons été taxés pour un service que nous n’aurons jamais. C’est cela la faillite de l’Etat-Providence !

        N’attendez pas d’être à la charge de votre famille, vos enfants ou de vos petits-enfants. Dès aujourd’hui, vous pouvez agir pour protéger votre capital, et même l’augmenter potentiellement. Si vous suivez les conseils que je vais bientôt vous donner en détails, c’est vous qui pourrez agir pour assurer un avenir confortable à vous et à vos proches. A condition de lire attentivement ce qui suit…

        La dette est deux fois plus importante qu’on le pense.

        Même les médias grand public sont maintenant sensibilisés aux problèmes de la dette souveraine — ce que nous avons appelé la crise du crédit souverain subprime.

        Avec la crise qui secoue l’Europe, on trouve chaque jour une avalanche d’articles qui traitent des questions de dette / PIB (ou richesse nationale) et des déficits. Cependant, il reste aux médias beaucoup de chemin à parcourir pour bien prendre la dimension du problème et conclure à la faillite publique.

        La dette publique de la France selon les critères de Maastricht est aujourd’hui de 1 789,4 milliards d’euros. Selon mes estimations, basées sur des données publiques accessibles, elle a déjà atteint quasiment le double de ce montant.

        En effet, ils sont peu à comprendre — et admirer — la créativité comptable de l’Etat, qui lui permet de cacher la taille réelle de la dette officielle. C’est ce que l’économiste Bernard Marois de HEC a surnommé « l’économie Shadok » : on bouche des trous pour en recreuser d’autres ailleurs.

        Encore une fois, j’ai fait des recherches fouillées pour comprendre ce qui est enfoui. Malgré tout, je ne prétends pas à l’exhaustivité. Dieu sait ce que l’on nous cache encore !

        De nombreux organismes ont été créés pour dégonfler les chiffres de la dette française. Autrement dit, au vu et yeux de tous, le gouvernement fait ce que les virtuoses de la finance appellent du hors bilan.

        Quelques exemples : en 2011, selon un rapport d’information du Sénat sur la gestion de la dette de l’Etat dans le contexte européen, nos dirigeants ont oublié d’ajouter au bilan les dettes de 8,7 milliards d’euros de la SAAD (Service annexe d’amortissement de la dette, une structure fantôme créée pour la SNCF) ou bien encore les 27,8 milliards d’euros de la RFF (Réseau ferré de France, le gestionnaire des voies de la SNCF).

        On pourrait aussi mentionner le passif de 77 milliards de dollars de la SFEF — Société de financement de l’économie française, créée en 2008 pour financer le plan d’aide aux banques.

        Ajoutons à cela les quelque 21 milliards d’euros de dettes de la CADES (Caisse d’amortissement de la dette sociale), créée en 1996 pour la Sécu, en contrepartie d’un impôt spécifique, le CRDS. L’organisme était censé disparaître à l’écoulement de la dette de la Sécu — en janvier 2009, selon les prévisions. A l’heure où je vous écris, l’échéance est repoussée en 2021.

        Comme le souligne le magistrat Jean de Maillard pour Rue 89 en 2010, « hélas, on n’a cessé de lui redonner des dettes à recycler : 134,5 milliards depuis 1996, dont 27 milliards l’année dernière. Là-dessus, elle en a remboursé 41,5 milliards. Restent les 93 milliards, qui seraient bien embarrassants s’ils apparaissaient dans les comptes publics. [...] C’est comme cela que son déficit n’apparaît pas dans la dette officielle. C’est simple, il suffisait d’y penser ».

        La CADES n’est pas seule à prendre en charge la dette de la Sécu. Il existe aussi l’ACOSS dont les besoins en trésorerie s’élevaient à 30 milliards d’euros en 2010. Il n’est bien sûr pas question de réunir ces deux organismes jumeaux. « La dernière loi de financement de la Sécurité sociale a trouvé la martingale », continue Jean de Maillard, « elle a autorisé l’ACOSS à émettre à son tour des billets de trésorerie pour un montant de 65 milliards d’euros, un niveau historique jamais atteint. [...] Cela ne lui fera jamais que 91 milliards de déficit, qui s’ajoutent aux 93 milliards de la Cades ».

