Les 3 secrets et la descendance davidique de Jésus et des rois de France :

 

Dans le troisième secret de Fatima, il y avait, d’après le Cardinal Cerejeira, Patriarche de Lisbonne, quelque chose concernant la France. Mais, il n’en dévoila pas plus. Cela avait certainement un rapport avec le Grand Monarque.

 

L’ascendance davidique des Rois de France est connue  et ce Grand Monarque accompagné du Saint Pape sont depuis longtemps annoncés…

http://catholiquedu.free.fr/2012/AscendanceDavidiqueDeFrance.pdf

Et cela bien avant les prophèties du XIXème siècle et particulièrement celles de Marie Julie Jahenny.

Comme avec le Prophète Jérémie  (chapitre XXIII) : « Voilà, que les jours viennent, dit le Seigneur, et Je susciterais dans la maison de David le germe de la justice ; un roi règnera et il sera sage et il rendra le jugement et la justice sur la terre. »

Et le Prophète  Ezéchiel (chapitre XXXVII) : « Je n’en ferai plus qu’un seul peuple sur la terre…et un seul Roi les commandera à tous…un seul pasteur les conduira. »

Selon le Vénérable Barthélémy Holzhauser (1613-1658) : « Bien que dans le cinquième âge, tout est dévasté par la guerre, que les catholiques sont opprimés…que les monarques sont tués et que tous les hommes conspirent à ériger des républiques, il viendra ce Roi puissant qui les détruira et emploiera son zèle pour la vraie Eglise du Christ… L’Empire des Turcs sera brisé, et ce Monarque règnera en Orient et en Occident. La paix règnera dans tout l’univers, parce que la puissance divine liera Satan. » (Il voyait l’Antéchrist naître au milieu du XXème siècle en Palestine et devenir le Messie attendu des Juifs qui ne reconnaissent pas Jésus)

Lors du Baptême et du sacre de Clovis, Saint Rémi adressait déjà cette allocution prophétique : « Apprenez que le royaume de France est prédestinée par Dieu à la défense de l’Eglise romaine… Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes, il embrassera les limites de l’empire romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre…Il durera jusqu’à la fin des temps…Il sera victorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la Foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. » Pour l’instant, le royaume de France n’est jamais passé sous une domination étrangère et son peuple n’a jamais été réduit à servir d’autres peuples.

La Bible annonçait que la Maison de David serait transplantée en Occident ; elle l’a été, en effet, dans la Maison Royale de France. C’est ainsi que seule celle-ci, dans ses branches successives par ordre de primogéniture mâle, est l’héritière du droit d’aînesse, par la lignée mâle, et cette Maison Royale a seule hérité validement et donc légalement du sceptre, car la Maison Royale d’Angleterre ne descend de la Maison d’Israël et de Juda que par les femmes, alors que la Maison Royale de France en descend par la primogéniture mâle.

 

C’est dans cette vision des choses qu’il faut comprendre les 3 secrets cités par la Vierge à Marie Julie Jahenny. On en eut connaissance grâce à  sœur Marie France (Mlle Marcelle Lanchon 1891-1933) qui fut favorisée d’apparitions.

« La France ne s’appellera plus la France mais la Nouvelle-France. Ce sera grâce à la Bretagne qu’elle ne sera pas maudite de Dieu. On se demandera longtemps pourquoi il resta une feuille verte sur la branche morte de la France. Versailles, qui portera comme devise « entre ciel et terre », verra la Vierge Marie intronisée Reine de France, par le Roi du Sacré Cœur. Celui-ci viendra à pied aux grilles du château et remettra sa couronne au roi Louis XVI, et le diadème à Marie Antoinette, devant le peuple de France en si mauvaise santé qu’il en aura les larmes aux yeux. Ce roi ressemblera plus à un prêtre qu’à un monarque. Il fera reconstruire ses cathédrales avec l’aide de toutes les nations. »

 

Le premier secret :

Avec la venue du Christ, il eut à cette époque une scission chez les hébreux. Les tribus qui suivirent le Sauveur immigrèrent en Bretagne ! C’est ainsi que cette terre en reçut un grand nombre. Les bretons descendent de la lignée la plus lumineuse dont sont issus Sainte Anne et Saint Joachin (les parents de la Vierge Marie), en passant par les patriarches jusqu’au roi David. La Bretagne est l’âme de la France, la Nouvelle Jérusalem !

 

Le second secret :

C’est maintenant à la Bretagne que revient la légitimité, le droit d’aînesse, la primogéniture. Le Roi qui sera offert à la France sera Roi de Bretagne. Ses ancêtres régnèrent sur la France et  la Bretagne.  Il sera apparenté à la famille de Nazareth.

 

Le troisième secret :

L’Arche d’Alliance dont parle la bible fut transportée par cette lignée sainte sur la terre de Bretagne. Et elle porte toujours en elle la puissance du Père Éternel, la puissance de sa parole par les 10 commandements. (Cela n’est bien entendu pas l’avis des archéologues) :

http://www.dailymotion.com/video/xqxfjl_le-secret-de-l-arche-d-alliance_news

http://www.youtube.com/watch?v=Uy_GtRWMopM

 

N’est-il pas étonnant de voir qu’au XXème,  ce désir de voir apparaître ce Roi Sauveur, ne se soit pas émoussé ?

Il semblerait que non. Sans doute que des livres tels que « Le Foulard de sang » de Jean-Louis Foncine, qui marquèrent une génération d’adolescents,  le firent renaître :

« Un jour, des jeunes à l’âme noble eurent l’idée de créer entre eux une sorte de fraternité secrète, qui s’apparentait aux ordres chevaleresques de jadis. Comment cette fraternité devait se sceller dans le sang, durant la grande tourmente de 1939-45, c’est ce qui est conté dans ce roman. »

 

 

On ne peut pas non plus oublier le Son et Lumière réalisé dans les années 80 en Bretagne, avec la participation de 500 jeunes, de 11 à 16 ans, et venant de toute la France : Vannes, Lorient, Nantes, Chevreuse, Aix en Provence, Chalon sur Saöne, Soissons,  Boulogne , St Etienne, Cressely etc…

La trame de leur histoire, telle que leur programme l’annonçait, démontre bien que le thème d’un Roi Sauveur devant sauver la France n’était toujours pas oublié !

« J’ai raconté ici de l’histoire étrange des Enfançons du Grand Monarque ce que j’en pouvais conter. Il est bien vrai que des jeunes de huit, douze, quinze ans se soient rassemblés un jour en une étonnante et secrète Confrérie, qui a essaimé en de nombreuses provinces françaises.  Si ce récit à l’allure bizarre d’une fresque inachevée, c’est que je ne me suis pas plus senti le droit de trahir des enfants que de trahir des morts. L’ordre dont toutes les origines et les rites seraient connus ne serait plus un Ordre secret. Je n’ai voulu éclairer que de brèves lueurs une tentative exaltante qui fut menée par des jeunes eux-mêmes et qui se situe au cœur du monde à venir parce qu’elle n’a d’autre talisman que l’honneur de servir. Ceux qui ont su garder une âme d’enfant comprendront cette histoire. »

 

 

Oui, l’idée d’un Grand Monarque continue à faire espérer ceux qui ne rêvent que d’un monde en paix sous la protection du Père des cieux.

 

Et les recherches entreprises sur le linceul de Turin, ne nous confirment-elles pas que ce temps béni pourrait arriver ? Les gens en ont tellement assez de ce règne du mensonge  !   

Un hasard très curieux a fait qu’une des taches de sang, qui s’est écoulée de la plaie faite par la lance et qui a ouvert le Cœur de Jésus, reproduise l’effigie de profil du Roi Louis XVI. Si ce linceul existe, n’est-ce pas parce qu’il ressuscita ? Ce profil n’est donc pas là  par hasard, il confirme la résurrection future de l’Eglise du Christ, grâce à un descendant de Louis XVI.  Ce roi martyr, qui fut le premier à consacrer son royaume et sa personne au Sacré-Cœur de Jésus !

 

A lire aussi :

http://effondrements.wordpress.com/2012/09/12/la-france-boira-la-lie-mais-un-roi-la-sauvera/

http://effondrements.wordpress.com/2012/09/17/autres-temoignages-confirmant-la-venue-du-grand-monarque/

 

 

 

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173 commentaires sur “Les 3 secrets et la descendance davidique de Jésus et des rois de France :

  1. Hercule dit :

    Benoît XVI
    (201.)

    Benoît XVI, 265e Pape, du 19 avril 2005 au 201…

    Devise 111 – « Gloria Oliviae » (De la gloire de l’olivier).
    Du fait des attaques médiatiques orchestrées dans l’ombre par les sociétés secrètes, l’olivier, mentionné dans cette devise, ne serait-il pas une référence à l’ultime épreuve de l’Eglise, Corps Mystique du Christ, (Catéchisme de l’Eglise Catholique – chapitre 675), c’est-à-dire un rappel au pressoir à olives du Jardin de Gethsémani. Beaucoup de prophéties annoncent cette épreuve de l’Eglise qui doit vivre sa Passion, l’exil du Souverain Pontife, la grande tribulation et la grande purification mondiale qui doivent précéder le triomphe final de l’Eglise sous les règnes du Saint Pontife Français et du Grand Monarque.

    Joseph Alois Ratzinguer est né, le 16 avril 1927 (Samedi saint), à Marktl am Inn, un village de Haute-Bavière proche de la frontière autrichienne, dans le diocèse de Passau (Allemagne) ; il a été baptisé le jour même. C’est une famille catholique, fervente et pratiquante, composée de ses parents, Joseph Ratzinger (1877-1959) et Maria Peintner (1884-1963), de sa sœur Marie et de son frère Georges. Son enfance fut marquée par son père, un officier de gendarmerie issu d’une vieille famille d’agriculteurs de Bavière du Sud, aux conditions économiques très modestes. Son père était viscéralement hostile aux nazis qu’il considérait comme des « criminels ». Sa mère était fille d’artisans de Rimsting, au bord du lac Chiem. Avant son mariage, elle travailla comme cuisinière dans divers hôtels.

    Son enfance et son adolescence se sont déroulées dans la petite ville de Traunstein, près de la frontière autrichienne, à trente kilomètres de Salzbourg. Dans ce cadre qu’il a lui-même qualifié de « mozartien », il reçut sa formation chrétienne, humaine et culturelle. La foi et l’éducation reçue dans sa famille l’avaient préparé à affronter la dure expérience des temps où le régime nazi entretenait un climat de forte hostilité contre l’Église catholique. Le jeune Joseph vit ainsi les nazis frapper de coups le curé de sa paroisse peu avant la célébration de la Messe.
    C’est dans cette situation complexe qu’il découvrit la beauté et la vérité de la foi au Christ ; l’attitude de sa famille fut pour lui fondamentale, car elle donna un témoignage lumineux de bonté et d’espérance, enracinée qu’elle était dans une vive conscience de son appartenance à l’Église. Durant les derniers mois de la Deuxième guerre mondiale, il fut enrôlé dans les services auxiliaires de défense antiaérienne.

    De 1946 à 1951, il étudie la philosophie et la théologie à l’Institut supérieur de Freising et à l’Université de Munich.

    Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising. L’année suivante, il commence à enseigner à l’Institut supérieur de Freising.

    En 1953, il obtient son doctorat en théologie avec une thèse intitulée : « Peuple et maison de Dieu dans la doctrine de l’Église chez saint Augustin ». Quatre ans plus tard, sous la direction du renommé Professeur de théologie fondamentale Gottlieb Söhngen, il obtient son habilitation à l’enseignement avec une dissertation sur « La théologie de l’histoire chez saint Bonaventure ».
    Tout en exerçant ses charges de professeur de théologie dogmatique et fondamentale à l’Institut supérieur de philosophie et de théologie de Freising, il poursuit son activité d’enseignement à Bonn, de 1959 à 1963 ; à Münster, de 1963 à 1966 ; et à Tübingen, de 1966 à 1969. Au cours de cette dernière année, il obtient la chaire de dogmatique et d’histoire du dogme à l’Université de Ratisbone, où il exerce également la charge de vice-président de l’Université.

    De 1962 à 1965, il contribue de façon remarquable au Concile Vatican II en tant qu’expert ; il assiste le Cardinal Joseph Frings, Archevêque de Cologne, comme Conseiller théologique. Son intense activité scientifique l’amène à assumer d’importantes charges au sein de la Conférence épiscopale allemande et de la Commission théologique internationale.

    En 1972, avec Hans Urs von Balthasar, Henri de Lubac et d’autres grands théologiens, il lance la revue théologique « Communio ».

    Le 25 mars 1977, le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. Le 28 mai suivant, il est consacré archevêque. Il était le premier prêtre diocésain à assumer la charge pastorale de ce grand diocèse bavarois depuis quatre-vingt ans. Il choisit alors comme devise épiscopale la citation de la Troisième épître de Jean : "Cooperatores veritatis" (coopérateurs de vérité). Cette devise montre l’importance qu’il place dans la recherche de la vérité mais aussi la façon dont il envisage sa pastorale d’évêque. À cette occasion, il expliqua lui-même : « Il me semblait, d’une part, que cela soulignait le lien entre mon travail de professeur et ma nouvelle mission. Si les activités étaient différentes, il n’en demeurait pas moins que ce qui était en jeu c’était toujours suivre la vérité et être à son service. D’autre part, j’ai choisi cette devise parce que, dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui, on oublie presque complètement le thème de la vérité, tant cela paraît trop élevé pour l’homme, et pourtant, si la vérité vient à manquer, tout s’écroule ».

    Paul VI le créa cardinal au Consistoire le 27 juin de la même année avec le titre de « Santa Maria Consolatrice al Tiburtino ».

    En 1978, il prend part au Conclave qui se tient du 25 au 26 août et qui élit Jean-Paul Ier. Celui-ci le nomme son Envoyé spécial au IIIe Congrès mariologique international célébré à Guayaquil (Équateur), du 16 au 24 septembre. Au mois d’octobre de cette même année, il participe au Conclave qui élit Jean-Paul II.

    Il est rapporteur à la Ve Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, célébrée en 1980, sur le thème : « La mission de la famille chrétienne dans le monde contemporain ». Il est Président délégué à la VIe Assemblée générale ordinaire, célébrée en 1983, sur « La réconciliation et la pénitence dans la mission de l’Église ».

    Nommé par Jean-Paul II, le 25 novembre 1981, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et Président de la Commission biblique pontificale ainsi que de la Commission théologique internationale, il renonce au gouvernement pastoral de l’archidiocèse de Munich et Freising le 15 février 1982.

    Le 5 avril 1993, le Pape l’élève au rang de Cardinal-Évêque en lui confiant le siège suburbicaire de Velletri-Segni.
    Il fut Président de la commission qui a préparé le Catéchisme de l’Église catholique et qui, après six années de travaux (1986-1992), présenta au Saint-Père le nouveau Catéchisme.
    Le 6 novembre 1998, le Saint-Père approuva l’élection du Cardinal Ratzinger comme Vice-Doyen du Collège des Cardinaux, élection qui avait été faite par les Cardinaux de l’ordre des évêques. Le 30 novembre 2002, il approuva son élection comme Doyen ; lui conférant en plus, avec cette charge, le titre suburbicaire d’Ostie.
    En 1999, il est Envoyé spécial du Pape aux célébrations qui, le 3 janvier, marquent le XIIe centenaire de la création du diocèse de Paderborn, en Allemagne.

    Le 13 novembre 2000, il est devenu Académicien honoraire de l’Académie pontificale des Sciences.
    Dans la Curie Romaine, il fut membre du Conseil de Cardinaux et Évêques de la Secrétairerie d’État, Section pour les Relations avec les États ; membre des Congrégations suivantes : pour les Églises orientales, pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, pour les Évêques, pour l’Évangélisation des Peuples, pour l’Éducation catholique, pour le Clergé et pour les Causes des Saints.

    Il fut membre du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens et membre du Conseil pontifical pour la Culture ; membre du Tribunal de la Signature apostolique ; et aussi des Commissions pontificales pour l’Amérique latine, « Ecclesia Dei », pour l’Interprétation authentique du Code de Droit canonique, et pour la Révision du Code des Canons des Églises orientales.

    Le Cardinal Ratzinguer est élu Pape le 19 avril 2005 pour succéder à Jean-Paul II. Lors de son premier discours, il annonce au balcon de Saint Pierre :

    « …Priez pour que je ne me dérobe pas devant les loups ».

    Voici des extraits d’une interview du Cardinal Joseph Ratzinguer, accordé au Journal Italien "30 Giorni" dans son N°1 de 1999, et recueillie par Niels Christian Hvidt, concernant le problème de la prophétie chrétienne et intitulée "Le christianisme porte toujours en lui une structure d’espérance" :

    « Quand on prononce le mot "prophétie", la majeure partie des théologiens pense aux prophètes de l’Ancien Testament, à Jean-Baptiste ou à la dimension prophétique du Magistère. Le thème des prophètes est rarement abordé dans l’Église. Et pourtant, l’histoire de l’Église est constellée de figures prophétiques, qui ne seront canonisées que plus tard, et qui durant leur vie ont transmis la Parole, non comme leur parole, mais comme la Parole de Dieu. On n’a jamais mené de réflexion systématique sur ce qui constitue la spécificité des prophètes, sur ce qui les distingue des représentants de l’Église institutionnelle et sur la façon dont la parole révélée par eux se rapporte à la Parole révélée dans le Christ et transmise par les apôtres. Et effectivement, aucune véritable théologie de la prophétie chrétienne n’a jamais été développée et, de fait, les études sur ce problème sont extrêmement rares. Dans son activité théologique, le cardinal Joseph Ratzinger s’est occupé très tôt et de façon approfondie du concept de Révélation. Sa thèse de doctorat sur La Théologie de l’histoire de Saint Bonaventure a été ressentie à l’époque où elle a paru comme tellement novatrice qu’elle a été dans un premier temps rejetée. C’est que la Révélation était alors encore conçue comme un recueil de propositions divines et comme un ensemble de connaissances rationnelles. Or Ratzinger s’est aperçu au cours de ses recherches que, chez Bonaventure, la Révélation se réfère à l’action de Dieu dans l’histoire, histoire dans laquelle la vérité se révèle de façon progressive. La Révélation est une croissance permanente de l’Église dans la plénitude du Logos. Pour que son travail fût accepté, Joseph Ratzinger dut réduire et revoir notablement son texte. Depuis lors, il défend une conception dynamique de la Révélation : selon lui, "la Parole (Christ) est toujours plus grande que toute autre parole et aucune autre parole ne pourra jamais l’exprimer pleinement. Ou mieux, les paroles participent de la plénitude inépuisable de la Parole ; c’est grâce à celle-ci qu’elles s’ouvrent et donc croissent dans la rencontre avec chaque génération". On ne peut arriver à une définition théologique de la prophétie chrétienne que dans le cadre d’une telle conception dynamique de Révélation. En 1993 déjà, le cardinal Ratzinger déclarait qu’il était "urgent de mener une recherche approfondie pour établir ce que signifie être prophète". Nous avons donc demandé à rencontrer le cardinal Ratzinger pour parler avec lui du problème de la prophétie chrétienne. Dans l’histoire de la Révélation telle qu’elle apparaît dans l’Ancien Testament, c’est essentiellement la parole du prophète qui ouvre de façon critique le chemin de l’histoire d’Israël et qui l’accompagne sur tout son parcours. Que pensez-vous de la prophétie dans la vie de l’Église ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Arrêtons-nous avant tout un moment sur la prophétie dans l’Ancien Testament. Pour éviter tout malentendu, il sera utile d’établir avec précision ce qu’est vraiment le prophète. Le prophète n’est pas un devin. La caractéristique essentielle du prophète n’est pas de prédire les événements futurs ; le prophète est celui qui dit la vérité en vertu de son contact avec Dieu ; la vérité pour aujourd’hui qui, naturellement, éclaire aussi l’avenir. Il ne s’agit pas de prédire l’avenir dans tous ses détails, mais de rendre présente, en ce moment, la vérité de Dieu et d’indiquer le chemin à prendre. En ce qui concerne Israël, la parole du prophète a une fonction particulière, en ce sens que la foi est entendue essentiellement comme espérance en Celui qui viendra. Car une parole de foi réalise toujours la foi, dans sa structure d’espérance surtout, elle soutient l’espoir et le fait vivre. Il est également important de souligner que le prophète n’est pas celui qui parle de l’apocalypse, contrairement à ce qu’il peut sembler, il ne décrit pas essentiellement les réalités ultimes, mais il aide à comprendre et à vivre la foi comme espérance. Même si le prophète doit proclamer dans le temps la Parole de Dieu et la présenter comme si c’était une épée tranchante, il n’est pas nécessairement, pour autant, celui qui critique le culte et les institutions. Contre le malentendu et l’abus de la Parole et de l’institution, il a le devoir de montrer la prétention vitale de Dieu ; il serait cependant erroné de voir dans l’Ancien Testament une dialectique purement antagoniste entre les prophètes et la Loi. Étant donné qu’ils viennent, les uns comme l’autre, de Dieu, prophètes et Loi ont une même fonction prophétique. C’est là pour moi un point extrêmement important parce qu’il nous conduit au Nouveau Testament. À la fin du Deutéronome, Moïse est présenté comme un prophète et il se présente lui-même comme tel. Il annonce à Israël : "Dieu t’enverra un prophète comme moi". Que signifie "un prophète comme moi ?" Toujours selon le Deutéronome – et je considère qu’il s’agit là du point décisif – la particularité de Moïse consiste en ce qu’il parle avec Dieu comme avec un ami. Je verrais volontiers le coeur ou la racine de l’élément prophétique dans ce "face à face" avec Dieu, dans ce fait de "converser avec Lui comme avec un ami". Ce n’est qu’en vertu de cette rencontre directe avec Dieu que le prophète peut parler dans le temps.

    Comment le concept de prophétie se rapporte-t-il au Christ ? Peut-on dire que le Christ est un prophète ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Les Pères de l’Église ont conçu la prophétie du Deutéronome mentionnée précédemment comme une promesse du Christ, conception que je partage. Moïse dit : "Un prophète comme moi". Il a transmis à Israël la Parole et il a fait de celui-ci un peuple ; par son "face à face" avec Dieu, il a accompli sa mission prophétique, il a conduit les hommes à leur rencontre avec Dieu.
    Tous les autres prophètes sont au service de cette prophétie et doivent toujours et de nouveau délivrer la Loi de sa rigidité et la transformer en un chemin de vie. Le vrai Moïse, le Moïse le plus grand, c’est donc justement le Christ, lequel vit "face à face" avec Dieu, parce qu’il en est le Fils. On entrevoit dans ce rapport entre le Deutéronome et l’avènement de Jésus-Christ un point dont l’importance est extrême pour comprendre l’unité des deux Testaments. Le Christ est le Moïse vrai et définitif qui vit réellement "face à face" avec Dieu en tant que Fils. Il ne nous conduit plus simplement à Dieu à travers la Parole et les préceptes, mais il nous emmène avec lui, par sa vie et sa passion, et, par l’incarnation, il fait de nous le Corps du Christ. Cela signifie que la prophétie est radicalement présente aussi dans le Nouveau Testament. Si le Christ est le prophète définitif parce qu’il est le Fils, grâce à la communion avec le Fils, la dimension christologico-prophétique entre aussi dans le Nouveau Testament.

    Comment, selon vous, tout cela apparaît-il concrètement dans le Nouveau Testament ? La mort du dernier apôtre ne constitue-t-elle pas une limite définitive au-delà de laquelle la possibilité de toute prétention prophétique se trouve absolument exclue ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Si, la thèse selon laquelle l’accomplissement de la Révélation a marqué la fin de toute prophétie, existe effectivement. Mais il me semble qu’il y a dans cette thèse un double malentendu.
    D’abord, il s’y cache l’idée que le prophète, qui est essentiellement associé à la dimension de l’espérance, n’a plus de rôle à jouer, parce que, précisément, le Christ est désormais là et que la présence est venue remplacer l’espérance. Il s’agit là d’une erreur, car le Christ s’est fait chair, après quoi il est ressuscité "dans l’Esprit Saint". Cette nouvelle présence du Christ dans l’histoire, dans le sacrement, dans la Parole, dans la vie de l’Église, dans le coeur de chaque homme, est l’expression et le début de l’avènement définitif du Christ "qui remplit toute chose". Cela signifie que le christianisme va toujours vers le Seigneur qui vient, dans un mouvement intérieur. Mouvement qui se produit aujourd’hui encore, mais de façon différente car le Christ est déjà présent. Le christianisme porte, en effet, toujours en lui une structure d’espérance. L’eucharistie a toujours été conçue comme une marche vers le Seigneur qui vient. Aussi représente-t-elle l’Église entière. L’idée que le christianisme est une présence déjà totalement complète et qu’il ne porte pas en lui de structure d’espérance est la première erreur qu’il faut rejeter. Le Nouveau Testament a en lui une structure d’espérance, différente certes, mais qui reste cependant toujours une structure d’espérance radicale. Dans le nouveau peuple de Dieu, il est donc essentiel pour la foi de se faire serviteur de l’espérance.
    Le second malentendu consiste en une compréhension intellectualiste et réductrice de la Révélation. Celle-ci est considérée comme un trésor de connaissances transmises, absolument complètes, auxquelles on ne peut rien ajouter. Or l’événement authentique de la Révélation, c’est que nous sommes introduits dans le "face à face" avec Dieu. La Révélation, c’est essentiellement Dieu qui se donne à nous, qui construit avec nous l’histoire, qui nous réunit et nous rassemble tous. C’est l’événement d’une rencontre, lequel possède aussi, en soi une dimension de communication et une structure cognitive. Dimension qui a des implications dans l’ordre de la connaissance de la vérité de la Révélation. Cela, compris en son juste sens, signifie que la Révélation a atteint son but avec le Christ, parce que – selon la belle expression de saint Jean de la Croix – quand Dieu a parlé personnellement, il n’y a plus rien à ajouter. On ne peut rien dire de plus que le Logos. Celui-ci est au milieu de nous de façon complète et Dieu ne peut nous donner ni nous dire quelque chose de plus grand que Lui-même.
    Mais, précisément, cette totalité du don de Soi de Dieu – à savoir que Lui, le Logos, est présent dans la chair – signifie aussi que nous devons continuer à pénétrer ce Mystère. Et cela se relie à la structure de l’espérance. La venue du Christ est le début d’une connaissance toujours plus profonde et d’une découverte progressive de ce qui est donné dans le Logos. De cette façon, c’est un nouveau moyen d’introduire l’homme dans la vérité tout entière qui s’offre, comme le dit Jésus dans l’Évangile de Jean, lorsqu’il parle de la descente de l’Esprit Saint. Je considère que la christologie pneumatique du discours par lequel Jésus prend congé est très importante pour notre sujet : le Christ explique en effet que sa venue dans la chair n’est qu’un premier pas. La venue effective se réalise dans la mesure où le Christ n’est plus lié à un lieu ou à un corps limité localement, mais vient en Esprit, chez tous, comme Ressuscité et fait en sorte que l’entrée dans la vérité acquière toujours plus de profondeur. Il me paraît personnellement clair que – précisément quand cette christologie pneumatique détermine le temps de l’Église, c’est-à-dire le temps dans lequel le Christ vient à nous en Esprit – l’élément prophétique, comme élément d’espérance et de rappel, ne peut naturellement être absent ni disparaître.

    De quelle façon cet élément est-il présent ? Comment se présente-t-il par exemple chez saint Paul ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Chez Paul, il est particulièrement évident que l’apostolat, qui est un apostolat universel adressé à la totalité du monde païen, comprend aussi la dimension prophétique. Grâce à sa rencontre avec Jésus ressuscité, il nous ouvre au mystère de la résurrection et nous introduit dans la profondeur de l’Évangile. Grâce à cette rencontre, il apprend à comprendre de façon nouvelle la Parole du Christ : il met en évidence ce qu’il y a en elle d’espérance et fait valoir ses potentialités critiques.
    Être un apôtre est naturellement un phénomène qui ne peut se répéter. La question qui se pose est donc de savoir ce qui arrive dans le temps de l’Église, après la fin de l’époque apostolique. Pour répondre à cette question il me paraît très important de relire un passage du second chapitre de l’épître aux Éphésiens dans lequel Paul écrit : l’Église est fondée "sur les apôtres et sur les prophètes". On pensait autrefois que par apôtres il fallait entendre ici les Douze apôtres et par prophètes ceux de l’Ancien Testament. L’exégèse moderne nous dit que le concept d’"apôtre" doit être entendu en un sens plus large, et que celui de "prophète" doit être rapporté aux prophètes dans l’Église. On apprend dans le chapitre douze de la première épître aux Corinthiens que les prophètes constituaient alors un collège. La même chose est mentionnée par la Didachè dans laquelle ce collège est encore très clairement présent. Plus tard, le collège des prophètes disparut en tant qu’institution. Et ce n’est pas un hasard, car l’Ancien Testament nous montre que la fonction du prophète ne peut être institutionnalisée.
    La critique des prophètes n’est pas seulement dirigée contre les prêtres, elle l’est aussi contre les prophètes institutionnalisés. C’est ce que l’on voit de façon très claire dans le livre du prophète Amos, dans lequel ce dernier parle contre les prophètes du règne d’Israël. Les prophètes parlent souvent contre les "prophètes comme institution". C’est que l’espace prophétique est éminemment celui dans lequel Dieu se réserve d’intervenir en personne, à chaque fois et de nouveau, et de prendre l’initiative.
    Un tel espace ne peut donc prendre la forme d’un nouveau collège institutionnalisé. Il me semble qu’il devrait avoir une double forme, comme du reste cela a été le cas durant toute l’histoire de l’Église.
    Pour ce qui est de la première forme, la prétention à la prophétie devrait être toujours reconnue dans le collège apostolique, de même que les apôtres étaient aussi, à leur façon, des prophètes. De sorte que, dans l’Église, on ne valorise pas seulement le présent, mais que l’Esprit Saint conserve lui aussi toujours une possibilité d’action. Action que l’on peut observer de l’Église, à travers de grandes figures comme celles de Grégoire le Grand et d’Augustin. Nous pourrions citer le nom d’autres grands personnages qui ont assumé des charges à l’intérieur de l’Église et qui ont aussi été des figures prophétiques. On peut ainsi voir que les figures dans l’histoire institutionnelle laissent elles-mêmes la porte ouverte à l’Esprit Saint. Ce n’est qu’ainsi qu’elles ont pu accomplir leur charge de façon prophétique, comme le dit très bien la Didachè. La seconde forme prévoit que Dieu se réserve le droit d’intervenir directement, par les charismes, dans l’Église pour la réveiller, l’avertir, la promouvoir et la sanctifier. Je crois que cette histoire prophético-charismatique traverse le temps de l’Église. Elle est toujours présente, surtout dans les moments les plus critiques, les moments de transition. Pensons, par exemple, à la naissance du monachisme, à sa première manifestation que constitue la retraite de saint Antoine dans le désert. Ce sont les moines qui ont sauvé la christologie de l’arianisme et du nestorianisme. Basile est lui aussi l’une de ces figures, lui qui fut un grand évêque et en même temps un vrai prophète. Il n’est pas difficile non plus d’apercevoir, par la suite, dans le mouvement des ordres mendiants, une origine charismatique. Ni Dominique ni François n’ont fait de prophéties portant sur l’avenir, mais ils ont compris qu’était arrivé pour l’Église le temps de se libérer du système féodal, de redonner de la valeur à l’universalité et à la pauvreté de l’Évangile, comme d’ailleurs à la vita apostolica. Ils ont, ce faisant, rendu l’Église à sa véritable nature, celle d’une Église animée par l’Esprit Saint et conduite par le Christ en personne. Ils ont marqué un nouveau début et ont ainsi conduit à la réforme de la hiérarchie ecclésiastique. On peut citer encore comme exemples Catherine de Sienne ou Brigitte de Suède, deux grandes figures de femmes. Il est, je pense, très important de souligner comment, dans un moment particulièrement difficile pour l’Église, tel que l’a été celui de la crise d’Avignon et du schisme qui s’en est suivi, des femmes se sont levées pour souligner la prétention du Christ qui vit et souffre dans son Église.

    Quand on examine l’histoire de l’Église, il apparaît clairement que la majeure partie des prophètes mystiques sont des femmes. C’est un fait très intéressant qui pourrait entrer en ligne de compte dans la discussion sur le sacerdoce des femmes. Qu’en pensez-vous ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Il existe une ancienne tradition patristique qui qualifie Marie non de prêtresse mais de prophétesse. Dans cette tradition, le titre de prophétesse est, par excellence, le titre de Marie. C’est en Marie que se définit ce qu’est précisément la prophétie, à savoir cette capacité intime d’écouter, de percevoir, de sentir, qui permet de ressentir la consolation de l’Esprit Saint, en l’accueillant en soi, en le fécondant, et en l’offrant, fertile, au monde. On pourrait dire, en un certain sens, sans vouloir être catégorique, que la ligne mariale représente précisément dans l’Église la dimension prophétique.
    Marie a toujours été vue par les Pères de l’Église comme l’archétype du prophète chrétien, et c’est d’elle que part la ligne prophétique qui entre ensuite dans l’histoire de l’Église. Les soeurs des grands saints appartiennent aussi à cette ligne. Saint Ambroise doit beaucoup à sa sainte soeur pour le chemin spirituel qu’il a parcouru. La même chose vaut pour Basile et Grégoire de Nysse, comme du reste pour saint Benoît. Ensuite, à la fin du Moyen Âge, nous rencontrons de grandes figures féminines parmi lesquelles il faut mentionner Françoise Romaine. Au XVIe siècle, Thérèse d’Avila a joué un rôle très important dans la spiritualité de Jean de la Croix, comme, de façon plus vaste, pour le développement général de la foi et de la dévotion. La ligne prophétique féminine a eu une grande importance dans l’histoire de l’Église. Importance que les exemples de Catherine de Sienne et de Brigitte de Suède peuvent nous aider à comprendre. Toutes les deux ont parlé à une Église dans laquelle existait le collège apostolique et où les sacrements étaient distribués. L’essentiel existait donc encore, même si cette existence était menacée par le développement des luttes internes. Elles ont réveillé l’Église et ont remis en valeur en elle le charisme de l’unité, l’humilité et le courage évangéliques ainsi que l’évangélisation.

    Vous avez dit que le caractère définitif de la Révélation dans le Christ – ce qui ne veut pas dire qu’elle constitue une conclusion – n’est pas le caractère définitif des propositions. Cette affirmation présente un grand intérêt pour le thème de la prophétie chrétienne. Mais il est permis de se demander dans quelle mesure les prophètes, dans l’histoire de l’Église et dans celle même de la théologie, peuvent dire quelque chose de radicalement nouveau. Il semble prouvé que la majeure partie des derniers grands dogmes est à mettre plus ou moins directement en relation avec les révélations de grands saints prophètes, comme par exemple les révélations de Catherine Labouré et le dogme de l’Immaculée Conception. C’est un thème assez peu exploré dans les livres de théologie.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, ce thème demanderait à être traité en profondeur. Il me semble que von Balthasar a mis en évidence que derrière chaque grand théologien, il y a toujours, d’abord, un prophète.
    Augustin est impensable sans la rencontre avec le monachisme, spécialement avec saint Antoine. La même chose vaut pour Athanase. Thomas d’Aquin ne serait pas concevable sans Dominique, sans le charisme de l’évangélisation qui lui était propre. On remarque, à la lecture de ses écrits, combien ce thème a été important pour lui. Thème qui a joué un rôle de premier ordre lorsque, dans sa dispute avec le clergé séculier et avec l’Université de Paris, il fut appelé à réfléchir sur les motivations de sa règle de vie. Et il a déclaré que la vraie règle de son Ordre se trouve dans les Écritures Sacrées et qu’elle est constituée par le quatrième chapitre des Actes des Apôtres ("ils n’avaient qu’un coeur et qu’une âme") et par le dixième chapitre de l’Évangile de Matthieu (annoncer l’Évangile sans prétendre à rien pour soi). Telle est, pour Thomas, la règle de toutes les règles. Chaque forme monastique ne peut être que la réalisation de ce modèle originaire, qui a naturellement un caractère apostolique, mais que la figure prophétique de Dominique lui a fait redécouvrir sous un jour nouveau.
    À partir de ce premier modèle, Thomas développe sa théologie comme évangélisation, c’est-à-dire comme le fait de circuler dans le monde avec et pour l’Évangile, en partant de la réalité bien enracinée du n’avoir "qu’un coeur, qu’une âme" de la communauté des croyants. On pourrait dire la même chose de Bonaventure et de François d’Assise ; la même chose se produit pour Hans Urs von Balthasar qui est impensable sans Adrienne von Speyr. Je crois qu’il est possible de démontrer comment, pour tous les grands théologiens, une nouvelle élaboration n’est possible que si l’élément prophétique a, au préalable, ouvert un passage. Tant que l’on procède de façon purement rationnelle, rien de nouveau ne peut se produire. On pourra, peut-être, construire des systèmes toujours plus précis, on soulèvera des questions toujours plus subtiles, mais le passage par où peut resurgir la grande théologie ne peut être l’effet du travail rationnel de la théologie, mais celui d’une pression charismatique et prophétique. Et c’est en ce sens, selon moi, que la prophétie et la théologie vont toujours d’un même pas. La théologie, comme science théologique au sens strict, n’est pas prophétique. Et elle ne peut devenir théologie vivante que quand elle est poussée et éclairée par une impulsion prophétique.

    Dans le Credo, il est dit que l’Esprit Saint "a parlé par les prophètes". Les prophètes qui sont mentionnés dans cette prière sont-ils seulement ceux de l’Ancien Testament, ou est-il fait aussi référence à ceux du Nouveau Testament ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Pour répondre à cette question, il faudrait étudier à fond l’histoire du Credo de Nicée-Constantinople. Il s’agit ici indubitablement des prophètes de l’Ancien Testament (voir l’usage du passé composé : "il a parlé"), et la dimension pneumatique de la Révélation est donc mise fortement en évidence. L’Esprit Saint précède le Christ et lui prépare la voie, pour ensuite introduire tous les hommes à la vérité. Il existe plusieurs professions de foi dans lesquelles cette dimension est vivement soulignée. Dans la tradition de l’Église orientale, les prophètes sont considérés comme une économie de préparation de l’Esprit Saint, lequel parle déjà avant le Christ et parle en personne dans les prophètes. Je suis convaincu que l’accent premier est mis sur le fait que c’est l’Esprit Saint qui ouvre la porte pour que le Christ puisse être accueilli ex Spiritu Sancto. Ce qui est advenu en Marie par l’oeuvre du Saint Esprit (ex Spiritu Sancto) est un événement préparé longuement et soigneusement.
    Marie résume en elle toute la prophétie comme économie entière de l’Esprit. Le fait que toute la prophétie vienne ex Spiritu Sancto se concentre en elle dans la conception de Jésus. Selon moi, cela n’exclut pas la perspective ultérieure que le Christ soit toujours de nouveau conçu ex Spiritu Sancto.
    Saint Luc a mis lui-même en parallèle le récit de l’enfance de Jésus avec le second chapitre des Actes des Apôtres, où il est parlé de la naissance de l’Église. Dans le cercle des Douze apôtres réunis autour de Marie, s’accomplit la conception ex Spiritu Sancto qui se réalise de nouveau dans la naissance de l’Église. C’est pourquoi l’on peut dire que, même si le texte du Credo se réfère uniquement aux prophètes de l’Ancien Testament, cela ne signifie pas qu’on puisse déclarer conclue l’économie de l’Esprit Saint.

    Jean-Baptiste est souvent désigné comme le dernier des prophètes. Comment faut-il, selon vous, comprendre cette affirmation ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Je pense qu’il y a dans cette affirmation une multiplicité de raisons et de contenus.
    L’un de ceux-ci est la parole même de Jésus : "Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu’à Jean" ; après vient le règne de Dieu. Ici, Jésus déclare lui-même que Jean marque un moment de conclusion et qu’après, viendra quelqu’un de plus petit en apparence, mais qui, en réalité, est plus grand dans le règne de Dieu, c’est-à-dire Jésus lui-même. Par ces mots, Jean-Baptiste est encore situé dans le cadre de l’Ancien Testament, dans lequel, cependant, il représente la clef pour ouvrir la porte à la Nouvelle Alliance. En ce sens, Jean-Baptiste est le dernier des prophètes de l’Ancien Testament. C’est aussi la juste façon de comprendre que Jean est le dernier avant le Christ, celui qui reçoit le flambeau issu de tout le mouvement prophétique et le remet dans les mains du Christ. Il porte à son terme tout ce qui a été fait par les prophètes pour faire naître l’espérance dans
    le Christ. De cette façon, il conclut l’oeuvre des prophètes dans le sens vétérotestamentaire. Il est important de préciser qu’il ne se présente pas lui-même comme un devin, mais qu’il se contente d’appeler prophétiquement à la conversion et que, de cette façon, il rénove et actualise la promesse messianique de l’Ancienne Alliance. Il dit du Messie : "Au milieu de vous, il est quelqu’un que vous ne connaissez pas". Et même s’il y a dans cette annonce une prédiction, Jean reste fidèle au modèle prophétique : il ne prédit pas l’avenir, mais annonce qu’il est temps de se convertir. L’appel de Jean est l’invitation faite à Israël de rentrer en soi-même et de se convertir pour pouvoir reconnaître, à l’heure du salut, Celui qu’Israël a toujours attendu et qui est maintenant présent. Jean personnifie, en ce sens, le dernier des prophètes du passé et donc l’économie spécifique d’espérance de l’Ancienne Alliance. Ce qui viendra ensuite sera un autre type de prophétie. C’est pourquoi Jean-Baptiste peut être appelé le dernier des prophètes de l’Ancienne Alliance. Ce qui ne signifie pas cependant qu’après lui la prophétie soit terminée. Cette idée serait en contradiction avec l’enseignement de saint Paul qui dit dans sa première épître aux Thessaloniciens : "N’éteignez pas l’Esprit, ne dépréciez pas les dons de prophétie".

    S’il existe, en un sens, une différence entre la prophétie du Nouveau et de l’Ancien Testament, c’est que, précisément, le Christ est entré dans l’histoire. Mais si l’on considère l’essence même de la prophétie, qui est d’introduire dans l’Église la Parole que Dieu a fait entendre, il semble qu’il n’y ait aucune différence.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, effectivement, il y a une structure de base commune à l’intérieur de la différence, laquelle est déterminée par les façons différentes de se rapporter au Christ selon qu’Il est Celui qui vient, Celui qui est déjà venu ou qui doit encore revenir. La raison pour laquelle sous de nombreux aspects, le temps de l’Église sur le plan structurel est égal à l’Ancien Testament, ou du moins lui est très semblable, tout cela mérite d’être étudié et approfondi davantage. Comme mérite aussi de l’être ce en quoi consiste sa nouveauté.

    La théologie a souvent tendance à radicaliser les différences entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Attitude qui semble souvent artificielle et plus fondée sur des principes abstraits que sur des faits.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Radicaliser les différences en refusant de voir l’unité intime de l’histoire de Dieu avec les hommes est une erreur dans laquelle les Pères de l’Église ont su ne pas tomber. Ils ont proposé un schéma tripartite : "umbra, imago, veritas" dans lequel le Nouveau Testament est l’imago. De cette manière l’Ancien et le Nouveau Testament ne sont pas opposés entre eux comme l’ombre et la réalité, mais dans la triade ombre, image, réalité, l’attente à l’égard de l’accomplissement définitif reste ouverte, et le temps du Nouveau Testament, le temps de l’Église, est vu comme un étage ultérieur, plus élevé, mais appartenant toujours au chemin de la promesse. C’est là le point qui, selon moi, n’a pas encore été suffisamment pris en considération. Les Pères de l’Église ont souligné avec force le caractère intermédiaire du Nouveau Testament dans lequel les promesses n’ont pas encore toutes été accomplies. Le Christ est bien venu dans la chair, mais l’Église attend encore sa pleine Révélation dans la gloire.

    C’est peut-être là aussi l’une des raisons qui expliquent que l’on trouve dans la spiritualité de nombreux prophètes une marque eschatologique.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Je pense – sans céder à aucune forme d’engouement pour l’apocalypse – que cette marque eschatologique fait essentiellement partie de la nature prophétique. Les prophètes sont ceux qui mettent en lumière la dimension d’espérance du christianisme. Ils sont les instruments qui permettent d’accéder à ce qui doit encore arriver et, donc, de dépasser le temps, dans le but de parvenir à ce qui est essentiel et définitif. Ce caractère eschatologique, cette incitation à aller au-delà du temps, fait certainement partie de la spiritualité prophétique.

    Si nous mettons l’eschatologie prophétique en relation avec l’espérance, le cadre change complètement. Il ne s’agit plus d’un message qui fait peur mais d’un message qui ouvre l’horizon à l’accomplissement, promis à travers le Christ, de toute la création.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Que la foi chrétienne n’inspire pas la peur, mais la dépasse, c’est un fait fondamental. Ce principe doit constituer la base de notre témoignage et de notre spiritualité. Mais retournons un instant à ce qui a été dit précédemment. Il est extrêmement important de préciser en quel sens le christianisme est l’accomplissement de la promesse et en quel sens il ne l’est pas. Je pense que la crise actuelle de la foi est étroitement liée au fait que cette question n’a pas été suffisamment éclaircie. On se trouve ici devant trois dangers. D’abord, celui de considérer les promesses de l’Ancien Testament et l’attente du salut des hommes d’un point de vue purement immanent, c’est-à-dire d’espérer de nouvelles et meilleures structures, une efficacité parfaite dans le monde. Ainsi conçu, le christianisme ne peut apparaître que comme un échec. Il est aisé, à partir de cette perspective, de remplacer le christianisme par des idéologies de foi dans le progrès et puis des idéologies d’espérance, qui ne sont rien d’autre que des variantes du marxisme. Ensuite, celui de comprendre le christianisme comme quelque chose d’exclusivement lié à l’au-delà, de purement spirituel et individualiste, quelque chose qui nie, ce faisant, la totalité de la réalité humaine. Le troisième danger, enfin, qui menace tout particulièrement dans les périodes de crise et de changement historique, est de se réfugier dans des divagations apocalyptiques. Contre tous ces dangers, il devient de plus en plus urgent de présenter de façon compréhensible et vivable la véritable structure de promesse et d’accomplissement présente dans la foi chrétienne.

    On note souvent qu’entre le mysticisme purement contemplatif et apophatique et le mysticisme prophétique ou mysticisme des paroles, il existe une grande tension. C’est Karl Rahner qui a noté cette tension entre les deux formes de mystique. Certains prétendent que la mystique contemplative et apophatique est plus élevée, plus pure, plus spirituelle que l’autre. C’est en ce sens que l’on explique certains passages de saint Jean de la Croix. D’autres pensent que la mystique apophatique est, au fond, étrangère au christianisme, parce que la foi chrétienne est essentiellement une religion de la Parole.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, je dirais que la mystique authentiquement chrétienne comporte une dimension missionnaire. Elle ne cherche pas seulement à élever l’individu, mais elle lui assigne une tâche en le mettant en contact avec l’Esprit, avec le Christ, avec le Logos. C’est un point sur lequel insiste fortement Thomas d’Aquin. Avant Thomas, on disait : d’abord moine et ensuite mystique, ou d’abord prêtre et ensuite théologien. Propositions que Thomas refuse, parce que la tâche mystique se réalise dans la mission. Et la mission n’est pas le degré le plus bas de l’existence, contrairement à ce que pensait Aristote qui plaçait au plus haut degré la contemplation intellectuelle, laquelle ne connaît donc chez lui aucune mission. Ce n’est pas là une idée chrétienne, dit Thomas, parce que la forme la plus parfaite de la vie est la forme mixte, c’est-à-dire celle qui est mystique et mission au service de l’Évangile. Thérèse d’Avila a exposé cette idée de façon très claire. Elle met en relation la mystique avec la christologie et lui confère ainsi une structure missionnaire. Je ne veux pas exclure par là que le Seigneur puisse inspirer des mystiques chrétiens qui n’ont pas de mission particulière à l’intérieur de l’Église ; mais je voudrais préciser que la christologie, comme base et mesure de toute mystique chrétienne (le Christ et l’Esprit Saint sont inséparables), indique une autre structure. Le "face à face"
    de Jésus Christ avec son Père, inclut son "être pour les autres", contient en soi "l’être pour tous". Si la mystique est essentiellement le fait d’entrer en communion avec le Christ, cet "être pour" la connote de l’intérieur.

    De nombreux prophètes chrétiens comme Catherine de Sienne, Brigitte de Suède et Faustina Kowalska font remonter leurs discours prophétiques à des révélations du Christ. Ces révélations sont souvent définies par la théologie comme des révélations privées. Ce concept apparaît cependant comme très réducteur parce que la prophétie existe toujours pour toute l’Église et n’est jamais purement privée.

    Mgr. Joseph RATZINGER : En théologie le concept de "privé" ne signifie pas que la personne impliquée est seule concernée et que toutes les autres ne le sont pas elles aussi. C’est plutôt une expression qui regarde le degré d’importance, comme c’est le cas, par exemple, pour le concept de "messe privée". On entend dire par ce terme que les "révélations" des mystiques chrétiens et des prophètes ne peuvent jamais s’élever au même niveau que la Révélation biblique : elles ne peuvent que mener jusqu’à celle-ci et doivent se mesurer avec elle. Ceci, par ailleurs, ne signifie pas que ce type de révélations ne soit pas important pour l’Église dans sa totalité. Lourdes et Fatima prouvent le contraire. En dernière analyse, ces révélations ne sont rien d’autre qu’un nouvel appel à la Révélation biblique, mais c’est précisément cela qui les rend importantes.

    L’histoire de l’Église montre que cela comporte nécessairement des blessures de part et d’autre. Comment expliquez-vous cela ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Il en a toujours été ainsi ; l’impact prophétique ne peut se produire sans une souffrance réciproque. Le prophète est appelé d’une manière spécifique à l’imitation de la souffrance : il se reconnaît au fait qu’il est prêt à souffrir et à partager la croix avec le Christ. Il ne cherche pas à s’imposer lui-même. Son message est vérifié et rendu fertile dans la croix.

    Il est regrettable de constater que la plus grande partie des prophètes de l’Église ont été rejetés durant leur vie. Il semble quasi inévitable que l’Église adopte une attitude critique ou même une attitude de refus à leur endroit. C’est ce que l’on peut observer pour la majorité des prophétesses et des prophètes chrétiens.

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, c’est vrai. Ignace de Loyola a été en prison, la même chose est arrivée à Jean de la Croix. Brigitte de Suède a manqué d’être condamnée au Concile de Bâle. Du reste, c’est une tradition de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi d’être, dans un premier temps, très prudente quand elle se trouve face à des prétentions mystiques. Cette attitude est, du reste, plus que justifiée, car il existe beaucoup de fausse mystique, beaucoup de cas pathologiques. Il est donc nécessaire de se montrer très critique pour ne pas risquer de tomber dans le sensationnel, l’imaginaire, la superstition.
    Le mystique se manifeste dans la souffrance, dans l’obéissance et dans la patience dont il est capable. S’il se manifeste ainsi, sa voix dure dans le temps. Quant à l’Église, elle doit veiller à ne pas encourir le reproche d’avoir "tué les prophètes".

    La dernière question sera peut-être un peu embarrassante. Elle concerne une figure prophétique contemporaine : l’orthodoxe-grecque Vassula Ryden. Cette femme est considérée par beaucoup de croyants, mais aussi par beaucoup de théologiens, de prêtres et d’évêques de l’Église catholique comme une messagère du Christ. Ses messages, qui sont traduits en 34 langues depuis 1991, sont largement diffusés dans le monde. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi s’est prononcée cependant de façon négative sur ce sujet. La Notification de 1995, qui parle à propos de ses écrits de points obscurs à côté d’aspects positifs, a été interprétée par certains commentateurs comme une condamnation. Leur interprétation est-elle juste ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Vous abordez là un sujet délicat. Non, la Notification est un avertissement et non une condamnation. D’un point de vue proprement juridique, personne ne peut être condamné sans procès et sans avoir été auparavant entendu. Ce que l’on dit dans cette Notification, c’est que beaucoup de points ne sont pas éclaircis. Il y a des éléments apocalyptiques discutables et des aspects ecclésiologiques peu clairs. Ces écrits contiennent beaucoup de bonnes choses, mais le grain et la bale sont mêlés. C’est pourquoi nous avons invité les fidèles catholiques à observer le tout avec prudence et à le mesurer au mètre de la foi constante de l’Église.

    Il y a donc encore un procès en cours pour éclaircir la question ?

    Mgr. Joseph RATZINGER : Oui, et durant ce procès de clarification, les fidèles doivent rester prudents et exercer avec vigilance leur esprit de discernement. On constate dans ses écrits une évolution qui ne semble pas encore arrivée à son terme. Nous ne devons pas oublier que le fait de se faire paroles et image du contact intérieur avec Dieu, même dans les cas de mystique authentique, dépend toujours des possibilités de l’âme humaine et de ses limites. La confiance illimitée ne peut être placée que dans la Parole effective de la Révélation, que nous rencontrons dans la foi transmise par l’Église ».

  2. duc dit :

    Il faut signaler que des groupes de prière se sont constitués sur toute la France pour faire en sorte que les prophéties ou alertes puissent être connues, évitées sinon amoindries.