        N’oublions pas non plus l’endettement des hôpitaux à hauteur de 20 milliards d’euros selon la banque Dexia… l’emprunt de quatre milliards d’euros de 2010 pour financer les allocations chômage… ou l’annulation de la dette du Cameroun en 2009 de 1,2 milliard d’euros.

        On peut aussi se demander pourquoi la retraite des fonctionnaires n’est pas provisionnée. Certes « il ne s’agit pas d’une dette stricto sensu (il n’y a pas de bons du Trésor émis sur cette dépense) mais d’un engagement que l’Etat a envers ses agents et qu’il doit (comme toute entreprise) évaluer et provisionner », déclare Philippe Herlin dans son ouvrage France, la faillite ? »[Or], dans ses ‘Résultats et gestion budgétaire de l’Etat, exercice 2009′, la Cour des Comptes estime en mai 2010 les ‘engagements de retraite des fonctionnaires et des militaires’ à 60% du PIB, soit 1 200 milliards d’euros. Pour l’instant, Bruxelles n’a pas demandé à la France des les intégrer dans sa dette publique »…

        Maintenant que nous avons toutes ces données, refaisons les comptes… ou plutôt, voyons ce qui n’y figure PAS :

        8,7 milliards d’euros (SAAD)
        + 27,8 milliards d’euros (RFF)
        + 55 milliards d’euros (conversion des 77 milliards de dollars SFEF)
        + 93 milliards d’euros (CADES)
        + 91 milliards d’euros (ACOSS)
        + 20 milliards d’euros (hôpitaux)
        + 4 milliards d’euros (allocations chômage)
        + 1,2 milliard d’euros (dette du Cameroun)
        + 1 200 milliards d’euros (retraites fonctionnaires)

        = 1 500,7 milliards d’euros

        A cela s’ajoutent les montants des taux d’intérêts, l’accumulation de la dette et tout ce qui nous est encore dissimulé. On nous dit que la dette publique de la France est de 1 789,4 milliards d’euros.
        Selon les calculs ci-dessus, elle est quasiment double, soit plus de 3 290,1 milliards d’euros !

        Il faut en plus rajouter à cela les engagements européens — rien que pour le fameux FESF (Fonds de solidarité européenne), la France avait accordé une garantie maximale initiale de 111 milliards d’euros… qui a été portée à 159 milliards d’euros en 2011 !

        Autrement dit, l’Etat est le premier à nous dissimuler les chiffres. A partir de là, on peut commencer à douter de sa crédibilité lorsqu’il annonce ne jamais pouvoir faire faillite……

  38. Tom dit :

    La crise marque-t-elle la fin d’un certain système néolibéral ? C’est la question que pose Philippe Meyer à ses invités tout au long de cette émission spéciale consacrée au décryptage de la crise.

    http://www.pluzz.fr/voyage-au-bout-de-la-crise.html

    Ce qui est sûre, plus la finance est libéralisée plus on va vers des bulles spéculatives (internet, immobilière…). Pourquoi donc a-t-on sauvé les banques spéculatives ? Il fallait les laisser se mettre en faillite ! D’où un retour à une séparation des banques de dépôts et des banques spéculatives.

    • Patrick dit :

      Egon Von Greyerz est fondateur de Matterhorn Asset Management et membre du conseil d’administration de Goldbroker.com. Ses conseils :

      "La crise va nous amener à une totale destruction de richesses dans les années à venir. Le système bancaire est actuellement en faillite dans le monde entier. Si on valorisait leur dette toxique à valeur marché, aucune grande banque ne serait debout aujourd’hui. Actuellement les gouvernements reporte le problème par plus d’impression d’argent. Mais ces morceaux de paier sont sans valeur. Oui la situation mondiale est dramatique, les banques sont en faillite, les gouvernements aussi !

      Mais l’or ne risque pas de créer une bulle. Il ne représente qu’1% des actifs financiers mondiaux. Ce n’est pas l’or qui monte mais les monnaies papier qui baissent. L’or ne fait que maintenir son pouvoir d’achat. Aussi est-il préférable d’investir à plus de 80% en or réel mais en dehors du système bancaire et dans ses propres coffres. Le prix de l’or actuel de 1 700$/l’once ne peut que monter. "

      • Benoit dit :

        Ce qui n’empêche pas pour l’instant d’être pour 2012 une excellente année pour les milliardaires :

        Selon le "Bloomberg Billionaires Index", la richesse globale des 100 plus grosses fortunes du monde a progressé de 241 milliards de dollars en 2012 pour atteindre 1.900 milliards de dollars. Sur les 100 personnalités figurant au palmarès, seules 16 ont vu la valeur de leur patrimoine reculer l’an dernier. Le Brésilien Eike Batista, est notamment le grand perdant du millésime, avec 10,1 milliards de dollars perdus, à 12,4 milliards de dollars.

        A l’inverse, Amancio Ortega, le fondateur d’Inditex, est le grand gagnant de l’année écoulée, sa fortune augmentant de 22,2 à 57,5 milliards de dollars, grâce notamment au bond du titre du propriétaire de Zara (+66,7% pour Inditex en 2012). Carlos Slim, le magnat mexicain des télécommunications qui contrôle America Movil, reste l’homme le plus riche de la planète avec une fortune estimée à 75,2 milliards de dollars (+13,4 Mds$ ou 21,6% en 2012).

        Bill Gates, 57 ans, pointe toujours en seconde position avec un gain de 7 milliards de dollars l’an passé et une fortune évaluée à 62,7 milliards de dollars. Il devance Amancio Ortega, Warren Buffett (47,9 Mds$) et le fondateur d’Ikea, Ingvar Kamprad, dont le patrimoine est évalué à 42,9 Mds$ (+16,6%).

        Le premier français de la liste, Bernard Arnault, a profité de la très belle performance de l’action de son groupe LVMH (mais aussi Christian Dior) pour voir sa fortune progresser de 39% à 28,8 milliards de dollars. Il est désormais le neuvième homme le plus riche du monde…

        http://www.boursier.com/actualites/economie/fortune-des-milliardaires-toujours-plus-riches-en-2012-18038.html

      • Andrée dit :

        L’Allemagne l’a compris ! La décision de la « Buba », la Banque centrale allemande, de rapatrier d’ici à 2020 la totalité de l’or allemand entreposé dans les caves de la Banque de France (374 tonnes), ainsi qu’une partie (300 tonnes environ) de ses réserves dormant dans celles de la Réserve fédérale américaine en est une confirmation.

        Interrogé par le quotidien britannique « The Daily Telegraph », Jim Sinclair, spécialiste du marché de l’or, a été catégorique. Il ne s’agirait rien de moins que du « dernier avertissement pour les investisseurs: gardez vos barres métalliques sous contrôle physique plutôt que de vous appuyer sur des contrats “papier” ». Pas avare en symbole, le trader explique: « L’histoire retiendra la date de cette décision comme étant le début de la fin du dollar américain comme monnaie de réserve. »

        C’est aussi un acte politique majeur: l’Allemagne reprend possession de ses biens que, après la Deuxième Guerre mondiale, la RFA (la République fédérale d’Allemagne ou Allemagne de l’Ouest) avait mis à l’abri dans des « pays amis » dans le contexte de la guerre froide de crainte que l’Allemagne de l’Est et son « grand frère » soviétique ne cherchent à s’en emparer.

  39. Atlas dit :

    Entretien avec Michel Drac – Enjeux géopolitiques pour l’avenir

    Un système satanique…. Si vous vous faites happer la dedans, vous êtes mort !