    "Sourire de Marie" revue mensuelle sur les apparitions chrétiennes, BP n° 6 53150 Montsurs tel: 02 43 01 01 26

    • Jeannette dit :

      Extrait de la brochure des prières pour la France: "Armée des Cœurs Croisés de l’Amour":
      (Ed Résiac 5 Euros tel 0243010126)
      "A nous, il est demandé de prier encore et encore, sans prendre les armes, d’oser la guerre des prières qui par Marie triomphera de la guerre, "la terre est en danger, Paris est en grand danger, priez donc mes soldats, la guerre est à vos portes et vous ne priez guère, la guerre vous guette…Dieu a besoin de vous soldats de la prière, Dieu a besoin de vous Prière pour éviter la guerre, Dieu vous supplie enfants".
      PRIÈRE DES CŒURS CROISES DE L’AMOUR:

      Avance petit soldat
      Dieu te pose aujourd’hui
      sur la France endormie et te
      dit: prie enfant pour LA PAIX
      sur LA FRANCE

      Père Puissant Créateur
      accueille ma demande
      je viens te prier Père
      pour la France ma Patrie

      Oublie Père ses ténèbres
      oublie Père ses erreurs
      regarde avec Amour
      tes enfants qui te prient

      nous sommes les Cœurs Croisés
      Cœurs unis à Marie
      Cœurs unis à Saint Louis
      nous marchons pour la France
      Père très saint Notre Père
      sois le libérateur de la France
      ton aimée

      Envoie Ton Esprit Saint
      souffler l’Amour du Fils
      envoie l’Esprit d’Amour
      révéler la Sainte Croix

      Père très bon entends- nous
      nous sommes les petits pages
      de l’armée de ton roi
      nous avançons devant
      nous marchons pour le roi
      que Toi Seul nous envoie

      O Père toi le Puissant
      Toi le Seul Créateur
      envoie de Ton Royaume
      la Lumière qui éclaire
      la Lumière qui enseigne
      l’Amour en Ton Royaume

      Nous prions o Saint Père
      pour notre Bon Saint Père
      protège notre berger
      nous promettons o Père
      fidélité au Pape
      à l’Église de Saint Pierre

      nous promettons Bon Père
      fidélité au roi que
      Toi Seul Tu nous envoies
      nous sommes les Cœurs Croisés
      nous marchons sous la Croix
      nous donnons notre vie
      pou Ta Gloire o Seigneur
      ensemble nous prions par Marie Notre Mère
      nous nous abandonnons
      A Toi Miséricorde
      nous sommes tes serviteurs
      et chacun nous disons

      Seigneur je m’abandonne
      à Ta Miséricorde
      pour servir le royaume
      A Ta main je me donne
      Seigneur je m’abandonne
      tu es Miséricorde"

      prière dictée par le Christ à Martine
      le 10 Janvier 2009 à 6h50
      Tome 2 "Seul l’Amour sauvera le troisième millénaire

      • AurelienT dit :

        Je me permet d’ajouter celle-ci, que vous pouvez télécharger et imprimer ici:

        http://la-nouvelle-france.fr/priere-pour-le-roi/

        O père très aimant
        par MON NOM de baptême
        moi xxx je t’implore
        car tu es mon Bon Père
        de bien vouloir entendre
        Ma requête pour LA France

        O Seigneur donne-nous
        un roi selon ton cœur
        Fais-le venir sauver
        Notre France ton Aimé
        Fais-le nous regarder
        avec un Infini Amour
        pour tous les gens de France
        croyants ou non croyants
        O Seigneur protège-le
        par LE SANG de Jésus
        enveloppe-le D’Amour
        O Seigneur je demande
        pour MON roi protection
        par L’Eau et par LE SANG
        de Jésus-Christ ton fils
        j’intercède pour lui
        donne-lui le courage
        de venir Au Combat
        pour relever LA France
        qu’Elle revienne à SON Dieu
        par Son roi qui saura
        car l’Esprit Saint l’inspire
        trouver La Solution
        à tous nos vrais problèmes
        O Seigneur protège-le
        Ce roi selon ton cœur
        Envoie L’Armée Du Ciel
        commandée par Michel
        préparer le chemin
        par où va bien passer
        le serviteur DU Roi
        le serviteur De DIEU
        Par les rois Trépassés
        sachant le Vrai Combat
        sachant Le Vrai Débat
        nous t’implorons Seigneur
        Sauve Paris Saint-Denis
        Sauve O Dieu Notre Dame
        A genoux nous prions
        pour que roi nous enseigne
        car il a devant lui
        le chemin pré-tracé
        et l’Esprit Saint
        LE guide
        Dans LA PAIX LA CONFIANCE
        Nous petits serviteurs
        de LA CAUSE Du Seigneur
        nous prions pour Paris
        Paris et Saint-Denis
        Nous osons dire AU PERE
        Seigneur, je m’abandonne
        A ta main tutélaire
        pour sauver la patrie
        de Jeanne et de Clovis
        pour servir aujourd’hui
        le futur roi de France.
        Seigneur je m’abandonne
        A Ta Miséricorde
        protégé par La Croix
        A TA Main je me donne

        Dieu de Miséricorde
        accorde-nous clémence
        en nous donnant TON roi
        protégé par LA CROIX
        protégé par LE SANG
        de Jésus TON enfant

        Seigneur tes serviteurs
        t’implorent main sur le cœur
        et sont là pour servir
        si c’est TA VOLONTE.

        Seigneur je m’abandonne
        pour TON roi je me donne
        A TA Miséricorde

        Seigneur je m’abandonne
        Tu es Miséricorde.

    • AurelienT dit :

      Effectivement, et particulièrement "l’Armée des Coeurs Croisés" que vous pouvez retrouver avec un exemplaire de l’Éditorial du Sourire de Marie dans la bibliothèque du site la-nouvelle-france.fr ici: http://la-nouvelle-france.fr/bibliotheque/

  3. Hercule dit :

    Messages à Martine :

    Martine : dis moi plus clair

    Je dis juste l’Heure est grave
    C’est pourquoi l’Heure s’en vient
    Des prophètes de MA Gloire
    L’Heure est Bien
    L’Heure qui vient de tomber à genoux
    Devant La Croix Du Christ
    Descendant par David
    Descendant De La Croix
    Vient le roi que Dieu pose
    Par Amour par Amour (28 janvier 2008)

    Roi d’Amour
    Roi de Cœur
    Tel vient le roi que Dieu prépare
    Pour la patrie de Jeanne et de Clovis
    Roi aimant le chapelet
    Roi aimant Notre Mère
    Roi marchant avec moi
    Portant pour moi La Croix

    Le roi que Père envoie
    N’aura pour Seul Bagage
    Que La Foi en Son Dieu
    Le bâton du pèlerin
    LA CROIX D’OR qui viendra
    Le révéler aux francs
    L’Amour pour tous ses frères
    L’Amour en bandoulière
    Le chapelet en main
    La Bannière et La croix
    Seule Arme pour être vu (8 Mars 2008)

    La France enfant La France
    A besoin de t’entendre dire
    Que Dieu veut un roi
    Et que roi Dieu prépare
    Pour venir par Amour
    Au chevet de La France (8 Mars 2008)

    L’HISTOIRE te renverra l’histoire du bon roi
    Choisi par Dieu PAR DIEU
    SERVANT DIEU et LA France
    Osant le chapelet
    Osant aimer ses frères et marcher au combat
    Par Amour pour La France
    Aimant aimant aimant
    N’ayant pas goût des armes
    En prenant la Seule Arme LA FOI l’Amour La Croix
    Le RESPECT DE L’EGLISE
    L’Eglise de St Pierre
    Marchant avec Marie
    Pleurant avec Jésus
    Souffrant pour tous ses frères
    Osant Le Saint Rosaire
    Fidèle à Dieu d’Amour
    Respectant ses serments
    Usant de La Sainte Messe
    De tous les sacrements
    Que l’Eglise lui concède
    Et puis surtout surtout
    S’abandonnant au Père
    Devenant serviteur
    De Jésus SERVITEUR
    C’est le mot qui convient pour exprimer le mieux ce qui caractérise le roi que Père envoie il est le serviteur
    De Jésus SERVITEUR
    Qui LE SEUL SERVITEUR
    Servira ce bon roi qui marche Sous Sa Croix (8 Mars 2008)

    Dieu prépare pour La France un roi selon Son Cœur
    Le roi que Dieu avance
    N’a ni bien ni royaume il n’a que sang
    Qui coule descendant des rois francs
    Le roi que Dieu envoie
    Est descendant par ligne
    Il a Foi et Courage porte LA Croix De Bois
    Il sert Marie La Sainte La Croix et LE Saint Père
    Représentant de Dieu sur la terre sur La France
    Le roi que Dieu envoie
    Remettra la Couronne La Croix sur la Bannière
    Et La France reviendra
    A SON DIEU
    A SON ROI
    LE SEUL ROI c’est Jésus
    Le Seul VRAI Serviteur
    Le roi que Dieu envoie
    Sera le serviteur De La Croix de La France
    Par simple obéissance
    A SON DIEU
    A SON ROI (8 Mars 2008)

    Prends le pas du marcheur et avance et avance
    Le bras du capucin tient le bras du bon roi
    Rien n’est laissé par Père au Hasard de la Terre
    Car Père a préparé la venue de son roi

    Martine :
    c’est bizarre quand même pourquoi pas déjà fait ?

    L’Heure Du Père est SON Heure
    Avance et ne crains pas prends le pas du combat
    Et avance et avance pour LA Bannière De France (11 Mars 2008)

    Ton Seigneur te demande à toi enfant servant
    De parcourir La France en osant dire
    LE ROI
    LE SEUL ROI De la Terre
    C’est-à-dire Dieu sur Terre a préparé un roi
    Pour être sur terre et protéger La France
    Par la Démocratie donnant vote aux français
    Le roi sera élu s’il veut bien présenter son courage et sa Foi pour venir au chevet De La France en danger (12 Mars 2008)

    La Loi des trépassés Loi Divine s’il en est
    A donné rois aux francs
    Continuant la lignée le roi que Père avance au chevet de La France*vient des rois pré choisis par leur Dieu pour régner
    Celui que Père avance a tout du roi Soldat
    Il porte le chapelet
    Le bâton et la Croix
    Petit roi pèlerin devra voir de lui-même
    Le peuple qui a soif d’absolu chrétienté
    Les enfants de La France ne savent pas encore
    Que leur cœur est à Dieu et qu’il pleure sans Son Dieu
    Le roi que Père envoie devra leur laisser voir la joie d’être français en croyant A SON DIEU
    C’est par délicatesse que le roi reviendra au chevet de La France n’ayant pour tout bagage
    Que La Croix et La Foi
    Le roi que Père envoie surprendra les français par Sa Voix De Tendresse (12 Mars 2008)

    Le 14 Juin 2001

    Amen est le bon mot pour dire à Dieu je t’aime Seigneur et je te dis ma confiance pour Toi Mon Divin Roi.

    Le 07 Janvier 2002

    Personne ne me dira :
    « Amen pour tout Seigneur ! »
    Sans que Père ne me donne le pouvoir sur ce cœur
    Et qu’ainsi je puisse faire le travail délicat
    De faire tout en ce cœur
    Qui me dit : « Pardonne-moi, excuse-moi Jésus ».
    Et me donne son accord pour faire en lui ce travail.
    Et à ce gentil cœur qui me sait en travail
    Je réponds sans un doute
    Avance, prie. Je travaille.

    Le 30 Juin 2002

    Ecoute moi…
    Ecoute moi
    Je suis ton Roi
    Je chante et danse
    Quand tu me dis
    Au nom du Père
    Au nom du Fils
    Au nom de l’Esprit d’Amour
    Qui me conduit
    Amen Jésus
    Amen amen
    Moi ton Jésus
    Je chante et danse
    Quand mon aimée
    Me dit je t’aime
    En me disant un simple « amen »

    Le 30 Juin 2002

    Amen est un chant quand il est en ton cœur
    Amen c’est dire je t’aime à ton Dieu Créateur
    Amen c’est le meilleur de tous les mots bénis
    Que Dieu t’a fait connaître car Il est ton Seigneur
    L’Amour de Dieu Le Père
    L’Amour de L’esprit Saint
    L’Amour du Fils est là
    Lorsque tu dis Amen Seigneur Dieu
    Comme je t’aime en disant simplement
    En te levant Amen

    Le 03 Juillet 2002

    Celui qui dit Amen en s’éveillant crois moi est bien l’homme prêt pour Père à faire Sa Volonté

    Le 04 Juillet 2002

    Amen, Amen, je te le dis
    Celui qui dit Amen est béni de Mon Père

    Le 17 Juillet 2002

    Amen Amen je te le dis
    Celui qui dit Amen
    A son Seigneur et Maître
    Pourrait trouver un jour
    Le chemin Du Mystère
    Qui conduirait tout droit
    Dans les bras de Son Père

    Le 31 Juillet 2002

    Amen

    Lorsque tu dis Amen
    Lorsque tu dis Amen
    A ton Seigneur et Maître
    A Dieu Ton Créateur

    Il te répond je t’aime
    Que tu entendes ou pas
    Dieu te répond je t’aime
    Puisque Dieu est Amour

    Il t’aime de toute façon
    Et Il te dit je t’aime
    De cinquante milles façons
    Même si tu ne crois pas

    Donc si tu dis Amen
    C’est que tu crois en LUI
    Et LUI qui dit je t’aime
    Même si tu ne crois pas
    Le moins qu’Il puisse faire
    Lorsque tu dis Amen
    C’est de répondre ainsi
    Je t’aime mon enfant

    Parce que tu peux entendre
    Lorsque tu dis Amen
    Ton Seigneur et Ton Dieu
    Qui te répond
    Je t’aime mon enfant
    Je t’aime

    Le 26 Novembre 2005

    Moi Le Christ Ton Roi
    J’avance devant le roi qui relèvera La France
    Et la fera grandir

    Moi Le Christ Le Roi
    J’avance devant le roi et son pas je devance
    Et le fais donc me suivre

    Moi Le Christ je dis
    Que le roi qui me suit est envoyé par Dieu
    Par Amour pour La France

    Moi Le Christ Vainqueur
    Je proclame par le roi que l’Amour est vainqueur
    Quand l’homme le laisse faire

    Moi Le Christ LA CROIX
    Je proclame Haut et Fort que ma Croix flottera
    Sur le drapeau français

    Par Mon Sang je le dis
    Par Mon Cœur je le fais
    Par Amour Dieu A dit
    Et je dis
    Je LE DIS

    Le 26 Novembre 2005

    Roi veut dire roi de France
    Venant sauver La France
    Par Amour pour La France
    Par égard pour Son Dieu
    Par mémoire de ses pairs
    Par devoir de Son Sang

    Le 17 Janvier 2006

    Prière du roi :

    Arrière Satan arrière
    Laisse la France à Dieu
    Moi le roi de la France
    Je mets sur le drapeau
    La Croix De La Victoire
    La Croix De Jésus Christ

    Le 29 Janvier 2006

    Désolé mon aimée de te fort contrarier
    Mais tu dois avancer en chemin découvert
    Et ce chemin c’est bien celui qui dit au roi
    Pour La France Dieu demande votre retour en France
    Via la mer des Carpates via la Croix de Saint Louis
    Via le cours Du Torrent
    C’est retour par les larmes que fera le bon roi
    Quand il aura compris que les félons arrivent pour spolier
    La France de tout son héritage glorieux et Témoignant
    que Dieu par cet adage a donné roi en France
    Par Rémi
    Par l’Ampoule donnée par l’Esprit Saint
    Roi De France tu deviens
    Toi le bel héritier
    Du Bon Roi Trépassé
    C’est au Cœur de La France Que Dieu accomplira
    La Sainte Délivrance du retour du passé redonnant
    Croix aux Francs

    Le 27 Février 2006

    Le Serviteur est Bon
    Quand il respecte La France
    Le français n’est pas bon
    Quand il rejette La France
    Le futur roi est FRANC
    Et non pas franc maçon comme est celui disant
    Qu’il sera roi de France

    Le 07 Avril 2006

    Ce qui change aujourd’hui autour de la couronne
    C’est que celui qui veut usurper le Royaume
    Prendra le nom donné (Henri V de la Croix)
    Le 3ème qui viendra ne prendra pas le V
    Mais prendra chiffre écrit Dans le Livre des Livres.

    Le 10 Avril 2006

    Le roi vient c’est écrit le roi vient et trahit
    Celui qui se dit roi par la branche fratricide
    Celui qui vient et sauve
    C’est celui qui a cause de sauver les français
    Et non s’approprier ce qui reste des francs
    C’est celui que j’envoie
    Celui que Père désigne
    Celui qui vient osant faire LA BATAILLE
    Creusant L’OR au fond du creuset
    Saluant les français du nom de François
    Roi de France
    Roi d’Amour
    Le futur qui s’avance vient relever la France
    En osant par Saint Louis dire au roi qui trahit
    Vous n’avez pas le droit de vous dire roi de France
    Car pour dire aux français de crier Vive le Roi
    C’est bien le Christ Roi qu’il convient de chanter
    Et non celui qui vole le nom de roi sans loi
    Car celle des maçons est une contre loi
    Puisque saluant un roi
    Qui défie Christ Roi

    Le 10 Avril 2006

    Le Roi vient c’est un franc
    Il livrera Bataille avec l’armée des francs refusant la bataille
    Le roi qui vient avance n’ayant qu’une seule armée
    Celle des soldats de Dieu avançant par devoir
    Avançant par Amour
    N’ayant pour bouclier que Le Christ Sacrifié
    N’ayant comme seule épée que la Croix du chapelet
    N’ayant comme seule bannière que le drapeau et La Croix
    Et comme seul cri de guerre
    Pour LE ROI
    Pour le roi
    Seul Dieu peut décider qui sera le bon roi
    Seul Dieu a préparé la venue du bon roi
    Seul un cœur pur d’enfant pourra réconcilier
    Les erreurs du passé
    Avec le peuple franc tombant
    Sous la clameur des suppôts de Satan

    Le 10 Avril 2006

    Le roi qui arrive doit venir par amour et qu’il doit bien comprendre l’abandon qu’il doit faire
    Au Seigneur de La VIE
    Le roi de La France vient par un double appel
    Celui de l’Occident et celui de Son Dieu

    Le 18 Avril 2006

    Roi est roi et qu’Henri de Navarre a plus d’un à remettre pour trahison des siens

    Le 18 Avril 2006

    Jardin de l’Aubépine le jardin où fleurit La Rose et le Lilas
    Donnera sans compter les roses du Rosier fleurissant pour la Gloire Du Lys de La France

    Le 19 Avril 2006

    Serviteurs Du Bon Roi sauront dire en silence que le roi qui est là n’est pas celui qui doit être élu pour LE ROI
    Mais est roi par besoin de spolier la patrie
    Sans cris et sans injures le Bon Roi qui viendra le fera
    Par SA FOI en rendant au Seigneur allégeance et service
    Le Service de La Croix se fera sans histoire simplement calmement le futur roi dira
    Je viens pour servir Dieu et servir Dieu en France
    Je viens servir la Foi et servir les français
    Un Bon Roi par Amour n’aura ni terre ni murs
    Il aura le devoir de venir les mains vides
    En ne demandant rien que les prix désignés
    Pour être ELU DE FRANCE
    Pour être ELU EN FRANCE

    Le 22 Avril 2006

    Dieu est Créateur et Il a fait le plan de donner à La France un roi portant couronne pour dire à toute la terre que si un roi revient portant la Fleur de Lys au Fait de sa couronne
    C’est que Dieu l’a conduit aux commandes de La France

    Le 23 Avril 2006

    Secours de ton HISTOIRE Le Sang versé
    Secours de ton histoire Le Sang DU ROI VERSE
    Sang De ROI
    Sang du roi sang versé pour l’HISTOIRE
    De la planète aimée
    Sang versé pour sauver toute l’humanité

    Le 23 Avril 2006

    Notre Père ose croire que l’avenir dira que le roi de la France est élu par les francs mais posé par SON DIEU
    Au chevet de la France
    Notre Bon Père dira que c’est bien ce travail qu’il a voulu par toi le jour où tu sauras qu’un roi vient bien en France
    et s’investit sans peur
    Dans l’HISTOIRE de LA France
    Et sauve la Patrie de Jeanne et de Clovis
    Via les Pyrénées
    Le roi vient et il sauve

    Le 23 Avril 2006

    Moi je vois l’intérêt d’écrire et puis de dire
    Que le roi qui avance
    Est déjà par Son Dieu consacré à Sa Cause
    Et qu’il vient pour servir
    Et Son Dieu et La France

    Le 26 Avril 2006

    On dit juste seulement que roi vient en Ta France et en combat loyal il accède au pouvoir sans porter la couronne mais que Dieu pourvoira au Très Bon Résultat qui dit roi a couronne et la Couronne De France revient bien entendu au roi tant attendu

    Le 03 Mai 2006

    Oserez vous marcher en tenant l’oriflamme
    Oserez vous chanter le retour du Bon Roi
    Oserez vous parler au Nom Du Divin Roi
    Oserez vous m’aider en marchant en parlant
    En chantant Vive Le Roi

    Le 03 Mai 2006

    Garde moi et combats enfant que j’aime explique à mes enfants que Dieu a besoin du bon roi
    Garde moi et accepte de servir Dieu en France en osant dire
    Le roi reviendra pour servir
    Roi de France reste franc même sans avoir le timbre
    Roi viendra et saura qu’il doit pour être Franc revenir à La France et au Timbre collé

    Par Le Cœur De Jésus
    Par L’Amour De Son Cœur
    Par le Serment Du roi
    Le Roi vient et s’avance
    En tenant à Son Bras
    En tenant à Son Cœur
    Le futur roi de France
    Qui revient au Pays
    Pour tenir La Promesse
    Que fit jadis Son Père
    Etre fidèle à Dieu
    Et Fidèle à La France
    Quand le Bon roi s’avance
    La France relevée
    Car Dieu tient Sa Promesse
    De protéger La France
    Dieu lui reste Fidèle
    Et Fidèle Elle revient par Jeanne et Loublande
    Par Jeanne et par Clovis
    Le nouveau roi s’avance
    Poussé plutôt happé
    Par les enfants de France
    Pleurant roi qui revient
    Pour tenir la promesse
    De rester à jamais
    Roi de France
    Pour servir

    Le 04 Mai 2006

    Roi viendra et saura qu’il doit pour être Franc
    Revenir à La France et au timbre collé

    Accepte enfant d’écrire que Dieu appelle en France quelqu’un de La Lignée ayant
    Bon Cœur Aimant
    Ayant déjà juré obéissance Au ROI
    Ayant déjà donné sa simple vie à Dieu

    Le 04 Mai 2006

    L’orgueil des français est de croire qu’ils iront au bout de leurs erreurs en gardant la Nation par une République

    Moi Le Dieu DE LA VIE je puis dire aujourd’hui qu’il leur faudra un roi pour gagner le combat

    L’Amour De La Patrie convaincra le servant de Reims à Domrémy en passant par Paris il fera le chemin que fit Jeanne La Pucelle et par Elle il aura le choix d’être adoubé comme preux chevalier relevant le défi de dire au peuple franc
    Par Le Dieu de Saint Louis
    Par Jeanne La Pucelle
    Par St Michel Archange
    Que revienne au pays
    La FOI en DIEU Amour
    Remettons au drapeau
    La croisée des deux Cœurs
    Loublande et Saint Denis
    Veilleront sur Paris
    Peuple franc reprenez

    Le chemin du Rosaire
    Osez dire Dieu est Grand
    En tombant à genoux
    Dieu viendra au Secours
    Des guerriers de l’Amour
    Dieu viendra prendre soin
    De La France à genoux et Il la relèvera
    Foi en Christ
    Foi Par Dieu

    Le 08 Mai 2006

    La cause est entendue un roi vient pour La France
    Il faut bien maintenant te dire que Dieu veut roi qu’Il a formé pour çà pour être roi de France et non pas usurper le titre dû au roi
    Inutile de trembler devant le roi de France celui qui tremble vient demander les lauriers
    Celui qui n’en veut pas pour lui ne tremblera.

    Le 12 Mai 2006

    Le servant qui avance pour être futur roi reviendra vers La France
    Celui qui vient est Franc descend Capétiens
    Descendant de Saint Louis descendant sans mélange
    C’est au jour du retour du bon roi vers La France
    Que tu sauras pourquoi ta route a fait pencher
    Le roi vers ton histoire

    Le 13 Mai 2006

    La recette du Bonheur
    Prendre un peu de patience
    Ajouter l’exigence de l’Amour Vérité
    Puis un peu de méfiance pour le roi qui avance
    En disant je suis là moi le roi moi le roi
    Et puis bien regarder celui qui ne dit rien
    Mais qui pleure sur La France
    Ensuite lui demander avec belle assurance
    Mais vous êtes de France vous descendez du roi
    Le Bon Roi capétien
    Pourquoi ne voulez vous acceptez de marcher
    Avec l’armée des cœurs
    Vous devez revenir à la France pour les francs
    Ensuite faire grande confiance au futur roi de France
    Lui donner le grand Temps
    De comprendre La France en souffrance
    Et puis dire au nom du Christ Roi
    Vous devez être roi pour La France Par Jésus
    Avec l’aide de Dieu
    Vous serez Roi français

    Le 13 Mai 2006

    Celui que Dieu avance n’est pas des fratricides
    Celui que Dieu avance n’est pas des assassins
    Celui que Dieu protège c’est celui qui avance
    Par Amour de Jésus
    Par Amour de La France

    Le 15 Mai 2006

    Celui que Dieu envoie ne vient que par amour
    Celui que Dieu envoie ne revendique pas
    Celui qui dit « J’ai droit » n’est pas celui
    Que Dieu à ses enfants envoie
    Celui qui a le Droit par le Seul qui a Droit
    S’est déjà consacré à Jésus Christ Roi
    C’est Christ qui Fait FOI

    Celui que Christ envoie portera avec LUI
    La Croix de délivrance
    Et sauvera par Christ
    Les enfants de La Croix

    Le 22 Mai 2006

    Une seule personne peut bien enclencher le retour de la France vers Son Dieu quand c’est Dieu qui le veut

    Le 22 Mai 2006

    Marie Reine de France garde pour Dieu LA France
    La garde du Rosaire garde pour Dieu LA France
    Le roi que Dieu envoie
    Pour sortir Notre France des griffes du serpent
    Est déjà consacré au Christ Sacré Cœur
    Est déjà convaincu d’être choisi par Dieu
    C’est pourquoi il se plie à LA Main du Sauveur et prie pour Son Pays et prie Mère Marie en priant LE ROSAIRE
    Seul Ton Dieu peut bien faire qu’un roi revienne en France
    Seul Ton Dieu peut bien faire que L’Amour gagne en France

    Le 22 Mai 2006

    C’est sa Miséricorde
    L’Amour que Dieu vous donne
    C’est l’Amour simple et sobre qui ne s’enveloppe pas de tulle et de rubans
    L’Amour que Dieu vous donne
    C’est l’Amour pur qui ose dire à Son Combattant
    Au travail mon aimé
    Au travail mon ami
    Seul tu ne feras rien avec Dieu tu feras
    Par Ton Dieu Pour Ton Dieu
    Écoute le doux chant de la voix de l’enfant que notre Dieu te donne pour t’aider à grandir
    Dieu a besoin de dire Dieu a besoin de faire Dieu a besoin d’entendre
    Son enfant le prier
    Pour faire à travers lui
    Pour dire par Sa Voix
    La France sera sauvée
    Faisons confiance à Dieu à genoux et prions

    Le 05 Juin 2006

    Le roi qui arrive n’est pas du goût DU ROI et que celui que Dieu veut faire sortir n’est pas celui que prêtre croit

    Le 15 Juin 2006

    C’est en osant trouver la force de montrer aux enfants de La France le visage de La Foi
    Que celui que Père ose présenter comme Son Fils
    Œuvrer protégé
    Par les francs assemblés
    Priant et puis veillant
    Au salut de La France
    Au salut De France
    C’est De France que viendra le Salut de La France
    Quand les francs assemblés oseront Le Rosaire

    C’est en pleine Lumière
    Que l’enfant sert Son Dieu
    C’est en se révélant
    Que les enfants De France
    Peuvent le protéger
    Sachant qu’il faut prier Le Divin Saint Rosaire
    Comme vient de demander
    Celui que Père avance

    Le 15 Juin 2006

    C’est au cœur de l’orage que tu sauras enfant que le futur De France ne peut se révéler que s’il est obligé par le ROI DE LA FRANCE

    Le 15 Juin 2006

    Paroles du roi
    Par le Dieu de la France
    Par Jésus Sacré Cœur
    Par mon amour Immense
    Pour le peuple de France
    Je reviens dire aux francs
    Que c’est Fête aujourd’hui
    Pour La France mon Pays
    Qui va se relever
    Par amour je promets de l’aider à grandir
    Par amour simplement

    Le 15 Juin 2006

    Retiens juste à cette heure que c’est Dieu qui conduit
    Retiens juste à cette heure que c’est un capétien qui vient prendre relais de La France en souffrance
    Retiens juste Martine que l’heure est à l’ouvrage de marcher pour La France en donnant au pays le déclic de comprendre que lorsque vient en France Le Frère du Capucin c’est le début des guerres qui seront fratricides entre gens de La France croyant servir La France
    Mais ne servant les francs
    Le chemin sera croix pour celui qui avance sachant mais ne sachant la tâche qui l’attend
    Dieu protège LE Roi c’est cela qu’il faut dire aux enfants de La France
    Nul enfant ne décide où est le roi qui vient envoyé par Son Dieu Seul Ton Dieu en décide
    C’est d’un ton décidé qu’il faut dire aux enfants
    Un roi si Dieu envoie
    Ne viendra que par Dieu
    Ne viendra que pour Dieu
    Ne viendra qu’avec Dieu

    Le 16 Juin 2006

    Roi d’amour roi de cœur le bon roi qui s’avance ne vient que par amour pour servir Dieu en France

    Le 03 Juillet 2006

    Il est où Père le pose
    Il est là où Je Suis
    Il est celui qui ose
    Etre ami des petits
    Il est celui qui parle
    Au nom des démunis
    Il est celui qui porte
    La Croix donné par Père
    Il est celui que j’aime
    Et il est le pourquoi
    Tu parles avec Ton Dieu
    Pour le savoir d’un roi
    Ton Père t’a enseignée
    Et tu dois le servir
    Le roi qui vient poser
    Sa tête sur ton épaule
    En disant aide moi
    Enfant prie pour La France

    Le 03 Juillet 2006

    Il faut bien que je dise à mes enfants de France qu’il faut se souvenir que Dieu a déjà dit et que si c’est écrit
    C’est que Dieu
    Oui Il fait

    Le 03 Juillet 2006

    C’est dans l’obéissance à la Main de Son Père
    Que marche le bon roi

    Le 03 Juillet 2006

    Le roi porte couronne quand couronne est donnée
    Le roi porte secours quand la grâce est donnée

    C’est par la Sainte Ampoule que le fruit est semé
    C’est par l’Eau du Baptême que fleur est arrosée

    C’est bien dans l’abandon que le grain peut germer
    Et c’est la Main du Père qui viendra moissonner
    Le jour où Il viendra recueillir L’Herbe claire
    Fleurissant et donnant Le cœur pur à l’enfant

    Le 03 Juillet 2006

    Partage avec tes frères le Secret Du Sauveur qui te dit mon enfant ose dire Dieu est grand et Il ose mettre en France au Secours de la France Son Cœur par son enfant Servant le Dieu Vivant Servant Le Roi des cieux
    En étant roi de France

    Le 04 Juillet 2006

    Paroles pour le roi :
    Toi le futur De France
    J’ai besoin de ta voix
    Parlant Haut de Ta Foi
    Parlant de Mère Marie
    Toi le futur de France
    J’ai besoin d’un bon roi
    Aimant tous mes enfants
    Tous les enfants De France
    Tous tous mes enfants
    L’Amour seul produira
    La Paix venant sur terre
    Par un bon terre à terre
    Prenant pour les régler
    Un à un les problèmes
    C’est en partant du bas
    Du quotidien des hommes
    Que le roi comprendra
    Tout ce qui ne va pas
    Un à un pas à pas
    Problème après problème
    C’est ainsi qu’il faut faire
    Et non pas regarder
    La société d’en haut
    C’est dans le quotidien
    Des enfants d’Abraham
    Que le roi intervient
    C’est en bien regardant
    Le pourquoi du comment
    Que le roi protègera
    Les humbles et les petits
    C’est en se souvenant
    Que Jésus en son temps
    Parla bien aux petits
    Et qu’Il leur trouva bien
    Quelque chose à manger
    Que le roi travaillera
    En regardant vraiment
    Tout ce qui ne va pas
    Dans le temps de ce temps

    Le 05 Juillet 2006

    Le roi qui vient est Franc
    Le roi qui vient est Droit
    Le roi qui vient est Bon
    Le roi qui vient est roi
    Par Son Dieu
    Roi des peuples
    Par Son Dieu Tout Amour
    Et pour Dieu
    Il accepte d’être roi
    Par Devoir et non par Vouloir

    Le 25 Août 2006

    C’est au cour du combat que l’on voit
    Si le roi est celui que l’on croit
    C’est au cœur du combat qu’un jour tu comprendras
    Le pourquoi du grand choix
    C’est ainsi que l’HISTOIRE écrit par bien des pages ce qui ne restera qu’une page d’HISTOIRE
    Alors que le grand roi aura pages d’histoires
    Seigneur de par Son Sang
    Seigneur de par Son Rang
    C’est bien par Fruit du Cœur
    Que le roi EST Seigneur

    Le 24 Septembre 2006

    Dieu a fait le choix de porter un bon roi
    Aux enfants de LA France
    Comme Présent De Choix
    Dieu a choisi le roi
    Qui vient ET SERT LA France
    Qui vient ET SERT ses frères
    Qui vient ET SERT SON DIEU

    Le 26 Octobre 2006

    Le choix de Dieu est simple
    Faire que son roi s’en vienne au chevet de LA France
    Et relève la France par Amour de SON Dieu
    C’est simple et sans problème

    Le 26 Octobre 2006

    Un roi Père a choisi pour servir le pays de Jeanne et de Clovis
    Clovis a fait le choix de me choisir
    Jeanne quant à elle a fait choix de mourir pour ne pas me trahir
    Je te demande seulement de dire que Dieu veut juste un roi pour aujourd’hui en ce temps pour La France

    Le 08 Novembre 2006

    La droiture est le signe de celui qui avance
    L’absence de serviteurs ne doit pas laisser croire qu’il est sans serviteur
    Celui qui vient servira La France et les français par amour De Son Dieu aura pour Serviteurs les serviteurs De Dieu

    Le 18 Novembre 2006

    Aujourd’hui Dieu te dit
    Toi le servant des francs
    Qui attend que Dieu pousse
    Ton chemin vers la France

    Toi le servant fidèle
    Qui ne veut contrarier
    Ni la France ni les francs
    Toi le servant De Dieu
    Qui veux bien par amour
    T’abandonner AU CŒUR

    Toi l’enfant que Dieu donne
    A LA France
    Pour l’aider
    Pour Servir les français
    Pour souder tous les clans

    Toi enfant que j’ai fait
    Pour que tu serves Dieu
    Et LA France
    Et les francs
    Prends l’envol des colombes
    Que j’envoie sur le monde
    Que j’enseigne aujourd’hui
    Pour sortir le pays
    De Jeanne et de Clovis
    Des mains des francs maçons

    Toi le roi par le sang
    Toi le roi par Son DROIT
    Toi le roi par LE CHRIST
    Toi le roi par Clovis
    Toi le roi
    Pour Servir
    Toi mon roi d’abandon
    Prends la force des humbles
    Prends la Foi des petits
    Prends le bras de Remi
    Prend la Main de Marie
    Et avance en confiance
    Pour La France
    Pour La France

    Le 18 Novembre 2006

    Le roi que Père envoie est le seul roi De France pouvant prétendre au trône
    Le roi que Père envoie c’est Celui que Dieu pose pour servir ET LA France ET LES Francs

    Le 18 Novembre 2006

    Tu avances en chantant
    Vive le roi de France
    Que le ciel nous envoie

    Vive le roi des francs
    Que le Christ soutient

    Vive le roi qui vient
    Par l’envie de servir

    Vive le roi De France
    Osant seul dire
    LA CROIX doit venir
    Au Drapeau
    C’est le Secours De Dieu
    Qui vient pour la Patrie
    Quand le peuple à genoux
    Prie La Vierge Marie
    D’appeler par Son Fils
    LA PAIX D’Amour
    Du Père

    Le 18 Novembre 2006

    Ton Seigneur ose te dire Tu chanteras ton roi
    Revenu au Pays de Jeanne et de Clovis
    En ayant lu les pages que Ton Dieu te dicta pour qu’un jour en bon page tu les portes à celui que Ton Dieu te désigne comme étant le bon roi devant venir sauver La France par Le Drapeau
    Osant l’Arme Fatale aux ennemis des francs
    C’est LA CROIX Victorieuse
    C’est LA CROIX qui vous sauve

    Le 20 Novembre 2006

    C’est ton Dieu qui te dit enfant fais moi confiance
    Je Suis Dieu
    Je devance le pas du capucin marchant devant le roi
    Je suis Dieu
    Je rappelle aux enfants De La France ce qu’elle-même
    Doit aux rois pour être ce qu’elle est
    Je Suis Dieu
    Et
    J’implore mes enfants mes servants de parcourir La France
    Pour oser dire je dicte
    Seul un roi Franc et bon
    Sauvera la patrie
    Seul un roi bon et Franc
    Sauvera le pays
    Tombé aux mains des Francs
    Oui mais des francs-maçons

    Le 22 Novembre 2006

    Enfant toi qui m’entends
    Enfant toi que j’appelle
    Enfant toi qui attends
    Que je parle d’Amour
    Je puis bien dire par toi à mes enfants De France
    Qu’il faut vous réveiller qu’il faut vous avancer
    Qu’il faut enfin prier pour LE CŒUR DE LA FRANCE
    Enfant toi que j’appelle
    Enfant toi que j’implore
    Enfant toi qui viendra au chevet De La France
    Par Amour pour LA France
    Par Amour pour la vie
    Par Amour pour le Christ
    Par Amour simplement
    Par Amour pour tes frères
    Pour les enfants De France

    Accepte simplement
    De dire oui à Marie
    De dire oui à Jésus
    De dire oui à Ton Père
    De dire par l’Esprit Saint
    Seigneur je m’abandonne
    A Ta Miséricorde

    Le 22 Novembre 2006

    Je suis le Serviteur De La France et des francs
    Car je Suis Serviteur De Mon Dieu
    Qui a Seul
    Le Droit De LA Couronne
    Car le Fils a porté La Couronne d’épines
    Pour que je porte Pour LUI
    La couronne De L’Amour
    Voulant dire simplement
    Je suis roi par MON ROI
    Par le Seul qui a Droit
    De porter LA Couronne
    Que je porte pour LUI
    Pour dire à ses enfants
    Que Seul Dieu est à l’œuvre
    Quand se fait par amour
    La réconciliation
    Autour de la couronne.

    Le 26 Novembre 2006

    Aujourd’hui Dieu envoie
    A ces enfants sans roi
    A ses enfants chéris
    Le bon roi qu’Il avance
    Pour servir Dieu en France

    Le 27 Novembre 2006

    Jésus Christ est à l’œuvre par L’Esprit
    Qui conduit à la demande Du Père
    L’enfant de son pays osant dire aux enfants
    C’EST DIEU qui nous conduit
    C’EST DIEU SEUL qui choisit
    C’EST À DIEU simplement
    Qu’en ce jour j’obéis en osant dire
    Je viens moi le roi de la France
    Le seul qui a le DROIT
    Par Celui qui fait DROIT

    Pour qu’ils servent Pour qu’ils servent
    LA France Et Dieu en France

    C’est au jour du Travail ce jour du couronnement
    Que La France comprendra
    Qu’Elle a fait le bon choix
    Qu’Elle a choisi le roi Que DIEU SEUL a choisi
    Pour continuer la route
    De La France par Son roi

    La Couronne De France
    Revient pour servir Dieu et servir Dieu en France
    C’est servir les français

    Pour que La France revienne à la démocratie il faut qu’Elle se souvienne que le peuple a jadis demandé à son roi de trancher les débats et quand le roi venait il tranchait la question sur les parts d’héritage les frontières des comtés et puis il guérissait puisqu’en devenant roi le Ciel lui donnait droit de guérir
    Droit Du Roi

    La Couronne est La Croix que celui qui est roi
    Doit porter pour LA France
    Le roi qui vient servir est le roi serviteur

    Le 04 Décembre 2006

    Nul affront nul combat nulle insulte nulle fatigue
    Ne pourra empêcher la marche du devoir de celui que Dieu Père a choisi pour servir
    Et Son Dieu
    Et La France

    Le 29 Mars 2007

    Dieu donnera la Victoire à LA CROIX SUR LA FRANCE
    Dieu donnera la Victoire à l’Amour qui se lève
    Dieu donnera la Victoire au roi qui vient en France
    Le roi qui vient par Dieu
    A besoin de prières
    Le roi qui vient pour Dieu
    A besoin de prières
    Le roi qui vient sert Dieu …

    Le 1er Avril 2007

    Seul un roi par le sang pourra sauver La France
    Seul le roi De Bon Sang sauvera noble France…

    Le 28 Octobre 2007

    Ton Seigneur qui sait tout prépare le chemin nul désormais ne peut dire un tel s’est trompé puisque Dieu donne LA PREUVE qu’Il a bien annoncé le retour Du Bon roi qui vient par l’océan

    Le 08 Novembre 2007

    Enfant de la discorde
    Entre ce jour qui vient de dire Dieu veut un roi
    Et l’ordre de demain qui ne reçoit des ordres que du vilain
    L’ordre préétabli par Ton DIEU
    C’est celui qui vient par CHRIST ROI
    Et par le roi qui vient
    Par le DIVIN SON ROI
    Le roi que Père a mis sur la terre servira quoiqu’en dise le serpent

    Le 10 Novembre 2007

    L’Heure de Dieu
    C’est L’Heure pile où tout vient tout bascule
    Pour servir
    L’Heure de Dieu
    L’Heure de Dieu
    Sonne l’Heure de la recréation
    De l’histoire par le roi
    Qui vient sauver la France
    Et par elle l’Occident
    En renouant l’Alliance avec Dieu par le roi
    Dieu veille au roi
    Dieu veille sur LA France
    En lui donnant un roi
    Roi vient de par La France
    Roi vient et puis De France
    Servir
    Dieu et La France
    C’est par Dieu que De France
    Vient et sauve La France
    Le roi par Dieu De France
    Dans l’Histoire de ce roi
    Dieu a voulu ceci
    Serviteur de SON ROI
    Le roi vient serviteur
    Servant Dieu et La France

    Le 10 Janvier 2008

    Roi Père vous envoie
    Via Marie La Reine
    Via Marie Ma Mère
    Via Marie LA SAINTE
    Qui porte La Couronne
    Qui donnera couronne au bon roi qui viendra
    Portant bure et genet ouvrant l’Aube du bon plan
    Aimant Dieu Aimant PAIX
    Souffrant l’Heure de Ma Mort
    Pour servir Dieu en France
    Pour sauver noble France
    En osant mettre CROIX
    Sur le drapeau français
    Pour lutter et montrer
    Que La Paix ELLE se gagne
    Par la Guerre du Chapelet
    Et non par celle des armes

    Un roi portant couronne reviendra
    par LE ROI qui portant LA COURONNE
    La donnera au roi pour que portant couronne
    L’HISTOIRE reprenne sens
    Du bon Sens Du Courant
    Roi via le Capétien
    Roi via la Reine
    Roi via le combat de LA France pour LA France
    Via la démocratie revient le roi
    Au jour où le Ciel le rejoint

    Choix du peuple de France
    De poser un monarque au chevet de la France
    CHOIX D’AMOUR de Ton Dieu
    De poser un bon roi au chevet de la France
    Moi Le ROI DE LA France
    J’ose dire qu’un bon roi viendra dire à la France
    Que l’Amour est travail
    Et que porter Bannière pour La France aujourd’hui
    C’est poser en Son Centre La Croix D’OR qui rougeoie
    LA CROIX et le Chapelet sont les armes De France

    La Croix vaincra le roi qui vient par adultère
    La Croix D’OR révélera celui que Dieu choisit
    Pour être roi sur terre au chevet de LA France
    Puisque roi De Par Dieu

    La croisade des enfants portera la Victoire
    Jusqu’au grand parlement
    L’HISTOIRE se recompose en recoupant les choses
    L’HISTOIRE du roi qui s’en vient
    Via le capucin qui saura être l’ombre qui protège la lumière
    Pour que sorte de l’ombre celui que Dieu choisit
    Il faudra LA Lumière qui est Sa protection

    Je Suis ROI DE LA France
    C’est pourquoi j’en appelle à mes enfants De France
    Je Suis LE ROI DE FRANCE
    C’est pourquoi je demande à mes enfants de France
    De prier pour ma France
    Aujourd’hui moi l’AMOUR
    Moi Jésus Sacré Cœur
    Je pleure des douleurs qui arrivent sur La France
    Je Suis LE CHRIST ROI
    Et aujourd’hui je dis
    MOI LE ROI DE LA France
    J’appelle à Son Chevet
    Le bon roi capétien portant le chapelet et MA CROIX
    Comme seules Armes pour combattre avec moi
    Les ennemis De DIEU
    Les ennemis DU ROI
    MOI LE SEUL ROI De France
    J’appelle mon roi à revenir en France
    Via Le Capucin
    Pour venir à la tête de l’armée des enfants
    Priant Mère Marie de sauver noble France

    Ouragans et désastres vont trouver bons soldats
    Osant crier au roi Dieu vous demande
    Bon roi pour Le servir En France

    Le 28 Janvier 2008

    Couronne Je l’assortie à LA CROIX d’Aujourd’hui
    Le roi portant couronne portera pour mémoire ma couronne
    Faite d’épines
    Pour porter témoignage et dire
    Dieu pose couronne sur le roi serviteur
    Serviteur De LA FOI pour servir LE Royaume
    Seul un roi capétien a droit à la couronne
    Celui qui vient malsain arborant la couronne
    Ne vient pas des croisés
    Ne porte pas l’épée il usurpe le droit en n’étant pas Très Droit
    Ne venant pas DE DROIT
    Celui qui suit n’est pas de la race des servants
    Tout au plus il convient de dire des capétiens
    Pour finir par celui qui Seul à droit De Droit
    C’est le roi sans couronne
    Qui portera couronne par la reconnaissance
    Des enfants De La France
    Osant le reconnaître comme descendant du roi
    Que le peuple meurtri donna à l’ennemi
    L’ennemi est celui qui combat Dieu en France via la démocratie
    Le roi qui vient devra vivre sans être à charge
    Seul un roi sans couronne peut porter la couronne
    Puisque n’ayant pas biens

  4. Hercule dit :

    La Sibylle Tiburtine
    (Vers 30 avant J.-C.)

    La Sibylle Tiburtine vaticinait dit-on à Tibur, sur les bords de l’Anio, aujourd’hui Tivoli en Italie, comme une femme divine, notamment sous le règne des Tarquins.

    Elle est aussi connue sous les noms d’Albunée et de Leucothée ; quelques écrivains l’appellent Sarbis, Cassandre ou Taraxandre. La population locale la choisit après sa mort pour leur divinité tutélaire et lui érigèrent un temple.

    La prophétie fort ancienne que le Liber Mirabilis, ainsi que la tradition, faute de mieux, attribuent à la Sibylle Tiburtine, d’avoir annoncer à l’Empereur Auguste (63 av. JC à 14 ap. JC) la naissance du Christ et son retour en gloire. Un manuscrit du XIIème siècle rapporte que l’Empereur Auguste ayant interrogé la Sibylle pour savoir s’il y aurait un homme plus grand que lui, une vierge lui apparut alors dans une grande splendeur sur l’autel du temple de Junon, tenant en ses bras un enfant, et une voix venant du ciel lui disant : « Voici la vierge qui va concevoir le Sauveur du monde», puis, «celle-ci est la chère fille de Dieu».

    La Sibylle de Tibur aurait aussi annoncé l’avènement du Grand Monarque : Un certain roi des Grecs, des Francs et des Romains, convertira les païens et les juifs. Ayant vaincu tous ses ennemis, il se rendra à Jérusalem où il déposera les insignes de sa royauté, confiant la chrétienté aux soins de Dieu :

    « Il paraîtra un prince affreux, sous lequel commenceront des douleurs telles qu’on n’en aura jamais vu pareille série depuis le commencement du monde : combats, tribulations, effusion de sang, tremblements de terre, cités en captivité. Le Seigneur enverra dans sa colère un homme dont nul ne pourra secouer le joug, que le Seigneur lui-même. Les Romains seront battus, et la cité romaine sera détruite. Les ruines joncheront la terre : jamais monarque n’aura fait telle chose.

    Cette ville sera appelée Babylone ; ce règne sera de fer, et Rome sera en proie à la persécution et au glaive. Les hommes seront cupides, despotes, durs pour les indigents, oppresseurs, injustes, méchants. La résistance alors sera impossible, mais les Perses, les Macédoniens et les Grecs entendant parler de ce tyran, formeront une alliance, viendront à Rome, se saisiront du prince Salien, à qui ils feront subir une mort cruelle, et Rome brûlée sera vengée.

    Alors surgira en Gaule un roi des Grecs, des Francs et des Romains, d’une stature élevée, beau de figure ; son corps et ses membres auront les plus belles proportions ; il portera écrit sur son front : cet homme doit véritablement venger le royaume des Chrétiens, l’arracher au joug d’Ismaël, le conquérir sur les Sarrasins ; nul des Sarrasins ne pourra alors régner. Par sept fois, il leur fera le plus grand mal, ruinera leur empire, les frappera : après quoi la paix régnera chez les Chrétiens jusqu’au temps de l’Antéchrist.

    En ce temps-là, les richesses seront abondantes, la terre produira des fruits en quantité, si bien que trois boisseaux se vendront un denier. Le roi des Francs, Grecs et Romains, réclamant pour lui tout l’empire des Chrétiens, dévastera toutes les îles et les cités païennes, renversera les temples de l’idolâtrie, et appellera tous les païens au baptême.

    La Croix sera dressée dans tous les temples, et quiconque ne l’adorera pas, sera puni par le glaive ; et quand les cent vingt années seront accomplies, les Juifs se convertiront à Dieu, et son sépulcre sera glorifié de tous. En ce temps-là Juda sera sauvé, et Israël reprendra confiance.

    Un prince d’iniquité sortira alors de la tribu de Dan ; on l’appellera l’Antéchrist. Enfant de la perdition, plein d’un orgueil et d’une malice insensés, il fera sur la terre une foule de prodiges pour appuyer l’erreur qu’il enseignera ; par ses artifices magiques, il surprendra la bonne foi de plusieurs
    qui verront, à sa voix, le feu descendre du ciel. Les années s’abrégeront comme les mois, les mois comme des semaines, la semaine comme le jour, et le jour comme l’heure.

    Du Nord, sortiront les peuples les plus féroces qu’avait comprimés le roi Alexandre, savoir Gog et Magog. Ces peuples forment vingt-deux royaumes, dont la population est aussi nombreuse que le sable de la mer.

    Le roi des Romains, quand il verra ces peuples s’avancer, convoquant ses troupes, les combattra à outrance et les taillera en pièces. Il viendra ensuite à Jérusalem, et gravissant le Golgotha, y déposera son diadème et toute sa pompe royale, et abandonnera son trône à Dieu le Père et à Jésus-Christ son Fils. Il posera la couronne sur la sainte Croix, et lèvera les mains : aussitôt s’élèveront dans le ciel et la sainte Croix et la couronne royale, puis l’empire romain aura cessé d’exister.

    Alors l’Antéchrist se révèlera publiquement, il s’assiéra dans la maison du Seigneur, à Jérusalem. Pendant son règne paraîtront deux hommes illustres, Elie et Hénoch, pour annoncer la venue du Seigneur. L’Antéchrist les mettra à mort, et deux jours après le Seigneur les ressuscitera.

    Alors on verra une grande persécution, telle qu’il n’y en aura jamais eu et qu’il n’y en aura jamais plus. Dieu abrégera, non la mesure, mais le nombre de ces jours terribles, le Dieu dont il est écrit : Le jour s’accomplit par ton ordre. À cause des élus, par la vertu du Seigneur, l’Antéchrist sera tué sur le mont Olive par Michel : soudain les morts renaîtront.

    Puis le Seigneur Jésus-Christ viendra juger le monde et l’empire romain aura cessé d’exister ».

    Messe de Requiem , d’où est tiré le "Dies iræ" :

    « Dies iræ, dies illa
    Solvet sœclum in favilla
    Teste David cum Sibylla ».

    « Jour de colère, ce jour-là
    dissoudra le monde en poussière
    l’atteste, David et la Sibylle ».

  5. Hercule dit :

    La Prophétie Emilienne
    (0200)

    La prophétie Emilienne aurait été découverte dans les catacombes romaines :

    « Quand vous verrez le premier bœuf mugir, commencera le chancellement de l’Eglise.
    Quand vous verrez l’aigle se liguer avec le serpent, commencera la persécution.
    Quand vous entendrez le second bœuf mugir, alors très grande sera la tribulation de l’Eglise.

    C’est à l’encontre du second bœuf et à rencontre du serpent qu’arrivera d’Occident le roi de grand renom qui doit détruire l’empire des Turcs. En ce temps-là, malheur à l’Italie ; trois armées fondront sur elle : l’une venant de l’Orient, l’autre du Nord, l’autre de l’Occident. Il y aura une telle effusion de sang, que l’Italie n’en aura jamais vu de pareille depuis le commencement du monde. Le Pontife sera ramené par le Grand Monarque. Toutes les vertus refleuriront dans l’Eglise de Dieu, surtout dans le sacerdoce. Puis la secte de Mahomet sera détruite, etc. »

  6. Hercule dit :

    Bonjour,

    Je travaille dans l’urgence car notre temps est compté…

    Saint Hippolyte de Rome
    (0235)

    Saint Hippolyte de Rome, prêtre martyr. Il fut l’un un important savant exégète et théologien de l’Église Latine, et il a laissé de nombreux ouvrages exégétique, canoniques et liturgiques. Il s’opposa à différents papes et à saint Calixte 1er, allant jusqu’à susciter un schisme et à se comporter en antipape. Mais ayant été exilé pour la foi en même temps que le Pape Pontien qu’il combattait, il se réconcilia avec l’Eglise avant d’être martyrisé, persécuté par l’empereur Maximin. Il mourut avec Pontien en Sardaigne à la suite de mauvais traitements, ils ont été élevés tout deux au rang des martyrs et honorés ensemble à ce titre. Il annonçait :

    « Le Grand Monarque Gaulois qui assujettira tout l’Orient arrivera vers la fin du monde ».