  40. Tom dit :

    Mai 1992, Philippe Seguin prononce une longue et virulente diatribe contre le projet de monnaie unique. Ses critiques s’articulent sur quatre points :

    – La monnaie unique n’amène presque rien par rapport au Système Monétaire Européen de change fixe ajustable mais il a l’immense inconvénient d’être presque irréversible et de faire perdre à la France toute forme de souveraineté à propos de sa politique monétaire
    – L’indépendance de la Banque Centrale et son aspect supranationale la rend démocratiquement incontrôlable et irresponsable. Le grand nombre de nation présente au sein de l’Euro rend extrêmement difficile toute réforme postérieure à l’adoption du traité de Maastricht
    – Une monnaie unique implique à termes une harmonisation fiscale et sociale et donc un gouvernement économique commun. L’euro rend inévitable une gouvernance supranationale et technocratique de la société française.
    – L’euro va consacrer la sous-évaluation (déjà) artificielle du Mark

    On nous dit que la monnaie unique est la clé de l’emploi. On nous annonce triomphalement qu’elle créera des millions d’emplois nouveaux – jusqu’à cinq millions, selon M. Delors, trois ou quatre, selon le Président de la République. Mais que vaut ce genre de prédiction, alors que, depuis des années, le chômage augmente en même temps que s’accélère la construction de l’Europe technocratique ? Par quel miracle la monnaie unique pourrait-elle renverser cette tendance ? En vérité, tout ce que notre économie doit d’incontestablement positif à la construction européenne, c’est la fin du protectionnisme intracommunautaire, ce qui n’a rien à voir ni avec I"harmonisation à tout prix ni avec la monnaie unique.

    On nous dit que les risques cambiaires tendent à limiter les transactions. Mais les échanges internationaux n’ont souffert d’aucun ralentissement notable après la généralisation des changes flottants, moyennant la mise au point de techniques de couverture fort élaborées.

    On nous dit que la monnaie unique va favoriser nos exportations, mais les échanges intra-européens sont déjà considérables et l’unification de la monnaie ne supprimera pas les risques de fluctuation vis-à-vis du dollar et du yen. Mieux : dès lors qu’il y aura trois pôles monétaires comparables, les arbitrages triangulaires iront se multipliant, avec tous les risques de change y afférent.

    On nous dit que la monnaie unique favorisera les investissements français dans les autres pays de la Communauté. Or aucune statistique ne permet de conclure à un effet significatif du risque de change sur I’investissement.

    On nous dit que la monnaie unique fera économiser d’énormes coûts de transaction, mais personnes n’est réellement capable d’évaluer ces coûts.

    M. Rocard nous dit que la France ne vivra plus dans la hantise de voir se détériorer sa balance des paiements avec les autres pays d’Europe. Et il nous prédit que la monnaie unique mettra fin à ce genre d’archaïsme, entrave à la croissance. Mais qui donc est obsédé par le solde des paiements courants sinon ceux-là mêmes qui confondent les conséquences et les causes, qui confondent les écritures comptables avec les mécanismes économiques et qui sont paralysés par des contraintes imaginaires ? Comment peut-on penser en effet que la balance des paiements est en elle-même une contrainte économique bien réelle et croire qu’il suffit de ne plus libeller les transactions que dans une seule monnaie pour qu’elles s’envolent miraculeusement ?

    On nous dit que la monnaie unique fera baisser tes taux d’intérêt, mais cela est plus que douteux dès lors qu’il va falloir intégrer des pays plus sujet à l’inflation et ensuite tout dépendra de la politique de la Banque centrale européenne qui sera indépendante, c’est-à-dire incontrôlable.

    On dit encore, en effet, que la monnaie unique entre les mains d’une banque centrale indépendante permettra de mieux assurer la lutte contre I’inflation : mais nul ne peut garantir que les dirigeants de cette banque, qui n’auront de comptes à rendre à personne, feront toujours la meilleure politique possible! Ou alors doit-on considérer l’irresponsabilité comme le gage le plus sûr de l’efficacité ? L’expérience de la FED aux États-unis est-elle à cet égard concluante ? Le comportement actuel de la Bundesbank est-il si encourageant ? Certes non, d’ailleurs les plus grandes figures de l’orthodoxie monétaire, comme l’Américain Milton Friedman ou le Français Maurice Allais, sont farouchement opposés au principe de l’indépendance de la banque centrale.

    Que répondre à ceux qui nous disent qu’en acceptant de participer au SME, notre pays a déjà renoncé à sa souveraineté dans ce domaine? Que c’est oublier un peu vite qu’il existe des marges de fluctuation significatives. Que nous gardons, c’est vrai, la possibilité de dévaluer si nous le décidons et que nous pouvons sortir du système si nous le jugeons nécessaire. Que, dans le SME, la France choisit librement les contraintes qu’elle s’impose jusqu’à ce qu’elle décide de s’en affranchir. Au contraire, avec la monnaie unique, nous abandonnons définitivement ou presque le droit de choisir notre politique monétaire. Toute la différence est là ! Alors on objecte encore que, même si elle le voulait, la France ne pourrait pas exercer sa souveraineté, qu’elle n’aurait d’autre possibilité que celle de s’aligner sur les décisions des autorités allemandes afin d’éviter la fuite des capitaux flottants et l’effondrement de sa monnaie. C’est oublier, me semble-t-il, que le maintien à tout prix d’une parité arbitraire entre le franc et le mark est un choix politique qui n’a rien d’inéluctable. C’est oublier qu’une monnaie qui ne se maintient qu’en s’appuyant sur des taux d’intérêt réels exorbitants ne peut pas être considérée comme une monnaie forte et qu’en adoptant une telle politique, la France a permis d’accentuer la sous-évaluation du mark au sein du SME où tous les experts s’accordent pour constater qu’il est déjà sous-évalué depuis 1979, ce qui est un comble puisque nous donnons ainsi à l’Allemagne une prime supplémentaire de compétitivité. Et quand j’entends dire, comme hier, qu’on veut réévaluer le franc par rapport au mark, je me demande si on ne nage pas en pleine folie !

    En tout cas, rien n’impose aujourd’hui à la France la politique monétaire qu’elle s’est choisie, qui joue au détriment des salariés, qui disqualifie les investissements à long terme et qui a des effets tellement désastreux sur l’activité qu’ils finiront de toutes les façons par faire fuir les capitaux étrangers. Et puisque rien n’impose à la France cette politique, rien ne l’empêche non plus d’en changer !

    Une véritable codécision exigerait l’unanimité, ce qui, bien sûr, paralyserait une institution qui doit en permanence composer avec la conjoncture, les décisions seront donc prises à la majorité, non par des représentants des États, mais par des personnalités indépendantes, qui ne recevront pas d’ordre de leurs gouvernements respectifs. Donc, la France, en tant qu’État, n’aura absolument aucune part à l’élaboration de la politique monétaire. C’est cela, sans doute, qu’on appelle la « souveraineté partagée ». Curieux partage qui tendrait à priver la France de toute liberté de décision !

    Et ne négligeons pas les conséquences de ce qui se prépare : conséquences économiques et conséquences politiques. Conséquences économiques d’abord. Il n’est de politique économique cohérente que dans la mesure où elle dispose de l’ensemble des moyens d’intervention sur l’économie : budget, fiscalité, actions structurelles en faveur des entreprises, monnaie. L’aliénation de notre politique monétaire entraîne donc l’impossibilité de conduire une politique économique autonome, processus que l’Union économique et monétaire reconnaît d’ailleurs, en le qualifiant joliment de « convergence ».

    Dès lors, le processus de l’union économique et monétaire mérite des commentaires :

    La normalisation de la politique économique française implique à très court terme la révision à la baisse de notre système de protection sociale, qui va rapidement se révéler un obstacle rédhibitoire, tant pour l’harmonisation que pour la fameuse « convergence » des économies. Quand on lit les accords de Maastricht, on ne voit pas très bien où est le progrès social! On voit bien, en revanche, qu’on ouvre la porte à l’harmonisation, c’est-à-dire à un processus où, comme en matière fiscale, on cherchera au mieux à se mettre d’accord sur une moyenne plutôt que sur un optimum et où, chaque fois que nous voudrons faire une innovation dans notre législation sociale, il faudra aller demander la permission de nos partenaires.