  7. Hercule dit :

    Saint Méthode de Patara
    (0310)

    Saint Méthode, dès sa jeunesse, se dévoua à la vie d’ascète, et, comme une ville placée sur une colline, il fut remarqué et appelé à l’épiscopat dans la ville de Patara en Lycie. Méthode était un hiérarque érudit et éloquent, et il écrivit contre l’hérésie de Crigène. Ses paroles, "inspirées par Dieu, illuminent le monde entier comme un éclair". Les païens se levèrent contre lui, le torturèrent et le décapitèrent. Il souffrit le martyre en l’an de grâce 310, à Chalcis, en Syrie.

    L’Apocalypse de Saint Méthode, texte syriaque rédigé en Mésopotamie entre 644 et 678, et attribué à l’évêque de Patara du IIIème siècle, donne libre cours à cet espoir d’un relèvement de l’Eglise, tout en reproduisant les schémas des évènements relatés par la Tiburnita. L’abdication de l’Empereur au sommet du mont des Oliviers est cependant substituée au renoncement au pouvoir au Saint Sépulcre.

    Après avoir annoncé dans ses sermons sur la consommation du monde que les arabes, "ces impies"… se glorifient d’avoir désolé la Syrie, la Cappadoce, l’Isaurie, l’Afrique, saint Méthode ajoute :

    « On apprend plusieurs choses du dernier siècle dans les révélations attribuées à Saint Méthodius. Surtout, on y voit la triste position de la Chrétienté sous l’esclavage des Turcs, avec une affliction si entière, qu’il ne reste aucune apparence de se relever. Ces heureux impies… se glorifient d’avoir désolé la Perse, la Syrie, la Cappadoce, l’Isaurie, l’Afrique, la Sicile, le voisinage de Rome et les îles…
    Un jour viendra où les ennemis du Christ se vanteront d’avoir conquis le monde entier et d’avoir asservi tous les hommes. "Les Chrétiens ne peuvent plus nous échapper" diront-ils.
    Alors, lorsqu’on y pense le moins, il s’élève un Roi des Romains, qui porte heureusement les armes contre ces orgueilleuses multitudes.
    La valeur et le jugement se trouvent partout avec lui, triomphant de toute leur gloire.
    Il se lancera sur les ennemis du christianisme et les écrasera.
    Son fils le seconde avec de glorieux succès dans la Terre Sainte.
    La joie de ces infidèles se change en pleurs et en gémissements.
    La frayeur, la servitude et la mort les poursuivent de toutes parts ; de sorte qu’après les ruines de leur gloire, ils sont contraints de subir un joug sept fois plus pesant qu’ils ne l’avaient imposé aux chrétiens.
    L’Arménie, la Cilicie, l’Isaurie, l’Afrique, la Grèce, la Sicile et toutes les autres terres usurpées sur les fidèles, leurs seront glorieusement restituées.
    L’Egypte sera désolée, l’Arabie brûlée et les villes maritimes pacifiées.

    Mais après ces hautes victoires, la fureur du roi des Romains tombe particulièrement sur ceux qui ont été si lâches de renoncer à leur foi.
    Il s’en suivit une paix admirable et la tranquillité régnera alors sur terre, d’une manière telle qu’elle n’a jamais été vue.
    On rebâtit les villes et les villages et les prêtres sortent de leur misère et le clergé est délivré de ses inquiétudes.
    Tandis que le monde ne pense qu’aux plaisirs et aux délices de cette agréable tranquillité, les peuples du Septentrion se débordent sur la terre.
    Chacun effrayé de cette inondation, prend la fuite vers les montagnes ; les uns se cachent dans les cavernes, les autres dans les sépulcres. La cruauté des barbares victorieux est si sauvage qu’ils tuent jusqu’aux petits enfants et les font manger à leurs mères.
    Enfin, comme ils ont pris la ville de Joppé (Jaffa), Dieu envoie un des princes de sa milice, qui les défait tous en un instant.
    Le roi monte sur le Golgotha, où est le bois de la sainte Croix, et ôtant la couronne de sa tête, il la pose sur le gibet sacré. IL étend les mains vers le ciel et remet le royaume des fidèles entre les mains de Dieu le Père.
    La croix et le diadème sont reçus et élevés dans le ciel ; le roi meurt et avec lui toute principauté.
    A la fin, les Chrétiens oublieront la grâce insigne de Dieu qui leur envoya un Grand Monarque, une ère de paix totale et des moissons abondantes. Ils se montreront fort ingrats, mèneront une vie pécheresse dans l’orgueil, la vanité, la concupiscence, la frivolité, la haine, l’avarice, la gloutonnerie et tant d’autres vices, que sur les péchés des hommes sembleront, aux yeux de Dieu, plus mauvais que la peste. Un grand nombre de gens viendront à douter de la foi catholique et écouteront les enseignements des faux prophètes. Le Dieu juste permettra alors à Lucifer et à ses cohortes de venir visiter la terre ».

    Et voici la version orthodoxe de la prophétie de St Méthode :

    « Et la race blonde possédera la cité aux sept collines pendant six ou cinq (semaines, mois … ?), et des herbes y seront plantées, et beaucoup en mangeront pour rendre justice aux saints ; et trois administrateurs proviseurs gouverneront à l’Est… Puis ce sera l’avènement d’un seul qui gouvernera ; et après lui un loup féroce… et les nations établies du Nord seront également troublées et se déplaceront avec grande violence et rage et elles seront divisées en 4 autorités : la première séjournera à Éphèse, la deuxième à Melayah ; la troisième à Pergame, et la quatrième à Vythinia… Puis les nations établies à 1′angle du Sud seront secouées, et Philippe le Grand se lèvera avec 18 langues, et ils se rassembleront dans la région de la cité aux sept collines, et feront une guerre telle qu’il n’y en a jamais eu. Et ils courront à travers les passages et rues de Constantinople, et le massacre des hommes fera naître un fleuve et la mer sera maculée par le sang jusqu’aux profondeurs de l’abîme. Puis le boeuf beuglera et le mont Xirolofos hurlera ; puis les chevaux s’arrêteront et une voix du ciel criera : arrêtons-nous, et tenons-nous bien, paix à vous ; le châtiment du désobéissant et de l’insoumis est suffisant ; et maintenant allez dans la région à droite de Constantinople et là, vous trouverez un homme sur deux collines, debout, en grande affliction (il sera brillant de visage, charitable, pauvrement habillé, le regard austère, doux pour soutenir ses convictions), il aura un ongle recourbé au pied droit, et une voix par un ange déclarera : "Faites-le roi" ; et ils lui donneront une épée à la main droite, en lui disant : "Courage Jean ; le Puissant prévaudra et détruira tes ennemis". Et, prenant l’épée de la main de l’ange, il frappera les Ismaélites, les Éthiopiens et toutes générations infidèles. Et il divisera les Ismaélites en trois parties : la première passera par l’épée, la deuxième, il la baptisera ; et la troisième, il la réduira à l’esclavage en Orient. Et, à son retour, les trésors de la terre seront ouverts. Chaque nation se suffira à elle-même, et tout le monde sera riche et il n’y aura pas de pauvres ; et le sol donnera du fruit au centuple ; et les armes de la guerre deviendront des charrues et des faux ; et il régnera 35 ans ».

    Le Grand Monarque qui est annoncé possèdera l’ensemble des qualités et des charismes de ses illustres prédécesseurs ; il aura l’esprit da sainteté, de pauvreté et de justice d’un Saint Louis ; il aura la volonté de défendre l’Eglise, le souci d’instruire et l’esprit conquérant de l’Empereur Charlemagne, il aura aussi l’esprit de sainteté d’un Saint Dagobert II, et le don du Roi Saint Gontran (fêté le 28 Mars) de retrouver les trésors cachés.

  8. Hercule dit :

    Saint Augustin d’Hippone
    (28-08-0430)

    Saint Augustin, évêque d’Hippone (354-430), docteur de l’Eglise, naquit à Tagaste, ville appartenant à l’empire romain, et de l’ancien royaume de Numidie (actuelle Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354, dans une famille berbère, d’un père citoyen romain incroyant et d’une mère berbère chrétienne, sainte Monique.

    Saint Augustin narre sa jeunesse dans ses Confessions : À l’histoire des égarements de coeur du jeune et brillant étudiant se joint l’histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d’Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu : "Le fils de tant de larmes ne saurait périr !" avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements. Brillant étudiant, jeunesse dissipée, un enfant, Adéodat.

    En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Converti, baptisé par saint Ambroise à Pâques 387, il retourne en Afrique. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l’on puisse imaginer. Ce qu’il y a de plus admirable, c’est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l’élever presque aussi haut qu’un homme puisse atteindre; c’est bien à son sujet qu’on peut dire: "Dieu est admirable dans Ses Saints !" Il est ordonné prêtre en 391, évêque d’Hippone (actuelle Annaba, près de Bône, Algérie) en 396, un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt à Hippone au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430. Son tombeau se trouve à Pavie.

    Il est à l’origine de l’ordre des Chanoines Réguliers dont de nombreuses congrégations ont été fondées à partir du XII° siècle. Cet Ordre de religieux non-cloîtrés, proche de la vie séculière, s’occupe d’enseignement, de missions sacerdotales, d’aide aux paroisses. La règle de Saint Augustin régit encore de nombreuses congrégations religieuses.

    Il est l’un des principaux pères de l’Eglise et l’un des 33 docteurs de l’Eglise.

    Il nous a laissé une centaine de traités, de sermons, de conférences, de lettres… Il est l’auteur d’un traité de l’Antéchrist. La prophétie qui suit est extraite du tome VI des oeuvres de saint Augustin : Lib. de Antich. (attribué à Alcuin).

    « L’époque de l’apparition de l’Antéchrist et celle des solennelles assises du Jugement Dernier nous sont indiquées par saint Paul dans sa seconde Epître aux Thessaloniciens quand il dit : "Nous vous conjurons par l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ…" Parce que ce jour n’arrivera point que l’apostasie ne soit d’abord venue et que l’Homme du péché, le Fils de perdition ne se soit montré et fait adorer comme un Dieu.

    Or, nous savons qu’après le royaume des Grecs ou même des Perses, qui furent, chacun en son temps, environnés d’une grande gloire et puissamment florissants, l’empire romain commença à s’élever et grandir au-dessus de tous ceux qui le précédèrent, en étendant sa domination sur tous les royaumes de la terre.

    Toutes les nations furent soumises aux Romains et leur payèrent le tribut. C’est pourquoi l’Apôtre saint Paul a dit que l’Antéchrist ne viendra point dans le monde avant qu’il y ait eu d’abord une scission ; c’est-à-dire que tous les royaumes de l’empire romain n’aient secoué leur joug et s’en soient affranchis.

    Mais ce temps n’est pas encore arrivée ; car, bien que nous voyions l’empire romain en grande partie détruit, cependant, tant que dureront les rois francs qui doivent posséder cet empire, la gloire du nom romain ne périra pas entièrement, car elle subsistera dans les souverains de la France.

    Or, certains de nos docteurs disent même qu’un Roi des Francs possèdera l’empire Romain dans toute son étendue.

    Ce roi viendra dans les derniers temps du monde ; il sera le plus grand qui fut jamais et le dernier de tous les rois.

    Après un règne plein de félicité, ce monarque viendra à Jérusalem, et déposera sur le mont des oliviers et son sceptre et sa couronne. Il rendra l’âme à Jérusalem, sur le Mont des Oliviers. Alors ce sera là la fin et la consommation de l’empire des Romains et des Chrétiens.

    Et ces mêmes docteurs, s’étayant sur la parole de l’Apôtre saint Paul, prétendent qu’aussitôt après l’Antéchrist viendra ».

    Mais Saint Augustin prophétise aussi :

    « L’Antéchrist ne viendra pas avant que le péché ne lui ait préparé un peuple ».

    Et il nous annonce encore :

    « Par Antéchrist, il faut entendre, non seulement, le grand ennemi qui luttera contre Dieu à la Fin des Temps, mais toute la multitude des impies opposés à Jésus-Christ ».

    Enfin, Saint Augustin indique que, à la fin des temps, les méchants persécuteront les bons ; ceux-ci craindront donc, tandis que ceux-là seront tranquilles. Ce sont donc les méchants qui diront : « Paix et sûreté », parce qu’ils négligeront les signes annonciateurs du Jugement ; tandis que les bons « sécheront de frayeur », comme parle saint Luc.

    Saint Augustin nous enseigne aussi sur le respect dû à la conduite de Dieu. Il est le maître absolu du temps et de ce qui s’y passe ; il ne convient donc pas que les hommes veuillent connaître d’avance, d’une façon indiscrète, le résultat de ses décrets éternels. Leur règle de conduite, à l’égard de ces décrets éternels, est celle qu’a tracée l’auteur inspiré de l’Ecclésiastique : "Ne recherche pas ce qui est au-dessus de toi, et ne scrute point ce qui surpasse tes forces… N’étends pas ta curiosité à toutes les oeuvres de Dieu (Ecclésiastiq., III, 22-24". Ce respect dû aux décrets et aux oeuvres de Dieu, la plume de saint Augustin l’a exprimé dans cette admirable sentence "Honora quod nondum intelligis et tanto magis honora quanto plura vela cernis. Quanto enim quisque honoratior est, tanto plura vela pendent in domo ejus. Vela faciunt honorem secreti ; sed honorantibus levantur vela". (S. August., Serm LI, 5) :

    « Honore ce que tu ne comprends pas encore, et honore-le d’autant plus que les voiles sont plus nombreux. Plus quelqu’un est digne d’honneur et plus aussi les portières sont multipliées dans sa demeure. Les voiles commandent l’honneur dû au secret, et ils se lèvent pour ceux qui savent honorer ».

  9. Hercule dit :

    La prophétie de Merlin
    (0480)

    La plupart des ouvrages qui parlent de la légende de Merlin, évoquent aussi le Roi Arthur et ses chevaliers de la Table Ronde. La description de Merlin varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît : enchanteur, prophète, homme des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature. Son rôle dans le cycle arthurien est d’aider à l’accomplissement du destin du royaume de Bretagne, royaume mythique regroupant l’actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale (Nous savons par la petite Olive Danzé de Plogoff, devenue Sœur Marie du Christ-Roi, que Dieu réserve pour l’avenir une destinée secrète pour la Bretagne, différente de la mission de fille aînée de l’Eglise accordée à la France).
    Grâce à sa sagesse légendaire, Merlin devient l’ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci, il organise le défi de l’épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d’Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans diverses missions, notamment la fameuse quête du Saint-Graal ; selon une tradition anglaise, Joseph d’Arimathie conserva le Saint Calice de la Cène, dans lequel il recueillit un peu du sang de Jésus avant de déposer sa dépouille dans son sépulcre. Joseph quitta ensuite la Palestine et se rendit en Gaule où il déposa précieusement le Saint-Graal.
    À la fin de sa vie et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.
    Selon la légende, Merlin tomba éperdument amoureux de la fée Viviane à qui il enseigna plusieurs sorts, et lui confia lui le secret pour se lier un homme à jamais. La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie pour le garder auprès d’elle, traçant les "neuf cercles" autour de Merlin endormi. La magie étant puissante, Merlin fut emprisonné pour l’éternité dans sa geôle, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fut possible. Ainsi, dans la forêt de Brocéliande, sur une stèle est écrit : "ici a été enfermé Merlin l’enchanteur par la fée Viviane".
    Ce long roman en prose ne nous est pas parvenu intact mais il nous est maintenant connu sous le nom de Livre du Graal, conçu comme l’entière histoire du Graal et d’Arthur et ses preux chevaliers.
    Arthur fut caché et réservé dès sa naissance, par Merlin, pour sa destinée royale. On pense aussi au roi Arthur blessé au soir d’une terrible bataille. Son lieu de convalescence ne serait-il pas "l’île des Fruits" ou "îles Fortunée" (Insula Pomorum quae Fortunata vocatur). C’est une sorte de Paradis terrestre, demeure de fécondité et de longévité, gouvernée par neuf sœurs dont l’aînée, la reine Morgane, est une magicienne qui connaît les secrets de l’art de guérir. Le nom d’"île Fortunée" était emprunté aux "Étymologies" de St. Isidore de Séville décrivant les îles Canaries, tandis que le nom d’"île des Fruits" semble une traduction du mot d’origine celtique Avallon qui aurait signifié "pomme" ? Néanmoins, « selon de multiples traditions galloises, anglaises et aussi italiennes, le séjour d’Arthur était une grotte introuvable où il dormait entouré de ses chevaliers et échappait à l’attention des vivants ».
    Les prophéties concernant le Grand Monarque rappelle étrangement par "l’île de la captivité", la légende du Roi Arthur transporté par les fées dans l’île d’Avallon, veillant au long des siècles en attente du besoin du peuple des justes. Il est aussi étonnant de découvrir dans les Petits Bollandistes la tradition anglaise de la venue de Saint Joseph d’Arimathie en Gaule, apportant dans ses bagages la Coupe de la Cène, le Sacré Graal, pour le déposer dans les Pyrénées ; cette coupe qui n’est autre que celle de Melchisédech que Jésus, selon Anne Catherine Emmerich, avait fait rechercher avec les vases sacrés pour célébrer la Pâques juive immédiatement suivie de l’instauration de l’Eucharistie.
    Après avoir déposer dans l’Arche d’Alliance, ce précieux vase, Joseph d’Arimathie, l’oncle de Jésus, poursuivi ensuite son chemin vers l’Angleterre, mariant sa fille au Roi Lear et accordant ainsi l’ascendance davidique à toutes les monarchies européennes.
    Voici quelques prophéties de Merlin, telle qu’elles nous sont parvenues :

    « Avant que la chose qui nasquit jadis ès-parties de Jérusalem soit aagée de douze cent cinquante ans, grande multitude de Chrestiens se rendront oultre mer pour combattre les Sarrazins et les dits Chrestiens seront presque tous occis.

    Peu d’années avant que la chose qui jadis nasquit ès-patrie de Jérusalem ait fini son dix-huitième aage, si ne fust la grant prouesse qu’aura esté en leurs ancestres, en celui temps les François seraient plus haïs que leurs ancestres n’aièrent esté.

    Avant que la chose qui nasquit jadis ès-parties de Jérusalem viengne à son vingtiesme aage, contrée d’Italie trébuchera. Elle est appelée Romanie, et une grant partie sera achevée par l’Apostolle et par la gent de Gaulle

    Il y a un Pape qui n’osera regarder Rome. Une chose pareille que les Romains saichent de parmy, que avant que celui Pape trepasse du siescle, luy fera Notre Seigneur souffrir telle honte que ne se pourra appareiller. Et si vueil que les Romains saichent de parmy, que dès lors ès avant commencera sa destruction et plus en plus ; et ce sera pour leurs péchés.

    Au temps que la chose qui, jadis, nasquit jadis ès-parties de Jérusalem aura moins de vingt ans, toute l’Italie tremblera de joie et de peur.

    L’Apostolle et la gent de Gaulle feront tresbucher les déloyaux, qui trembleront de peur ; et ceux qui devers se tiendront, en trembleront de joye, qui les surmontera ; parce qu’il verra avaller ses ennemis. Dont perdra le lion ses ongles.

    L’Italie et l’Allemagne souffriront beaucoup. Le Roi Franc restaurera le vrai Pape. Par sa vertu, il sera plus grand qu’Alexandre ; et par ses succès plus grand que Cyrus. Il portera un lion rampant dans ses armoiries ; et à cause de cela, on l’appellera le Lion. Il traversera les mers et sera acclamé comme empereur par de nombreux Rois. Mais un Prince puissant, venant de l’Orient lui livrera bataille. Le Lion ira à sa rencontre avec ses armées. Dressant son camp sur les rives de l’Euphrate, il l’y attendra. Si le Prince traverse le fleuve, sera vaincu. Mais le Lion passera lui-même le fleuve, et il infligera à son ennemi une cuisante défaite. Il sera alors le maître de tout l’Orient ».

    Une autre prophétie de Merlin, trouvée dans le Liber Mirabilis, annonce le Grand Pape et le Grand Roi :

    « Ces temps orageux dureront jusqu’à l’année du Seigneur, dans laquelle paraîtrons un nouveau pape et un nouvel empereur.
    Merlin dit : La prospérité du Seigneur descendra sur la nation désolée ; un pasteur remarquable s’essayera sur le trône pontifical, sous la sauvegarde des Anges.
    Les monts courberont leurs faîtes devant lui, la mer se dessèchera, les morts ressusciteront, les autels seront dressés, les églises ouvertes.
    Alors un monarque gracieux, de la prospérité de Pépin, viendra en pèlerinage, voir l’éclat du glorieux pontife… Un trône temporel venant à vaquer, le pasteur y colloquera le roi, qu’il appellera à son secours.
    Merlin l’avait dit : Vous saurez qu’il y aura deux têtes, une d’Orient, l’autre d’Occident.
    Ce pasteur… fera la joie des élus du Seigneur. Pasteur angélique, il promènera le bâton de l’apôtre par tous les pays.
    Il se fera entre les Eglises grecques et latines une union indissoluble.
    Et dans le principe, pour amener ces heureux résultats, recourant à ses secours puissants et temporels, le Saint Pontife invoquera l’aide du monarque généreux de la France ; avant qu’il puisse être affermi et solidement assis sur le Saint-Siège. Il y aura des guerres innombrables, des luttes pendant lesquelles le trône sacré sera ébranlé.
    Ce Pape sera à la foi pasteur et réformateur. Grâce à lui, l’Est et l’Ouest connaîtront une union durable. Six ans et ½ plus tard, il rendra son âme à Dieu. Lorsqu’un monstre t’apparaîtra dans le Ciel, tu trouveras à l’Est un refuge tout préparé et neuf ans plus tard, tu mourras ».

    L’Abbé Suger parle aussi du sauvage devin Merlin qui a vu et prédit avec détail, et d’une manière si étonnante, les évènements qu’on doit voir dans la suite des siècles :

    « Au trône succèdera le lion de la justice ; à ses rugissements trembleront les tours gauloises et les dragons insulaires. Dans son temps, on extraira l’or du lys et de l’ortie ; l’argent découlera du pied des animaux mugissants, les bêtes à poil frisé revêtiront des toisons diverses, et leur extérieur fera connaître ainsi leurs dispositions intérieures ; les pieds des chiens seront coupés ; les animaux sauvages jouiront d’une douce paix ; les hommes réduits à supplier, souffriront ; les formes du commerce changeront ; la moitié d’un tout deviendra ronde ; les milans perdront leur rapacité ; les dents des loups s’émousseront ; les petits des lions seront transformés en poissons de la mer, et l’aigle bâtira son nid sur les monts de l’Arabie ».

    Une autre prophétie de Merlin concernant certainement le Grand Monarque, semble préfigurer les prophétie de Marie-Julie de La Fraudais, à Blain en Bretagne :

    « On lui mettra aux dents un mors forgé sur les rives du Golfe Armoricain ».

    Jeanne d’Arc, on le sait, fut prédite par le barde Merlin, et les prophéties relatives à la Pucelle apparaissent dans les actes des procès de condamnation et de réhabilitation de Sainte Jeanne d’Arc, mais il est aussi probable que ces même prophéties de Merlin annoncent une nouvelle Jeanne d’Arc qui aura pour mission de préparer les chemins du Grand Monarque.

    • jean dit :

      La nouvelle Jeanne d’Arc, qui est la même mais pour notre temps, "devant guider et protéger le roi pour le faire sacrer à Reims comme JADIS", est annoncée dans le tome 2 de "Seul l’Amour sauvera le 3e millénaire" page 171

      • Hercule dit :

        SIGNES AVANT-COUREURS ET AVERTISSEMENTS

        Extraits d’extases de Marie-Julie Jahenny
        (Mise-à-jour du 13-04-2013)

        …………………………………………………….

        1880-03-16 :

        Marie-Julie : « Je contemple la très sainte et immaculée Mère de Dieu. Elle vient à nous, toute joyeuse, et le sourire à de ses lèvres fait battre d’amour nos cœurs. Elle dit :

        « Mes enfants je suis votre Mère. Je viens vous parler cœur à cœur, au nom de mon Fils, et vous apportez Ses paroles bénies… Mon divin Fils prépare, en union avec Ses élus, une fête d’allégresse qui sera célébrée en ce lieu où nous sommes maintenant, dans ce lieu où Je suis descendue.

        Sous peu, la voie de l’ange qui a tout dirigé parlera. C’est à lui que mon divin Fils donne l’ordre d’inviter, par une voix intérieure, les véritables amis. Ceux-ci l’entendront les premiers, cette voix douce qui leur dira :

        « Levez-vous, chers amis, tous ensemble et venez sous le regard du Seigneur »…

        « Voici l’objet de cette fête : mon cher Fils descendra, en pleine gloire, dans ce lieu sanctifié par Sa présence. Tous les cœurs de nos amis généreux en ressentiront une très suave impression de bonheur. Ce sera un céleste ravissement pendant lequel tous les cœurs seront décorés de la Croix, dont sublime d’amour… Chacun d’eux entrera dans de grands et glorieux desseins qui ne cesseront plus d’opérer.

        Mes enfants, puisque vous êtes destinés à travailler dans l’œuvre de la Croix, vous ne pouvez avoir de décoration autre que la croix. Chacun connaîtra sa mission, chacun aura son emploi… C’est avec le sourire que je vous communique ce divin secret.

        Le travail des apôtres de la Croix va devenir immense. Mon divin Fils veut que tout soit recueilli pour Sa plus grande gloire et pour le comble des grâces qu’Il veut donner. Il veut en retour, que ses enfants lui donnent tout le travail de leur esprit et de leurs mains. Ces mains et cet esprit ont été créés pour Le servir. Voilà comment, mes enfants, les œuvres d’abord secrètes et comme voilées en apparence arriveront doucement à leur terme…

        Mes enfants, ce n’est point près d’ici que nous allons choisir de nouveaux cœurs pour être admis dans la gloire du Très-Haut. Dans ceux qui sont au plus près et qui sont revêtus de l’ordre de la grâce, mon divin Fils n’a trouvé aucune science capable de Le glorifier. En peu de temps, mes enfants, des foules descendront les chemins étroits qui conduisent à ce lieu solitaire mais, désormais, ce nom de solitaire ne sera pas porté longtemps. Ce lieu deviendra grand ! d’une immense grandeur ».

        Marie Julie : « Pourquoi, Bonne Mère, plus qu’autrefois ses visites d’âmes ? »

        Notre-Dame : « Ces âmes viendront, poussées par une grâce extraordinaire, pour ramasser les grâces visibles du Ciel… Mes enfants, tant de peines, tant de travaux, tant de larmes et de croix seront si hautement changés en prodiges que, bien que, depuis l’époque du Calvaire jusqu’à ce jour, de grandes œuvres se soient opérées, je n’ai jamais remarqué de fleuves remplis de grâces, comme il en est réservé pour ce lieu, ici ou je vous parle maintenant… »

        Marie Julie : « Oh ! Bonne Mère, après tout ce que votre bouche nous révèle, comment vivre encore sans vous aimez jusqu’à la sainte folie ? »

        Notre-Dame : « Mes enfants, une montagne a été élevée ici… une montagne chaque jour s’élève par le travail du Dieu tout-puissant : vous êtes dessus. Chaque jour vous vous élevez davantage par la grâce. Bientôt la terre aura fui de vos pensées. La terre sera si basse alors que tous les pèlerins qui viendront vers votre montagne, répandront une sueur abondante, tant elle sera difficile à gravir. Je veux dire qu’ils comprendront combien le Saint des saints est admirable dans ses desseins, combien il mérite d’être béni et exalté dans ses prodiges. Cette sueur qu’ils répandront, ce sont les larmes qu’ils verseront pour n’avoir pas voulu plutôt goûter la grâce si précieuse que goûtait le petit nombre des enfants appelés nouveaux par la grâce. Mais il leur sera difficile de gravir la montagne où seront élevés tous les bénits de mon Fils. À force de regrets, à force de peines et de repentir, dans l’avenir des années, ils y parviendront. Mais les premiers seront élevés bien haut et ravis mystérieusement dans l’œuvre de mon Fils ».

        « C’est mon Fils qui, à Son tour va commander. Voilà comment les œuvres secrètes arrivent doucement à leur terme, après avoir été longtemps voilées en apparence.
        Vous êtes appelés à une régénération extraordinaire. Vous serez appelés les enfants du monde nouveau… ».

        …………………………………………………….

        1880-05-04 :

        Introduction du Père Pierre Roberdel (Cris du Ciel sur le Temps qui vient) : Le ciel nous avertit qui faut s’attendre, en approchant de la fin du siècle, à ce que partout se multiplient les visites de Dieu et de sa sainte mère. Il y aura un nombre rapproché de faits prodigieux qui, tous, ne seront pas heureux, car l’Enfer redoublera aussi ses efforts. On nous décrit le cachet qui permettra de reconnaître les œuvres de Dieu. Les cas de possession seront nombreux.

        …………………………………………………….

        « Gloire au Père…

        J’adore le divin Crucifié…

        Les flammes portent ces paroles du Saint Esprit :

        « Je suis la voie de la vérité et de la vie. Je suis l’instituteur divin de ton âme, la lumière de ton cœur, la sûreté infaillible de ton esprit ».

        Voilà ce que je lis.

        … Le soleil me fait voir que toute vie, qui n’est pas celle de Dieu, rencontre les plus terribles difficultés pour s’expliquer ce qui se produit aux yeux de l’âme. Ces difficultés viennent de ce que Dieu n’y a pas semé la semence de Sa parole qui rend facile aux âmes les vérités les plus difficiles.

        Les voies de Dieu sont pleines d’une lumière débordante. Quand on y entre, on ressent une douce chaleur…

        Les voix contraires à celle de Dieu semblent d’abord donner une très grande connaissance, mais cette connaissance s’évanouit à mesure qu’on avance dans la voie. Ce qu’elle faisait voir d’abord devient ténébreux, et tout se fond dans une profonde inquiétude, et leur paix se trouble.

        Les voies de Dieu restent toujours réellement claires. Elles nous laissent souvent apercevoir, avant même que nous y soyons arrivés, la chose divine que Dieu veut nous faire connaître. On n’y reçoit l’assurance que c’est Dieu qui nous conduit.

        Dans les voies de Dieu, on peut rencontrer quelquefois de légers obstacles, mais la faute en vient de nous, d’un manque d’attention…
        Cela est arrivé aux savants les plus saints qui s’enfonce profondément dans les traités sur les voies de Dieu. Ce n’est qu’un manque d’attention, une occasion de purification de l’âme et de l’esprit.

        Les voies de Dieu ne sont pas égales mais, malgré leurs différences, elles sont toujours faciles à gravir. Il est toujours facile de reconnaître la vraie lumière : à la paix qu’on y goutte. C’est le cachet de Dieu.

        Il y a des voies qui sont vraies au commencement mais qui, au quart, au milieu ou à la fin, deviennent fausses. C’est qu’une voie commencée sans l’aide de la grâce ne peut arriver à bonne fin. (Ab. P.R. : Pour juger définitivement des voix mystique d’une âme, il faut attendre la fin de sa vie terrestre. Une âme, même véritablement favorisée au début, peut dévier par la suite si, par manque d’humilité, et se laisse prendre au piège de la vaine gloire).

        Voici le cachet qui nous assure que nous marchons dans la voie de Dieu. Le doigt de Dieu écrit trois preuves visibles :
        La première, c’est la paix qui règne dans le plus fort de l’orage.
        La seconde, c’est la totale soumission aux desseins de Dieu : dans la peine comme dans la joie, la foi ne diminue pas.
        La troisième, c’est que l’amour de Dieu ne survit pas dans les voies qui ne sont pas de Lui ; Il ne prête pas son langage aux paroles et des explications. (Ab. P.R. : Celui qui n’est pas dans la voix divine cherche, avec insistance, à se justifier à force d’explications. Celui qui est dans la voix véritable se tait après avoir donné le message divin ; il laisse à Dieu le soin de le justifier).

        Le soleil dit :

        « Dans ce temps et un peu plus tard, il y aura un grand nombre d’âmes obsédées et possédées par l’esprit infernal. Leur délivrance sera d’autant moins facile que l’esprit infernal s’emparera de toutes les fibres de leur cœur, pour mieux les endormir dans sa possession.

        Pour leur rendre la liberté, il faudra au Pères (exorcistes), que le Ciel soumettra à cette dure épreuve, un grand nombre de pénitences de mortifications. Quand, lors des prières de l’Eglise, on donnera à l’infernal l’ordre de sortir (du possédé), qu’on ne manque jamais de se munir de la Croix, qui est l’arme invincible pour terrasser le démon et lui imposer sa rentrée aux enfers !

        Dans le temps où toutes les misères seront au comble et le mal à son sommet, en beaucoup d’âmes, dans vos contrées – non pas dans vos demeures ou auprès – il se fera bien du bruit par l’acharnement de ces redoutables possessions. L’ennemi prophétisera, par la bouche de ces possédés, un avenir de choses délicates, prophétisera en apparence, mais, à l’examen cela se révélera grossier, quand on en méditera le mensonge ».

        Le soleil me fait voir que toutes ses possessions seront produites par le dérèglement de la foi, et par toute une suite de péchés de faiblesse et de découragement. Un grand nombre de d’âmes auront à souffrir de toutes ces misères.

        Je vois aussi que les lumières du Ciel couleront, plus nombreuses que jamais, dans l’esprit des Pères de l’Eglise. Ils recevront, de la bonté de Dieu, une grâce de discernement sur toutes ces choses auxquelles il faut s’attendre.

        Dans la lumière du soleil, je vois se renouveler, dans les temps où nous sommes, la grâce que reçurent les premiers Apôtres. Ils avaient la lumière qui ne permettait pas au serpent infernal de laisser sa morsure sur la foi du peuple chrétien. Avec ce don de Dieu, il n’y aura ni crainte ni inquiétude au milieu de tous les désordres ; il sera fait, pour la gloire de Dieu, tout ce qui est au pouvoir des enfants de la foi.

        Dans une flamme particulière du soleil, je vois que, loin de notre pays (la Bretagne), Notre Seigneur et sa Sainte Mère ont daigné visiter un peuple accablé, sous la terreur du Ciel, par la justice contre le péché. Le nom de ce peuple, c’est Dijon. Je vois ce mot parfaitement gravé.

        Ce qui attire en ce lieu la visite de Dieu et de la Sainte Vierge, c’est un groupe d’âmes ayant fait vœu de pénitence, et aussi le vœu d’implorer pour obtenir le pardon du blasphème et réparation de la foi qui est perdue en bien des âmes.

        Dieu dit :

        « Ce n’est point la grande partie de ce peuple qui m’attire en ce lieu, c’est le groupe très faible qui a fait fléchir Mon Cœur et Ma bonté ».

        La Sainte vierge porte un trait sur son cœur, un trait qui n’a pas été lancé et dont la pointe menaçante reste cachée sous son manteau. Elle porte, en pleurant, la main vers l’autre bout du trait, vers celui tourné vers le ciel.

        Je voix que Notre Seigneur doit visiter encore ce peuple, mais non avec Sa Sainte Mère. Il doit lui faire passer la sévérité de trois paroles :

        Voici la première :

        « Si, au bout de quarante jours, le peuple de ce lieu n’observe par la loi chrétienne, je réduirai, lui qui m’était fidèle dans les temps passés ; je le réduirai sur des charbons ardents »…

        …………………………………………………….

        1880-06-28 :

        Marie Julie : « Je contemple la très Sainte Mère de Dieu. La tristesse de deuil sont peints sur son visage ».

        Notre-Dame : « Mes enfants, en cette fin de mois et au commencement de celui qui est consacré au Précieux Sang, je visite tous mes enfants que mon Fils divin a appelés aux dons de Sa grâce. Je les visite pour les préparer à recevoir cette parole : L’été est proche ! le soleil de la terre, qui vous a vu naître, va voir disparaître de sa lumière beaucoup de ces âmes que la grâce a visitées…

        Mes enfants, remarquez bien ma parole ; si cette parole passe mes lèvres, c’est qu’auparavant elle est tombée de celles du Créateur. Au moment où toute la douleur poussera son cri, il y aura un grand nombre d’âmes qui recevront beaucoup de missions et qui les prendront comme venant de la divine puissance de mon Fils.

        Remarquez bien ma parole, mes enfants. Toutes les voix des hommes qui conduisent les lois, ces voix n’arrêteront point les paroles publiques de ces âmes nombreuses qui recevront, tout à coup, des missions différentes les unes des autres. Il leur sera communiqué de publier, sous peine de mort, tout ce qui leur sera communiqué.

        Mes enfants, faites attention à mes paroles. Beaucoup de ces missions seront mauvaises, ce sera même le plus grand nombre.

        Mes enfants, vous avez assez de science pour savoir que jamais mon divin Fils ne fait publier, d’un bout à l’autre du monde, toutes Ses paroles à moins que ce ne soit très grave et pour mettre à l’abri les âmes fidèles.

        Dans ses missions, on communiquera des choses tellement fortes à croire que, dès que les vrais chrétiens les liront, ils verront sans autre sans examen que la Voix divine n’est pas dedans. L’ennemi des enfers se promettait, lui aussi, de donner à beaucoup d’âmes la mission de révéler ces choses nuisibles à mon divin Fils et à mon peuple chrétien. Cela fut dit, par l’ennemi, à la bienheureuse Marguerite du Très-Saint-Sacrement ».

        Marie-Julie : « Je ne la connais pas, ma Bonne Mère ».

        Notre-Dame : « Ne soit pas inquiète, ma fille, elle est connue. Mes chers enfants, la même parole fut dite à la sœur Saint Pierre de Tours, morte en odeur de sainteté. Au moment de sa mort, la rage de l’ennemi infernal était épouvantable.

        Satan lui lâcha cette parole : « En 80, 81 et 82, je ferai beaucoup de révélations. Je continuerai jusqu’à 83… (Si on en croit les annonces prophétiques de Satan, le père du mensonge, à Marie de Saint-Pierre du Carmel de Tours, paroles qui furent rappelées à Marie-Julie par la Sainte Vierge, les évènements auraient dû débuter en 1980 pour une durée de quatre années. A Sœur Lucie de Fatima (+ 2005), la Sainte Vierge lui avait demandé de faire publier le secret de Fatima à partir des années soixante car, à cette date, il serait mieux compris. Le Pape Jean-Paul II a finalement publié la troisième partie du secret pour le jubilé de l’An 2000, le 13 Mai. A Marie-Julie Jahenny, le Seigneur avait demandé de faire publier ses prophéties à partir de 1970. Le Seigneur fit aussi connaître à Sœur de la Nativité, la Clarisse de Fougères, que si le jugement arrivait dans le siècle de 1900, il ne viendrait que vers la fin, et que si le monde franchissait ce siècle, les deux premières décades du siècle de 2000 ne passeront pas sans que le jugement intervienne. Sœur Mélanie Calvat (+ 1904), la voyante de La Salette avait annoncé que les évènements se produiraient aux alentours de l’an 2000, que si personne ne priait, ils seraient avancés, et que si beaucoup priaient, ces évènements seraient retardés et même atténués. Il faut croire aujourd’hui que les gens ont bien prié…)

        … Satan lui lâcha cette parole : « En 80, 81 et 82, je ferai beaucoup de révélations. Je continuerai jusqu’à 83. Il sera impossible de masquer mon langage. J’imiterai trop bien toutes les paroles du Christ et Ses révélations. En chargeant ces âmes, je veux perdre beaucoup de prêtres pieux, les égarer profondément dans toutes ces choses. Je veux en perdre aussi beaucoup qui ne sont pas prêtres. Si je ne parviens pas à perdre ces âmes, je perdrais au moins la réputation ; je les ferai dénoncer jusque devant le conseil des lois humaines ».

        Mes enfants, ces paroles n’ont pu être entièrement rapportées. Je me sers de cette âme (Marie-Julie) pour les révéler tel que Lucifer les vomit aux oreilles de cette humble religieuse.

        Mon cœur souffre beaucoup en ce moment. Il y a des peines partout dans le monde… Pour toi, ma fille, vois la souffrance qui descend par flots sous le regard de mon Fils. Vois, à côté, la gloire et les consolations… Sache que mon divin Fils commence par la douleur et finit par la consolation. Ne t’effraie pas si tu vois toutes tes forces s’affaiblir et ton corps mortel se dessécher, tout en conservant la fraîcheur de la vie de la grâce…

        Tous les projets ne sont pas encore réalisés… Bien d’autres se dévoileront et s’étendront publiquement contre tous les prêtres, contre les âmes consacrées à mon Fils, et aussi contre ceux qui vivent dans le monde ».

        …………………………………………………….

        1880-08-30 :

        L’extase qui suit nous donne une vue d’ensemble du plan divin de purification :
        « Je vois qu’au moment où le Seigneur monté au Ciel, prit possession de son Royaume Éternel, à ce moment, l’enfer devint le Royaume de l’Ennemi. Le Seigneur s’empara de son royaume terrestre et dit : " Je suis établi Roi Éternel. "
        Satan, furieux, cherche quelque détour pour étendre malicieusement sa puissance… Il demande un partage…
        Le Seigneur lui dit : " Tu Me seras soumis, tu ne feras que ce que te permettra la Loi Éternelle…
        Je te laisse le pouvoir de tenter tous les hommes, de les faire souffrir jusqu’à une certaine mesure, mais Je serai présent… Au commencement, tu ne feras pas beaucoup de prodiges ; ils te serviront à faire le mal.
        Je te laisse permission de tenter Mon peuple, mais Je ne te permettrai jamais de prendre la forme divine, ni celle de figures véritables… "
        Satan dit : " Je transformerai tout en outil de travail contre Vous, je mettrai la révolte, la guerre, la division partout. Je renverserai le temple de Vos prières ; j’y établirai des idoles qu’on adorera. J’y briserai tout. "
        Jésus dit : " J’écraserai sous la foudre du Ciel, tous ceux qui te seront donnés pour l’enfer. Je rétablirai Mon peuple ; Je le préserverai des fléaux ; Je relèverai les ruines. Je te précipiterai dans l’abîme, mais seulement après que tu auras usé des pouvoirs que Je te laisse pour le moment… Pendant les ténèbres, il y aura beaucoup de conversions ; beaucoup d’égarés reviendront à Moi par le repentir ».

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        1880-09-20 :

        Marie-Julie demanda à quelle époque Satan devait régner en maître.
        La flamme du Saint Esprit lui répondit : « C’est celle où vous êtes maintenant, enfants de Dieu ».
        « Si les justes n’avaient pas redoublé de prières, surtout en égard des justices annoncées depuis des siècles, la Main du Seigneur se serait appesantie sur tout son peuple, et les plus grandes épreuves auraient depuis longtemps visité Ses enfants ».

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        1880-11-30 :

        Les Châtiments :

        « Les foudres du ciel se succéderont avec une violence rapide. Le feu du ciel parcourra la terre sur une largeur effroyable : cette foudre vengeresse brûlera toute pointe qui produit du fruit. Les terres cultivées seront ravagées par la puissance de ce feu ; les prairies seront brûlées et réduites à une terre complètement dépouillée. Les fruits ne paraîtront point ; toutes les branches d’arbres seront sèches jusqu’au tronc.

        Enfants de la Bretagne, vous userez, pour conserver vos récoltes, de ce que la bonté de mon Fils vous a révélé : c’est le seul moyen de sauver votre nourriture.

        Mes enfants, pendant trois jours le ciel sera en feu, sillonné de frayeur par la colère divine. Ce qui m’attriste, c’est que cette colère n’arrêtera pas la force de l’enfer. On ne craint ni mon Fils ni l’enfer. Il faut que ce temps passe. Le péril de la France est inscrit au ciel par la puissance éternelle. Je ne peux plus intercéder ; je ne suis plus qu’une mère sans puissance.

        Pendant plusieurs années, la terre ne produira rien. La France sera malheureuse, même après son triomphe. Pendant deux ou trois ans, elle se ressentira de ces ruines et de ces misères profondes. La misère sera grande, bien que mon peuple soit éclairci. La prière ramènera la bénédiction. Mon Fils et moi, nous aurons pitié de cette longue pénitence.

        Mes enfants, priez pour l’Église ; priez pour tous ses ministres priez pour le Pape, car on attentera à ses jours. Ce lieu aussi sera criblé de vengeance, et le mal y fera des sans mesure, malgré la foi d’une grande partie de mon peuple.

        Le mal, que j’entrevois si proche, laisse à mon cœur une blessure qui durera toujours : une perte d’âmes considérable, la foi ruinée, le baptême souillé. Toutes ces lâchetés, que je vois, changeront en mauvais chrétiens beaucoup de mes enfants.

        La France périra – pas toute, mais beaucoup périront – Elle sera sauvée avec un nombre bien petit… O France, on apportera, jusque dans tes lieux, la poussière de l’étranger. Tu ne pourras renvoyer ces étrangers.

        Tu fus si noble, ta noblesse sera perdue.

        J’ai vu tout passer sur terre. Jamais – je vous le dis avec un cœur de mère – jamais je n’ai eu sous les yeux l’attente de pareils crimes, de pareils malheurs : violations, sacrilèges, attentats. C’est dès aujourd’hui que je vois toutes ces peines. Oh ! Priez, mes enfants !

        Je m’arrête sur ces douleurs.
        Reposez-vous, mes enfants ».

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        1881-02-08 :

        « Quand vous le pourrez, mes enfants, dites, soir et matin, le Miserere tout entier. Si vous êtes empêchés, dites-le au moins une fois. Si vous ne le pouvez pas, récitez un Pater et un Ave, ou l’acte de contrition au pied de la Croix ou en vous tournant vers l’Église ».

        « Priez beaucoup pour l’Église, pour les prêtres et pour les pêcheurs, pour ceux qui vont faire lever le désordre et recrucifier mon Fils… Mes enfants, faites le Chemin de Croix qui, en peu de temps, mènera au Ciel bien des âmes… Faites beaucoup de communions, récitez le chapelet ».

        …………………………………………………….

        1881-03-08 :

        « Les serviteurs du Seigneur font bien la divine volonté. Ils attendent, avec confiance, l’arrivée de toutes choses ».

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    • Luc dit :

      A jean

      "…En ce temps-là, un moine qui aura la paix dans son nom et dans son cœur, sera en prière ; il aura la même mission que Jeanne d’Arc…"

      http://effondrements.wordpress.com/2012/09/17/autres-temoignages-confirmant-la-venue-du-grand-monarque/comment-page-1/#comment-8950

  10. Hercule dit :

    Saint Césaire d’Arles
    (27-08-0542)

    Saint Césaire est évêque d’Arles et père de l’Eglise. Originaire de la Bourgogne, il est né, vers 470, dans le territoire de Chalon-sur-Saône, de parents illustres. A l’âge de 20 ans, Césaire devint moine à l’abbaye de Lérins ; il y tomba malade en raison de ses mortifications et de ses austérités. Son abbé l’envoya se faire soigner à Arles et c’est là qu’il se lia d’amitié avec l’évêque Éone, auquel il succéda en 503, sur le siège épiscopal d’Arles. Césaire continua à vivre comme un moine, fidèle à la prière et à la pénitence. Proche de son clergé, il exigeait que celui-ci fut exemplaire. Missionnaire des campagnes, il se montra soucieux d’instruire et de former son peuple à une vie chrétienne authentique : "Rien ne sert de se dire chrétien si l’on ne fait pas les œuvres qui font le chrétien." Il protégea son peuple contre les exactions des Barbares dont il connut trois invasions : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui, eux, ne partirent jamais. Face à eux, encore païens, il se fit l’avocat de la population gallo-romaine. Nommé vicaire du Siège Apostolique pour la Gaule et l’Espagne en 514, son influence ne tarda pas à s’étendre bien au-delà de la Provence et il s’affirma comme un véritable chef. De toutes les taches épiscopales, il aima par-dessus tout la prédication. Dans ses homélies simples et vivantes, il a fait passer le plus assimilable de la pensée de saint Augustin si bien que le Moyen-Âge a souvent confondu l’œuvre du disciple avec celle du maître. Son enseignement doctrinal s’affirma encore dans les nombreux conciles provinciaux qu’il présida ; le plus célèbre est celui d’Orange, en 529, pour sa formulation théologique de la grâce. Il fonda le premier monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.

    Arrêté deux fois par les rois Goths, il subit la prison et l’exil avant d’être reconnu innocent. Il mourut, à l’âge de 72 ans, empli de sainteté, le 27 août 543, en la veille de la fête de saint Augustin, après avoir gouverné son diocèse pendant 40 ans.

    Le texte de cette prophétie a été retrouvé parmi les documents personnels de Monseigneur Jean-Marie du Lau, béatifié par le Pape Pie XI le 17 octobre 1926. Dernier archevêque d’Arles et mort martyr sous la Révolution, il est l’une des premières victimes des massacres de septembre 1792.

    La prophétie s’ouvre sur la prédiction de la peste qui sévît en Arles l’année 545 et couvre l’ensemble des siècles jusqu’à l’avènement du Grand monarque. Dans sa version latine, elle avait pour titre : « Magna sancti Caesarii Arelatensis archiepiscopi praedicto », à savoir : « Grande prédiction de Saint Césaire, archevêque d’Arles ».

    En voici le texte :

    « Au Dieu Tout-Puissant tout seul il appartient de connaître d’avance les choses futures, et le lait salutaire des prophéties provient uniquement de ce Dieu aussi tendre que puissant. "Donc, dit l’Apôtre, ne méprisez pas les prophéties". Mais tandis que nous nous mouvons et nous vivons, le temps présent, ce ravageur infatigable, nous absorbe. Ignorant l’avenir et très imprévoyants, nous consumons en vain le cours si restreint de notre existence. Malheur à celui qui ne songe plus à édifier dans son cœur une habitation éternelle ! Le Seigneur a réfléchi et il a accompli tout ce qu’il a annoncé. "Vous êtes en effet, Seigneur, le seul Très-Haut, puissant, véridique et le Créateur fécond de toutes choses. À travers la succession des années innombrables qui s’accumulent avec une puissante impétuosité jusqu’au Jugement dernier comme les vagues de la mer sur les sables des rivages, combien de graves événements s’accompliront ! "

    Voici le détail de ces tribulations :

    Bientôt la cité sera atteinte par une horrible peste qui entraînera le pasteur zélé. Mais un autre pasteur arrête, par sa ferme dignité, un autre ennemi plus cruel et le persuade de réparer les dommages qu’il a causés à la Ville Sainte. Oh, troupes barbares de diverses nations !

    La Gaule frémit au courroux des femmes. Mieux vaut habiter sur une terre déserte qu’avec une femme querelleuse et irascible.

    Bienheureuse notre Arles, de laquelle, comme d’une fontaine sacrée, la terre étrangère reçoit les ruisseaux de la Foi.

    L’infâme guerre agite la ville et la Gaule. Fuyez, ennemis. Un marteleur vigoureux frappe de toutes parts fortement de son marteau formidable, laissant à un illustre empereur la gloire de dompter les Arabes.

    Gaule infortunée, pourquoi te plonges-tu en des vices exécrables ? Pleure, frappe ta poitrine, crie vers le Ciel pour détourner la colère divine.

    Plusieurs fois la pieuse foule des Chrétiens court à la délivrance du premier tombeau du monde. Mort impitoyable, pourquoi frappes-tu le futur patron de la Gaule ?

    De la Germanie orientale, une ancienne hérésie se précipite comme un torrent impétueux vers la province du midi. Voilà l’homme du Seigneur qui, vêtu des armes maternelles, avec ses compagnons, la terrasse et la broie.

    Contemplez les saintes milices de la pauvreté auxquelles se joignent, après quelques siècles, les intrépides porte-drapeaux de Jésus-Christ. Le moins insolent les redoute.

    Hélas ! La barque de Pierre, armée en guerre, navigue sur notre fleuve. Plusieurs pilotes, batailleurs insensés, s’en disputent le gouvernail.

    Vous avez examiné vos voies et votre vœu secret est miraculeusement stimulé par la parole d’une vierge. Réjouis-toi, Jérusalem, voilà ton Roi qui te rend la couronne immortelle.

    Approchez, ensevelisseur sans entrailles. Les cadavres tombés gisent entassés. Déjà, ils répandent une odeur fétide et les oiseaux du ciel s’en nourrissent.

    La guerre, la famine, la peste, une soudaine inondation rendent la ville déserte et semblable à une cabane de jardinier.

    Qui nous a armés contre des frères aveuglés ?

    Revenu de l’hérésie à la foi catholique, le chef béarnais fait éclater la splendeur triomphante de la vérité.

    Frappé d’un coup de poignard, le père dévoué du peuple meurt, je le vois.

    Comme éclate partout un soleil brillant, ainsi, sous un puissant monarque, la Gaule domine le monde entier et ses frontières se dilatent. Ensuite, en Provence, peste homicide.

    L’esprit public et les mœurs sont subtilement envahis par un poison rapide et prompt. Un aspic cruel, caché sous les fleurs de la littérature, ronge les saints autels souillés et le très antique trône.

    Aux meurtrières clameurs d’une liberté menteuse, la maison de Dieu est attaquée. La nation française se couvre d’un éternel déshonneur par les crimes les plus atroces. La tête du plus doux des princes, de ses proches, de ses amis, roule d’en haut dans le sang. Un gouffre de sang innocent est ouvert immense. Anges de la Gaule tremblants, comblez-le avec des montagnes et des collines. Notre Sauveur si pur est détrôné par une chair immonde. Une impitoyable envie de l’Enfer ! Horreur ! Exécration ! Dévastation !

    Du sein de la mer Méditerranée, sort un capitaine illustre qui relève la Croix salutaire et recueille, en ses mains guerrières, les brebis du sceptre. Comme l’aigle, il vole et monte avec trop d’orgueil. Il presse le Saint des Saints de ses serres aiguës. C’est en vain. Lui-même est enchaîné et rompt audacieusement ses fers une fois. Mais la fortune contraire le lie au milieu des eaux jusqu’à la mort.

    Les infortunés descendants des rois reviennent, la paix est rétablie et une grande joie s’empare de la foule. Mais les fils du mensonge traînent clandestinement des projets de trahison. Tandis que le sol barbaresque est dominé par le drapeau blanc victorieux, les Capétiens tremblants, ignominieusement trahis et l’enfant prédestiné sont poussés en exil par une soldatesque furieuse.

    Tu as volé le trône, homme pervers ! Tandis que le vent de la prospérité souffle sur toi, tu prendras la fuite avec ta race.