    De plus, dans un territoire donné, s’il n’existe qu’une seule monnaie, les écarts quelque peu significatifs de niveau de vie entre les régions qui le composent deviennent vite insupportables. L’expérience des États fédéraux, mais aussi celle de la réunification allemande devraient dissiper tous les doutes à ce sujet. Or, si l’on veut, comme l’affirme le traité, imposer une monnaie unique à tous les pays membres, un effort colossal devra être consenti pour réduire les écarts actuels, qui sont immenses, un effort colossal sans commune mesure avec ce que nous réclame présentement Jacques Delors pour doter ses fonds de cohésion. Il sera sans doute nécessaire de porter progressivement, comme le pensent assez raisonnablement, me semble-t-il, certains experts, le budget communautaire jusqu’à 10 p. 100 du produit national brut, c’est-à-dire huit fois plus qu’aujourd’hui. On n’imagine pas un budget de cette ampleur sans un contrôle politique. Cela ne s’est jamais vu. Il faudra donc bien qu’un Parlement européen vote le budget comme un parlement national et qu’un gouvernement, responsable devant lui, l’exécute. C’est ainsi que la nécessité budgétaire engendrera tout naturellement les organes fédéraux appelés à gérer un gigantesque système centralisé de redistribution à l’échelle de la Communauté. Et puisqu’il s’agira de redistribuer, ce sera bien entendu aux pays les plus avancés d’en supporter la charge. C’est dire combien la France devra payer, elle dont la contribution nette à la Communauté s’élève déjà, d’après la commission des finances du Sénat, à 25 milliards de francs pour 1991.

    C’est ainsi que la France, qui ne trouve déjà plus les moyens de financer pour son propre compte une vraie politique d’aménagement du territoire et d’aménagement urbain, devra demain engager des ressources considérables pour financer l’aménagement du territoire de ses voisins ! C’est ainsi que la France, qui verse déjà un tribut à la réunification allemande sous la forme de taux d’intérêt exorbitants, devra demain débourser une deuxième fois pour l’Allemagne de l’Est par le biais de sa contribution au budget communautaire…

    http://revolution-monetaire.blogspot.fr/2011/11/quand-phillipe-seguin-disait-non-leuro.html

  41. Otho dit :

    Que pourrait-on faire pour éviter le crash ultime selon Pierre Larrouturou ?

    D’abord il faut bien avouer que nos politiques n’ont fait que de nous mentir. La situation est bien plus grave ! Et cela depuis plusieurs années. Le mois de juillet 2011 par exemple, n’a-t-il pas eu 519 000 chômeurs de plus ? Bien sûre, 492 000 sont sortis des listes au même moment. Ce qui ne fait que 27 000 de sans emplois en plus ! Que sont-ils devenus les autres ? La moitié d’entre eux ont retrouvé un travail. Le reste est soit en fin de droits, soit au RSA ou soit avec un conjoint ayant un revenu correct. Mais parmi ceux qui ont été chanceux, 16% bénéficie d’un CDI à temps plein ou partiel. Et 60% d’un contrat de moins d’un mois.

    Alors doit-on continuer à soutenir la dette pour maintenir un peu de croissance ou stopper les déficits pour mieux retomber en récession ? Aucune des deux solutions n’est envisageable. D’où la crainte de certaines banques qu’un effondrement global arrive !

    Elles n’ont pas tort d’avoir peur quand on voit que la dette américaine représente plus de 350% de son PIB ! C’est-à-dire le double du pic de 1929 ! La Chine n’est pas mieux lotie quand on sait qu’elle dépend essentiellement de l’exportation et des investissements. La consommation des ménages chinois ne représente que 28% du PIB contrairement à la France 60% ou les USA 70% ! Quand la Chine s’est mise à baisser économiquement, elle a octroyé des facilitées de prêts. La dette privée s’est mise à monter jusqu’à 30% et celle publique 14%. C’est-à-dire 44% qu’il faut mettre en parallèle avec les 3% demandé chez nous par le traité de Maastricht. Sans parler de la bulle immobilière qui est énorme et qui quand elle va exploser, mettra des millions de personnes au chômage. En Espagne, alors qu’elle était moins importante, son chômage a triplé en l’espace de 3 ans.