    Sang et carnage ! Le mépris de la foi, les fraudes honteuses, l’improbité des mœurs, les attaques contre l’Église de Dieu hurlent comme des bêtes farouches. "Ô Seigneur, ne leur livrez pas les âmes de vos serviteurs fidèles".

    L’Aigle vole une seconde fois et porte la guerre au-delà des Gaules. Tous les fléaux du Tout-Puissant tombent sur les hommes impies. Tous les éléments sont bouleversés. La terre tremble en plusieurs lieux et engloutit les vivants. Les fruits du sol diminuent. Les racines sont privées de l’humidité nécessaire. Les semences pourrissent dans les champs et celles qui germent ne produisent rien. L’air est corrompu et sa direction naturelle est presque partout changée. À cause des maladies pestilentielles, une mortalité subite et variée attaque les hommes et les animaux.

    Vers ces temps-là, le monastère des vierges, réédifié depuis peu, est, de nouveau, ruiné par des membres de l’Église, bientôt châtiés de Dieu par de graves maladies.

    Quel est ce roi de terreur, fanfaron, accourant de l’Aquilon avec une nombreuse armée de cavaleries et de fantassins ? Il ravage et purifie la Gaule infidèle à son Dieu et à ses princes.

    Affaibli et délaissé, l’aigle laisse tomber le sceptre de ses serres débiles et disparaît à jamais.

    Horrible cliquetis d’armes. Le fer et le feu enserrent la Babylone de la Gaule, qui tombe dans un grand incendie, noyée dans le sang.

    Puis la seconde ville du royaume et encore une autre seront détruites.

    Alors brille l’éclair de la miséricorde divine, car la justice suprême a frappé tous les méchants. Lorsque le monde entier, en particulier, la France, et encore plus précisément les provinces du Nord, de l’Est Lorraine et de Champagne, auront été la proie des plus grandes misères et des plus grandes épreuves, alors arrivera un Prince exilé dans sa jeunesse ; Il arrive, le noble exilé, le donné de Dieu. Il monte sur le trône de ses ancêtres d’où la malice des hommes dépravés l’avait chassé. Il recouvre la couronne de lys refleuris. Par son courage invincible, il détruit tous les fils de Brutus, dont la mémoire sera à jamais anéantie. Ce prince étendra son influence sur le monde entier.

    À la même époque, après que l’univers entier aura été en proie à des tribulations si grandes et si multipliées que les créatures de Dieu en tomberont presque dans le désespoir, un grand Pape sera choisi et élu par la volonté de Dieu. Cet homme très saint et parfait en toutes perfections sera couronné par les saints anges, et placé sur le Saint-Siége par ses frères qui, avec lui, auront survécu aux persécutions de l’Église et à l’exil.

    Il réformera tout l’univers par sa sainteté, et ramènera tous les ecclésiastiques à l’ancienne manière de vivre des disciples du Christ, et tous le respecteront à cause de sa sainteté et de ses vertus. Il prêchera partout nu-pieds, et ne craindra point la puissance des princes aussi en ramènera-t-il plusieurs au Saint-Siége après les avoir tirés de leurs erreurs et de leur vie coupable ; il convertira presque tous les infidèles, mais principalement les Juifs.

    Ce Pape sera secondé par le Prince qui sera vite reconnu comme le Grand Monarque, homme très vertueux qui sera un descendant de la sainte famille des Rois de France. Ce grand Monarque aidera le saint Pontife et lui obéira en tout ce qui sera nécessaire à réformer le monde entier, parce que la colère de Dieu s’apaisera.

    Après avoir posé son siège dans la ville pontificale, le roi de Blois relèvera la tiare papale sur la tête d’un saint pontife abreuvé par l’amertume des tribulations. Le saint pontife obligera le clergé à vivre selon la discipline des âges apostoliques. Sous les règnes de ce Pape et de cet empereur unis de cœur et d’âme, tout l’univers sera réformé, bien des nations qui vivaient dans l’impiété se convertiront. Une paix admirable viendra habiter la terre. Ainsi, il n’y aura plus qu’une seule Loi, une Foi, un Baptême et une seule manière de vivre. Tous deux feront triompher la rénovation du monde. Toutes les nations reconnaîtront l’autorité de Rome et rendront hommage à son Chef. Tous les hommes auront les mêmes sentiments et s’aimeront les uns les autres. Ô très douce paix ! Vos fruits se développeront pendant de longues années jusqu’à la fin des siècles.

    Mais passé un certain temps, après que le siècle aura été réformé, apparaîtront plusieurs signes dans les cieux et la malice des hommes se réveillera ; la ferveur se refroidira, l’iniquité reviendra et les hommes retourneront à leurs anciennes erreurs et iniquités. Leurs crimes deviendront encore pires que les premiers, et la corruption morale plus horrible que jamais. Cela attirera sur l’humanité la dernière et la plus calamiteuse des persécutions, celle de l’Antéchrist ! c’est pourquoi Dieu amènera et avancera la fin du monde. Et voilà la fin ! Ainsi soit-il ».

    « Pendant un court espace de temps, tout l’ordre du clergé restera dans l’humiliation. L’Eglise, soumise, dans tout l’univers, à de cruelles et lamentables persécutions, sera dépouillée de ses biens ; assez heureux le ministre des autels qui aura pu sauver sa vie, quels que soient sa dignité et son rang. Les temples du Seigneur seront profanés, et la religion, réduite au silence devant la haine et la fureur de ses ennemis triomphants, ne fera plus entendre sa voix. Pasteurs de l’Eglise, augustes prélats, vous serez expulsés de vos sièges, bannis de vos demeures, poursuivis d’un fer homicide ; et vos troupeaux seront dispersés, errant sans direction et sans guide. Honneur à la violence et à la vengeance ; place pour elles seules dans l’univers! Supplices inventés jadis par les persécuteurs et les tyrans, voici vos jours qui se lèvent de nouveau. Mais qu’étiez-vous et qu’était la fureur des Vandales, en comparaison des tribulations et des douleurs qui se préparent ? Autels brisés, temples dévalisés, monastères renversés, troupeaux dispersés, vous disparaissez devant les fléaux que la main de Dieu a réservés à un monde corrompu ».

  11. Hercule dit :

    Sainte Odile
    (0720)

    Sainte Odile, patronne de l’Alsace (+ 720), ne fut pas la bienvenue. On attendait un garçon et ce fut une fille. Puis on s’aperçut qu’elle était née aveugle. Son père, Adalric, duc d’Alsace voulut la tuer comme c’était encore l’usage en ces temps mérovingiens. Mais sa mère la sauva et Odile fut accueillie par l’abbaye bourguignonne de Baume-les-Dames. Erhard, évêque de Ratisbonne, entendit un jour ces paroles : "Rend-toi au monastère de Baume-les-Dames ; tu y trouveras une jeune servante de Dieu, aveugle depuis sa naissance. Tu la baptiseras, tu lui donneras le nom d’Odile et, aussitôt ses yeux s’ouvriront à la lumière". Quand elle fut plus âgée, elle revint à la maison où son père s’était calmé. Odile refusa de se marier puisqu’elle avait fait voeu de virginité quand elle était à Baume-les-Dames. Il lui offrit le château de Hohenbourg, où saint Odile bâtit l’abbaye qui porte encore son nom et d’où l’on peut contempler le magnifique panorama de l’Alsace. Elle y adjoignit un hospice pour les lépreux. Ces détails sont peut-être légendaires, mais il est sûr qu’elle fonda un monastère qui fut prospère, qu’elle était priée quelques années après sa mort pour guérir de la cécité et, surtout, que le mont Sainte Odile est, aujourd’hui encore, un pèlerinage très fréquenté et un haut lieu de la vie spirituelle.

    Sainte Odile dans une lettre écrite à son frère, décrit et prophétise ce qui semble être la première guerre mondiale, mais qui semble aussi s’étendre sur une période non pleinement réalisée. Cette prophétie semble aussi englober les guerres effroyables d’un précurseur de l’Antéchrist et les combats du Grand Monarque qui le vaincra :

    « Ecoute, écoute, ô mon frère. J’ai vu la terreur des forêts et des montagnes.
    Ecoute, l’épouvante a glacé les peuples et les nations sont frappées de stupeur. Jamais sur la surface de la terre, il n’y eut de tribulations semblables.
    Voici le temps où, bien plus que les autres peuples, la Germanie passera pour être possédée d’une passion guerrière, et elle sera appelée la nation la plus belliqueuse de la terre.
    Voici le temps où, de son sein, surgira le guerrier qui entreprendra la guerre mondiale, et que les peuples en armes appelleront l’Antéchrist, celui-là même qui sera maudit par les mères pleurant, comme Rachel, leurs enfants et ne voulant ne pas être consolées, parce qu’ils ne sont plus et que tout a été détruit au foyer.
    Des rives du Danube, est sorti ce conquérant, éminent parmi les éminents. La guerre extraordinaire qu’il entreprend sera la plus effroyable que les humains n’aient jamais subi. Ses épées et ses armes étincellent flamboyantes, les casques de ses soldats, hérissés de pointes lancent des éclairs, tandis que de leurs mains, ils brandissent des torches enflammées. Combien gisent ici (en Alsace), inanimés !
    Il remporte des victoires non définitives, sur terre, sur mer et jusque dans les airs, et je vois ses guerriers ailés, en des chevauchées fantastiques, s’élever jusqu’au firmament pour y saisir les étoiles afin de les projeter sur les villes, allumant partout de vastes incendies.
    Frappées d’épouvante, les nations s’écrient : "D’où vient sa force ?", "Comment peut-il soutenir une si grande guerre ?".
    La terre m’apparaît bouleversée par le choc des combats, les fleuves m’apparaissent rouges de sang, et les monstres marins eux-mêmes, brûlés et effrayés s’enfuiront épouvantés jusqu’au plus profond des océans, pendant que de noires tempêtes créeront partout la solitude.
    Viendront des générations qui s’étonneront immensément que les redoutables adversaires du conquérant n’aient pu entraver la marche de ses victoires, sans l’arrêter, ni le refouler.
    Bien longue était la guerre. – Cependant, lorsque le conquérant atteint l’apogée de ses triomphes, arrive la fin de la première période, dite des victoires sanglantes, qui surviendra vers le milieu du sixième mois, lors de la seconde année de l’ouverture des hostilités. Il croit alors pouvoir dicter ses conditions. Approchez dit le prince avec ironie : "Acceptez mon joug (ma paix)." – Mais personne n’approchait et la guerre redoubla de rage. – "Malheur à eux ! dit-il, car moi, je suis le vainqueur".
    La seconde partie de la guerre est appelée la période de la diminution. La fin de la période de décroissance égalait en longueur la moitié de la première (c’est à dire après quinze mois, puisque la première avait duré deux ans et demi). Cette période était féconde en surprises qui font frémir les peuples. Les nations de la terre tremblent de frayeur, quand vingt nations se disputent avec des peuples opposés. Au milieu de la phase de décroissance, les villes du Prince s’écrient dans leur affliction : "Donne-nous la paix ! Donne-nous la paix !" mais il n’y aura point de paix pour elle.
    Non pas la fin des guerres, mais pourtant (le début de la) fin sera arrivé, quand on en viendra aux mains pour la possession de la citadelle des citadelles. Alors dans son pays, il y aura du désordre parmi les femmes qui voulaient le lapider. Mais en Orient se passait bien des choses prodigieuses.
    Pendant la troisième période, qui fut de moindre durée, eurent lieu les invasions. Le Prince lui-même était stupéfait de ses hommes ; car, par un juste retour des choses et à cause de leur iniquité et de leurs injustices, les régions de ce prince seront ravagées de toutes parts.
    Autour d’une montagne élevée, dans une ultime bataille, j’aperçois couler de vastes et effroyables torrents de sang humain tout autour de la montagne, et les nations, dans le temple du Seigneur, remerciant Dieu pour leur délivrance. Car il surgi le chef des chefs qui a vaincu le conquérant.
    Un terrible fléau, inconnu des mortels, a décimé ses soldats, et toutes les nations s’écriaient :
    "Le doigt de dieu est là ! C’est le châtiment pour ses crimes !"
    On parlera de sa mort prochaine, alors que déjà le sceptre ne sera plus entre ses mains. Les miens s’en gausseront entre eux.
    Parce que Dieu est juste, quoiqu’il supporte parfois la cruauté, les désordres et la dureté de cœur, tous les peuples spoliés recouvreront leurs possessions qu’ils avaient perdues ; ils recevront même ici-bas quelque chose de plus, à titre de récompense.
    De nombreux pays, mis complètement à feu et à sang, seront sauvés d’une manière inespérée, grâce au secours divin et aux armes humaines.
    La région de Paris, que tout le monde croyait vouée à la dévastation, sera merveilleusement préservée à cause de ses montagnes bénies et de ses femmes dévotes. Semblables à des armées rangées en bataille, ces femmes gravissent la montagne (Montmartre ?) pour rendrent grâces au Seigneur Dieu, en disant : "Seigneur, ne leur imputez pas cette faute et délivrez-nous pour toujours de cette calamité". car les hommes auront vu de telles abominations dans cette guerre que leurs générations n’en voudront plus jamais.
    Malheur cependant encore, en ces jours, à ceux qui ne redoutent pas l’Antéchrist, car il suscitera de nouveaux meurtres, car il est le père de ceux qui recommenceront à égorger. Voilà pourquoi beaucoup de gens verseront d’abondantes larmes.
    Mais après l’ère du glaive, sous le feu survient l’ère de la paix où les hommes se réjouiront, et, comme gage de cette paix, ils verront les deux cornes de la lune attachées à la croix. En ces jours-là, une grande multitude d’hommes, craignant dieu, adoreront le Très-Haut en vérité, et le soleil, plus étincelant que jamais, brillera de sa dernière splendeur ».

  12. Hercule dit :

    Saint Catalde
    (0550)

    Saint Catalde, évêque de Tarente, a vécu au VIIème siècle. Moine irlandais, il dirigea pendant plusieurs années, une école monastique dans son pays. Parti en pèlerinage à Jérusalem comme tant d’autres à cette époque. Après avoir visité les lieux saints, il reprend la route vers sa patrie. Il s’arrêta sur le chemin du retour pour convertir à la foi chrétienne la population de la région de Tarente, dans les Pouilles, en Italie du Sud, et, peut-être en en Sicile, où il constate que la foi et la pratique chrétienne ont subi les dommages des invasions barbares. Il décide de séjourner dans l’île pour en ré-évangéliser la population. Sa prédication a tellement de succès qu’on le choisit comme évêque de Tarente :

    « Un Monarque sortira de l’extraction et de la tige du lys très illustre, ayant le front élevé, les sourcils hauts, les yeux longs et le nez aquilin.
    Roi de la maison des Lys, il rassemblera de grandes armées, chassera les tyrans hors de l’Empire. Tous ses ennemis fuiront devant sa face pour se cacher dans les montagnes et les cavernes ; car tout comme l’épouse est unie à son époux, la justice lui sera associée…
    Nul ne pourra lui résister parce qu’il aura toujours près de lui, le bras fort du Seigneur, qui lui donnera l’empire de la terre entière. Il sera appelé la paix des chrétiens.
    Le Grand Monarque aura guerre, jusqu’à l’an quarante de son âge, avec les Rois Chrétiens qui lui feront soumission. Il subjuguera les Anglais et autres insulaires ; après quoi, il passera la mer avec des armées très nombreuses, entrera dans la Grèce et sera nommé Roi des Grecs.
    Il subjuguera ensuite les Colchiens, Chypriens, Turcs et Barbares.
    Il fera un édit que quiconque n’adorera le Crucifié sera mis à mort.
    Enfin, il donnera repos aux Chrétiens et à son peuple.
    Puis, entrant à Jérusalem, du haut du mont des oliviers, il adressera ses prières au Seigneur. Et, découvrant sa tête de la couronne royale, et rendant grâce au Père, Fils et Saint-Esprit, il rendra son âme à Dieu et expirera au milieu de tremblements de terre et autres prodiges merveilleux ».

  13. Hercule dit :

    Saint Isidore de Séville
    (0636-04-04)

    Saint Isidore de Séville, docteur de l’Eglise, et évêque est issu d’une famille romaine, de la ville de Carthagène, au sud-est de l’Espagne où il est sans doute né vers 560. Son père Sévèrianus avait dû fuir Carthagène devant les Wisigoths qui, non contents d’être des barbares, avaient adopté l’hérésie arienne et persécutaient les catholiques. Il se réfugia à Séville. Ses quatre enfants deviendront des Saints : Léandre, Florentine, Fulgence et Isidore.

    À la mort de ses parents, Isidore est encore bien jeune, mais son frère aîné, Léandre, devenu évêque de Séville, l’élève comme un fils. Isidore se nourrit, se gave, des livres dont regorge la bibliothèque fraternelle. En 599, à la mort de Léandre, Isidore lui succède comme évêque de Séville. Il présidera des conciles et travaillera à la conversion des Goths à la vraie foi. Son "Histoire des Goths" nous est très utile car, sans elle, nous ne saurions presque rien des Goths et des Vandales. Tout en gouvernant avec un grand dévouement son diocèse, il écrit sans relâche. Il occupera le siège épiscopal de Séville durant quarante ans, y fonda de grands collèges et influença les conseils royaux. Il meurt dans sa cathédrale, en 636, probablement le 4 avril, étendu sur le sol, tout en continuant de parler à l’assistance.

    Ses vaticinations sur l’Espagne se sont toujours réalisées. Voici sa prophétie sur le grand Monarque :

    « Dans les derniers jours, il régnera sur la grande Espagne, un roi doublement doué de piété. Et il régnera par une femme dont le nom commence par Y et finira par un L.
    Et le dit roi viendra des régions orientales et il régnera dans sa jeunesse.
    Lui-même combattra les impuretés des Espagnes, et ce que le feu ne dévorera pas, le glaive le dévastera. Il régnera sur la maison d’Agar et obtiendra Jérusalem. Il posera le signe de la Croix sur le saint Sépulcre et ce sera un très grand Monarque ».

  14. Hercule dit :

    Hémeric Adson Abbé de Montier-en-Der
    (0992)

    Hémeric Adson est abbé de Montier-en-Der (Haute-Marne) à partir de 968.
    Il mourut en 992 au cours d’un pèlerinage en Orient.

    Dans son épître "Libellus de ortu et tempore Antichristi" rédigé en 954, pour la veuve de Louis IV d’Outremer, roi de la "Francia Occidentale", attribue le rôle d’"Empereur des Derniers Jours" à un "Rex Francorum". La prophétie d’Adson, sous divers remaniements, connaîtra un immense succès au cours des siècles, et bientôt les noms très prestigieux de saint Augustin, Alcuin, ou Raban Maur lui furent associés :

    « Quelques-uns de nos maîtres disent qu’un Roi Franc viendra dans les derniers temps du monde, il possèdera tout l’Empire Romain. Il sera le plus grand et le dernier de tous les rois. Après avoir heureusement gouverné son royaume, son empire se terminera et ce monarque viendra à Jérusalem. Il déposera sur le Mont des Oliviers son sceptre et sa couronne ; et, immédiatement après, l’Antéchrist arrivera ».

  15. Hercule dit :

    Hugues Capet
    (0996)

    Hugues 1er Capet (v.941-996) devient roi de France, premier de la dynastie capétienne, en 987. Fils d’Hugues le Grand et duc de France, il ne parvint pas lorsqu’il fut roi, à abaisser les prétentions de ses vassaux, mais il accrut le domaine royal.
    Bien que l’origine de cette prophétie soit un peu obscure, on en trouve des versions latines et françaises de différentes époques.
    La voici en substance :

    « Une nuit que Hugues Capet était occupé à réfléchir sur les affaires du royaume de France, dont il était un des plus grands feudataires, il vit apparaître un vénérable abbé qui lui dit d’un ton sévère :
    "Que fais-tu là ?"
    Hugues étonné lui répondit :
    "- Qui êtes-vous, Saint Père ?
    - Je suis, repartit la vision, Valéry, abbé du monastère de Leuconnay. Dieu Lui-même m’envoie t’apporter ses ordres. Le vénérable confesseur, Riquier, et moi, nous sommes exilés de nos monastères et retenus captifs par le comte de Flandres, Arnould, et Dieu t’a choisi pour être l’instrument de sa Justice ; hâte-toi de chasser les usurpateurs qui ont envahis nos deux abbayes ; rappelle les religieux expulsés et fait refleurir l’antique discipline ; à cette condition, je te promets, de la part du Seigneur qui a daigné exaucer les prières du bienheureux Riquier et les miennes, que tu seras roi et que tes descendants occuperont le trône de France pendant sept successions" ».

    La vision disparut. Peu de temps après, Hugues attaqua le comte de Flandre, le vainquit et restaurant les deux monastères. Il monta ensuite sur le trône de France.
    Ce type d’intervention par bilocation semble tout à fait plausible, car ce charisme n’est pas rare et il est bien connu dans la vie des saints.
    La prophétie s’est aujourd’hui presque pleinement réalisée, avec les différentes successions dynastiques d’une même et seule lignée, qui se sont succédées sur le trône de France :
    - 1°) Les Capétiens directs, de Hugues Capet à Charles le Bel (987-1326) ;
    - 2°) Les Valois, de Philippe VI à Charles VIII (1326-1498) ;
    - 3°) Les Valois-Orléans, Louis XII (1498-1515) ;
    - 4°) Les Valois-Angoulême, de François 1er à Henri III (1515-1589) ;
    - 5°) Les Bourbons, branche aînée, de Henri IV à Louis XVI (1589-1793) ;
    - 6°) Les Bourbons, branche cadette (1814-1830) ;
    - 7°) Les Bourbons-Orléans (1830-1848).

    A quelle succession se rattachera le grand Roi, si souvent promis par tant de prophéties au cours des siècles. Marie-Julie Jahenny nous annonce que ce grand Monarque portera le nom d’Henri V de la Croix, qu’il ne sera ni un Orléans ni un Naundorf, mais qu’il descendra de la branche coupée, et de l’enfant évadé du Temple.
    Maître Michel Nostradamus, le médecin astrologue de Salon-de-Provence nous annonce qu’il sera sacré roi sous le nom d’Henri V, mais qu’il sera ensuite sacré à empereur sous le nom d’Henri VII.

  16. Hercule dit :

    David Paréus – Le Roi des Lys
    (1600)

    David Pareus, ce savant Silésien dont les œuvres ont été publiées à Heidelberg, en 1647, rapporte dans son Commentaire de l’Apocalypse, cette antique prophétie reproduite en 1665 par le chanoine Comiers, dans son "Traité des Comètes" :

    En voici le passage le plus saillant :

    « Vers la fin des temps, il surgira un monarque issu de la nation des très-illustres lys ; il aura le front haut, des sourcils élevés, de grands yeux et le nez aquilin.

    Celui-ci rassemblera une grande armée et détruira tous les ennemis et les tyrans de son royaume ; il frappera de mort tous ses ennemis, quoiqu’ils prennent la fuite vers les monts. Ils chercheront à se retirer dans les cavernes pour se cacher de sa face.

    Car comme l’époux est uni à l’épouse, ainsi la justice lui sera associée.

    Il poursuivra la guerre la plus constante avec ses ennemis jusqu’à sa quarantième année, en subjuguant tour à tour les Anglais, les Espagnols, les Aragonais, les Lombards, les Italiens.

    Tous les rois Chrétiens lui feront leur soumission.

    Il détruira et brûlera Rome et Florence, et l’on pourra semer le sel sur leur emplacement.

    Il fera mourir les membres du clergé qui auront envahi le Siège de Pierre, et la même année, il gagnera une double couronne.

    Il détruira tous les ennemis de l’Eglise et soumettra l’Europe à sa puissance.

    Enfin, en passant la mer avec sa grande armée, il entrera en Grèce et sera nommé roi des Grecs. Il ira conquérir tout l’Orient.

    Il subjuguera les Turcs et les Barbares et publiera cet édit : "Quiconque n’adorera pas le Crucifix, qu’il meure de mort".

    Personne ne pourra résister à sa puissance, parce qu’il aura toujours avec de lui le bras fort du Seigneur, et il possèdera l’Empire de l’Univers entier.

    Montant à Jérusalem sur le mont des Olivier, il priera le Seigneur et, découvrant sa tête couronnée et rendant grâce au Père, au Fils et au Saint Esprit, il rendra l’âme en ces lieux avec la couronne. Et la terre tremblera et l’on verra des prodiges

    Ces choses étant faites, son règne sera appelé "La Paradis des Chrétiens" ».

  17. Hercule dit :

    Le Bienheureux Théolophre
    (1200)

    D’après le Livre merveilleux, où se trouve cette page prophétique du Bienheureux. Théolophre, voici le discours que le Pontife saint doit prononcer lors du sacre du Grand Monarque :

    « Reçois, Fils bien-aimé, la couronne d’épines, laquelle tu demandes instamment et très-humblement pour l’amour que tu portes à Celui qui a été suspendu en la croix et nous a rachetés de son propre sang. Reçois aussi en ta main droite l’enseigne de sa très-sainte croix, par lequel signe tu seras vainqueur, parce que le Dieu des armées a dit : « Je t’ai reçu aujourd’hui, et t’ai oint de mon huile sainte mon serviteur, pour être le conducteur de mon peuple et comme mon signal.

    Tu vaincras, non par la multitude de tes gens de guerre, ni par ta propre force, mais par la vertu de mon Esprit qui t’assistera. Réjouis-toi donc et sois constant et ferme en tes résolutions. Et n’aie point peur, attendu que je serai toujours avec toi. Au reste, je te prendrai par ma droite, afin d’assujettir les nations devant toi, et je mettrai en fuite les rois, et j’ouvrirai devant toiles portes, et elles ne se fermeront plus.

    Je marcherai devant toi et humilierai les superbes de la terre. Je romprai les portes d’airain et je briserai les gonds de fer. De plus je te donnerai des trésors qui sont cachés et je te révèlerai les arcanes ou mystères des grands secrets. Et tout lieu sur lequel tu marcheras sera à toi. Hé! qui est-ce qui pourra résister, puisque c’est le Dieu des armées, le Seigneur qui a dit ces choses ».

  18. Hercule dit :

    Merlin Joachim
    (1202)

    Merlin Joachim surnommé le Prophète, né en 1130, au bourg de Celico, près de Cosenza, au pays napolitain en Italie. Il fut page de Roger, roi de Sicile, et prit ensuite l’habit de Cîteaux dans le monastère de Corazzo, dont il fut prieur et abbé. Avec la permission du Pape Luce III, Joachim se retira, vers 1185, dans la solitude de Casemar, où il resta deux ans occupé à commenter l’Écriture sainte. Il revint à Corrazo en 1187, et le Pape lui ayant ordonné de continuer son commentaire biblique, il obtint de se démettre de son abbaye. Joachim alla se fixer à Flora, en Calabre, où il fonda un monastère dont la règle était calquée sur celle de Citeaux. Il mourut en 1202, âgé de soixante-douze ans, laissant un grand nombre d’ouvrages imprimés. Les Acta Sanctorum contiennent des détails sur la vie de Joachim, et dom Gervaise, abbé de la Trappe, a écrit son Histoire en 2 vol. in-12,1745.

    La prophétie de Merlin Joachin, trouvée dans le Liber Mirabilis, nous annonce :

    « Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : après des souffrances encore éloignées des Chrétiens, et après une trop grande effusion de sang innocent, la prospérité du Seigneur descendra sur la nation désolée.

    Ces temps orageux dureront jusqu’à l’année du Seigneur, dans laquelle paraîtront un nouveau pape et un nouvel empereur.

    Un pasteur remarquable s’assiéra sur le trône pontifical, sous la sauvegarde des anges. Pur et plein d’aménité, il résiliera toutes choses, rachètera, par ses vertus aimables, l’Etat de l’Eglise, les pouvoirs temporels dispersés. Il révérera les étoiles, et craindra le soleil, parce que sa conscience sera dans la main du Seigneur. Il l’emportera sur toute autre puissance, et reconquerra le royaume de Jérusalem.

    Un seul pasteur conduira à la fois les Eglises orientales et occidentales. Une foi unique sera en vigueur. Telle sera la vertu du bienfaisant pasteur, que les sommets des monts se courberont en sa présence. Ce saint homme brisera l’orgueil des religieux, qui rentreront tous dans l’état de la primitive Eglise, c’est-à-dire qu’il n’y aura plus qu’un seul pasteur, une seule loi, un seul maître, modeste, humble, craignant Dieu.

    Le véritable Dieu des Juifs, le Seigneur Jésus-Christ fera tout prospérer au-delà de toutes les espérances humaines, parce que Dieu est le seul qui puisse épancher sur la plaie le baume onctueux et adoucissant.

    Homme excellent, quand il te sera apparu dans l’air un monstre, tu trouveras une route toute prête du côté de l’Orient, et après trois fois trois années tu rendras ton âme à Dieu.

    Les cieux racontent la gloire de Dieu, et les fidèles sont dans la joie et le bonheur, puisque le Seigneur a daigné leur faire grâce et qu’il invitera ses élus au banquet de l’Agneau, où des chants mélodieux et d’harmonieux concerts des psalmistes se feront entendre. Telle sera la puissance de sa bonté qu’elle mettra une digue à la fureur et à l’impétuosité des flots menaçants. Les monts courberont leur faîte devant lui, la mer se dessèchera, les morts ressusciteront, les autels seront dressés, les églises ouvertes.

    Alors un monarque gracieux de la postérité de Pépin, viendra en pèlerinage voir l’éclat du glorieux pasteur dont le nom commencera par un R. Un trône temporel venant à vaquer, le pasteur y colloquera ce roi, qu’il appellera à son secours. Vous saurez qu’il aura deux têtes : une d’Orient, l’autre d’Occident. Ce pasteur brisera les arcs et dispersera les Balistes ; il fera la joie des élus du Seigneur.

    Pasteur angélique, il promènera le bâton de l’apôtre par tous les pays. Grâce au soin et à la sollicitude du digne pasteur, il se fera entre les Églises Latine et Grecque une réunion indissoluble.

    Et dans le principe, pour amener ces heureux résultats, recourant à des secours puissants et temporels, le saint Pontife invoquera l’aide du monarque généreux de la France ; avant qu’il puisse être affermi et solidement assis sur le Saint-Siège. Il y aura des guerres innombrables, des luttes pendant lesquelles le trône sacré sera ébranlé.

    Ce Pape sera à la foi pasteur et réformateur. Grâce à lui, l’Est et l’Ouest connaîtront une union durable. Six ans et demi plus tard, il rendra son âme à Dieu : sa mort sera entourée du prestige des miracles. La fin de ses jours arrivera dans une province aride, située entre un fleuve et un lac, près des montagnes…

    Un homme d’une sainteté remarquable sera élevé au Siége pontifical, le Seigneur se servira de lui pour opérer tant de prodiges, que tout homme le révérera, et nul n’osera contrarier ses préceptes.

    Il défendra que plusieurs bénéfices se cumulent sur la même tête, et il fera en sorte que le clergé vive des dîmes et des offrandes des fidèles. Il interdira la pompe des vêtements, et tout ce qui n’est pas honnête dans les danses et les chants; il prêchera l’Évangile, et exhortera les femmes honnêtes à paraître en public sans or ni pierreries. Après avoir longtemps occupé la papauté, il rejoindra heureusement le Seigneur.

    Immédiatement après lui, Dieu fera paraître trois hommes d’une vertu édifiante : l’un suivra l’autre, et comme lui donnera l’exemple des vertus, et fera des miracles, confirmant les leçons de leur prédécesseur.

    Sur leurs règlements, l’Eglise se développera, et on appellera ces Pontifes les Pasteurs Angéliques ».

    « Lorsqu’un monstre t’apparaîtra dans le Ciel, tu trouveras à l’Est un refuge tout préparé et neuf ans plus tard, tu mourras ».

  19. Hercule dit :

    Joachim de Flore
    (30-03-1202)

    Joachim de Flore (Gioacchino da Fiore), né à Celico (Calabre) vers 1132/1135, du notaire Mauro et de son épouse Gemma, est page du roi Roger II de Sicile, avant d’être, à son tour, notaire à Palerme (1156).

    Vers 1159, au cours d’un pèlerinage en Terre Sainte, il guérit miraculeusement d’une maladie épidémique et reçoit une révélation sur le mont Thabor ou sur le Mont des Oliviers, ce qui le décide à se faire prédicateur ambulant. En 1168, après une retraite dans divers ermitages, il devient prêtre cistercien à la Sambucina au nord de Cosenza.

    En 1177, il est abbé du monastère de Corazzo qu’il fait passer sous la règle de Cîteaux.

    En 1186, il se trouve avec le pape Urbain III dans Vérone assiégée par l’empereur Frédéric Barberousse.

    En 1188, Clément III le relève de sa charge, à sa demande, pour qu’il puisse se consacrer à ses études.

    Devenu ermite à Pietralata, Joachim est rejoint par des disciples avec lesquels il fondera l’abbaye de San Giovanni in Fiore (Saint-Jean-de-Flore) en 1189, puis l’ordre de Flore en 1191 dont les constitutions seront approuvées par Célestin III en 1196. L’ordre, protégé par l’empereur Frédéric II (1220-1250), comptera 40 maisons et quelques monastères féminins vers 1250.

    En 1198, le pape Innocent III nomme le vieil abbé prêcheur de la croisade (4e) pour le Sud de l’Italie.

    En 1200, Joachim soumet publiquement tous ses écrits à Innocent III.

    Joachim de Flore meurt à San Martino di Giove (Canale) le 30 mars 1202.

    La vision prophétique de Joachim de Flore se fonde sur la correspondance entre les trois personnes de la Trinité, trois périodes historiques et trois types d’hommes :
    - l’âge du Père (de la création à la naissance du Christ) correspond au règne des laïcs mariés, de la Loi, de la matière ;
    - l’âge du Fils correspond à celui des clercs et de la Foi ;
    - bientôt viendra l’âge de l’Esprit, où régnera sur terre un nouvel ordre monacal (règne des saints). Libérés de la lettre (Loi) et de la doctrine (Foi) et convertis à la pauvreté évangélique (Joachim de Flore dénonce la simonie des clercs et l’invasion du Temple par les marchands), les hommes vivront selon l’Esprit. L’Église charnelle dite « de Pierre » (Ecclesia carnalis) se convertira en Église spirituelle « dite de Jean » (Ecclesia spiritualis). Joachim, qui croit au symbolisme des nombres et des figures géométriques, fixe à 1260 le début de cet âge : 1260 = 42 générations de 30 ans depuis la naissance de Jésus.

    Il prend au pied de la lettre les signes des temps dont il est question dans l’Apocalypse de saint Jean. Au douzième chapitre de la Révélation, il est question d’un dragon à sept têtes ; Joachim voit en Saladin qui enlève Jérusalem aux Croisés en 1187, la sixième tête du dragon (la septième devant être l’antéchrist, le dernier persécuteur de l’âge du Fils).

    L’influence de Joachim de Flore est immense dès le XIII° siècle.

    En 1215, le concile de Latran IV condamne son livre sur la Trinité mais ne censure pas sa pensée dans son ensemble.

    La doctrine de ses disciples (appelés joachimites), formulée notamment dans l’ « Introduction à l’Évangile éternel » (1254) du franciscain Gherardo (Gérard) de Borgo San Donnino (une compilation des oeuvres de Joachim), est interdite.

    La commission d’Anagni, en 1255, ne condamne pas les œuvres de Joachim de Flore, mais seulement l’interprétation de San Donnino qui effraie l’institution ecclésiastique et jette le discrédit sur la pensée de Joachim suspecté d’être un juif converti.

    Les ordres mendiants nouvellement constitués, et surtout les franciscains, croient se reconnaître dans les moines de l’âge annoncé et, à l’approche de 1260, un mouvement apocalyptique secoue l’Europe.

    En cette année 1260, donnée par Joachim de Flore comme début du règne des Saints, Gherardo Segarelli fonde à Parme le groupe des apostoliques convaincu d’être le véritable ordre mendiant qui ouvrira les portes du troisième âge. Une partie des spirituels franciscains, que la papauté condamnera sous le nom de « fraticelles », leur est acquise.

    En 1263, le concile d’Arles, présidé par Florentin, archevêque d’Arles, condamne la doctrine de l’Evangile éternel de Joachim de Flore.

    Vers 1295, le franciscain languedocien, Pierre Jean Olivi (ou Olieu), reprend les conceptions de Joachim dans "Lectura super Apocalypsim".

    Le 18 juillet 1300, Segarelli, fondateur du groupe des apostoliques de Parme, est conduit sur le bûcher. Un de ses partisans, Dolcino de Novare, radicalise le mouvement apostolique. Il reprend la prophétie joachimite et la rectifie.

    Trois périodes se sont partagé le passé :
    - la première comprend tout l’Ancien Testament ;
    - la deuxième, qui va de la venue du Christ jusqu’au pape Sylvestre Ier, est marquée par la pénitence ;
    - la troisième s’étend de Sylvestre à Segarelli : c’est la phase de décadence de l’Église.
    Une quatrième période verra la chute de l’Église corrompue, la destruction des prêtres et des moines et le triomphe des humbles qui ont en eux l’Esprit saint.

    Il nous reste de l’abbé Joachim un certain nombre d’écrits :

    - Ceux qui ont été imprimés ont pour titre : Concordia Novi et Veteris Testamenti (Concordance de l’Ancien et du Nouveau Testament) ; Expositio in Apocalypsim (Commentaire sur l’Apocalypse) ; Psalterium decem cordarum (Psautier décacorde) ; Tractatus supra quatuor Evangelia (Le traité sur les quatre Evangiles) laissé inachevé ; les Commentaires sur Isaïe et sur Jérémie qui lui ont été attribuées à tort au Moyen Âge, sont postérieurs et donc apocryphes.
    - Parmi ses opuscules manuscrits, citons : Genealogia [une note datée 1176, dans laquelle Joachim présente l’une de ses idées maîtresses en philosophie de l’histoire : celle de la concordance (concordia). L’histoire y est conçue comme un arbre double : un figuier, représentant l’Ancien Testament, est greffé sur une vigne, représentant le Nouveau Testament. Le figuier pousse durant quarante-deux générations, d’Abraham à Azarias. La vigne greffée se prolonge, à son tour, en se superposant au figuier le long de vingt et une générations qui correspondent au segment de l’histoire qui court d’Azarias à Jésus Christ. Ensuite, elle monte seule durant quarante-deux autres générations, de la première venue du Christ jusqu’à son retour à la fin des temps] ; Prophetiae et expositiones sibyllarum ; Excerptiones e libris Joachimi de mundi fine, etc. ; Epistolae Joachimi de suis prophetiis ; Revelationes.

    Thomas d’Aquin (1225-1274) réfute les théories de Joachim de Flore dans sa "Somme théologique".

    Joachim de Flore, dont le culte, à un rang équivalent à celui de bienheureux, a été autorisé, au sein des ordres de Cîteaux et de Flore, le 2 mars 1223, par le pape Honorius III, est fêté le 29 mai.

    L’argument fondamental de la doctrine de Joachim de Flore, était que l’ère chrétienne devait finir vers l’année 1260 et qu’une ère nouvelle devait alors commencer, sous les auspices d’un autre révélateur, qui viendrait apportant aux peuples un autre Evangile. Ainsi, disait-il, les trois personnes divines se sont partagé le gouvernement des siècles : à l’empire du Père appartiennent les temps qui ont précédé la venue du Christ ; l’empire du Fils comprend les douze siècles et demi que doit clore l’année 1260, et à cette date les peuples passeront sous l’empire de l’Esprit. Il ajoutait qu’on verrait alors s’opérer dans les consciences, et simultanément dans les institutions religieuses et civiles, un changement, un progrès semblable à celui qui avait signalé la substitution du nouveau Testament à l’Ancien. Ainsi l’homme avait eu trois états : sous l’empire du Père, il avait été charnel ; spirituel et charnel à la fois sous l’empire du Fils, et devait être. entièrement spirituel sous l’empire de l’Esprit. De là trois sociétés diverses ou la prépondérance devait tour à tour appartenir aux guerriers, aux clercs séculiers et aux moines. (B. Hauréau)

    Le moine bénédictin Joachim de Flore donne ses lettres de noblesse au millénarisme. On a dit de ses prédictions qu’elles constituaient le système prophétique le plus influent que l’Occident ait connu avant Marx. Fervent lecteur de l’Apocalypse, Joachim eut une vision telle que, non seulement il mieux le passé de l’humanité, mais s’estima en mesure de prédire son avenir. Le paradis se trouvait au terme de cet avenir, et non plus hors du temps, dans une autre dimension. Dans sa marche vers ce paradis, l’humanité devait franchir trois stades correspondant aux trois personnes de la trinité. Le premier stade, celui de Père, il l’appela ordo conjugatorium. Il était caractérisé par la famille et l’état conjugal. Le second stade, celui du Fils, était appelé ordo monachorum. Il avait été inauguré par saint Benoît, fondateur du premier monastère. Le troisième stade, correspondant à l’Esprit, était celui des viri spirituales, une petite élite de mâles, apparentée aux Parfaits cathares, constituant la sainte avant-garde de l’humanité rachetée. Joachim croyait que l’humanité était déjà entrée dans le troisième stade et il situait la fin du monde, c’est-à-dire l’entrée dans le millénaire bienheureux, en l’an 1260.

    L’idée d’un anti-pape régnant à la fin des temps sur tout le clergé romain ( à l’exception du clergé fidèle qui s’est coupé de Rome), n’est pas une invention des médiévaux. C’est à partir du sens mystique des Saintes Ecritures que Joachim de Flore est parvenu à dégager ceci : "Alors paraîtra (lors de l’apostasie générale) le premier Antéchrist qui annoncera les temps de la fin, et l’homme lui sera soumis . Il sera un souverain ordinaire , mais doué de pouvoirs extraordinaires (Nul doute qu’il s’agit ici de antipape qui remettra les clefs de l’Antéchrist, dont Notre-Dame de la Salette nous dit qu’il siégera à Rome). Son règne durera ce temps …( ce temps qui lui sera accordé par Dieu ) lui suffira pour renverser l’Église et chasser le pape ( c’est-à-dire le pape martyr de la fin des temps ) . Surgiront les cavaliers venus du Soleil ,envoyés par l’Esprit , portant le glaive du verbe ( il s’agit ici des catholiques fidèles en guerre contre la Rome apostate ) , et ils affronteront l’Antéchrist au nom du Dieu de Lumière …Des catastrophes naturelles et des bouleversements ( il s’agit ici du début des grandes tribulations dernières ) annonceront la venue d’un second Antéchrist ( entendre cette fois , l’Antéchrist-personne dont l’Antéchrist-pape est le prophète ) et la proximité du jugement dernier . Sa venue marquera la fin de l’histoire ( des nations apostates ) et le commencement d’un cycle humain fait de pureté , de joie et d’amour fraternel .( entendre ici le règne social de Notre-Seigneur inauguré par le saint pape et le grand monarque ) "
    Ce passage fut reconnu par nombre de théologiens médiévaux comme retranscrivant correctement le sens mystique des Saintes Écritures .

    Extrait du Commentaire sur l’Apocalypse, rédigé en 1160 par Joachim de Flore , abbé de Cortale , en Calabre .

  20. Hercule dit :

    Saint Ange
    (1225)

    Saint Ange est né à Jérusalem, sans doute dans une famille de juifs palestiniens convertis. À l’âge de dix-huit ans, il est accueilli par les carmes de Palestine, avec son frère jumeau, il rappela bientôt par l’austérité de sa pénitence les grandes œuvres du prophète Elie, le patriarche du Carmel, et d’Elisée son disciple. Il fait sa profession religieuse sur ce Mont-Carmel sanctifié par le Prophète Elie. Devenu prêtre en 1213, il est envoyé à Rome pour y défendre les intérêts de son Ordre et obtenir la confirmation de la Règle de son Ordre. Puis, sa mission remplie, il est envoyé en Sicile pour évangéliser les cathares et c’est un jour qu’il prêchait dans l’église Saint Jacques de Licata en Sicile qu’il fut assassiné, en 1225, de cinq coups d’épée par un seigneur incestueux et de mauvaises mœurs dont saint Ange avait converti la complice. Il fut favorisé de nombreux miracles, en arrêtant le cours du Jourdain, ou en rencontrant le Christ qui le conduisit en Sicile vers son martyre.

    Saint Ange alors qu’il jeûnait dans la solitude du désert fut favorisé de l’apparition de Notre Seigneur Jésus-Christ. Après avoir entendu le divin Maître lui donner mission d’aller prêcher la pénitence et convertir les grands pécheurs, le Saint, prosterné la face contre terre, avait offert au Fils de Dieu fait homme pour nous, l’ardent hommage de ses adorations, en protestant qu’il était, prêt à Lui obéir en tout ce qu’il daignait lui ordonner et qu’il s’estimait heureux de faire le sacrifice de sa vie à son service.

    Sa vie fut écrite par Enoch, témoin oculaire. Voici un extrait du chapitre 15, où Jésus répond au saint qui lui demanda à Jésus quand il délivrerait Jérusalem du joug des Musulmans :

    « – Seigneur, ajouta-t-il, permettez que je vous recommande cette ville de Jérusalem où Vous avez répandu votre Sang très précieux pour la rédemption et le salut du genre humain.
    - Ange, mon fidèle serviteur, lui répondit le divin Maître, sachez que les églises que tu vois où le service de Dieu est fait seront ruinées et presque partout sera aboli l’exercice de la religion chrétienne, que la ville de Jérusalem et avec elle la Judée, la Samarie, la Galilée et la Terre promise toute entière, ainsi que l’Arménie, l’Egypte, la Cappadoce et la Phrygie tomberont, dans un temps qui n’est pas éloignée, entre les mains des Agarenes, les fils d’Agar, les Ismaélites. Ne tardera guère après que cette partie du monde qu’on appelle Asie Mineure sera réduite en la puissance de Mahomet, de là croîtra de plus en plus leur puissance, tant par mer que par terre qui étonnera tous les peuples et parviendra jusqu’aux royaumes de Chypre, Dalmatie et Russie. D’un autre côté, presque tout l’Empire grec, jusqu’à l’Albanie, l’Esclavonie, la Rhétie et la Hongrie, sera livré au pouvoir des Turcs qui affligeront grandement aussi l’Italie par la guerre et les déprédations, à cause du débordement de ses crimes.
    Ces choses adviendront quand l’Église aura sa beauté effacée, et sera délaissée comme une veuve. Ces malheurs débuteront lorsque le schisme éclatera coup sur coup dans l’église, que ses enfants s’élèveront les uns contre les autres et que deux ou trois prétendants viendront se disputer le Saint Siège, le rang de pasteur de Rome et que l’un sera contraire à l’autre.
    En même temps que les tyrans se ligueront en foule contre Eglise pour la dépouiller, et qu’un grand nombre de familles religieuses, réduites à feindre la vertu, tromperont les peuple par une sainteté de pur apparat, n’ayant très souvent presque aucune charité pour le prochain, mais s’adonnant à l’orgueil, à l’avarice, à l’envie, et aux plus honteux excès ; quand s’élèveront des hypocrites, décevant les peuples sous prétexte de sainteté et de religion, quand l’Église sera pleine de sectes où régneront l’ambition et la luxure, et quand les hérésies auront le dessus et que la Foi sera quasi éteinte.…
    A cause de tous ces crimes, Je permettrai que l’Italie et la Chrétienté presque toute entière soient châtiées par les mains de mes ennemis. Prêchez donc et annoncez au peuple chrétien ce qui le menace dans un avenir prochain à cause de ces abominations.

    - Oh mon Dieu ! qui délivrera votre cité sainte des mains des infidèles, s’écria Saint Ange ?
    - Quand mon peuple sera contrit, lui répondit Notre Seigneur, quand il connaîtra mes voies, apprendra la justice et la gardera, viendra enfin celui qui délivrera, qui mettra la paix aux nations et sera la consolation des justes.

    - Et qui sera celui qui délivrera votre Cité ?
    - Quand se lèvera un roi saint et puissant qui s’élèvera finalement de l’antique race des Rois de France, d’une insigne piété envers Dieu. Il sera reçu, chéri et honoré par tous les rois et princes de la Chrétienté, et par tout ceux qui professent la vraie foi catholique ; il sera aimé d’eux et sa puissance s’étendra au loin sur la terre et sur la mer.
    Alors l’Église étant comme retirée d’une certaine destruction (à cause du schisme qui suivra la fuite et la mort du Pape et le conclave qui s’en suivra), ce roi s’unira au (nouveau) Pontife romain et le soutiendra. L’erreur sera détruite parmi les Chrétiens. L’Église sera rendue à l’état que les bons ont choisi pour elle.
    Il lèvera une armée à laquelle s’uniront spontanément de nombreux guerriers, s’élançant au combat pour l’amour de mon Nom et l’amour de la Croix ; ce qui les transportera et leur obtiendra des trophées dont l’éclat s’élèvera jusqu’au ciel. Beaucoup verseront leur sang et mériteront ainsi la gloire éternelle.
    Le Monarque équipant bientôt une flotte, passera les mers, et rendra à l’Église les contrées perdues par elle. Il entreprendra avec mon Vicaire une nouvelle croisade en Terre Sainte. Il délivrera Jérusalem…"
    Ayant ainsi parlé, Jésus disparut aux yeux de St Ange dans une nuée éblouissante ».

    C’est à la suite de cette révélation que, le cœur inondé des divines consolations, saint Ange se rendit à Jérusalem, pour commencer à prêcher la pénitence : en présence du patriarche de la ville sainte, venu le visiter au couvent des Carmes, et devant le prieur et tous les religieux de sa communauté, il dut, bien malgré lui, déclarer ce qu’il venait de voir et d’entendre de la part de Notre Seigneur. Le récit en a été conservé par ceux de ses compagnons qui vinrent avec lui, en Italie et en Sicile.

  21. Hercule dit :

    Frère Hermann de Lehnin
    (1270)

    Cette prophétie fut composée dans le couvent cistercien de Lehnin dans la Marche du Brandebourg, fondé par Othon d’Anhalt en 1180. Elle est l’œuvre du Frère Hermann, un religieux profès.

    Frère Hermann de Lehnin n’a aucun lien avec le bienheureux Hermann-Joseph de Steinfeld (+1230), religieux de l’Ordre des Prémontrés qui était aussi favorisé du don de prophétie. Les deux lieux de Lehnin et Steinfeld sont distants de plusieurs centaines de kilomètres, le premier situé près de Potsdam et le second au nord de Hambourg.

    Le poème prophétique de Frère Hermann (Vaticinium Lehninense) fut retrouvé à la fin du 17ème siècle, vers 1690. Quelques années après, le manuscrit fut redécouvert par Michel Lilienthal, auteur de la Prusse savante. Il était professeur de théologie à l’université de Kœnigsberg, célèbre dans son temps par ses écrits. Il avait fait un séjour à Berlin, et pendant qu’il y était, un seigneur de sa connaissance qui avait accès dans des dépôts d’archives appartenant au gouvernement trouva dans un de ces dépôts l’original de la prophétie d’Hermann. Il en prit une copie et la lui donna. Sept éditions de cette prophétie ont été publiées dans diverses villes d’Allemagne, à savoir : Francfort, Leipzig, Vienne, Brême et Berlin, dans l’intervalle de 1741 à 1758, et toutes ont été copiées de celle de Lilienthal.

    Cette prophétie, considérée par certains comme une falsification, se compose de cent vers hexamètres latins décrivant, en une longue plainte, l’avenir du monastère, l’extinction de la dynastie des Ascaniens, l’avènement et l’ascension de la maison des Hohenzollern, des Margraves jusqu’à Guillaume II, qui doit être le dernier monarque. Curieusement, cette prophétie annonçait le renversement de la Prusse. Les derniers vers qui concerne notre époque sont des plus intéressants.
    Ces vers prophétiques nous annoncent :

    1°) Nunc tibi cum cura, Lehnin, cano fata futura,
    Ô Lehnin, je t’annonce maintenant avec soin les destins futurs,

    2°) Quae mihi monstravit Dominus, qui cuncta creavit,
    Que m’a dévoilé le Seigneur, le Créateur de toutes choses,

    3°) Nam licet insigni, velut sol, splendeas igni,
    Car, bien qu’à l’instar du soleil, tu brilles d’un magnifique éclat,

    4°) Et vitam totam nunc degas summè devotam,
    Et que tu mènes une vie toute consacrée à la plus haute dévotion,

    5°) Abundentque rite tranquillae commoda vitae,
    Jouissant abondamment, et à juste titre, de tous les avantages d’une vie tranquille,

    6°) Tempus erit tandem, quod te non cernet camdem,
    Il viendra enfin une époque qui ne te verra plus dans le même état,

    7°) Immo vix illam, sed si benè dixcro, nullam.
    Qui te reconnaîtra à peine, même, pour bien dire, qui ne te verra plus du tout.

    8°) Quae te fundavit, gens haec te semper amavit :
    La famille qui t’a fondé t’a toujours aimé.

    9°) Hac pereunte peris, nec mater amabilis eris.
    Tu péris avec elle, et tu ne seras plus une mère aimable.

    10°) Et nunc, absque morâ, propinquat flebilis hora.
    Maintenant voilà que s’avance à grands pas l’heure lamentable.

    11°) Quâ stirps Othonis, nostrae decus regionis.
    À laquelle la grande race d’Othon, l’ornement de notre pays.

    12°) Magna ruit fato, nullo superstite nato.
    Succombe sous les coups du sort, sans laisser aucun fils.

    13°) Tuncque cadis primùm, sed nondum venis ad imum.
    Alors tu commences à déchoir, mais tu ne succombes pas encore tout-à-fait.

    14°) Intereà diris angetur Marchia miris,
    Cependant la Marche sera tourmentée par d’étonnantes calamités,

    15°) Et domus Othonum fiet spelunca leonum,
    La maison des Othons deviendra une caverne de lions,

    16°) Ac erit extrusus vero de sanguine fusus.
    Et celui qui est issu du véritable sang des souverains sera rejeté.

    17°) Quando peregrini veniunt ad claustra Chorini,
    Lorsque des étrangers viendront au cloître de Chorinn,

    18°) Cerbereos fastus mox tollet Caesaris astus ;
    L’adresse de l’empereur rabattra promptement un orgueil infernal ;

    19°) Sed parùm tuto gaudebit Marchia scuto.
    Mais la protection dont la Marche se réjouira sera peu tutélaire.

    20°) Regalis rursùm leo tendit ad altera cursum,
    Le lion royal prendra sa course vers d’autres objets,

    21°) Nec dominos veros haec terra videbit et heros.
    Et ce pays ne verra ni ses légitimes souverains ni ses maîtres.

    22°) Omnia turbabunt rectores, damnaque dabunt.
    Les gouverneurs troubleront tout, et causeront du dommage.

    23°) Nobilitas dives vexabit undique cives,
    La noblesse riche tourmentera de tous côtés les citoyens,

    24°) Raptabit clerum, nullo discrimine rerum,
    Et dépouillera le clergé de ses propriétés, sans respect pour quoi que ce soit.

    25°) Etfacien itsti, quod factum tempore Christi,
    Ceux-ci agiront comme on faisait au temps du Christ,

    26°) Corpora multorum vendentur contra decorum.
    Les corps d’un grand nombre d’hommes seront vendus au mépris de la bienséance.

    27°) Ne penitùs desit, tibi qui, mea Marchia praesit,
    Afin, ô ma Marche que tu ne sois pas absolument dépourvue de quelqu’un qui règne sur toi,

    28°) Ex humili surgis, binis nunc inclyte burgis,
    Voilà que tu t’élèves d’un rang inférieur, toi qui es à présent illustré par deux bourgs ;

    29°) Accendisque facem, jactando nomine pacem;
    Tu allumes un brandon en annonçant la paix par ton nom,

    30°) Dumque lupos necas, ovibus praecordia secas.
    Et, tout en égorgeant les loups, tu coupes les mamelles aux brebis.

    31°) Dico tibi verum, tua stirps longaeva dierum,
    Je te le dis en vérité : Ta race, destinée à subsister pendant une longue suite de jours,

    32°) Imperiis parvis patriis dominabitur arvis,
    Exercera un empire restreint sur les champs paternels,

    33°) Donec prostrati fuerint, qui tunc honorati,
    Jusqu’à ce que ceux-là soient abattus, qui, alors honorés,

    34°) Urbes vastabant, dominos regnare vetabant.
    Dévastaient les villes, et ne laissaient pas régner les souverains.

    35°) Succedens patri, tollet privilegia fratri,
    Le fils, succédant à son père, enlevera à son frère ses privilèges,

    36°) Nec faciet bustum, non justum, credere justum.
    Et ne pourra faire qu’on regarde comme juste un testament injuste.

    37°) Defesso bellis variis sortisque procellis,
    Lorsqu’il sera fatigué par diverses guerres et par les orages du sort,

    38°) Mox frater sortis succedit tempore mortis,
    Bientôt son frère, associé à son sort, lui succède au temps de sa mort,

    39°) Fortis et ille quidem, sed vir vanissimus idem.
    Et celui-ci aussi est vaillant en vérité, mais c’est en même temps un homme très-vain.

    40°) Dum cogitat montem, poterit vix scandere pontem.
    Tandis qu’il projette de passer un mont, ce sera à peine s’il pourra franchir un pont.

    41°) En acuit enses ! miseri, vos ô Lehninenses !
    Le voilà qui aiguise les glaives. Malheur à vous, ô habitants de Lehnin !

    42°) Quid curet fratres, qui vult exscindere patres ?
    Quel égard aura-t-il pour des frères, lui qui a résolu d’exterminer les pères ?

    43°) Alter ab hoc Martem scit ludificare per artem,
    Celui qui vient après lui sait déjouer Mars par le moyen d’un art,

    44°) Auspicium natis hic praebet felicitatis,
    Il offre à ses enfants le présage de leur félicité future,

    45°) Quod dum servatur, ingens fortuna paratur.
    Et en même temps qu’ils jouissent de cet avantage, une grande fortune s’amasse pour eux.

    46°) Hujus erunt nati conformi sorte beati ;
    Ses fils seront gratifiés d’une même faveur du sort ;

    47°) Inferet at tristem patriae tunc foemina pestem,
    Mais en ce temps-là, une femme introduira dans le pays une peste déplorable.

    48°) Foemina, serpentis tabe contacta recentis,
    Une femme infectée du venin d’un reptile d’origine nouvelle,

    49°) Hoc et ad undenum durabit stemma venenum.
    Elle en perpétuera le venin jusqu’à la onzième génération.

    Il semble évident que les trois vers ci-dessus prophétisaient le rôle d’Elisabeth de Danemark, femme de Joachim de Hohenzollern, électeur de Brandebourg (1495-1535), qui fut une fervente disciple de Luther. Elle infiltra dans son pays le protestantisme. Son mari, catholique comme tous ses prédécesseurs, eut beau protester, chasser son épouse et faire promettre à ses enfants, auprès de son lit de mort, qu’eux et leurs descendants s’attacheraient inébranlablement à la foi catholique, le mal était fait et le Brandebourg passait à la réforme. Frère Hermann annonça que le protestantisme se perpétuerait jusqu’à la 11ème génération, jusqu’à Frédérick-Guillaume III (1797-1840). Ensuite, la foi catholique serait restaurée.

    50°) Et nunc is prodit, qui te, Lehnin, nimis odit ;
    Maintenant voilà que s’avance celui qui te hait ,ô Lehnin, avec excès ;

    51°) Dividit ut culter, atheus, scortator, adulter :
    Il divise comme un couteau, l’impie, le débauché, l’adultère :

    52°) Ecclesiam vastat, bona religiosa subbastat.
    Il ravage l’Eglise, et met à l’enchère les biens consacrés à Dieu.

    53°) Ite, meus populus, protector est tibi nullus,
    Allez, mon peuple, il ne vous reste plus aucun protecteur,

    54°) Hora donec veniet, quâ restitutio fiet.
    Jusqu’à ce que l’heure soit arrivée à laquelle la restitution se fera.

    55°) Filius amentis probat instituta paren tis,
    Le fils confirme les dispositions d’un père frappé de démence,

    56°) Insipiens totus, tamen audit vulgo devotus,
    Insensé tout-à-fait lui-même, cependant il est appelé dévot par le peuple,

    57°) Nec sat severus, hine dicitur optimus herus.
    Il n’est pas assez sévère, c’est pourquoi on l’appelle un excellent maître.

    58°) Huic datur ex genere, qui non qualis ipse videre,
    Il lui est donné de voir quelqu’un de sa descendance qui n’est point tel que lui,

    59°) Et modo funesto vitam loco linquit honesto.
    Et qui meurt d’une manière funeste dans un lieu honnête.

    60°) Postulat hinc turbae praeponi natus in urbe.
    Ensuite son fils demande dans une ville que l’on préfère un rejeton à une foule,

    61°) Spe reliqui sobolem ; tenet hic formidine prolem.
    Dans l’espérance d’avoir le reste, et par crainte il établit ici sa lignée.

    62°) Quod timet obscurum, certo tamen ecce futurum.
    Ce qu’il craint est douteux, cependant voilà que cela arrivera certainement.

    63°) Forma rerum nova mox fit, patiente Jehova,
    Bientôt, par permission de Dieu, il s’établit un nouvel ordre de choses.

    64°) Mille scatet naevis, cujus duratio brevis,
    Il fourmille de mille taches, lui dont la durée sera courte ;

    65°) Multa per edictum, sed turbans plura per ictum.
    Il trouble beaucoup de choses par un édit, mais plus encore par un coup.

    66°) Quae tamen in pejus mutantur jussibus ejus,
    Mais croyez que ce que ses décisions auront fait empirer,

    67°) In melius fato converti posse putato.
    Le sort pourra le faire tourner en mieux.

    68°) Post patrem natus princeps est Marchionatûs.
    Après le père, le fils devient prince du Margraviat.

    69°) Ingenio multos non vivere sinit inultos ;
    Il laisse vivre beaucoup de gens au gré de leurs penchants qui ne resteront point impunis.

    70°) Dum nimium credit, miserum pecus lupus edit,
    Pendant qu’il se livre trop à la confiance, le loup dévore le pauvre troupeau,

    71°) Et sequitur servus domini mox fata protervus.
    Et l’insolent serviteur ne tarde pas à suivre la destiné de son maître.

    72°) Tunc veniunt quibus de burgis nomina tribus,
    Ensuite viennent ceux qui tirent leurs noms de trois bourgs,

    73°) Et crescit latus sub utroque principe status.
    L’Etat, déjà très étendu, s’accroît encore sous l’un et l’autre prince.

    74°) Securitas gentis est fortitudo regentis,
    La sécurité du peuple consiste dans la force du souverain,

    75°) Sed nil juvabit, prudentia quando cubabit.
    Mais la force ne servira à rien quand la prudence s’évanouira.

    76°) Qui successor erit, patris haud vestigia terit.
    Celui qui sera le successeur ne marche point sur les traces de son père.

    77°) Orate, fratres ; lacrymis nec parcite, matres.
    Priez, mes frères et vous, ô mères, donnez un libre cours à vos pleurs.

    78°) Fallit in hoc nomen laeti regiminis omen.
    Ce nom vous trompe en vous offrant le présage d’un régime fortuné.

    79°) Nil superest boni, veteres migrate coloni.
    Il ne reste plus rien d’heureux ; fuyez hors du pays, ô vous, anciens habitants.

    80°) Et jacet extinctus, foris quassatus et intùs.
    Et le voilà étendu, éteint et brisé au dehors et au dedans.

    81°) Mox juvenis fremit, cùm magna puerpera gemit ;
    Tout à coup le jeune homme frémit, tandis que la grande procréatrice gémit ;

    82°) Sed quis turbatum poterir refingere statum ?
    Mais qui pourra rétablir l’état (de paix) troublé comme il l’est ?

    83°) Vexillum tanget, sed fata crudelia planget.
    Il saisira ses x, mais il aura à déplorer de cruels revers.

    84°) Flantibus hinc austris, vitam vult credere claustris,
    Ensuite les vents du sud venant à souffler, il veut confier sa vie à une réclusion,

    85°) Qui sequitur, pravos imitatur, pessimus, avos ;
    Celui qui suit, le pire de tous, imite ses pervers aïeux ;

    86°) Non robur menti, non adsunt numina genti.
    La force d’esprit lui manque, la crainte de Dieu manque à la nation.

    87°) Cujus opem petit, contrarius hic sibi stetit,
    Celui à qui il demande du secours s’est mis en opposition contre lui-même,

    88°) Et perit in undis, dum miscet summa profundis.
    Et il meurt dans les eaux, tandis qu’il est occupé à tout mettre sens dessus dessous.

    89°) Natus florebit, quod non sperasset habebit ;
    Le fils fleurira, il obtiendra ce qu’il n’aurait pas espéré ;

    90°) Sed populus tristis flebit temporibus istis,
    Mais vers ces temps-là, son malheureux peuple pleurera,

    91°) Nam sortis mirae videntur fata venire,
    Car on voit arriver d’étonnants coups du sort,

    92°) Et princeps nescit quod nova potentia crescit.
    Et le prince ne sait pas qu’une nouvelle puissance s’accroît.

    93°) Tandem sceptra gerit, qui stemmatis ultimus erit.
    Enfin le sceptre est entre les mains de celui qui est le dernier de sa race.

    (Le Grand Monarque est sacré à Reims.)

    94 °) Israël infandum scelus audet morte expiandum,
    Israël ose commettre un crime exécrable qui doit être expié par la mort,

    (D’autres prophéties annoncent que l’état d’Israël fera exploser une bombe atomique sur Téhéran causant la mort d’environ 6 millions de personnes. Ce fait horrible choquera l’humanité entière.)

    95°) Et pastor gregem recipit, Germania regem :
    Et le Pasteur recouvre son troupeau, et l’Allemagne un roi :

    (Le Saint Pontife et le Grand Roi relèveront la Sainte Eglise et le monde.)

    96°) Marchia, cunctorum penitus oblita malorum,
    La Marche, oubliant entièrement tous ses longs malheurs,

    97°) Ipsa suos audet fovere, nec advena gaudet.
    Etreint ses enfants dans ses bras en toute liberté, au dépit de l’étranger.

    98°) Priscaque Lehnini surgunt et tecta Chorini,
    Les antiques toits de Lehnin et de Chorin s’élèvent de nouveau,

    99°) Et veteri more clerus splendescit honore,
    Le clergé resplendit des honneurs qu’on lui rend selon de l’ancien usage,

    Le Saint Pontife relèvera la Sainte Eglise dans la discipline et la tradition..

    100°) Nec lupus nobili plus insidiatur ovili.
    Et il n’y aura plus de loup pour dresser des embûches au noble troupeau.

    Tous les impies et les gens mauvais qui se seront donnés au diable disparaîtront définitivement lors de l’épreuve finale des trois jours de ténèbres. Passé cette purification de la Grande Tribulation, le bon peuple de Dieu connaîtra une paix universelle jusque-là inconnue.

    L’ensemble de cette prophétie renferme de manière évidente un sens relatif à la France. Les destinées de la France et de ses gouvernements successifs se trouvent décrites jusqu’aux temps actuels et au-delà.

  22. Hercule dit :

    Saint Thomas d’Aquin ou Maître Antonin
    (1274-03-07)

    Saint Thomas d’Aquin, frère prêcheur, docteur de l’Eglise, est né en 1227, dans une illustre et noble famille napolitaine, au château de Roccasecca près d’Aquino et de Naples, en Italie du Sud. Etant le plus jeune des fils (traditionnellement réservé pour la carrière ecclésiastique), il est envoyé au monastère bénédictin de Mont Cassin pour y recevoir une bonne éducation et une initiation à la vie monastique. Mais Thomas ne choisit pas la vie bénédictine et, à 19 ans, il décide d’entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce n’est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie. En 1239, Thomas peut enfin suivre sa vocation ; il prend l’habit dominicain et s’inscrit au studium général de l’ordre à Naples. En 1245 il est envoyé par ses supérieurs à Paris pour y suivre des études universitaires. Il eut comme maître saint Albert le Grand, qu’il suivit aussi à Cologne en 1248. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas retient la leçon. Il fut lui-même professeur à Paris de 1252 à 1259 ; il rentra en Italie pour enseigner à Anagni, à l’Orvieto et finalement à Rome. Il enseigne encore à Paris de 1269 à 1272 et revient enseigner à Naples. Thomas fut Grand-Maître de la Scholatique, il élabore une pensée originale, qu’il expose dans de nombreux ouvrages, dont le plus connu est la "Somme Théologique". Il voyage aussi à la demande des Papes. Mais c’est l’étude qui a toute sa faveur. En 1274, pendant qu’il se rendait en France pour participer au concile de Lyon sur mandat du pape Grégoire X, il tomba gravement malade pendant le voyage et il mourut en Italie, le 7 mars 1274, à Fuossa Nova, une célèbre abbaye de l’Ordre de Cîteaux dans la Latium, où il avait fait étape, diocèse de Terracine. Ses biographes ont souligné la singulière dévotion mariale qui le caractérisait. Dans l’ordre des Dominicains, il y respira cette atmosphère de piété mariale qui caractérisa l’ordre depuis ses débuts.

    Saint Thomas d’Aquin nous annonce :

    « A toutes les époques, il y a toujours eu quelques personnes favorisées de lumières surnaturelles, non pour révéler une nouvelle doctrine de foi, mais pour la direction de la conduite humaine »

    Cette prophétie dite de Saint Thomas d’Aquin ou aussi de Maître Antonin, fut extraite d’un livre fort ancien à l’usage de cet illustre Dominicain. Le nom de son auteur est inconnu mais certains la nomment la prophétie de Maître Antonin :

    « Quand Rome commencera à entendre les mugissements de la vache grasse, l’Italie sera en proie à la guerre et aux dissensions. Une haine violente éclatera entre son serpent ailé et le lion qui porte des lis. Malheur à toi, terre de Pise, le veau secoue sa corne naissante d’un air menaçant.

    Alors naîtra au milieu des lys le plus beau des princes dont le renom sera grand parmi les rois, tant à cause de ses grâces corporelles et de sa rare beauté de son corps que de la perfection de son esprit. L’univers entier lui obéira, quand le chêne altier sera tombé et aura écrasé de sa chute le sanglier au poil hérissé.

    Du Nord au Midi, du Midi à l’Occident et de l’Occident jusqu’au Levant, et ainsi, de toutes parts, il terrassera et foulera aux pieds ses ennemis. Ses années s’écouleront dans le bonheur.

    Ô Alpha et Oméga ! La vache grasse est unie à la couleuvre. Un roi monstrueux s’assiéra sur un trône mobile ; ce monarque échappera à grand-peine à une mort très rapprochée. Lève-toi, sanglier hérissé, associe-toi aux lions, et tu prendras la couleuvre embarrassée dans ses plis tortueux.

    Le lion, surpris dans l’ivresse du triomphe, se laissera prendre par toi ; tu le tromperas et tu le feras périr.

    Malheur à toi, beau lion, quand tu te prépareras au combat, à l’ombre du chêne altier.

    Malheur à toi, Ligurie, et à toi, Flandre ensanglantée ; tes prairies et tes fleurs seront dévastées. Le schisme sera renversé, quand le chêne, dans sa chute, écrasera le sanglier sauvage. Pleure, hélas ! malheureuse Babylone que de tristes jours attendent : comme la moisson mûre, tu seras fauchée, à cause de tes iniquités.

    Les rois s’avanceront contre toi des quatre coins du monde ; ils rassembleront les Saints de Dieu, pour qu’ils ne soient pas compris dans le Jugement, et qu’ils choisissent l’ange du Testament, qui doit convertir au Seigneur les coeurs pervertis et dissidents.

    La flèche de l’Italie, s’élançant vers le Levant, ira creuser les sillons pour y planter la vigne du vrai Sauveur, alors que fleurira le prince du nouveau nom, à qui tous les peuples se soumettront et à qui la couronne orientale sera donnée en garde.

    Il surgira un monarque de l’illustre lys, qui aura le front haut, les sourcils marqués, de grands yeux, le nez aquilin ; il rassemblera une grande armée et détruira tous les despotes de son royaume, et les frappera à mort : fuyant à travers les monts, ils chercheront à éviter sa face.

    Il fera aux Chrétiens la guerre la plus constante. Il subjuguera tour à tour les Anglais, les Espagnols, Aragonais, Lombards, Italiens. Les rois Chrétiens lui feront leur soumission, Rome et Florence périront, livrées par lui aux flammes, et le sel pourra être semé sur cette terre où tomberont sous ses coups les derniers membres du clergé.

    La même année, il gagnera une double couronne ; puis traversant la mer à la tête d’une grande armée, il entrera en Grèce, et sera nommé roi des Grecs. Il subjuguera les Turcs et les barbares, et publiera un édit par lequel quiconque n’adorera pas la croix sera mis à mort.

    Nul ne pourra lui résister, parce qu’il aura toujours auprès de lui le bras fort du Seigneur, qui lui donnera l’empire de l’univers entier : cela fait, il sera appelé la paix des Chrétiens.

    Montant à Jérusalem sur le mont Olive, il priera le Seigneur et découvrant sa tête couronnée, et rendant grâces au Père, au Fils et au Saint-Esprit, il rendra l’âme en ces lieux avec la couronne ; et la terre tremblera, et l’on verra des prodiges.

    Le schisme sera renversé, quand le chêne de sa chute écrasera le sanglier sauvage.

    Pleure hélas ! Malheureuse Babylone, que de tristes jours t’attendent. Comme la moisson mûre, tu seras fauchée à cause de tes iniquités.

    Les rois s’avanceront des quatre coins du monde ; ils rassembleront les saints de Dieu pour qu’ils ne soient pas compris dans le jugement, et qu’ils choisissent l’Ange du Testament qui doit convertir au Seigneur les cœurs pervertis et dissidents ».

    On lui attribue aussi cette prophétie concernant le Grand Pape annoncé :

    « L’Ange du Testament s’appellera Grégoire XVII ou le Pape Angélique. Sous son règne, les hérétiques et les schismatiques retourneront en foule au bercail de l’Eglise Romaine.

    Avec ce grand Pasteur surgira le grand Roi qui obtiendra le royaume de la cité nouvelle, et bientôt il appesantira sa main sur les infidèles en Afrique et ensuite en Europe.

    Dieu se choisira un homme selon son cœur et le chargera de paître le troupeau de son peuple. Et cet homme enseignera à toutes les nations le divin vouloir de son Seigneur qu’il aimera de tout son cœur.

    Il fera fleurir la foi et sera aimé de tous, parce que ses actes exciteront l’admiration. Tous les hommes ne formeront plus qu’un seul troupeau sous un seul pasteur.

    Les siècles finiront, la primitive unité sera rétablie, tous les membres dépendront du même chef et toutes les bergeries particulières feront partie de l’unique bercail du Christ.

    Une des premières Encycliques du Grand Pape Grégoire XVII exposera magistralement l’Unité de l’Eglise et cette encyclique contribuera beaucoup à planter dans le levant la vraie vigne du Seigneur et à hâter le retour des Eglises Orientales »

    « Ce monarque surgira de l’illustre lys ; il aura le front haut, les sourcils arqués, de grands yeux, le nez aquilin. Il rassemblera une grande armée et détruira tous les despotes de son royaume, les frappant à mort ; ils fuiront à travers les monts pour éviter sa face. Il fera aux faux chrétiens la guerre la plus constante et dominera tour à tour les Anglais, les Espagnols, les Lombards, les Italiens. Les rois chrétiens lui feront leur soumission. La même année, il gagnera une double couronne ; puis, traversant la mer à la tête d’une grande armée, il entrera en Grèce et sera nommé roi des Grecs. Il subjuguera les Turcs et les barbares; nul ne pourra lui résister, parce qu’il aura toujours auprès de lui le bras du Seigneur qui lui donnera l’empire de l’univers entier. Cela fait, il sera appelé la paix des Chrétiens ».

  23. Hercule dit :

    Frère Jean de Roquetaillade
    (1365)

    Jean de Roquetaillade (Johannes de Rupescissa, v.1310 – v.1365) était passionné par les prophéties chrétiennes. Entré en 1332 chez les franciscains, après des études à Toulouse, notre jeune frère dont les dons commencent à se manifester, reçoit une vision de l’Antéchrist (Matthieu 10, 41 – "Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète…").

    À partir de ce moment-là, il ne cessera d’annoncer la venue prochaine de l’Antéchrist. Il présenta entre 1350 et 1365, un ensemble de prophéties détaillées portant sur les évènements politiques de son époque, qui mettaient en valeur le monarque français. Il publie plusieurs ouvrages dont deux livres de compilation de prophéties : le "Liber secreturum eventoruum" et le "Liber ostensor quod adesse festinant tempora", autrement dit "Le livre qui montre ce qui va arriver dans les temps proches".

    Le schéma apocalyptique qu’il élabore dans son ouvrage "L’Oracle de Cyrille" est le suivant : Bientôt doit débuter le bouleversement apocalyptique. De grandes calamités s’abattront sur l’humanité – massacres, famines, profanations d’églises, etc. L’Antéchrist apparaîtra et il se produira un schisme dans l’Eglise, et le "Maître du mensonge", l’Antéchrist mystique, sera élu pape à Rome, et persécutera les franciscains. Le vrai Pape, le "Pasteur Angélique", s’enfuiera dans le désert pour se cacher. En guise de "Nouveau Maccabée" venu pour le sauver, s’élèvera le Roi de France. Chez Jean de Roquetaillade comme chez beaucoup d’autres, on constate les mêmes erreurs humaines d’anticipation de l’époque de réalisation de la prophétie du Grand Monarque, en ramenant faisant coller cette prophétie à l’environnement politique de leur propre époque de vie, mais les Temps de Dieu ne sont pas les temps de nos propres convoitises.

    Pour avoir un peu trop prédit de mauvaises nouvelles pour l’Eglise, des troubles tragiques et les temps de la Grande Tribulation, le prophète franciscain se retrouva en butte aux persécutions du monde et de l’autorité ecclésiastique. En lutte contre les abus de la papauté, il mènera une existence tourmentée, passant de prison en prison, jusqu’à la prison du Soudan en Avignon, du temps où les papes y siégeaient. Il y est assigné à résidence à partir de 1349 (on perd sa trace en 1365).

    Les prophéties de Jean de Roquetaillade demeurèrent d’actualité plusieurs dizaines d’années après leur rédaction, et ses écrits bénéficièrent d’une ample propagation à travers l’Europe à la fin du XIV° siècle. Il avait prédit la crise de l’Eglise des années 1362-1365, crise qui fut l’un des éléments qui conduisit à la restauration de l’ordre franciscain sous l’impulsion d’un frère mineur. Le Grand Schisme d’Occident, que Jean de Roquetaillade avait brillamment prédit, vingt ans avant que celui-ci n’éclate (1378) et qui fut suivi d’une flambée de prédictions à travers toute la chrétienté, explique l’immense popularité de ses écrits.

    On comprend alors que ni ses confrères "mendiants" dans l’ordre de Saint-François ni les autorités ecclésiales ne portaient dans leur cœur ce témoin dissident et contestataire !

    Le Frère Jean de Roquetaillade prophétise en 1345 :

    « On dit que la bête s’incarnera à son tour, 20 siècles après l’Incarnation du Verbe. Vers l’an 2000, l’Antéchrist se manifestera sur terre ».

    « Dans les derniers temps, le Pape et les cardinaux seront obligés de fuir en abandonnant Rome dans des circonstances tragiques, et sa vie sera remplie de chagrin et de soucis. Le Pape se réfugiera dans un lieu d’exil où il jouira d’un court répit dans un endroit où personne ne le reconnaîtra. Il décèdera d’une mort cruelle.

    Les épreuves que l’Eglise aura à traverser seront alors atroces. Cette affliction surpassera toutes celles que l’Eglise a pu endurer tout au long de son histoire.

    Mais à la fin, Dieu suscitera un ange, son vicaire ; un Pape d’une vie si sainte que les anges eux-mêmes en seront dans l’admiration et se réjouiront.

    Éclairé par Dieu, ce Pontife réformera le sacerdoce, le rappellera à la vie des Apôtres.

    Il transformera le monde entier par sa sainteté et ramènera tout le monde à la vraie Foi.

    Partout, la crainte de Dieu, la vertu et des bonnes mœurs prévaudront.

    Il conduira et ramènera toutes les brebis dispersées au bercail, et il n’y aura plus sur la terre qu’une seule Foi, une seule Loi, un seul Baptême, une seule et même règle de vie. Tous les hommes s’aimeront, s’entraideront et feront le bien. Toutes les querelles et les guerres cesseront.

    À cette époque, l’univers sera dans une paix profonde. Mais avant ces jours de bénédiction, les maux croîtront dans le monde…

    L’arrivée de l’envoyé du Seigneur sera le commencement de la transformation.

    L’aigle blanc chassera le Croissant hors d’Europe. Une ère de paix et de prospérité commencera pour le monde. Il n’y aura plus ni d’hérétiques ni de schismatiques ».

  24. Hercule dit :

    Frère Télesphore de Cosenza
    (Pâques 1386)

    Frère Télesphore (ou Théophore) de Cosenza, (1356 – 1390), qui était prêtre et ermite à Cosenza en Calabre. Il rédigea un recueil de prédictions intitulé "Liber de Magnis Tribulationibus".

    Le Grand Schisme d’Occident, qui donna lieu à l’ermite d’écrire ses prédictions, avait commencé en 1378 par l’élection de Clément VII. Il durait depuis huit ans et devait se prolonger plus d’un demi-siècle encore. Télesphore cherchait à en établir les causes et le terme, ainsi que les évènements qui le suivraient jusqu’à la fin du monde. Il considère le Grand Schisme d’Occident comme le vingt-deuxième dans l’Eglise de Dieu depuis sa fondation par Moïse. Pour les premiers schismes, il les met en parallèle avec les prédictions des prophètes de l’ancienne Alliance. Il considère le Grand Schisme d’Occident comme un signe avant-coureur de la crise apocalyptique annoncée pour la fin des temps, et une préfiguration du schisme annoncé qui sera l’ultime épreuve de l’Eglise qui, par cette crise finale, entrera dans la Nouvelle Pentecôte de son triomphe final.

    Dans sa compilation de diverses traditions eschatologiques, il ajoute à la prophétie de Jean de Roquetaillade la tradition méthodienne évoquant la mort de l’empereur au sommet du Mont des Oliviers et suivie de l’apparition de l’Antéchrist.

    Dans son libellus, Télesphore de Cosenza, nous annonce :

    « Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ et de sa Mère, ainsi que toute la cour céleste. Ainsi soit-il.

    Ici commence le livre de frère Théophore, prêtre et ermite, d’après l’autorité sainte des prophètes et des chroniques véridiques, sur le commencement, la durée et la fin du présent schisme et les tribulations à venir, principalement au temps du futur roi d’Aquilon, qui s’appellera Frédéric III, empereur, jusqu’au temps du futur pape, qui s’appellera "le Pasteur Angélique", et du roi de France nommé Charles, empereur futur après ledit Frédéric ; pareillement sur les souverains pontifes de l’Eglise romaine, l’état de l’Eglise universelle, le règne dudit "Pasteur Angélique", jusqu’au temps du dernier Antéchrist, et enfin depuis et pendant le règne dudit Antéchrist, et après la mort dudit Antéchrist jusqu’au dernier jugement de Dieu et à la fin du monde.

    À tous les fidèles Chrétiens, en général, et à chacun d’eux en particulier, ecclésiastiques et séculiers, l’humble frère Théophore de Cosenza, pauvre prêtre et ermite, près Thèbes…

    L’an de la Nativité, MCCCLXXXVI, vers l’aurore du jour de la Résurrection dudit Notre Seigneur Jésus-Christ, lorsque je dormais d’un léger sommeil, ou mieux dans un léger engourdissement des sens, il me semblait voir un ange de Dieu, au visage virginal, haut de deux coudées, orné de deux ailes très brillantes, couvert d’une aube flottante sur un vêtement traînant, qui m’adressait doucement ces paroles : "Dieu a exaucé vos prières, en vous révélant à vous-même ce qu’Il avait révélé précédemment à ses serviteurs bien-aimés Cyrille, prêtre et ermite au Mont Carmel, Joachim abbé, et à beaucoup d’autres parmi ses serviteurs, relativement au présent schisme, qui devait être, aux causes qui l’ont fait naître, à celui qui serait le vrai pontife et à celui qui serait le faux pontife, quelle en serait la fin, et comment après le schisme futur, l’Eglise serait gouvernée par l’Esprit-Saint et le Pasteur Angélique ; toutes choses révélées depuis longtemps. Cherchez donc les livres et les écrits des prophètes qui viennent de vous être indiqués, et vous y trouverez la satisfaction de vos désirs".

    Je proteste que je suis ni prophète, ni le fils de prophète, comme l’était Ananie, dont il est écrit qu’il prédisait ce qui lui était annoncé personnellement ; je suis uniquement un scrutateur des écritures, annonçant au monde, comme Michée, non pas ce qui est agréable, mais ce qui est vrai ».

    « De terribles guerres entre les nations de l’Europe feront suite à la sécularisation des biens du clergé. Un puissant monarque et un Pape, tous deux d’origine française, rentreront en possession de la Terre Sainte après d’effroyables guerres en Europe. Ils triompheront du Monarque allemand, convertiront le monde entier et établiront une paix universelle ».

    Télesphore de Cosenza élabore le schéma apocalyptique suivant pour l’Empire des Derniers Jours :

    « 1° – Crise apocalyptique – grand schisme, anti-pape allemand et avènement de Frédéric III.
    2° – Victoire de l’Empereur français Charles et du Pasteur Angélique. Règne millénaire.
    3° – Renoncement de l’Empereur français à l’empire et venue de l’Antéchrist.
    4° – Destruction de l’Antéchrist par l’Archange saint Michel. Second règne millénaire.
    5° – Apparition de Gog et Magog.
    6° – Victoire de saint Michel. Troisième règne millénaire sous la domination de Pasteur Angélique.
    7° – Parousie et Jugement dernier ».

  25. Hercule dit :

    Johannes Amadeus de Sylva
    (1400)

    Johannes Amadeus de Sylva (prophétie du XVe siècle) :

    « L’Allemagne et l’Espagne s’uniront sous un grand prince désigné par Dieu. Mais à cause de l’infidélité de l’Allemagne, la guerre se prolongera jusqu’à l’arrivée du Grand Monarque. C’est alors qu’auront lieu des conversions massives, et que commencera l’ère de paix et de prospérité ».

  26. Hercule dit :

    Prophétie de Plaisance
    (1400)

    Une des prophéties les plus frappantes qui existent est celle de Plaisance (Piacenza en Emilie-Romagne, dans la plaine du Pô) en Italie, qui date du XIV° siècle sans nom d’auteur. Nous lui donnons ce titre parce qu’elle est tirée d’un vieux manuscrit de la Bibliothèque de Plaisance. Composée de quatorze vers latins, elle prédit la révolution en Italie et l’arrivé du Grand Monarque et du Grand Pape :

    « Les guerres, la famine, la peste, les fraudes ruineront les royaumes saturniens et les anciennes dynasties en seront chassées de partout.

    On y verra un Pontife possédant bien les clefs du Ciel, mais ne gouvernant plus la principauté terrestre.

    Je vis des choses monstrueuses : C’est alors que le bœuf rouge engendre l’hydre.

    Dieu laissera courir l’incendie et n’apaisera pas sa colère jusqu’à que tous les maux aient frappé les nations de l’Ausonie. Cet état de choses durera environ un lustre.

    Bientôt un oiseau gigantesque surgira comme d’un lourd sommeil. Par son bec tranchant et ses terribles griffes, il coupera la tête au bœuf, et dans sa soif insatiable, il dévorera les entrailles du dragon impie.

    Il jettera à terre les trois couleurs gauloises et il rétablira les rois dans leurs propres possessions.

    Il y aura un Pasteur, homme juste et équitable né dans la terre de Galatie.

    Dans le monde entier, la concorde triomphera et se répandra ; il n’y aura plus qu’une seule Foi.

    Un seul Prince règnera sur toutes choses ».

  27. Hercule dit :

    Père Jérôme Botin
    (1420-07-10)

    Le Père Jérôme Botin est né à Cahors en 1358. Il fut religieux de l’abbaye bénédictine de Saint Germain des Près à Paris. Le nécrologe de l’abbaye porte : "le 10 juillet 1420, mourut Jérôme Botin, de Cahors, âgé de 62 ans, homme recommandable par sa science, sa piété et sa sainteté ; qu’il repose en paix".

    Le Père Botin rédige en 1410, une prophétie, suite à une révélation surnaturelle.

    Cette Prophétie est le résumé historique du cinquième âge de l’Eglise, et dépeint encore d’une manière très reconnaissable le Monarque Fort et le Pontife Saint.

    Contrairement au solitaire d’Orval, qui a toujours suivi l’ordre des faits, Le Père Botin revient parfois en arrière pour appuyer sur une époque qu’il a déjà indiquée. Il voit les choses moins en détail :

    « Au nom du Seigneur qui a créé toutes choses, voici les paroles que l’Esprit a dicté à Jérôme, serviteur du Seigneur, écrites au Monastère de St. Germain-des-Près, à Paris.

    L’an 1410 de la Conception, le Souverain Pontife Jean XXIII gouvernant l’Eglise de Dieu, sous le règne de Charles VI, et voici ce que l’Esprit lui a dicté :

    Malheur aux peuples, aux princes et aux rois qui gouvernent les peuples, parce qu’il viendra des temps de deuils et de chagrin ; le vent de la tribulation divisera et dispersera les hommes, la terre sera couverte du sang des clercs, des nobles et du peuple. Malheur à ceux qui portent le glaive, parce que leurs épées seront teintes de sang ! Les temps où ces choses viendront ne sont guère éloignés, a dit l’Esprit.

    Un siècle s’écoulera et l’héritage du Seigneur sera divisé ; et à cause de cet héritage, les princes combattront contre les princes, les peuples contre les peuples ; et l’intérêt, sous le masque de la Réforme, tentera de tout renverser, et après un autre siècle, l’héritage du Seigneur sera sauvé parce que sa main est au-dessus de la main des puissants ; c’est ce que m’inspire l’Esprit.

    Malheur à la mer, malheur à la terre et a ceux qui l’habitent maintenant et pour un siècle ! Malheur aux Gaulois et aux habitants des îles parce que l’héritage du Seigneur s’éloignera d’eux s’éloignera d’eux, et il y aura chez eux de grands gémissements pour le reste de cet héritage, a dit l’Esprit.

    Après un autre siècle ou à peu près, l’héritage du seigneur ne sera plus divisé, au moins pour les Gaulois ; il règnera sur eux un prince duquel il est écrit : "Arme-toi de ton épée et mets-la à ton côté". Prince très puissant, il réunira les rois, les princes et les peuples ; il gouvernera avec sagesse et puissance : c’est ce que dit l’Esprit. Son règne très long sera un règne de justice et de force ; il sera en grande vénération, et sa mémoire sera florissante.

    Et après un autre siècle, les princes de la terre et tous les peuples trembleront de fureur, et ce temps sera un temps de désespoir et d’iniquité, et on trouvera à peine qu’un seul homme qui fasse le bien. C’est ce que le Seigneur m’inspire d’annoncer. Alors il règnera en France un Prince, l’oint du Seigneur, homme doué de vertus, de douceur, et les ouvriers d’iniquité mettront sa tête à prix, épuiseront contre lui leur malice, le réduiront en captivité, et sa fin sera plus malheureuse que le commencement, a dit l’Esprit.

    Après avoir mis en captivité lui et les siens, les princes et les grands seront entraînés à leur perte, et il y aura un grand deuil dans l’Eglise du Seigneur ; il ne demeurera pas pierre sur pierre, les autels, les temples seront détruits, les vierges consacrées au Seigneur seront outragées. Ces hommes d’iniquité s’enivreront de folie, car ils auront des signes à leur tête et sur les édifices, a dit l’Esprit.

    Malheur aux princes et aux grands, parce que leur pouvoir sera détruit ; malheur au peuple, parce que leurs mains seront teintes de sang ; malheur à ceux qui les gouvernent, parce qu’ils marcheront dans les sentiers d’iniquité, et qu’ils auront été enivrés du sang d’un roi innocent, des grands et du peuple et que leur domination sera une domination de perversité, et leur règne un règne d’abomination, et que dans peu, ils seront écrasés et périront, c’est ce que dit l’Esprit.

    Malheur aux princes et aux grands, malheur au peuple, parce que son Roi sera immolé comme une brebis, ses proches seront tués ; d’autres seront dispersés et ceux qui auront fait ces choses diront : amen !

    Oui, malheur, mille fois malheur au peuple qui s’est révolté contre l’autorité et a renversé les lois. Il a arraché la postérité jusqu’à la racine ; il a brisé les lys ; l’aigle planera sur lui ; il ravira et détruira sa proie, a dit l’Esprit. La terre sera couverte du sang de ses habitants.

    Ses enfants armés du glaive périront par l’épée, et ces maux innombrables, dit le Seigneur, n’apaiseront pas ma colère, mon bras sera levé sur lui ; il sera frappé de la verge de ma Justice et du bâton de ma fureur, et la main qui l’opprimera sera l’instrument de ma colère sur lui et sur les nations. C’est ce que dit l’Esprit.

    Mais après que quatre siècles se seront plus qu’écoulés, les autels de Belzébuth seront détruits. Les ouvriers d’iniquité seront détruits et périront.

    La rosée du ciel descendra sur la terre désolée et sur l’Église éplorée.

    Il y aura un enfant du sang du roi que donneront les gens d’Artois. Et il gouvernera avec prudence et honneur la France, et l’Esprit du Seigneur sera avec lui. C’est ce qu’a dit l’Esprit.

    Et avant la fin du quatrième siècle, les ministres des autels pleureront et souffriront persécution pour la justice.

    Le pasteur sera frappé et le troupeau dispersé. Ce ne sera qu’après ce siècle qu’il y aura un autre pasteur qui conduira les peuples dans l’équité et les rois dans la justice. Il sera honoré des princes et des peuples. Mais avant qu’il ait établi son empire, que celui qui n’a point fléchi le genou devant Baal fuie du milieu de Babylone, dit l’Esprit.

    Que chacun ne pense qu’à sauver sa vie, car voici le temps où le Seigneur doit, par la grandeur de ses vengeances, montrer la grandeur des crimes dont elle est souillée. Il va faire retomber sur elle les maux dont elle a accablé les autres.

    Le Seigneur a présenté par la main de cette ville impie, désolatrice des peuples, dévastatrice de ses temples, meurtrière de ses prêtres, de ses rois et de ses propres enfants, le calice de ses vengeances à tous les peuples de la terre. Toutes les nations ont bu du vin de sa fureur ; elles ont souffert toutes les agitations de sa captivité et de la barbarie ; mais en un moment Babylone est tombée et elle s’est brisée dans sa chute, a dit l’Esprit.

    Tout ceci arrivera pour épurer les bons et perdre les méchants, faire honorer l’Eglise de Dieu, faire craindre et servir le Seigneur.

    Telles sont les paroles que l’Esprit a manifestées à son serviteur Jérôme, qu’il a écrites d’après ses ordres, et dont la vérité sera reconnue dans le temps. Ainsi soit-il ».

  28. Hercule dit :

    Sainte Françoise Romaine
    (1440)

    Sainte Françoise Romaine, pénitente romaine (1384-1440). A treize ans, parce qu’elle était de bonne noblesse romaine, elle doit épouser Lorenzo de Ponziani. Ils forment un ménage parfait, amoureux et paisible. Pour le public, elle est une merveilleuse maîtresse de maison et une grande dame dans ses réceptions. Mais elle réserve à Dieu ses conversations les plus longues, dans le petit oratoire au fond de son jardin. Elle accepte avec une joie paisible les charges d’épouse et de mère de famille. Devenue veuve, elle se retire dans la petite congrégation des Oblates de saint Benoît qu’elle venait de fonder pour les dames romaines qui voulaient s’adonner à la prière et aux bonnes oeuvres. Elle mourut chez elle en soignant son fils malade.

    Dans la dix-septième vision, Dieu montra à Sainte Françoise Romaine sa divinité :

    « Elle vit comme un grand cercle qui n’avait d’autre soutien que lui-même, et qui jetait un éclat si vif que la Sainte ne pouvait le regarder en face. Elle lut au milieu les paroles suivantes :
    " Principe sans principe et fin sans fin ". »

    Sainte Françoise Romaine vit ensuite comment se fit la création des anges et leur classification, Dieu lui fit discerner ceux qui devaient pécher de ceux qui demeureraient fidèles :

    « Les anges furent tous créés à la fois, et la puissance de Dieu les laissa tomber comme des flocons de neige que les nuées versent sur les montagnes pendant la saison d’hiver. Ceux qui ont perdu la gloire du ciel à jamais forment le tiers de l’immense multitude de ces esprits ».

    Elle vit le nombre des démons, leurs noms, leurs emplois et leur révolte :

    « Elle fut ensuite témoin de leur révolte et de la chute horrible qu’elle leur mérita. 
Or, elle ne fut pourtant pas aussi profonde pour les uns que pour les autres : 
un tiers de ces infortunés demeura dans les airs, 
un autre tiers s’arrêta sur la terre 
et le dernier tiers tomba jusque dans l’enfer.

    Cette différence dans les châtiments correspondit à celles que Dieu remarqua dans les circonstances de leur faute commune.
Parmi ces esprits rebelles, il y en eut qui embrassèrent de gaieté de cœur, si je puis parler de la sorte, la cause de Lucifer; et d’autres qui virent avec indifférence ce soulèvement contre le Créateur, et demeurèrent neutres. Les premiers furent précipités sur le champ dans l’enfer, d’où ils ne sortent jamais, à moins que Dieu ne les déchaîne quand Il veut frapper la terre de quelque grande calamité, pour punir les péchés des hommes. 
Les seconds furent jetés partie dans les airs, et partie sur la terre ; et ce sont ces derniers qui nous tentent, comme je le dirai plus tard ».

    « Lucifer, qui voulut être l’égal de Dieu dans le ciel, est le monarque des enfers, mais monarque enchaîné et plus malheureux que tous les autres.
    Il a sous lui trois princes auxquels tous les démons, divisés en trois corps, sont assujettis par la volonté de Dieu ; de même que dans le ciel, les bons anges sont divisés en trois hiérarchies présidées par trois esprits d’une gloire supérieure. Ces trois princes de la milice céleste furent pris dans les trois premiers chœurs, où ils étaient les plus nobles et les plus excellents ; ainsi, les trois princes de la milice infernale furent choisis comme les plus méchants des esprits des mêmes chœurs, qui arborèrent l’étendard de la révolte.

    Lucifer était dans le ciel le plus noble des anges qui se révoltèrent, et son orgueil en fit le plus méchant de tous les démons. C’est pour cela que la justice de Dieu l’a donné pour roi à tous ses compagnons et aux réprouvés, avec puissance de les gouverner et de les punir, selon ses caprices ; ce qui fait qu’on l’appelle le tyran des enfers. Outre cette présidence générale, il est encore établi sur le vice de l’orgueil.
    Asmodée
    Le premier des trois princes qui commandent sous ses ordres, se nomme Asmodée : c’était dans le ciel un chérubin, et il est aujourd’hui l’esprit impur qui préside à tous les péchés déshonnêtes.
    Mammon
    Le deuxième prince s’appelle Mammon : c’était autrefois un trône, et maintenant il préside aux divers péchés que fait commettre l’amour de l’argent.

    Belzébuth
    Le troisième prince porte le nom de Belzébuth ; il appartenait à l’origine au chœur des dominations, et maintenant il est établi sur tous les crimes qu’enfante l’idolâtrie, et préside aux ténèbres infernales. C’est aussi de lui que viennent celles qui aveuglent les esprits des humains.
    Ces trois chefs ainsi que leur monarque, ne sortent jamais de leurs prisons infernales ; lorsque la justice de Dieu veut exercer sur la terre quelque vengeance éclatante, ces princes maudits députent à cet effet un nombre suffisant de leurs démons subordonnés ; car il arrive quelquefois que les fléaux dont Dieu veut frapper les peuples, demandent plus de forces ou plus de malices que n’en ont les mauvais esprits répandus sur la terre et dans l’air. Alors les infernaux plus méchants et plus enragés, deviennent des auxiliaires indispensables. Mais hors de ces cas rares, ces grands coupables ne peuvent sortir des prisons où ils sont renfermés. Tous ces esprits infortunés sont classés dans l’abîme selon leur ordre hiérarchique.
    La première hiérarchie, composée de séraphins, de chérubins et de trônes, habite l’enfer le plus bas ; ils endurent des tourments plus cruels que les autres, et exercent les vengeances célestes sur les plus grands pécheurs. Lucifer qui fut un séraphin, exerce sur eux une spéciale autorité, en vertu de l’orgueil dont il a la haute présidence.
    Les démons de cette hiérarchie ne sont envoyés sur terre, que, lorsque la colère de Dieu permet que l’orgueil prévale pour punir les nations.

    La deuxième hiérarchie formée de dominations, de principautés et de puissances, demeure dans l’enfer du milieu. Elle a pour prince Asmodée qui, comme je l’ai déjà dit, préside aux péchés de la luxure. On peut deviner que, les démons de cette hiérarchie sont sur terre, lorsque les peuples s’abandonnent au vice infâme de l’impureté. La troisième hiérarchie qui se compose de vertus, d’archanges et d’anges, a pour chef Mammon, et habite l’enfer supérieur. Lorsque ces démons sont lâchés sur la terre, la soif des richesses y prévaut de toutes parts, et il n’est plus question que d’or ou d’argent. Quant à Belzébuth, il est le prince des ténèbres, et les répand, quand Dieu le permet, dans les intelligences, pour étouffer la lumière de la conscience et celle de la véritable foi. Tel est l’ordre qui règne parmi les démons dans les enfers ; quant à leur nombre, il est innombrable.
    On retrouve ces mêmes hiérarchies parmi les démons qui demeurent dans l’air et sur la terre, mais ils n’ont point de chefs, et par conséquent vivent dans l’indépendance et une sorte d’égalité. Ce sont les démons aériens qui, la plupart du temps, déchaînent les vents, excitent les tempêtes, produisent les orages, les grêles et les inondations. Leur intention en cela est de faire du mal aux hommes, surtout en diminuant leur confiance en la divine Providence, et les faisant murmurer contre la volonté de Dieu.
    Première hiérarchie
    Les démons de la première hiérarchie, qui vivent sur la terre, ne manquent pas de profiter aussi de ces occasions favorables à leur malice ; trouvant les hommes irrités par ces calamités et fort affaiblis dans leur soumission et leur confiance, ils les font tomber beaucoup plus facilement dans le vice de l’orgueil.
    Deuxième hiérarchie
    Ceux de la deuxième hiérarchie ne manquent pas à leur tour de les précipiter de leur hauteur superbe dans le cloaque impur, ce qui donne ensuite toute facilité aux démons de la troisième hiérarchie, de les faire tomber dans les péchés qu’enfante l’amour de l’argent.
    Ces esprits tentateurs sont sans cesse occupés à préparer notre perte…

    Alors les anges qui président aux ténèbres les aveuglent, leur font quitter la voie de la vérité, et rendent leur retour extrêmement difficile.
    C’est ainsi que tous les démons, malgré la différence de leurs emplois, se concertent et s’aident mutuellement à perdre les âmes. Les uns affaiblissent leur foi, les autres les poussent à l’orgueil, ceux-ci à l’impureté, ceux-là à l’amour des richesses, d’autres enfin leur jettent un voile sur les yeux et les écartent si fort de la voie du salut, que la plupart ne la retrouvent plus.
    Le seul moyen d’échapper à ce complot infernal, serait de se relever promptement de la première chute, et c’est précisément ce que ces pauvres âmes ne font pas. De là, cette chaîne de tentations, qui de chute en chute les conduit au fond du précipice.
    Lorsque j’ai dit que les démons qui sont dans l’air et sur la terre n’ont pas de chefs, j’ai voulu dire seulement qu’ils n’ont pas d’officiers subalternes ;
    car tous sont soumis à Lucifer, et obéissent à ses commandements,
    parce que telle est la volonté de la justice divine. Malgré la haine qu’ils portent aux hommes, aucun d’eux n’oserait les tenter sans l’ordre de Lucifer, et Lucifer lui-même ne peut prescrire, en ce genre que ce que lui permet le Seigneur plein de bonté et de compassion pour nous.
    Lucifer voit tous ses démons, non seulement ceux qui sont autour de lui dans l’enfer, mais encore ceux qui sont dans l’air et sur la terre.
    Tous aussi le voient sans aucun obstacle, et comprennent parfaitement toutes ses volontés. Ils se voient également et se comprennent fort bien les uns les autres.

    Les malins esprits, répandus dans l’air et sur la terre, ne ressentent pas les atteintes du feu de l’enfer ; ils n’en sont pas moins excessivement malheureux, tant parce qu’ils se maltraitent et se frappent sans cesse les uns les autres, que parce que les opérations des bons anges dans ce monde leur causent un dépit qui les tourmente cruellement. Les peines de ceux qui appartiennent à la première hiérarchie sont plus acerbes que celles des esprits de la seconde, et ceux-ci sont plus malheureux que les esprits de la troisième.
    La même justice distributive préside aux tourments des esprits infernaux; mais ceux-ci sont tous en proie à l’ardeur des flammes infernales.
    Les démons qui demeurent au milieu de nous, et ont reçu le pouvoir de nous tenter, sont tous des esprits tombés du dernier chœur. Les anges commis à notre garde sont aussi de simples anges.
    Ces esprits tentateurs sont sans cesse occupés à préparer notre perte.
    Les moyens qu’ils emploient pour cela sont si subtils et si variés, qu’une âme qui leur échappe est fort heureuse, et ne saurait trop témoigner sa reconnaissance au Seigneur.
    Il n’est pas un instant du jour et de la nuit, où ces cruels ennemis n’essayent d’une tentation ou d’une autre, afin de lasser ceux qu’ils ne peuvent vaincre par la ruse ou la violence.
    La patience est donc l’arme défensive par excellence. Malheur à qui la laisse tomber de ses mains ! Lorsque ces tentateurs ordinaires rencontrent des âmes fortes et patientes, qu’ils ne peuvent entamer, ils appellent à leur secours des compagnons plus astucieux et plus malins, non pour combattre avec eux ou à leur place, car Dieu ne le permet pas ; mais pour leur suggérer des stratagèmes plus efficaces.
    Françoise savait tout cela par expérience : il était rare qu’elle fût tentée par son démon seul. D’ordinaire il s’en associait d’autres ; et trop faibles encore, ils recouraient à la malice des esprits supérieurs qui demeuraient dans l’air. Elle était devenue si habile dans cette guerre, qu’en soutenant une attaque, elle savait à quel chœur avait appartenu celui dont le conseil la dirigeait, et qui il était.
    Lorsque les démons veulent livrer un assaut à une âme habile et forte, les uns l’attaquent de front, et les autres se placent derrière elle. C’est de cette sorte qu’ils combattaient ordinairement contre notre bienheureuse, et elle les voyait se faire des signes pour concerter leurs moyens.
    Lorsqu’une âme, vaincue par les tentations, meurt dans son péché, son tentateur habituel l’emporte avec promptitude, suivi de beaucoup d’autres qui lui prodiguent des outrages, et ne cessent de la tourmenter jusqu’à ce qu’elle soit précipitée dans l’enfer. Ces détestables esprits se livrent ensuite à une joie féroce. Son ange gardien, après l’avoir suivie jusqu’à l’entrée de l’abîme, se retire aussitôt qu’elle a disparu, et remonte au ciel.
    Lorsqu’une âme, au contraire, est condamnée au purgatoire, son tentateur est cruellement battu par l’ordre de Lucifer pour avoir laisse échapper sa proie. Il reste pourtant là, en dehors du purgatoire, mais assez près pour que l’âme le voie et entende, les reproches qu’il lui fait sur les causes de ses tourments. Lorsqu’elle quitte le purgatoire pour monter au ciel, ce démon revient sur la terre se mêler à ceux qui nous tentent ; mais il est pour eux un objet de moqueries, pour avoir mal rempli la mission dont il était chargé.