    Mais pour revenir aux USA, au 1er trimestre 2011, sa dette avait augmenté de 380 milliards ce qui s’est traduit par une augmentation de son PIB de 50 milliards. Il est facile à comprendre pourquoi le plus grand obligataire du monde Pimco Total Return s’est débarrassé de toutes ses obligations du Trésor américain.

    Mais pourquoi donc faut-il toujours plus de dettes alors que pendant 30 ans, les pays fonctionnaient sans en avoir ? L’arrivée au pouvoir des néolibéraux, qui avait comme grand prêtre Milton Friedman, , les idées de liberté des années 68, sont certainement à l’origine de ce déséquilibre du système. Pourquoi avoir fait tant de cadeaux aux plus riches et avoir dérégulé le marché du travail, permettant ainsi la baisse des salaires ? Ceux-là représentaient (salaires + cotisations sociales) 67% du PIB pour être aujourd’hui à 57%. Ford avait pourtant compris après guerre qu’il était primordial d’augmenter les salaires en même temps que la productivité. Autrement les clients se raréfiaient. Pourquoi donc avoir augmenté la part des actionnaires au dépend des travailleurs ?

    Car qu’ont-ils fait ces salariés ? Ils n’ont pas diminué leur train de vie mais ils se sont endettés. En 2003, la BRI (banque des règlements internationaux ou la banque centrale des banques centrales) prévoyait déjà une récession mondiale, expliquant que ce qui allait au salaire était trop faible pour maintenir la consommation. En Chine, c’est bien entendu pire. L’ouvrier est particulièrement sous payé !
    Arrive 2008. Tout le monde se met à parler de la crise du capitalisme. Les néolibéraux prêchent pour qu’en Grèce par exemple, on supprime l’état providence. Pourtant, depuis les années 70, si on avait gardé le quota salarié-actionnaire de 67%, c’était 150% du PIB qui au lieu d’aller dans les poches des salariés sont allés dans celles des marchés financiers. Ou aux 0,2% des plus riches de la planète. Leur fortune correspond pratiquement à ces 150% de PIN ! Le niveau des inégalités est devenu bien plus important que dans les années 20.

    La solution au problème actuel n’est donc pas l’austérité mais plus de justice sociale. Il faut garantir un travail et un salaire décent aux citoyens. Cette crise est culturelle. C’est une crise des valeurs ! Une telle cupidité doit s’arrêter. Il faudrait un second Bretton Woods. Ou faire comme à Philadelphie ! Donner priorité à l’emploi et à plus de justice sociale. Le travail n’est une marchandise. Il doit y avoir un salaire minimum vital.

    On ne rêve aujourd’hui que de croissance. Mais celle-ci n’est pas forcément synonyme de plein emploi, comme on l’avait déjà vu avant la crise des subprimes. N’est-il pas étonnant de constater qu’aux USA, la moyenne horaire par semaine est de 33 h (tous emplois confondus) ? En Allemagne elle est de 30 h ! Tout cela grâce aux gains de productivité ! Le Japon depuis 1992, n’arrive pas à avoir 1% de croissance. Alors qu’il investit 3% de son PIB à la recherche. D’autre part, nos ressources naturelles ne sont pas illimitées ! La croissance ne peut donc pas l’être.