    Tous ceux qui laissent ainsi échapper les âmes ne peuvent plus remplir l’office de tentateurs. Ils vont, errant çà et là, réduits à rendre aux hommes d’autres mauvais offices, quand ils peuvent.
    Quelquefois Lucifer, pour les punir, les loge honteusement dans des corps d’animaux, ou bien il s’en sert, avec la permission de Dieu, pour exercer des possessions qui leur attirent souvent de nouveaux châtiments et de nouvelles hontes.
    Les démons, au contraire, qui ont réussi à perdre les âmes auxquelles Lucifer les avait attachés, après les avoir portées dans les enfers, reparaissent sur la terre, couverts de gloire parmi leurs semblables, et jouent un plus grand rôle que jamais dans la guerre qu’ils font aux enfants de Dieu.
    Ce sont eux que les autres appellent à leur secours, comme plus expérimentés et plus habiles, quand ils ont affaire à des âmes fortes et généreuses qui se rient de leurs vains efforts.
    Tout démon chargé de la mission de perdre une âme ne s’occupe point des autres ; il n’en veut qu’à celle-là, et emploie tous ses soins à la faire pécher ou à troubler sa paix. Cependant, quand il l’a vaincue, il la pousse, autant qu’il peut, à tenter, à molester ou à scandaliser d’autres âmes.
    Il y a d’autres démons du même chœur que ceux qui nous tentent, qui vivent au milieu de nous sans nous attaquer. Leur mission est de surveiller ceux qui nous tentent, et de les châtier chaque fois qu’ils ne réussissent pas à nous faire pécher.

    Chaque fois qu’ils entendent prononcer dévotement le saint Nom de Jésus, ils se prosternent spirituellement, non de bon cœur, mais par force.
    Françoise en vit une fois plusieurs en forme humaine, qui à ce Nom sacré qu’elle prononçait en conversant avec son confesseur, inclinèrent leur front avec un profond respect, jusque dans la poussière. Ce Nom sacré est pour eux un nouveau supplice, qui les fait souffrir d’autant plus cruellement, que la personne qui le prononce est plus avancée dans l’amour, et plus parfaite.
    Lorsque les impies profanent ce nom adorable, ces esprits réprouvés ne s’en attristent pas ; mais ils sont forcés de s’incliner, comme pour réparer l’injure qui Lui est faite. Ils en agissent de même lorsqu’on le prend en vain. Sans cette adoration forcée, ils seraient bien contents d’entendre blasphémer ce saint Nom.
    Les bons anges, au contraire, en pareilles occasions, l’adorent profondément, le louent et le bénissent avec un amour incomparable.
    Lorsqu’il est prononcé avec un vrai sentiment de dévotion, ils lui rendent les mêmes hommages, mais avec un vif sentiment de joie. Chaque fois que notre bienheureuse proférait ce très saint Nom, elle voyait son archange prendre un air extraordinairement joyeux, et s’incliner d’une manière si gracieuse, qu’elle en était tout embrasée d’amour.
    Lorsque les âmes vivent dans l’habitude du péché mortel, les démons entrent en elles, et les dominent en plusieurs façons, qui varient selon la qualité et la quantité de leurs crimes ; mais quand elles reçoivent l’absolution avec un cœur contrit, ils perdent leur domination, délogent au plus vite, et se remettent auprès d’elles pour les tenter de nouveau ; mais leurs attaques sont moins vives, parce que la confession a diminué leurs forces ».

    Dans ses visions, sainte Françoise Romaine fut transportée pour visiter les limbes et le purgatoire :

    « Lorsque la servante de Dieu fut transportée à l’entrée de l’enfer, elle vit tout près un ange debout à une autre porte : c’était la porte des limbes, de cette prison où toutes les âmes justes de la terre attendirent si longtemps la venue du Libérateur. Ce lieu, quoique contigu à l’enfer, n’a aucune communication avec lui. 

Son élévation est à l’enfer ce qu’est celle d’une maison aux caves de la maison voisine ; c’est-à-dire, que sa plus basse partie est supérieure à la plus élevée de l’enfer. Il n’y a dans ce lieu ni feu, ni glace, ni serpents, ni démons, ni odeur empestée ; on n’y entend ni hurlements, ni blasphèmes ; 
on n’y souffre aucune autre peine que la privation de la lumière ; car il y fait toujours nuit. 
C’est là que se trouve la demeure éternelle des enfants morts sans baptême. Sa distribution est la même que celle de l’enfer. Il y a une partie supérieure, une inférieure et une intermédiaire.

La partie supérieure est habitée par les enfants nés ou conçus de parents chrétiens. Dans la partie intermédiaire sont renfermés les enfants des Juifs, morts avant d’avoir péché. Leur position est la même que celle des premiers, excepté que leur prison est encore plus ténébreuse.
Dans la partie inférieure se trouvent les enfants nés ou conçus par l’effet d’un crime contraire au vœu solennel de chasteté ou à l’affinité spirituelle. Là règne une nuit plus profonde que dans les deux parties plus élevées ».

    « Après les visions susdites, la servante de Dieu fut conduite à celle du purgatoire dont la distribution est la même que celle de l’enfer. En approchant de ce triste lieu, elle lut ces paroles écrites sur la porte : " C’est ici le purgatoire, lieu d’espérance, où les âmes attendent l’accomplissement de leur désir ". L’ange Raphaël lui fit voir les trois parties de cette demeure ; et voici ce qu’elle y vit :

Dans la partie la plus basse brûle un feu qui donne de la lumière, dissemblable en cela à celui de l’enfer, qui est noir et sans aucune clarté. Ce feu est très ardent et d’une couleur rouge. 
C’est là que sont punies les âmes redevables à la justice divine de la peine temporelle qu’elles méritèrent par de grands péchés ; et le feu les tourmente plus ou moins rigoureusement, selon la qualité et la quantité de leurs dettes. L’ange lui dit que, sept années de souffrances dans cette partie intérieure, correspondent à celle temporelle méritée par un seul péché mortel. À la gauche de ces âmes, mais hors du purgatoire, Françoise vit les démons qui les tentaient pendant la vie, et elle observa que ces pauvres âmes souffraient beaucoup de leur vision, et des reproches qu’ils ne cessaient de leur faire entendre. " Vous avez mieux aimé, leur disaient-ils, suivre nos illusions et nos persuasions, que les préceptes de l’Évangile. Vous avez eu la folie d’offenser Celui à qui vous étiez redevable de votre création et rédemption. Demeurez ici maintenant pour expier vos ingratitudes ". Du reste, le pouvoir des démons sur ces âmes se borne à ces deux choses: à les affliger par leurs reproches et par leur horrible aspect. Ces âmes, placées dans le feu du purgatoire inférieur, acquiescent humblement à la justice divine ; néanmoins, la rigueur des peines qu’elles endurent leur arrache des gémissements que personne en cette vie ne saurait comprendre. Elles acquiescent à la volonté de leur juge, parce qu’elles comprennent parfaitement l’équité des tourments qu’elles endurent. Or, cet acquiescement, est cause que Dieu prête l’oreille à leurs plaintes, qu’Il en est touché et leur donne quelques consolations.
Il ne les arrache pas pour cela aux flammes qui les brûlent, mais Il leur fait trouver dans leur soumission même, une sorte de rafraîchissement, ainsi que dans la pensée qu’elles arriveront bientôt à la gloire éternelle. 
Elles connaissent non seulement leurs propres péchés, mais encore ceux des autres âmes qui souffrent avec elles, et toutes sont contentes de la justice punitive de Dieu, qui s’exerce avec tant d’équité. 
Lorsqu’un ange gardien a conduit dans ce purgatoire inférieur l’âme qui lui était confiée, il se place en dehors de la prison, au côté droits de la porte, tandis que le mauvais ange se place au côté gauche ; et il se tient là jusqu’à ce que cette âme entièrement purifiée, devienne libre de monter au ciel. 
C’est lui qui recueille les suffrages offerts pour elle sur la terre, et les présente à la justice de Dieu, qui les lui rend, afin qu’il les applique à cette pauvre âme, comme un remède qui adoucit ses maux. 

Il présente également à Dieu toutes les bonnes œuvres qu’elle a faites pendant sa vie mortelle tandis que le mauvais ange rappelle sans cesse les péchés qu’elle a commis, à la justice du Seigneur. Lorsqu’une âme a fait des legs pieux avant son trépas, Dieu, dans Sa bonté, les accepte sur-le-champ et les récompense, quand même ils ne recevraient pas leur exécution par la faute de ceux qui en étaient chargés. Cependant, si elle a renvoyé ces bonnes œuvres après sa mort, par affection pour ses richesses, Dieu ne la récompense qu’à l’expiration du temps déterminé par elle pour leur accomplissement.
Ce purgatoire inférieur se divise en trois prisons séparées, où le feu n’a pas une égale ardeur ; il est plus brûlant dans la première que dans la seconde, et dans la seconde que dans la troisième, Or, la première est destinée aux religieux et aux prêtres, eussent-ils commis de moindres péchés que les séculiers, parce qu’ils ont eu plus de lumières et n’ont pas honoré leur dignité comme ils le devaient. Françoise vit dans ce cachot un prêtre fort pieux, mais qui avait trop contenté son appétit dans l’usage des aliments. 
La seconde prison est la demeure des religieux et des clercs qui ne furent pas honorés du sacerdoce. Dans la troisième, sont renfermées les âmes séculières qui commirent des péchés mortels et ne les expièrent pas pendant la vie. 
Les tourments ne sont pourtant pas égaux dans chacune de ces prisons ; ils sont plus ou moins cruels selon la mesure des dettes et la qualité des personnes. Les supérieurs y souffrent davantage que les inférieurs ; selon qu’une âme est plus ou moins coupable, les supplices sont plus ou moins cruels, et leur durée plus ou moins longue. 

Après avoir considéré le purgatoire inférieur, Françoise fut conduite à la vision du purgatoire intermédiaire. Or, il se partage, comme l’autre, en trois parties, dont la première est un lac d’eau glacée, la seconde un lac de poix fondue, mêlée d’huile bouillante, et la troisième un lac de métaux liquéfiés. 
C’est dans ce purgatoire que sont logées les âmes, qui ne commirent pas de péchés assez graves pour mériter d’être placées dans le purgatoire inférieur. 
Ce sont donc les péchés véniels qui conduisent à ce purgatoire intermédiaire. 

Or, il y a dans cette prison trente-huit anges qui sont sans cesse occupés à transvaser, ces pauvres âmes d’un lac dans l’autre, ce qu’ils font avec des manières très gracieuses et une grande charité. 
Ces anges ne sont pas pris parmi leurs anges gardiens ; ce sont d’autres anges que la bonté de Dieu a chargés de ce ministère. J’attribue leur mission à la bonté de Dieu parce que leur présence est pour ces âmes d’une grande consolation.

    La servante de Dieu reçut dans cette vision plusieurs lumières sur l’application des suffrages que les vivants offrent pour les morts, qui méritent bien d’être communiquées. 

Elle connut 1° 
que les messes, indulgences accordées, et bonnes œuvres offertes pour certaines âmes par leurs parents et amis, ne leur sont pas intégralement appliquées ; elles en reçoivent bien la meilleure part, mais le reste est réparti entre toutes les âmes du purgatoire. 

Françoise connut 2° 
que ces offrandes, faites par erreur à des âmes qui sont en paradis, profitent d’abord à ceux qui les font, et ensuite aux âmes du purgatoire. 

Elle connut 3° 
que ces mêmes secours adressés par les vivants à des âmes qu’ils croient en voie de salut, et qui sont réprouvées, entrent intégralement dans les trésors de leurs auteurs, parce que, ni les damnés ne peuvent en profiter, ni Dieu ne permet qu’elles soient appliquées aux âmes du purgatoire. Il est à remarquer que Françoise, au sortir d’une de ces visions, qui avait duré environ deux heures, crut y avoir employé un temps fort considérable. Il résulte donc de là que le temps qui semble passer vite sur la terre, parait bien long dans l’éternité.

    De la gloire des saints dans le ciel

Lorsque les âmes bienheureuses font leur entrée dans le ciel, elles sont conduites aux places qui leur ont été assignées, selon leurs mérites. Si, pour s’y rendre, il leur faut traverser quelques chœurs angéliques, les esprits qui les composent leur font un accueil extrêmement joyeux ; mais rien n’égale la réception qui leur est faite dans les chœurs où elles doivent prendre place. 

Ce ne sont, de la part des anges auxquels on les associe, que démonstrations de joie et d’amitié pour elles, que cantiques de louanges et de bénédictions pour rendre grâces à Dieu de leur bonheur, et cette réjouissance dure beaucoup plus longtemps dans ces chœurs que dans les autres. 
Toutes les fois que notre bienheureuse, interrogée par son confesseur, parlait de cette joie angélique, causée par la venue de quelques âmes associées à leur gloire, le souvenir de leur multitude, de la douceur inexprimable de leurs chants, de leurs démonstrations, de leurs trans-ports, la mettait hors d’elle-même ; son visage alors était tout en feu, et son cœur se fondait comme la cire aux rayons du soleil. 

Le père lui demandant un jour quels étaient les plus parfaits des esprits humains ou angéliques placés dans la même gloire, 
elle répondit que les esprits humains ont une perfection supérieure, à cause du temps plus long qui leur fut donné pour mériter ; 

mais que les anges sont plus purs et plus beaux, qu’ils pénètrent mieux dans la compréhension divine, et que leurs chants sont beaucoup plus mélodieux. Il faut pourtant excepter l’auguste Marie de cette règle générale.

    Chaque fois, ajoutait la servante de Dieu, que je suis élevée à la vision béatifique, j’éprouve plusieurs étonnements. 

Je m’étonne 1° de mon défaut de pénétration dans la compréhension divine, causée par l’union de mon âme avec mon corps mortel, et cette incapacité m’humilie beaucoup, et me donne un grand mépris de moi-même. 
Je m’étonne 2°, je demeure toute stupéfaite, chaque fois que je considère dans le miroir divin la subtilité pénétrante des séraphins quant à la compréhension du grand abîme. 
Je m’étonne 3°, mais bien plus encore, en considérant la profondeur de la divinité créatrice et gouvernante de ces subtiles intelligences.


    Voici, disait encore la bienheureuse, quelques remarques que j’ai faites relativement aux esprits glorieux :
    1° Dans l’ordre des séraphins, les uns pénètrent plus avant que les autres dans la compréhension divine. Il y a entre eux une gradation d’intelligence, qui existe également dans tous les autres chœurs. Ce que je dis des anges, je le dis également des esprits humains qui leur sont associés. Tous les esprits d’un même chœur ne sont pas également proches de la divinité. Or, plus une intelligence voit de près cet abîme, et mieux elle y pénètre.
    2° Tous les esprits humains, placés dans la gloire, ne la possèdent pas au même degré. Quelques-uns, pendant qu’ils vivaient dans leur chair mortelle, reçurent une intelligence plus subtile, et suivant leurs opérations intellectuelles selon leur capacité, ils pénétrèrent plus avant dans l’abîme de la divinité, en regardant dans le miroir divin, dont la vision constitue la béatitude : ils ont donc apporté dans le ciel un esprit plus capable et plus pénétrant. Or, plus une âme a de capacité et de subtilité dans l’entendement, et plus elle est rassasiée dans la vision béatifique. Il est vrai que dans le ciel toutes les âmes sont pleinement rassasiées ; mais chacune l’est selon la mesure de sa capacité et de la subtilité avec laquelle elle pénètre dans la compréhension de la volonté divine. 
Lorsque les apôtres reçurent le Saint Esprit, tous n’obtinrent pas la même mesure de grâce. Ceux qui avaient plus de capacité et de subtilité dans l’entendement, la reçurent dans un plus haut degré. 
Or, ce qui dispose à une plus grande grâce, dispose également à une plus grande gloire. Françoise voyait tout cela, pendant ses extases, dans le miroir divin. Du reste, elle a souvent déclaré, qu’elle soumettait toutes ses paroles au jugement de l’Eglise catholique, dans le sein de laquelle elle désirait vivre et mourir. Louange soit à Dieu. Amen.

    Dans la quarante-troisième vision, elle tint Jésus sur ses genoux : 
Il avait la forme d’un petit agneau. Elle vit ensuite un autel magnifiquement orné sur lequel était un agneau portant les stigmates des cinq plaies. 

Au pied de l’autel étaient un grand nombre de riches chandeliers arrangés dans un bel ordre. 
Au premier rang, c’était le plus éloigné, il y en avait sept qui signifiaient les vertus principales ; au second rang, il y en avait douze qui signifiaient les douze articles du symbole ; au troisième, il y en avait sept qui signifiaient les sept dons du Saint Esprit ; au quatrième, il y en avait sept autres qui re-présentaient les sept sacrements de l’Eglise. Cette vision, qui eut lieu un jour de la Toussaint, dura treize heures.

Elle vit encore les principaux ordres de saints qui s’avançaient sous leurs étendards :

    Les patriarches étaient conduits par saint Jean-Baptiste ;
    Les apôtres par saint Pierre et saint Paul ;
    Les évangélistes par saint Jean et saint Marc ;
    Les martyrs par saint Laurent et saint Étienne ;
    Les docteurs par saint Grégoire et saint Jérôme ;
    Les religieux par saint Benoît, saint Bernard, saint Dominique
    et saint François ;
    Les ermites par saint Paul et saint Antoine ;
    Les vierges par sainte Marie-Madeleine et sainte Agnès ;
    Les veuves par sainte Anne et sainte Sabine ;
    Et les femmes mariées par sainte Cécile ».

  29. Hercule dit :

    Saint François de Paule
    (02-04-1507)

    Saint François de Paule est né en 1416, à Paola, près de Cosenza en Calabre. Son enfance fut pieuse. À douze ans, François Martotelli passa un an chez les Frères mineurs de San Marco Argentano. Il y favorisé de grâces exceptionnelles, comme le charisme de bilocation. Malgré les instances des Frères, il ne voulut pas y rester. En 1429, il alla avec ses parents en pèlerinage au Mont-Cassin, à Lorette et à Rome. Étonné du luxe des cardinaux, il reprocha au cardinal Julien Cesarini de vivre à l’opposé de l’Évangile. Celui-ci lui répondit que sans ce luxe les dignitaires ecclésiastiques seraient méprisés. Après ce pèlerinage, François se retira près de Paola pour mener la vie solitaire, à la manière des anciens ermites de Calabre. La sainteté de François et ses miracles attirèrent l’attention sur lui ; d’autres solitaires le rejoignent et, avec eux, il fonde un nouvel ordre appelé « Les Ermites de St François » du nom de St François. Dès 1436, à vingt ans, il se trouva chef d’un couvent. Le nouvel ordre se développa dans l’Italie du Sud et en Sicile. Après de minutieuses enquêtes, le Pape Sixte IV l’approuva le 27 mai 1474 et l’en nomme supérieur général et change le nom d’Ermites de St François en celui de Minimes plus conforme à l’humilité qui est le charisme de cette institution. Le bruit des guérisons miraculeuses qu’il opère parvint jusqu’en France. Louis XI le fait mander auprès de lui. Le Pape Sixte IV lui enjoint d’accepter. Il se rend à Plessis-lès-Tours, au chevet du roi de France, Louis XI, jusqu’à sa mort. Il jouit même d’un grand crédit auprès de Charles VIII et de Louis XII. Affectueusement surnommé "le bonhomme" par le peuple qui le vénère, ce simple frère-laïc bénit inlassablement cierges et chapelets. Pourtant il gouverne à merveille la vie spirituelle des prêtres, évêques et rois. Il meurt le Vendredi Saint 2 avril 1507, à Plessis-les-Tours. Il est canonisé par Léon X en 1519, douze ans seulement après sa mort.

    « Mais d’où viendront tous ces fléaux ? D’abord des hérétiques puis des infidèles… Les infidèles combattront indifféremment les Chrétiens et les hérétiques, et massacreront la majorité des Chrétiens.

    Finalement, l’armée de l’Eglise se mettra en marche contre les infidèles et les vaincra. Elle se retournera ensuite contre les hérétiques et anéantira tous les rebelles ».

    Voici un extrait de la lettre qu’il adresse le 13 août 1469 au Seigneur Simon de Limena, Duc de Montalti :

    « Dans tout l’univers, il n’y aura plus qu’un seul troupeau, un Grand Pontife et un Grand Roi.

    L’empire du roi durera jusqu’à la Fin des Temps. Il n’y aura plus alors que douze rois, un empereur, un pape, et un petit nombre de princes, et tous seront des saints…

    Le Roi sera le grand fondateur d’un nouvel ordre religieux, différent de tous les autres, du nom de Crucifères ("Portes-Croix") car ses membres se draperont du Saint Signe de la Croix. Cet ordre se subdivisera en trois groupes : le premier sera composé de chevaliers armés, une nouvelle chevalerie militaire, le second regroupant les religieux prêtres, le troisième sera composé d’hospitaliers. Cet Ordre des rendra le plus de services à l’Église, en même temps qu’il sera le dernier de tous les ordres religieux.

    Le Roi, avec le concours de cet ordre religieux, amènera les mahométans à la conversion et détruira complètement la secte de Mahomet.

    Il extirpera tous les hérétiques, fera cesser toutes les tyrannies et prendra par la force des armes d’un grand royaume, de telle sorte qu’il n’y aura plus qu’un troupeau et un pasteur et que le monde entier sera ramené aux saintes mœurs ».

    Autres prophéties adressées à Louis XI :

    « Et de votre semence sainte, parmi les descendants de votre neveu premier-né, il sortira un rejeton, un homme tellement merveilleux qu’il sera sur la terre comme un soleil parmi les étoiles.
    (Il s’agit évidemment du grand monarque.)

    Un tel homme sera dans son adolescence presque un saint, dans sa jeunesse un grand pécheur, puis il se convertira complètement à Dieu et fera grande pénitence, ses péchés lui seront pardonnés et il redeviendra saint. Il sera un grand capitaine et le prince de la gent sainte, nommé porte croix de Jésus-Christ, avec laquelle il consumera la secte mahométane avec le reste des infidèles. Il annihilera toutes les hérésies et les tyrannies du monde, réformera l’Eglise de Dieu avec ses suivants, lesquels seront les meilleurs hommes du monde en sainteté et en armes (en tant que soldats), en lettres et dans chaque autre vertu, car telle est la volonté du Très-Haut.

    De par la vertu du Très Haut, le grand monarque anéantira les hérétiques et les incroyants. Il disposera d’une grande armée et les anges combattront à ses côtés. Il exterminera tous ceux qui se rebellent contre Dieu ».

  30. Hercule dit :

    Le Père Théodore Sérani
    (1520-12-30)

    La célèbre abbaye bénédictine de Dissentis canton des Grisons, en Suisse, remonte au VIIème siècle. Elle reconnaît pour son fondateur Sigebert, moine écossais, contemporain de saint Colomban. Il s’appliqua dès lors à convertir les fières populations et à les initier aux vrais principes de la civilisation. Les religieux de Dissentis contribuèrent pour une large part au bonheur de l’Helvétie. Après bien des vicissitudes, l’abbaye s’est maintenue jusqu’à nos jours, répandant la vérité du Seigneur sur les pieuses populations qu’abrite son autorité pastorale.

    Ce qui rend encore cette abbaye célèbre, c’est la prophétie qui porte vulgairement son nom. Elle est attribuée au vénérable Père Théodore Sérani qui y vivait au commencement du XVIème siècle et y est mort en odeur de sainteté, le 30 décembre 1520. La Prophétie débute par ce touchant préambule sur les temps héroïques de la Suisse :

    « Mes chers et bien-aimés frères, vous qui habitez l’heureuse Helvétie, et qui cultivez les champs de la liberté, vous n’ignorez pas à qui vous êtes redevables du bonheur et de la gloire dont vous jouissez.

    Nos ancêtres savaient encore mieux apprécier ce bonheur, ils ont été les témoins oculaires des efforts et exploits héroïques et glorieux des intrépides récupérateurs et défenseurs de la liberté de notre Patrie ; aussi, nos ancêtres ont-ils manifesté leur profonde reconnaissance envers le Tout-Puissant pour l’heureuse issue de ces travaux héroïques, par un attachement inviolable à la très Sainte Église de Jésus-Christ, et par une pureté de mœurs exemplaire. Mais aussi les Illustres Héros de la Patrie ont donné à nos ancêtres, Si nous-mêmes et toute notre postérité, jusqu’à la fin des siècles, le plus beau modèle de toutes les vertus ; n’étaient-ils pas doués du plus parfait désintéressement, d’une générosité accomplie, d’une simplicité admirable ?

    Mes frères contemporains, et vous tous nos descendants jusqu’à la dernière postérité, admirez les œuvres du Tout-Puissant dans les actions héroïques de nos Magnanimes Libérateurs, car la Providence divine a soutenu ces infatigables héros ; admirez leur bravoure, leur valeur, leur courage inébranlable ; admirez surtout leur fidélité, leur fermeté invincible.

    Ces hommes simples, doués de toutes les vertus et lumières nécessaires à une si grande et difficile entreprise, sont un exemple manifeste de la Toute- Puissance de l’Éternel : combien de travaux rigoureux, de traverses pénibles, de revers rebutants, et de maux inconcevables ont-ils subis avec une constance inaltérable ! que de dangers et de périls ont-ils courus ! que de persécutions ont-ils souffertes ! Mais tous ces obstacles terribles n’ont pas pu abattre leur résolution inébranlable : leur nombre était petit, ils avaient de très faibles moyens, et point de ressource, point de secours à espérer. Obsédés par des ennemis puissants, opprimés par des tyrans inexorables et inflexibles dans leur pays même, et pour ainsi dire dans leurs foyers, ils ont sacrifié tout ce qu’ils avaient de plus cher pour le salut de la Patrie. Ils ont secoué le joug barbare et cruel de leurs oppresseurs ; attaqués par des armées nombreuses et aguerries, ils restèrent les vainqueurs glorieux, ils détruisirent de fond en comble la tyrannie.

    Admirez donc la Providence Divine : mais Dieu pouvait-il délaisser les défenseurs d’une si juste cause, et des héros qu’il avait comblés de vertus, parce qu’ils s’étaient dévoués à la Patrie et à la Religion ? »

    Puis le Prophète arrive à la réforme dont il décrit les effets, démontre les causes et annonce les divisions de plus en plus funestes :

    « Mais, hélas ! que prévois-je ? Quelles calamités affreuses menacent notre chère Patrie ? Oh ! exécrables prévarications !
    Dans dix ans, un grand nombre d’entre vous, mes frères, deviendrez d’infâmes prévaricateurs ; vous serez les Sectateurs de Satan.

    Trois novateurs abominables et apostats infâmes susciteront une hérésie infernale ; vous les seconderez, mes frères, pour la perte de vos âmes et de celles des milliers de milliers de vos descendants ; hélas ! misérables ! quel abîme s’ouvre sous vos pieds !

    Malheur à vous et à votre postérité ! vous cherchez à assouvir votre sensualité ; vous avez le cœur rempli des vanités du monde. Malheureux ! vous dégénérez de la pureté des mœurs et de la probité de nos ancêtres. Malheur à vous ! vous allez tomber dans un abîme de maux ; vous allez vous précipiter, tous et votre postérité, dans les ténèbres affreuses de l’hérésie.

    Mais à qui faut-il imputer les progrès de Satan ? C’est à vous, Magistrats, qui tenez le gouvernail ; vous qui ne mettez aucun frein à votre cupidité, à votre ambition ; à vous qui vous couvrez d’injustice.

    À quel point va donc votre iniquité ? Que ne mettez-vous un frein à la licence et au libertinage ? que ne faites-vous observer strictement les Lois, et respecter le culte de la vraie Religion, vous à qui Dieu a donné la puissance et l’autorité. La main du Tout-Puissant s’appesantira sur vous ; le plus grand poids des maux infinis, que vous causez, retombera sur vous et vos descendants.

    Et vous, Ecclésiastiques, quelle horreur ! quelle indignation ! de vous voir mépriser et transgresser les saintes Lois et la Discipline de l’Église. Vous vous relâchez des saintes Maximes Apostoliques ; vous vous abandonnez à la concupiscence et à l’ambition ; vous vous rendez indignes de votre caractère !

    C’est à vous que Jésus-Christ adresse ses terribles menaces, car, par vos mauvais exemples, vous entraînez des peuples entiers dans la spirale de l’erreur et de la perdition. Mais heureux sont les Magistrats et les Ecclésiastiques qui combattent contre l’impie.

    Oui ! c’est à vous que la bénédiction de Dieu, la Providence Divine, ira lorsque vous maintiendrez la Sainte et vraie Religion parmi les peuples que vous gouvernez et vous conduisez.

    Heureux seront les peuples qui conserveront la Sainte Religion !

    Ah ! chère Patrie, tu seras divisée en Religion; une partie restera dans la lumière de la foi, et l’autre partie tombera dans les ténèbres de l’hérésie.

    Écoutez, peuples de l’Helvétie, écoutez la voix du Très-Haut et tremblez !

    Vous jouirez, depuis la funeste époque de l’hérésie jusqu’au commencement du XVIIIème siècle, d’une profonde paix. Alors la diversité de Religion vous désunira ; vous vous déchirerez les uns les autres ; vous arroserez vos champs du sang de vos frères ; vos terres seront jonchées de cadavres ».

    Puis il arrive au XVIIIème siècle et aux catastrophes de la révolution française qui ne devaient que trop avoir leur contre-coup en Suisse :

    « L’année 1712 sera signalée, entre les autres, par d’affreux carnages, et plusieurs d’entre les catholiques trahiront la partie de la vraie Religion ; grand nombre de Magistrats, particulièrement de Fribourg se laisseront séduire par l’argent des hérétiques.

    Dès lors, il y aura plusieurs révolutions causées par l’iniquité des Gouvernants, car leur injustice sera à son comble; ils deviendront les destructeurs de l’ancienne liberté ; ils feront des alliances avec les nations étrangères, qui seront nuisibles à la Patrie, et y introduiront les vices ; ils ne mettront aucun frein à l’impiété ; en un mot, ils ne chercheront qu’à satisfaire leur ambition, et leur concupiscence, au détriment de la félicité publique ; ils aboliront les anciens privilèges et droits de la Patrie.

    Vers l’an 1788, arriveront la plus mémorable Révolution et le plus terrible bouleversement du monde, dans le beau et florissant Royaume de France ; la Noblesse, le Clergé, et le Peuple vous feront impiété au dernier point ; les abus énormes que la Noblesse fera de sa puissance, et le Clergé de la Religion, crieront vengeance au Ciel; enfin, le gouvernement inique sera anéanti.

    En punition des crimes de cette nation, des ires infinies inonderont la France : son Monarque sera mis à mort ; les Nobles, les Ecclésiastiques, les Religieux et Religieuses, les Gouvernants et Employés seront massacrés, chassés, ruinés et persécutés ; les biens de l’Église seront pillés ; des scélérats en nombre s’insurgeront, égorgeront les honnêtes gens, s’empareront de leurs propriétés ; ils commettront des sacrilèges et des indignités abominables.

    Toutes les Puissances de l’Europe s’armeront contre la France. Une cruelle guerre ravagera les plus belles contrées de l’Europe ; la France vaincra la plupart de ces Puissances et portera la guerre dans l’Egypte, la Judée, l’Amérique et l’Asie ; des millions d’hommes périront ; des maladies contagieuses dépeupleront plusieurs pays ; la famine, les orages, les intempéries des saisons épuiseront la terre ».

    Le prophète caractérise ensuite en peu mots la République Helvétique de 1798, et les suivantes :

    « En l’an 1798, arrivera le bouleversement de l’Helvétie ; ce sera l’époque où les Gouvernants de notre infortunée patrie pousseront la perversité jusqu’à abandonner lâchement la conduite du peuple et à l’exposer à la fureur des armées des révolutionnaires françaises.

    Ces Gouvernants, après avoir assouvi leur concupiscence des biens de la Patrie, laisseront tomber les rênes du gouvernement entre les mains des nouveaux tyrans, avides des tristes restes de notre malheureuse patrie ; des carnages affreux désoleront une grande partie de l’Helvétie pendant deux ans.

    De nouveaux scélérats commettront une infinité de rapines et concussions ».

    Cependant le prophète est loin de désespérer de l’avenir de son pays. Il annonce un Libérateur :

    « Mais, écoutez. Peuples qui habitez l’Helvétie au commencement du XIXème siècle: écoutez ce que vous verrez :

    Le temps viendra, auquel vous jouirez de la vraie et ancienne liberté, car la fausse liberté, dont se seront servi ces impies, seront détruite ; le Gouvernement tyrannique sera anéanti, malgré son terrible effort, et la vraie Religion fleurira dans toute l’Helvétie.

    Dieu suscitera un héros, qui sera le Libérateur de la Patrie opprimée.

    Admirez en ceci la Providence Divine !

    Quel sera ce héros ?

    Ce sera un jeune homme de vingt à trente ans de basse extraction, mais de bonnes mœurs : il sera à la vérité peu connu, mais doué d’un grand génie, et d’une intrépidité invincible : il sera natif du diocèse de Lausanne, et catholique.

    Cet homme, quoique ignorant sa destinée, sera disposé longtemps auparavant à cette fameuse réaction, c’est-à-dire à la conduite de cette guerre. Il connaîtra les Prédictions sacrées qui annoncent cet événement mémorable, mais il ne sera certain si ces pronostics le concernent qu’à leur accomplissement ; il agira selon la prudence humaine, mais le Tout-Puissant sera sa force.

    L’œuvre régénératrice sera d’abord bien éprouvée, l’une des grandes villes du pays, peut-être Genève, sera détruite par les flammes !

    Il commencera à projeter cette célèbre entreprise sans la faire connaître de personne ; les années suivantes, il s’adjoindra un petit nombre d’hommes avec lesquels il harcèlera les partisans du Gouvernement.

    Dans ce temps-là, l’Helvétie sera divisée : le nombre des partisans s’accroîtra ; il fera alors un grand coup de main ; il aura à se défendre contre toutes les forces de la tyrannie ; il se retirera dans les Alpes ; il sera trahi plusieurs fois, et abandonné de presque tous ses partisans ; il sera longtemps caché avec le reste des siens ; enfin il réparera ses forces et s’emparera d’une ville.

    Alors un certain nombre d’hommes zélés pour le salut de la Patrie se réuniront à lui ; il se postera dans un endroit inaccessible, où le nombre de ses troupes s’augmentera : il sera environné et attaqué par une puissante armée.

    Il y aura des combats sanglants ; la grande nation viendra au secours des tyrans.

    Le Libérateur sera enfin forcé d’abandonner sa position avec grande perte ; il prendra une autre position où il remportera une belle victoire.

    Dans cette position, son armée deviendra formidable : il aura de grands avantages sur ses ennemis ; il sera aussi battu plusieurs fois ; un grand nombre d’insurgés se lèveront en masse dans toute l’Helvétie, et tomberont sur les armées des tyrans, et les forceront de se concentrer aux environs de Berne et de Soleure.

    De nouvelles forces viendront de France ; il y aura des batailles extrêmement sanglantes.

    Le centre des armées insurrectionnelles du Libérateur sera une petite ville catholique du diocèse de Lausanne : les pays de Vaud, de Fribourg, de Berne et de Soleure seront entièrement dévastés ; le Libérateur sera encore une fois repoussé dans les Alpes, où il se défendra longtemps ; mais enfin, il repoussera à son tour les armées ennemies jusqu’aux frontières de France.

    Il y aura de terribles batailles aux environs de Baie et sera totalement incendiée et son pays dévasté et ruiné de fond en comble.

    Les anciens gouvernants et traîtres à la Patrie seront en grands nombres égorgés et totalement ruinés, première et juste punition de leurs crimes ; leur mémoire abominable sera en exécration jusqu’à la fin des siècles, et l’opprobre régnera sur leur postérité.

    Les innombrables ennemis du Libérateur de la Patrie feront des efforts prodigieux pour avancer de nouveau en Helvétie mais l’incomparable et terrible bataille qui se donnera aux environs de Nyon décidera du sort de cette mémorable guerre : les ennemis seront repousses sur tous les points et entièrement expulsés de l’Helvétie ; les nouveaux gouvernants révolutionnaires seront aussi la plupart égorgés et seront tous dépouillés de leurs propriétés; ils seront en abomination eux et leurs descendants jusqu’à la fin des siècles.

    Le prophète annonce une première paix, suivie d’une dernière guerre contre les ennemis obstinés de la foi.

    En ce même temps, il y aura une guerre générale entre les Puissances de l’Europe ; la Royauté sera rétablie en France et l’Église de Jésus-Christ triomphera ; enfin la tyrannie sera anéantie en Helvétie ; l’impiété et l’injustice en seront expulsées ; la vraie liberté remplacera l’injuste liberté dont se seront servi les tyrans pour séduire les peuples ; un heureux et juste gouvernement sera statué sur les fondements de l’équité et de la probité.

    L’Helvétie jouira de la paix pendant sept ans : ensuite de quoi une nouvelle et cruelle guerre s’allumera de nouveau pour l’extirpation de l’hérésie.

    Le Libérateur de la Patrie sera le Protecteur de la vraie Religion ; il exterminera l’hérésie et fera triompher la seule vraie et Sainte Religion Catholique, Apostolique et Romaine ; cela causera une grande effusion de sang, car une grande partie des hérétiques seront obstinés jusqu’à la mort, et surtout les Zurichois : ce sera à Zurich que se donnera la bataille qui décidera du succès de cette cruelle guerre.

    Des Puissances étrangères viendront au secours des hérétiques; nonobstant cela l’hérésie sera entièrement extirpée. Alors une heureuse tranquillité sera rétablie en Helvétie.

    Enfin le triomphe admirable de l’Église qui est aussi celui du Libérateur couronnera tous ces événements:

    Enfin on y verra reluire le règne de la félicité : notre Patrie fleurira ; les bonnes lois et la justice y régneront; la population sera néanmoins extrêmement diminuée, mais elle s’augmentera de nouveau.

    Le Libérateur de la Patrie, après avoir risqué une infinité de fois sa vie par les efforts des tyrans pour le faire périr, jouira d’une gloire immortelle au milieu des peuples qu’il aura rendus heureux.

    Il verra ces vingt ans de travaux couronnés de la félicité publique ; il sera le digne compagnon de Guillaume Tell et des autres anciens Héros et Libérateurs de l’Helvétie ; il sera le fidèle Exécuteur des avis et conseils admirables du Bienheureux Nicolas de Flue, la lumière sanctifiante de notre Patrie, à qui Dieu a aussi donné le don de prophétie ; le Libérateur finira sa glorieuse vie dans le sein de la vraie Liberté ; il sera regretté à jamais par tous les fidèles Catholiques et les amis de la Patrie.

    En ce temps-là, l’Empire des Ottomans sera détruit ; une nation s’emparera de Jérusalem et l’étendard de la Croix y sera arboré ; l’Église de Jésus-Christ y triomphera ; la Religion Catholique se propagera à toutes les nations de l’Asie.

    Admirez donc, mes chers frères, les effets merveilleux et les présages certains de la Toute-Puissance Divine ; invoquez la Miséricorde infinie du Très-Haut ; fléchissez devant Lui; reformez mœurs corrompues pour détourner la Justice vengeresse de vos iniquités.

    Mais vous verrez l’Helvétie accablée de tous les fléaux de la Justice Divine, et la postérité verra 1′accomplissement de cette prédiction véridique. Bonheur et gloire aux justes; malheur et confusion aux impies ! »

  31. Hercule dit :

    La prophétie d’Orval
    (1544)

    La prophétie dite d’Orval est ainsi appelée du nom de l’abbaye d’Orval dans les Ardennes, au Luxembourg. Cette abbaye cistercienne a été détruite par l’armée révolutionnaire française en 1793. "La Prédiction d’Orval" était connue à l’Abbaye et dans ses environs, avant la grande révolution ; en 1839, Monsieur de Manouville écrit qu’il a entendu lire cette prophétie en 1793. Mais le texte, par son style, remonte manifestement au XVIème siècle. Parmi les prédic¬tions qui regardent le temps actuel, la fameuse prophétie d’Orval qui, selon certains chroniqueurs, semble dater de 1544, parait une des plus authentiques, presque la seule qui indique des dates un peu précises. Il y a eu et il y aura toujours des contradicteurs aux prophéties de la révélation privée en général, mais certains des événements prédits dans la prophéties d’Orval, comme l’avènement d’un roi exilé, ou encore la conversion de l’Angleterre, sont annoncés par bien d’autres prophéties et sont encore aujourd’hui des événement à venir non encore réalisés. Croyons donc avec confiance en la grâce et en la providence, mais à l’heure de Dieu :

    « En ce temps-là, un jeune homme, venu d’outremer dans le pays du Celte-Gaulois, se manifestera par conseils de force, mais les grands qu’il ombragera l’enverront guerroyer dans l’île de la captivité.

    La victoire le ramènera au pays premier. Les fils de Brutus, moult stupides, seront à son approche, car il les dominera et prendra nom empereur.

    Moult hauts et puissants rois seront en crainte vraie, et son aigle enlèvera moult sceptres et moult couronnes.

    Piétons et cavaliers, portant aigles et sang autant que moucherons dans les airs courront avec lui dans toute l’Europe, qui sera moult ébahie et moult sanglante car il sera tant fort que Dieu sera cru guerroyer d’avec lui.

    L’Eglise de Dieu, moult désolée, se consolera tant peu, en voyant ouvrir les temples à ces brebis égarées et Dieu sera béni.

    Mais c’est fait, les lunes sont passées ; le vieillard de Sion, maltraité, crie à Dieu de son cœur moult endolori par peine cuisante, et voilà que le puissant sera aveuglé par péchés et par crimes.

    Il quittera la grande ville avec armée si belle qu’aucune ne fut jamais si belle. Mais aucun guerrier ne tiendra bon devant la force du temps, et voilà que la tierce part et encore la tierce part de son armée périra par le froid du Seigneur Puissant.

    Alors deux lustres (un lustre égale cinq ans) seront passés depuis le siècle de la désolation, comme j’ai dit à son lieu ; tout plein fort ont crié à Dieu, les veuves et les orphelins ; et voilà que Dieu n’est plus sourd. Les hauts abaissés reprendront force et feront ligue pour abattre l’homme tant redouté.

    Voici venir avec maints guerriers avec eux, le vieux sang des siècles qui reprendra place et lieu en la grande ville.

    Alors, l’homme tant redouté s’en ira tout abaissé au pays d’outre-mer d’où il était venu.

    Dieu seul est grand. La lune onzième n’a pas encore relui et le fouet sanguinolent du Seigneur reviendra dans la grande ville, et le vieux sang quittera la grande ville.

    Dieu seul est grand ! Il aime son peuple et a le sang en haine. La cinquième lune reluira sur maints et maints guerriers d’Orient. La Gaule sera couverte d’hommes et de machines de guerre. C’est fait de l’homme de mer ! Voici encore venir le grand sang de la Cap.

    Dieu veut la paix, et que son Saint Nom soit béni. Or, paix grande sera dans le pays Celte-Gaulois ; la fleur blanche sera en honneur moult grand. Les maisons de Dieu ouïront moult saints cantiques.
    (Retour de la fleur de lys. Floraison du culte et protection du clergé.)

    Mais les fils de Brutus voient avec ire la fleur blanche et obtiennent règlement puissant dont Dieu est encore moult fasché à cause des siens ; et pour ce que le Saint Jour est encore moult profané. Ce pourtant Dieu veut éprouver le retour à Lui par dix-huit fois douze lunes.

    Dieu seul est grand ! Il purge son peuple par maintes tribulations ; mais toujours les mauvais auront fin. En ce temps-là, une grande conspiration contre la fleur blanche chemine dans l’ombre par maintes compagnies maudites, et le pauvre vieux sang de la Cap quitte la grande ville et moult grandissent les fils de Brutus. Oyez comme les servants de Dieu crient fort à Dieu et que Dieu est sourd par le bruit de ses flèches qu’Il retrempe en son ire pour les mettre au sein des mauvais.

    Malheur au Celte gaulois ! Le coq effacera la fleur blanche. Un Grand s’appellera roi du peuple. Grande commotion se fera sentir chez les gens, parce que la couronne aura été posée par mains d’ouvriers qui auront guerroyé dans la grande ville.

    Dieu seul est grand ! Le règne des mauvais sera vu croître. Mais qu’ils se hâtent, voilà que les pensées du Celte-Gaulois se heurtent et que grande division est dans l’entendement. Le Roy du peuple est en abord vû moulte foible et pourtant contre ira les mauvais… mais il n’était pas bien assis et voilà que Dieu le jette bas.

    Hurlez fils de Brutus, appelez sur vous les bêtes qui vont vous dévorer.

    Dieu grand ! Quel bruit d’armes… Il n’y a pas encore un nombre plein de lunes et voile venir maints guerriers… C’est fait !…

    La montagne de Dieu désolée a crié à Dieu. Les fils de Judas ont crié à Dieu de la terre étrangère et Dieu n’est plus sourd.

    Quel feu va avec ses flèches ! Dix fois six lunes et pas encore six fois dix lunes ; on nourrit sa colère. Malheur à toi grande ville ! Voici les Roys armés par le Seigneur, mais déjà le feu t’a égalé à la terre.

    Pourtant les justes ne périront point. Dieu les a écoutés. La place du crime est purgée par le feu, le grand ruisseau tout rouge a éconduit toutes rouge de sang, ses eaux à la mer.

    La Gaule vue comme délabrée va se rejoindre. Dieu aime la paix. Venez, jeune prince : quittez l’île de la captivité. Voyez, joignez le Lion et la fleur blanche. Venez !…
    (Lorsque dans la France exsangue et envahie, tout semblera perdu, les partis s’uniront pour aller chercher à l’étranger le grand monarque promis. Les français se joindront à lui.)

    Ce qui est prévu, Dieu le veut ; le vieux sang des siècles terminera encore de longues divisions. Lors un seul pasteur sera vu dans la Celte-Gaule. L’homme puissant par Dieu s’assoira bien ; moult sages règlements appelleront la paix. Dieu sera cru guerroyer avec lui, tant sera prudent et sage le rejeton de la Cap.
    (Henri V de la Croix, un descendant de Louis XVII viendra tout apaiser et tout rassembler. A ses côtés, le Saint Pontife, Grégoire XVII, viendra relever l’Eglise.)

    Grâces au Père de la miséricorde ! La sainte Sion rechante en ses temples un seul Dieu grand. Moult brebis égarées s’en viendront boire au ruisseau vif : trois princes et rois mettront bas le manteau de l’erreur et verront clair en la foi de Dieu. En ce temps-là, un grand peuple de la mer reprendra vraye croyance en deux tierces part. Dieu est encore béni pendant quatorze fois six lunes et six fois treize lunes. Dieu est saoûl d’avoir baillé miséricorde, et, ce pourtant il veut pour ses bons prolonger la paix, encore pendant six fois douze lunes.

    Dieu seul est grand. Les biens sont faits Les saints vont souffrir. L’homme de mal arrive de deux sangs, prend croissance ; la fleur blanche s’obscurcit pendant dix fois six lunes et six fois vingt lunes, puis disparaît pour ne plus reparaître.

    Moult de mal est guéri de biens en ces temps-là : moult grandes villes détruites par le feu. Israël viendra à Dieu Christ tout de bon ; sectes maudites et sectes fidèles seront deux parts bien marquées. Mais c’est fait : lors, Dieu seul sera cru et la tierce part de la Gaule et encore la tierce part et demi n’a plus de croyance ; comme aussi tout de même les autres gens. Et voilà six fois trois lunes et quatre fois cinq lunes que tout se sépare et le siècle de fin a commencé. Après un nombre non fait de ces lunes, Dieu combat par ses deux justes, et l’homme de mal a le dessus.

    Mais c’est fait ! Le Haut Dieu met un mur de feu qui obscurcit mon entendement, et je ne vois plus…

    Que Dieu soit béni à tout jamais !

    Que Dieu soit bény à tout jamais !

    Amen »

  32. Hercule dit :

    Docteur Philippe Théophraste Paracelse
    (1546)

    Paracelse (Théophraste Bombast von Hohenheim 1493-1541), l’un des plus grands médecins de tous les temps, naquit voici plus de 500 ans, le 10 novembre 1493, près d’Einsiedeln, en Suisse. Excepté Hippocrate, peu de praticiens laissèrent de monument comparable au sien.

    Il eut pour amis quelques célébrités de la Renaissance, tel le grand humaniste Érasme ou l’éditeur Johann Froben. Ambroise Paré et Giordano Bruno portèrent un vibrant hommage à son enseignement. Pourtant, il fut souvent incompris par ses contemporains, méprisé par les officiels, et les mandarins des Universités le traitèrent en charlatan. Sa vie de chercheur solitaire, à contre-courant des idées reçues, en fit un éternel contestataire, un errant.

    Il utilisa la langue allemande commune plutôt que le latin dans ses écrits afin de rendre la science accessible au plus grand nombre. Basés sur l’expérimentation, ses travaux l’amènent à décrire et pratiquer l’homéopathie et le magnétisme deux siècles avant Hahnemann et Messmer.

    « Mes écrits dureront et subsisteront jusqu’au dernier jour du monde comme véritables et incontradicibles »

    « Combien de pages n’ont été écrites, et avec peine, qui en fin de compte n’ont livré que des sottises ? N’aurait-il pas mieux valu se dire : attends, laisse mûrir les choses ? Qui agit de la sorte ? Celui qui veut avoir le pain avant même d’avoir chauffé le four ; où celui qui veut moissonner là où l’on n’a point semé !

    Ce qui est attendu de toi, ce qui est vraiment en toi, cela naîtra en temps voulu de toi. Tu ne sauras pas comment, ni d’où cela vient, ni où cela tend ; mais, en fin de parcours, tu y trouveras ce que jamais tu n’as appris ni su : tu verras le fruit. Et personne ne saura qui le mangera, ni quand. Beaucoup en effet sèment, d’autres moissonnent ; beaucoup moissonnent, d’autres moulent le grain ; d’autres encore cuisent et mangent ce qu’ils n’ont ni semé ni moissonné. Ainsi vont les activités et les travaux sur cette terre, sans qu’on en aperçoive l’origine et la fin.

    Chacun de nous est appelé à une tâche donnée ; et ce serait pécher que de se livrer à ce à quoi nous ne sommes pas appelés. S’il y a une lumière en nous, c’est que Dieu l’y a placée, et non quelque maître terrestre. Si donc Dieu a mis en nous cette lumière, il fera aussi qu’elle se manifeste, qu’elle brille et que voient clair, par elle, ceux qui souhaitent être éclairés. Pourquoi en vouloir à Dieu s’il a mis en nous une lumière et que, pour un temps, il la maintient cachée ? Il la poussera dehors le moment voulu. Elle sortira de toi, même si cela n’est ni voulu, ni recherché, ni même su par toi ! Car s’il y en a beaucoup qui savent écrire, il n’y en a qu’un qui soit chancelier.

    Le temps de mon message est là ; je dois écrire. Je n’ai rien à rectifier, car je n’ai rien corrompu : le champ n’a pas encore été labouré. Mais tout montre que c’est l’heure du travail à accomplir. Le temps de la géométrie est achevé, le temps du quadrivium est terminé, le temps de la philosophie est derrière moi, la neige de ma misère a fondu et ce qui croissait est venu à maturité. D’où cela vient, je ne sais ; où cela va, je ne sais ; mais c’est là !

    Si donc l’heure qui longtemps s’est fait attendre est là, alors est là aussi le temps d’écrire – d’écrire sur la vie bienheureuse et sur la vie éternelle. C’est le temps du fruit ».

    La prophétie du Docteur Philippe Théophraste Paracelse (1493-1541) annonce la découverte de trois trésors à l’époque du Grand Monarque nommé ici comme étant le Lion Septentrional :

    « Que de ma tombe je ne serai point laissé, mais on me tirera de nouveau de ma tombe, m’étendant contre l’Orient, et je vous dis : trois grands trésors sont cachés. Le premier à Meiden, en Frioul. Le second entre la Souabe et la Bavière, en un lieu que je ne nomme pas pour éviter grand malheur et versement de sang. Le troisième entre l’Espagne et la France, et ceux qui se l’approprieront seront par là conduits à un tel triomphe que tous en seront étonnés. Quant au trésor entre la Souabe et la Bavière, d’excellents et très-savants livres concernant l’art y seront trouvés avec beaucoup de gemmes précieuses, une escarboucle aussi. Là-dessus, j’écris sur l’âge de ceux auxquels ils sont destinés et qui les trouveront.

    Le premier, dans la trente-deuxième année de son âge; le second à cinquante ans; le troisième à vingt-huit ans.

    Et c’est peu après la chute du dernier empire autrichien que s’en fera la découverte et il adviendra qu’en ce même temps s’en viendra du Septentrion un Lion jaune, lequel fera suite à l’Aigle, et avec le temps le surpassera. Il prendra en son pouvoir l’Europe entière, et une partie de l’Asie et de l’Afrique. Il sera de bonne doctrine chrétienne, à quoi bientôt tous applaudiront. D’abord, il aura beaucoup de peine à tirer l’empire des serres de l’Aigle mais, avant que cela soit, dans tous les pays surgiront grands bouleversements et nombreuses discordes. Les sujets, contre leurs maîtres, vont mourir, pour cela que de grandes révoltes seront éveillées; pourtant la tête doit demeurer et la malignité sera punie.

    Les choses n’en resteront pas là, mais il va s’allumer un grand feu et il en adviendra grande ruine et ravage ; mais Dieu soutiendra le juste, et Il l’assistera. Il restera donc une petite étincelle d’entre les justes et celle-ci se développera ensuite en sorte qu’on le verra et recevra dans une grande crainte, car ce qui est mort, elle le ressuscitera en vie : les ennemis du Christ vont se montrer puissants. Ils apporteront avec eux si grande destruction qu’il en sera pour nous comme si tout était fini. Mais quand l’ennemi atteindra sa plus haute fortune, alors Dieu le Tout-Puissant, par le moyen d’un petit nombre qui viendra à la suite du Lion septentrional – le fort – exterminera le cruel et sa clique. Beaucoup se convertiront et croiront en son Nom et sa Toute-Puissance. Lors donc que ce Lion recevra le sceptre de l’Aigle, chacun alors le verra, et tous le suivront; lui, il sera puissant en hauts-faits et miracles et ses sujets, qui maintenant ne le connaissent point, l’accueilleront en grande joie.

    C’est plus tard que le susdit trésor entre Souabe et Bavière sera trouvé, lequel vaut argent comptant plus que douze royaumes, là où est déposée une escarboucle comme un oeuf dont nul empereur ne peut acquitter le prix.

    Mais l’autre trésor entre l’Espagne et la France, si grand soit-il et si puissant, celui d’avant est bien au-dessus encore et c’est avec l’arrivée du Lion qui viendra du Septentrion, lequel portera l’Aigle et le conduira, qu’il sera découvert; et alors on songera à ce que moi, Théophraste, j’ai été.

    Et quand alors ledit Lion septentrional aura achevé sa carrière, et quand également il aura émoussé les griffes de l’Aigle, alors viendront partout et en tous lieux la paix et l’unité ; mais auparavant, il enverra des signes pour que les messagers avant-coureurs de l’avenir annoncent la venue du Seigneur.

    Encore une chose : je demande, moi, Théophraste, que vous tous ne m’imputiez pas d’avoir montré au jour et révélé, quand je ne peux mourir contre la volonté de Dieu. Mais c’est Sa volonté dans la Nature que j’avais à accomplir, et ce sont le trésor et les occultes secrets que je devais dévoiler, de telle sorte que ce trésor, à l’endroit indiqué entre la Souabe et la Bavière, surpasse largement les autres, et le lieu est gardé et secret où est déposé mon art le plus occulte comme est la vraie "transmutatio metallorum" par voie courte, l’universel, le plus que parfait, le révérendissime Or potable et Pierre des Philosophes. Celui qui, pour trouver telles choses, est destiné par Dieu à ouvrir la vraie porte, celui-là trouvera en ce lieu une escarboucle avec d’autres gemmes précieuses, reposant en un coffret fermé, lequel est fait de main d’homme, le tout d’or fin et de pierres précieuses. La clef est posée par-dessus, et c’est enterré dans un cercueil d’or, et celui d’or dans un d’argent, et celui d’argent dans un d’étain, et déposé dans un lieu tel et quel comme Dieu a voulu l’avoir. Mais le Dieu Tout-Puissant le rendra fort, celui-là qui trouvera ces choses très-heureusement et victorieusement, de sa divine puissance, et Il lui confèrera le pouvoir, par là, de réprimer tout le mal et de libérer tout le bien, afin que cela soit profitable et aussi que par là les choses nécessaires soient obtenues de Dieu, par qui le monde fut créé et qui peut aussi le briser à nouveau, et du Fils et du Saint-Esprit, Dieu vrai, béni de toute éternité. Amen.

    Donné à Salzbourg, en l’an 1546.
    Tout selon la volonté de Dieu ».

  33. Hercule dit :

    Bienheureuse Catherine de Mattei de Racconigi
    (04-09-1547)

    La bienheureuse Catherine de Mattei de Racconigi (1486-1547) est une tertiaire dominicaine du Piémont en Italie. Fille d’un petit artisan du Piémont, née en 1486 à Racconigi, elle fut très tôt favorisée de grâces mystiques, en particulier les stigmates de la Passion du Seigneur, qu’elle reçu de façon invisibles. Elle offrit sa vie à Dieu pour le salut des pécheurs et c’est alors qu’elle souffrit toutes les douleurs de la Passion de grandes souffrances. S’étant offerte en holocauste pour les morts de la bataille de Marignan (1515), sa vie fut dès lors un atroce calvaire. Elle fut aussi comblée des plus grandes faveurs de Dieu (fiançailles mystiques à cinq ans, mariage mystique, visions sur l’avenir de l’Eglise et du monde).

    Entrée dans le Tiers-Ordre de saint Dominique, elle est l’objet de calomnies qui l’obligent à quitter sa ville et à partir en exil à Caramagna dans le Piémont, en 1547. Catherine Mattei supporta, avec une admirable charité et une abondance de vertus, une mauvaise santé continuelle, les calomnies des hommes, de dures tentations et l’exil.

    Catherine de Racconigi remit son âme à son Créateur dans un angélique sourire, le dimanche 4 septembre 1547. Le corps de Catherine exhala, après sa mort, un parfum des plus suaves. Tout le peuple de Caramagna accourut pour le vénérer et l’escorter ensuite au cimetière public, où se fit l’inhumation.

    Catherine de Racconigi été béatifiée en 1808.

    La vie de Catherine de Racconigi été écrite par Pic de la Mirandole, et achevée par le R. P. Morelli o.p. de Garessio (Piémont) qui fut son confesseur.

    Cette vierge italienne, voyant les premières sessions du Concile de Trente, annonce que les divisions de la Sainte Église ne seraient pas menées à bon terme par ce Concile.

    Avant la rénovation de l’Eglise, elle voit les châtiments à venir ; ce spectacle des épreuves de la barque sainte, lui fut donné jusqu’à la fin de sa vie :

    « Elle disait : "En ces jours-là, la rénovation de l’Eglise par le moyen des fléaux n’était pas éloignés ; le protestantisme gagnera du terrain, même en Italie ; jusqu’à que les Turcs l’envahiront, la ravageront et l’ensanglanteront par de grandes batailles, et l’Italie souffrira, pour la seconde fois de la peste. Après ces fléaux lui étaient montrés la paix et le calme futur de l’Eglise, calme dont elle ne voulait jamais déterminer l’époque d’une manière déterminée" ».

    La vision suivante jette néanmoins quelques lueurs sur ce moment :

    « Catherine vit un jour pendant l’extase, Notre Seigneur, montant un courrier et couvert d’une armure resplendissante. Il portait dans la main un globe terrestre de grandes dimensions et peint de trois couleurs, une partie en rouge, une partie en bleu céleste et l’autre en blanc. Il le donna à tenir à Catherine. Le poids en était si lourd qu’il lui semblait avoir entre les mains le monde entier ; elle ne put le supporter qu’un instant et rendit aussitôt le globe à Notre-Seigneur. Le divin Maître, après l’avoir reçu se tourna successivement vers l’orient, vers le nord et vers le midi, mais non vers l’occident… Je n’ai jamais appris que Catherine ait expliqué cette vision, mais si le regard que Notre-Seigneur dirigea vers les trois parties du monde qui sont encore privées de la foi, est semblable à celui qu’Il portait sur Pierre, après sa triple infidélité, il est permit de dire que ce regard signifie la conversion du reste du monde à la foi catholique, par la lumière qui resplendit de l’Occident. Peut-être est-il aussi à craindre que se réalise aussi pour nous la menace du divin Maître que les premiers seront les derniers et que les derniers seront les premiers, dans cette magnifique rénovation de toutes choses que toutes les prophéties annoncent d’un accord si admirable ».

    Vers 1533, Pic de la Mirandole disant à Catherine que sous peu il y aurait un Concile (celui de Trente) reçut cette réponse :

    « Il n’y aura pas de concile complet ou parfait avant le temps où viendra le très saint Pontife que l’on attend pour la future rénovation de l’Eglise ».

    Catherine de Racconigi donne aussi ces détails :

    « Le fléau, qui atteindrait les clercs, serait le dernier, mais en même temps le plus terrible ».

    « Elle vit souvent le spectacle des épreuves de la Barque sainte, dirigée par le Pape, ballottée par les vents contraires au milieu des écueils, mais toujours suivie et gardée par Saint Pierre ».

    « Notre Seigneur indigné contre ses pasteurs et la barque de l’Eglise sur le point de couler, mais elle se sauve, guidée par Saint Grégoire (le Saint Pontife de la Fin des Temps qui marchera auprès du Grand Monarque) ».

    « Les infidèles se convertiront alors avec une grande ferveur d’esprit à la Sainte Religion, car Dieu pour venger sa loi méconnue, détruira instantanément une société (la franc-maçonnerie) par les mains même de ceux (les Juifs) qui l’auront le plus vaillamment soutenue, en la faisant servir à leurs désirs. Après les fléaux, Dieu sera le consolateur dans le Ciel ».

    « Un descendant de ce prince (François 1er) sera exalté à l’égal de Charlemagne ».

    I. — La bienheureuse Catherine de Bacconigi, ainsi appelée de la ville de ce nom oîi elle vint au monde, est Tune des gloires de l’Italie au seizième siècle. Comme le culte public qui lui était rendu depuis sa
    mort n’a été néanmoins approuvé qu’en 1808, par Pie VII, les Bollandistes n’ont point recueilli les actes de sa vie, bien que celle-ci ait été écrite par un certain nombre d’historiens célèbres dont les deux premiers,
    le comte Pic de la Mirandole, neveu du fameux per- sonnage, de ce nom, et le Père Morelli, dominicain, son confesseur, sont ses contemporains et ses familiers. Nous aimons à appeler sur cette bienheureuse vierge l’attention de nos lecteurs, parce que Catherine a vécu du temps des guerres de François I e r en Italie et des premières sessions du Concile de Trente, et qu’admi-
    rablement douée du don de prophétie, elle a vu à tra- vers les siècles l’action de l’Église et de la France sur la chrétienté : en sorte que ses prophéties éclairentplus d’une question vitale a l’heure où nous traçons ces lignes. Nous faisons des vœux pour que, dans une nouvelle édition de sa vie, publiée pour la première fois en français en 1865, le traducteur enrichisse son livre de l’ensemble des prédictions de la bienheureuse touchant notre siècle ‘. Les limites de notre travail ne nous permettent ici qu’une esquisse en raccourci de sa vie et qu’un résumé des prophéties où elle caracté- rise notre âge.
    Ses parents avaient été ruinés par suite des désastres de la guerre et elle vint au monde dans une misérable cabane exposée à toutes les injures de l’air. Dès ses tendres années commencent pour elle une suite de prodiges dont toute sa vie ne sera qu’un mystérieux tissu. Ainsi, quand elle n’a encore que cinq ans, nous
    voyons la Sainte-Vierge lui apparaître avec l’Enfant- Jésus, et, au milieu d’un concours d’anges et de saints, la fiancer à son divin Fils, en lui disant : « Catherine, je t’unis présentement à mon Fils Jésus dans la foi, l’espérance et la charité !» ; et en même temps Marie lui met au doigt l’anneau nuptial des vierges. ‘Dès
    lors elle vécut dans la société presque toujours sen- sible de son ange gardien et du séraphin témoin de son mariage mystique. Nous ne dirons rien de son abné- gation totale d’elle-même, de son zèle impitoyable à crucifier sa chair, de ses stigmates, de son héroïque patience dans les tentations, les maladies et les persé- cutions de tous genres qu’elle eut à endurer jusqu’à la
    i Voir dans la Bibliothèque dominicaine, la Vie de la B. Catherine de Maûconigi, Poussielgue, 1865.
    — 93 —
    mort, et de son dévouement admirable à. la Sainte- Église.
    Dans une vision qu’elle eut un jour de Notre-Sei- gneur en croix, elle remarqua qu’il avait un bras plus long que l’autre. Comme elle était désireuse de con- naître ce mystère, Jésus lui dit que le bras le plus court représentait sa justice et le plus long sa miséri- corde. « D’eux-mêmes, ajouta le Sauveur, ils sont
    « égaux ; mais en ce siècle corrompu, la miséricorde « est plus déployée que la justice. » Alors Catherine pria Notre-Seigneur de vouloir bien étendre le bras de sa miséricorde sur tous les hommes, et comme le Sauveur répondait que beaucoup refusaient de s’y sou- mettre : « Mais faites, qu’ils le veuillent, insista Ca- therine. » — « Non, dit Notre-Seigneur, parce que, si
    « je leur faisais une telle violence, je leur enlèverais « la liberté. »
    Voici deux traits de sa charité à subvenir aux mi- sères temporelles et spirituelles du prochain. La com- tesse Pic de la Mirandole était tombée malade ; à. cette nouvelle, Catherine ressentit une vive douleur en son âme et elle devint malade à son tour, pendant que la
    comtesse était subitement guérie,parce que sa compa- tissante amie avait selon son habitude, demandé d’en- durer ses souffrances. Une autre fois un pécheur qui
    s’obstinait a, résister auxjustes remontrances du prêtre, sentit tout a, coup qu’an lui perçait la main droite et il entendit ces mots murmurés à son oreille: « 0 mal-
    « heureux, tu es en état de péché mortel, et si tu « mourais dans le mauvais dessein où tu persistes, tu
    serais damné pour toujours ! » Étourdi d’une remon-
    - 94 -
    trance si extraordinaire, il alla trouver son confesseur, lui raconta tout et se convertit enfin. Le confesseur sut depuis que ce bon conseil était venu de Catherine à laquelle peu auparavant il avait recommandé son
    pénitent. Que de mystères donc dans la vie spirituelle ! Mais venons-en aux Prophéties de la Bienheureuse.
    II. — Dans sa vie écrite par le comte Pic de la Mirandole et achevée par le Père Morelli son confes- seur 1 , nous trouvons, au milieu du très-grand nombre de prédictions qu’a faites Catherine, la prophétie sui- vante relative au concile du Vatican.
    « Vers Tannée 1533, raconte son historien, je dis àv Catherine que sous peu, ainsi que je Pavais appiis, il yauraitun Concile général. » Il n’yaurapas de Concile
    « complet ou parfait, répondit-elle, avant le temps où « viendra ce très-saint Pontife que Ton attend pour « la rénovation future de la Sainte-Église : Non far
    « rassi concilio compitamente o perfetto fino a quel « tempo, quando verra quel santissimo Pontefice che « aspettasi netta futura rinnovaeione delta santa « chiesa. Les infidèles se convertiront alors avec une « grande ferveur d’esprit à la sainte religion. » Elle
    s’était ainsi prononcée, quand fut convoqué le Concile; il s’ouvrit, fut interrompu, puis repris en différentes villes d’Italie, à Mantoue, Vicence, Trente, Bologne, selon que Catherine qui était encore en vie, l’avait
    annoncé. Finalement il fut repris à Trente. Les dé-
    1 Voir l’ouvrage italien I fvAwri Destini, 4»édit., Tonno* 1860 p. 248 et suiv.
    —95 -
    pûtes de la nation allemande qui fut la cause princi- pale de la convocation du. Concile, ainsi que porte la bulle de Paul III, s’y firent longtemps attendre. Après bien des sages décrets qui y furent promulgués, comme la nation allemande faisait toujours attendre ses délé- gués, on fut obligé de laisser à la fin la chose impar- faite, comme il est facile de le voir à l’avant-dernier chapitre de la dernière session.
    « Cependant Catherine dont le regard plongeait dit saint Pierre martyr à Catherine. Elle vit, en ce moment, dans une lumière surnaturelle, le mystère de la Très-Sainte Trinité et d’autres merveilles si rele-
    vées que les paroles lui manquaient pour les exprimer. Il lui semblait contempler trois, visages en un seul, comme trois soleils en un soleil. Il en descendait dans la fontaine une si merveilleuse’ splendeur que jamais elle ne vit rien de plus beau. Mais bientôt vinrent des esprits malins qui cherchèrent à troubler l’eau du puits. Ils avaient la forme, les uns de lions,-les autres
    i Yie de-B. Catherine, citée-plus haut, c h . x w , p. 77.
    - 102—
    de loups, de sangliers et d’autres animaux avec des pattes effroyables; quelques-uns même avaientlaforme humaine, avec des mains hérissées d’ongles longs et crochus. Elle en voyait d’autres qui, par certains ca- naux et issues cachées, cherchaient à mettre la fon-
    taine à sec ou au moins à troubler la clarté de l’eau, ce qui jetait Catherine dans de grandes angoisses. Mais voici que les trois jeunes hommes armés et les deux dames placées près du puits, firent un mouve- ment qui leur découvrit les efforts artificieux de ces
    esprits malins : ils les chassèrent au loin et protégè- rent de tous leurs efforts la mystérieuse fontaine.
    Alors saint Pierre martyr dévoila à Catherine le sens de cette vision : « Sache, lui dit-il, Ô ma fille, que
    « cette fontaine représente la famille religieuse des « Frères-Prêcheurs à laquelle tu appartiens. De même < que de cette fontaine naît sans interruption une eau « très-pure ; de même de cette famille dominicaine « découlent les vraies et saines doctrines où les peu- « pies peuvent connaître ce qui est utile à leurs âmes. « Les feuilles et les pailles légères, qui nagent sur « l'eau, marquent les manquements qui ne sont pas
    « de nature à obscurcir tout à fait la clarté des eaux « de cette fontaine, grâce à la vigilance des supérieurs « qui par leurs soins et leur pénétration s'ingénient
    « à jeter dehors toutes les souillures qui ont pu s'y « glisser. Les pierres précieuses, qui se trouvent au « fond, sont les bons et vertueux sujets qui par leur « humilité se tiennent au degré le plus bas. Les pier- « res sont différentes de nuance et de grandeur, pour
    « marquer la diversité deleurs vertus et des.dons qu'il s
    — 103—
    « ont reçus du Ciel, et aussi les différents degrés de « leur amour de Dieu et de la gloire qui leur est ré- « servée.
    « Que ces vertus les rendent odieux aux superbes et « aux brutaux, représentés par les lions ; aux gens « colères, signifiés par les ours; aux. jaloux, marqués « par les chiens ; aux voleurs et aux avares, figurés par « les loups ; et enfin aux hypocrites, qui sont les pires « de tous, il n'y a pas là de quoi s'étonner. Toutefois, « ne crains rien, ma fille ; la foi et la lumière surna- « turelle préserveront si bien cette famille domini- « caine que le trouble et la confusion ne pourront s'y
    « établir. En outre la Très-Sainte-Vierge et les saints « Anges la prendront tous sous leur protection toute « spéciale, ainsi que sainte Ursule, celle qui porte l'é- « tendard de la foi. »
    La vieion disparut et Catherine se trouva remplie de consolations célestes. Elle venait, on le comprend, de voir à la lumière prophétique les destinées glorieuses delà famille spirituelle de saint Dominique jusqu'à la fin des siècles.
    Cette vigilance des supérieurs nous rappelle tout ce que l'Ordre doit à Pie IX et à son élu le Eévérendis- sime Père Jandel, Maître-Grénéral actuel des Frères- Prêcheurs, qui appartient par sa naissance à la Lor- raine et par la profession religieuse au nouveau rameau dont la grâce divine a doté la France en ces derniers temps.

    • Anne dit :

      Avez-vous remarqué que la nouvelle pièce en or qui se vend maintenant en France présente une réinterprétation stylisée et modernisée de l’Hercule !

      http://www.emonnaies.fr/11-2012-5000-euros-hercule-en-or-monnaie-de-paris-2012.html

      En recherchant le poid de cette fameuse pièce de 5000 euros or qui est de 75g, on peut faire le calcul rapide suivant : 5000/75= 66,6 le gramme !

      D’autre part, très intéressant Hercule votre série de prédictions !

      • Hercule dit :

        Bonjour Anne,

        Merci pour l’info. J’y vois un signe de fortune ! peut-être un loto gagnant ?…

        Si c’est le cas, je vous invite au restaurant.

        Bises
        Hercule

        • Hercule dit :

          Bonjour Anne,

          Ce n’est malheureusement pas moi qui ait gagné le pactole d’hier soir à l’Euro-million !…

          En attendant continuons à étudiez les prophéties car Notre Dame nous promet d’y découvrir des trésors cachés :

          Lors de ses apparitions à Kérizinen, en Bretagne, le 26 avril 1961, Notre-Dame délivra cette parole capitale à sa messagère Jeanne-Louise Ramonet :

          « …mon Fils Lui-Même n’a pas révélé, dès les premiers jours, toute la perfection de la morale évangélique et tous ses secrets et mystères à ses propres apôtres. Et c’est pourquoi Dieu permet les messages actuels, qui sont comme des paraboles contenant de profonds mystères cachés dans ce qui n’est pas encore exploré. Il est donc temps de les étudier, car ils vous donneront la vraie lumière sur l’avenir. Seul le surnaturel a le secret de la vraie science… ».

          Un extrait clair et net de nature à tempérer la vanité de certains pseudo-scientifiques rangeant les faits du monde surnaturel dans le fourre-tout pratique du « paranormal » et des « pouvoirs cachés de l’homme ».

          Dans le message suivant, j’ai extrait des paroles de Notre Dame à Kérizinen tout ce qui concerne le roi à venir…

          Bonne lecture.

  34. Hercule dit :

    Kérizinen – Notre Dame du Très Saint Rosaire
    (1938-09-15)

    Les apparitions de la Sainte Vierge à Kérizinen, un petit hameau de trois maisons du village de Plounévez-Lochrist, en Bretagne, entre Brest et Morlaix, ont débuté en 1938, à une humble paysanne, Jeanne-Louise Ramonet. La Sainte Vierge s’y est manifestée sous le vocable de Notre Dame du Très Saint Rosaire. Les révélations prophétiques y ont été extrêmement nombreuses.

    Comme beaucoup de petites fermes de l’époque, la maison de la famille Ramonet, comportait une seule pièce surmontée d’un grenier. Dans cette pièce au sol de terre battue, une cheminée, des lits clos et, face à la fenêtre, une table et deux bancs. Attenant à la maison, à gauche une petite porcherie, à droite une étable et une grange. Il n’y a que deux hectares de terre. Il fallait chercher l’eau très loin et il n’y avait pas d’électricité.

    C’est là que Jeanne-Louise naquit, le 7 Octobre 1910, en la fête du Très Saint Rosaire, dans une modeste famille de cultivateurs. Elle était la quatrième de neuf enfants. Durant sa jeunesse, elle souffrit d’une santé déficiente. Du fait de cette mauvaise santé, elle reçut fort peu d’instruction, mais ses parents qui étaient de fervents Chrétiens lui inculquèrent une foi solide. Elle aurait voulu entrer au couvent, mais sa mauvaise santé ne le permit pas.

    En 1936, elle fut partiellement guérie lors d’un pèlerinage à Lourdes, ce qui lui permit d’assumer son travail à la ferme dont elle avait repris l’exploitation au décès de ses parents. Elle y travailla jusqu’à sa retraite en 1970.

    En 1938, ses parents étant décédés, ses frères et sœurs dispersés, Jeanne-Louise vivait avec une de ses sœurs dans sa petite ferme. Elle avait alors 28 ans et certainement le nom de cette humble paysanne bretonne n’aurait jamais été connu si un événement extraordinaire ne s’était pas produit.

    Tout a débuté le jeudi 15 septembre 1938. Jeanne-Louise gardait ses vaches dans un champ voisin de sa maison. Elle était assise sur le talus et tricotait. Tout à coup, elle fut surprise par une très vive lumière et, dans cet embrasement, elle vit une très belle Dame, paraissant 17 à 18 ans. Celle-ci était vêtue d’une robe bleue bordée de blanc et serrée à la taille par une double cordelière. Elle portait un voile et un manteau blancs ; Un chapelet aux grains blancs, à la chaîne dorée, pendait à son poignet droit.

    D’instinct, Jeanne-Louise avait reconnu la Sainte Vierge, mais timide et réservée, elle garda son lourd secret pendant plus d’un an, jusqu’à la deuxième apparition qui eut lieu le 7 octobre 1939. Selon la demande de la Sainte Vierge, Jeanne-Louise s’en ouvrit alors à son confesseur qui lui ordonna le silence, ce qu’elle fit. C’est à la septième apparition, le 7 octobre 1940, que la Vierge déclara : "Je désire être honorée et invoquée en ce lieu sous le nom de Notre Dame du Très Saint Rosaire".

    De 1938 à 1965, elle fut favorisée de nombreuses apparitions de Jésus et de Marie dans un champ proche de sa maison. Depuis sa retraite, Jeanne-Louise récitait tous les jours le Rosaire à 15 heures avec les pèlerins.

    Elle a toujours vécu à Kérizinen, où elle s’est éteinte, munie des sacrements de l’Eglise, le dimanche 19 février 1995, à l’âge de 84 ans. Elle repose au cimetière de Plounévez-Lochrist.
    Les apparitions dont bénéficia Jeanne-Louise furent presque toutes accompagnées de messages, dont plusieurs insistent sur la compassion de Marie. Lorsqu’ils apparaissent ensemble, Jésus et Marie dévoilent leurs deux Coeurs unis par un glaive, et demandent que soit répandue dans le monde la dévotion à leurs "deux Coeurs Unis dans le Saint Esprit".
    Le Christ et la Sainte Vierge nous avertissent des grands périls qui menacent l’Eglise, la France et le monde, mais nous assurent aussi d’un prochain renouveau si nous nous convertissons : ils insistent sur la nécessité de recevoir les sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie, sur la pratique de l’amour du prochain et sur l’importance de la prière, surtout du Rosaire médité.
    Une source, promise par Notre Dame en 1949, a jailli en 1952 en contrebas du champ des apparitions. De nombreuses grâces ont été obtenues par cette eau. En 1949, sur le lieu même des apparitions, une petite guérite en verre fut offerte pour abriter une statuette de la Vierge. En 1956, un petit oratoire fut construit pour abriter les pèlerins. Ceux-ci ne cessant d’affluer, un oratoire beaucoup plus grand, englobant le premier, fut bâti en 1976. Depuis 1992, il existe aussi un accueil de jour, l’Accueil Saint-Joseph.

    Le Rosaire est récité tous les jours à 15 heures dans l’oratoire, aux intentions de l’Eglise, du monde et pour les pèlerins.

    Voici quelques-uns des messages reçus par Jeanne-Louise :

    Message du Jeudi 15 septembre 1938 :

    « La Sainte Vierge : N’aies aucune crainte. Je ne te veux aucun mal. Tu me verras différentes fois dans les années à venir, et là, Je te dirai qui Je suis et ce que Je demande.
    Une nouvelle guerre menace l’Europe. Je l’éloignerai de quelques mois car Je ne puis rester sourde à tant de prières qui, en ce moment, s’élèvent vers moi, là-bas, à Lourdes, pour la paix ».

    Message du Samedi 7 octobre 1939 :

    « La Sainte Vierge : Le Monde ne cesse d’offenser Dieu par de très lourds péchés, surtout des péchés d’impureté, d’où cette guerre en châtiment de tant de fautes. Mais le Ciel n’est pas insensible à tant de misères et vient vous donner un moyen de salut : la paix, vous l’aurez sous peu, si vous savez l’acquérir, mais il faut, pour cela, que le peuple mène une vie de prières, de sacrifices, de pénitence, que surtout très souvent on groupe les enfants pour prier, pour réciter le chapelet suivi du "Parce Domine" pour les pécheurs.
    Parles-en à ton Directeur et qu’il fasse publier ce Message. Je donnerai à ses paroles une force surnaturelle qui touchera les cœurs.
    Toi-même continue, chaque jour, la récitation de ton Rosaire, mais applique-toi davantage dans la méditation des mystères car, saches le bien, le Rosaire sans mystères est comme un corps sans âme ».

    Message du Jeudi 7 décembre 1939 :

    « La Sainte Vierge : Redoublez de ferveur dans vos prières et vos sacrifices à l’approche du temps de Noël et Jésus vous apportera une paix comme vous le désirez tous. Armez-vous donc de la prière, du sacrifice tandis que vos soldats se servent d’armes matérielles. Il faut cela pour une victoire rapide. Si l’on écoute mes demandes la guerre prendra fin vers la mi-octobre 1940 ».

    Message du Mardi 2 avril 1940 :

    « La Sainte Vierge : Les prières se font moins nombreuses que les premiers mois de la guerre. Cette négligence, vous la subirez tous, mais principalement vos soldats. Il y en aura beaucoup de prisonniers, plusieurs mourront de privations et de misère sur le sol ennemi et par la suite, que de sang innocent y coulera ! La guerre sera dure et longue si l’on ne prête garde aux Messages que Je vous ai apportés ».

    Message du mois de Mai 1940 :

    « La Sainte Vierge : Enfants de France, bientôt sonneront, pour vous, des heures graves : le danger qui vous menace c’est l’invasion de votre pays par l’ennemi ; mais J’interviendrai à temps si tous plus unis que jamais crient leur espoir à Celui qui seul peut tout, à Celui qui tient le monde dans ses mains et au pouvoir de qui se tient, avec le sort des peuples, l’esprit de la volonté de leurs chefs, si tous joignent leurs prières pour que le Dieu de Miséricorde hâte, d’un geste tout puissant, la fin de cette malheureuse tempête.
    À cause de ces apparitions, tu auras beaucoup à souffrir, plusieurs douteront de toi, mais tu trouveras sur ton chemin des amis pour te comprendre, te guider et même te suivre ; mais tu peux beaucoup pour les pécheurs par tes souffrances et tes peines acceptées avec résignation et sans murmure. Tu as dans ta paroisse un prêtre, grand et fidèle serviteur de Dieu, homme humble et détaché de la nature ».

    Message du Lundi 7 octobre 1940 :

    « La Sainte Vierge : Je suis la Mère du Christ, ce Christ si aimé dans ta paroisse. Je désire être honorée et invoquée, en ce lieu, sous le nom de "Notre Dame du Très Saint Rosaire" ».

    Message du Mardi 5 mai 1942 :

    « La Sainte Vierge : Bientôt la Russie apportera son aide à la guerre, ce qui provoquera un bon choc à vos ennemis, mais à dater de cette époque, priez, priez beaucoup, ô âmes chrétiennes pour ce grand ennemi de l’Église, sinon, dans l’après-guerre, les communistes siégeront un peu partout et l’Église recevra des tracasseries de leur part.
    Demandez à Jésus, par Mon Cœur Immaculé, le retour des pécheurs et la conversion de la Russie.
    Toutes les fois qu’il te sera possible, communie donc le premier samedi du mois en l’honneur de mon Cœur Immaculé, chose que je demande depuis de longues années sans qu’on y prête attention ».

    Message du Vendredi 2 octobre 1942 :

    « Jeanne-Louise : La Sainte Vierge m’a de nouveau parlé de tous ces châtiments et épreuves qui vont s’abattre sur la France et l’Europe et nous exhorte de plus en plus à beaucoup prier et à faire pénitence pour éviter ces châtiments ou du moins les adoucir.
    Elle m’apprit ensuite à réciter le chapelet des Saintes Plaies du Christ en me disant qu’à chaque mot que nous prononçons de ce chapelet, Jésus se laisse toucher et laisse tomber une goutte de Son Sang sur l’âme d’un pécheur.
    Méditation des Mystères douloureux.
    "Christ Jésus, que votre règne arrive par le Cœur douloureux et Immaculé de Marie" ».

    Message du Mercredi 2 février 1944 :

    « La Sainte Vierge : J’ai beau demander des prières, des sacrifices, l’on ne m’écoute pas. Cependant, regarde à l’horizon, tout au-delà des gros nuages, vois une lueur encore bien pâle, mais qui brillera un jour qui n’est plus éloigné, ce sera votre délivrance, puis la fin de cette guerre, mais si le monde ne fait pénitence et ne revient à Dieu, de nouveaux et plus lourds châtiments l’attendent : une folle tempête se déchaînera sur le monde pécheur, vous l’apaiserez en vivant votre tâche quotidienne pour le Christ, en vous unissant tous par le Rosaire médité pour les pécheurs.
    Ô âmes justes et droites ayez compassion pour cette multitude d’âmes qui sans souci de leur éternité se perdent chaque jour dans les plaisirs mondains.
    Ô âmes pures et généreuses priez, priez beaucoup pour cette légion d’âmes qui, à chaque instant, offensent cruellement mon Fils par de très lourds péchés d’impureté. Que chaque Chrétien se fasse apôtre de son frère pécheur ; qu’il cherche et ramène au bercail les âmes égarées et que tous unis vivent avec et pour le Christ. Alors seulement commencera pour l’humanité, aujourd’hui hideuse sous la lèpre du péché, l’ère de paix qui durera jusqu’à la fin des temps.
    Pour éloigner de la France révolutions et persécutions religieuses, récitez tous, très souvent, le Rosaire médité.
    Que chacun fasse donc son possible et Je ferai le reste. J’interviendrai. Mais si, comme en 1939, l’on repousse mes offres et mes demandes le choc sera inévitable.
    Jeanne-Louise : La Sainte Vierge a donné cette belle et courte prière à réciter souvent : "O Jésus, je me donne à vous par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour être la consolation de votre Sacré-Cœur à tout jamais. Cœur Sacré de Jésus que votre règne arrive par le Cœur douloureux et Immaculé de Marie" ».

    Message du 1er mai 1944 :

    « Jeanne-Louise : J’ai eu la vision d’un tableau divisé en deux parties, la première représente des hommes voulant hisser un drapeau. Des prêtres veulent les empêcher, mais on les menace. On semble les injurier, leur lancer des pierres. Dans un coin, le démon, très gai, semble les exciter… Dans un autre coin, la Sainte Vierge est triste et pleure. À côté cette inscription : "Image de Communisme".
    La deuxième partie représente un groupe de jeunes filles vêtues de bleu et blanc qui, constamment, récitent le Rosaire. À côté, cette inscription : Salut de Communisme ».

    Message du Lundi 7 octobre 1946 :

    « Jeanne-Louise : A l’endroit des apparitions un Rosaire dont le Christ et la chaîne étaient dorés et les grains blancs ; le Rosaire auréolé de cette inscription : "Courage aux fidèles persévérants du Rosaire : Ils vaincront, un jour, le Communisme " ».

    Message du Mardi 7 octobre 1947 :

    « Jeanne-Louise : La Sainte Vierge m’a de nouveau parlé de tous ces châtiments et épreuves qui vont s’abattre sur la France et l’Europe, et nous exhorte de plus en plus à beaucoup prier et à faire pénitence pour éviter ces châtiments ou du moins les adoucir.
    Elle m’apprit ensuite à réciter "le Chapelet des Saintes Plaies du Christ" et me dit :
    La Sainte Vierge : A chaque mot que vous prononcerez de ce chapelet, Jésus se laissera toucher et laissera tomber une goutte de son Sang sur l’âme d’un pécheur. Méditez les mystères douloureux.
    Jeanne-Louise : Puis, prenant Elle-même son chapelet, la Sainte Vierge m’enseigna comment réciter "le Chapelet des Saintes Plaies du Christ".
    La Sainte Vierge : O Jésus, Divin Rédempteur, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier. Amen.
    Dieu fort, Dieu saint, Dieu immortel, ayez pitié de nous et de tout le monde. Amen.
    Grâce, Miséricorde, ô mon Jésus, pendant les dangers présents, couvrez-nous de votre Sang précieux. Amen.
    Père Éternel, faites-nous miséricorde, par le Sang de Jésus-Christ, votre Fils unique, faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Amen, Amen, Amen.
    Sur les gros grains : "Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour guérir celles de nos âmes".
    Sur les petits grains : "Mon Jésus, pardon et miséricorde par les mérites de vos Saintes Plaies".
    À la fin de cette apparition, Jeanne-Louise nota sur son cahier : "Christ Jésus, que votre Règne arrive par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie" ».

    Message du Samedi 29 mai 1948 :

    « La Sainte Vierge : Il va y avoir une prochaine guerre lourde de conséquences. La France sera appelée à être envahie et occupée par une armée russe et c’est là que l’Église et les bons souffriront persécution de la part des sans-Dieu… Mais que l’on prête enfin attention à Mes demandes et Je vous préserverai de ces terribles ennemis, car Je descends pour vous épargner bien des peines, vous adoucir bien des maux.
    Je descends pour relever et sauver la France. Dans quelque temps, Je lui donnerai un grand Chef, un Roi. Elle connaîtra alors un tel redressement que son influence spirituelle sera prépondérante dans l’Univers.
    Mais Je descends surtout pour vos âmes, pour les pécheurs et c’est par la Bretagne, qui m’est restée le plus fidèle, que Je veux rechristianiser la France qui, revenue au Christ, revêtira un caractère tellement religieux qu’elle redeviendra lumière des peuples païens.
    Quelques années après cette prochaine guerre, vous en subirez une autre, mais après laquelle les fidèles serviteurs du Christ jouiront d’une douce et juste paix : ce sera le règne de Jésus par Mon Cœur Immaculé.
    Cependant, ces guerres peuvent être évitées si le monde repentant retournait à Dieu ».

    Message du Lundi 17 juillet 1948 :

    « La Sainte Vierge : Je te laisse cette lourde sentence que tu ne donneras que bien plus tard, si mes demandes sont repoussées : Sous quelques années cette province de Bretagne deviendra inhabitable, mais si, selon mes désirs, de cette terre que Je me suis choisie, il en sortait un Lourdes breton, son sol deviendrait fertile par ma bénédiction qui pleuvrait sur fruits et récoltes, leur donnant une grande fécondité ».

    Message du Dimanche 6 mars 1949 :

    « La Sainte Vierge : Je me tiens entre Dieu et vous, m’efforçant d’obtenir des délais à sa Justice et malgré cela, si les hommes ne se repentent pas et ne changent pas de vie, soufflera sur le Monde une affreuse tourmente, et c’est pourquoi si souvent de fois, J’interviens auprès de vous cherchant à recréer la liaison des hommes avec le Christ et par là, préserver l’humanité de la plus désastreuse des guerres ; car c’est le peuple de France que J’ai choisi pour renouer les liens brisés du Monde avec Dieu.
    La France, cette France qui m’est si chère, aujourd’hui menacée de guerre, de révolution, d’invasion, restera-t-elle sourde à mes demandes, à mes avertissements ? Pourtant combien Je voudrais la sauver, lui donner un redressement puis un essor sans précédent. Mais, si vous ne le voulez, comment pourrais-Je l’opérer sans vous ? Votre sort ne dépend-il pas de votre liberté ? Je vous laisse un dernier espoir : qu’enfin l’on donne suite à mes demandes, que de ce lieu, vers moi, s’élèvent honneur, multiples et ferventes prières, et la France Je la sauverai. La France, des Russes Je la garderai. Et, ces derniers, touchés d’un soudain rayonnement se joindront à une sagesse nouvelle du Monde ».

    Message du Samedi 5 mars 1955 :

    « La Sainte Vierge : Je souffre de l’indifférence des hommes. Mon Cœur saigne des offenses, surtout impures, faites à mon Divin Fils, aussi l’heure de la Justice Divine ne peut tarder à sonner.
    Mais, Chrétiens, courage, le Règne de Dieu est proche. Il s’ouvrira par un fait aussi éclatant qu’inattendu. Dieu se plaira à confondre l’orgueil des impies. Il brisera les obstacles et renversera les projets de ceux qui empêchent la lumière de se faire.
    Mais pour hâter ce règne de Dieu, ce triomphe de l’Église, va et dis aux prêtres de bâtir, ici, une chapelle, d’y célébrer le Saint Sacrifice de la Messe avec Communion Réparatrice pour outrages impurs. Ils y trouveront grâces d’état et force. Les âmes justes s’y sanctifieront, les pécheurs s’y convertiront et ainsi le Monde en sera renouvelé et pacifié.
    Et la France, cette nation de lumière, une fois sa dette payée, sera sauvée par des moyens en dehors de toute connaissance humaine et récompensée par une abondance de grâces et de bénédictions ; et toutes ces puissances qui, à ses côtés, auront combattu avec tant de courage et d’intrépidité, recevront cette belle récompense de prendre place au sein de l’Église Romaine et Catholique qui sortira elle-même renouvelée et rajeunie de ce baptême de sang ; car à la place de ces trônes impies, s’élèveront deux trônes glorieux, celui du Sacré-Cœur de Jésus et celui de mon Cœur Immaculé. Et ainsi le nom de Dieu sera glorifié par toute la terre. Car, plus le Monde aura été hostile au surnaturel, plus merveilleux et extraordinaires seront les faits qui confondront cette négation du surnaturel ».

    Message du Jeudi 12 mai 1955 :

    « La Sainte Vierge : Que le Saint Père et les prélats se tiennent en garde contre certains de ces prodiges étonnants et extraordinaires qui, en ces temps, se produisent et ne sont pas toujours célestes, mais souvent l’œuvre des ténèbres déchaînées sur terre, tendant ainsi à abolir tout ce qu’il y a de divin.
    Le démon a déchaîné toute sa malice pour que mes apparitions ne soient pas reconnues en Bretagne, mais malgré lui. Je triompherai… »

    Message du Samedi 1er octobre 1955 :

    « La Sainte Vierge : Si la prière n’était sur vos lèvres et dans vos cœurs, je ne sais ce que Dieu ferait de vous, ce que deviendrait le pauvre Monde désemparé, désaxé. Et Satan qui n’arrête pas ses efforts de déchristianisation ! Aussi Dieu pourrait encore longtemps vous laisser livrés à vos ennemis, s’il n’y avait la prière et le sacrifice du juste qui attire Sa Clémence Divine et arrête sa Vengeance.
    Oh oui ! le Monde est en grand danger, tant il est inondé par le péché ; mais, au cours des siècles derniers, à diverses reprises, le Monde a été sauvé par le Rosaire, et aujourd’hui ce ne sera ni les canons, ni les bombes, ni la force des hommes qui mettront fin aux guerres et aux tribulations ; mais, chers enfants de la Terre, d’un bout à l’autre du Monde unissez-vous, de nouveau, par cette arme puissante et efficace qu’est le Rosaire, par cette chaîne bénie qui relie la Terre avec le Ciel et Je me ferai la Mère de Miséricorde, la Colombe de réconciliation auprès de la Divine Justice, obtenant qu’une intervention radicale du Ciel mette fin aux maux dont souffre l’humanité.
    Le Rosaire ! Laissez-moi, en ce jour, vous dire combien cette prière m’est agréable ; à chaque fois que vous la récitez, vous déposez sur mon front un diadème royal, renouvelant en cela ce geste filial du Saint Père proclamant ma Royauté : geste qui fut si doux à mon Cœur, si tendre à mon Fils et fit découler de la Puissance, Sagesse et Amour de la Très Sainte Trinité, un triple ruisseau de grâces inondant la terre entière.
    Oui, les temps sont graves, les nations et les gouvernements se sont coalisés contre Dieu et le Christ ; le monde a condamné à l’ostracisme Celui qui est la Vie et la Paix, aussi, voyons-nous ce monde trembler et se fendre comme la montagne du Calvaire dans une convulsion d’agonie, signe avant-coureur d’une mort certaine et rapprochée.
    Mais pour sauver ces nations sans base, ces peuples en débâcle, Je demande que le Monde soit de nouveau consacré, mais cette fois à nos deux Cœurs Unis.
    Oh oui ! que vos familles, vos nations, le Monde entier soient consacrés, mais dans une même consécration, au Cœur Sacré et Miséricordieux de Jésus et à mon Cœur Douloureux et Immaculé ; à nos deux Cœurs Unis dans le Saint-Esprit… »

    Message du Samedi 10 décembre 1955 :

    « Lors de l’apparition précédente, où Jésus et Marie, pour la première fois, apparaissaient ensemble et découvraient leurs Cœurs unis et reliés, Jeanne-Louise avait vu jaillir du Cœur de Jésus deux rayons différents des autres : l’un rouge, l’autre blanc.
    N’en comprenant pas la signification, elle en demande aujourd’hui le sens : "Que signifient ces deux Rayons rouge et blanc qui partent du Cœur de Notre-Seigneur ? "
    La très Sainte Vierge : Ces Rayons blanc et rouge représentent l’Eau et le Sang qui jaillirent du Cœur de mon Fils lorsqu’il fût ouvert sur la Croix. Le blanc symbolise l’Eau qui purifie l’âme et le rouge, le sang qui est la vie de l’âme. Vous avez des mérites infinis à méditer ou à invoquer cette Eau et ce Sang qui jaillirent comme une source de Miséricorde pour vous tous du Coeur de votre Divin Sauveur
    Dis aux pèlerins cette grande joie que Je ressens devant leur confiance, leurs prières, leurs efforts. Qu’ils continuent de venir nombreux, ici, en pèlerinage. Je les couvrirai de mes grâces et de ma bénédiction. Je soutiendrai et bénirai également tous ceux qui défendent ma cause d’apparitions.
    Mais combien Je souffre de l’indifférence de mes fils prêtres qui ne répondent pas à mes désirs. Je comprends leur prudence, mais leur durcissement me serre le cœur. Oui, beaucoup de ministres de Dieu ne prennent pas suffisamment au sérieux mes demandes, les demandes de mon Fils. Prendront-ils à temps conscience de l’extrême gravité de nos Avertissements dont les Messages, d’une clarté totale, ont de vos jours plus d’actualité encore que par le passé ? Nous aideront-ils à sauver le Monde, en réalisant nos demandes ou les laisseront-ils aller à sa perte dans la confusion mondiale, malgré nos appels angoissés ?… »

    Message du Mercredi 31 octobre 1956 :

    « Jeanne-Louise : Tous attendent de vous un grand miracle.
    La Sainte Vierge : Oui, Je sais. Je puis le faire, mon Fils m’en laisse la liberté ; Je vous le réserve dans quelque temps.
    Voyez, déjà la paix semble fuir le Monde. Dieu pourrait, bientôt, affirmer ses droits en frappant vigoureusement sur le Monde pécheur. Depuis le temps que Je vous préviens ! Quel cas a-t-on fait de mes avertissements pourtant si maternels ? C’est dans ces temps d’angoisse, dans ces temps lugubres que vous le comprendrez, que vous sentirez le miracle de ma Présence parmi vous, car, visiblement, de ma protection Je couvrirai ces terres bretonnes desquelles doit surgir une France nouvelle, une France chrétienne gouvernée par ce Grand Monarque, envoyé spécial de Dieu comme défenseur de l’Église et de la liberté, et sous le règne duquel toute justice sera rendue ».

    Message du Samedi 12 janvier 1957 :

    « La Sainte Vierge : Contemple mon enfant, ce Monde 1957, entouré, recouvert de l’épais brouillard de ses graves et nombreux péchés, il sombrera dans la tristesse car Dieu, irrité, s’y penche et va le frapper sans pitié par de terribles fléaux et événements pour le purifier et le libérer de ses erreurs et désordres et préparer ainsi son redressement universel.

    Mon amour est si grand pour les pécheurs que J’ai tout mis en œuvre pour qu’ils se sauvent, mais aujourd’hui, plus que jamais, les hommes résistent à la grâce et aux appels du Ciel. On ne veut pas comprendre ni mes avertissements, ni mes larmes qui, pourtant, sont des signes manifestes pour avertir que des événements douloureux sont suspendus sur le Monde et que les heures de grandes souffrances sont prochaines si les hommes ne retournent pas à Dieu.
    Dans un dernier effort unissez donc vos prières, vos pénitences, vos larmes à mon Cœur Douloureux, attristé par la vision de tant d’âmes qui se perdent et de celle de l’Église blessée intérieurement et extérieurement. Sachez que mon Cœur, avec tout son Amour Maternel reste encore grand ouvert pour tous ceux qui, repentis, voudront s’y réfugier ; et Dieu qui est Amour, Bonté et Miséricorde, peut retarder l’heure de Sa Justice devant les sacrifices de tant d’âmes pures, saintes, ignorées peut-être, qui souffrent et prient pour le salut de l’humanité coupable. Comme «Victimes» Il les cueillera et, ainsi, bien des nations seront encore sauvées et purifiées ; le Monde connaîtra un redressement, l’Église un triomphe par le Règne, du Cœur de Jésus et de mon Cœur Immaculé, uni en tout à celui de mon Fils.
    Ce que Je te dis, Je l’ai fait connaître à bien des âmes afin que tous soient avertis que l’heure de Dieu arrive.
    Jeanne-Louise : Je vis descendre comme des boules de feu ; lorsqu’elles touchaient le tableau, elles éclataient et lançaient comme des éclairs qui semblaient tout détruire là où ils passaient ; cela laissait des vides à tel point que ce Monde ressemblait à des masses séparées l’une de l’autre, certaines tremblaient et s’écroulaient, tandis que le tout se recouvrait Comme d’une ombre noire. Lorsqu’il se dissipa, tout était clair et net, mais quel désastre cela représentait !
    Quelle grâce que Notre Dame ait obtenu un sursis, supplions-La de nous sauver d’une telle catastrophe ! »

    Message du Jeudi 21 novembre 1957 :

    « La Sainte Vierge : Conformez-vous, toujours, à mes derniers Messages. Méditez-les, ce sont des grâces de prévoyance, des lumières pour l’avenir, car rien n’est plus propre à convertir les pécheurs que la crainte des châtiments et rien n’est plus encourageant, pour soutenir les justes, que la certitude de la victoire.
    Si, autrefois, Dieu fit monter les eaux du déluge, progressivement, pour donner aux pécheurs le temps de se repentir, ainsi agit-Il aujourd’hui, dans son infinie Bonté, et surtout dans sa grande Miséricorde pour les pécheurs. Il frappe les localités successivement, afin d’avertir les témoins de se préparer à éviter ou à atténuer Sa Colère. Mais l’orage ne s’éloignera que si la foule, la masse des hommes se soumet à Dieu, à l’Évangile, à l’Église dans son enseignement et dans la réception des Sacrements. Que les fléaux purificateurs actuels vous donnent donc des conversions pratiques dans la masse et vous cesserez de craindre. Sinon, le Ciel ne purgera que par de plus grands châtiments qui auront le caractère de l’imprévu, de la soudaineté, de la violence et de l’irrésistibilité, qui provoqueront une mortalité prodigieuse de l’espèce humaine ; le dernier choc, surtout, sera épouvantable, moins général que le Déluge, mais plus cruel, car il sera de feu et de sang.
    Dieu interviendra visiblement pour avoir raison de l’humanité révoltée, pour écraser l’impiété et éclairer le rationalisme. Il coupera, tranchera les membres gâtés et gangrenés de la société chrétienne, afin de sauver le reste du Corps mystique de son Église. Il vengera le sang de ses victimes, de ses justes que les impies auront persécutés ; et malgré tant de fléaux et de châtiments nécessaires à la purification du Monde, qui convertiront un bon nombre d’âmes, il y aura toujours des pécheurs jusqu’à la fin, des pécheurs impénitents devenant toujours plus méchants et furieux sous les coups de la Justice de Dieu. Sur ces pécheurs enracinés dans leur impénitence, Il fera subitement tomber son tonnerre et les écrasera d’une manière générale. On saura alors qu’il est le Maître de ce Monde qu’il a créé et dont on prétend Le chasser.
    Oui, Dieu, touché des prières des justes et des cris de désespoir de l’humanité, plus épouvantables qu’aux jours du Déluge, interviendra miraculeusement comme Il a promis. Il sera semblable à une mère justement irritée envers son enfant insolent : elle l’embrasse après une rude correction acceptée avec respect et repentir. Il rendra la paix à la société et fera triompher l’Église. Ce triomphe de l’Église sera vraiment miraculeux dans l’extermination complète et imprévue des derniers coryphées du démon. Il sera incomparable et le plus beau de son Histoire, car il n’y en aura jamais eu de semblable ; il sera évangélique basé sur l’humilité dans le succès, le détachement des biens et des dignités de ce Monde et, surtout, l’amour pratique du Divin Crucifié. C’est surtout cela que vous devez voir, attendre, hâter, acheter. Combien de victimes, combien des martyrs l’ont acheté avant vous ! Oh justes ! soyez donc conscients des mystères de l’Histoire du Monde. Vivez d’avance dans la joie et l’espérance de ce triomphe qui vous est promis et auquel vous travaillez, tandis que les impies, malgré leur triomphe matériel et passager, marchent dans les ténèbres, vers leur fin fatale de vaincus.
    Que mes célestes Messages soient donc une source constante de joie et d’espérance pour tous ceux qui, par leur foi, leur confiance et leur amour aident à la réalisation de ce grand triomphe, aujourd’hui très proche et qui sera un double règne d’Amour du Cœur de Jésus et de mon Cœur Immaculé.
    Oh, regardez donc l’avenir, non par curiosité puérile et ridicule mais avec un esprit de sage prévoyance, afin d’écarter les maux ou du moins les atténuer, ce qui est certainement possible, car n’oubliez pas que Dieu n’a jamais cessé de manifester l’amour brûlant de Son Cœur qui est plénitude de Miséricorde. Mon Fils n’a-t-Il pas dit : «Je ne puis punir le Monde pécheur s’il invoque ma Miséricorde» ? Ah ; si le Monde le voulait ! Je n’aurai cessé de l’avertir jusqu’au bout. Mon Cœur saigne de son indifférence… »

    Message du Lundi 13 octobre 1958 :

    « Apparition du Sacré-Cœur et de la Sainte Vierge.
    La Sainte Vierge : Le Monde n’a pas voulu écouter ma voix, ni celle de mon Fils, ni comprendre nos avertissements et nos larmes. C’est pourquoi vous voyez la main de Dieu qui frappe les hommes des plus terribles châtiments. C’est qu’à aucune époque de l’Histoire on n’a vu une pareille levée de boucliers contre Dieu ; jamais aucune génération n’a rompu plus absolument tout pacte avec le Ciel. On semble adresser très résolument à Dieu cette audacieuse parole : "Va-t-en !" Mais sachez-le, rien ne se fait de grand et de solide si on ne donne à Dieu la place qui Lui revient de droit. L’origine de vos malheurs est donc le refus de reconnaître à Dieu sa Souveraineté. Voyez ces nations abandonnées de Dieu, prêtes à s’entr’égorger par des guerres d’extermination, à se ruer les unes contre les autres et à couvrir le monde de sang et de ruines.
    Mais Dieu est revenu à main armée, frappant et purifiant, répandant sur le Monde la coupe de Sa Colère, et le monde devra boire jusqu’à la lie cette coupe à cause des crimes sans nombre qui offensent le Dieu Trinitaire.
    Je re-crie donc à nouveau aux pécheurs : Pénitence ! et aux justes : Patience et Confiance ! Oh ! aimez la Volonté de Dieu, aimez autant sa Justice que sa Miséricorde, car tout en Lui est adorable. Paix, confiance, abandon filial à la Providence, car tous ces malheurs sauveront un grand nombre d’âmes. Dieu ne bouleverserait-Il pas le Monde entier pour le salut d’une seule âme ; n’a-t-Il pas créé chaque homme pour sa Gloire ?
    Voyez, dans cette période de purification, l’Esprit-Saint, comme un aigle divin, planer au-dessus des âmes et, de son regard de feu, fasciner celles qui ont compris qu’il est le centre de leur être. En secret, Il opère des merveilles jusqu’à ce que le nombre des victimes soit atteint. Ne vous alarmez donc pas en raison de tant d’événements mais, plus que jamais, il vous est nécessaire de prier et aussi d’agir, car si les hommes ont besoin du secours de Dieu, Dieu aussi demande le concours des hommes. Il a besoin de vous pour réaliser les desseins éternels de sa Providence. Faites-vous donc l’impérieux devoir d’être les dignes répondants et les fidèles messagers de nos Deux Cœurs si intimement unis dans le Saint-Esprit.
    Priez beaucoup pour l’Église, priez beaucoup pour la France qui reste guettée par certains pays ennemis qui voudraient en faire leur proie. Croyez à son salut miraculeux, à son sauveur prédestiné, car les bras des hommes sont incapables de mettre ordre aux affaires publiques.
    Le Sacré-Cœur : Ma fille, fais connaître aux hommes que mon Règne est très proche. Je régnerai en Maître malgré mes ennemis, mais Je régnerai avec et par ma Mère. Tiens ton cœur intimement uni à mon Cœur de Miséricorde dont les flots, actuellement se déversent avec tant d’abondance pour la purification et le salut pacifique de l’humanité ».