    Le PIB de l’Europe c’est plus de 12 000 milliards d’euros. Celui de la Chine 4 000 milliards. La première puissance économique mondiale a un pouvoir de négociation. Pourquoi ne l’utilise-t-elle pas ? Elle pourrait exiger que la Chine respecte les 22 conventions sociales qu’elle a signées (semaine de 44 h, journée de 8, salaire décent….) Elle pourrait demander à ce qu’on sépare les banques de dépôts des banques d’affaires ! Mettre en place la taxe Tobin (une sorte de TVA sur les obligations : 0,1%). Si elle l’avait déjà mise en place, elle n’aurait pas eu de soucis à trouver de l’argent pour la Grèce ! En caisse elle aurait eu plus de 300 milliards ! Boycotter ou sanctionner les banques qui travaillent avec des paradis fiscaux, en n’empruntant plus avec elles. Ce serait de 1 à 2% de PIB de gagné ! Supprimer les baisses d’impôts que la droite et la gauche autorisent depuis dix ans. En France, les caisses se retrouveraient avec 100 milliards. Et comme elle a un déficit de 95 milliards, elle aurait ainsi un excédent de 5 ! D’autre part, comment cela se fait qu’une banque qui a besoin d’argent l’emprunte à 1% auprès de sa banque centrale, alors qu’un pays peut aller jusqu’à payer de 5 10% ? C’est l’étrangler volontairement ! Pourquoi ne pas rééchelonner les anciennes dettes à 1% auprès de la banque européenne ? D’autre part, l’Europe doit-elle s’occuper de tout ? N’aurait-elle pas intérêt à s’inspirer de l’Inde ?

    Il faut donc changer l’Europe. Et lui prévoir un contrat social ! Car même en Allemagne 10% des salaires les plus bas représentent 260 € mensuel ! Les 10% suivants 640 €. Et seulement 20% des Allemands n’ont pas eu un revenu ayant diminué sur 10 ans ! Il est donc temps d’agir, mais nos hommes politiques sauront-ils à la hauteur de la tâche ? On en doute !

  42. Anne dit :

    Jusqu’où allait la tricherie de la FED ?

    il n’y aurait que 467 tonnes d’or sur les 8133 annoncées dans les coffres de la Fed !

    http://www.silverdoctors.com/treasury-dept-releases-findings-of-ny-fed-gold-audit-states-gold-more-pure-than-previously-thought/

    D’où les 7 ans demandés pour rendre l’or de l’Allemagne !

    • Line dit :

      L’or ne peut que monter ! Car la banque centrale américaine ne peut plus stopper ses Q.E., donc le dollar va continuer à perdre de sa valeur !

  43. Ursule dit :

    L’escroquerie des banques expliquée avec Eric Laurent (qui a écrit le livre "la face cachée des banques") ou quand le marché financier américain imposait sa loi et son rythme à l’Europe et au reste du monde….

  44. Patrick dit :

    La situation en Europe va vite devenir dramatique. Même dans des petits pays tels que la Belgique. Celle-ci est endettée de plus de 380 milliards d’euros, ce qui équivaut à son PIB annuel. Et tous les ans, il faut payer aux créanciers 45 milliards. Des créanciers qui sont pour 97% de grandes institutions financières. Pourtant les dépenses publiques sont stables depuis au moins 30 ans. Les Belges ne vivent donc pas au dessus de leur moyen. Et malgré les plans d’austérité multiples, la dette continue à exploser. On assiste à un véritable système de pompage du bas vers le 1% les plus riches. Et cela sous les ordres d’une troïka : la communauté européenne, le FMI et la BCE.

    On a l’impression qu’il y a là, volonté de faire disparaître tous les acquis sociaux si chèrement acquis. On a même enlevé le ministère de la culture au Portugal ! La seule solution est de supprimer cette dette. Car le peuple est bien plus important que des institutions financières. Et il n’est pas normal de laisser la démocratie disparaître. Tous les parlements nationaux ont été dépossédés de leur pouvoir au profit de gens non élus qui ont pris en main les budgets des états.

    Cette politique nous envoie dans le mur. La seule solution pour le peuple, suspendre les paiements et demander un audit citoyen sur ces dettes ! Il ne faut pas laisser les partisans d’Adam Smith gagner ! Celui qui disait : "Tout pour nous même et rien pour les autres".

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