    Message du Mardi 28 avril 1959 :

    « Apparition du Sacré-Cœur et de la Sainte Vierge.
    La Sainte Vierge : Vos épreuves continuent, les jours passent et toujours les mêmes soucis, la même crainte de l’avenir ; vous pouvez avec raison éprouver certaines inquiétudes, personne cependant n’a le droit de désespérer.
    Si le monde menace de périr malgré toutes ses conquêtes, n’est-ce pas surtout parce que trop souvent, il renie et chasse Dieu. Il veut même le braver, faire croire qu’il est aussi puissant que Lui. Pauvres humains ! Ils peuvent défier le Ciel avec tous leurs engins qu’ils envoient dans l’atmosphère, mais Dieu leur a prouvé bien des fois qu’il est le Maître des astres et du soleil.
    N’est-ce pas aussi parce que la plupart de mes enfants détournent la tête pour ne pas entendre ma voix ? "Prudence !" disent beaucoup.
    Non : indifférence qui paralyse la Miséricorde Divine et fait éclater sa juste colère.
    Cependant les humbles prières de tant d’âmes qui ont compris l’importance de nos Messages ont obtenu à la France la plus extraordinaire des rénovations. Une révolution s’annonçait affreuse, un revirement subit se fit ; sachez remercier. Et, dans ce sursis qui vous est accordé, continuez à prier, n’abandonnez pas, par lassitude ou désespérance, la seule bonne voie de salut que vous avez prise, même si les épreuves et les difficultés venaient à augmenter en nombre et en intensité, car l’avenir est encore bien sombre, et seules vos prières et pénitences peuvent conjurer l’orage des calamités nouvelles qui vous menacent.
    Car la France aura beau déployer ses forces et exploiter ses richesses, si l’essentiel lui manque, à savoir : Dieu Lui-Même, tout ce qu’elle pourra entreprendre sera de nouveau compromis. Elle ne sera justifiée dans ses espoirs les plus légitimes que si elle retrouve sa vocation de nation chrétienne, à cause même des attentions divines dont elle a été et dont elle est toujours l’objet. Elle est, plus qu’aucune nation, coupable d’apostasie. Qu’elle fasse donc, de nouveau, confiance à Dieu qui lui a, tant de fois, donné des marques de Sa protection. Et moi, Je l’ai choisie pour être l’escabeau de mes pieds. Combien de fois n’ai-Je pas touché son sol pour que, bientôt et de nouveau, elle fléchisse les genoux devant Dieu et réponde à l’appel Divin qui lui a été adressé, en proclamant dans un grand élan d’amour et de reconnaissance la Royauté de mon Fils qu’il a Lui-même demandée, il y a près de trois siècles.
    Continuez à beaucoup prier pour l’Église, qui traverse actuellement une crise affreuse, mais ayez confiance car ce qui peut vous sembler l’âge le plus sombre de l’Église est sur le point de produire ses triomphes les plus remarquables. Oh ! le merveilleux triomphe où l’Église sera humble et pauvre au milieu de la prospérité générale des affaires. Elle sera forte. Ses succès seront prodigieux ! Elle formera, de l’humanité entière un seul troupeau sous la houlette d’un seul pasteur, le Vicaire de mon Fils à Rome.
    Le Sacré-Cœur : Lorsque le Monde rejeta Dieu, mon Père, Il m’envoya pour l’éclairer. Actuellement, le Monde me rejette à nouveau, c’est pourquoi Je vous ai envoyé ma Mère. Sa lumière s’élève dans la nuit pour conduire le Monde vers la paix.
    Pourquoi serait-Elle donc sujet de tant de contradictions ? Elle est là pour une mission tellement grande ! Un lien entre Dieu et vous.
    Vous ne croyez pas assez à son rôle dans l’Histoire du Salut et pourtant vous ne pouvez concevoir et construire votre vie spirituelle sans Elle, car Elle a une place et un rôle déterminés dans l’action divine par laquelle l’humanité est arrachée à sa condition pécheresse, pour participer à la vie de la Trinité. Vous ne pouvez donc accéder à l’économie rédemptrice sans acquérir une nouvelle situation vis-à-vis de ma Mère car, soyez-en convaincus. Elle est de tout temps inscrite dans le salut des hommes. Elle ne s’ajoute pas à la Rédemption, Elle est dans la Rédemption même. Elle était essentielle à la Rédemption, c’est pourquoi Je L’ai voulue à mes côtés lorsque, pour vous, Je mourais sur la Croix, pour qu’Elle collabore, jusqu’au bout, à votre Rédemption ; au Ciel Je L’ai voulue près de Moi, dans Son Corps Virginal, sans attendre l’apothéose des derniers jours.
    Mes grâces, Je ne veux pas les distribuer seul mais par Elle qui devient ainsi le canal par où passent toutes les grâces. Sa dévotion n’est donc pas facultative, elle est absolument nécessaire. Considérez-La donc comme mon Complément Divin, votre Co-Rédemptrice.
    Elle va avoir dans le Monde une place de choix qui vous obligera tous à passer par Elle, pour aller à Dieu ».

    Message du Samedi 28 mai 1960 :

    « La Sainte Vierge : Devant les châtiments qui vous frappent, permettez-moi de vous redire d’aimer la Volonté de Dieu, d’aimer autant sa Justice que sa Miséricorde.
    Dieu a créé l’homme avec un Amour infini et, dans ses desseins infiniment miséricordieux, l’amour des plus tendres mères n’est que froideur comparée à l’Amour qu’il lui a voué. Mais quand l’homme méprise toutes Ses avances et ne cesse de L’outrager, n’est-il pas juste qu’il frappe ? Sachez que l’Amour méprisé se change en fureur, et qu’autant Il était prêt à élever l’homme en gloire et à le combler de biens, autant Il le précipite dans un abîme de maux.
    Que cette pensée pénètre tous les hommes d’une crainte salutaire car c’est entre la crainte et l’espérance que l’âme doit opérer son salut.
    Comprenez que, dans ces événements terribles qui surviennent comme : guerres, inondations, tremblements de terre, populations entières détruites par des cataclysmes, la Miséricorde de Dieu a beau jeu sur chaque âme atteinte par cette mort terrible. Comprenez que l’épouvante qui précède sert souvent d’expiation à bien des fautes, à bien des vies mauvaises, et il se passe, à cet instant suprême entre l’âme et Dieu, des mystères de pardon inénarrables… et ainsi, il y a un très grand nombre de pécheurs sauvés par l’épouvante du genre de mort qui les atteint.
    Ne vous alarmez donc pas, mais mettez tous vos soins à rester maîtres de vous-mêmes dans la paix et la tranquillité du cœur. Qu’aucun événement ne vous afflige, sinon vos péchés et ceux des autres ; qu’aucun accident ne vous rende triste, car tout ce qui arrive dans le Monde est pour le mieux au point de vue de l’Amour que Dieu porte à Ses créatures.
    Mais soyez heureux, vous tous qui avez foi et confiance en Dieu car bientôt surgira l’ère nouvelle. D’un seul geste, Dieu va tout bouleverser et faire disparaître tout ce qui est méchant. En un instant, tout sera changé, car les paroles et les promesses de Dieu ne seront pas vaines.
    Revenez aux premiers temps pour la piété et la charité, développez tout ce qui édifie et porte à l’Amour de Dieu. C’est l’Amour qui triomphera et le monde nouveau aimera Dieu.
    Soyez des apôtres d’Amour au cœur généreux. Portez, comme votre Maman du Ciel, la Croix de chaque jour ; invoquez-moi, le Monde a grand besoin de mon aide et Je ne puis descendre vers vous sans vous supplier de prier, sans vous lasser, pour la Sainte Église ; qu’elle puisse traverser vaillamment la période présente qui est extrêmement pénible, difficile et dure.
    Avec mon Cœur maternel, Je veille sur elle, pour la protéger contre tous les dangers. Voyez, dans toute l’Histoire de l’Église, mon assistance est très manifeste ; tant les fidèles que le Clergé, tous ont bénéficié de mon secours maternel ».

    Message du Samedi 18 février 1961 :

    « Apparition de la Sainte Vierge et du Sacré-Cœur.
    La Sainte Vierge : Les prophéties ont toujours existé dans l’Église de Dieu ; l’Ancien et le Nouveau Testament en contiennent beaucoup et elles sont de foi. Oui, l’esprit prophétique est inhérent à l’Église Catholique. Aussi, ne pas croire aux prophéties et apparitions en général, même modernes, c’est refuser à Dieu le droit de parler et de se manifester. Elles sont toujours des grâces qui vous instruisent des menaces divines et vous consolent ensuite en vous faisant mieux voir l’action de la Providence. Dieu n’avait-il pas annoncé, par ses envoyés : le Déluge, l’incendie de Sodome, la captivité de Babylone et même la ruine de Jérusalem avec la dispersion de la race Juive ?
    Aujourd’hui, éprouvant le besoin de justifier les coups de Sa Colère avant le Jugement dernier, Il a besoin de vous avertir de l’arrivée des grands châtiments.
    Certes, les prophéties de malheur sont toujours conditionnelles, elles ne sont que des menaces paternelles de la part de Dieu pour vous forcer à revenir à Lui par de saintes terreurs. Et voilà pourquoi on doit avoir à cœur de les propager comme un excellent moyen de conversion, puisque la Crainte de Dieu est le commencement de la Sagesse, de la Vertu et du Salut pour les pécheurs.
    Que, surtout, prêtres et évêques, se rappelant qu’ils sont les sentinelles du Peuple de Dieu, se fassent un devoir de conscience de montrer l’orage de la Justice Divine. Il éclatera certainement, tôt ou tard, sur les nations impies ; car les nations n’ayant pas d’éternité doivent être punies, ici-bas, visiblement.
    En dépit des grands avertissements du siècle dernier, le Peuple est-il plus soumis à Dieu, plus religieux et meilleur ?
    Hélas, non ! Quand on sait – oh ! chose effroyable – que les deux tiers des hommes vivent en état de péché mortel, vous devez être moralement certains de l’arrivée du Grand Coup, à moins d’une conversion sincère et publique ; en supposant que Dieu ne soit pas fatigué de vous attendre et qu’il veuille bien vous donner le temps de faire pénitence, comme à certains moribonds.
    N’hésitez donc pas, accordez aux avertissements céleste tout le respect dû à un Message Divin. Lisez les avertissements, répandez-les autour de vous avec tant de zèle et de dévouement que les âmes seront révolutionnées et sortiront de leur léthargie pour devenir meilleures et même saintes.
    Le Sacré-Cœur : Je m’appelle l’Amour et Je suis plein de Miséricorde. Il m’est difficile de me révéler parce que les âmes refusent les révélations de mon Amour, l’humilité et la charité, les humiliations et les abnégations. Je ne me fatigue pas d’attendre, mais J’en souffre infiniment. J’attends la confiance du Monde pour lui jeter mes pardons à pleines mains ».

    Message du Mercedi 26 avril 1961 :

    « La Sainte Vierge : Dieu, dont la Sagesse ne change pas, me permet ces visites à ta Terre. Quelle tristesse de croire que J’ai parlé pour ne rien dire ! Surtout avec des larmes dans les yeux ! Pourquoi semble-t-il qu’un voile d’oubli veuille recouvrir cette grâce infinie accordée à votre siècle égaré ?
    Considérez donc mes Révélations comme une Apocalypse Mariale concordant très bien avec l’Apocalypse de Saint Jean ; et si elle, doivent vous faire craindre et trembler avec raison, à la vue de l’avenir, elles doivent surtout vous consoler et vous fortifier. Les propager est donc un acte de charité envers le prochain afin de lui faire éviter la colère de Dieu en se convertissant au plus tôt.
    Dieu vous les donne, non pour contenter votre curiosité, mais pour soutenir les bons, ceux qui veulent y croire par l’espérance, et leur indiquer ce qu’ils doivent faire dans les circonstances périlleuses ; et aussi pour convertir les pécheurs.
    D’ailleurs, mon Fils Lui-Même, n’a pas révélé, les premiers jours, toute la perfection de la morale évangélique et tous ses secrets et ses mystères à ses propres apôtres, et c’est pourquoi Dieu permet les Messages actuels, qui sont comme des paraboles contenant de profonds mystères cachés dans ce qui n’est pas encore exploré. Il est donc temps de les étudier, car ils vous donneront la vraie lumière sur l’avenir.
    Seul le surnaturel a le secret de la vraie science.
    Aucun siècle n’aura vu tant de misères morales et physiques que celui que vous vivez, car te mal s’est accru sans cesse depuis deux cents ans : aussi, après tant de malheurs, vous êtes à la veille d’un cataclysme qui atteindra, la société humaine en général ; et si Dieu, dans sa Force et sa Sagesse, n’y mettait une limite l’humanité serait détruite par la cruauté des armes qui ont été inventées par la main des hommes et qui provoqueraient leur propre destruction, de terribles destructions dans l’univers entier, dans la création entière, celle que Dieu a créée par Amour et pour le bien et le bonheur de mes Enfants. Tout cela on veut le détruire : c’est l’enfer qui continue son jeu avec tous ses acolytes.
    Mais croyez en moi et J’aurai, à nouveau, la victoire car nul ne doit douter que Je veuille donner la paix au monde, la vraie paix, celle qui exclut tout conflit, toute violence, tout trouble ; celle qui engendre le bonheur et la joie du cœur.
    Cette paix, aidez-moi à l’obtenir de Dieu par votre charité et voire prière et bientôt, lorsque les historiens chercheront quel est l’événement qui a changé la face du monde et lui a apporté paix et prospérité, ils découvriront que ce ne fut pas une bataille, mais une prière, une prière offerte pour le monde entier dans le véritable esprit du catholicisme. Ce sera le plus grand événement religieux dans l’Histoire du Monde.
    Le Sacré-Cœur : Je suis Jésus, avec son Cœur blessé mais tout miséricordieux. Je viens chercher et sauver ceux qui périssent. Croyez à mon Amour et ne craignez rien, mais venez dans mon Cœur par le Cœur de ma Mère.
    Je n’avais, Moi, nul besoin de ma Mère pour me présenter en Sauveur. Comme Dieu, J’avais mille autres chemins pour arriver aux hommes. Si, donc, J’ai voulu passer par son sein unique et incomparable, c’est pour vous donner un exemple et un bienfait. Ma Mère est comme un pont d’or entre l’humanité et Moi, une intermédiaire d’espérance qui connaît les voies d’Amour les plus intimes de mon Cœur.
    Car ainsi qu’Elle m’a façonné à Sa ressemblance dans Ses traits humains, ainsi à mon tour J’ai façonné son Ame et son Cœur à ma Divine Ressemblance ».

    Message du Vendredi 1er octobre 1965 :

    « La Sainte Vierge : Je reste et veille avec vous, gardant les yeux ouverts sur toutes vos misères, sur tous vos efforts, sur vos désirs d’aimer et cela tant que sur terre une seule âme aura encore besoin de mon secours.
    J’aime votre confiance, mais il ne vous suffit pas de vous blottir au creux de mon épaule et là, les yeux fermés aux dangers de l’extérieur, le cœur ouvert à l’abandon, attendre. Non, ce que Je vous demande est plus austère, et plus exigeant. Croyez à l’Amour que Je vous porte.
    Pour gagner la bataille, vous devez ouvrir tout grands vos yeux sur le Monde où pullule le danger, où les besoins sont renaissants : Vous devez aimer, prier et agir, lutter, mourir les armes à la main. Tant de graves intentions sollicitent vos prières et demandent que soient mobilisées toutes les valeurs spirituelles.
    Pour progresser spirituellement, il faut bannir de vos pensées tout sentiment hostile et toute rancune. Il faut aimer, l’amour est le fruit parfait de l’esprit. Il s’avance pour panser les plaies de l’humanité, rapprocher les nations dans l’harmonie et apporter au Monde la paix et la prospérité.
    Pour agir dans l’esprit d’amour, il faut que Dieu soit présent dans vos consciences. Gardez donc votre pensée sur le centre de votre être où réside la présence divine et vous ferez de rapides progrès dans la vie spirituelle.
    Lorsque vous priez, pensez fermement que c’est Dieu qui agit en vous, qui s’exprime par vous, et vos prières deviendront extraordinairement efficaces.
    Voulez-vous gagner toutes les victoires, celles des champs de bataille comme celles de l’amour qui dégèle les cœurs et les reconduit au port du salut ? Alors, priez le Rosaire.
    À travers les siècles, J’ai démontré combien cette prière, résumé d’Évangile, m’était agréable. Elle est le remède providentiel aux maux dont souffre l’Humanité, mais elle n’est pleinement efficace que par l’imitation des vertus de mon Fils qui se révèle à vous, tout simplement et puissamment dans les quinze mystères proposés à votre contemplation. Efforcez-vous d’en prendre une conscience plus profonde, afin de devenir, à votre humble mesure, mais réellement, d’authentiques artisans de la paix et d’attirer, sur l’Église et le Monde, l’esprit d’Amour et de Lumière.
    Avec vos Rosaires, formez une couronne qui recouvrira la Terre d’une onde de prières. Elle résistera une fois de plus au progrès des forces du Mal qui menacent l’Humanité, hâtant sans guerres ni révolutions, le triomphe pacifique de mon Cœur Immaculé, dans la paix, dans la justice et dans l’amour du Christ mon Fils ».

  35. Nous serions le grand Monarque!…vérifiez!…et croyez en nous….

    • Line dit :

      Pourquoi pas ? Quel est votre plan ? Vos conseils ?

    • jean dit :

      "SEUL DIEU désigne le roi" qui est régent au nom du Christ SEUL ROI DE FRANCE"
      les deux faux rois annoncés avant le Grand Monarque à la chute de la république fuiront devant le danger car "le combat du roi est combat de titan" (Seul l’Amour sauvera le troisième millénaire" ed RESIAC . l Le Signe de Dieu c’est la CROIX qui se manifestera au pré carré au-dessus du roi légitime. Celui qui usurpant le titre, se déclarera roi sera bien déconfit et honteux, quand la vraie légitimité sera prouvée par les preuves sur le nom secret de celui qui descend de Louis XVII. Preuves entre les mains de qui de droit au vatican.
      La mission de Jeanne n’est pas terminée de prouver la légitimité du vrai roi qui n’est ni le fratricide Orléans, ni Louis XX.

  36. Kevin Goff dit :

    trois visages en un seul compose mon royaume , plus vaste que le monde des vivants mes atomes , traversent l’univers ou se forgent en secret , le paradis l’enfer dont je suis le sujet , le verbe , le complément , trois archanges l’attestent , qu’il vienne , je l’attend cet ouragan céleste , de tout cet or du ciel , je ferai bon usage , en enfonçant le clou , je vengerai l’outrage ! the last poet

  37. Bertrand dit :

    Barnabé.Chapitre 163
    Jésus s’en alla avec ses disciples au désert, au delà du Jourdain. Après avoir fait l;a prière du midi, il s’assit près d’un palmier et ses disciples s’assirent à l’ombre d’un palmier Jésus dit alors : «Frères, la prédestination est si secrète, je vous le dis en vérité, qu’elle ne sera clairement connu que par un seul homme C’est celui qu’attendent les nations, à qui les secrets de Dieu sont si clairs que ceux qui écouteront ses paroles seront heureux quand il viendra dans le monde. Dieu en effet enverra sa miséricorde sur eux comme ce palmier est sur nous Et de même que cet arbre nous défend de l’ardeur du soleil, ainsi la miséricorde de Dieu défendra-t-elle contre Satan ceux qui croiront en cet homme.»
    Les disciples répondirent : «Maître, qui sera cet homme dont tu parles et qui viendra dans le monde ?» Jésus répondit dans la joie de son coeur : «C’est Muhammad, messager de Dieu! Sa venue dans le monde porteuse d’abondante miséricorde, comme la pluie qui fait fructifier la terre quand il n’a pas plu depuis longtemps, sera cause de bonnes actions parmi les hommes. Car il est une nuée blanche, remplie de la miséricorde de Dieu, que Dieu répandra sur les fidèles comme la pluie.

    • Duc dit :

      Il est normal que cela soit Muhammad ! Car cet évangile fut écrit par des Musulmans ! Les deux manuscrits les plus anciens écrits en italien et espagnol ont été datés de la fin du XVIe siècle.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangile_de_Barnab%C3%A9

      Des évangiles, on en a écrit des dizaines ! Certains sont quelque peu farfelus. rien d’anormal à çà ! Prenez les livres parus sur la dernière guerre en Irak et vous constaterez les mêmes divergences.

  38. Tarci dit :

    Pour mieux comprendre le sens de l’histoire de France à partir de Clovis :

    http://books.google.fr/books?id=Mxud7dvqeccC&pg=PA215&lpg=PA215&dq=le+Kat%C3%A9chon&source=bl&ots=8M8SMxFM3F&sig=hGqzwEoMKqlwti75A1fVg0MIDDA&hl=en&sa=X&ei=RgqWUdnXFcWwhAeygoHoAg&ved=0CC4Q6AEwAA#v=onepage&q=le%20Kat%C3%A9chon&f=false

    Et le pacte de Reims et la vocation de la France de Claire Martigues :
    http://fr.scribd.com/doc/151464101/Martigues-Claire-Le-Pacte-de-Reims-Et-La-Vocation-de-La-France

    Deux prières pour la France :

    - Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï (Vietnam) ; souhaitant devenir prêtre il entre dans une congrégation française, en 1945 il est arrêté par les communistes, il meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition:

    Jésus : "Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent."

    Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’Amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l’univers. Amen

    - Marthe Robin a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte. Rappelons également que Marthe Robin a donné ses yeux pour la France…

    "Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant Votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Église tout entière.

    Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de Vos élus tressaillent à Votre appel, reconnaissant Votre voix, Votre commandement, Votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que Vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de Votre unique désir et de Votre unique volonté d’Amour.

    Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer. Gloire soit au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. AMEN. Coeur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous. Saints et saintes du Ciel, priez pour nous".

  39. Bertrand dit :

    ne voyez vous pas que le drapeau du Québec a 4 fleurs de lys
    choisi 21 janv. anniversaire mort de Louis xv1

  40. Bertrand dit :

    Mahammad= L’élu banni desceadant d’Adam simplement…
    Barnabé===41;;;;;Puis Dieu dit à Adam et Ève qui pleuraient tous deux : « Sortez du paradis et faites pénitence. Et que votre espérance ne se perde pas, car j’enverrai votre fils, si bien que votre semence enlèvera à Satan l’empire du genre humain.Bar;136..((tr;origine.p3 ))Car je donnerai tout à celui qui viendra comme mon Messager ». Dieu se cacha et l’ange Michel les chassa du paradis. Adam s’étant retourné, vit écrit sur la porte : « Il n’y a qu’un seul Dieu et Muhammad est le Messager de Dieu. » Alors, en pleurant, il dit : « Plaise à Dieu, mon fils, que tu viennes vite nous tirer de misère.

  41. […] Le site « effondrements de civilisation » en donne quelques-unes dans son article: « ascendances davidiques des rois de France » . […]

  42. MPISI SERGE dit :

    à lire toute cette littérature disons "chrétienne", il apparait manifestement des contradictions somme toutes incompréhensibles comme l’indique bien le mot. les chrétiens oublient souvent 2 choses qui me paraissent fondamentales 1° que le message de Christ est plutôt spirituel et s’adresse à tous les peuples (esprits humains) en toute vérité (pas de politique).2° la plus grande prophétie de Jésus à coté duquel ceux annoncé à fatima apparaissent simplement comme des rappels pcq le temps de la fin annoncé par Jésus est arrivé, cette prophétie est dans Jean 15:26, 16:7 à 15….Pendant que Fatima a lieu Il était parmi nous,Il nous enseigné la Vérité en toute vérité, les hommes comme à l’époque de son "Prédécesseur Jésus" l’ont ignoré (à lire toute les litteraratures disons chrétiennes)

  43. Tom dit :

    Les capétiens se sont laissés avoir par "l’esprit des lumières" dès Louis XIV !

    Le mardi 13 décembre 1701 l’Académie royale des Inscriptions et Médailles inscrivait dans ses registres un talisman offert à Louis XIV par Louis Victor Marie duc d’Aumont . On peut lire ceci :
    "La médaille donnée au Roy est un talisman ou une image consacré sous un certain horoscope afin qu’elle ai l’effet que s’est proposé celui qui en est l’auteur. Cette science naturelle qui est une dépendance de l’Astrologie judiciaire a été fort estimée autrefois des Caldéens et des Egyptiens, c’est d’eux que les juifs cabalistes et Arabes l’ont tirée. Il est certain que ce Talisma a esté fait pour le Roy nostre maistre car l’image représente le Roy de France."

    Description du talisman : "Le Roy a le Soleil sur la tête touchant immédiatement sa couronne ; la médaille a pour toute légende le mot SOL qui fait voir que l’Autheur du Talisma,n a voulu sôumettre ce prince à l’Ascendance du Soleil." Le roi Soleil…

    Voici la médaille : http://www.neotrouve.com/images/666rs.png

    Au dos est représenté ce que les occultistes appellent le carré magique du soleil.
    Il s’agit d’un tableau en général de 6×6 cases dont la somme des rangs et des colonnes doit faire 111, et donc le total fait 666.
    https://www.google.fr/search?q=carré+lagique&ie=UTF-8&oe=UTF-8&hl=fr&client=safari#hl=fr&q=carré+magique+soleil

    Le couple formé par le Soleil et la planète Vénus qui orbite près du soleil et semble le suivre dans son périple journalier est l’objet du culte d’Osiris + Isis (Apollon + Vénus) c’est â dire des principes masculin et féminin, représentés l’un par un obélisque (le pénis d’Osiris) et d’un ovale ou un cercle dans lequel est inscrit une étoile a six branche ou hexagramme (la matrice d’Isis). Évidemment les deux réunis symbolisent le coït, disposition qu’on retrouve, étrangement, place Saint Pierre, où l’obélisque est dressé au milieu de l’hexagramme dont les diagonales sont parfaitement marquées au sol. Pourquoi?

  44. António dit :

    Bonjour, votre comentair sur Louis XVII, et le secret de "Fatima" dans le paroles du Cardinal Cerejeira ,concernat le secret et le Grand Monarque, car lui sortira du PORTUGAL decendence de Louis XVII," Un roi sortira de l’extraction et tige oblié…car seullement Dieu le connait..

  45. MYRIAM dit :

    Premières mentions d’un Évangile de Barnabé

    Le Decretum Gelasianum (dont l’attribution au pape Gélase Ier est apocryphe) ainsi que le Catalogue des 60 livres canoniques du VIIe siècle recensent parmi les apocryphes un « Évangile selon Barnabé8 ». Ces deux listes ont été établies par des témoins indépendants, mais il n’est pas assuré que les auteurs ont pu se rendre compte de visu de la réalité des ouvrages référencés. Dans les deux cas, l’Évangile selon Barnabé est mis en relation avec un Évangile de Matthias. Par ailleurs, ces listes ne donnent aucune indication sur le contenu d’un Évangile dont l’existence même a parfois été contestée comme dans New Testament Apocrypha (1924).

    On ne doit pas confondre cet ouvrage avec l’« Épître de Barnabé », qui a probablement été écrite au IIe siècle. Il n’y a aucun lien entre les deux livres, que ce soit dans le style, le contenu ou l’histoire, sinon leur attribution supposée à l’apôtre Barnabé. En ce qui concerne la circoncision, les deux auteurs adoptent un point de vue totalement différent : alors que l’« épître » rejette les pratiques judaïques, l’« évangile », lui, est en faveur de ces pratiques judaïques et musulmanes. Ni l’un ni l’autre ne peuvent être confondus avec « les Actes de Barnabé » qui racontent l’histoire des voyages de Barnabé le martyr et son enterrement. On pense que ce dernier a été écrit à Chypre un peu après 431.

    En 478, durant le règne de l’empereur Zénon, l’archevêque Arthémios de Chypre annonça que l’endroit où Barnabé avait été enterré en secret lui avait été indiqué en songe. On prétend que le corps du saint a été découvert avec sur sa poitrine une copie de l’Évangile selon Matthieu ; c’est ce que dit le récit contemporain de Théodore Lector, qui a peut-être été présent quand les os et l’évangile ont été présentés par Arthémios à l’empereur. Quelques érudits qui défendent l’antiquité de l’Évangile de Barnabé proposent que le texte qui aurait été découvert en 478 soit identifié à l’Évangile de Barnabé, mais aucun témoignage de l’époque ne vient appuyer cette proposition. Selon une tradition médiévale conservée dans le monastère de Sumela au sud de Trébizonde, les reliques ont été offertes à ce monastère par Justinien, mais ont été perdues un siècle plus tard quand des forces perses ont occupé les Alpes Pontiques au cours de leurs campagnes contre Héraclius.

    En 1986, on a prétendu pendant peu de temps qu’une première copie syriaque de cet évangile avait été trouvée près de Hakkari9. Par la suite cependant, on a fait savoir que ce manuscrit ne contenait en réalité que la Bible canonique10.

    Le manuscrit italien a été présenté au prince Eugène de Savoie en 1709 par Johann Friedrich Cramer, conseiller puis résident du roi Frédéric Ier de Prusse à Vienne, et offert à ce dernier le 20 juin 1713. Il fut transféré à la Hofbibliothek de Vienne en 1738, en même temps que le reste de sa bibliothèque, et demeure toujours aujourd’hui à la Bibliothèque nationale autrichienne sous le codex n° 2662. Les pages sont encadrées par des motifs de style islamique, le texte se décompose en chapitres (222 au total) et les marges sont annotées dans un arabe souvent grammaticalement incorrect (on note la présence d’un mot turc et de la syntaxe propre à cette langue). Les notes commentent vaguement quelques passages choisis. Si la reliure est turque et apparait comme d’origine, le papier est italien, tout comme l’écriture manuscrite (ce que confirme l’emploi de nombreux idiomes italiens).

    Le manuscrit semble inachevé : un espace a été laissé au début de chacun des 222 chapitres afin d’accueillir un titre, mais seuls 27 de ces espaces ont été remplis. Par ailleurs, 38 pages vierges précédent le texte, pages qu’on estime destinées à l’insertion d’un texte supplémentaire. Cette version italienne est celle traduite par Raggs en 1907 et celle sur laquelle repose la plupart des traductions circulant actuellement. Elle a été traduite en arabe en 1908 par Khalil Saadah et publiée en Égypte.

    Une édition en italien moderne a été publiée en 1991 : Eugenio Giustolisi et Giuseppe Rizzardi, « Il vangelo di Barnaba. Un vangelo per i musulmani ? » (Milano : Istituto Propaganda Libraria, 1991).

    Luigi Cirillo et Michel Fremaux (missionnaire et père Oblat), « Évangile de Barnabé » : recherches sur la composition et l’origine, Paris, 1977, 598 p., présente le texte complet du manuscrit en fac-similé, avec une traduction française et un commentaire.

    Le manuscrit espagnol
    Le manuscrit original a été perdu au cours du XVIIIe ou du XIXe siècle ; cependant une version espagnole amputée des chapitres 111 à 200 a été retrouvée dans les années 1970 à la bibliothèque Fisher de l’Université de Sydney parmi les fonds de Sir Charles Nicholson, avec l’indication : « Transcrit depuis le manuscript en possession du révérend Edm. Callamy qui l’avait acheté à la mort de M. George Sale… et qui m’a été donné à la mort de John Nickolls, 1745 ».

    La principale différence avec le manuscrit italien est qu’il manque dans la transcription qui nous est parvenue un nombre substantiel de chapitres, pourtant bien présents dans l’original tel qu’il avait été examiné par George Sale lors de sa traduction du Coran en 1734. Le texte est, cette fois, précédé d’une note indiquant qu’il a été traduit de l’italien par Mustafa de Aranda, un musulman d’Aragon résidant à Istanbul. Il contient également une préface écrite par un certain moine « Fra Marino » (l’auteur affirme user d’un pseudonyme), prétendant avoir volé le manuscrit italien de la bibliothèque du Pape Sixte V. Fra Marino soutient avoir eu un poste dans l’Inquisition et avoir ainsi acquis plusieurs textes qui l’ont amené à penser que le texte biblique aurait été corrompu et que les textes apostoliques les plus fidèles auraient été exclus frauduleusement. Fra Marino prétend enfin avoir été averti de l’existence de l’Évangile de Barnabé par une allusion figurant dans un texte écrit par Irénée contre Paul (texte par ailleurs inconnu), texte figurant dans un livre qui lui aurait été présenté par une dame de la famille Colonna (le Palazzo Colonna se trouve à Marino).

    Le texte a été publié avec commentaire dans Bernabe Pons L. F. El Evangelio de San Bernabe ; Un evangelio islamico espanol, Universidad de Alicante, 1995, 260 p.

    Plusieurs commentateurs considèrent que le texte est originaire d’Italie, de nombreuses expressions semblant tellement similaires aux œuvres de Dante qu’elles suggèreraient un emprunt, la préface du manuscrit espagnol supportant également cette conclusion.

    Cet apocryphe se nourrit profondément de la foi musulmane : antipaulinien et antitrinitaire, insistant sur le fait que Jésus serait seulement prophète et non Fils de Dieu, il cite nommément Mahomet et reprend, en son chapitre 39, la chahadah. Par ailleurs, l’Évangile affirme que Jésus échappa à la crucifixion, en étant élevé par Dieu jusqu’au Paradis, tandis que Judas fut crucifié, sous ses traits, à sa place (docétisme). Ces croyances, en particulier le fait que Jésus n’aurait été ni de nature divine, ni crucifié, sont en conformité avec ce que professe l’islam.

    Les thèmes narratifs de cet apocryphe et de manière plus distincte encore, la phraséologie, sont communs avec la Divine Comédie de Dante (Ragg). Dans la mesure où (comme l’estiment la plupart des auteurs chrétiens l’ayant étudié) ce texte serait une tentative de synthétiser des éléments provenant du christianisme et de l’islam, on pourrait mettre cet apocryphe en parallèle avec les documents mauresques et antitrinitaires produits aux XVIe et XVIIe siècles, mais on ne connaît pas à ce type de travaux d’autres précurseurs aussi anciens.

    Le problème de la paternité
    Après une analyse détaillée du texte italien, Mikel de Epalza, professeur à l’université d’Alicante, a trouvé des indications que la langue maternelle de l’auteur était l’espagnol12. C’est pourquoi il pense, (comme beaucoup d’autres chercheurs) que le plus probable est que l’auteur était un Morisque — un de ces Mores vivant en Espagne au XVIe siècle, qui avaient dû se convertir au christianisme sous la pression des autorités, mais qui continuaient secrètement à professer l’islam. C’est pendant un séjour en Italie (pour ses études vraisemblablement), qu’il a créé ce faux13. Un cas similaire a eu lieu en 1658 à Grenade , où deux Mores, Alonso del Castillo et Miguel de Luna, ont fabriqué les fragments d’évangile en arabe. On s’explique alors pourquoi le texte en certains endroits, contredit le Coran : c’est que l’auteur n’avait tout simplement pas eu la possibilité d’étudier en profondeur la littérature islamique.

    Parmi les candidats possibles, Mikel de Epalza cite le nom du Morisque Juan Perez de Tolède, auteur de la première mention de l’Évangile de Barnabé (vers 1634). Juan Perez a par la suite émigré en Tunisie où il est retourné à l’islam et a changé son nom en Ibrahim al-Taybili12. Selon une autre hypothèse, Mustafa de Aranda, mentionné dans la version espagnole comme traducteur serait en réalité l’auteur de ce texte.

    R. Blackhurst de son côté suppose que l’« Évangile de Barnabé» est une sorte de provocation politique composée dans le cadre d’une des intrigues du Vatican.

    En 2002, Jan Joosten considérait que l’hypothèse d’une création de l’ouvrage en Espagne aux environ de l’an 1600 par un Morisque s’était renforcée au cours des vingt-cinq années précédentes.

    Anachronismes et erreurs
    Plusieurs auteurs ont relevé dans cet apocryphe tardif un certain nombre d’anachronismes et d’incongruités géographiques :
    Il est dit que Jésus monta sur une barque et navigua sur la mer de Galilée jusqu’à Nazareth — qui se trouve enclavé au milieu des terres — et « monta » à Capharnaüm, qui se trouve sur les rivages du lac (chap 20-21). Certains défendent la véracité de ces indications en mettant en avant la non-localisation de la ville historique de Nazareth.
    Jésus serait né sous le « règne » de Ponce Pilate qui n’était pas roi mais fonctionnaire de l’Empire romain, « règne » qui commence en fait en 26.
    Barnabé emploie distinctement les termes de « Christ » et « Messie » comme s’ils avaient des sens différents alors qu’il ne s’agit que de la traduction du même mot (christos). Ainsi, il appelle Jésus « Jésus Christ » mais affirme que « Jésus confessa et dit la vérité : “Je ne suis pas le Messie” » (ch. 42).
    Il apparait une référence au jubilé qui est censé se dérouler tous les 100 ans (ch. 82), plutôt que tous les 50 ans comme décrit par le Lévitique. Cet anachronisme pourrait donner des indications plus précises sur la date de rédaction, un jubilé de 100 ans ayant été décrété par le pape Boniface VIII, décision sur laquelle revient dès 1343 le pape Clément VI qui décréta un retour aux 50 ans traditionnels.
    Adam et Ève mangent une pomme (ch. 40). Cette traditionnelle association entre le fruit défendu et la pomme provient de la traduction latine de la Vulgate et du nom latin de l’arbre, malus, qui désigne aussi bien un arbre « mauvais », c’est-à-dire interdit, qu’un simple pommier.
    L’Évangile de Barnabé narre comment « les soldats furent poussés hors du temple comme on pousse les tonneaux quand on les lave pour y mettre du vin ». Or, les tonneaux sont, à l’époque prétendue de sa rédaction, caractéristiques des populations gauloises, la Palestine à cette époque conservant le vin dans des amphores.

    • António dit :

      Le 3eme secret de Fatima PORTUGAL, qui est lié à l’avenir de la FRANÇE.Dans ce même secret LA TRES SAINT VIERGE dit en 1917, les descendants de LOUIS XVII dans le PORTUGAL. Où va Sortir le Grand Monarque fourni dans toutes les prophéties depuis 496 après JC ST REMI a ordonné au Roi Clovis, "à la fin d’un temps an Grand Monarque, viandrá et sera le plus grand de ça raçe.Finals du temps, ceux qui sont là, le grand jugement commencé le 11 Février 2013, lorsque le Vatican a voulu changer sa propre histoire, avec la démission du pape Benoît XVI, et le grand tonnerre en fin de journée dans la copule du Vatican.”l’avenue du fils de L’homme”.
      St Remi prophétisaient en 496 “la fin des temps, un decendent, du roi Clovis viens comme un miracle, sera le plus grand de sa race », », Louis XVI et Marie-Antoinette”: La race meronvingia vient de La lignée sacré de Jésus-Christ et Marie-Madeleine. Malgré tous les efforts que des historien Francais, continue en cacher la vérité sur le vrai destin de Louis XVII, rien ne peut arrêter la volonté de DIEU.
      LA VRAI DERNIER FAMILLE ROYALE DE FRANCE, Louis XVI Et Marie Antoniette et les descendents de son fils LOUIS XVII, au PORTUGAL.

      La Très Sainte Vierge lui avaient souvent affirmé que les d’Orléans ne régneraient jamais, le droit et la justice s’opposant à ce qu’on hérite de celui qu’on a assassiné. Elle n’a jamais cessé de dire qu’il descendrait du Roi et de la Reine Martyrs, donc de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Le Ciel lui a toujours parlé du Roi caché, car Dieu ne veut pas qu’on le connaisse. « Un prince connu de Dieu seul, et faisant pénitence au désert, arrivera comme par miracle. Il sera du sang de la vieille cap… « … Un roi sortira de l’extraction et tige du lys très illustre, ayant le front élevé, les sourcils hauts, les yeux longs et le nez aquilin…
      LE SECRET DU VATICAN

      • jean dit :

        Vous avez bien raison de rappeler ces vérités à l’heure où l’orage se prépare sur la France.
        Rejoignez- nous dans la prière pour le roi ,en retrouvant toutes les informations sur le site: la-nouvelle-france.fr
        Vous y trouverez le Message du 2 Octobre 2013 à Martine, paroles du Christ annonçant le retour de la Foi et du roi "au beau printemps", après "le grand nettoyage".

  46. les bonnets rouges à Pont de Buis ont donné le signal du Grand Chaos, la Peur Bleue. Il faut maintenant mener le Grand Combat contre la Bête avant que ne surgisse enfin Le Grand Monarque. D’ailleurs, avez vous noté que le chiffre de la Bête en Romain, c’est 666 = DCLXVI ce qui veut dire Décès Louis XVI Le Martyr du Roi correspond à l’avènement de la Bête Et Jack le Rouge sait comment combattre la Bête.Il a reçu l’enseignement depuis 1989 en Bretagne, à Pont de Buis, puis 24 années à attendre l’heure au désert, caché au fond du Poitou, là même ou Arthur Premier Duc de Bretagne fut sacrifié par Aliénor d’Aquitaine sa grand mère.

    • Lino dit :

      Pas mal Jacques pour les chiffres romains :
      http://www.bibliographique.com/convertir_chiffres_romains_arabes.html

      Mais ne restez pas dans le Poitou pour combattre la Bête ! La Bretagne semble plus sûre ! Et durant votre retour, faites dimanche un arrêt à Nantes pour la commémoration annuelle et solennelle des crimes perpétrés par le représentant en mission révolutionnaire Jean-Baptiste Carrier.

      En 1793 et 1794, fusillades, exécutions hâtives, puis noyades lorsque les balles finissent par manquer au pouvoir criminel se succèdent à Nantes. Les carrières de Miséry et la Loire deviennent le Golgotha de la capitale bretonne. Il est nécessaire aujourd’hui – alors que certains bateleurs politiques appellent à une République à outrance – de garder la mémoire des crimes originels de celle-ci et d’empêcher qu’ils se reproduisent.

      Jean-Baptiste Carrier va inaugurer dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 1793 un mode d’extermination moderne: Les Noyades. Il n’en est pas l’inventeur car des expériences ont déjà eu lieu aux Ponts de Cé dans le Maine et Loire. Les premières victimes, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 1793, sont des prêtres dont l’âge va de 29 à 81 ans.

      D’autres Noyades vont suivre et se poursuivre après le départ de Carrier en février 1794. Elles toucheront des personnes différentes, hommes, femmes, enfants et s’accélèreront après la débâcle de Savenay (23 décembre 1793).

      Jamais un procédé aussi ignoble n’avait été inventé pour se "débarrasser" en masse d’opposants non combattants.

      http://breizhjournal.wordpress.com/2013/11/14/commemoration-dimanche-des-noyades-revolutionnaires-a-nantes/

  47. Ne chercher plus un descendant de la lignée de David;vous l’avez sur Geneanet en Christian Doyen….

    • Atlas dit :

      Message du Duc d’Anjou aux Français, à la suite de la cérémonie à la mémoire de Louis XVI :

      "Depuis des années, dans mes interventions publiques, j’ai rappelé qu’il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir. Les exemples de grandes figures de la royauté vont dans ce sens. C’est à cela que sert la mémoire.

      Louis XVI que nous venons d’honorer à travers cette belle cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi : Louis IX, Saint-Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines. Saint-Louis, par l’exemple de son œuvre et de sa vie, laisse une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son œuvre a été celle d’un roi qui a permis à la couronne de retrouver sa souveraineté face aux grands féodaux ; celle d’un roi qui a été habité par les valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré ainsi que l’éthique était au cœur de l’action publique. Voilà des principes encore bien actuels. Si actuels que, s’ils ne sont pas rappelés d’abord, puis remis au centre de l’action, notre société continuera à être instable et fragile.

      Mais aujourd’hui, que représentons-nous ? Que souhaitons-nous ? À quoi sert de s’inscrire dans une tradition millénaire ? Cela n’a vraiment de sens que si nous voulons apporter quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine mutation. Je pense qu’elle a besoin de ce que la tradition représente et peut encore lui apporter.

      Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits restant disponibles.

      Cette union a permis au royaume de France de se constituer peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu’aux frontières actuelles que Louis XVI s’évertuait à ouvrir au monde avec la Pérouse et les combats menés en Amérique contre l’Angleterre.

      Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.

      La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les institutions reposaient sur la défense des faibles, et sur les valeurs héritées du message chrétien dont la première est le bien commun. Saint-Louis en a été le modèle que ses descendants ont suivi.

      Le successeur légitime des rois de France doit conserver intact cet héritage, précieux trésor pour l’avenir. Ces valeurs ont fait leur preuve puisqu’elles ont permis à notre pays d’être gouverné et de progresser pendant huit siècles. Ce sont elles encore qui ont animé génération après génération les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont justes. Ce bien commun passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi. Ce bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du progrès social reposant sur la réalité et non l’idéalisme.

      Devant les interrogations de notre génération actuelle face aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le Pape François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.

      Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se mobilisent. Ils retrouvent, faisant preuve d’une étonnante clairvoyance, le vrai, le juste et le beau. Ils l’expriment à leur manière et notamment à l’aide de tous les nouveaux modes de communication. J’y vois un message d’avenir. La ténacité de ceux qui ne furent d’abord que des sentinelles, des veilleurs, est assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs, comme l’Espagne nous en montre actuellement l’exemple. Nous savons que nous pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.

      La force de la royauté a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme créé à l’image de Dieu. Cette vérité de Saint-Louis, qui fut encore celle des grandes réformes du XVIII siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous l’entendre et la mettre en œuvre ?

      Ce message est celui du présent et de l’avenir. Fidèle à la tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l’exemple de mes ancêtres et par l’espoir qui vous anime."

      http://www.viveleroy.fr/?+Message-de-Louis-XX-aux-Francais+
      :

  48. beb dit :

    regardez vers L’est en ce pays de Gaule où quelques errances de Judée rapportèrent en leurs temps un auguste message … près de l’épopée Hellénistique , en ses eaux de sources , se rassemblent , en trois plans … le ciel de 3 ORS … le premier ORiental est de la botte … le deuxième Médian est Pays du Nord … en faim , le troisième , est ce trésOR qui donne la clef de ses Vannes …
    si l’évèque est de Lignée … Jérusalem est son berceau ! …
    bonne soirée . aMiTiés .
    D.ieu n’est pas Vengeur . Jamais de la Vie !

    • António dit :

      , " consacrer la France au Sacré-Cœur de Jésus , " dans le texte est explicite que le roi du sacré cœur sera amené par la saint vierge Marie visible et le couronnement a eu lieu sur notre dame Paris . Sera visible aux yeux de certains , la Sainte Marie-Madeleine et Jésus , en personne après 2000 ans . Dans les prophtyes la sainte vierge Marie en Octobre 1917 à Fatima a montré aux personnes présentes dans le sanctuaire : Notre-Dame avec l’Enfant Jésus dans ses bras et San Joseph . Signifie très saintTrinité qui aurá lieux á Fatima cet le retour des deux figures mythiques de l’histoire de 2000 ans, qui concerne la venue du grand monarque ( Jésus-Christ ) et Marie Madalene.., qui faisaient partie du Troisième Secret de Fatima , qui deverai etre revellé après 1960 parce que les deux figures mystiques sont né dans lés annés 70 , le prédécesseur de Jean-Paul VII (Jean-Paul VI) a voulu révéler en 1978 , ( mais sa mort subite Mysterieuse après un mois de son pontificat )
      En 1917 la très Saint Vierge Maria a aparu six fois elle a dit qui revienderait une septième avec Jésus-Christ . dans lés années 1800 dans les apparitions de Lourdes , en France et Fatima au Portugal signifie le chemin (destin) de Louis XVII et le sang proprement dit Capet au Portugal . Il faisait partie du Troisième Secret de Fatima , mais la franc-maçonnerie se cacha dans l’église elle-même a caché se mister pendent deux siecles.. Roi du Sacré-Cœur est Jésus-Christ lui-même, et Marie de Magdala . Laissez Dieu agir

      Si vous croyez en prophéties , y compris la dernière réelle qu’ils étaient en 1917 , Fatima au Portugal , avec l’apparition de la Vierge Marie , et le troisième secret de Fatima n’a pas été révélé dans son intégralité, il devrait l’être depuis 1960, dit que ce secret sur la venue du grand monarque que toutes les prophéties publics publiés en France ces deux derniers siècles est que la venue de Louis XVII dans la fin des temps dans la personne de Jésus-Christ , et sa bien-aimée épouse VIERGE MARIE à Fatima au Portugal, qui sont celles qui deveron lavé la France de leurs péchés , et destiné à reprendre le trône de France , qui est vide a plus de deux siècles . Qui curieusement le trône le plus important de l’humanité divine sera vide si longtemps?
      Lorsque la Révolution française , l’héritier du trône de France LOUIS XVII , a fui au Portugal , avec l’aide de l’ancien roi du Portugal D. João VI roi de Guimarães , son oncle Louis XVIII s’empara du trône de FRANCE , sant ordre da la Providence et lui et la duchesse de Angoleme savait du destin de Louis XVII , existant au Vatican près de deux siècles , un testament de témoigne de la même en le sort du destin du DAUPHIN , c’est pourquoi , en 1917 , nommé par la providence divine de 6 apparitions de la Saint Vierge Marie à Fatima PORTUGAL , et a dit qu’il reviendrait un septième fois , planant dans l’air seront près d’un siècle, la septième Bienvenue à la très saint Vierge Marie , qui est liée à la " lA FIN MON Coeur Immaculé triomphera»
      Dans le troisième secret de Fatima la très saint Vierge Marie , adit aux bergers ont déclaré ce qui suit :
      La dame du ciel leur a donné une série de trois messages , la troisième , a été concerné , la naissance d’un baron mystérieux, au cœur du continent africain afin de remplir la prophétie de l’Apocalypse , " Fatima : JESUS L’ AFRICAN LE SECRET DE DU VATICAN. «
      Louis XVII ( L’enfant Miracle du Temple )
      Pour la lignée Capet sera responsable de la guillotine rompu mission divine de la Terreur , Louis charles Capet peu après disparu , serait salué la figuration du Grande monarque universel que la fin des temps reviendraient à restaurer la monarchie française et de restaurer l’Église divine en France , sa «fille préférée » , acclamant Saint-Jean et Saint-Esprit où le Dauphin ( destiné à réapparaître ) serait parfois dit le monarque universel ou Melkitsedek , " roi du Monde " , ce Metatron ou «intermédiaire» entre le divinité et l’humanité , qui est aussi l’apanage de l’Archange Michael ( Mikael ou Mirrail ) .L ‘anje du Portugal 1916 « CALICE SACRÈ »
      La France rurale , la Bretagne et de la Vendée , chante la chanson du Dauphin en 1795 , lorsque que une image avec sont visage et un "coeur de Jésus " enchaîné ;au de MARIE les jeunes dépeints dans les peintures symboliques sur un dauphin tenant le drapeau de l’Empire Divin " vraie course " , l’identifiant de l’Esprit Saint lui-même dans la personne du Christ
      Maintenant le Grand Ouest du continent européen est le Lusitania , ou «Place de la Lumière " ( mentale ) , et du Sacré-Cœur est exactement la même que la France , dont le restaurateur même va quitter le Portugal et le français reconnaître comme le Grand Monarque . Mais ce n’est toute la terre , et pas seulement un ou deux pays , qui débutera l’âge ou Règne de l’Esprit Saint , à la fois en valeur un millénaire de Saint-Jean , la Parousie , l’ère du Verseau , etc . Associer la personne du Dauphin Capet Grand Monarque a ce que le roi des étapes d’ouverture du monde de la Great-West et à leur tête , physiquement et symboliquement , une dynastie élue élite ou descendant ( humaine et spirituelle ) des « rois cristianíssimos " que les deux étaient de Bourgogne (Portugal) Capet (France ) , mélangés ( Croisés ) et matérialiser le plus grand rêve de la fondation de l’Empire souverain du Saint-Esprit sur la terre .

      Saint-Rémi :
      Rémi sont ; Hlodwig un jour avant le baptême ( Clovis ) , qui fut le premier roi des Francs qui se convertit au catholicisme en 496 ; dit:
      À la fin des temps , un descendant des rois de France du royaume régnera sur toute l’ancienne Empire romain . Sera le plus grand des rois de France et dernière dynastie de course . Il viendra comme un miracle
      LE PLUS GRAND DES ROI DE FRANCE LUI MEMME (JÉSUS-CHRIST ET SÁ BIEN AIMÉE MARIA )
      Merci

  49. António dit :

    SA MISSION DIVINE AU PORTUGAL :
    PRÉPARER LA VOIE DE LA SEPTIÉME VENUE À NOTRE-DAME DE FATIMA
    Lá Croix du Consagrados por Amor Portugal

    Ses lettres à ses directeurs nous font entrer dans le secret du Cœur de Jésus qui se plaignait. Il souffrait de ce qui se passait dans l’Église et au Portugal franc-maçon. Il demanda donc à son épouse de l’aider à « porter la croix du Portugal », pour « l’expiation des sacrilèges et la conversion des pécheurs, surtout de ceux qui blessent le plus son Divin Cœur ».

    Étonnante, divine convergence avec les prières que Notre-Dame enseignera, vingt ans plus tard, en 1917, aux enfants de Fatima. Son biographe et cousin, le Père Augustin de Galen, le comprit, qui écrivit en 1936 : « Son offrande pour la renaissance de la vie catholique dans sa seconde patrie, ses souffrances et ses prières contribuèrent peut-être[notre Père en était convaincu] à ce que le miracle de Fatima soit offert au peuple portugais pour achever son renouvellement religieux. »
    DESTINÉS À REAPPARAÎTRE DANS LES FINALS DES TEMPS AU PORTUGAL

    le secret du vatican e du cardeal cerejeira

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